DIMANCHE 09 NOV.
8H00 à 9H00
9H00 à 10H00
10H00 à 11H00
11H00 à 12H00
12H00 à 13H00
13H00 à 14H00
14H00 à 15H00
15H00 à 16H00
16H00 à 17H00
17H00 à 18H00
18H00 à 19H00
LUNDI 10 NOV.
8H00 à 9H00
9H00 à 10H00
10H00 à 11H00
11H00 à 12H00
12H00 à 13H00
13H00 à 14H00
14H00 à 15H00
15H00 à 16H00
16H00 à 17H00
17H00 à 18H00
18H00 à 19H00
19H00 à 20H00
MARDI 11 NOV.
7H00 à 8H00
8H00 à 9H00
9H00 à 10H00
10H00 à 11H00
11H00 à 12H00
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17H00 à 18H00
18H00 à 19H00
19H00 à 20H00
MERCREDI 12 NOV.
8H00 à 9H00
9H00 à 10H00
10H00 à 11H00
11H00 à 12H00
12H00 à 13H00
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15H00 à 16H00
16H00 à 17H00
17H00 à 18H00
18H00 à 19H00
19H00 à 20H00
20H00 à 21H00
21H00 à 22H00
22H00 à 23H00
23H00 à 24H00
Sur inscription uniquement
L’appui bipède, du temps long de l’évolution au temps court de la fonction
Orateur(s) : Gilles Berillon (Paris), Antoine Perrier (Grenoble)08h00 / 08h40
Dissection virtuelle du complexe articulaire de la cheville et du pied sur table d’anatomie
Orateur(s) : Fabrice Duparc (Rouen)08h40 / 09h00
Les mécanismes de protection articulaire
Orateur(s) : Fabien Billuart (Versailles Sqy)09h00 / 09h20
L’imagerie médicale dans un contexte de sollicitation forcée en varus / valgus de la cheville
Orateur(s) : Paul Michelin (Rouen)09h20 / 09h40
Pharmacologie des anti-inflammatoires non stéroïdiens et des antalgiques de niveau 1 : bases pour une utilisation raisonné
Orateur(s) : Thomas Adnet ()09h40 / 10h00
Physiopathologie, diagnostic et traitement des entorses et de l’instabilité chronique de la cheville
Orateur(s) : Matthieu Lalevée (Rouen)10h00 / 10h20
Discussion
10h20 / 10h30
Pause et visite de l'exposition
10h30 / 11h15
Les douleurs persistantes après une entorse de la cheville : quelles sont les origines possibles
Orateur(s) : Julien Beldame (Paris)11h15 / 11h35
Les techniques chirurgicales envisageables dans un contexte d’instabilité chronique de la cheville
Orateur(s) : Camille Rodaix (Montpellier)11h35 / 11h55
Spécificités de la rééducation des entorses de la cheville
Orateur(s) : Quentin Dubau (Paris)11h55 / 12h15
Efficacité des programmes de prévention : une revue de la littérature
Orateur(s) : André Gilibert (Rouen), Timothée Gillot (Rouen)12h15 / 12h45
Apport des pressions plantaires dans l’analyse instrumentale de la marche pour les pathologies de la cheville
Orateur(s) : Fabrice Mégrot (Compiègne)12h45 / 13h05
Discussion
13h05 / 13h15
Échographie des structures tendineuses et aponévrotiques de la cheville et du pied
Orateur(s) : Paul Michelin (Rouen)14h00 / 14h15
Pourquoi est-il important d’évaluer la brièveté des gastrocnémiens
Orateur(s) : Matthieu Lalevée (Rouen)14h15 / 14h30
Diagnostic et traitement des tendinopathies périarticulaires de la cheville
Orateur(s) : Grégoire Prum (Rouen)14h30 / 14h45
Le traitement kinésithérapique des tendinopathies périarticulaires de la cheville
Orateur(s) : Lucas Martinez (Paris)14h45 / 15h00
Discussion
15h00 / 15h10
Pause et visite de l'exposition
15h10 / 16h10
Les pathologies spécifiques de la cheville et du pied du joueur de rugby
Orateur(s) : Ronny Lopes (Lyon)16h10 / 16h30
Diagnostic et traitement des ruptures du tendon calcanéen
Orateur(s) : Amine Hamza (Rouen)16h30 / 16h45
Traitement kinésithérapique des ruptures du tendon calcanéen
Orateur(s) : Victor Leroux (Montpellier)16h45 / 17h00
Discussion
17h00 / 17h10
La grande battle SOFCOT : Quiz sur l’ensemble des connaissances de la journée
17h10 / 17h30
Introduction
Orateur(s) : Thierry Odent (Tours)08h30 / 08h39Thierry ODENT (Tours FRANCE)
Présentation de la série SOFOP
Orateur(s) : Perrine Guillot (Tours)08h39 / 08h50Perrine GUILLOT (Tours FRANCE)
A quel âge opérer ?
Orateur(s) : Perrine Guillot (Tours)08h50 / 08h59Perrine GUILLOT (Tours FRANCE)
Evolution locale et régionale des courbures après chirurgie
Orateur(s) : Thierry Odent (Tours)08h59 / 09h08Thierry ODENT (Tours FRANCE)
Place des approches chirurgicales antérieures en 2025
Orateur(s) : Sébastien Pesenti (Marseille)09h08 / 09h15Sébastien PESENTI (Marseille FRANCE)
Discussion et perspectives
Orateur(s) : Thierry Odent (Tours)09h15 / 09h30Thierry ODENT (Tours FRANCE)
Impact du retrait précoce de l’immobilisation sur le déplacement secondaire des fractures supra condyliennes humérales pédiatriques.
Orateur(s) : Andreas Tsoupras (SUISSE)10h45 / 10h52Andreas TSOUPRAS (Genève SUISSE)Afficher abstract
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-957
Impact du retrait précoce de l’immobilisation sur le déplacement secondaire des fractures supra condyliennes humérales pédiatriques.
Andreas Tsoupras* 1, Viola Sbampato1, Romain Dayer1, Dimitri Ceroni1, Wassim Ben Abdennnebi1, Anne Tabard-Fougere1, Christina Steiger1
1Unité d'Orthopédie Pédiatrique, Hopitaux Universitaires de Genève, Genève, Switzerland
Introduction : Les fractures supra condyliennes de l'humérus distal font partie des fractures les plus courantes chez les enfants, représentant environ 15 % de toutes les fractures pédiatriques. Les systèmes de classification de Gartland et de Rigault sont largement utilisés en pratique clinique pour guider la décision thérapeutique. La réduction fermée avec embrochage percutané suivie d'une immobilisation par attelle sont universellement reconnues comme traitement de première intention pour les fractures instables. Néanmoins, il n'existe pas de consensus concernant la durée optimale d’immobilisation ou le moment du retrait du matériel d’ostéosynthèse. Cette étude a évalué l'incidence des complications, notamment le déplacement secondaire du foyer de fracture, après retrait précoce des broches et de l'attelle chez les patients pédiatriques ayant bénéficié d’un traitement chirurgical pour des fractures supra condyliennes.
Material and methods : Les patients pédiatriques ayant été opérés pour des fractures humérales distales supra condyliennes dans notre établissement entre 2015 et 2024 ont été identifiés rétrospectivement. Les données démographiques, le stade de la fracture selon Rigault et la durée d'immobilisation par attelle et broche ont été recueillies. Le déplacement secondaire du foyer de fracture après retrait du matériel d’ostéosynthèse et de l'attelle a été évalué par le suivi radiologique à l'aide de la ligne humérale antérieure et de l'angle de Baumann.
Results : Un total de 170 patients a été inclus dans l'étude, avec un âge moyen de 6,6 (2,6) ans. Les fractures ont été classées selon Rigault, avec les fractures de stade 2, 3 et 4 représentant respectivement 75, 48 et 47 cas. Le délai moyen avant retrait du matériel d’ostéosynthèse était de 23,8 (3,6) jours, tandis que la durée moyenne d'immobilisation par attelle était de 24,4 (4,3) jours. La durée totale d'immobilisation par plâtre et broche n'était pas influencée par le stade de la fracture ou l'âge du patient. Aucun cas de déplacement secondaire cliniquement significatif n'a été observé après le retrait du matériel d’ostéosynthèse.
Conclusion : Le retrait précoce des broches et de l’attelle dans les fractures humérales supra condyliennes traitées chirurgicalement n'augmente pas le risque de déplacement secondaire de la fracture, quel que soit le stade et le déplacement initial de cette dernière. Dans ce contexte, un retrait plus précoce pourrait contribuer à réduire les complications associées à une immobilisation prolongée, telles que les infections du site opératoire et la raideur articulaire.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
L’épiphysiolyse fémorale supérieure chez l’enfant et l’adolescent : Une étude radiographique et scanographique de la variabilité intra et inter-individuelle dans les mesures préopératoires du déplacement.
Orateur(s) : Clément Munoz (Bordeaux)10h52 / 10h59Clément MUNOZ (Bordeaux FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-313
L’épiphysiolyse fémorale supérieure chez l’enfant et l’adolescent : Une étude radiographique et scanographique de la variabilité intra et inter-individuelle dans les mesures préopératoires du déplacement.
Clément Munoz* 1, Pauline Savidan1, Elie Saliba1, Aren-Joe Bizdikian2, Yan Lefèvre1
1Chirurgie orthopédique pédiatrique, Hôpital des Enfants - CHU de Bordeaux, Bordeaux, France, 2Orthopedic Surgery, Hotel Dieu de France Hospital, Beirut, Lebanon
Introduction : L’épiphysiolyse fémorale supérieure (EFS), fréquente en population pédiatrique, est caractérisée par un glissement de l’épiphyse par rapport au col fémoral.
Les objectifs de cette étude sont d’évaluer la variabilité intra et inter-observateur dans la mesure préopératoire de l’angle de déplacement de l’épiphysiolyse sur des radiographies et des coupes de scanner, et d’évaluer si les mesures réalisées sur le scanner modifieraient notre décision thérapeutique.
Material and methods : Dans cette étude observationnelle, rétrospective et monocentrique, nous avons inclus les imageries préopératoires de 23 patients (26 hanches) pris en charge entre le 1er janvier 2010 et le 1er novembre 2023. Nous avons sélectionné 7 observateurs afin de réaliser les mesures de 3 paramètres (angle selon Southwick, angle selon Carlioz, angle tête-col sur une coupe axiale de TDM) afin d’étudier la variabilité de ces mesures.
Results : Nous n’avons pas mis en évidence de différence significative dans la variabilité intra et inter-observateur entre les deux séries de mesures des trois paramètres réalisées à 4 semaines d’intervalle. Cependant on retrouve une tendance dans nos résultats concernant la variabilité intra-observateur avec une plus faible variabilité pour les mesures de l’angle selon Southwick et l’angle TDM par rapport aux mesures de l’angle selon Carlioz.
Discussion : Dans la littérature, l’intérêt de l’imagerie tridimensionnelle dans la prise en charge des EFS et dans la décision thérapeutique n’est plus à montrer, mais en pratique les praticiens peuvent être limités par leur accessibilité.
Notre étude suggère que la mesure réalisée sur TDM serait au moins aussi précise que les mesures radiographiques, sans mettre en évidence de supériorité. Le scanner étant un examen plus irradiant, nous ne recommandons pas son utilisation pour évaluer le déplacement initial, même s'il garde une place dans la planification chirurgicale des épiphysiolyses à grand déplacement.
Les forces de notre études sont le nombre d’observateurs sollicités (7), et l’évaluation simultanée de 3 paramètres, non retrouvé dans la littérature.
Conclusion : Nous avons montré que les mesures sont fiables quel que soit la technique d’imagerie. La mesure sur une coupe axiale de scanner ne présente pas de variabilité intra et inter-observateur supérieure aux méthodes de mesures habituelles. La réalisation systématique d’un scanner préopératoire pour mesurer le déplacement ne semble pas nécessaire d’autant plus qu’il est irradiant.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
IMPACT DE L'ETAT PRE-OPERATOIRE DE L'EPAULE SUR LES RESULTATS A DISTANCE DU TRANSFERT DE GRAND DORSAL CHEZ L'ENFANT ATTEINT DE SEQUELLES DE POPB
Orateur(s) : Maxime Tyczynski (Paris)10h59 / 11h06Maxime TYCZYNSKI (Paris FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-1030
IMPACT DE L'ETAT PRE-OPERATOIRE DE L'EPAULE SUR LES RESULTATS A DISTANCE DU TRANSFERT DE GRAND DORSAL CHEZ L'ENFANT ATTEINT DE SEQUELLES DE POPB
Maxime Tyczynski* 1, Brice ILHARREBORDE 2, Pascal Jehanno1
1Paris, Hôpital Robert Debré, 2Hôpital universitaire Robert Debré , Paris, France
Introduction : Dans les POPB, le transfert du muscle grand dorsal est une technique de choix pour la restauration de l'abduction et de la rotation externe. Si le niveau de la lésion et la qualité de la mobilité préopératoire de l'épaule sont des facteurs reconnus pour influencer les résultats de la chirurgie, les déformations osseuses ainsi que la pathologie des muscles de la coiffe peuvent également influencer ces résultats. L'objectif de notre étude était de déterminer s'il existe un lien entre une condition préopératoire plus précaire de l'épaule et des résultats à distance de moindre qualité concernant cette intervention.
Material and methods : Il s'agissait d'une étude rétrospective monocentrique incluant 23 enfants ayant subi un transfert de grand dorsal pour restaurer la rotation externe et l'abduction. Chaque individu inclus devait avoir eu une IRM ou un scanner préopératoire de l'épaule et compléter un suivi minimum de 3 ans. La rétroversion glénoïdienne et le pourcentage de tête humérale antérieur à l'axe glénoïdien ont été calculés. L'atrophie musculaire a été évaluée ainsi que l'infiltration graisseuse. L'évaluation clinique a été réalisée à distance de l'opération à l'aide des scores de Mallet et de Constant. Une corrélation statistique entre le degré de dégradation préopératoire de l'épaule et les résultats cliniques à distance a été recherchée.
Results : Le score de Mallet modifié était statistiquement plus bas pour les enfants présentant une importante subluxation postérieure de la tête humérale (p = 0,009). Le score de Constant était statistiquement plus bas pour les enfants présentant une plus importante subluxation postérieure de la tête humérale (p = 0,012) et une plus grande rétroversion glénoïdienne (p = 0,025). Aucune différence statistique n'a été trouvée pour l'atrophie musculaire et l'infiltration graisseuse (p = 0,2 pour les deux).
Discussion : D'autres facteurs que les déformations osseuses et l'implication musculaire doivent être considérés comme ayant une influence sur les résultats de la chirurgie. Cette chirurgie doit être considérée avec prudence chez des patients présentant une diminution des mobilités de l’épaule avec l'âge. Un lien entre la pathologie musculaire et le degré de dysplasie glénohumérale existe dans la littérature mais les classifications habituelles sont décrites pour des sujets adultes et il n'en existe pas de spécifiques pour les enfants avec une atteinte musculaire. Enfin, les résultats à long terme se détériorent après plusieurs années de suivi et une perte de la rotation interne est courante.
Conclusion : La subluxation postérieure de la tête humérale et la rétroversion glénoïdienne sont deux facteurs qui influencent négativement les résultats cliniques à long terme d'un transfert du grand dorsal pour traiter une séquelle de POPB. Nous soulignons l'intérêt de proposer une procédure associée lors de la même chirurgie en cas de subluxation postérieure significative ou de rétroversion glénoïdienne plus importantes, comme un transfert de trapèze inférieur associé.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Prise en charge de l'arthrite septique de hanche chez l'enfant: la ponction chirurgicale est-elle indispensable?
Orateur(s) : Alexis Condette (Toulon)11h06 / 11h13Alexis CONDETTE (Toulon FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-953
Prise en charge de l'arthrite septique de hanche chez l'enfant: la ponction chirurgicale est-elle indispensable?
Alexis Condette* 1, Corentin PETITPAS1, Jean Marc Guillaume1, Elie Choufani1, Hassan Najdi1, Emilie Peltier1, Théo Cordonnier1, Thomas Bard1, Sebastien Pesenti1, Franck Launay1
1Chirurgie orthopédique pédiatrique, APHP, Marseille, France
Introduction : L’arthrite septique de hanche chez les enfants est une pathologie touchant principalement les enfants de moins de 6 ans. Elle doit être évoquée et diagnostiquée rapidement devant le risque de complications. Classiquement, une ponction articulaire est recommandée pour orienter le diagnostic bactériologique, au prix d’une anesthésie générale. Notre objectif était d’étudier la pertinence de la ponction articulaire.
Material and methods : 117 patients ont été traités pour arthrite septique de hanche entre 2010 et 2024 dans notre institution. Les données démographiques, cliniques, biologiques et d’imagerie ont été récoltées à partir du dossier médical. Finalement, 63 patients avaient des données suffisantes et ont été inclus dans cette étude observationnelle rétrospective monocentrique, avec un âge moyen de 6,3 ans (±4,0).
Results : Au cours de leurs hospitalisation, 48 patients ont eu des hémocultures (76%) dont 15 ont retrouvé un germe (31% de rentabilité). 41 patients ont eu une ponction articulaire dont 21 ont retrouvé un germe (51% de rentabilité). 31 patients ont eu un prélèvement d’hémoculture et ponction articulaire. Parmi eux,11 patients avaient des hémocultures stériles mais un germe à la ponction (35%)
La diminution de CRP entre J1 et J3 ne présentait pas de différence statistiquement significative l’hospitalisation est moins élevé dans le groupe sans ponction que le groupe ponction (-62 %± 22% VS -62% ±22% p=0,955).
Au dernier recul, il n’y avait pas plus de lésion radiologique dans le groupe ponctionné versus non ponctionné (n=3/41[9%] VS n=3/22 [18%] p=0,405).
Parmi les patients dont un germe a été identifié, 14 (43,75%) ont reçu de l’amoxicilline associé à l’acide clavulanique.
Parmi les patients où aucun germe n’a été identifié, 27 (87%) ont reçu de l’amoxicilline associé à l’acide clavulanique.
Conclusion : Dans notre étude, l’identification du germe en cause ne modifiait ni la prise en charge ni le pronostic des arthrites septiques. Le traitement d’une arthrite septique de hanche sans réalisation de ponction diagnostique ne semble donc pas présenter plus de risque de lésions osseuses à long terme. La réalisation d’hémoculture en systématique est une possibilité à risque inférieure pour le diagnostic étiologique, mais avec un rendement moins important.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Evaluation des déformations résiduelles en imagerie EOS après une fracture diaphysaire du fémur traitée par traction au zénith chez l’enfant
Orateur(s) : Vincent De Badts ()11h13 / 11h20Vincent DE BADTS (Amiens )Afficher abstract
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-298
Evaluation des déformations résiduelles en imagerie EOS après une fracture diaphysaire du fémur traitée par traction au zénith chez l’enfant
Vincent De Badts* 1, Marie-Christine Plancq1, Catalin Ursu1, 1, François Deroussen1, Richard Gouron1, Celine Klein1
1Orthoépdie pédiatrique, CHU Amiens Picardie, amiens, France
Introduction : La fracture diaphysaire du fémur est fréquente chez l’enfant et bénéficie d’un important potentiel de remodelage osseux. Dans notre service, les enfants de moins de 6 ans sont traités orthopédiquement par traction au zénith suivie d’une immobilisation pelvi-pédieuse. Cette étude vise à évaluer les déformations résiduelles à distance du traitement orthopédique par imagerie EOS.
Notre hypothèse était qu'il ne persiste pas de déformation significative par rapport au côté sain à long terme.
Material and methods : Étude transversale monocentrique, ayant reçu un avis favorable du comité de protections de personnes, incluant les enfants de moins de 6 ans traités pour une fracture diaphysaire fémorale par traction au zénith de 2016 à 2024.
Les patients inclus ont eu une imagerie EOS des 2 membres inférieurs avec mesures réalisées en 3D (longueur, axes sagittal, frontal et torsion) avec le logiciel sterEOS®. La reprise d'une activité physique (reprise d’un niveau d’activité normal pour l’âge), la présence d'une boiterie et de douleur (EVA) ont également été évalués.
L’analyse statistique était réalisée avec le test de Wilcoxon pour comparer le membre fracturé et controlatéral avec l'utilisation du logiciel Prism®.
Results : les 40 patients analysés (sexe ratio H/F = 2,33) avaient un recul moyen de 37 mois (9-105 mois). Soixante-dix-sept patients répondaient aux critères d’inclusion, 40 ont été déjà été inclus, avec un âge moyen au moment de la fracture de 2,3 ans (0-6 ans), une durée moyenne de traction de 14,2 jours (7-17 jours) et de plâtre pelvi-pédieux de 33,9 jours (21-60 jours).
Une différence moyenne de longueur de 6,2 mm (0-24 mm) était statistiquement significative au détriment du membre fracturé (p=0,001). Les mesures cliniques et radiologiques en sagittal, frontal et de torsion ne montrent pas de différence significative. Tous les patients (100 %) ont repris une activité physique normale, aucun ne présente de boiterie et six (15 %) rapportent des douleurs légères (EVA ≤ 3) en fin de journée.
Discussion : Notre hypothèse est confirmée avec l'absence de déformation résiduelle significative à distance. L’inégalité de longueur était faible et inférieure au seuil chirurgical. Ce résultat, cohérent avec la littérature, doit être nuancé en raison du recul limité. Le raccourcissement pourrait s’expliquer par le chevauchement initial toléré, qui ne serait que partiellement compensé à 37 mois de recul.
Aucune déformation d’axe significative n’a été retrouvée, ce qui confirme le bon remodelage osseux dans les plans frontal et sagittal Les principales limites de cette étude sont son caractère monocentrique, la taille de l’échantillon et l’hétérogénéité du recul.
Conclusion : L’évaluation par imagerie EOS 3D confirme l’absence de déformation résiduelle cliniquement significative chez les enfants de moins de 6 ans traités orthopédiquement pour une fracture diaphysaire du fémur.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Résultats cliniques et radiologiques de l'allongement osseux par clous motorisés chez les patients de petite taille
Orateur(s) : Amandine Eon (Toulouse)11h20 / 11h27Amandine EON (Toulouse FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-488
Résultats cliniques et radiologiques de l'allongement osseux par clous motorisés chez les patients de petite taille
Amandine Eon* 1, Tristan Langlais1, Jerome Sales de Gauzy 1, Franck Accadbled1
1Orthopédie pédiatrique, CHU Toulouse, Toulouse, France
Introduction : Les clous centromédullaires motorisés représentent le gold standard pour l'allongement osseux. Seules quelques études se sont intéressées à la qualité de vie des patients de petite taille. Nous avons voulu évaluer l'influence sur la qualité de vie des clous centromédullaires motorisés d'allongement des membres inférieurs chez des patients de petite taille et analyser les complications post-opératoires.
Material and methods : Les dossiers des patients ayant bénéficié d'un allongement des membres inférieurs par clous centromédullaires motorisés, opérés par un seul chirurgien de notre institution (2011-2022) ont été revus rétrospectivement. Les données cliniques et radiologiques ont été analysées. L’alignement final et l’inégalité des membres ont été mesurés, et l'indice de consolidation a été calculé. Les patients ont rempli le questionnaire SF-36. Les complications ont été classées selon les classifications de Paley, Clavien-Dindo modifiée et Lacombes.
Results : 44 cas ont été inclus (34 fémurs, 10 tibias) chez 17 patients. L'âge moyen au moment de l'intervention était de 17 ans (13-27). L'allongement moyen était de 67 mm et 57 mm respectivement pour le fémur et le tibia, avec un indice de consolidation de 40,5 jours/cm et 43 jours/cm respectivement. Aucune transfusion sanguine n'a été nécessaire. L'alignement final était satisfaisant, sans inégalité de longueur. La classification de Paley a montré 22 et 8 problèmes, 18 et 3 obstacles, 0 complication, pour les fémurs et les tibias respectivement. Dans la classification de Clavien-Dindo, il y avait 22 et 8 grades 1, 18 et 3 grades 3b. Selon la classification de Lacombes, il y avait 22 et 8 grades 1, 5 et 2 grades 2a, 13 et 1 grade 2b, 5 et 0 grades 3a. La santé globale SF-36 était de 66, la composante physique de 77, la composante sociale de 76,4, la composante douleur de 75,1, la composante émotionnelle de 62. 90 % des patients recommanderaient ce traitement à un proche et 100 % le referaient.
Discussion : Bien que l'allongement osseux chez les patients de petite taille fasse encore l'objet d'un débat, il semble qu'il soit très satisfaisant pour les patients. Les clous d'allongement centromédullaires motorisés sont bien tolérés et la plupart des complications que nous avons observées ont pu être résolues avant la fin du traitement sans réintervention.
Conclusion : Les clous d'allongement centromédullaires motorisés des membres inférieurs chez les patients de petite taille peuvent être recommandés après une évaluation minutieuse, avec de bons résultats cliniques et une grande satisfaction des patients, à condition de bien prendre en compte le taux de complications élevé et de bien les exposer au patient avant d’envisager ce type de prise en charge.
Conflits d’intérêts :
A. Eon: Pas de conflit déclaré ,
T. Langlais: Pas de conflit déclaré ,
J. Sales de Gauzy : Pas de conflit déclaré ,
F. Accadbled Consultancy, Expert: Orthofix
Retour au sport après reconstruction du LCA. Comparaison des données d’une population pédiatrique par rapport à une population adulte lors du test à 6 mois sur Tapis de course instrumenté.
Orateur(s) : Rodolphe Testa (Saint-Étienne)11h27 / 11h34Rodolphe TESTA (Saint-Étienne FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-498
Retour au sport après reconstruction du LCA. Comparaison des données d’une population pédiatrique par rapport à une population adulte lors du test à 6 mois sur Tapis de course instrumenté.
Rodolphe Testa* 1, 1, Caroline Perrin1, Hassan Al Khoury Salem1, 2, Rémi Philippot3, 4
1Clinique Universitaire du Sport et de l'Arthrose (CUSA), 2Service de chirurgie pédiatrique, 3Service de chirurgie orthopédique, CHU Saint-Etienne, 4Inter-university Laboratory of Human Movement Science, University Lyon - University Jean-Monnet Saint-Étienne, Saint-Etienne, France
Introduction : Après reconstruction du LCA (RLCA), l’évaluation du patient en vue de son retour au sport est primordiale. De nos jour, suite à une rupture du LCA, la population est opérée de plus en plus tôt, parfois avec une technique pédiatrique. Notre objectif était de comparer le niveau de récupération d’une population pédiatrique après RLCA par rapport à une population adulte lors de la visite RTS à 6 mois, à l’aide d’une analyse sur tapis de course instrumenté (TCI).
Material and methods : Nous avons créé deux groupes de patients sur la population suivie au sein du service après RLCA. Un groupe pédiatrique (groupe PED, age<=15, n = 17) était opéré selon une technique spécifique. Il a été comparé à un groupe de référence adulte (groupe ADLT, 25<=age<=45, n= 109) opéré de manière classique. Nous avons étudié les biomarqueurs déjà définis comme prépondérants sur TCI : en saut, le CMJ monopodal; lors de la course, les pics de force verticale (FV) de freinage (FF) et de poussée (FP), la raideur verticale (Kvert) et la raideur de la jambe (Kleg). Pour tous ces éléments, l’asymétrie entre côté opéré et côté sain était calculée. Une première analyse (test T sur valeur unique) était réalisée afin de vérifier les valeurs des asymétries par rapport la normale (0 asymétrie). Ensuite, une seconde analyse permettait de tester les différences entre les populations ADLT et PED.
Results : Pour les 2 groupes (ADLT et PED) tous les biomarqueurs étudiés ont montré une asymétrie statistiquement différente de la normale (p<0,001) à par le Kleg PED dont l’asymétrie n’était pas statistiquement différente de 0 (p=0,185). Pour la seconde analyse, les biomarqueurs CMJ, FF et FP étaient significativement différents entre le groupe ADLT et le groupe PED. Les données PED étaient systématiquement plus proches de la normale.
Discussion : Les mesures effectuées vont dans le même sens que la littérature sur ce sujet, à 6 mois post opératoire, la symétrie entre opéré et sain n’est pas encore retrouvée. Toutefois, notre étude montre que les déficits à 6 mois sont en grande partie significativement moins importants dans la population pédiatrique que dans la population adulte. Ces éléments confirment l’idée que dans le cadre d’un RTS post RLCA, la population pédiatrique récupère beaucoup plus vite que la population adulte.
Conclusion : La récupération dans la population pédiatrique est beaucoup plus rapide que chez l’adulte. Toutefois, le métabolisme ne permet pas au greffon d’être plus fort à 6 mois chez l’enfant. Il est donc important de freiner la reprise chez le patient pédiatrique, même si sa récupération est plus rapide.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
L’utilisation de tiges sur mesure dans les arthrodèses sélectives pour la scoliose idiopathique de l’adolescent
Orateur(s) : Yann Poupon (Paris)11h34 / 11h41Yann POUPON (Paris FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-574
L’utilisation de tiges sur mesure dans les arthrodèses sélectives pour la scoliose idiopathique de l’adolescent
Yann Poupon* 1, Aren-Joe Bizdikian1, Jean-Charles Serero1, Othmane Miri1, Brice Ilharreborde1
1Orthopédie, Hopital Robert Debré, Paris, France
Introduction : Plusieurs études ont démontré l'efficacité et l'indication de l’arthrodèse sélective dans le traitement de la scoliose idiopathique adolescente, notamment pour les scolioses de type Lenke 5 et 6. Parallèlement, des études ont mis en évidence l'utilisation de tiges pré-courbées pour le traitement de la scoliose idiopathique adolescente. À ce jour, aucune étude n'a étudié l'utilisation de tiges pré-courbées dans les fusions sélectives
Material and methods : Nous avons analysé les radiographies pré et postopératoires de 32 patients suivis pour une SIA et ayant bénéficié d’une arthrodèse sélective par tiges pré cintrées et nous les avons comparés avec la planification pré opératoire.
Les valeurs de l’angle de Cobb des courbures lombaires instrumentées et thoraciques non instrumentées ont été comparées en pré et en post opératoire. Les paramètres sagittaux tels que la cyphose thoracique (TK), la lordose lombaire (LL), le mismatch entre la lordose lombaire et l’incidence pelvienne (PI-LL mismatch) et l'alignement sagittal vertical (SVA) ont été mesurés et comparés.
Des analyses en sous groupe ont également été effectuées en fonction de la cyphose pré opératoire (TK < 10°, TK entre 10 et 40°, et TK > 40°).
Results : Dans notre série, l’âge moyen était de 16,5 ans. Les comparaisons ont montré une amélioration significative de l'angle de Cobb préopératoire versus postopératoire de la courbure lombaire de 49% (22,8° +/- 9.6° vs 11,63° +/- 6 ° respectivement, p < 0.001) et de la courbure thoracique de 60% (41,64° +/- 7.5° vs 16,63° +/- 4.7°, p < 0.001). Sur le plan sagittal, la cyphose thoracique a augmenté de manière significative de 30 % (28,22° +/- 10.98° vs 37,24° +/- 10.01°, p < 0.001) , et la lordose lombaire a augmenté significativement de 7 % (de 57° +/-10.68° vs 61° +/- 10.92°, p = 0.001).
Concernant la prévision de la planification préopératoire, aucune différence significative n’a été retrouvée entre les mesures de la cyphose thoracique planifiées et les mesures post opératoires (p = 0.162) et également pour les mesures de la lordose lombaire (p = 0.182)
Les différences entre la planification et le post opératoires étaient de moins de 5 degrés chez 43.8% des patients pour la TK et chez 37.5% pour la LL, aucun patient n'ayant montré de différence supérieure à 15°.
Discussion : Notre étude a des résultats significatifs sur la correction des courbures en post opératoire, tant sur le plan coronal que sagittal, ainsi qu’une bonne corrélation entre la planification préopératoire des tiges pré cintrées et la correction obtenue en post opératoire.
Les meilleurs résultats de planification et de corrections ont été obtenus dans le groupe avec cyphose préopératoire normale (10-40°), ce qui est cohérent avec les études précédentes sur l’utilisation des tiges pré cintrées dans les arthrodèses étendues.
Conclusion : Cette étude montre des résultats encourageants et cohérents avec la littérature. Un nombre plus important de patients inclus avec un suivi à plus long terme permettraient de confirmer ces résultats.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Traitement chirurgical des fractures supracondyliennes de l’enfant : faut-il enfouir les broches ou les laisser apparentes ? Étude comparative des résultats fonctionnels et radiographiques
Orateur(s) : Camille Girardin (Lille)11h41 / 11h48Camille GIRARDIN (Lille FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-427
Traitement chirurgical des fractures supracondyliennes de l’enfant : faut-il enfouir les broches ou les laisser apparentes ? Étude comparative des résultats fonctionnels et radiographiques
Camille Girardin* 1, 2, Sebastien Pesenti1, Adrien Zampieri3, Roman Roux-deboffle2, Nicolas Mainard2, eric nectoux2, federico canavese4
1Orthopedie pédiatrique, Hopital Timone enfants, Marseille, 2Orthopedie pédiatrique, Hopital Jeanne de Flandres, 3Orthopedie , Hopital Roger Salengro, Lille, France, 4Orthopedie pédiatrique, Université de Genes, Genes, Italy
Introduction : L'ostéosynthèse des fractures supracondyliennes (SC) par broches enfouies sous la peau (BE) ou extériorisées (BA) est source de débat. Le but de cette étude était de comparer deux protocoles de traitement, l'un avec des BE et l'autre avec des BA, en termes de résultats cliniques et radiographiques, de taux de complications.
Material and methods : Il s’agit d’une étude comparative rétrospective bicentrique analysant 563 enfants (âge moyen 6,2 ± 2,7 ans) opérés d’une fracture SC entre 2010 et 2020 selon deux protocoles. Le premier protocole (groupe A ; n=210) consistait en une ostéosynthèse avec BE et retrait des broches au bloc opératoire sous anesthésie générale. Le deuxième protocole (groupe B ; n=353) par une ostéosynthèse avec BA et retrait des broches en consultation. Nous avons évalué les résultats fonctionnels, les résultats radiographiques [angle de Baumann, angle capitulum-huméral latéral (LCHA), troubles de rotation selon le quotient de Von Laer] et le taux de complications post-opératoires (infection, raideur). Une analyse stratifié secondaire en fonctions de la présence de troubles rotatoires a également été realisée.
Results : Aucun patient n’a été perdu de vue (n=563) et le suivi moyen était de 6,6 ± 7,3 mois (3-70). Les résultats cliniques et fonctionnels étaient similaires (p=0,316) et le taux de complications pré et postopératoires était comparable entre les 2 groupes (A-B = 8%/8,6%-6%/7,1% ; p=0,733 et p=0,512) tandis que l’angle de Baumann, le LCHA, le nombre de troubles de rotations et le quotient de Von Laer postopératoires étaient significativement différents [A-B = 71,5°-74° (p<0,001) ; A-B = 32,8°-35,6° (p<0,001) ; A-B = 32-10 (p<0,001) ; A-B = 0,2-0,1 (p=0,020)].
Concernant l'analyse stratifié en fonction de la presence d'un trouble de rotation post opératoire. nous avons montré que chez ces patients nous avions une augmentation significative de l'angle de Baumann et une diminution significative de l'antéversion de la palette humérale comparativement aux patients ne presentant pas de troubles rotatoires en post opératoires.
Discussion : A notre connaissance c'est la plus grosse étude comparative sur les complications des fractures supra condyliennes.
Les deux protocoles thérapeutiques ont des résultats cliniques et un taux de complications comparables notamment en termes de complications infectieux.
En revanche, le fait d’enfouir les broches entraine une seconde anesthésie pour l'enfant pour retirer le matériel.
Nous avons montré qu'il n'y a pas de remodelage osseux si un trouble rotatoire est présent en post opératoire.
Conclusion : Les deux protocoles thérapeutiques ont des résultats cliniques et un taux de complications comparables. Laisser les broches apparentes n’augmente pas le risque infectieux. En revanche, le fait d’enfouir les broches entraine une seconde anesthésie pour l'enfant pour retirer le matériel.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Les Facteurs prédictifs d’une réduction à ciel ouvert des fractures Supra-condyliennes du coude en extension chez l’enfant
Orateur(s) : Ahmed El Mouloua (MAROC)11h48 / 11h55Ahmed EL MOULOUA (Marrakech MAROC)Afficher abstract
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-248
Les Facteurs prédictifs d’une réduction à ciel ouvert des fractures Supra-condyliennes du coude en extension chez l’enfant
Ahmed El Mouloua* 1, 2, Tarik SALAMA1, 2, Amine EL KHASSOUI1, 2, El mouhtadi AGHOUTANE1, 2, Redouane EL FEZZAZI1
1Orthopédie et traumatologie pédiatrique, CHU Mohamed VI , 2Laboratoire de recherche l'enfance, la santé et le développement durable , Université Cadi Ayyad, Marrakech, Morocco
Introduction : La fracture supra-condylienne de l’humérus est une fracture métaphysaire extra-articulaire représentant environ 60 % des fractures du coude chez l’enfant. La réduction fermée et l’embrochage percutanée est le gold standard dans le traitement des FSC en extension du coude. L’objectif de notre étude est d’identifier les facteurs prédictifs d’une réduction à ciel ouvert et fixation interne (ORIF) des fractures supra-condyliennes du coude en extension.
Material and methods : Nous avons mené une étude rétrospective analysant 255 cas de fractures supra-condyliennes en extension pris en charge au servie d'orthopédie et traumatologie pédiatrique entre mars 2019 et octobre 2023. Nous avons exclu les fractures stade I et II selon la classification de Lagrange et Rigault ainsi que les FSC en flexion.
Results : Les facteurs significativement associés à la réduction à ciel ouvert étaient : le niveau de l’opérateur, la présence de lésion nerveuse associée, la fracture associée et le type et le niveau de la fracture.Cependant, les facteurs de risque majeurs identifiés étaient : la présence d’une fracture associée (risque multiplié par 13,190) , la présence de rotation (risque multiplié par 2,668) , un délai de consultation > 5 jours ainsi qu’une manipulation par Jebbar (risque multiplié par 1,009) .Enfin, le délai moyen de consolidation était de 7 semaines après un traitement à ciel ouvert, contre 6 semaines pour un traitement à foyer fermé .
Conclusion : Cette étude démontre que des facteurs tels que la présence d’une fracture associée, de rotation, un délai de consultation > 5 jours ainsi qu’une manipulation par Jebbar sont plus susceptibles de nécessiter une réduction à ciel ouvert.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Le rôle diagnostique du signe du carré pronateur dans les fractures du radius distal pédiatriques.
Orateur(s) : Viola Sbampato ()11h55 / 12h02Viola SBAMPATO (Genève )Afficher abstract
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-959
Le rôle diagnostique du signe du carré pronateur dans les fractures du radius distal pédiatriques.
Wassim Ben Abdennebi1, Dimitri Ceroni1, Andreas Tsoupras1, Romain dayer1, Christina Steiger1, Viola Sbampato* 2, Anne Tabard Fougère3
1Chirurgie orthopédique pédiatrique, 2Chirurgie pédiatrique, HUG, Geneve, 3Service de chirurgie orthopédique pédiatrique des HUG, Genève, Switzerland
Introduction : Les fractures du radius distal constituent des traumatismes courants chez les enfants, bien que certaines puissent ne pas être visibles sur les radiographies standard. Le signe du carré pronateur (PQS), défini par le déplacement ou l'altération de la couche graisseuse recouvrant le muscle carré pronateur, a été proposé comme un signe indirect de fracture. Cette étude a évalué la validité du PQS en son utilisation comme critère diagnostic indirect des fractures du radius distal. La corrélation entre le type de fracture et la morphologie du PQS observé a été également recherchée.
Material and methods : Cette étude rétrospective a inclus des patients pédiatriques ayant présenté un traumatisme du poignet entre 2010 et 2015 et ayant bénéficié d’une radiographie du poignet de face et de profil. Les radiographies ont été analysées et classées en trois groupes : absence de fracture, fracture en motte de beurre et autres fractures du radius distal non déplacées. Le PQS de chaque patient a été classifié selon un système à six niveaux. Les mesures radiographiques comprenaient la distance antérieure du radius distal à la couche graisseuse externe du PQ (X), représentant l'épaisseur musculaire, ainsi que l’épaisseur radiale au même niveau (R). Le rapport X/R, qui quantifie la relation entre l’œdème musculaire et la largeur osseuse, a été calculé pour permettre des comparaisons standardisées entre les patients.
Results : Un total de 230 patients (47 % de femmes) ont été inclus. Les trois groupes comprenaient 72 patients sans fracture (âge moyen de 11,2 ± 2,6 ans), 96 avec une fracture en motte de beurre (âge moyen de 9,7 ± 2,9 ans) et 62 avec une fracture du radius distal non déplacée (âge moyen de 9,7 ± 3,4 ans).
L’analyse radiologique a montré que les valeurs X/R différaient de manière significative entre les groupes (p < 0,001), avec des valeurs plus élevées observées dans les fractures du radius distal non déplacées. La répartition des types de PQS ne permettait pas de prédire de manière significative les différents groupes de fractures.
Conclusion : Les valeurs du PQS étaient significativement plus élevées chez les patients présentant des fractures du poignet. Cependant, les types de PQS n'ont pas été identifiés comme prédictifs diagnostiques. Ces résultats pourraient être influencés par la présence de fractures occultes dans le groupe témoin, avec des radiographies considérées comme normales. Des études supplémentaires intégrant l'IRM pourraient offrir une évaluation plus adaptée du PQS en tant que facteur prédictif des fractures occultes et améliorer la précision diagnostique.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Dépistage de la scoliose idiopathique de l'adolescent avec une application smartphone basée sur l'IA
Orateur(s) : Paul Martrenchar (Tours)12h02 / 12h09Paul MARTRENCHAR (Tours FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-808
Dépistage de la scoliose idiopathique de l'adolescent avec une application smartphone basée sur l'IA
Paul Martrenchar* 1, Thierry ODENT2
1Chirurgie Orthopédique et traumatologique, 2Chirurgie Orthopédique pédiatrique, CHU Tours , Tours, France
Introduction : La scoliose idiopathique de l'adolescent (AIS) est une déformation de la colonne vertébrale qui touche entre 0,47 % et 5,2 % de la population. Le dépistage et la prise en charge actuels de la AIS présentent plusieurs défis, notamment une détection tardive et un suivi insuffisant, ce qui conduit souvent à des interventions chirurgicales lorsque les traitements conservateurs ne sont plus efficaces. L’objectif principal de cette étude était d’évaluer l’efficacité d’une application smartphone (AM) utilisant la topographie de surface pour le dépistage de la scoliose. Les objectifs secondaires étaient d’évaluer la capacité de l’AM à identifier les déformations nécessitant une orientation vers un chirurgien (angle de Cobb > 20°) et à estimer l’angle de Cobb.
Material and methods : Une étude prospective multicentrique a été menée auprès de 240 patients pédiatriques dans deux hôpitaux de référence en France et au Canada. Les participants comprenaient à la fois des patients atteints de scoliose et des témoins sains, âgés de 6 à 22 ans. L’âge moyen était de 14 ans (de 9 à 21 ans) et 84 % des participants étaient des filles. L’AM a été utilisée pour réaliser des enregistrements vidéo des patients, ensuite analysés par une intelligence artificielle afin d’estimer l’angle de Cobb. Les résultats ont été comparés aux mesures radiographiques standards (radiographies EOS en incidences antéro-postérieure et latérale) pour valider la précision de l’AM.
Results : L’étude a révélé que l’AM présentait une erreur moyenne (MAE) de 6,5° dans l’estimation des angles de Cobb, avec une forte corrélation (89 %) par rapport aux radiographies. L’application a démontré une sensibilité (Se) de 100 % et une spécificité (Sp) de 89 % pour détecter une scoliose avec un angle de Cobb ≥ 10°, et une sensibilité de 90 % et une spécificité de 82 % pour les scolioses plus sévères (angle ≥ 20°, seuil de référence pour un traitement conservateur). L’application montre également un potentiel pour réduire le recours aux radiographies en fournissant une méthode de dépistage fiable et non radiologique.
Discussion : L’AM apparaît comme un outil prometteur pour le dépistage et le diagnostic de la SIA, notamment en milieu scolaire, où une détection précoce est essentielle. L’intégration de cette technologie pourrait augmenter la proportion de traitements conservateurs, réduire le besoin d’interventions chirurgicales et limiter l’exposition aux rayons X.
Conclusion : L’AM offre un fort potentiel d’amélioration du dépistage et de la prise en charge de la SIA. De futures études se concentreront sur son utilisation pour le suivi de l’évolution de la maladie.
Conflits d’intérêts :
P. Martrenchar: Pas de conflit déclaré ,
T. ODENT Research support/Scientific studies: MOMENTUM HEALT ®
Reconstruction du FDP D5 par technique de Hunter
Orateur(s) : Yacine Belkacemi ()15h30 / 15h38
Aucune possibilité de récupération spontannée
Orateur(s) : Lauriann Ruault-Bompard (Saint-Mandé)15h38 / 15h46
Fracture de tête radiale compliquée
Orateur(s) : Samuel Jacopin (Bayonne)15h46 / 15h54
Nécrose gastrique après arthrodèse vertébrale : complication rare d'une pince aorto-mésentérique
Orateur(s) : Theo Cordonnier (Marseille)15h54 / 16h02
Dysplasie de hanche et maladie de Morquio : parcours thérapeutique complexe et complications inattendues
Orateur(s) : Maxime Perreau (Paris)16h02 / 16h10
Echec de dépistage et du traitement d'une luxation "dite congénitale" de la hanche
Orateur(s) : Georges Finidori (Paris)16h10 / 16h18
Epiphysiolyse aigue instable à grand déplacement : complication du vissage in situ
Orateur(s) : Amandine Eon (Toulouse)16h18 / 16h26
Dysplasie fibreuse fémur
Orateur(s) : Guillaume Battesti (Strasbourg )16h26 / 16h34
Fracture pathologique sous-troch
Orateur(s) : Isaac Symon (Angers)16h34 / 16h42
Complications vasculaires des exostoses des membres : présentation d’un cas et revue de la littérature
Orateur(s) : Marine Baudeau ()16h42 / 16h50
MPS, PTG et paraplégie
Orateur(s) : Sébastien Pesenti (Marseille)16h50 / 16h58
Présentation 5 min + discussions 2 min
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-1010
Stratégie de prise en charge initiale d’une macro ré implantation
Roberto Beccari* 1, 2, dorothée coquerel1, paul deschamps1, florian maniscalco1, baptiste derosais1, isabelle auquit auckbur1
1service chirurgie de la main et chirurgie plastique, CHU Ch Nicole, sos main , rouen, 2clinique du cèdre, rouen assistance main , bois guillaume, France
Introduction :
La fréquence des amputations de gros segments de membre supérieur à diminué ces 30 dernières années avec l’amélioration de la sécurité au travail. Les équipes chirurgicales sont moins familières à leur prise en charge. Il nous semble utile de rappeler ici les temps chirurgicaux successifs et les trucs et astuces qui permettent d’améliorer les chances de réussites d’une telle aventure chirurgicale.
Material and methods : Pour pouvoir tenter une re implantation de membre, il faut que toute une chaîne de compétences se mette en place.
1-Les premiers secours vont jouer un rôle capital dans le conditionnement du membre et l’orientation rapide du blessé vers un centre adapté. Nous rappelons ici l’importance de recueillir tous les fragments même très abimés, de les acheminer si possible en hypothermie, pour diminuer les effets de l’ischémie sur les différents tissus.
2-La stabilisation de l’état hémodynamique et le bilan des lésions associées sont essentiels. Ce temps est mis à profit par l’équipe chirurgicale pour commencer le parage, le lavage, et le repérage des éléments nobles sur le segment amputé.
3-Une fois le patient stabilisé, le parage drastique et le lavage du segment proximal est réalisé. Si on dispose d’une deuxième équipe, on réalisera les abords des sites de prélèvements des greffes veineuses et nerveuses.
4-Une fois ce parage « carcinologique » réalisé, il est impératif de rediscuter l’indication de ré implantation ou de régularisation
Si la décision de re implantation est maintenue, nous recommandons d’établir un plan d’action minuté de façon à obtenir une revascularisation en moins de 6 heures.
5- Il faut réaliser un lavage du membre amputé a l’aide d’une solution adaptée dont nous rappelons la composition pour diminuer le syndrome d’ischémie-reperfusion qui met en jeu le pronostic vital du patient.
6- L’ostéosynthèse doit prendre peu de temps, et être solide. Elle sera le plus souvent associée à un raccourcissement de l’humérus quand l’amputation concerne le bras, permettant ainsi d’éviter des sutures en tension des parties molles ou le recours à des greffes.
7- Le temps suivant concerne la revascularisation artérielle et veineuse avec ou sans pontage. La remise en charge circulatoire du membre est un moment critique avec risque de défaillance cardio vasculaire lié au choc d’ischémie re perfusion.
8-Le dernier temps essentiel pour la fonction du membre concerne les sutures microchirurgicales, musculo tendineuses et la couverture des sutures, ainsi que les aponévrotomies dont nous soulignons l'importance.
Results : _
Discussion : nous discutons les limites des classifications publiées
Conclusion :
C’est en respectant ces différents temps , en accordant au parage un soin tout particulier, et en réévaluant après le parage la possibilité de ré implantation , qu’on se met dans les meilleures conditions pour réussir ces gestes chirurgicaux, sans oublier qu’ils peuvent engager le pronostic vital du patient
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-1079
Reconstruction arthroscopique des luxations acromio-claviculaires chroniques selon la procédure de Weaver-Dunn-Chuinard (WDC): résultats à long terme
Quentin Rialet* 1, Luis Suarez Jimenez1, Harry Constantin1, Pascal Boileau1
1ICR Nice, Nice, France
Introduction : La ligamentoplastie arthroscopique selon la technique Weaver-Dunn reste controversée en raison de son taux d'échec élevé, atteignant jusqu'à 28% dans la série originale. La modification proposée par Chuinard (WDC) consiste à prélever la pointe de l’acromion avec le ligament acromio-claviculaire afin d’obtenir une ligamentoplastie coraco-claviculaire (CC) avec consolidation os–os.
L'objectif était de rapporter les résultats cliniques et radiologiques à long terme (>5 ans) après une ligamentoplastie arthroscopique selon la procédure WDC.
Material and methods : Étude rétrospective monocentrique incluant une série consécutive de 50 patients opérés entièrement sous arthroscopie entre 2005 et 2020. Tous présentaient une luxation acromio-claviculaire chronique (>3 semaines) symptomatique selon la classification de Rockwood (8% stade III, 63% stade IV, 29% stade V) ayant échoué au traitement conservateur préalable. Le critère principal était le taux de récidive clinique et radiologique. Les critères secondaires incluaient les scores cliniques (Constant, SSV), la satisfaction des patients (fonctionnelle et esthétique), les mobilités articulaires et la reprise du sport.
Results : Le suivi moyen était de 11 ans (intervalle : 5 à 18 ans). L’âge moyen des patients au moment de l’intervention était de 41 ± 12 ans. Le taux global de récidive était de 15%. Au dernier recul, le score moyen de Constant était de 91 ± 8. Le SSV moyen était de 90% ±16. La satisfaction fonctionnelle était très élevée avec 95,8% des patients satisfaits ou très satisfaits, et la satisfaction esthétique était également excellente, avec 93% des patients satisfaits ou très satisfaits. Une corrélation significative existait entre récidive et satisfaction. La récupération fonctionnelle était excellente (élévation antérieure active : 176° ±13°, abduction : 174° ±16°). Le taux global de complications était de 15%.
Conclusion : La ligamentoplastie CC arthroscopique WDC offre des résultats fonctionnels et esthétiques satisfaisants à long terme. Face à la ligamentoplastie CC par demi-tendineux, le WDC est l’équivalent du Kenneth Jones au niveau du genou, permettant une consolidation os–os entre la pointe de l’acromion et la clavicule.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-120
La TMR (Targeted Muscle Reinnervation) en France : La chirurgie au service des prothèses bioniques du membre supérieur. Résultats cliniques des 3 premiers patients français.
Edward De Keating Hart* 1, Jérome Pierrart2, Gunther Felmerer 3
1Centre de la main, Clinique Jules Verne , Nantes, 2Centre de la main, Clinique des 2 caps , Coquelles, France, 3Service de Chirurgie Plastique, Hopital universitaire de Göttigen, Göttingen, Germany
Introduction : La réinnervation musculaire ciblée (TMR) est une technique chirurgicale de réinnervation musculaire ciblée.
Développée aux États-Unis par le Professeur Kuiken, cette procédure est également pratiquée en Europe.
Cette chirurgie s’adresse aux patients ayant subi une amputation transhumérale ou glénohumérale.
Le contrôle d’une prothèse de membre supérieur est un défi pour nos patients. Certains abandonnent leur prothèse, car son fonctionnement reste séquentiel, lent et peu naturel.
L’objectif de cette intervention est de permettre au patient un contrôle plus intuitif et donc plus naturel de sa prothèse myoélectrique ou bionique.
Cette chirurgie est également destinée aux patients souffrant de douleurs du membre fantôme.
Nous présentons les résultats cliniques des 3 premiers patients français opérés.
Material and methods : Le principe chirurgical repose sur la neurotisation de zones musculaires ciblées à l’aide du nerf médian, du nerf ulnaire, de la branche profonde du nerf radial et du nerf musculo-cutané.
Ces nerfs seront réactivés afin de retrouver leur fonction motrice initiale à l'aide de territoires musculaires ciblés.
À ce jour, nous avons opéré 3 patients : deux pour une TMR humérale et un pour une TMR glénohumérale.
Cette technique chirurgicale permet de créer de nouvelles zones musculaires contractiles (5 zones, voire 6 pour les amputations glénohumérales), augmentant ainsi le nombre d’électrodes dans la prothèse (5 ou 6 électrodes au lieu de 2). Cela améliore la fonctionnalité et la fluidité de la prothèse. Grâce à cette chirurgie, la prothèse peut être contrôlée par la pensée, rendant son utilisation plus naturelle.
La rééducation complexe et l’appareillage prothétique bionique auront lieu dans un service spécialisé en médecine physique et réadaptation, au sein d’une équipe pluridisciplinaire formée à ce projet thérapeutique exigeant, sur une durée moyenne de 2 ans.
Results : Pour tous nos patients, nous avons réalisé des tests Box and Block, des tests SHAP (évaluation psychométrique de la procédure d’évaluation de la main de Southampton), des questionnaires de qualité de vie (WHOQOL-BREF), ainsi que des évaluations ESAT, DASH et de la douleur (EVA).
Tous les scores et tests ont montré une amélioration significatif du contrôle de la prothèse , de la qualité de vie et une réduction des douleurs fantôme chez nos patients.
Discussion : La TMR s’adresse donc à un patient amputé, déjà appareillé, souhaitant une amélioration significative de la fonctionnalité de sa prothèse ainsi qu’une solution pour traiter les douleurs post amputation.
Une adhésion totale du patient à l’ensemble du processus thérapeutique est essentielle.
Conclusion : Nous présentons la technique chirurgicale, l’appareillage prothétique, la rééducation et les résultats à 2 ans pour nos 3 patients français.
L'avenir de l'interaction "homme machine " réside dans l'intégration encore plus "naturelle" de ces prothèses avec l'utilisation de l'ostéointégration et du rétrocontrôle sensitif des ces prothèses bioniques.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-191
Arthroryse humero-radiale dans la chirurgie des fractures luxations trans-olécranienne
Djekoury Ives Christian Ouihahi* 1, Seydou Gombena N’golo kone 1, Gnabro Eric Dogba1, Godefroy ADIBO1
1CHIRURGIE TRAUMATOLOGIQUE ET ORTHOPEDIQUE CHU DE COCODY / CHIRURGIE ET SPECIALITE , UNIVERSITE FELIX HOUPHOUET BOIGNY, ABIDJAN, Cote d'Ivoire
Introduction : La fracture luxation trans-olecranienne est une fracture de l’olécrane avec rupture de la stabilité de l'articulation ulno-humérale sans rupture de l'articulation radio-ulnaire proximale. C’est fracture articulaire rare et son traitement est délicat. Le but était de rapporter notre expérience dans la prise en charge chirurgicale des fractures luxations trans-olecranienne.
Material and methods : Il s’agissait d’une étude rétrospective transversale de janvier 2017 à décembre 2023. Elle a concerné 30 patients adultes traités par la technique de l’arthroryse première humero-radiale et l’ostéosynthèse de l’olécrane. L’âge moyen était de 29 ans [16-46]. Le sex-ratio était 2,33. Les accidents de la circulation routière représentaient 23 cas. Les fractures étaient simples (n=18), complexes (n=12). Le délai moyen de traitement était de 5 jours [4- 8]. Les broches utilisées étaient des broches 20/10ème, les plaques vissées étaient des plaques DCP ou plaque olécranienne. La rééducation a été faite chez tous les patients. Les paramètres étudiés étaient radiologiques et évolutifs et fonctionnel.
Results : Le délai d’ablation de la broche était de 21 jours. Le délai moyen de consolidation était de 4,63mois [30-45]. La complication était la raideur (n=2). Le recul moyen était de 3mois [4-7]. Les résultats fonctionnels globaux selon les critères de Broberg et Morrey étaient excellents (20), bon (5), moyen (2) et mauvais (3).
Discussion : Devant les difficultés de la réduction des fractures luxations trans-olecranienne rapportées dans la littérature et dans notre expérience.
Cette technique a permis une réduction et une stabilité satisfaisante permettant une ostéosynthèse plus aisée. Cette technique innovante a permis d’obtenir des résultats satisfaisants.
Conclusion : L’arthroryse humero-radiale dans les fractures luxations trans-olecranienne a donne de bons résultats et devrait faire l’objet de consensus dans notre contexte.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-384
Hémiarthroplastie pour les fractures de l'humérus distal : Revue systématique et méta-analyse
Cerise GOSSELIN* 1, Kévin HAO2, Nicolas BONNEVIALLE1, Pierre MANSAT1, Hugo BARRET1
1Chirurgie Orthopédique et Médecine du Sport, Centre Hospitalier Universitaire de Purpan, Toulouse, France, 2Department of Orthopaedic Surgery & Sports Medicine, University of Florida , Gainesville, FL, United States
Introduction : Les fractures de l'humérus distal constituent un défi thérapeutique. L'ostéosynthèse par réduction ouverte et fixation interne (ORIF) reste la référence pour la reconstruction, minimisant les complications à long terme des arthroplasties. Cependant, les fractures complexes peuvent être difficiles à stabiliser, entraînant des échecs thérapeutiques. L'arthroplastie totale du coude (PTC) est efficace chez les patients âgés, mais inadaptée aux sujets jeunes et actifs. L'hémiarthroplastie de l'humérus distal (HHD) pourrait préserver une activité fonctionnelle. Cette revue a pour objectif d'évaluer les résultats cliniques et fonctionnels de l'HHD pour les fractures de l'humérus distal.
Material and methods : Une revue systématique suivant les recommandations PRISMA a été réalisée afin d’évaluer les résultats de l'HHD. Une recherche approfondie des bases de données PubMed, Embase et Cochrane Library jusqu'en janvier 2024 a inclus les essais randomisés contrôlés, études de cohortes et séries de cas de patients traités par HHD. L'extraction des données portait sur les caractéristiques des études, les données démographiques des patients, le type de fracture, les spécificités chirurgicales, les résultats cliniques, les complications et les taux de révision. La qualité méthodologique a été évaluée à l'aide de l'échelle de Newcastle-Ottawa et de l'outil Cochrane d'évaluation des risques de biais.
Results : La méta-analyse comprenait 19 études, regroupant 593 patients, avec un suivi moyen de 53 ± 28 mois (extrêmes : 12-115 mois). L'âge moyen était de 68 ± 8 ans (extrêmes : 44-79 ans). Le score moyen de performance du coude Mayo (MEPS) était de 84,7, et le score de handicap du bras, de l'épaule et de la main (DASH) était de 20,8. La flexion moyenne du coude était de 123°, la perte d’extension de 22°, avec un arc moyen de flexion-extension de 102° et un arc de pronosupination de 155°. Le taux de complications était de 26,7 %, avec une variabilité importante selon les études. Le taux moyen de réintervention était de 11,6 %, avec un taux de révision de 3,4 %.
Conclusion : L'HHD représente un traitement pertinent pour les fractures complexes de l'humérus distal, permettant une mobilité fonctionnelle satisfaisante mais s'accompagnant d'un taux élevé de complications nécessitant des réinterventions. Une sélection attentive des patients ainsi que des études complémentaires pour préciser les indications, les techniques chirurgicales et les résultats à long terme sont essentielles.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-390
Prise en charge des fractures articulaires comminutives de l'humérus distal chez les patients de plus de 65 ans : réduction ouverte avec fixation interne, hémiarthroplastie ou arthroplastie totale du coude ? Une revue de la littérature portant sur 365 cas.
Cerise Gosselin* 1, Nicolas BONNEVIALLE2, Pierre MANSAT2, Hugo BARRET2
1Chirurgie Orthopédique et Traumatologique, 2Chirurgie Orthopédique et Médecine du Sport, Centre Hospitalier Universitaire de Purpan, Toulouse, France
Introduction : La prise en charge des fractures articulaires comminutives de l'humérus distal (FACHD) chez les patients de plus de 65 ans est complexe. L'objectif de cette étude était de comparer les résultats de la réduction ouverte avec fixation interne (ORIF), de l'hémiarthroplastie (HA) et de l'arthroplastie totale du coude (ATC) chez ces patients.
Material and methods : À partir d'une revue de la littérature, une étude comparative chez les patients de plus de 65 ans présentant une FACHD avec un suivi minimum de 2 ans a été réalisée. Les patients ayant subi une ORIF, une HA ou une ATC pour des fractures classées B3, C2 ou C3 selon la classification AO ont été inclus. Chaque patient disposant de données préopératoires et postopératoires disponibles a été intégré dans l'un des trois groupes. Les résultats fonctionnels (amplitude articulaire, EVA, scores DASH, scores MEPS) et les complications ont été comparés.
Results : Avec un suivi moyen de 52 ± 30 mois, 136 cas d’ORIF, 130 d’ATC et 90 d’HA ont été inclus. Les groupes étaient comparables en termes de sexe, d'âge et de suivi. Le score DASH était meilleur dans le groupe HA (17 ± 16) comparé aux groupes ORIF (32 ± 19) et ATC (32 ± 26), p<0,001. Le groupe HA présentait une meilleure flexion (128° contre 122° pour ORIF et ATC ; p=0,001) et un meilleur arc de pronosupination (160° contre 150° pour ORIF et 147° pour ATC ; p=0,005). Le taux de complications était similaire entre les groupes, mais la raideur articulaire était moins fréquente dans le groupe HA (9,8 % contre 17 % pour ORIF et 20,8 % pour ATC ; p=0,04). Le groupe HA nécessitait moins de révisions pour déplacement secondaire du matériel (3,3 % contre 9,4 % pour ORIF et 7,7 % pour ATC ; p=0,032).
Conclusion : L’HA, en l’absence d’ostéoporose ou d’arthrite ulnaire et en présence d’une fracture articulaire comminutive, apparaît comme une option satisfaisante en termes de résultats fonctionnels et de complications. Si l'humérus distal est reconstructible, l'ORIF avec fixation stable et mobilisation précoce doit être privilégiée, tandis que les lésions ostéoporotiques et ligamentaires non reconstructibles doivent conduire à envisager une ATC.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-422
L'atteinte de l'articulation radio-ulnaire distale dans les fractures du radius distal
Matthieu Vermeuil* 1, Marie LE BARON1, Damien LAMI1, Jean-Noël ARGENSON1, Xavier FLECHER1, Jean-Baptiste DE VILLENEUVE BARGEMON2
1Chirurgie orthopédique et traumatologique, 2Chirurgie de la main - Chirurgie plastique et réparatrice des membres, AP-HM, Marseille, France
Introduction : But : Déterminer l'impact clinique d'une atteinte de l'articulation radio-ulnaire distale dans les fractures du radius distal.
Material and methods : Méthodes : Nous avons analysé de manière rétrospective les données scanographiques pré et post opératoires de 75 poignets opérés dans notre centre entre Janvier 2023 et Juin 2024. Nous avons recherché notamment les conséquences de l'anatomie de l'articulation radio-ulnaire distale telle que décrite par Tolat, d'une atteinte articulaire du Sigmoid Notch et des fragments impliqués selon la classification de Medoff, d'une fracture associée de la styloïde ulnaire, d'un défaut de congruence de la RUD.
Nous avons ensuite comparé ces données à l'apparition de signes cliniques imputables à une atteinte de l'articulation radio-ulnaire distale : douleurs au bord ulnaire du poignet, limitation de la prono supination, instabilité de la RUD.
Results : Résultats : Au cours du suivi, 42,6% des patients ont présenté des signes cliniques pouvant être la conséquence d'une atteinte de la radio-ulnaire distale.
L'atteinte articulaire du « Sigmoid Notch » (p = 0.01%), son défaut de réduction post-opératoire (p = 0.01%), l'implication du « Volar Rim » (p = 0.01%) et un défaut de restauration de la congruence de la RUD (p = 0.04) étaient statistiquement liés à l'apparition de résultats cliniques péjoratifs. En revanche, l'anatomie de la RUD dans le plan axial (p = 0.20) ou coronal (p = 0.69) et l'existence d'une fracture associée de la styloïde ulnaire (p = 0.44) ne semblaient pas avoir d'impact négatif.
Conclusion : Conclusion : Les atteintes de la RUD sont fréquentes dans les fractures du radius distal et peuvent être responsables de mauvais résultats cliniques si elles sont négligées. Le contrôle per-opératoire de la bonne réduction de cette articulation est enjeu incontournable lors de l'ostéosynthèse des fractures du radius distal.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-425
Évaluation radio-clinique d’une prothèse inversée onlay verrouillée dans les fractures de l’extrémité supérieure de l’humérus, avec un recul minimum de 12 mois
Gaetan Vanpoulle* 1, Stanislas Gunst2, Laurent Nove Josserand2, Philippe Collotte2, Lucie Louboutin3, Jerome Vogels4
1CHU Edouard Herriot, 2Ramsay Générale de Santé, Jean Mermoz Private Hospital, Centre Orthopédique Santy , Lyon, 3Clinique TRENEL, Vienne, 4Medipole de Lyon-Villeurbanne, Institut chirurgie main membre superieur , Lyon, France
Introduction : La prothèse totale d’épaule inversée (PTEI) est le traitement de choix des fractures de l’extrémité supérieure de l’humérus (FESH) complexes du sujet âgé. Si les tiges sont généralement cimentées, l’utilisation de pivots verrouillables offre une alternative évitant les complications de la cimentation. Le stress-shielding (SS) sur le versant latéral de l’humérus est fréquemment rapporté dans le suivi des PTEI sans ciment, favorisé par l’implantation de pivots remplissants et mal alignés. L’objectif principal de notre étude était d’étudier la consolidation du trochiter et les résultats cliniques d’une tige onlay sans ciment et verrouillable utilisée dans les FESH, avec un recul minimum de 12 mois. L’objectif secondaire était d’évaluer les signes de SS et leurs conséquences sur la consolidation du trochiter et les résultats cliniques
Material and methods : Dans cette étude multicentrique rétrospective, 42 patients opérés d’une PTEI pour FESH entre mai 2021 et décembre 2023 étaient inclus. Une tige onlay stabilisée par deux vis de verrouillage distal était implantée (Aramis-T), comportant un angle cervico-diaphysaire de 140°. Sur les radiographies post-opératoires étaient analysés la position du trochiter, des vis, l’alignement dans le plan frontal (angle α), ainsi que le filing-ratio métaphysaire (FRm) et diaphysaire (FRd). Au dernier recul la consolidation du trochiter était évaluée, un amincissement de la métaphyse médiale (MMT) et latérale (LMT) étaient recherchés, ainsi qu’une encoche selon la classification de Sirveaux. L’analyse clinique portait sur les amplitudes articulaires, le score de Constant et le SSV
Results : Trente-deux patients d’âge moyen de 74 ans, dont 78% étaient des femmes étaient évalués avec un recul moyen de 24 mois (12-41). Le trochiter était consolidé en bonne position chez 24 patients (75%). L’angle α moyen était de 2.1°+/-1.8, le FRm et le FRd étaient respectivement de 0.59+/-0.08 et 0.48+/-0.05. Nous rapportons 6% de MMT et 56% de LMT. Les mobilités actives en élévation antérieure, rotation externe et interne étaient respectivement de 121°, 20° et 6 points. Le score de Constant moyen était de 58.4+/-14, et le SSV de 74%. Le score de Constant était significativement plus élevé lorsque le trochiter était en bonne position (63.8 vs 41.4, p= 0.002). L’existence de signes de SS n’influençait pas la consolidation du trochiter ni les résultats cliniques (p>0.05)
Discussion : Les taux de consolidation du trochiter et les résultats cliniques concordent avec les résultats rapportés dans les PTEI pour FESH. Les pivots étaient peu remplissants et bien alignés. Des signes de SS étaient fréquemment relevés, sans conséquence sur la consolidation du trochiter ni sur les résultats cliniques
Conclusion : Les pivots verrouillés dans les PTEI pour FESH permettent d’obtenir une consolidation du trochiter en bonne position chez 75% des patients. Il existe des signes de SS fréquents, sans conséquence clinique ni radiologique à ce recul
Conflits d’intérêts :
G. Vanpoulle: Pas de conflit déclaré ,
S. Gunst Consultancy, Expert: Lepine,
L. Nove Josserand Consultancy, Expert: LEPINE,
P. Collotte Consultancy, Expert: LEPINE,
L. Louboutin: Pas de conflit déclaré ,
J. Vogels Consultancy, Expert: LEPINE
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-503
Traitement mini invasif des fractures du fond de la glène de la Scapula et modifications de la classification de GOSS.
Guillaume Herzberg* 1, Marion Burnier2, Lyliane Ly3, Louis Ducharne3
1Chirurgie Orthopédique, Clinique Parc Clinique Val Ouest LYON, LYON, 2Chirurgie Orthopédique, MEDIPOLE, Villeurbanne, 3Chirurgie Orthopédique, Hôpital Herriot, LYON, France
Introduction : Le traitement arthroscopique des larges fractures aigues de la berge antérieure de la glène, est largement documenté dans la littérature. En revanche, il existe peu de travaux consacrés au traitement assisté par arthroscopie des fractures du fond de la glène.
Notre but était de rapporter une série de 14 fractures du fond de la glène opérées sous assistances arthroscopique ainsi que de proposer une modification de la classification de G orientée vers le traitement.
Material and methods : Entre 2008 et 2024 : 14 patients (13 hommes) ont été traités par 1 chirurgie de fractures très déplacées du fond de la glène sous assistance arthroscopique. L’âge moyen était de 44 ans. Le traitement a combiné une arthroscopie classique gléno-humérale par double voie et une voie d’abord mini-invasive latérale centrée sur le pilier de l’omoplate.
Toutes les arthroscopie ont été faites en décubitus latéral.
Le recul moyen était de 36 mois.
Tous les patients avaient un scanner pré et post-opératoires incluant des reconstructions 3D.
Results : Nous n’avons pas observé de complications intra ou post-opératoires
Il y avait 2 capsulites rétractiles.
Le résultat montrait des douleurs résiduelles moyenne à 1,5/10, une mobilité active en élévation, rotation externe coude au corps et rotation interne à 79 % du côté opposé.
Radiologiquement, les marches d’escaliers / écarts inter-fracturaires sont passés respectivement 12/10 mm en préopératoire à 1/1 mm en post-opératoire.
Discussion : Très peu d’articles sont consacrés au traitement arthroscopique des fractures du fond de la glène. Les auteurs rapportent une série homogène, 1 seul opérateur, montrant tout l’intérêt de cette technique par rapport aux abords très large, voir délabrant qui était recommandé jusqu’à présent.
Les aspects techniques sont envisagés dans le détail afin de permettre la diffusion de cette méthode pour ces pathologies rares mais sévères.
Conclusion : Le traitement sous assistance arthroscopique des fractures très déplacées du fond de la glène de la Scapula nous parait être un progrès significatif permettant non seulement de mieux contrôler les lésions, mais aussi de limiter l’abord au strict nécessaire, sans empêcher tout geste complémentaire éventuel.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-506
Fractures de l'extrémité supérieur de l'humérus chez les patients de plus de 65ans : profil des prises en charge et survie des traitements à partir des données nationales françaises du P.M.S.I.
Pierre MURET* 1, Olivier BOZON1, Erika NOGUE2, Nicolas MOLINARI2, Bertrand COULET1
1Chirurgie orthopédique et traumatologique du membre supérieur, 2Département de recherche clinique, CHU Montpellier, Montpellier, France
Introduction : Les fractures de l’extrémité supérieure de l'humérus représentent la 3ème cause de fracture chez l'adulte.
Si le type de fracture et son déplacement représentent un critère de choix dans la décision thérapeutique, la connaissance des antécédents et des caractéristiques démographiques du patient est une condition nécessaire au choix du traitement le plus adapté.
L’objectif principal de notre étude était donc d’analyser les différents profils de prise en charge et les facteurs associés à l’échec du traitement orthopédique.
Material and methods : Nous avons conduit une revue rétrospective de la base de données nationale française du PMSI.
Elle avait pour but d'identifier grâce aux codages des actes diagnostiques et thérapeutiques, tous les patients de 65 ans ou plus, qui ont présenté au moins une hospitalisation pour FESH avec un passage aux urgences du 1er janvier 2014 au 31 mai 2023. Ont été extraits dans le même temps, les paramètres démographiques et les antécédents médicaux des patients.
Results : Dans notre cohorte, 73,838 patients (59.6%) ont été traités orthopédiquement, 28,703 patients (23%) ont bénéficié d’une ostéosynthèse et 17,559 patients (14.2%) ont bénéficié d’une arthroplastie à la phase initiale.
Les patients ayant bénéficié du traitement orthopédique présentaient la mortalité à 48 mois la plus forte avec 18.3% de mortalité contre 11.8% et 11.2% respectivement pour le traitement par ostéosynthèse et par arthroplastie.
L’analyse multivariée démontre que l’âge (OR : 0.936 [0.929 – 0.942], p<0.001) et le score de Charlson (OR : 0.801 [0.758 – 0.847], p<0.001) apparaissent comme des facteurs protecteurs du risque d’arthroplastie à distance après un traitement orthopédique initial tandis que le sexe féminin apparaît comme un facteur de risque (OR : 1.454 [1.239 – 1.706], p<0.001).
Discussion : Notre étude comporte certaines limites. Elle repose entièrement sur des données informatisées. Aucune analyse du type de fracture n’a pu être réalisée.
Dans notre étude, la sélection des patients reposait sur le codage diagnostique et thérapeutique des actes qui peut être soumis à un aléa d’appréciation des chirurgiens. De plus, le codage ne précisait en aucun cas la latéralité de la fracture, avec un risque de considérer une chirurgie comme le traitement d’une fracture, même si l’acte chirurgical avait été réalisé du côté controlatéral.
Le caractère national, la taille de la cohorte et la durée de suivi des malades représentent les principales forces de notre étude. En effet, l’extraction des données du PMSI par un personnel qualifié garantit une exhaustivité des données et une précision des résultats.
Conclusion : Notre étude a mis en évidence que 60% des patients étaient traités de manière orthopédique et 40% de manière chirurgicale. Seulement 3% des patients avait une chirurgie secondaire avec comme facteurs de risque le sexe féminin, l’âge jeune et un index de comorbidité de Charlson faible. La mortalité s’est révélée plus élevée dans les suites d’un traitement orthopédique qu’après chirurgie.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-514
Y a-t-il des degrés de sévérité des triades terribles du coude ? A propos de 114 cas.
Guillaume Herzberg* 1, Marion Burnier2, Lyliane Ly3
1Orthopedie, Clinique Parc Clinique Val Ouest LYON, LYON, 2Chirurgie Orthopédique, MEDIPOLE, VILLEURBANNE, 3Chirurgie Orthopédique, Hôpital Herriot, LYON, France
Introduction : Les triades terribles du coude sont des fractures luxations sévères dont le pronostic est classiquement mauvais. Il s’agit d’une forme d’instabilité postéro-latérale osseuse et ligamentaire en valgus. Les traitements proposés vont du non chirurgical à l’ostéosynthèse à foyer ouvert et parfois au fixateur externe. Ceci implique des degrés de sévérité variables mais aucun travail à ce jour ne s’est consacré à la question.
Notre but était de voir s’il existait des degrés de sévérité directs (nature des lésions) ou indirects (prise en charge plus ou moins lourde) dans une série de 114 cas.
Material and methods : Entre 2010 et 2024, nous avons pris en charge 283 fractures luxations du coude. Nous avons isolé 114 triades terribles dont 111 opérées à ciel ouvert.
Nous avons défini des facteurs de sévérité:
. Arrachement des muscles épicondyliens, lésion du ligament collatéral latéral.
. Degré de la fracture de tête radiale (Classification Mason).
. Lésion du ligament collatéral médial, arrachement des muscles épitrochléens.
Le fait d’avoir réalisé un double abord latéral et médial, était considéré comme un indice indirect de sévérité.
Results : 3 patients n’ont pas eu de chirurgie à ciel ouvert : lésion du ligament collatéral latéral, Mason 1, surfaces articulaires concentriques.
111 patients ont bénéficié d’une chirurgie à ciel ouvert : l’abord était latéral dans tous les cas ainsi que la lésion du ligament collatéral radial. Un abord médial complémentaire était réalisé dans 67 cas (60 %), découvrant une lésion du ligament collatéral médial dans 95 % des cas.
La fracture de tête radiale était de type 3 dans 47 cas demandant dans tous les cas un remplacement prothétique (42 %°).
Le facteur de sévérité principal était la lésion du ligament collatéral médial puisqu’elle impliquait un abord médial en complément de l’abord latéral.
Discussion : Seuls 5 articles évoquent les degrés de sévérité des triades terribles (AL-ANI, 2022; GUITTON, 2010; CHAN, 2014; MAZHAR, 2017; PUGH, 2004). Ces articles n’identifient pas les facteurs pouvant guider vers une chirurgie plus ou moins complexe.
Nos résultats suggèrent qu’il existe bien des degrés de gravité des triades terribles.
Le minimum comportant une lésion du ligament collatéral latéral, une fracture de tête radiale Mason 1 avec impaction d’Osborne, une fracture de pointe de coronoïde O’Driscoll petite, sans lésion du ligament collatéral médial.
Le maximum comportant une lésion du ligament collatéral latéral, une fracture de tête radiale Mason 3 avec impaction d’Osborne, une fracture de pointe de coronoïde O’Driscoll grosse, avec lésion du ligament collatéral médial imposant un abord médial complémentaire.
Un système de curseur est proposé pour évaluer la sévérité de toute triade terrible du coude.
Conclusion : Il existe des degrés de sévérité identifiables dans les triades terribles du coude et l’accent doit être mis dans des travaux ultérieurs sur la façon de les identifier, clinique et radiologique.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-833
L'implant "Bilboquet" dans les fractures de l'humérus proximal : résultats à moyen terme d'une série de 33 cas
Abdoulaye Ba1, Abdelmalek M'Daghri Alaoui* 1, Romain Allard1, Thomas Gregory1
1Orthopédie et traumatologie, CHU AVICENNE, Bobigny, France
Introduction : Les fractures complexes de l'humérus proximal touchent des patients âgés ostéoporotiques et leur traitement restent un challenge. Les ostéosynthèses par clou ou plaque et les hémi-arthroplasties donnent des résultats décevants avec un taux de complications élevé. L'implant "bilboquet", qui a été conçu pour restaurer au mieux l'anatomie, semble être une alternative intéressante. Les données restent cependant insuffisantes pour évaluer sa place dans la stratégie thérapeutique. Le but de cette étude est d'étudier les résultats du bilboquet à moyen terme.
Material and methods : Il s'agit d'une étude rétrospective monocentrique réalisée dans un centre hospitalo-universitaire entre le 1e Février 2017 et le 1e Février 2025. Les patients opérés par bilboquet avec un suivi minimum de 2 ans et sans limites d'âge étaient inclus dans l' étude. L'indication opératoire retenue était une fracture céphalo-tubérositaire en 3 ou 4 parts selon Neer avec calotte céphalique intègre. Les données cliniques étudiées étaient le secteur de mobilité, le Subjective Shoulder Value (SSV) et le score de Constant. Une analyse radiographique étudiait la consolidation de la fracture, la position de l'implant et des tubérosités ainsi que la vitalité de la tête.
Results : Trente trois fractures ont été analysées chez 12 hommes et 22 femmes. L'âge moyen était de 57 ans et le suivi de 43 mois. Neuf fractures (30%) étaient à 3 fragments et 24 à 4 fragments. Quatre fractures (9%) étaient associées à une luxation de la tête. Le SSV était de 76, le score de Constant de 70, l'élévation antérieure active de 114°, la rotation externe de 22° et la rotation interne supérieure à L3 chez 61% des patients. Dix-neuf complications (58%) ont été retrouvées: 7 ostéonécroses aseptiques (ONA) de la tête, 5 infections, 5 démontages d'agrafes et 1 migration de la grande tubérosité. Six implants (18%) ont dû être convertis en hémi-arthroplastie ou prothèse totale.
Discussion : L'ostéosynthèse des fractures complexes de l'humérus proximal par bilboquet donne des résultats fonctionnels satisfaisants à moyen terme et similaires à ceux publiés dans les autres séries. Le taux d'ONA reste élevé (21%) malgré l'âge relativement jeune de notre population et était plus élevé dans les fractures avec 4 parts (75% des ONA). Les patients tabagiques et/ou diabétiques étaient statistiquement plus élevés dans la cohorte avec complication mais l'âge, la présence d'une luxation, la voie d'abord ou le délai opératoire n'étaient pas plus importants dans cette cohorte.
Conclusion : L'ostéosynthèse des fractures complexes de l'humérus proximal par bilboquet donne des résultats satisfaisants à moyen terme et peut être une alternative intéressante aux ostéosynthèse par plaque ou clou. Le risque d'ostéonécrose de la tête, l'infection ou le démontage de l'agrafes reste élevé.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-981
Allogreffe combinée d'appareil extenseur et humérus distal dans les destructions de l'humérus distal par traumatismes balistiques de guerre.
Ammar Ghabi* 1, bernard de goefroy1, cyril guetari2, diane di gioia1, hugo caso3, Laurent MATHIEU4
1chirurgie orthopédique , hopital laveran , marseille, 2chirurgie orthopédique , hôpital avicenne, bobigny, 3chirurgie plastique et recontructive, APHM la conception, marseille, 4chirurgie orthopédique , hopital percy , clamart, France
Introduction : Les pertes de substance osseuse au niveau du coude sont des traumatismes rares et complexes. Chez les blessés de guerre, deux problématiques majeures se posent : l’âge jeune des patients et la colonisation des plaies par des germes multirésistants.
Cette étude rapporte une série de cas de blessés de guerre traités par une reconstruction combinant une allogreffe osseuse, une allogreffe d'appareil extenseur et un lambeau de grand dorsal.
Material and methods : Deux blessés de guerre présentant une perte de substance osseuse complète de l’humérus distal (défects de 6 cm et 8 cm) ont été inclus.
Ils avaient subi en moyenne six interventions en Rôle 2, à proximité du théâtre de guerre, avant leur évacuation vers notre Rôle 4 en métropole.
Tous présentaient une colonisation par des bactéries hautement résistantes aux antibiotiques (BHRE) et ont reçu une antibiothérapie adaptée pendant trois mois.
Nous avons évalué la fusion de l’allogreffe, la récupération fonctionnelle et la qualité de vie des patients à l’aide du score QuickDASH.
Results : Les deux patients ont présenté une consolidation de l’allogreffe sans lyse osseuse.
À deux ans de suivi, le score QuickDASH moyen était de 55.
Les amplitudes articulaires moyennes étaient de 115°-59° et 140°-71°.
Tous ont pu mener à bien un projet de reconversion professionnelle dans le secteur civil, avec reprise d’une activité
Discussion : La méthodologie employée repose sur une prise en charge séquentielle et multidisciplinaire, intégrant des principes de chirurgie reconstructrice et de lutte contre les infections ostéo-articulaires complexes. L’utilisation d’une allogreffe osseuse massive associée à une allogreffe de l’appareil extenseur permet de restaurer la continuité osseuse et la fonction articulaire, tandis que le lambeau de grand dorsal assure une couverture stable et vascularisée, essentielle dans un contexte septique. Ce protocole a permis d’obtenir une consolidation osseuse sans complications majeures, en dépit de la présence de germes hautement résistants.
Nos résultats s’inscrivent dans la lignée des travaux précédents sur les reconstructions complexes après trauma de guerre. Plusieurs études ont décrit l’efficacité des allogreffes osseuses massives dans les pertes de substance post-traumatiques, notamment en contexte oncologique ou après des infections sévères (Hildebrand et al., 2020 ; Pallante et al., 2018). L’association d’un lambeau de couverture, bien documentée dans la prise en charge des traumatismes du membre supérieur (Mathoulin et al., 2017), apparaît ici comme un élément clé pour sécuriser la reconstruction. Toutefois, peu d’études ont évalué cette combinaison thérapeutique spécifique dans le cadre des traumatismes de guerre récents.
Conclusion : L’allogreffe de l’humérus distal, associée à une allogreffe de l’appareil extenseur et à un lambeau de grand dorsal, semble constituer une solution viable pour ces patients jeunes. Elle permet une récupération fonctionnelle satisfaisante et favorise une réhabilitation sociale efficace.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Research / Innovation
ABSTRACT N° SOFCOT25-125
Une chirurgie à la grecque en Bretagne dans l'Antiquité ?
Thomas Daoulas* 1, Muriel Labonnelie 2
1Chirurgie orthopédique, CHU de Brest, Brest, 2latin language and litterature, Centre National de la Recherche Scientifique 3 Rue Michel Ange, 75016 Paris, Paris, France
Introduction : Les preuves d'exercice chirurgical en Armorique durant l'Antiquité sont rares. Cette étude cherche à identifier des indices d'instruments chirurgicaux retrouvés dans des fouilles archéologiques.
Material and methods : Une revue systématique a été réalisée dans 995 rapports de fouilles archéologiques, à l’aide de 30 mots-clés relatifs aux instruments chirurgicaux antiques. Les données ont été collectées pour identifier des objets pertinents retrouvés en Armorique.
Results : Un bistouri en bronze, daté du 1er siècle après J.-C., a été retrouvé sur le site de Ploufragan. L’objet mesure 14 cm et présente un manche effilé à section octogonale, avec une spatule à une extrémité. Bien que difficile à analyser à cause de son état de conservation, cette découverte suggère une activité chirurgicale dans la région à cette époque.
Discussion : Le présent travail atteste que la médecine opératoire dans sa conception gréco-romaine s’est diffusée jusqu’en Armorique durant l’Antiquité. Cette région française est certes plus éloignée de Rome que d’autres provinces de l’Empire romain, mais possède sur son territoire, des sites parfois incomplètement découverts, d’une grande valeur pour l’archéologie et l’Histoire de la chirurgie.
Conclusion :
Cette étude révèle la possibilité d'une pratique chirurgicale en Armorique durant l'Antiquité, mettant en lumière l'importance de la collaboration entre archéologues et historiens pour mieux comprendre les pratiques médicales anciennes.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Présentation 5 min + discussions 2 min
Communications orales
Ligamentous knee
ABSTRACT N° SOFCOT25-1015
L'augmentation combinée de la pente tibiale postérieure et de la translation tibiale antérieure statique entraîne des taux élevés de rupture du greffon pour la reconstruction du LCA utilisant un autogreffe de tendon ischio-jambiers malgré la ténodèse latérale extra-articulaire.
David Mazy1, Nicolas Cance* 1, Michael James Dan1, David Dejour1
1Clinique de la Sauvegarde, Lyon Ortho Clinic, Lyon, France
Introduction : Contexte
L'ajout d'une ténodèse latérale extra-articulaire (LET) à la reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA) a démontré une réduction des taux de rupture du greffon du LCA. La pente tibiale postérieure (PTS) et la translation tibiale antérieure statique (SATT) sont également reconnues comme des facteurs de risque pour la rupture du greffon du LCA.
L'objectif de ce travail est d'évaluer l'impact de la PTS et de la SATT sur les taux de rupture du greffon après une reconstruction du LCA (ACLR) avec des autogreffes aux ischio-jambiers, combinées avec une LET. Notre hypothèse était qu'une augmentation de la PTS et de la SATT entraînerait des taux de rupture du greffon du LCA plus élevés, malgré l'ajout d'une LET.
Material and methods : Cette étude rétrospective, monocentrique et mono-opérateur, a inclus des patients ayant subi une ACLR primaire avec des autogreffes de tendon ischio-jambiers combinées avec une LET entre janvier 2014 et décembre 2017. Les données démographiques ont été collectées, et l'association entre la PTS, la SATT et les taux de rupture du greffon du LCA a été évaluée avec un suivi minimal de 6 ans.
Des analyses par sous-groupes ont été réalisées en utilisant des seuils de PTS de 9° et 12°, ainsi qu'un seuil de SATT de 5 mm.
Des analyses univariées et multivariées ont été effectuées pour identifier les facteurs de risque significatifs de rupture du greffon du LCA.
Results : Sur les 934 procédures d'ACLR réalisées, 207 patients ont satisfait aux critères d'inclusion. Avec un taux de réponse de 90%, 186 patients ayant subi une ACLR primaire avec des autogreffes de tendon ischio-jambiers et LET ont été analysés.
Le taux de rupture du greffon du LCA pour les patients avec une PTS ≥ 12° (19,4%) était significativement plus élevé (p < 0,001) que pour les patients avec une PTS < 12° (2,7%). Le taux de rupture du greffon du LCA le plus élevé (26%) a été observé chez les patients avec à la fois une PTS ≥ 12° et une SATT ≥ 5 mm.
Aucun cas de rupture du greffon du LCA n'a été observé chez les patients avec une PTS < 9° (0/60).
Le risque de rupture du greffon était significativement associé à une PTS ≥ 12° (OR 12; IC 95%, 0,1-0,4; p < 0,001), à une SATT ≥ 5 mm (odds ratio, 1,4; IC 95%, 0,2-3; p = 0,045) et à un âge < 18 ans (OR 4,1; IC 95%, 0,8-22,1; p = 0,015).
Conclusion : Malgré l'ajout d'une plastie extra-articulaire, près de 20% des patients subissant une ACLR avec des autogreffes de tendon ischio-jambiers ont présenté une rupture du greffon lorsque la PTS était ≥ 12°. Lorsque la PTS était associée à une SATT augmentée (≥ 5 mm), le taux de rupture du greffon est de 26%. En revanche, aucune rupture du greffon n'a été observée chez les patients avec une PTS < 9°.
Ces résultats soulignent l'importance d'évaluer individuellement la PTS et la SATT, plutôt que de pratiquer systématiquement une LET, afin de discuter l'intérêt d'un geste osseux de type ostéotomie de déflexion.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Ligamentous knee
ABSTRACT N° SOFCOT25-1048
Plastie de Lemaire après reconstruction isolée du LCA
Gilles Clowez* 1, Jean-Luc Raynier1, Christophe Trojani1
1Institut de Chirurgie Réparatrice, Nice, France
Introduction : Après reconstruction isolée du ligament croisé antérieur (LCA), une instabilité du genou peut persister malgré une plastie intra-articulaire efficace.
Notre hypothèse était qu’en cas de greffe du LCA compétente et bien positionnée, l’ajout d’une plastie antérolatérale associée à la conservation de la plastie initiale du LCA pouvait permettre de stabiliser le genou.
Material and methods : Il s’agissait d’une étude rétrospective mono-centrique dont les critères d’inclusion étaient (1) une instabilité persistante après ligamentoplastie du LCA correctement positionnée et compétente (laxité antérieure différentielle ≤ 5mm) ; (2) l’absence de laxité frontale associée ; (3) un test de Lachman à arrêt dur et un ressaut rotatoire positif ; et (4) la réalisation, après exploration arthroscopique, d’une plastie antéro-latérale extra-articulaire au fascia lata selon Lemaire modifiée par Christel avec conservation de la plastie intra-articulaire initiale. L’évaluation post-opératoire radiographique et clinique était faite grâce au score IKDC objectif avec 24 mois de recul minimum. Dix-sept genoux chez 6 femmes et 11 hommes d’âge moyen 29 ans (17 – 48) ont été inclus avec 50 mois de recul moyen (24 à 100). Onze avaient bénéficié initialement d’une plastie du LCA aux ischio-jambiers et six au tendon rotulien. L’analyse radiographique confirmait pour chaque patient le bon positionnement des tunnels tibial et fémoral. Sept patients présentaient une atteinte du LCA controlatéral. Associées à la plastie de Lemaire, cinq sutures méniscales, trois méniscectomies et une mosaïcplastie ont été réalisées.
Results : Au dernier recul, quinze patients avaient retrouvé un genou stable permettant la pratique sportive. Deux patients se plaignaient toujours d’instabilité dont un avec ressaut rotatoire persistant. Un seul patient a été réopéré sous arthroscopie pour arthrolyse antérieure et exérèse d’un nodule supra-trochléen. Le score IKDC objectif passait de 100% de C ou D (17/17) à 90% de A ou B (15/17). Aucune complication spécifique à cette technique et aucune gonarthrose n’ont été observées.
Discussion : Dans cette série, la plastie antérolatérale de Lemaire modifiée par Christel s’est avérée efficace pour stabiliser le genou, permettre la cicatrisation de lésions méniscales secondaires et le retour au sport. En cas d’instabilité persistante avec une greffe de LCA contrôlant efficacement la laxité antérieure, sa réalisation est une alternative efficace et plus logique que la réalisation d’une plastie intra articulaire itérative.
Conclusion : La plastie antérolatérale de Lemaire modifiée par Christel permet de restaurer la stabilité du genou en cas d’instabilité rotatoire persistante après reconstruction isolée du LCA.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Ligamentous knee
ABSTRACT N° SOFCOT25-493
Retour au sport après reconstruction du LCA. Evolution des biomarqueurs sur Tapis de course instrumenté entre 6 et 12 mois
Rodolphe Testa* 1, Pierre-Henri Vermorel2, 3, Benoit Bouthin1, Rémi Philippot2, 3
1Clinique Universitaire du Sport et de l'Arthrose (CUSA), 2Service de chirurgie orthopédique, CHU Saint-Etienne, 3Inter-university Laboratory of Human Movement Science, University Lyon - University Jean-Monnet Saint-Étienne, Saint-Etienne, France
Introduction : Après reconstruction du LCA (RLCA), l’évaluation du patient en vue de son retour au sport est primordiale. Elle permet de prévenir les blessures itératives du côté opéré ainsi que les blessures sur le côté controlatéral. L’objectif était de déterminer l’évolution des biomarqueurs caractéristiques sur tapis de course instrumenté (TCI) entre 6 et 12 mois (RLCA+6 et RLCA+12).
Material and methods : Nous avons inclus tous les patients suivis après RLCA au sein du service et déterminé 2 groupes RLCA+6 (n=232) et RLCA+12 (n=84). Nous avons étudié les biomarqueurs déjà définis comme prépondérants sur TCI : en saut, le CMJ monopodal; lors de la course, les pics de force verticale (FV) de freinage (FF) et de poussée (FP), la raideur verticale (Kvert) et la raideur de la jambe (Kleg). Pour tous ces éléments, l’asymétrie entre côté opéré et côté sain était calculée. Une première analyse statistique a été effectuées afin de vérifier que les 2 populations (RLCA+6 et RLCA+12) étaient statistiquement comparables sur les critères généraux (Taille, Poids, Age, BMI). Ensuite, une analyse (test T sur valeur unique) était réalisée afin de vérifier les valeurs des asymétries par rapport la normale (0 asymétrie). Une dernière analyse permettait de tester les différences entre les populations RLCA+6 et RLCA+12.
Results : Les 2 groupes étaient comparables sur les critères de taille, poids, âge et BMI. Pour les 2 groupes (RLCA+6, RLCA+12) lorsque l’on comparait par rapport à la normale, tous les biomarqueurs étudiés présentaient une différence significative par rapport à la normale. Enfin, lorsque l’on comparait RLCA+6 à RLCA+12, les biomarqueurs CMJ, FV, FF et Kvert présentaient une différence significative, toujours en faveur de RLCA+12.
Discussion : Les mesures vont dans le même sens que la littérature sur ce sujet pour les valeurs d’asymétrie à 6 mois post opératoire (côté opéré plus faible sur les valeurs CMJ, FV, FF, FP et côté opéré plus fort sur les valeurs Kvert et Kleg). De plus, notre étude montre une amélioration significative des biomarqueurs entre 6 et 12 mois. Toutefois, les valeurs mesurées côté opéré présentent toujours une différence significative par rapport au côté sain à 12 mois. Ces éléments montrent qu’après RLCA, même si un délai de 9 à 12 mois est souvent considéré empiriquement comme suffisant pour une reprise du sport, le côté opéré présente toujours une différence par rapport au côté sain sur les tests de TCI.
Conclusion : Le TCI est un outil pertinent qui permet d’obtenir des données objectives en conditions écologique. Les données sont assez précises pour confirmer le déficit résiduel à 12 mois. Ces données complémentaires aux tests fonctionnels et aux tests isocinétiques sont une aide utile à la prise de décision pour le RTS.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Ligamentous knee
ABSTRACT N° SOFCOT25-645
Développement d’un score prédictif d’indication du geste extra-articulaire latéral (LEAP) lors de la reconstruction du ligament croisé antérieur : un outil d’aide à la décision basé sur une cohorte de 2 782 patients
Mohamad Moussa* 1, Kinan Freiha1, Nicolas Lefèvre2, Antoine Gerometta2, Frédéric KHIAMI2, Olivier Grimaud2, Yoann Bohu2, Alain Meyer2, Alexandre Hardy2
1Groupe hospitalier Sélestat Obernai, Sélestat, 2Clinique du sport, Paris , France
Introduction : Contexte : L’ajout d’une procédure extra-articulaire latérale (LEAP) à la reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA) est associé à un risque réduit de rupture du greffon. Toutefois, il n’existe actuellement aucun outil validé pour guider la décision d’y recourir en pratique clinique.
Objectif / Hypothèse : Développer et valider un score prédictif clinique permettant d’identifier les patients à haut risque de rupture du greffon après reconstruction du LCA, qui pourraient bénéficier le plus de l’ajout d’un geste LEAP.
Material and methods : Étude de cohorte rétrospective (niveau de preuve 3) incluant 2 782 patients opérés d’une reconstruction du LCA, avec ou sans LEAP. Le critère principal était le taux de rerupture post-opératoire. Une analyse multivariée par régression logistique a permis d’identifier les facteurs de risque indépendants de rupture, utilisés pour construire un score prédictif fondé sur les odds ratios. Les performances du score ont été évaluées par courbe ROC, avec détermination de la sensibilité et de la spécificité pour la valeur seuil optimale. Chez les patients identifiés comme à haut risque selon ce score, l’utilité clinique du LEAP a été évaluée par le calcul de la réduction du risque absolu (RRA) et du nombre de patients à traiter (NNT) pour prévenir une rupture.
Results : L’analyse multivariée a identifié trois facteurs de risque indépendants de rupture du greffon : l’âge < 20 ans (OR = 2,48 [1,57–3,92]), la pratique sportive compétitive (OR = 1,59 [1,08–2,33]), et un score de Tegner ≥ 7 (OR = 1,77 [1,02–3,06]). L’ajout d’un LEAP réduisait significativement le risque de rupture (OR = 2,12 [1,48–3,03], p < 0,0001). Le score clinique prédictif ainsi élaboré avec un seuil ≥ 4 points présentait une AUC de 0,6537, une sensibilité de 82,8 % et une spécificité de 39,5 %. Chez les patients à haut risque (score ≥ 4), le LEAP réduisait le taux de rupture de 10,1 % à 6,0 %, soit une RRA de 4,17 % et un NNT de 24 pour prévenir une rupture de greffon.
Conclusion : Cette étude propose un score décisionnel innovant permettant d’orienter l’indication du LEAP lors de la reconstruction du LCA. Chez les patients à haut risque (score ≥ 4), l’ajout d’un LEAP permet une réduction absolue du risque de rupture de 4,17 %, avec un NNT de 24 pour prévenir une rupture supplémentaire. Ce score représente un outil simple et applicable en pratique pour une stratégie chirurgicale individualisée.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Ligamentous knee
ABSTRACT N° SOFCOT25-703
L’anxiété pré opératoire avant reconstruction du ligament croisé antérieur est un facteur de douleurs post opératoire. Étude observationnelle rétrospective à propos de 628 cas.
Louis C. B. Idier* 1, Mohamad Moussa1, Nicolas Lefevre1, Yoann Bohu1, Olivier Grimaud1, Antoine Gerometta1, Alain Meyer1, Eugenie Valentin1, Alexandre Hardy1
1Clinique du Sport, Paris, France
Introduction : La reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA) est une procédure courante avec des suites réputées simples. Malgré une amélioration constante de sa prise en charge, la douleur postopératoire reste un challenge quotidien. L'anxiété préopératoire est un facteur de risque de douleur postopératoire pour de nombreuses interventions dans la littérature mais son impact n’a pas été étudié pour la chirurgie du ligament croisé antérieur (LCA). Nous avons cherché à évaluer l'impact de l'anxiété préopératoire, mesurée par le Surgical Fear Questionnaire (SFQ), sur la douleur postopératoire après une reconstruction du LCA.
Material and methods : Une analyse rétrospective de données collectées prospectivement a été réalisée, impliquant 628 patients opérés d’une reconstruction primaire du LCA entre octobre 2023 et juillet 2024. Les patients ont été classés en groupes d'anxiété faible (SFQ < 30) et d'anxiété élevée (SFQ ≥ 30). Les deux groupes de comparaison ont été créés par appariement selon l’âge, le sexe et le score de Lysholm préopératoire. Le critère de jugement principal était la douleur postopératoire, évaluée à l'aide d'une échelle visuelle analogique (EVA) à différents intervalles (jour 0 à jour 3). Le critère de jugement secondaire était l’évaluation du pourcentage de patients ayant dépassé le seuil PASS (Patient Acceptable Symptom State) pour l’EVA dans les deux groupes aux mêmes intervalles (J0, J0 [première nuit], J1, J2, J3.
Results : Un total de 628 patients a été analysé dans cette série, 314 dans le bras SFQ bas et 314 dans le groupe SFQ haut. La moyenne d’âge était de 31,6 ans. Des différences significatives dans les scores EVA ont été observées entre les groupes, le groupe à anxiété élevée signalant des niveaux de douleur plus élevés à tous les points de temps postopératoires (jour 0 : p = 0,002 ; jour 1 : p < 0,001 ; jour 2 : p < 0,001 ; jour 3 : p < 0,001). Une proportion significativement (p < 0,05) plus élevée de patients dans le groupe SFQ bas franchissait le seuil PASS par rapport au groupe SFQ haut à chaque moment évalué (Jour 0, première nuit, Jour 1, Jour 2 et Jour 3). La plus grande différence a été observée au Jour 3, où 64,1 % des patients dans le groupe SFQ bas atteignaient le seuil PASS, contre seulement 45,5 % dans le groupe SFQ haut.
Conclusion : Une anxiété préopératoire élevée est un facteur de risque de douleur postopératoire après une reconstruction du LCA. Des stratégies pour atténuer l'anxiété préopératoire pourraient être bénéfiques pour réduire les niveaux de douleur postopératoire ou un dépistage de l’anxiété pré opératoire parait indispensable pour une prise en charge adaptée et ainsi diminuer les douleurs post opératoires.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Ligamentous knee
ABSTRACT N° SOFCOT25-730
Taux plus élevés de lésions chondrales et méniscales lors d'une seconde révision de reconstruction du ligament croisé antérieur que lors d'une première révision
Nicolas Recanatesi* 1, Julien Erard2, Raymond Kenney3, Cecile Batailler4, Sebastien Lustig4, Elvire Servien4
1University Institute of Locomotor and Sports (iULS), Pasteur II Hospital, 30, voie Romaine, 06000, Nice, France., nice, 2Croix rousse, Orthopaedics surgery and Sports Medicine Department, FIFA medical center of excellence, Croix-Rousse Hospital, Lyon University Hospital , Lyon, France, lyon, France, 3Department of Orthopaedics, University of Rochester Medical Center, 601 Elmwood Ave, Box 665, Rochester, NY, 14642, USA, new york, United States, 4Orthopaedics surgery and Sports Medicine Department, FIFA medical center of excellence, Croix-Rousse Hospital, Lyon University Hospital , Lyon, France, lyon, France
Introduction : Cette étude vise à décrire la prévalence des lésions méniscales et chondrales chez les patients subissant une reprise de ligamentoplastie du ligament croisé antérieur (LCA) par rapport à ceux subissant une deuxième reprise de ligamentoplastie du LCA.
Material and methods : Une étude rétrospective monocentrique a été menée de 2012 à 2022, impliquant des patients ayant subi au moins une reconstruction du LCA. Les critères d'inclusion étaient tous les patients âgés de 16 à 60 ans ayant déjà subi une reconstruction du LCA. Les critères d'exclusion comprenaient les blessures multi-ligamentaires du genou, les ostéotomies concomitantes et trois reconstructions ou plus du LCA.
Results : Un total de 257 patients répondant aux critères d'inclusion et d'exclusion avec au moins une révision du LCA ont été identifiés. Parmi eux, 204 patients ont été inclus dans le groupe de révision unique (R1) et 51 patients dans le groupe de deuxième révision (R2). Deux patients ayant subi une troisième révision du LCA ont été exclus. La prévalence des lésions chondrales était de 47,6 % dans le groupe de révision unique (R1) et de 64,7 % dans le groupe de deuxième révision (R2) (p=0,045). Une prévalence plus élevée de lésions chondrales des compartiments médial et latéral a été observée dans le groupe R2 (56,9 % et 39,2 %, respectivement) par rapport au groupe R1 (36,3 % et 13,5 %) (p=0,012 et p=0,001). Des déchirures du ménisque médial ont été observées chez 51 % des patients du groupe R1 et 78 % du groupe R2 (p < 0,001). Il n'y avait pas de différence dans le type de traitement méniscal entre les compartiments médial et latéral entre les groupes R1 et R2.
Conclusion : Le taux de lésions chondrales et de déchirures méniscales était plus élevé chez les patients subissant une deuxième reconstruction du LCA par rapport à ceux subissant une seule reconstruction du LCA, allant de la moitié à 85 % des cas. Il y avait un taux plus élevé de lésions chondrales des compartiments médial et latéral dans le groupe de deuxième révision du LCA par rapport au groupe de révision unique, avec un taux presque trois fois plus élevé dans le compartiment latéral.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Ligamentous knee
ABSTRACT N° SOFCOT25-831
Analyse IRM de l’engagement sagittal fémoro-patellaire et de la hauteur patellaire après ostéotomie de la tubérosité tibiale et reconstruction du MPFL dans l’instabilité patellaire objective
Andrea Pintore1, François Fauré* 1, Carmen Pizzigallo1, Nicolas Cance1, David Dejour1
1Chirurgie orthopédique, Lyon ortho clinic, Lyon, France
Introduction : L’instabilité fémoro-patellaire est fréquente en pathologie du sport. Plusieurs facteurs anatomiques de risque de luxation récidivante de la patella ont été identifiés notamment la dysplasie trochléenne et la patella alta. La prise en charge chirurgicale repose aujourd’hui sur une approche individualisée dite « à la carte », visant à corriger les anomalies morphologiques spécifiques à chaque patient. L’imagerie par résonance magnétique (IRM) occupe désormais une place centrale dans cette stratégie décisionnelle. Devenue le gold standard dans l’évaluation morphologique fémoro-patellaire, elle permet une analyse fine des structures osseuses et ligamentaires, en particulier la hauteur patellaire (PHI) et l’engagement sagittal fémoro-patellaire (SPE), deux paramètres clés dans l’indication d’une distalisation de la tubérosité tibiale. L’objectif de cette étude est d’évaluer, via IRM, l’évolution du PHI et du SPE après ostéotomie de la tuberosité tibiale (TTA) associée à une reconstruction du MPFL.
Material and methods : Étude rétrospective monocentrique incluant 50 patients opérés pour instabilité patellaire objective entre 2022 et 2024 par TTA avec reconstruction du MPFL. Tous ont bénéficié d’une IRM préopératoire et à 7 mois postopératoire. Les critères d’inclusion étaient : IRO, dysplasie trochléenne et patella alta fonctionnelle (PHI > 1,16 et SPE < 38 %). Les mesures du PHI, SPE, PTL et TAGT ont été réalisées selon un protocole IRM standardisé en reconstruction multiplanaire.
Results : Le PHI est passé de 1,28 ± 0,2 à 1,04 ± 0,19 (p < 0,001), et le SPE de 31 % ± 18,7 à 60 % ± 13,5 (p < 0,001), traduisant une amélioration significative de l’engagement fémoro-patellaire. Le CDI, le PTL et la TAGT ont également significativement diminué après chirurgie. Ces résultats confirment l’efficacité de la distalisation de la tubérosité tibiale dans le traitement de la patella alta fonctionnelle.
Conclusion : La combinaison TTA-MPFL améliore significativement les paramètres IRM de hauteur et d’engagement patellaire. L’IRM, en tant que référence actuelle de l’imagerie fémoro-patellaire, permet d’objectiver la patella alta fonctionnelle et de guider avec précision l’indication chirurgicale dans une stratégie « à la carte » optimisant les résultats cliniques et radiologiques.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Ligamentous knee
ABSTRACT N° SOFCOT25-783
Évaluation d’une nouvelle méthode de conservation des allogreffes tendineuses : résultats biomécaniques et infectieux
Paul Sempere* 1, Christophe Jacquet1, Martine Pithioux2, Claire Camy2, Melina Marriq2, Matthieu Ollivier1
1Argenson , CHU Ste Marguerite, 2Aix-Marseille Université, Marseille, France
Introduction : Les allogreffes tendineuses sont utilisées en chirurgie orthopédique, dans les cas de réparations multiligamentaires du genou ou les reprises de ligamentoplastie. La méthode de conservation à -80°C est fréquemment utilisée, nous proposons ici une alternative par une solution aqueuse conservée à 4°C, qui pourrait offrir des avantages en termes de transport et de disponibilité.
L’objectif de cette étude biomécanique est de comparer la contrainte à rupture des allogreffes conservées à 2-8°C par rapport au gold standard actuel et d'évaluer leur taux de contamination associé.
Material and methods : Les allogreffes étudiées comprennent des tendons jambiers antérieurs et des appareils extenseurs du genou (os-tendon-os et os-tendon). Nous avons créé deux groupes de 30 échantillons : l’un conservé à -80°C et l’autre conservé à 2-8°C dans une solution imprégnée d'antibiotiques. La contrainte à rupture a été mesurée pour chaque type de greffe par des essais en traction. Une analyse osseuse a été effectuée à l’aide d’un microCT et des tests bactériologiques ont été réalisés en sortie de production.
Results : Les contraintes à rupture étaient similaires entre les deux groupes à 3 mois de conservation : pour les allogreffes de jambiers-antérieur nous obtenons 20,2 ± 4,6 MPa (congelé) contre 21,5 ± 5,2 MPa (solution) également pour les allogreffes os-tendon, 19,9 ± 3,9 MPa (congelé) contre 20,1 ± 4,7 MPa (solution) et pour les allogreffes os-tendon-os, 23,2 ± 4,9 MPa (congelé) contre 22,7 ± 4,0 MPa (solution), il n’y avait aucune différence statistiquement significative concernant le critère de jugement principal. Les taux de contamination d'échantillons étaient cependant en faveur du groupe en solution : 3,1 % vs 12,4 % (p = 0,02) dans notre série.
Discussion : Cette étude témoigne que la méthode de conservation en solution à 2-8°C permet une préservation des propriétés biomécaniques des allogreffes comparativement à la méthode traditionnelle, en obtenant des taux de contaminations d'échantillons inférieurs, permettant ainsi d'augmenter la disponibilité des tissus en diminuant les pertes. Ces résultats sont comparables à ceux retrouvés dans la littérature sur des tissus similaires.
Conclusion : La conservation des allogreffes à 2-8°C dans une solution est une alternative intéressante à la congélation, permettant d’obtenir un gain de temps opératoire en évitant la décongélation sur table et la préparation des transplants avec des performances biomécaniques similaires et des taux de contaminations moins élevés.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-482
Influence de l'interligne oblique sur les résultats après ostéotomie tibiale de valgisation à moyen - long terme.
Lilia GHARBI* 1, Michael LOPEZ1, Joseph ATTAS1, Régis BERBARD DE DOMSPURE1, Nicolas BRONSARD1, Jean-François GONZALEZ1, Grégoire MICICOI1, 2
1Service de chirurgie orthopédique, Institut universitaire locomoteur et du sport (iULS), CHU de Nice, 2Laboratoire de recherche ICARE, Université Côté d'Azur, Nice, France
Introduction : L’ostéotomie tibiale de valgisation (OTV) est une intervention fiable chez le patient jeune avec une arthrose modérée et une déformation en varus. Une correction excessive du tibia après OTV peut conduire à un interligne oblique excessif avec des résultats fonctionnels débattus dans la littérature. Le récent consensus de l’ESSKA recommande de ne pas dépasser une obliquité de l’interligne ≥ 5° (Knee Joint Line Obliquity (KJLO)) ou une déformation tibiale proximale > 94° (Medial Proximal Tibial angle (MPTA)).
L’objectif de cette étude était d’analyser l’influence du JLO et du MPTA sur les résultats fonctionnels et la survie à moyen terme.
Material and methods : Cette étude rétrospective incluait 83 patients opérés par OTV d’ouverture médiale avec un bilan radiographique complet en pré et postopératoire. Les angles HKA (Hip-Knee-Ankle angle), MPTA (Medial Proximal Tibial angle), LDFA (Lateral Distal Femoral Angle), KJLO (Knee Joint Line Obliquity), AJLO (Ankle Joint Line Obliquity), et JLCA (Joint Line Convergence Angle) ont été évalués. La fonction était analysée par le Knee injury and Osteoarthritis Outcome Score (KOOS), l'International Knee Society (IKS) Function and Knee Score et la Subjective Knee Value (SKV). La survie sans révision était évaluée selon Kaplan-Meier. L'influence des caractéristiques liées au patient sur la survie était analysée.
Results : Le recul moyen était de 12,3 ans ± 3,3 (5-19).
Les angles HKA, MPTA, JLCA, AJLO et KJLO variaient de manière significative (respectivement Δ =7,8°±3,7, p < 0,001 ; Δ = 6,09°±3 , p < 0,001 ; Δ =0,61°±1,6 p < 0,001 ; Δ =3,88°±3,86, p < 0,001 et Δ =-1,16°±2,25; p < 0,001). Le LDFA était inchangé (Δ =0,54 , p =0,93).
Les scores KOOS, SKV, IKS et étaient similaires entre les patients avec ou sans interligne oblique (n.s).
Les survies après OTV à 5 et 10 ans étaient respectivement de 86% et 71% sans différence (régression de Cox) entre les patients avec ou sans interligne oblique (14,1±1 ans vs. 13,6±1 an ; p=0,5. Le tabac (HR=8,3 ; p=0,04) , l’âge > 55 ans (HR=1,8 ; p=0,04), le sexe masculin (HR=1,8 ; p= 0,04), le stade arthrosique Ahlbäck ≥ 3 (HR = 3 ; p=0,03) et l’alignement post-opératoire hors cible (HKA <180° ou >183°) (HR=1,9 ; p=0,04) étaient des facteurs de risque de conversion en PTG. L’IMC ne présentait pas d’influence significative sur la survie post-OTV.
Conclusion : Les résultats fonctionnels et la survie sans révision après OTV par ouverture médiale ne sont pas influencés par l’obliquité de l’interligne (KJLO≥5° ou MPTA>94°) dans notre série
Toutefois, cette obliquité pourrait compliquer une éventuelle conversion en PTG ou en PUC en raison des contraintes accrues sur les implants et des défis d’équilibrage ligamentaire.
D’autres facteurs tels que le tabac, le sexe masculin, l’âge >55ans, un stade arthrosique avancé et l’alignement postopératoire hors cible étaient des facteurs défavorables pour la survie sans révision de l’OTV.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-733
Les ostéotomies tibiales dans le traitement de l’arthrose fémoro-tibiale et fémoro-patellaire d’origine mécanique ont elles encore une place avec l'avènement de la chirurgie prothétique assez complexe A propos de 239 ostéotomies tibiale d’addition
Rabah Atia* 1
1Hôpital Ibn Rochd , Université Annaba Badji Mokhtar, Annaba, Algeria
Introduction : L’avènement de l’arthroplastie du genou à fait régresser de façon excessive les indications des ostéotomies dans les gonarthroses. L’objective de ce travail est de monter les effets positifs de l’ostéotomie tibiale d’ouverture d’addition sur l'arthrose fémoro-tibiale et patellaire
Material and methods : Etude rétrospective, 217 patients (1996-2020), Age 42-77 ans (46,58%, / 55-65), 163 femmes (ratio 3,97), Morphotique, pangonogramme, calque de l’ostéotomie, Chirurgie sous garrot pneumatique, coussin fesse controlatérale, préparation de la crête controlatérale, chirurgien côté controlatéral, Ostéotomie de bas en haut de dedans en dehors passant au-dessus de la tubérosité tibiale en direction de l’articulation tibio-fibulaire, Contrôle peropératoire souhaité mais pas nécessaire Synthèse plaque spécifique ou agrafe, Contention limitée antidouleur, rééducation du genou au 8e jour et appui progressif à partir du 21e jour, Suivi à court et moyen terme et évaluation à 18 mois
Results : Age moyen 58 ans, sans antécédents 58%, 42% Citadins Motif 100% douleurs et gène à la position assise, 78% Bilatéralité, 95% Genu Varum, 60% genou stable Syndrome rotulien, 76% des cas, signes méniscaux 78% ; Classification d'Ahlback 67% I et II avec 72% d’arthrose fémoro-patellaire. 217 Ostéotomies dont 13 bilatérales en un seul temps opératoire ; 69% des patient sont normo-corrigés, 12% hyper-corrigés ; Effet de la translation latérale de la tubérosité tibiale à 100% ;Au dernier contrôle 61% régression de la douleur et 32% ablation du matériel ; 8% de complications, infection, dé bricolage de matériel, et consolidation aléatoire ; 75% de genou mobile et 63% sont normoaxés ; 87% souhaite être opéré de l’autre cote ; Les opérés de deux cotés ont eu du mal à reprendre la marche mais sont très soulagés ; L’aspect radiographique a été amélioré dans 87% dans le type II d'Ahlback, Au quotidien 77,16 % pensaient avoir un meilleur résultat
Discussion : Les échecs sont dus au morphotype tridimensionnel du patient pour une correction dans le plan frontal et une sous-estimation de la lésion initiale ; L’activité physique étant diminué chez certaines patients font qu’elles sont sujette à une insuffisance de préparation et au non-respect des contraintes de la rééducation souvent décalée. Le spectre de la prothèse ne les quitte pas mais les patients préfèrent le geste conservateur ; L’ostéotomie d’ouverture a un avantage sur la fermeture concernant le raccourcissement du membre et les suites opératoires du fait que l’attelle fibulaire ; reste intacte mais 17 % se plaignent du site donneur
Conclusion : l’indication d’une ostéotomie d’addition d'ouverture dans les gonarthroses en genu varum doit être discutée et préférée à la fermeture avant la prothèse
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-967
Ostéotomies tibiales de varisation par fermeture interne : analyse d’une série rétrospective à 2 ans de suivi minimum
Axel Schmidt* 1, 2, Théo Plassard1, Cécile Batailler1, Sébastien Lustig1, Elvire Servien1
1Hôpital de la Croix Rousse, 2Centre Orthopédique Santy, Lyon, France
Introduction : Les ostéotomies tibiales de varisation par fermeture interne (OTVr-FI) sont l'un des traitements du genu valgum symptomatique en cas d'arthrose fémoro-tibiale externe, d'instabilité ou de lésion méniscale externe récidivante. L'objectif de cette étude est d'analyser les résultats des OTVr en termes de complications, de taux de réintervention et de reprise par PTG, ainsi que d'évaluer la satisfaction des patients.
Material and methods : Quarante-quatre OTVr-FI réalisées entre janvier 2008 et décembre 2022 ont été analysées de manière rétrospective avec un suivi minimum de 2 ans. Les paramètres étudiés étaient le score IKS, le taux de réintervention, la reprise par PTG ainsi que la satisfaction des patients. Les scores IKS préopératoires étaient : Genou = 69,7 ± 17 (25 - 94), Fonction = 83,3 ± 19,8 (40 - 100). L'analyse radiologique préopératoire retrouvait un angle fémoro-tibial mécanique (AFTM) moyen de 184,8° ± 3,6 (181 - 105).
Results : Trente-six (81,8 %) OTVr-FI ont été évaluées. La population était majoritairement masculine (62,8 %), avec un âge moyen de 44,6 ans ± 14,1 (18,3 - 65,8) lors de l'OTVr-FI. Le suivi moyen était de 6,7 ans ± 3,8 (2,06 - 15,6). Dans 18 (40,9%) cas, l’OTVr-FI était réalisée de façon isolée, dans 26 (59,1%) cas, elle avait été réalisés associées à une procédure méniscale et/ou ligamentaire.
Vingt-deux patients (61,1 %) ont subi une nouvelle intervention au dernier recul : 3 PTG, 1 prothèse unicompartimentale interne (PUC), 19 ablations de matériel, 2 cures de pseudarthroses, 1 ligamentoplastie, 1 désunion cicatricielle et 1 ablation de corps étranger.
Le score IKS postopératoire était de 79,1 ± 16,7 (55 - 100) pour le genou et de 93,4 ± 11,6 (55 - 100) pour la fonction. L’amélioration des scores IKS au dernier recul était de : Genou = 6,5 ±24,4 (-33 – 60 (p=0,2) et Fonction = 65 ±47 (-30 – 100) (p<0,05)
L'AFTM postopératoire était de 178,4° ± 2,4 (173 - 183). Concernant la satisfaction des patients, 24 (66,7 %) étaient très satisfaits, 7 (20 %) satisfaits, 4 (10 %) moyennement satisfaits et 1 (2,7 %) non satisfait. Trente patients (83 %) referaient l'intervention compte tenu des résultats obtenus. Le taux de reprise par prothèse était de 11,1 % (3 PTG, 1 PUC interne) avec un délai moyen de 2,7 ans ± 1,8 (1,3 - 5,3).
Discussion : Les résultats de cette étude montrent l'efficacité des OTVr-FI dans la prise en charge des genu valgum symptomatiques avec une amélioration des scores fonctionnels. Le taux de réintervention (61,1 %) reste notable, principalement en raison d'ablations de matériel, mais avec un taux de conversion en PTG relativement modéré (11,1 %). La satisfaction des patients demeure élevée, avec une majorité prête à refaire l'intervention.
Conclusion : Les OTVr-FI est une option efficace pour le traitement du genu valgum symptomatique. Bien que le taux de réintervention soit élevé, il concerne principalement des gestes mineurs. Une sélection rigoureuse des patients et d'une planification précise de l'ostéotomie est nécessaire pour optimiser les résultats à long terme.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-511
Mapping genicular nerve endings for optimal pain management: A comparative analysis between native versus prosthetic knee
Gaspary Fodjeu* 1, Loic Fonkoué2, 3, Olivier Cornu3, 4, Catherine Behets1
1Institute de recherche experimentale et clinique, Pole Morf, Université Catholique de Louvain, Bruxelles, Belgium, 2Chirurgie et spécialité, Université de Yaoundé 1, Yaoundé, Cameroon, 3Institute de recherche experimentale et clinique, Pole NMSK, Université Catholique de Louvain, 4Service chirurgie orthopédique et traumatologique, Clinique universitaire St Luc, Bruxelles, Belgium
Introduction : Chronic knee pain, most commonly caused by osteoarthritis (OA), greatly impacts quality of life. Genicular nerve blocks, chemical neurolysis and radiofrequency ablation (RFA) are increasingly used to relieve chronic pain, targeting specific genicular nerves. However, the distribution of intracapsular nerve endings and vascularity, which are crucial in the knee pain pathway and management, are not well understood in native and prosthetic knees. The objective of this study was to compare the intracapsular distribution of nerve endings and vascular density in prosthetic and native knee capsules, focusing on five genicular nerve targets.
Material and methods : Ten native and ten prosthetic knee samples from donated cadavers were used to compare capsular nerve-ending and vascular supply. Capsular samples (20mm x 5mm) were harvested from regions innervated by the five target genicular nerves (superior medial genicular nerve, superior lateral genicular nerve, inferior genicular nerve, recurrent fibular nerve, infrapatellar branch of saphenous nerve). Femoral arteries were latex-injected before dissection for vascular visualisation. Samples were formalin-fixed, paraffin-embedded, and sectioned at three levels, 50µm intervals. Haematoxylin-eosin staining for structural analysis and immunohistochemistry using NFP, S100, PGP 9.5, and P75 antibodies for manual quantification of the nerve endings. Statistical comparison between the native knee and prosthetic knee groups was performed
Results : The native knees contained a significantly denser population of FNEs (p < 0.001) than prosthetic knees, reflecting greater nociceptive potential. In contrast, prosthetic knees exhibited significantly greater vascular density (p = 0.001) and greater Pacini (p = 0.006), Golgi (p = 0.01), and unclassified nerve endings (p = 0.019). The individual five nerve targets showed identical distribution patterns, with native knees showing more FNEs and prosthetic knees with greater vascularity. In native knees, there was a low correlation of FNE with vascular density (r = 0.41), and the correlation was even weaker in prosthetic knees (r = 0.09).
Discussion : This study shows specific neurovascular characteristics of native compared to prosthetic knees in terms of intracapsular nerve ending distribution and associated vascularity, two major factors in chronic knee pain control. The frequency of FNEs in native knees identifies their involvement in OA pain and, thus, the therapeutic potential of genicular nerve targeting interventions. The increased vascularity and mechanoreceptor innervation of prosthetic knees suggests a complex interaction between postoperative inflammation, neo-angiogenesis and altered proprioception, potentially resulting in persistent post-surgical pains PPSP. This means genicular vascular embolization is of added advantage to PPSP.
Conclusion : These findings underscore the need for individualised pain management based on the unique neurovascular properties of native and prosthetic knees.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-176
Influence de la voie d’abord sur la réalisation d’un bloc au canal des adducteurs chirurgical avant mise en place d’une prothèse totale de genou : étude anatomique
Matthieu Peras* 1, 2, Baptiste David3, Inès Restrepo-Garcia2, Julien Chamoux2, Stella Stergiadou4, Basel Haseny2, Jean-François Gonzalez2, Nicolas Bronsard2, Grégoire Micicoi2
1Orthopédie et traumatologie, HIA Sainte-Anne, Toulon, 2IULS, 3Anesthésie, CHU de Nice, Nice, France, 4Orthopaedic Surgery, University Hospital of Larissa, Larissa, Greece
Introduction : : La gestion de la douleur après arthroplastie totale de genou (ATG) reste un défi majeur. Le bloc analgésique au canal des adducteurs (BCA) habituellement réalisé sous contrôle échographique par l’anesthésiste peut également être effectué lors de la chirurgie sans assistance échographique permettant ainsi une économie de temps et de moyens. L’influence de la voie d’abord ; transvastus, subvastus ou Keblish sur la réalisation d’un BCA chirurgical n’a pas été évaluée. L’hypothèse est que la réalisation du BCA chirurgical est possible quel que soit la voie d’abord réalisée avant l’implantation de l’ATG.
Material and methods : Cette étude cadavérique incluait 27 genoux ; 9 abords transvastus, 9 abords subvastus et 9 abords antéro-externes (Keblish) ont été réalisés. Un BCA chirurgical était réalisé après arthrotomie en utilisant un colorant artificiel. Le canal des adducteurs était disséqué et la coloration du nerf saphène évaluée.
Results : Aucune différence n’était observée pour les trois voies d’abord concernant les taux de succès de l’infiltration ; 100% pour la voie transvastus, 86% pour la voie subvastus et 100% pour la voie de Keblish (p = 0,3), La longueur de coloration du nerf saphène était en moyenne de 13,2 ± 3.2 cm (11,0 – 15,0 cm) pour la transvastus, de 12,5 ± 2.7 cm (11,0 – 14,0 cm) pour la subvastus et de 12,6 ± 2.3 cm (8,0 –15,0 cm) pour la voie de Keblish (p = 0,5).
Conclusion : la réalisation d’un BCA chirurgical est possible quel que soit la voie d’abord utilisée pour l’arthrotomie avant mise en place d’une arthroplastie totale de genou. Ces résultats devront être validées par des études cliniques prospectives.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-509
Prédiction optimisée des tailles d’implants de prothèse de genou : Une nouvelle approche ajustée
Eugénie Valentin1, Farès Amini* 2, Alexandre Hardy2
1Statistique, 2Chirurgie Orthopédique, Clinique du Sport, Paris, France
Introduction : Le nombre d’arthroplasties totales du genou augmente constamment, avec 113 600 prothèses implantées en France en 2018, soit une hausse de 32,2 % depuis 2012, exerçant une pression croissante sur les ressources hospitalières. Une estimation précise de la taille des implants avant l’intervention permettrait d’optimiser la préparation des plateaux chirurgicaux et de réduire les déchets d’emballage, générant ainsi des coûts économiques et environnementaux. Actuellement, les principales méthodes permettant d’anticiper la taille des implants reposent sur la planification préopératoire ou l’utilisation de calques. Cette étude évalue la performance de la formule de prédiction de Wallace et al., basée sur un modèle de régression linéaire intégrant des données démographiques (âge, sexe, taille, poids), appliquée aux prothèses de genou HEXAGON (EUROS), et propose un modèle corrigé adapté à la population française.
Material and methods : Une analyse rétrospective a été menée sur 266 patients ayant reçu une prothèse HEXAGON. Après avoir identifié les facteurs de risque de mauvaise classification, une nouvelle formule a été développée, ajustant les coefficients des variables significatives tout en prenant en compte l’impossibilité de collecter les données ethniques en France. Les taux de prédiction corrects des tailles, issus de la formule de Wallace et al. et de la nouvelle formule, ont été comparés à l’aide du test de McNemar.
Results : Les facteurs de risque de mauvaise prédiction (c'est-à-dire un écart d'au moins 2 tailles par rapport à la taille prédite) ont été le poids et la latéralité pour le fémur AP, la taille et la latéralité pour le fémur ML, la taille et le sexe pour le tibia AP, et le sexe pour le tibia ML. Avec la formule initiale, les prédictions optimales (c'est-à-dire une prédiction parfaite ou avec une tolérance de ±1 taille) étaient de 60,9 % pour le fémur AP, 44,7 % pour le fémur ML, 93,2 % pour le tibia AP et 66,2 % pour le tibia ML. Avec l'adaptation de la formule, le taux de bonne prédiction était plus élevé pour le fémur AP (87,9 %, p < 0,0001), le fémur ML (86,8 %, p < 0,0001) et le tibia ML (94,4 %, p < 0,0001), et sans amélioration notable pour le tibia AP (91,7 %, p = 0,58).
Discussion : La formule ajustée développée dans cette étude améliore significativement la précision de la prédiction des tailles des implants HEXAGON par rapport à la formule originale de Wallace et al., en tenant compte des facteurs de risque spécifiques identifiés (poids, latéralité, taille et sexe). Cette approche offre un outil fiable pour la planification préopératoire, permettant l’optimisation de la gestion des stocks d’implants et des instruments stérilisés, ce qui pourrait avoir des avantages économiques et environnementaux dans les établissements de santé.
Conclusion : La formule ajustée permet une prédiction plus précise des tailles d’implants HEXAGON, facilitant ainsi la planification préopératoire et contribuant à une gestion logistique plus efficace dans la prise en charge des patients.
Conflits d’intérêts :
E. Valentin: Pas de conflit déclaré ,
F. Amini: Pas de conflit déclaré ,
A. Hardy Patent or product inventor: EUROS SAS
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-516
Evaluation scanographique de la précision d'un ancillaire mécanique dans l'arthroplastie totale de genou avec alignement mécanique ajusté
Renaud Prima* 1, Benoit Gaulin1, Brice Rubens-Duval1, Régis Pailhe2
1Chirurgie orthopédique, CHU Sud, Grenoble, 2Chirurgie orthopédique, Clinique Aguilera, Biarritz, France
Introduction : Le bon positionnement des implants dans l’arthroplastie totale de genou est un enjeu majeur tant pour la survie de la prothèse que pour la satisfaction fonctionnelle des patients. Cependant, les résultats fonctionnels étant perfectibles, de nouvelles stratégies d’alignements ont été développées. L’alignement mécanique ajusté est l’une des stratégies actuellement utilisée dans l’espoir d’améliorer les résultats fonctionnels. Malgré ces évolutions dans les philosophies d’alignements, l’ancillaire mécanique est resté l’outil le plus utilisé pour l’implantation des prothèses. Cependant il est probable que celui-ci ne présente pas la précision suffisante pour permettre la réalisation d’un alignement mécanique ajusté. L’objectif de notre étude était d’évaluer la précision d’un ancillaire mécanique dans la pose de prothèse totale de genou selon un alignement mécanique ajusté.
Material and methods : Nous avons analysé 161 PTG réalisées entre octobre 2021 et octobre 2022. Les patients ont tous bénéficié d’un scanner pré et post opératoire, permettant la mesure du LDFA, du MPTA et de la rotation externe du carter fémoral dans le plan axial. Les mesures ont été réalisées à l’aide du logiciel Médicad Knee. Le critère de jugement principal était la différence entre le LDFA planifié en per- opératoire et le LDFA obtenu en post-opératoire.
Results : Les écarts moyens entre la planification per-opératoire et le positionnement post opératoire étaient de 1,51° +/- 2.36° (p<0.001) pour le LDFA, 0,67° +/- 2.50° (p=0.016) pour la rotation externe, et 0,58° +/- 2.27° (p=0.001) pour le MPTA. Le taux d’outliers à 2° était de 46% pour le LDFA, de 40% pour la rotation externe et de 33% pour le MPTA. 6% des patients ont nécessité un release ligamentaire.
Discussion : Les résultats de notre étude montrent un taux d’outliers légèrement plus important que celui rapporté dans la littérature. Cela peut s’expliquer par l'utilisation du scanner pour réaliser les mesures permettant une meilleure précision du calcul des angles. Bien que le nombre d’outliers soit important, le taux de release ligamentaire reste faible, et similaire à celui de la littérature.
Conclusion : Notre étude mettait en évidence une grande variabilité des résultats obtenus et un important nombre d’outliers. Cela souligne la nécessité de continuer à développer des outils afin d’augmenter la précision, car l'ancillaire mécanique ne semble pas présenter la fiabilité requise pour répondre aux exigences de l'alignement mécanique ajusté.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Présentation 5 min + discussions 2 min
Communications orales
Intelligence artificielle
ABSTRACT N° SOFCOT25-157
Transformation des données médico-chirurgicales non structurées en informations exploitables: l'impact des LLM, du Few-Shot Learning et du rétrocontrôle utilisateur
Aymeric Faure* 1, Henri d'Astorg2, Benjamin Blondel3, Solène Prost3, Mourad Ould Slimane4, Marc Szadkowski2, Hadrien Giorgi1
1Institut Méditerranéen du Dos, Marseille, 2Centre Santy, Lyon, 3CHU La Timone, Marseille, 4CHU Rouen, Rouen, France
Introduction : L'exploitation des données de santé non structurées représente un défi majeur dans le domaine de la santé. L’avènement récent des LLM (Large Language Model) permet désormais d’extraire les données non-structurées présentes dans les dossiers médicaux, d’indexer et de vectoriser leur contenu afin d’en proposer une analyse enrichie et agrégée par l’intelligence artificielle. L'objectif est d’étudier la fiabilité de cette approche dans l’analyse d’une base de données médicale non structurée centrée sur la pathologie rachidienne.
Material and methods : Nous avons extrait les données contenues dans les dossiers médicaux de l’ensemble des patients pris en charge pour une pathologie rachidienne, traités médico-chirurgicalement, dans deux centres français en 2024. Les documents étaient encodés pour être lus et analysés par plusieurs modèles de LLM. La phase d’archivage a ensuite consisté à reconnaître, classer et affilier les bons documents aux bons patients, en tenant compte de la temporalité des événements constituant leur histoire médicale. Puis le dossier était reconstitué et intégré dans la nouvelle base de données. La création de schémas d’extractions spécifiques à partir de dimensions prédéfinies permettait ensuite de donner des instructions complètes au modèle pour structurer la donnée et interroger la base. La technique de "Few-
Shots Learning" (FSL), qui consiste à fournir au modèle quelques exemples d'extraction attendue, a été employée pour affiner la précision.
Les réponses aux requêtes formulées étaient ensuite soumises à l’appréciation de l’utilisateur qui pouvait valider la réponse ou la corriger, permettant ainsi de faire progresser le modèle.
Results : En 2024, 4485 dossier patient ont été analysé représentant plus de 80000 documents pdf. Les modèles
testés étaient UltraMédical-8B, Llama 3.1 8B, Llama 3.1 70B, Tulu3 8B, Qwen2.5 32B et Mistral 24B. 40 dimensions ont été analysé parmi lesquelles : données socio-démographiques, antécédent médicaux et chirurgicaux, prise d’anti-coagulant, type de traitement proposé, type de matériel mis en place, survenue d’une complication post opératoire et PROMS. Les taux globaux de précision obtenus variaient entre 25% (Llama 3,1 70B) et 84% (Mistral 24B). L’entraînement des modèles par FSL permettait d’augmenter significativement le taux de précision de tous les modèles (25% versus 81%, Llama 3,1 70B). Le nombre de FSL nécessaire variait entre 1 et 5 selon la dimension étudiée.
Discussion : Cette étude souligne le potentiel des LLM, optimisés par le FSL, pour l'analyse des données médicales non
structurées. Le choix du modèle LLM doit être guidé par la précision, le coût d'extraction, sa stabilité et sa latence.
Conclusion : L'évolution rapide des LLM offre des perspectives prometteuses. Il reste néanmoins crucial de mettre en place un
rétrocontrôle des utilisateurs sur les réponses des modèles. L'intégration des corrections des chirurgiens permet
d'améliorer continuellement la performance du modèle et de l'adapter aux spécificités de la pratique médicale.
Conflits d’intérêts :
A. Faure Patent or product inventor: Co-fondateur Mage-X,
H. d'Astorg Patent or product inventor: Co-fondateur Mage-X,
B. Blondel: Pas de conflit déclaré ,
S. Prost: Pas de conflit déclaré ,
M. Ould Slimane: Pas de conflit déclaré ,
M. Szadkowski Patent or product inventor: Co-fondateur Mage-X,
H. Giorgi Patent or product inventor: Co-fondateur Mage-X
Communications orales
Research / Innovation
ABSTRACT N° SOFCOT25-368
L’inertialoLocographie : une nouvelle approche dans l’analyse de l’impact sur la marche des arthroplasties majeures du membre inférieur.
Léo Allouch* 1, Cyril Voisard2, Elodie Busson3, Damien Ricard2, 4, Nicolas de l’Escalopier1, 2
1Service de chirurgie orthopédique traumatologique et réparatrice des membres, Service de Santé des Armées, HNIA Percy, Clamart, 2Université Paris Cité, Université Paris Saclay, ENS Paris Saclay, CNRS, SSA, INSERM, Centre Borelli, F75006, Paris, 3Unité de recherche clinique, SSA, HNIA Percy, 4Service de Neurologie, Service de Santé des Armées, HNIA Percy , Clamart, France
Introduction : L’évaluation du résultat des prothèses de hanche et de genou repose presque uniquement sur des auto-questionnaires de scores. A l’ère de la médecine personnalisée, cette évaluation est très limitée, et non objective. Les progrès récents du domaine de la capture inertielle de mouvements (inertialoLocographie, ILG) ont permis d’obtenir des données objectives d’analyse de la marche à l’aide de capteurs embarqués chez des patients arthrosiques. Ces capteurs, petits et faciles d’utilisation peuvent être déployés lors d’une consultation ne nécessitant l’enregistrement que d’un 10 mètres aller-retour. Ils permettent, après un traitement du signal obtenu par intelligence artificielle, d’obtenir une analyse de l’état de marche objective, quantifiable et reproductible.
L’objectif principal de cette étude d’évaluer la faisabilité d’une évaluation par ILG de l’impact d’une prothèse totale de hanche ou de genou sur la marche.
Les objectifs secondaires sont la définition de nouveaux biomarqueurs ainsi que l’évaluation de la corrélation des indicateurs avec les scores fonctionnels habituels.
Material and methods : Il s’agit d’une étude préliminaire ayant pour but d’évaluer la faisabilité de l’utilisation de l’ILG dans l’analyse de l’impact sur la marche après PTH/PTG. 5 patients opérés d’une PTH et 5 patients opérés d’une PTG programmée seront inclus dans chaque bras. Une évaluation de la marche préopératoire, à J1, à 3 et 6 mois sera réalisée. Les scores fonctionnels habituels WOMAC, le HOOS/KOOS, le Simple Hip Value (SHV) et le Simple Knee Value (SKV) seront également recueillis.
Results : L’analyse par ILG en consultation de routine clinique a pu être réalisée. Les biomarqueurs utilisés ont montré une bonne pertinence et une corrélation à l’état de marche globale du patient observé. Leur variation était associée à celle des scores fonctionnels utilisés.
Conclusion : Cette étude préliminaire montre la faisabilité d’une analyse par ILG en péri opératoire d’une arthroplastie majeure du membre inférieur. Elle sera suivie d’une étude de cohorte prospective. Cette approche devrait permettre d’améliorer de façon importante l’analyse de l’impact de la chirurgie orthopédique sur la marche.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Research / Innovation
ABSTRACT N° SOFCOT25-636
Chambre des erreurs : outil de simulation en santé
Wiem Guibane* 1
1Service Pharmacie, Centre de Traumatologie de des Grand Brûlés, Ben Arous, Tunisia
Introduction : La chambre des erreurs (CE) est une méthode de simulation utilisée en milieu hospitalier pour améliorer la détection des erreurs médicales et renforcer la sécurité des soins. Cet outil forme les professionnels de santé à repérer les erreurs critiques, notamment les erreurs médicamenteuses (EM), les manquements aux protocoles d’hygiène et de sécurité, ainsi que les erreurs d’identitovigilance. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’impact de la CE sur la capacité des soignants du service du Centre de Traumatologie à identifier ces erreurs avant et après une formation ciblée, avec une attention particulière aux Never Events (NE), erreurs graves et évitables.
Material and methods : L’étude a été menée auprès de 45 professionnels de santé (infirmiers, médecins, pharmaciens, aides-soignants et brancardiers) du Centre de Traumatologie , répartis en trois groupes de 15 participants. Trois scénarios de simulation ont été élaborés pour refléter des erreurs fréquemment rencontrées en milieu hospitalier :
Erreurs médicamenteuses (EM) : confusion de médicaments injectables, dosage incorrect, mauvaise préparation d’anticoagulants.
Hygiène et sécurité : non-respect des protocoles d’asepsie et de désinfection, utilisation inappropriée des dispositifs médicaux.
Identitovigilance et erreurs administratives : soins administrés au mauvais patient, erreurs d’étiquetage d’échantillons, défauts dans l’identification des patients.
Une évaluation initiale a été réalisée avant la formation (pré-test), suivie d’une formation ciblée, puis d’un post-test pour mesurer les progrès des participants.
Results : Les résultats indiquent une nette amélioration des capacités de détection après la formation. Le taux de reconnaissance des EM est passé de 40 % avant la formation à 85 % après. Pour les erreurs liées à l’hygiène et à la sécurité, une augmentation significative a été observée, avec un taux de détection progressant de 50 % à 90 %, traduisant une meilleure application des protocoles. Concernant les erreurs d’identitovigilance, le taux de détection a augmenté de 35 % à 75 %, bien que certaines lacunes persistent, notamment en matière d’identification correcte des patients.
Conclusion : La CE s’est révélée être un outil efficace pour renforcer la vigilance des professionnels de santé face aux erreurs critiques. La formation ciblée a permis une amélioration significative de la détection des erreurs dans tous les domaines étudiés. Ces résultats encouragent l’élargissement de cette méthode de simulation à d’autres secteurs hospitaliers afin d’améliorer la sécurité des soins et de prévenir les Never Events.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Intelligence artificielle
ABSTRACT N° SOFCOT25-825
Intelligence artificielle et expertise humaine dans le diagnostic des traumatismes de la main : une approche collaborative
Céline Klein1, Pierre Fondu* 2, Daniel Aiham Ghazali1, Vladimir Rotari1, Osama Abou-Arab1, Emmanuel David1
1CHU Amiens-Picardie, Amiens, France, 2Chirurgie orthopédique et traumatologique, CHU Amiens-Picardie, Amiens, France
Introduction : Les traumatismes de la main sont un motif d’admission fréquent dans un service d’urgences et nécessitent une analyse radiographique. Les lésions mal diagnostiquées ou non diagnostiquées peuvent entraîner de mauvais résultats fonctionnels. L'intelligence artificielle (IA) offre de nouveaux outils pour le diagnostic de lésions dans la pratique clinique courante. L'objectif principal de cette étude était d’évaluer la performance diagnostique de l’IA pour le diagnostic des fractures et des luxations de la main, en comparaison avec l’analyse de deux chirurgiens orthopédistes expérimentés. L'objectif secondaire était d’évaluer la performance diagnostique d'un interne par rapport à celle de l'IA
Material and methods : Cette étude rétrospective, monocentrique, a été menée sur un ensemble de séries de radiographies de la main collectées auprès de patients âgés de plus de 16 ans consultant aux urgences. Les séries radiographiques ont été examinées par deux chirurgiens seniors (constituant le gold standard) et un interne d’orthopédie. Sur la base d’un tableau de contingence, de la sensibilité et de la spécificité, les capacités respectives de l'IA et de l’interne à détecter les fractures/luxations ont été comparées au gold standard. L’interne et l'IA ont également été comparés.
Results : 1915 séries radiographiques (4738 radiographies pour 1892 patients) ont été incluses dans l'analyse. Le kappa de Cohen de 0,865 a indiqué une presque parfaite concordance entre les deux chirurgiens seniors. L’analyse de l’IA a révélé une sensibilité [intervalle de confiance à 95%] de 97,6% [0,96-0,98] et une spécificité de 88,9% [87,2-90,4]. Des faux positifs ont été relevés dans 162 cas. L’IA n’a pas diagnostiqué 11 blessures (0,6%) : deux luxations de l’articulation interphalangienne proximale, sept fractures de phalange (dont une amputation de la troisième phalange et deux fractures de métacarpien). Par rapport à l'IA, l'analyse de l’interne a montré une sensibilité significativement plus faible (p<0,0001) et une spécificité significativement plus élevée (p=0,007).
Discussion : Ces résultats confirment notre hypothèse selon laquelle l'IA peut identifier efficacement les fractures et les luxations sur des radiographies standard et se rapproche du niveau de performance diagnostique des chirurgiens expérimentés.
Conclusion : L'IA peut être un outil précieux dans les situations d'urgence, notamment pour les praticiens moins expérimentés, mais ne dépasse pas la performance diagnostique des chirurgiens seniors. La capacité de l'IA à détecter les luxations et les amputations doit être améliorée. L’IA peut compléter (mais ne remplace pas) un examen clinique approfondi.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Intelligence artificielle
ABSTRACT N° SOFCOT25-622
L'intérêt de l'intelligence artificielle dans la détection des fractures de l'articulation talo-crurale dans un service d'urgence.
Olivier Delahaye* 1, Céline KLEIN2, Patrice Mertl1, Olivier Jardé1, Riadh Rahab1
1Chirurgie orthopédique et traumatologique, 2Chirurgie pédiatrique, CHU Amiens Picardie, Amiens, France
Introduction : L’intelligence artificielle (IA) se développe en imagerie médicale, notamment pour détecter les fractures. Toutefois, son évaluation clinique reste limitée. Cette étude analyse les performances d’un système d’IA pour détecter des fractures sur des radiographies de cheville et les compare à celles d’un interne en chirurgie orthopédique.
Material and methods : Étude rétrospective monocentrique incluant 948 patients ayant eu des radiographies standard (face et profil) de la cheville entre juin 2023 et janvier 2024 pour un traumatisme. L’IA (logiciel Boneview Gleamer) générait trois résultats : « fracture », « absence de fracture » ou « doute ». Les images étaient analysées par un chirurgien spécialiste de la cheville et du pied et un interne sans l'aide de l'IA. L’interprétation du senior servait de gold standard. Les performances de l’IA et de l’interne ont été évaluées par un tableau de contingence avec analyse de la sensibilité, spécificité, valeur prédictive positive (VPP) et négative (VPN), via le logiciel R. Le seuil de significativité était fixé à p<0,05.
Results : L'IA a classé 8,9 % des cas (n=85) en « doute ». En les excluant, elle présentait une sensibilité de 94,3 % [90,51;98,14], une spécificité de 94,8 % [93,26;96,48], une VPP de 77,8 % [71,55;84,01] et une VPN de 98,8 % [98,8;99,64]. Si ces cas étaient considérés comme « absence de fracture », la sensibilité diminuait à 89,3 % [84,29;94,23], la spécificité augmentait à 95,4 % [93,91;96,83], avec une VPP de 78,2 % [72,03;84,44] et une VPN de 97,9 % [96,95;98,94]. À l’inverse, en les interprétant comme « fractures », la sensibilité atteignait 94,6 % [91,01;98,25], la spécificité 85,6 % [83,17;88,4], avec une VPP de 55,1 % [48,98;61,17] et une VPN de 98,8 % [98,05;99,64]. L’interne présentait une sensibilité de 91 % [86;95], une spécificité de 95 % [93;97], une VPP de 95 % [93;97] et une VPN de 99 % [98;99]. Les performances de l’interne ont montré une sensibilité significativement plus faible (p<0,005) mais une spécificité significativement meilleure que celle de l’IA (p<0,005).
Discussion : Les performances de l’IA sont comparables aux autres systèmes rapportés dans la littérature. Cette étude se distingue par la taille de sa cohorte, mais présente des limites : caractère rétrospectif, unicité du centre et d’un seul expert comme référence. Une évaluation multicentrique avec plusieurs experts ou des examens comme l’imagerie 3D renforcerait les conclusions.
Conclusion : L'IA constitue un excellent outil diagnostique pour les fractures de cheville aux urgences, avec des performances encore inférieures à celles d’un chirurgien expérimenté. Une intégration optimisée en pratique clinique pourrait améliorer la prise en charge, bien qu’elle ne remplace pas encore un chirurgien.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Présentation 5 min + discussions 2 min
Communications orales
Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-778
Évaluation scanographique peropératoire de la réduction de la syndesmose tibio-fibulaire en utilisant la cheville controlatérale comme référence
Filippo Pierobon* 1, Morad Mohamad2, Antoine Acker1, Mathieu Assal1, Victor Dubois-Ferrière1
1Centre Assal de Chirurgie du Pied et de la Cheville, 2HUG, Genève, Switzerland
Introduction : L’instabilité de la syndesmose représente un défi majeur dans la prise en charge des fractures instables de la cheville, étant présente dans environ 10 à 20 % des cas. Une réduction anatomique et une fixation adéquate sont essentielles pour restaurer la biomécanique normale de l’articulation de la cheville et prévenir des complications. Une malréduction de la syndesmose est le facteur le plus déterminant influençant les résultats fonctionnels après la chirurgie. La tomodensitométrie (TDM) peropératoire permet une évaluation précise de la qualité de la réduction de la syndesmose tibio-fibulaire, en utilisant la cheville controlatérale saine comme référence pour guider la réduction.
Material and methods : Il s'agit d'une étude rétrospective. 17 patients ayant bénéficié d’un scanner préopératoire ou peropératoire des deux chevilles, dont une touchée par une instabilité syndesmotique, ont été inclus. La syndesmose de la cheville lésée était réduite et temporairement stabilisée à l’aide d’un fil de Kirschner. Une coupe axiale de scanner (O-Arm™ Surgical Imaging System - Medtronic, MN, USA) , prise à 1 cm proximalement au plafond tibial, était obtenue en peropératoire et comparée à celle de la cheville non lésée au même niveau. Si la réduction ne correspondait pas au côté sain, elle était ajustée et la TDM répétée. Un déplacement supérieur à 2 mm dans le plan antéro-postérieur ou médio-latéral, par rapport à la cheville non lésée, était considéré comme une malréduction significative. Une fois la réduction jugée satisfaisante, la syndesmose était fixée à l’aide d'une vis de 3.5 mm, suivie d’une TDM peropératoire finale.
Results : Les 17 patients participants avaient un âge moyen de 46,6 ± 18,5 ans. Parmi les cas, on comptait 59 % de fractures de type Danis-Weber C et 29 % de fractures de Maisonneuve. Deux patients nécessitaient d'une chirurgie de révision après mise en évidence d’une malréduction de la syndesmose sur des clichés radiographiques post-opératoires. Les TDM post-réduction n’ont montré aucun cas de malréduction syndesmotique, avec un déplacement moyen antéro-postérieur de 0,88 ± 0,67 mm et un déplacement moyen médio-latéral de 0,91 ± 0,55 mm, par rapport à la cheville non lésée.
Discussion : Les méthodes conventionnelles manquent de précision et le scanner effectué en post-opératoire peut montrer la nécessité d'une reprise chirurgicale. Nos résultats montrent un déplacement minime par rapport à la cheville saine et aucune reprise chirurgicale nécessaire. Malgré une taille d’échantillon limitée, cette technique améliore la précision et réduit jusqu'à 0% la nécessité de réintervention.
Conclusion : L’évaluation peropératoire de la réduction de la syndesmose par O-Arm, en utilisant la cheville controlatérale comme référence, offre une grande précision. Cette technique semble prometteuse pour obtenir une réduction satisfaisante dans 100 % des cas, avec 0% de chirurgie de révision. Elle améliore donc les résultats chirurgicaux et le risque de ré-intervention.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-910
Résultats des prothèses totales de cheville dans l’arthrose en valgus : identification des facteurs prédictifs de la nécessité de réalignement concomitants et résultats à court terme.
François Lintz* 1, 2, Pierre-Henri Vermorel3, Emily Luo2, Wolfram Grün2, Enrico Pozzessere2, Cesar de Cesar Netto2
1Chirurgie Orthopédique, Ramsay Santé Clinique de l'Union, Saint Jean Toulouse, France, 2Foot and Ankle Division, Duke University, Durham, United States, 3Chirurgie Orthopédique, CHU de Saint Etienne, Saint Etienne, France
Introduction : La prothèse totale de cheville (PTC) est utilisée dans le traitement de l'arthrose de cheville (AAC). L’arthrose en valgus pose un défi particulier, nécessitant fréquemment des procédures supplémentaire de réalignement ou sur les tissus mous. L’introduction des implants tibiaux à quille a permis d'étendre les indications aux déformations complexes, tandis que les avancées du cone beam en charge (WBCT) ont amélioré la précision du planning. Cette étude analyse les facteurs nécessitant un réalignement concomitantes, ainsi que les résultats à court terme. Notre hypothèse est que la sévérité du valgus représente le principal prédicteur.
Material and methods : Etude rétrospective monocentrique, de 31 patients avec PTC entre janvier 2022 et avril 2024, WBCT préopératoire et suivi minimal de 6 mois (13,26 ± 6,87). L’âge moyen était de 67,10 ± 11,42 ans, l’IMC de 30,94 ± 5,45 et l’offset pied-cheville (FAO) de 13,08 ± 5,34. L’étiologie comprenait 25,8 % de post-traumatiques et 67,6 % de pied plats. Les données démographiques, caractéristiques de l’implant, les procédures associées, les complications, les scores PROMIS douleur et fonction physique pré et postopératoires, ainsi que l’alignement pré et postopératoire (WBCT et radiographies) ont été relevés. Les analyses descriptives et comparatives ont été réalisées. Une régression linéaire multivariée a analysé les scores PROMIS postopératoires en fonction du FAO et du score PROMIS préopératoire.
Results : Les scores PROMIS s’amélioraient, avec une douleur passant de 63,0 (IQR: 3,5) à 54,0 (IQR: 23,0), (p<0,001), et la fonction physique augmentant de 39,0 (IQR: 10,5) à 44,0 (IQR: 13,5) (p<0,001). Les PROMIS préopératoires prédisaient les PROMIS postopératoires (p<0,005). Un réalignement a été nécessaires dans 87,1 % des cas, (arthrodèses (41,9 %), ostéotomies (32,3 %), reconstructions des tissus mous (80,6 %)). Les implants à quille (48,4 %) n'avaient pas de résultats différents. Le taux de complications était de 12,9 %. Un valgus sévère (FAO ≥16 %) était associé à une douleur postopératoire accrue (p<0,05) et à ≥2 réalignements (p<0,05). Les pied plats classe C présentaient une déformation préopératoire plus sévère et nécessitaient davantage de quilles (p<0,05). En multivarié le score PROMIS douleur préopératoire (β=0,62, IC[0,05 ; 1,19], p=0,0354) et un FAO ≥ 20,0 (β=11,43, IC[2,27 ; 20,58], p=0,0163) étaient associés à une douleur postopératoire plus élevée.
Discussion : Un valgus sévère (FAO ≥16 %) en préopératoire constitue le principal prédicteur de la nécessité d’au moins deux procédures de réalignement associées et est corrélée à des scores postopératoires inférieurs. Les cas de PCFD avec effondrement du mediotarse (classe C) présentaient des déformations préopératoires plus sévères, nécessitant davantage d'implants à quille.
Conclusion : Cette étude confirme que la PTC améliore significativement les résultats PROMIS à court terme dans l'AAC en valgus. Des études prospectives à plus long terme sont nécessaires pour valider ces résultats.
Conflits d’intérêts :
F. Lintz: Pas de conflit déclaré ,
P.-H. Vermorel: Pas de conflit déclaré ,
E. Luo: Pas de conflit déclaré ,
W. Grün: Pas de conflit déclaré ,
E. Pozzessere: Pas de conflit déclaré ,
C. de Cesar Netto Consultancy, Expert: CurvebeamAI Paragon28 Ossio Ty-Co Arthrex Smith&Nephew Stryker , Stock shareholder : CurvebeamAI
Communications orales
Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-126
Evaluation Of MagnetOs Putty As A Standalone Bone Graft For Hindfoot Fusion: A Retrospective Study
Luuk Luuk Van Dijk1, Ceri-Ann Suurmond* 2, Katherine Sage3, Paulo Amado4
1Medical and Scientific affairs, Kuros Bisociences, 2Medical and Scientific affairs, Kuros Biosciences, Bilthoven, Netherlands, 3Medical and Scientific affairs, Kuros Bisociences, Atlanta, United States, 4Orthopedics, 2. Hospital Lusíadas Porto, Porto, Portugal
Introduction : Autologous cancellous bone, the "gold standard" for bone grafting, is limited by donor site morbidity, restricted availability, and procedural complications. Synthetic bone graft substitutes, particularly calcium phosphate ceramics (CaPs) with submicron topography, offer a promising alternative due to their osteoconductive and osteoinductive properties. MagnetOs Putty, a synthetic CaP-based graft with advanced submicron surface topography, has demonstrated equivalence to autograft in preclinical and human clinical studies. This study evaluates the clinical performance of MagnetOs Putty as a standalone bone graft in hindfoot fusion
Material and methods : A retrospective medical chart review identifiedof 72 patients undergoing hindfoot fusion that met the inclusion criteriawas conducted. Data was collected from pPatients receiving either MagnetOS Putty (36) or were divided into two groups: 36 treated with MagnetOs Putty and 36 with autologous bone graft. Inclusion criteria required degenerative hindfoot disease, treatment with either graft type, and follow-up data availability. Primary outcomes included radiographic fusion assessed by independent, blinded radiological analysis. Secondary outcomes included changes in outcome scores, complication rates, and reoperation rates. Descriptive statistics and appropriate statistical tests will used to analyze the results.
Results : Data collection is ongoing Results are forthcoming and will describe fusion rates, clinical outcomes, and complication rates associated with MagnetOs Putty compared to autograft. Preliminary analysis suggests that MagnetOs Putty offers a viable alternative to autograft for hindfoot fusion.
Conclusion : This study aims to provide evidence supporting the use of MagnetOs Putty as a standalone bone graft in foot and ankle surgery, addressing limitations and avoiding complications associated with of traditional grafting materials. The findings could inform clinical decision-making and promote the adoption of advanced synthetic bone graft substitutes.
Conflits d’intérêts :
L. Luuk Van Dijk Research support/Scientific studies: Kuros Biosciences,
C.-A. Suurmond: Pas de conflit déclaré ,
K. Sage Research support/Scientific studies: Kuros Biosciences,
P. Amado Consultancy, Expert: Kuros Biosciences
Communications orales
Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-127
Arthrodesis of the subtalar joint using a novel biphasic calcium phosphate bone graft
Luuk Luuk Van Dijk1, Ceri-Ann Suurmond* 1, Thomas Fusco2, Katherine Sage3, Stasia Rush2, Felicia Blom 2, Kyle Colvin2
1Medical and Scientific affairs, Kuros Biosciences, Bilthoven, Netherlands, 2Orthopedics, Orthopedic Associates, 1034 Mar Walt Drive, Fort Walton Beach, Florida, 3Medical and Scientific affairs, Kuros Biosciences, Atlanta, United States
Introduction : Limited availability of autologous bone graft has led to a vast array of alternative bone graft options including allograft, demineralized bone matrices, cell-based matrices, and synthetic bone grafts. In this retrospective review, a control group of patients undergoing subtalar joint arthrodesis using a conventional bone graft was compared to a matched study group utilizing a novel synthetic biphasic calcium phosphate (BCP) bone graft with advanced surface topography
Material and methods : Seventeen consecutive patients underwent subtalar joint arthrodesis using a novel BCP with a unique submicron surface topography, either as a standalone graft or mixed with bone marrow aspirate. Fusion outcomes were assessed via radiographs at six-weeks and twelve-weeks. Clinical outcomes were assessed via weight bearing status at six-weeks and twelve-weeks. These results were compared to a matched study group of 15 patients undergoing subtalar joint arthrodesis using a conventional bone graft.
Results : Seventeen of seventeen (100%) of patients completed full follow up. Twelve of seventeen patients had complete fusion at 12 weeks (70%) and four of seventeen patients (23%) had partial fusion at 12 weeks. One of seventeen (5%) had revision arthrodesis. All patients were 100% weight bearing at 12 weeks. In the control group, fifteen of fifteen (100%) of patients completed full follow up. At 12 weeks, seven of fifteen (46%) had complete fusion, seven of fifteen (46%) had partial fusion, and one (6%) did not fuse and went on to revision surgery.
Conclusion : This novel submicron surface topography BCP offers a promising bone graft substitute for arthrodesis of the subtalar joint.
Conflits d’intérêts :
L. Luuk Van Dijk Research support/Scientific studies: Kuros Biosciences,
C.-A. Suurmond: Pas de conflit déclaré ,
T. Fusco Consultancy, Expert: Kuros Biosciences,
K. Sage Research support/Scientific studies: Kuros Biosciences,
S. Rush: Pas de conflit déclaré ,
F. Blom : Pas de conflit déclaré ,
K. Colvin: Pas de conflit déclaré
Communications orales
Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-243
Reprise d’appui immédiat après transfert de long fléchisseur de l'hallux avec double fixation calcanéenne sous endoscopie dans les ruptures chroniques de tendon d'Achille
Arthur Barbaret* 1, Paul Walbron2
1centre chirurgical Emile Gallé, Nancy, 2Centre ARTICS, Essey lès Nancy, France
Introduction : Le transfert endoscopique du tendon du flexor hallucis longus (FHL) est une technique chirurgicale fiable et validée pour les ruptures chroniques du tendon d'Achille. De nombreux types de méthodes de fixation du tendon sont décrites, mais la mise en charge complète après l'opération est généralement retardée de plusieurs semaines. Nous émettons l'hypothèse que la double fixation calcanéenne du tendon FHL avec reprise d'appui immédiate donne de bons résultats
Material and methods : 22patients opérés entre janvier 2021 et avril 2024 ont été inclus dans une étude monocentrique rétrospective. L'intervention consistait à réaliser un tunnel osseux horizontal percutané et un tunnel oblique endoscopique avec fixation par vis pour maintenir le tendon FHL à deux reprises. Les critères d'inclusion étaient un suivi minimum de 6 mois et l'absence d'autre intervention chirurgicale sur le tendon d'Achille. Les résultats étaient le Heel rise test, le single leg hop test, le score de rupture totale du tendon d'Achille (ATRS), le score de la Société européenne du pied et de la cheville (EFAS) et le Self Ankle Value (SAV) mesurés en préopératoire et lors de la dernière visite de suivi. Les complications et le retour au sport ont également été recherchées
Results : L'âge moyen était de 58,7 ± 14,8 (17-79) et le suivi moyen de 20 ± 9 mois (6-41). Le test d'élévation du talon moyen est passé de 1,2 ± 3,2 (0-14) à 16 ± 15 (0-60) (p<0,001). Le test de saut sur une jambe est passé de 10 ± 11 (0-30) cm à 64 ± 49 (0-150) cm (p<0.001). L'ATRS est passé de 37 ± 11 (19-61) en préopératoire à 71 ± 17 (45-96) (p<0.001) et l'EFAS de 8 ± 3 (3-15) en préopératoire à 20 ± 4 (12-24) (p<0.001) au dernier suivi. Le SAV moyen était de 26 ± 20 (5-80) en préopératoire et de 81 ± 18 (30-100) en postopératoire (p<0,001). Trois patients ont déclaré souffrir de douleurs neurologiques lors du dernier suivi. Dix-neuf patients (86%) ont repris leurs activités sportives, dont 11 (50%) au même niveau qu'avant la rupture
Discussion : Cette technique de double fixation osseuse endoscopique avec mise en charge immédiate donne d'excellents résultats qui concordent avec d'autres techniques publiées dans cette indication. Les douleurs neuropathiques observées sont probablement liées au prélèvement du FHL au niveau du noeud de Henry, à l’origine de lésions du nerfs plantaire médial mais qui semblent diminuer avec la courbe d’apprentissage. La double fixation osseuse semble conférer un modèle plus rigide que la simple fixation avec suture du FHL sur lui-même, ce qui permet de donner directement l'appui en post opératoire avec une immobilisation par botte de marche pendant un mois. Aucune faillite de la fixation n’a été rapportée malgré l’appui immédiat
Conclusion : La technique de transfert endoscopique du FHL par double fixation osseuse calcanéenne dans les ruptures chroniques de tendon d’Achille donne de bons résultats avec peu de complications. La reprise d’appui immmédiat en post-opératoire doit ainsi être systématique, pour favoriser la remusculation du mollet
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-290
Subtalar Offset : une nouvelle mesure tridimensionnelle de l’alignement pour distinguer un malalignement global de l’arrière-pied d’un alignement isolé de l’articulation sous-talienne
Pierre-Henri Vermorel* 1, Wolfram Grün2, Enrico Pozzessere2, Emily Luo3, Rémi Philippot1, Mark Easley2, Cesar De Cesar Netto2, François Lintz4
1Chirurgie Orthopédique, CHU Nord, Saint-Etienne, France, 2Orthopedic surgery Foot and ankle division, Duke University Health System, 3Orthopedic surgery Foot and ankle division, Duke University School of Medicine, Department of Orthopaedic Surgery, Durham, United States, 4Chirurgie Orthopédique, Ramsay Healthcare Clinique de l'Union, Toulouse, France
Introduction : Le Foot and Ankle Offset (FAO) est une mesure semi-automatique obtenue par tomodensitométrie en charge (WBCT) permettant d’évaluer la relation tridimensionnelle (3D) entre le centre de l’articulation de la cheville et le tripode du pied. Bien que le FAO fournisse une évaluation globale de l’alignement de l’arrière-pied (HA), il ne permet pas d’identifier spécifiquement l’implication de l’articulation sous-talienne (SJ). L’objectif de cette étude était d’introduire et d’évaluer la fiabilité d’un nouvel indice biométrique 3D, le Subtalar Joint Offset (SJO), visant à quantifier spécifiquement le décalage de l’articulation sous-talienne par rapport au tripode du pied.
Material and methods : Nous avons mené une étude rétrospective comparative sur 206 patients (275 pieds) présentant un alignement global normal (n=30), en valgus (n=172) ou en varus (n=73), défini sur la base des valeurs du FAO (-0.6% < neutre < 5.2%). Le SJO a été calculé en analysant la position de la facette moyenne calcanéenne de l’articulation sous-talienne par rapport au tripode du pied à l’aide d’un logiciel WBCT (Talas, Cubevue, CurvebeamAI, Hatfield PA, USA). Les coefficients de corrélation intra- et inter-observateurs (ICC) ont été déterminés. Nous avons évalué la distance relative entre le SJO et le FAO ainsi que la corrélation entre ces deux mesures pour chaque groupe. Le seuil de significativité statistique a été fixé à p < 0.05.
Results : Les valeurs ICC intra- et inter-observateurs étaient respectivement de 0,98 et 0,92, témoignant d’une bonne reproductibilité de la mesure. Le FAO moyen différait significativement entre les trois groupes d’alignement, avec une valeur de 2.23±3.45 pour le groupe neutre, 8.8±4.57 pour le groupe en valgus et -8.73±7.13 pour le groupe en varus (p < 0.001). De même, les valeurs moyennes du SJO étaient significativement différentes entre les groupes, avec 15,17 ± 2,38 pour le groupe neutre, 19,44 ± 3,28 pour le groupe en valgus et 10,46 ± 3,19 pour le groupe en varus (p < 0.001).
L’alignement en valgus présentait la plus faible distance relative entre le SJO et le FAO (10,64 ± 2,78), suivi de l’alignement neutre (12,93 ± 2,37) et de l’alignement en varus (19,19 ± 5,58) (p < 0.001). Une forte corrélation a été observée entre le FAO et le SJO pour les groupes valgus et neutre (ρ = 0,78 ; r² = 0,639 ; p < 0.001 et ρ = 0,78 ; r² = 0,528 ; p < 0.001, respectivement), tandis qu’une corrélation modérée a été notée pour le groupe varus (ρ = 0,62 ; r² = 0,433 ; p < 0.001).
Conclusion : Le Subtalar Joint Offset (SJO) est une mesure WBCT fiable permettant d’évaluer l’alignement de l’articulation sous-talienne. Cette nouvelle mesure permet de différencier l’alignement sous-talien en valgus, varus et neutre. Son utilisation pourrait aider à adapter les stratégies chirurgicales destinées à l’arrière-pied.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-293
Modélisation de la dynamique de l’articulation sous-talienne dans la déformation progressive du pied plat acquis
Pierre-Henri Vermorel* 1, Wolfram Grün2, Enrico Pozzessere2, Emily Luo2, Rémi Philippot1, Mark Easley2, François Lintz3, Cesar De Cesar Netto2
1chirurgie orthopédique, CHU Nord, Saint-Etienne, France, 2foot and ankle division, Duke University Health System, Department of Orthopaedic Surgery, Durham, United States, 3chirurgie orthopédique, Ramsay Healthcare Clinique de l'Union, Toulouse, France
Introduction : La progression du pied plat acquis (PPA) suit la séquence suivante : subluxation péritalaire (SPT), conflit du sinus du tarse (CST), conflit sous-fibulaire (CSF), et dans les cas les plus sévères, un tilt en valgus du talus (classe E). Le comportement de l’articulation sous-talienne (AST) au cours de cette progression reste mal comprise.
L’objectif de cette étude était de modéliser l’évolution de l’AST à travers un large spectre de sévérité du PPA. Nous avons émis l’hypothèse que la contribution de la SJ varie en fonction de la présence ou non d’un conflit articulaire.
Material and methods : Notre étude rétrospective comportait 173 patients atteints de PPA (116 femmes, 57 hommes, âge moyen 56±14,7 ans, IMC moyen 32,3±6,8 kg/m²) ayant bénéficié d’un scanner en charge (WBCT).
Les patients ont été répartis en 5 groupes : absence de SPT « no-SPT » (16,2%), ceux présence d’un SPT sans conflit « SPT no-CON » (11%), SPT avec conflit sous-talien « PTS-CST » (41,6%), SPT avec un conflit sous-fibulaire « PTS-SFI » (19,7%), tilt en valgus du talus Classe E (11,6%). Nous avons mesuré : le Foot and Ankle Offset (FAO), la subluxation de la facette moyenne (MFS), l’angle d’incongruence (INC), le Subtalar Joint Offset (SJO) et Lateral Process Offset (LPO). Le SJO et le LPO ont été définis respectivement par la position relative de la facette moyenne calcanéenne et de l’extrémité distale du processus latéral du talus par rapport au tripode du pied en charge. La différence SJO-LPO a été calculée et comparée entre les groupes.
Results : Entre “no-PTS” et “PTS no-IMP”, seules la MFS (0,16±0,06 vs 0,35±0,08 ; p<0,001) et le LPO (-2,04±3,27 vs -0,65±2,22 ; p<0,05) augmentaient significativement, traduisant une rotation interne du talus.
Entre “PTS no-IMP” et “PTS-STI”, une augmentation significative du FAO (7,03±2,32 vs 8,31±3,64 ; p<0,05), du LPO (-0,65±2,23 vs 0,82±3,3 ; p<0,05), de l’INC (8,23±5,64 vs 14,83±7,04 ; p<0,001) et une diminution de SJO-LPO (19,18±1,43 vs 18,37±2,29 ; p<0,05) traduisant un déplacement médial du talus et une ouverture en valgus de la facette moyenne.
Entre “PTS-STI” et “PTS-SFI”, le FAO (8,31±3,64 vs 10,43±5,08 ; p<0,05) et le SJO (19,19±2,92 vs 20,44±3,39 ; p<0,05) augmentaient significativement, traduisant une médialisation de la facette moyenne, suggérant une implication réduite de la SJ dans l’augmentation du FAO.
Entre “PTS-SFI” et “classe E”, FAO, SJO, LPO et SJO-LPO augmentaient significativement (p<0,05), traduisant un déplacement médial du talus par rapport au calcanéus.
Conclusion : L’évolution du PPA débute par une rotation interne et un déplacement médial du talus jusqu’à l’apparition du CST. Ensuite, l’implication de l’AST diminue jusqu’au tilt en valgus du talus. Après ce stade, l’inclinaison de la SJ génère des contraintes mécaniques qui induisent une translation médiale du talus par rapport au calcanéus. Ces résultats permettent de mieux comprendre le comportement de l’AST dans la progression du PPA.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-909
La densité osseuse du talus pourrait prédire la topographie de l’arthrose de cheville associés aux déformations de l’arrière-pied.
François Lintz* 1, 2, Alessio Bernasconi3, Pierre-Henri Vermorel4, Cesar de Cesar Netto2
1Chirurgie Orthopédique, Ramsay Santé Clinique de l'Union, Saint Jean Toulouse, France, 2Foot and Ankle Division, Duke University, Durham, United States, 3Orthopédie, Université de Naples Federico 2, Naples, Italy, 4Chirurgie Orthopédique, CHU de Saint Etienne, Saint Etienne, France
Introduction : Les déformations de l'arrière-pied influence la localisation de la densité minérale osseuse (DMO) sous-chondrale, associée à l'arthrose de cheville (AC). Une densité sous-chondrale élevée peut signaler des zones de contraintes mécaniques élevées, favorisant la dégénérescence du cartilage. Le conebeam en charge (WBCT), par "Distance Mapping" (DM) et cartographie de densité permet d’évaluer précisément ces modifications. L'objectif de cette étude était d'explorer la corrélation spatiale entre les zones de haute densité sous-chondrale et les défects articulaires chez des patients présentant des chevilles en varus ou valgus. Nous posions l'hypothèse que les zones de haute densité seraient alignées avec les défects.
Material and methods : Etude rétrospective incluant 13 chevilles en varus (Foot Ankle Offset moyen (FAO)=-9,65±4,38) et 13 en valgus (FAO moyen=11,05±3,62), comparables par le côté (p=0,99), l'âge (p=0,65), l'IMC (p=0,31) et le sexe (p=0,99). Les données WBCT ont été analysées à l'aide de la plateforme Minerva (Vent Creativity, NY, USA) pour créer des DM et des cartographies de densité sous-chondrale du tibia et du talus sur les 30% des unités Hounsfield (HU) les plus élevées, représentatives de l'os cortical et sous-chondral. Des modèles gaussiens mixtes ont permis d'identifier les clusters de densité et les points de contact articulaires dans un référentiel normalisé aligné sur le deuxième métatarsien. Une analyse ANOVA a été utilisée avec une significativité fixée à α=0,05.
Results : Les clusters de densité sous-chondrale étaient déplacés en médial pour les varus (2,94 mm ±1,11) et en latéral pour les valgus (0,40 mm ±2,1) (p<0,001). Les défects articulaires suivaient une distribution similaire (0,70 mm ±1,3 en valgus et 0,45 mm ±0,78 en varus), coïncidant avec les zones à forte densité (p<0,02). La densité talienne et les DM étaient modérément corrélés en coronal (ρ=0,66, p<0,001) et en sagittal (ρ=0,65, p<0,001). Aucune corrélation n'a été observée pour la densité tibiale (p=0,789).
Discussion : Le résultat principal était que les régions de densité sous-chondrale élevée correspondent spatialement aux défects articulaires, confirmant notre hypothèse et soulignant ainsi un risque accru d'arthrose asymétrique lié aux déformations dont la densité osseuse sous chondrale pourrait être un marqueur précoce. L’absence de corrélation avec la densité tibiale suggère une distribution mécanique tibiale plus variable lors du positionnement au scanner. Ceci constitue une des limites de l'étude, de même que la taille de notre population.
Conclusion : Les régions de densité sous-chondrale élevée et les défects articulaires sont superposées, particulièrement au niveau du talus. Ces résultats valorisent la cartographie WBCT comme outil prédictif potentiel de l’arthrose associée aux déformations de l'arrière-pied. Des études longitudinales avec de plus larges populations sont nécessaires pour valider l'intérêt clinique de ces biomarqueurs dans les stratégies de prévention de l'arthrose.
Conflits d’intérêts :
F. Lintz Consultancy, Expert: Curvebeam AI Paragon28 Newclip Technics Podonov, Stock shareholder: Curvebeam AI Paragon28 , Patent or product inventor: Curvebeam AI,
A. Bernasconi Consultancy, Expert: CurvebeamAI, , Stock shareholder : CurvebeamAI,
P.-H. Vermorel: Pas de conflit déclaré ,
C. de Cesar Netto Consultancy, Expert: CurvebeamAI Paragon28 Ossio Ty-Co Arthrex Smith&Nephew Stryker , Stock shareholder : CurvebeamAI
Communications orales
Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-987
Reprise de double arthrodèse dans les échecs de correction du pied neurologique
Benoit Rigolot* 1, Bernard Hollier-Larousse1, Fabien Calé1
1Orthopédie, APHP Raymond Poincaré, Garches, France
Introduction : De nombreuses doubles arthrodèses sont réalisées chaque année pour la correction des déformations fixées de l'arrière-pied. À cause d'un échec technique initial par défaut de correction et de synthèse, par absence de rééquilibrage tendineux ou par progression de la maladie neurologique sous-jacente ; ces déformations peuvent être retrouvées à distance de la première intervention. Plutôt qu'étendre les arthrodèses aux articulations adjacentes, une correction itérative dans le bloc talo-calcanéen et le Chopart peut permettre de récupérer un pied plantigrade stable sans sacrifier la souplesse des autres articulations
Material and methods : Nous avons réalisé une étude de cohorte rétrospective parmi les patients opérés d'une reprise de double arthrodèse par entre octobre 2016 et novembre 2024. Nous avons évalué les résultats fonctionnels, radiologiques et la satisfaction.
Results : Nous avons pu étudier les résultats de 21 patients réopérés après un délai moyen de 11,8 ans (1-37) de leur primo-double arthrodèse, avec un recul moyen de 3,95 ans (0,5-9). La correction moyenne de varus est de 7° (5-10°). La satisfaction était moyenne était de 7,5 (0-10).
Discussion : Il existe à ce jour peu de travaux évoquant la stratégie de correction itérative pour des double arthrodèse fusionnée en position vicieuse. Pourtant cela arrive dans 10 à 15% des cas selon la littérature. La série de Haddad et al., 1997 proposait déjà une stratégie de reprise de la correction dans le bloc d'arthrodèse avec de bons résultats. Notre étude confirme les possibilités de correction itérative sans étendre les arthrodèses
Conclusion : Notre technique d'arthrodèse itérative permet une correction dans les trois plans de l'espace des déformations de l'arrière-pied avec des résultats cliniques et radiologiques satisfaisants . Elle doit être envisagée en association avec une stratégie de rééquilibrage tendineux, si nécessaire.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-1011
La voie d'abord postéro-médiale modifiée pour les fractures malléolaires postérieures: analyse des complications des tissus mous après dix ans d'expérience
Julieta Brué1, Filippo Pierobon* 1, Antoine Acker1, Lisca Drittenbass1, Victor Dubois-Ferrière1, Mathieu Assal1
1Centre Assal de Chirurgie du Pied et de la Cheville, Genève, Switzerland
Introduction : La voie d'abord postéromédiale modifiée (moPMA) est devenue une technique chirurgicale privilégiée pour les fractures malléolaires postérieures (PM). Cependant, des préoccupations subsistent quant à la cicatrisation des tissus mous et au risque potentiel de lésion iatrogène du paquet neurovasculaire (PNV) tibial postérieur. Cette étude vise à évaluer les complications des tissus mous, l’incidence des lésions du PNV et les principales indications de la moPMA.
Material and methods : Étude de cohorte rétrospective. Ont été inclus 54 patients (14 hommes et 40 femmes, avec un âge moyen de 47 ans) adultes (≥18 ans) traités par réduction ouverte et ostéosynthèse (ROOS) pour des fractures malléolaires postérieures en utilisant la voie d'abord postéromédiale modifiée (moPMA). Les patients présentant des fractures ouvertes ou pathologiques, ceux ayant bénéficié d’une chirurgie par moPMA dans d’autres établissements, ainsi que les patients dont les dossiers médicaux étaient incomplets ont été exclus.
Results : Le délai moyen entre le traumatisme et la chirurgie était de 5,94 jours (ÉT 3,63). Les fractures ont été classées selon la classification de Bartoníček-Rammelt : 51,85 % de type C, 31,48 % de type B et 14,81 % de type D, avec 77,78 % classifiées 44B3selon AO/OTA.
La chirurgie a été réalisée en un à trois temps, la moPMA étant effectuée lors de la première étape chirurgicale dans 77,78 % des cas. Dix patients ont nécessité un traitement préalable par fixateur externe.
Dans 90,74 % des cas, des voies d'abord chirurgicales supplémentaires ont été requises, dont une latérale en 70,37 % des cas. Des procédures associées ont été réalisées dans 92,59 % des cas, l’ostéosynthèse de la fibula étant la plus fréquente (66,67 %).
La réduction anatomique a été confirmée peropératoirement par un O-Arm™ dans 85,19 % des cas, et l’ablation du matériel a été réalisée dans 37,07 % des cas. Des complications des tissus mous ont été observées chez 7,41 % des patients (4 cas), toutes classées comme mineures (grade IA). Aucune lésion iatrogène du paquet neurovasculaire tibial postérieur ni rétraction tendineuse n’a été rapportée.
Discussion : Cette étude, la plus grande série de cas sur la moPMA, rapporte un taux de complications faible (7,41 %) sans lésion neurovasculaire. Comparée à d'autres voies d'abord, la moPMA offre une meilleure exposition de la malléole postérieur avec un risque réduit de lésion neurovasculaire. Elle peut être utilisée pour des fractures de type B, C et D selon Bartoníček-Rammelt ainsi que pour des fractures du pilon tibial. Le scanner peropératoire avec O-Arm™ améliore la précision de la réduction.
Conclusion : La moPMA est un abord versatile pour le traitement d'une large gamme de fractures malléolaires postérieures, offrant une excellente exposition avec un faible taux de complications. Avec dix ans de recul et la plus grande série de cas décrite à ce jour, cette étude soutient l’utilisation de la moPMA comme une option chirurgicale sûre et fiable.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-473
Fixation des fractures gériatriques de la cheville: une série rétrospective monocentrique de 21 patients traités par enclouage fibulaire verrouillé.
Guillaume Veyrat1, Louise Mellet1, Sarah Uneisi1, Jérôme Tonetti1, Mehdi Boudissa* 1
1Orthopédie Traumatologie, CHU GRENOBLE ALPES, La Tronche, France
Introduction : L’incidence des fractures de fragilité de la cheville est en augmentation constante. Ces fractures par insuffisance osseuse concernent souvent une population gériatrique fragile avec un risque cicatriciel majoré. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats cliniques et radiologiques de la fixation des fractures gériatriques de la cheville par enclouage fibulaire verrouillé.
Notre hypothèse était que la fixation des fractures gériatriques de la cheville par enclouage fibulaire verrouillé permettait d’obtenir une consolidation osseuse sans complications cicatricielles ou faillites mécaniques.
Material and methods : Vingt-et-un patients d’âge moyen 70.8 ans ± 5.2 (65-85) présentant une fracture de fragilité de la cheville fixée par un enclouage fibulaire verrouillé étaient inclus dans cette étude monocentrique rétrospective entre janvier 2021 et Aout 2024. Les fractures étaient réparties en 2 fractures isolées de la malléole externe (9.5%), 18 fractures bi-malléolaires (85.7%) et une fracture du quart distal de jambe (4.8%). La douleur (l’échelle visuelle analogique (EVA)) ainsi que la mobilité (questionnaire European Foot and Ankle Society (EFAS) et score de Olerud et Molander (SOM)) étaient évaluées et comparées au côté controlatéral. Les données épidémiologiques, opératoires et les complications (troubles cicatriciels, faillite mécanique, pseudarthrose) étaient évaluées. La consolidation fibulaire était évaluée selon les critères définis par Mc Lennan et Ugersma.
Results : Une consolidation anatomique ou acceptable de la fibula était retrouvée chez 100% des patients. Aucune complication cicatricielle n’était retrouvée malgré la présence d’une souffrance cutanée pré-opératoire chez 17 patients (81%). Aucune faillite mécanique n’était retrouvée au recul moyen de 11.6 mois. L’EVA moyenne était de 1.0 ± 1.2 (0-4). Le score EFAS moyen était de 19.4 ± 2.6 (13-22) et le score SOM moyen était de 78.3 ± 19.1 (45-95). Aucune différence statistiquement significative n’était retrouvée en comparaison aux scores de la cheville controlatérale (p=0.26 et p=0.35). Les complications comprenaient une infection précoce du site opératoire résolutive après lavage et une fracture sus-jacente des deux os de la jambe par insuffisance osseuse. La mortalité au dernier recul était de 14.3% (3/21).
Conclusion : L’enclouage fibulaire verrouillé est une technique de fixation fiable des fractures gériatriques de la cheville permettant d’obtenir une consolidation osseuse restaurant les critères anatomiques, sans faillite mécanique et en réduisant les complications cicatricielles fréquentes au sein de cette population à risque.
Conflits d’intérêts :
G. Veyrat: Pas de conflit déclaré ,
L. Mellet: Pas de conflit déclaré ,
S. Uneisi: Pas de conflit déclaré ,
J. Tonetti Consultancy, Expert: e-Cential robotics,
M. Boudissa Consultancy, Expert: e-Cential robotics
Communications orales
Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-892
Fractures du pilon tibial faut-il revoir nos pratiques ?
Seddik Akremi1, Roufeida Neffati* 1, Adnene Benammou1, Kammoun Cherif1, Mehdi Bellil1
1Hopital Charles Nicolle, Tunis, Tunisia
Introduction : Les fractures du pilon chez les jeunes patients sont des lésions survenant suite à un mécanisme de haute énergie. Leur prise en charge reste difficile en raison de la vulnérabilité des tissus mous dans cette région anatomique et le polymorphisme fracturaire. La stratégie chirurgicale devant ces fractures reste controversée. La réduction/ostéosynthèse interne primaire et la fixation externe relayée par une ostéosynthèse interne différée restent les deux alternatives possibles.
L’objectif de cette étude est d’analyser et de comparer les résultats concernant ces deux stratégies de prise en charge des fractures du pilon tibial.
Material and methods : Une étude rétrospective a été menée entre 2015 et 2024, incluant les patients opérés pour une fracture du pilon tibial par ostéosynthèse interne soit en un temps (groupe A) ou en deux temps (groupe B). Les données épidémiologiques ont été collectées, et les fractures ont été classées selon la classification AO/OTA. Les lésions des parties molles ont été évaluées à l’aide de la classification de Tscherne et Götzen. Ont également été relevées : le délai entre le traumatisme et l’intervention, la stratégie chirurgicale adoptée ainsi que les complications. L’évaluation fonctionnelle a été faite par le score de l’American Orthopaedic Foot and Ankle Society (AOFAS). Le suivi radiologique a été réalisé à 45 jours, 3 mois, 6 mois et 1 an.
Results : 80 patients ont été opérés pour une fracture du pilon tibial par ostéosynthèse interne. Parmi eux, 60 patients ont eu une ostéosynthèse interne d’emblée (groupe A), tandis que 20 patients ont eu un traitement initial par fixateur externe, suivi d’une ostéosynthèse interne (groupe B). Dans le groupe A, 95% des patients présentaient un état cutané classé 0 ou 1 selon la classification de Tscherne. Les fractures étaient fermées dans 88% des cas et de type C dans 47 % des cas. Les complications observées comprenaient 18 cas de sepsis sur matériel et 4 cas de cal vicieux. Dans le groupe B, la fracture était ouverte chez 45 % des patients, avec un état cutané classé 2 dans 60 % des cas. Les fractures étaient de type C dans 56 % des cas. Les complications incluaient 8 cas de sepsis sur matériel, deux cas de pseudarthrose et deux cas de cal vicieux. Sur le plan fonctionnel, le score AOFAS était excellent ou bon dans 82 % des cas du groupe A et dans 60 % des cas du groupe B.
Conclusion : L'importance d'adapter la stratégie chirurgicale au profil lésionnel initial est primordiale. Bien que l'ostéosynthèse en un temps offre de meilleurs résultats fonctionnels chez les patients sélectionnés, la complexité des fractures ouvertes impose encore le recours à une prise en charge en deux temps. Des études prospectives sont nécessaires pour mettre en place des critères de sélection rigoureux et homogénéiser les conduites opératoires.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-951
Analyse de survie des révisions des fractures du calcanéum pour une série continue de 177 patients
Jefffrey Michaud* 1, Mohammed Alsuwaidi1, Nicolas Cellier1, Pascal Kouyoumdjian1, Remy Coulomb1
1Service d'orthopédie et traumatologie, CHU Nimes, Nimes, France
Introduction : Les fractures articulaires du calcanéum représentent un défi thérapeutique majeur. Le traitement chirurgical par plaque verrouillée est considéré comme la référence en France, malgré un taux élevé de complications cutanées et infectieuses. L’émergence de techniques mini-invasives comme l’enclouage permet de limiter ces complications. Parfois le terrain ne permet pas ces 2 types d’ostéosynthèses et d’autres ostéosynthèses sont nécessaires. L’objectif de cette étude était de comparer la survie sans reprise chirurgicale entre l’ostéosynthèse par plaque, par l’enclouage et les autres.
Material and methods : Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique d’une série continue incluant 177 patients opérés entre janvier 2014 et octobre 2024 pour fracture articulaire du calcanéum. Quatre-vingt-dix-neuf huit patients ont été traités par plaque verrouillée, 53 par enclouage et 25 avaient un montage « autres » (brochages, spacer, fixateur externe…). Les données cliniques, fonctionnelles et radiographiques ont été recueillies. Une analyse de survie selon Kaplan-Meier a été réalisée pour les événements suivants : révision chirurgicale, reprise septique et arthrodèse sous-talienne. Les comparaisons ont été effectuées par le test du Log-Rank avec un risque alpha fixé à 5%.
Results : Une différence significative des distributions de survie a été observée entre les trois groupes pour la révision chirurgicale (p = 0,000183). À 2 ans, la survie sans révision était de 84,9% (IC95% : 72,1–92,1) pour le clou, 73,7% (IC95% : 63,9–81,3) pour la plaque, et 44,0% (IC95% : 24,5–61,9) pour le groupe Others. À 5 ans, ces taux étaient respectivement de 83,0%, 70,7% et 44,0%. Concernant les reprises septiques, une différence significative de distribution a également été retrouvée (p = 0,0104), avec une survie à 2 ans de 98,1% pour le clou, 88,0% pour la plaque, et 88,9% pour Others. En revanche, aucune différence significative n’a été constatée pour la survie sans arthrodèse (p = 0,932).
Discussion : L’analyse de survie démontre une différence significative en faveur du clou pour la reprise chirurgicale toutes causes ainsi que pour la reprise septique. La supériorité observée sur la reprise septique est statistiquement significative, renforçant l’intérêt de cette technique mini-invasive. Bien que la survie sans révision tende à être meilleure avec le clou, la différence n’est pas significative. L’absence de différence pour l’arthrodèse suggère une efficacité comparable des deux techniques sur l’évolution articulaire.
Conclusion : L’ostéosynthèse par enclouage est associée à une meilleure survie à 2 et 5 ans dans les fractures du calcanéum surtout dans la révision septique. Cependant, le choix de l’ostéosynthèse n’influe pas sur la survenue d’une arthrodèse sous talienne. Dans un contexte traumatique avec un risque septique élevé, l'enclouage du calcanéum constitue une alternative thérapeutique intéressante
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-974
Intérêt de la calcanectomie partielle pour ostéite sur escarre talonnière chez le sujet âgés de plus de 75 ans
Mathias Kirsch1, David Zhu* 1, Camille Fabbri1, Didier Mainard1
1CHU Nancy, Nancy, France
Introduction : L’escarre talonnière et l’ostéite calcanéenne sont fréquentes et graves chez le sujet âgé grabataire, souvent difficiles et longues à traiter. L’amputation transtibiale a longtemps été considérée comme la solution de référence. Cependant la calcanectomie partielle est proposée depuis plusieurs années pour sauver le membre inférieur. La littérature reste peu abondante sur les chances de guérison grâce à cette technique chez le sujet âgé. L’objectif principal de cette étude était d’évaluer la guérison de l’escarre talonnière après calcanectomie partielle dans une population de plus de 75 ans. L’objectif secondaire était l’évaluation des conséquences fonctionnelles de la calcanectomie.
Notre hypothèse était que la calcanectomie partielle permet d’assurer la guérison de l'escarre sans recourir à l’amputation de jambe.
Material and methods : Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique menée de 2021 à 2024 chez les patients de plus de 75 ans, porteurs d’une escarre cutanée de stade 4 compliquée d’une ostéite confirmée par prélèvements locaux, bilan biologique et imagerie, candidats à l’amputation transtibiale. Une antibiothérapie adaptée aux prélèvements était systématiquement associée après le geste chirurgical.
Results : Notre série comportait 12 patients avec une moyenne d’âge de 77 ans. 60% de nos patients ont présenté une guérison complète de l’ostéite et de l’escarre talonnière. Un patient a nécessité une amputation transtibiale. Tous les patients sauf un ont retrouvé leur niveau de déambulation précédent l’escarre. Selon les critères de Woll et al, 5 patients présentaient ainsi un résultat excellent et un patient un bon résultat.
Un syndrome inflammatoire avec une CRP élevée en pré-opératoire était le seul facteur de risque de non-guérison retrouvé de manière significative dans notre étude.
Discussion : Le taux de guérison de notre série est inférieur à celui retrouvé en moyenne dans la littérature, proche de 80%. Cette différence s’explique par la moyenne d’âge élevée retenue de notre série. Une résection osseuse large assurant une fermeture directe permettait d’assurer un taux de cicatrisation plus rapide sans incidence sur la récupération fonctionnelle. Un diabète et une AOMI n’étaient pas considérés comme des facteurs de risque de non-guérison. Une prise en charge nutritionnelle est indispensable pour assurer les meilleures chances de cicatrisation.
Conclusion : La calcanectomie partielle en cas d’escarre talonnière avec ostéite, est une alternative à l’amputation de jambe chez les patients très âgés porteurs de nombreuses comorbidités comme le diabète et l’artériopathie des membres inférieurs. L’objectif est une résection osseuse large qui permettra une fermeture cutanée direct. Les conséquences fonctionnelles sont satisfaisantes avec retour à la marche au niveau antérieur. La prévention des escarres basée sur le dépistage des patients à risque, la surveillance quotidienne trophique ainsi que le maintien d’un bon état nutritionnel sont primordiaux pour éviter l’évolution vers une ostéite.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-308
Evaluation de l'analyse numérique du pied à propos de 240 cas
François Bonnel* 1, 2, Eric Toullec3, Dider Viejo Fuertes4, Michel Maestro5
1orthopédie,34000, orthopédie Clinique beau soleil, 2orthopédie,34000, consultation, montpellier, 3orthopédie,33270, orthopédie, Floirac, 4orthopedie,47000, orthopédie CHG Agen, Agen, 5orthopédie Im2s 98000, orthopédie, Monaco, France
Introduction : Les radiographies conventionnelles et les tomodensitométries sont insuffisantes pour analyser les structures en tridimensionnel. La pertinence des logiciels d'analyses d'image innovants utilisés à partir des tomodensitométries devraient permettre une évaluation précise des structures ostéoarticulaires du pied et de la cheville en charge ou en décharge dans un but diagnostique et thérapeutique. Au terme de ces analyses une approche critique s’imposait.
Material and methods : A partir de notre base de données de 750 tomodensitométrie depuis 5 ans nous avons sélectionné 240 tomodensitométries se répartissaient en 20 pieds de sujets anatomiques,102 métatarsalgies, 50 hallux valgus, 40 pieds creux et 28 pieds plats (165 hommes ,75 femmes, âgés de 19 à 89 ans). Les tomodensitométries étaient analysées par un logiciel spécifique avec segmentation semi automatique permettant l’évaluation précise des structures ostéoarticulaires des pieds en décharge. Les valeurs obtenues automatiquement étaient les bounding boxes ou cadres englobants et les angles inertiels.
Results : Les bounding boxes autorisaient une visualisation tridimensionnelle impossibles avec les bilans radiographiques conventionnels ou les tomodensitométries même après reconstruction. Leur représentation objectivait la position spatiale réelle d’une structure et son devenir après traitement chirurgical. Les angles inertiels précisaient les intensités et les caractéristiques morphologiques des travées osseuses. Le nombre et la variabilité des angles inertiels se heurtait dans l'état actuel à une interprétation permettant de définir un pied normal ou pathologique ce qui devrait être résolu par l’intelligence artificielle. Dans certains cas les données étaient significatives et permettait une distinction entre pied creux ou plat avec corrélation clinique parfaite. Au terme de ces analyses une approche critique s’imposait.
Discussion : Les données numériques tridimensionnelles des pieds normaux et pathologiques constituaient une base destinée à être intégrée dans l'ensemble global du membre pelvien. Les données obtenues par leur spécificité sont innovantes comparativement aux valeurs angulaires obtenues par les méthodes classiques conventionnelles. Un élément fondamental se dégageait avec la possibilité d’une évaluation objective précise des structures en préopératoire et postopératoire sans intervention de l’opérateur. A l’heure actuelle sa faiblesse se heurtait à la technique de segmentation semi-automatique des structures.
Conclusion : Cette nouvelle analyse dans le cadre d'une anatomie numérique fonctionnelle du pied et de la cheville constituait l’élément déterminant dans la compréhension biomécanique tridimensionnelle permettant une prise en charge raisonnée d'une pathologie. Nonobstant de certaines réserve son utilisation sur les pieds en charge ou en décharge est fondamentale et mériterait d'être utilisée malgré certaines insuffisances.
Conflits d’intérêts :
F. Bonnel: Pas de conflit déclaré ,
E. Toullec Consultancy, Expert: stryker,Iceram,Addidream, Trainings, Teaching: sryker,iceram,Addidream,
D. Viejo Fuertes Consultancy, Expert: Mediartis,
M. Maestro Consultancy, Expert: Novastep
Présentation 5 min + discussions 2 min
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-554
Positionnement des implants en utilisant une approche préservant le sous scapulaire (the AMS approach) : Comparaison avec une approache standard.
Edoardo GIOVANNETTI DE SANCTIS* 1, Adrien JACQUOT2, Nicolas BRONSARD1, Jean-François GONZALEZ3, Marc-Olivier GAUCI1, 4
1Service de chirurgie orthopédique, Institut universitaire locomoteur et du sport (iULS), CHU de Nice, Nice, 2Centre ARTICS, Chirurgie des Articulations et du Sport, Essey-lès-Nancy, 3Service de traumatologie, Institut universitaire locomoteur et du sport (iULS), CHU de Nice, 4Laboratoire de recherche ICARE - Université Côté d'Azur, Nice, France
Introduction : L'approche traditionnelle lors de la pose d’une prothèse inversée de l'épaule implique la section du tendon du sous-scapulaire. Cependant, une approche préservant le sous-scapulaire a été développée : l'approche Anterior Muscle Sparing (AMS) offre une solution potentielle, permettant de préserver le tendon du sous-scapulaire. L’objectif de cette étude est de montrer si la complexité de cette nouvelle technique (AMS) peut entrainer un mauvais positionnement des implants.
Material and methods : Une étude rétrospective a été réalisée avec des patients opérés par le même chirurgien d’une prothèse inversée primaire entre janvier 2021 et décembre 2024, et disposant d'une radiographie antéropostérieure postopératoire.
Le positionnement de l'implant a été évalué à travers trois variables différentes : l'inclinaison de l'implant glénoïdien par rapport à la ligne de la fosse du supra-épineux ; la hauteur de l'implant glénoïdien décrite comme la distance entre le bord inférieur de la surface osseuse glénoïdienne et la partie inférieure de la metaglène; et l'alignement de la tige humérale par rapport à l'axe intramédullaire de la diaphyse humérale.
Results : L'étude a inclus 33 patients recevant l'approche standard (SA) et 25 patients recevant l'approche AMS. Il n'y avait pas de différences significatives en termes d'inclinaison du l'implant glénoïdien (-3,71 ± 6,54 Vs -4,27 ± 7,35 ; p= 0,761), de la hauteur de l’ l'implant glénoïdien (0,589 ± 1,91 Vs 0,302 ± 0,879 ; p= 0,653), et de l’alignement de la tige humérale ( 2,18 ± 5,06 Vs 1,94 ± 4,53 ; p=0,853) entre les deux groupes. Le taux de complications peropératoires n'était pas significativement différent entre les groupes. Seulement 2 cas dans le groupe de l'approche AMS ont été détectés (p=0,181).
Depuis novembre 2023, date à laquelle l'auteur principal a commencé à réaliser des prothèses inversées avec la technique décrite, un seul patient a été converti d'une AMS à une approche traditionnelle pendant l'opération en raison d'une complication peropératoire.
Conclusion : Il s'agit de la première étude comparant l'AMS à une approche standard. Par rapport à l'approche standard, l'AMS n'a pas montré de différences radiographiques significatives dans le positionnement de l'implant et dans le taux de complications peropératoires. Une tentative de préservation du sous-scapulaire semble toujours justifiée, car cette méthode est une alternative sûre et fiable à l'approche standard.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-1098
Prothèse d’épaule anatomique utilisant un implant glénoïdien cimenté à quille à fond convexe. Résultats cliniques et radiographiques à moyen et long terme.
Philippe Collotte* 1, Gilles Walch1, Arnaud Walch2
1Centre Orthopédique Santy , 2Hospices Civiles de Lyon, Lyon, France
Introduction : Le descellement de l’implant glénoïdien est la complication la plus fréquente dans les prothèses d’épaule anatomiques et est responsable de la majorité des résultats insatisfaisants. De nombreux facteurs peuvent expliquer un descellement de l’implant, un avivement trop important lors de la préparation de la glène et/ou l’utilisation de fraises planes majorant ce risque. Pour diminuer ce risque de descellement ont été développé des implants glénoïdiens à fond convexe. L’hypothèse de cette étude était que l’utilisation d’un implant en polyéthylène cimenté à quille et fond convexe associé à une préparation de la glène respectant au maximum le stock osseux sous-chondral permettait d’obtenir à moyen et long terme des résultats cliniques et radiographiques satisfaisants.
Material and methods : Nous avons revu 71 patients ayant bénéficié d’une prothèse anatomique, opérés par le même chirurgien, avec un recul minimum de 5 ans et un recul moyen de 9,6 ans (5,25 – 13,5). En moyenne au dernier recul, le score de Constant était amélioré de + 42 points, l’élévation antérieure active de + 60°, la rotation externe coude au corps de + 46° et la rotation interne main dans le dos de + 3,5 points selon le score de Constant. Le SSV moyen au dernier recul était de 85%. L’analyse radiologique retrouvait un taux de descellement (score de Franklin 3) de 17 % (12 patients) avec un taux de reprise chirurgicale pour conversion en prothèse inversée de 3% (2 patients). Parmi les patients non réopérés et présentant un descellement radiographique, seul 1 patient était symptomatique (Constant à 50 et SSV 58% contre respectivement 74 et 85% pour les patients asymptomatiques). Le taux de descellement symptomatique (repris ou non) était donc de 4%.
Results : Cette étude rapporte des résultats cliniques satisfaisants similaires à ceux rapportés dans la littérature. Si le taux de descellement radiographique de l’implant glénoïdien était significatif, il était en deçà de ceux rapportés dans la littérature pour un suivi similaire (63% pour Denard et al.). Le taux de survie de l’implant était bien supérieur à celui rapporté dans la littérature (24% selon Denard et al., 15,5% selon L Neyton et al.). La majorité des descellements radiographiques était asymptomatique.
Conclusion : L’utilisation d’un implant glénoïdien en polyéthylène cimenté à quille associé à une préservation de l’os sous-chondral permet d’obtenir des résultats cliniques et radiographiques à moyen et long terme satisfaisant avec un taux de survie de 96%.
Conflits d’intérêts :
P. Collotte: Pas de conflit déclaré ,
G. Walch Consultant, expert : Stryker, Actionnariat : Stryker,
A. Walch: Pas de conflit déclaré
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-739
Non-spherical polyethylene humeral head implants in anatomic total shoulder arthroplasty
Hans Rudolf Bloch* 1, Jens Agneskirchner2, Philipp Meyer3, Stefano Di Fabio4, Andreas Niemeier5
1Medical Affairs, Permedica Orthopaedics, Merate, Italy, 2go:h Gelenkchirurgie Orthopädie Hannover, Hannover, Germany, 3Orthopädische Klinik Luzern, Luzern, Switzerland, 4Presidio Ospedaliero Santa Maria del Prato, Feltre, Italy, 5Krankenhaus Reinbek St. Adolf-Stift, Reinbek, Germany
Introduction : The use of non-spherical humeral head has been recently introduced in anatomic total shoulder arthroplasty (TSA). This multicenter observational prospective study investigated the early outcomes of a novel shoulder prosthesis with non-spherical polyethylene humeral head implanted in a consecutive series of patients undergone stemless TSA
Material and methods : From January 2022 to December 2022, 35 patients (35 shoulders) with primary glenohumeral osteoarthritis received a stemless implant with inverted traditional bearing materials: a non-spherical polyethylene humeral head articulating over a ceramic-coated metal glenoid. Walch glenoid morphology was A2 in 26 patients, B2 in 7 and C in 2. At 2-year follow-up patients were assessed through their own satisfaction, implant awareness, active range of motion, Constant-Murley (CMS), American Shoulder and Elbow Surgeons (ASES), and Disabilities of the Arm, Shoulder and Hand (DASH) scores. Postoperative radiographs were assessed for radiolucent lines, component loosening or migration. Any complication and revision were also recorded
Results : At 2-year follow-up, forward elevation increased from 91° to 146° (p < 0.001), abduction from 16° to 49° (p < 0.001), and external rotation from 16° to 49° (p < 0.001). DASH, ASES and CMS scores improved from 60.4, 35.7 and 37.5 to 18.9, 82.0 and 75.0, respectively (p < 0.001). All clinical outcome improvements outreached the respective substantial clinical benefit values established for anatomic TSA. All patients were satisfied and reported no awareness of their artificial shoulder. Radiographically, all implants appeared stable and osseointegrated. Slight incomplete periprosthetic radiolucent lines were visible behind the glenoid metal-back in 5 (14%) patients and medially to the humeral component in 1 (2.8%) patient. There was no revision, failure or complication
Discussion : This study represents the first clinical investigation and a proof-of concept with this novel anatomic shoulder implant, which represents a paradigm shift in TSA. Clinical and radiographic results are comparable with results reported for stemless TSA with spherical and non-spherical humeral implants. The inversion of bearing materials does not lead to early polyethylene wear or glenoid issues
Conclusion : The preliminary clinical and radiographic results found in this study, showing improvements that outreach the relative substantial clinical benefit for the patients, supported the use of this novel implant with inversion of bearing materials in stemless TSA
Conflits d’intérêts :
H. R. Bloch Consultancy, Expert: Consultant for Permedica Orthopaedics, Patent or product inventor: Patent co-inventor related to the research subject,
J. Agneskirchner Consultancy, Expert: Consultant for Permedica Orthopaedics,
P. Meyer Consultancy, Expert: Consultant for Permedica Orthopaedics,
S. Di Fabio Consultancy, Expert: Consultant for Permedica Orthopaedics,
A. Niemeier Trainings, Teaching: Teaching for Permedica Orthopaedics
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-770
Plot de resurfaçage de glénoïde en arthroplastie totale de l’épaule :
Résultats cliniques et radiologiques à 5 ans
Elio Disegni * 1, Calire Bastard2, Geoffroy Nourissat1, Emmanuel Beaudouin3
1Clinique de l'épaule, 2Hôpital Saint Antoine, Paris, 3Centre Hospitalier Métropole Savoie, Chambery, France
Introduction : Les échecs à long terme de la prothèse totale anatomique de l’épaule sont principalement liés à une déchirure de la coiffe des rotateurs ou à une défaillance glénoïdienne. L’utilisation d’un plot de resurfaçage au ras du cartilage a été proposée pour prévenir les échecs glénoïdienne. On sait peu de choses sur les résultats à moyen ou long terme de cet implant de resurfaçage de glénoïde.
Material and methods : Au total, 46 patients (âge moyen, 69,3 ans) ont été inclus et suivis avec une durée moyenne de 63,0 (+/-16,8) mois. Tous les patient ont été opéré avec une tige Easytech Stemless (Fx Shoulder solution) et un plot glénoïdien de 24 mm de diamètre impacté au ras du cartilage.
Results : Le score Constant brut moyen est passé de 28,1 (+/-8,9) en préopératoire à 63,2 (+/-18,2) en postopératoire ; le score moyen pondéré en valeurs constantes est passé de 38,8 (+/-12,1) à 90,5 (+/-27,5). Le score DASH moyen est passé de 64,8 (+/-13,7) à 20,8 (+/-19,9). Les scores postopératoires ASES et SSV étaient respectivement de 76,1 (+/-23,6) et 76,8 (+/-21,2). Au cours du suivi, une lésion de coiffe a été signalée chez 12 patients (26,1 %) et une fracture de l’implant chez 9 patients (19,6 %) (5 patients atteints des deux ; 10,9 %). L’évolution du score Constant brut moyen était significativement plus faible chez les patients avec une lésion de la coiffe (+16,7 vs +39,8 ; p = 0,0007) et chez les patients avec fracture de l’implant par rapport à l’absence de fracture de l’implant (+20,8 vs +38,0 ; p = 0,0077). Des résultats comparables ont été obtenus avec le score constant pondéré.
Discussion : La lésion de la coiffe semblait être significativement associée à la position de l’implant : lorsqu’elle était placée au ras du cartilage, la lésion de coiffe était moins fréquente (33,3 % contre 67,6 %) . Lorsque le plot était saillant, la déchirure de la coiffe était plus fréquente (33,3 % contre 0 % ; p = 0,0034). Même après la fracture de l’implant, aucun descellement de l’implant n’a été signalé et aucun patient n’a demandé de révision.
Conclusion : Cette étude rapporte d’excellents résultats à une moyenne de 5 ans pour le plot de resurfaçage glénoïdien. Le risque de lésion de coiffe t était plus élevé si l’implant n’était pas correctement implanté dans la glène. Il n’y a pas eu de révision, même pour l’implant fracturé, et il n’y a pas eu de mobilisation autour de l’implant.
Conflits d’intérêts :
E. Disegni : Pas de conflit déclaré ,
C. Bastard: Pas de conflit déclaré ,
G. Nourissat Consultancy, Expert: Fx Shoulder Solution, Trainings, Teaching: Fx Shoulder Solution, Invitation to national or international congresses: Fx Shoulder Solution,
E. Beaudouin Consultancy, Expert: Fx Shoulder Solution
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-434
Résultats radiographiques de 163 arthroplasties d’épaule à tiges courtes non cimentées à 2 ans de recul minimum avec corrélation clinique
Tamia Ridet* 1, Pierre Mansat1, Nicolas Bonnevialle 1, Yoann Dalmas1, Hugo Barret1
1CHU Purpan, Département d'Orthopédie-Traumatologie, Toulouse, France
Introduction : La tige Aequalis Ascend Flex est une tige courte conçue pour préserver l’anatomie et le stock osseux métaphysaire. Objectif: évaluer son comportement radiographique dans les prothèses totales anatomiques (PTEA), inversées (PTEI) et hémiarthroplasties (HA), avec corrélation clinique. Hypothèse: l'épaisseur corticale initiale et le remplissage huméral (FR) induiraient des modifications radiographiques sans affecter les résultats cliniques ou la survie de l’implant à 2 ans, 5 ans et plus de 7 ans.
Material and methods : Étude rétrospective monocentrique (2013 - 2022). Les patients étaient évalués en préopératoire, à 2 ans et au dernier recul selon les amplitudes articulaires actives (EAA, RE1, RI), le Constant pondéré, le Subjective Shoulder Value (SSV) et l’échelle Visuelle Analogique de douleur (EVA). L’analyse radiographique recherchait des liserés radio-transparents (RLL), des condensations osseuses ou spot welds (SW) sur cinq zones, une ostéolyse tubérositaire, un amincissement cortical et un remodelage osseux élevé si > 4 modifications étaient retrouvées.
Results : 163 arthroplasties d’épaule ont été incluses (82 PTEA, 53 PTEI et 28 HA) avec un suivi moyen de 57 ± 29,6 mois. Les résultats cliniques étaient améliorés à 2 ans et restaient stables à 5, 7 ans et au dernier recul. Les RLL (42,3 %) et les SW (66,9 %) étaient fréquents sans corrélation avec les résultats cliniques. Un remodelage osseux élevé concernait 24 % des tiges, avec progression significative entre 5 et 7 ans (28,6 % vs 51,4 %, p = 0.001). Il était corrélé au remplissage de la tige (FR métaphysaire : 0.59, p=0.035 ; FR diaphysaire : 0.50, p=0.016) et à l’épaisseur corticale au dernier recul (FR métaphysaire ⍴= -0,34 et p< 0,001 ; FR diaphysaire ⍴= -0,33 et p< 0,001). Le taux de complications était de 6,7 %, avec un taux de révision de 3,1 %. La survie des implants était de 99,4 % avec un cas de révision par une tige longue cimentée suite à une fracture péri-prothétique.
Discussion : Les tiges courtes non cimentées sont largement utilisées en arthroplastie d’épaule, mais leur comportement radiographique reste un sujet d’étude. Le "stress shielding" et l’ostéolyse sont décrits dans la littérature et leur fréquence serait liée au taux de remplissage. Certains auteurs fixent un seuil FR ≥ 0.7 comme facteur favorisant le remodelage osseux. Notre étude retrouvait ce phénomène dès 0,6 en métaphysaire et 0,5 en diaphysaire. La déviation de la tige (varus ou valgus) et le sexe féminin n'étaient pas associés au remodelage osseux, contrairement à d'autres séries. La cinétique du remodelage osseux augmentait avec le recul remettant en question des études où une stabilisation était décrite.
Conclusion : Les modifications radiographiques des tiges humérales courtes non cimentées sont fréquentes, mais n’impactent ni les résultats cliniques ni la survie de l’implant. Cela témoigne d’une adaptation de la tige aux contraintes biomécaniques, indépendante du type de prothèse. Ces observations doivent être connues et surveillées au long terme.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-564
Arthroplastie totale d'épaule avec un implant huméral stemless vissé : résultats cliniques et radiologiques à 2 ans de recul minimal.
Sébastien Zilber* 1, Marc Duport2
1clinique Arago, Paris, 2clinique médipôle Garonne, Toulouse, France
Introduction : Les implants huméraux sans tige (stemless) permettent d’optimiser le positionnement de la tête prothétique tout en limitant l’abord chirurgical au cours d’une arthroplastie totale anatomique d’épaule et de s’affranchir d’éventuelles malformations diaphysaires proximales interdisant l’utilisation d’un implant avec tige, même raccourcie. Les implants stemless existants sont principalement impactés et exposent au risque de refend osseux épiphyso-métaphysaire en cas d’os scléreux. Nous avons étudié les résultats cliniques et radiologiques d’un implant huméral stemless vissé utilisé au cours d’arthroplasties totales anatomiques et inversées.
Material and methods : Soixante-quatre patients ont été opérés entre décembre 2019 et décembre 2022. Soixante d'entre eux, dont 4 opérés des 2 côtés, ont été revus à 2 ans de recul minimal. Il s'agissait de 48 arthroplasties totales anatomiques et 16 arthroplasties inversées. Un score de Constant a été réalisé pour tous les patients en préopératoire et au recul maximal. Chaque patient a eu un scanner préopératoire et des radiographies préopératoires et au recul maximal ayant permis une recherche de l'éventuelle mobilisation des implants et de l'apparition de liserés péri-prothétiques.
Results : Il y avait un gain significatif, d'une trentaine de points en moyenne, du score de Constant. En face d'une glène anatomique, aucun implant huméral ne s'était mobilisé ni ne présentait de liserés péri-prothétiques. En face d'une glénosphère en revanche, 2 implants descellés ont nécessité une reprise chirurgicale par un implant avec tige, et 2 autres implants se sont mobilisés initialement sans devoir être repris et avec un résultat clinique satisfaisant.
Discussion : L'implant huméral stemless vissé semble très fiable en cas d'utilisation au cours d'une arthroplastie totale anatomique eu égard à son excellente stabilité radiologique quelque soit l'âge du patient. Il permet alors d'optimiser le positionnement de la tête prothétique qui est primordial tout en évitant d'éventuels refends osseux auxquels exposent les implants stemless impactés. Son utilisation pour une prothèse inversée doit en revanche être prudente en raison du risque de mobilisation de l'implant en particulier sur les humérus larges ou avec une qualité osseuse médiocre.
Conclusion : L'implant huméral stemless vissé a une excellente stabilité radiologique dans le temps et permet d'optimiser le résultat radiologique et clinique d'une arthroplastie totale anatomique. Son utilisation pour une arthroplastie inversée doit être prudente en raison du risque de mobilisation sous la contrainte des forces inhérentes à ce type d'arthroplastie.
Conflits d’intérêts :
S. Zilber Patent or product inventor: Lépine ,
M. Duport Patent or product inventor: Lépine
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-617
The influence of the resting arm position in reverse shoulder arthroplasty
Alexander Vervaecke* 1, 2, François Boux de Casson3, Aurore Blancheton1, Victor Housset1, Alexandre Caubère4, Marc-Olivier Gauci5, Jean-David Werthel1
1Hôpital Ambroise-Paré, Boulogne-Billancourt, France, 2AZ Monica, Antwerp, Belgium, 3BlueOrtho, Meylan, 4Hôpital D'instruction Des Armées Sainte-Anne, Toulon, 5Hôpital Pasteur II, Nice, France
Introduction : Variability in the resting arm position may influence impingement-free range of motion and the length-tension relationship of the deltoid and rotator cuff muscles after reverse total shoulder arthroplasty (rTSA). Furthermore, the relationship between the neck-shaft angle (NSA) and arm position, as well as the impact of arm position on the lateralization (LSA) and distalization shoulder angle (DSA), remains unclear. Understanding these dynamics could provide valuable insights into optimizing implant planning and positioning in rTSA patients. This study evaluated the humerothoracic angle (HTA) as a proxy for the resting arm position, examining its pre- and postoperative variability and changes. We also investigated the effects of NSA on HTA and the influence of HTA on LSA and DSA.
Material and methods : This multicenter prospective case series included 172 patients who underwent rTSA by nine surgeons using six implant types. Standard anteroposterior radiographs were obtained preoperatively and at two years postoperatively. Radiographic measurements of HTA, NSA, LSA, and DSA were blinded. Paired samples t-tests and one-way ANOVA assessed differences across groups. Regression analyses evaluated the contributions of NSA, preoperative HTA, and surgeon or implant identity to postoperative HTA and HTA differences. Spearman correlations and multiple regressions examined relationships between HTA (and HTA changes) and LSA/DSA.
Results : The mean preoperative HTA (9.5° ± 8.6°) increased significantly to 13.2° ± 10.2° postoperatively (p<.001). The mean HTA change was 3.6° ± 10.8°. NSA significantly influenced HTA; stratification revealed higher postoperative HTA in patients with NSA >145° compared to NSA <135° (p<.0001) and 135–145° (p=0.001). Regression analysis showed NSA (β = 0.4; F = 22.7; p<.0001) as the largest contributor to postoperative HTA, followed by preoperative HTA (β = 0.3; F = 13.8; p=0.0003) and surgeon identity (F = 3.4; p=0.001). Postoperative HTA was inversely correlated with DSA (ρ = −0.251; p=0.001). No correlation was observed between HTA and LSA (ρ = 0.059; p=0.440). For DSA, postoperative HTA significantly contributed to the variance of DSA (F = 6.3; β = -0.3; p=0.013), while other covariates remained insignificant.
Conclusion : The resting arm position, quantified by HTA, exhibits significant variability pre- and post-rTSA, with a postoperative shift toward greater abduction. NSA strongly influenced HTA, with larger NSAs being associated with more abducted arm positions. Postoperative HTA significantly impacted DSA, suggesting the resting arm position affects the DSA measurement. These findings emphasize the importance of considering HTA for preoperative planning and in the postoperative evaluation.
Conflits d’intérêts :
A. Vervaecke: Pas de conflit déclaré ,
F. Boux de Casson: Pas de conflit déclaré ,
A. Blancheton: Pas de conflit déclaré ,
V. Housset: Pas de conflit déclaré ,
A. Caubère: Pas de conflit déclaré ,
M.-O. Gauci Consultancy, Expert: Consultant for Stryker,
J.-D. Werthel Consultancy, Expert: Consultant for Stryker, Patent or product inventor: Royalties from Stryker shoulder arthroplasty implants
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-676
The resting arm position influences impingement-free range of motion and the distalization and lateralization shoulder angle in reverse shoulder arthroplasty preoperative planning
Alexander Vervaecke* 1, 2, Marc-Olivier Gauci3, Jules Le Brigand4, Olivier Verborgt2, Jean-David Werthel1, Alexandre Caubère5
1Hôpital Ambroise-Paré, Boulogne-Billancourt, France, 2AZ Monica, Antwerp, Belgium, 3Hôpital Pasteur II, Nice, 4Stryker, Plouzané, 5Hôpital D'instruction Des Armées Sainte-Anne, Toulon, France
Introduction : Reverse total shoulder arthroplasty (rTSA) preoperative planning software allows for virtual implantation and assessment of impingement-free range of motion (ROM) and implant position parameters such as the lateralization (LSA) and distalization shoulder angle (DSA). Recent studies have shown that scapular position varies significantly among individuals and impacts impingement-free ROM. Similarly, the humerothoracic angle (HTA), representing the position of the arm in the scapular coronal plane, varies between individuals. However, its impact on virtual planning outcomes remains unclear, as does the question of whether this parameter should be integrated into planning programs. This study aimed to assess the effect of HTA on simulated ROM as the primary objective, and its impact on LSA and DSA as secondary objectives in rTSA planning.
Material and methods : A prospective computational modeling study was conducted using commercially available 3D planning software (Imascap, Plouzané, France). Thirty patients undergoing rTSA for primary osteoarthritis (OA) or cuff tear arthropathy (CTA) were included. Nine experienced surgeons conducted a preoperative planning scenario for each patient, with each scenario simulated for 10 distinct resting arm positions, resulting in 2700 virtual cases. Preoperative CT scans were used to generate patient-specific 3D models. Virtual implant positioning was performed, and impingement-free ROM, LSA, and DSA were evaluated across different representative HTA values. One-way ANOVA and correlation analyses were conducted to determine the relationship between HTA and key planning outcomes.
Results : HTA significantly influenced simulated ROM parameters across all tested arm positions (p<0.0001). Increasing HTA, corresponding with a more abducted resting arm position, resulted in greater adduction (R² = 0.72, p<0.0001) and internal rotation (R² = 0.23, p<0.0001), while inversely affecting abduction (R² = 0.44, p<0.0001) and forward flexion (R² = 0.26, p<0.0001) in impingement-free ROM assessments. Significant differences were found in LSA and DSA values across the different simulated resting arm positions (p<0.0001). LSA showed a weak positive correlation with HTA (R² = 0.34, p<0.0001), whereas DSA exhibited a strong inverse relationship (R² = 0.63, p<0.0001), indicating that a more abducted resting arm position led to higher LSA and lower DSA values without altering implant position.
Conclusion : The resting arm position, represented by HTA, significantly impacts virtual impingement-free ROM assessments and influences LSA and DSA measurements. These findings suggest that HTA should be considered an important factor in rTSA preoperative planning to optimize implant positioning. Integrating HTA into planning protocols may enhance the predictive accuracy of simulated outcomes.
Conflits d’intérêts :
A. Vervaecke: Pas de conflit déclaré ,
M.-O. Gauci Consultancy, Expert: Consultant for Stryker,
J. Le Brigand: Pas de conflit déclaré ,
O. Verborgt Consultancy, Expert: Consultant for Zimmer Biomet, Patent or product inventor: Royalties from Zimmer Biomet,
J.-D. Werthel Consultancy, Expert: Consultant for Stryker, Patent or product inventor: Royalties from Stryker shoulder arthroplasty implants,
A. Caubère: Pas de conflit déclaré
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-1072
Influence de l'état musculaire sur les résultats après prothèse inversée
Jean-David Werthel* 1, Adam Bowler2, Declan Diestel2, Miranda McDonald-Stahl2, Andrew Jawa2
1Orthopédie, Hopital Ambroise Paré, Boulogne-Billancourt, France, 2Orthopédie, Boston Bone&Joint Institute, Boston, United States
Introduction : Les indications de la prothèse inversée se sont progressivement élargies et elle est à présent implantée dans une grande variété de situations cliniques dans laquelle la coiffe des rotateurs peut être intacte.
L’objectif de cette étude était d’évaluer si les résultats post-opératoires sont directement corrélés au volume musculaire de la coiffe.
Material and methods : Une étude rétrospective a été menée sur une base de données institutionnelle incluant tous les patients opérés d’une inversée entre 2016 et 2022, avec un suivi minimum de 2 ans. Les patients ont été répartis en deux groupes selon l’indication : omarthrose centrée (OA) et excentrée (CTA).
Les données cliniques ont été collectées en pré- et post-opératoire : mobilités actives, scores fonctionnels. Les scanners préopératoires ont été segmentés automatiquement pour isoler la scapula, l’humérus, le deltoïde et les quatre muscles de la coiffe. Le volume musculaire et le pourcentage de gras intra-musculaire ont été mesurés et normalisés par le volume de la scapula.
Des analyses statistiques ont été réalisées pour rechercher une corrélation entre volume musculaire, résultats fonctionnels et amplitudes articulaires.
Results : Un total de 532 patients (461 OA, 71 CTA) avec un suivi moyen de 29 ± 8,6 mois ont été inclus. Le volume musculaire normalisé du supra-épineux (SSP), de l’infra-épineux (ISP) et du sous-scapulaire (SSC) était significativement plus élevé chez les patients OA que chez les patients CTA (p < 0,001). En revanche, aucun écart significatif n’a été observé pour le deltoïde (p = 0,92), le teres minor (p = 0,81). Le pourcentage de gras intra-musculaire était significativement plus élevé dans le SSP, l’ISP, le petit rond et le SSC chez les patients CTA que chez les patients OA (p < 0,001). En revanche, aucun écart significatif n’a été observé pour le deltoïde (p=0,97).
Aucune corrélation significative n’a été retrouvée entre le volume musculaire normalisé (coiffe et deltoïde) et les scores fonctionnels ni avec les mobilités actives aussi bien en préopératoire qu’en postopératoire après inversée.
Une corrélation faible a été observée entre la rotation interne active préopératoire et le pourcentage de gras intramusculaire du SSC chez les patients OA (r = -0,17 ; p = 0,027). Une corrélation modérée a été observée entre le score ASES préopératoire (r = -0,43 ; p = 0,031) d’une part et l’EVA douleur préopératoire d’autre part (r = 0,43 ; p = 0,026) et le pourcentage de gras intramusculaire du deltoïde chez les patients CTA.
Aucune corrélation significative n’a été retrouvée entre le pourcentage de gras intramusculaire (coiffe et deltoïde) et les scores fonctionnels ni avec les mobilités actives en postopératoire.
Conclusion : Il est bien établi que la prothèse inversée pour OA donne de meilleurs résultats que pour. CTA. Cette étude suggère que cette différence ne s’explique pas uniquement par des variations de volume musculaire, mais reflète probablement une différence plus fondamentale entre les deux pathologies.
Conflits d’intérêts :
J.-D. Werthel Consultancy, Expert: Stryker,
A. Bowler: Pas de conflit déclaré ,
D. Diestel: Pas de conflit déclaré ,
M. McDonald-Stahl: Pas de conflit déclaré ,
A. Jawa Consultancy, Expert: DePuy
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-980
RSA versus BIO-RSA : Comparaison du taux de survie et des résultats à long terme
Gregorio Secci* 1, Mark Mouchantaf2, Manon Biegun3, Philipp Schippers4, Luc Favard5, Pascal Boileau2
1Orthopedic surgery, Santa Maria Annunziata Hospital, Bagno a Ripoli, Italy, 2Unité Epaule, ICR, Nice, 3Orthopédie, CHRU Besançon, Besançon, France, 4Orthopédie-traumatologie, University Medical Center of the Johannes Gutenberg University, Mainz, Germany, 5Orthopédie Traumatologie, CHRU Trousseau, Chambray-les-Tours, France
Introduction : La latéralisation osseuse glénoïdienne a été proposée comme solution à plusieurs problèmes rencontrés avec les prothèses inversées, tels que la luxation de l’implant et les mauvaises rotations ; cependant, des doutes subsistent quant au risque de complications.
Objectif : Comparer la survie et les résultats de la RSA à ceux de la BIO-RSA avec un recul minimum de 9 ans.
Material and methods : Étude rétrospective et comparative des prothèses inversées d’épaule implantées pour arthropathie par rupture de coiffe, rupture massive irréparable de coiffe ou arthrose primaire, avec un recul minimum de 9 ans pour examen clinique et radiologique. Toutes les prothèses étaient de type Grammont (inclinaison humérale de 155° avec glénosphère médialisée) et, pour la BIO-RSA, seuls les cas avec autogreffe de tête humérale ont été inclus. Sur la cohorte initiale de 277 prothèses inversées, 77 patients sont décédés, 38 ont été perdus de vue, 6 patients atteints de démence n'ont pas pu être évalués et 9 ont subi une révision d'implant. De plus, 66 patients ayant bénéficié d'une évaluation clinique seule sans radiographies ont été exclus. Enfin, 81 épaules ont pu être analysées cliniquement et radiologiquement : 40 RSA standard et 41 BIO-RSA. La survie des prothèses a été évaluée par la méthode de Kaplan-Meier et comparée au test non paramétrique du Logrank. L'amplitude de mouvement, les scores de Constant absolu et ajusté ont été enregistrés. L'encoche scapulaire a été évaluée sur radiographies.
Results : La survie à 10 ans était de 97,7 % pour la BIO-RSA et de 91,4 % pour la RSA (p = 0,04). La BIO-RSA a montré des résultats significativement meilleurs en termes de score de Constant absolu (BIO-RSA 73 points contre RSA 55 points), de score de Constant ajusté (BIO-RSA 110 points contre RSA 79 points), de l’élévation antérieure active moyenne (BIO-RSA 150° contre RSA 118°), de rotation externe moyenne (BIO-RSA 27° contre RSA 8,5°) et de rotation interne médiane (BIO-RSA 6 points contre RSA 2 points). Concernant l'encoche scapulaire, aucune différence n'a été constatée entre les groupes. Concernant les complications, nous avons noté 3 cas dans le groupe BIO-RSA (1 fracture de l'épine scapulaire, 1 fracture périprothétique humérale et 1 migration glénoïdienne traumatique) et 6 cas dans le groupe RSA (3 descellements glénoïdiens, 2 fractures périprothétiques humérales et 1 démontage glénoïdien) sans signification statistique.
Conclusion : Cette étude est la première à comparer les résultats à long terme de la BIO-RSA à ceux de la RSA standard. Nos données ont montré que la BIO-RSA offre de meilleurs résultats en termes de mobilité et de scores cliniques, sans exposer les patients à un risque accru de complications. En particulier, la BIO-RSA a montré un meilleur taux de survie à 10 ans de suivi.
Conflits d’intérêts :
G. Secci: Pas de conflit déclaré ,
M. Mouchantaf: Pas de conflit déclaré ,
M. Biegun: Pas de conflit déclaré ,
P. Schippers: Pas de conflit déclaré ,
L. Favard Patent or product inventor: ornier-Wright-Stryker,
P. Boileau Consultancy, Expert: Tornier-Wright-Stryker, Patent or product inventor: Tornier-Wright-Stryker
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-307
Migration de l'implant huméral dans l'arthroplastie inversée stemless de l'épaule : Incidence, impact fonctionnel et facteurs de risque
Michel Azar* 1, Maxime Antoni2, Geoffroy Nourissat3
1Institut de Chirurgie Réparatrice, Nice, 2centre-orthopédique-orangerie, strasbourg, 3Clinique Maussins Nollet, paris, France
Introduction : Les arthroplasties inversées de l'épaule (AIE) sans tige présentent de bons résultats cliniques rapportés avec de faibles taux de complications et de révisions. Le dessin plus contraint des AIE et la fixation osseuse plus superficielle des implants sans tige inquiète quant au risque de migration de ces implants, mais peu de données sont disponibles. L'objectif principal de cette étude était d'étudier les facteurs associés à la migration de l'implant huméral dans les AIE sans tige. L'objectif secondaire était d'évaluer les conséquences fonctionnelles.
Material and methods : Cette étude rétrospective monocentrique évalue une série continue de patients opérés avec une AIE sans tige Easytech® (FX Solutions, Dallas TX, USA). Les patients ont été opérés pour des indications primaires d'AIE. Tous les patients ont été revus cliniquement (score de Constant, Simple Shoulder Value) et radiologiquement (radiographies)au recul minimum de 2 ans. Le critère de jugement principal était l'analyse de la migration de l'implant huméral sur les radiographies au dernier recul par rapport aux radiographies postopératoires. La migration de l'implant a été quantifiée comme suit : absence de migration, migration minime <5°, migration importante >5°. Les facteurs de risque potentiels de migration (liés aux patients, fonction préopératoire de l'épaule, positionnement de l'implant) ont été explorés, les corrélations entre migration de l'implant et résultats (cliniques et radiologiques, complications, révisions) également.
Results : Soixante-douze patients (48 % d'hommes, âge moyen 74,3 ans) ont été inclus dans l'analyse statistique. Le suivi moyen était de 43,3 mois. Une migration minime <5° a été observée dans 12,5 % (9/72) des cas et une migration significative >5° dans 12,5 % (9/72) des cas. La migration se faisait en varus dans 94 % (17/18) des cas.
Les facteurs associés à la migration de l'implant étaient : le sexe masculin (p=0,006), la taille du patient (p=0.007), une moins bonne rotation externe pré-opératoire (p=0.036), un positionnement en varus (p=0,009) ou non parallèle à la coupe de l'implant huméral (p=0,014) et un positionnement haut de la glénosphère (p=0,001).
La migration de l'implant était également associée cliniquement à un score d'activité professionnelle (p=0,022)et un score d'activité de loisir (p=0,022) plus élevé, une force supérieure (p=0,017) et un meilleur SSV (p=0,025) au dernier recul. Radiologiquement, la migration de l'implant était associée à une baisse significative de l'angle cervico-diaphysaire (p=0.014) et du taux d'encoche scapulaire (p=0.013).
Conclusion : Une migration minime <5° a été observée dans 12,5 % des cas et une migration significative >5° dans 12,5 % des cas dans notre série, dans 94 % des cas en varus, à 2 ans postopératoires.
Le positionnement initial de l'implant huméral, ainsi que l'activité du patient, semblent jouer un rôle important dans la survenue de la migration. La migration n'était pas corrélée avec de moins bons résultats cliniques dans notre étude.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-253
Latéralisation/distalisation, densité osseuse, élongation deltoïdienne : quelle implication dans les fractures de l’acromion après prothèse totale d’épaule inversée (PTEI) ?
Axel Clement* 1, 2, Julien Ogor1, Jules Le Brigand1, Maryama Dufrenot1, Yannick Morvan1, Julien Berhouet3, Jean-David Werthel4, Marc-Olivier Gauci5
1R&D, Stryker, Brest, 2Doctorant, Université Paris Saclay, Paris, 3Orthopédie, CHU Tours, Laboratoire d’Informatique Fondamentale et Appliquée de Tours, Université de Tours, Tours, 4Orthopédie, Hôpital Ambroise-Paré, Assistance Publique Hôpitaux de Paris, Paris, 5Orthopédie, CHU Nice, Université Côte d’Azur, Nice, France
Introduction : Les fractures de l’acromion surviennent chez 3.9% des PTEI. Les logiciels de planification actuels permettent d'optimiser le positionnement des implants en utilisant les données simulées de mobilités, cependant aucune recommandation ne sont données en fonction de la latéralisation/distalisation des implants, la densité osseuse ou l’élongation deltoïdienne. L'objectif de cette étude est de préciser l’implication de plusieurs facteurs géométriques, osseux et dynamiques impliquées dans les fractures acromiales après PTEI.
Material and methods : Nous avons étudié 30 scanners de patients disposant d'un scanner pré- et post-opératoire (segmentés manuellement) : 10 patients présentaient une fracture spontanée de l’acromion, 20 ne présentaient pas de complications à un an post opératoire. Nous avons comparé 1) la latéralisation/distalisation globale dans le plan de la scapula en prenant comme origine l’incisure scapulaire, ces valeurs étaient normalisées sur la taille de la scapula pour réaliser les comparaisons, 2) la densité osseuse avec l’index validé de Tingart et l’épaisseur corticale, 3) l’élongation deltoïdienne. Pour ce dernier paramètre, un algorithme automatique de wrapping était utilisé simulant l’élongation du faisceau moyen à différents angles d’abduction de -20 à 90° d’abduction avec un pas de 1 degré. Nous avons identifié deux groupes, des groupes : moins étiré et plus étiré.
Results : Les PTEI avec fracture acromiale étaient en moyenne plus distalisées que la cohorte saine (en valeur normalisée) : respectivement 25.7±5.0 mm vs 22.4±5.0mm. En revanche elles étaient en moyenne moins latéralisées (en valeur normalisé) : respectivement 5.5±3.7mm vs 8.8±3.7 mm. Aucune différence n’était observée entre les index de Tingart des deux groupes mais l’épaisseur corticale de Tingart était < 4mm suggérant de l’ostéoporose pour tous les patients des deux cohortes.
La distribution des élongations était différente entre la cohorte avec complication et sans complication pour le groupe sous étiré vs sans complication (11±4% vs 13±3% pvalue<0.001). De même pour le groupe sur étiré vs sans complication (18±4% vs 13±3%).
Conclusion : Cette étude suggère que des différences de latéralisation et de distalisation existent selon que l’on observe ou non une fracture de l’acromion après PTEI. Ce qui implique des différences d’élongation deltoïdienne lors du mouvement et met en lumière deux groupes distincts, un moins étiré et un plus étiré. Cela pourrait permettre à terme de prédire les complications lors de la planification. En revanche, les indices de Tingart ne semblent pas corrélés au risque de fracture acromiale.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-1076
Résultats des tiges humérales verrouillées dans les reprises de prothèses totales d’épaule inversées: étude prospective au recul minimum de 5 ans
Patrick Boyer* 1, Laurentiu Fosca1, Faisal Adi1, Marc Antoine Rousseau1
1orthopédie, APHP, Paris, France
Introduction : Les révisions des prothèses totales d’épaules sont exposées à de nombreuses complications (raideur, fractures,…) et sont rendues difficiles par des pertes osseuses importantes glénoïdiennes comme humérales.
Les reprises pas tiges humérales non cimentées verrouillées pourraient être une alternative en facilitant les reprises et en assurant un ancrage de qualité pour l’humérus.
L’objectif de cette étude est d’analyser les résultats radio-clinique des reprises de prothèses totales d’épaules inversées par tiges humérales non cimentées et verrouillées.
Material and methods : Dans cette étude prospective monocentrique, 26 patients (26 épaules) ont été inclus.
Les critères principaux d’inclusion étaient toutes révisions par prothèse d’épaule inversée, avec tige humérale verrouillée, avec un recul minimum de 5 ans.
La longueur de la tige était de 150 millimètres (mm) avec un revêtement de surface à hydroxy-apatite en proximal. Le verrouillage distal s’effectuait par 2 vis de diamètre 4,5 mm.
L’analyse faisait appel aux scores moyens de Constant et SST, et au score douleur (EVA). L’élévation active et la rotation externe coude au corps étaient particulièrement mesurées.
L’analyse radiographique recherchait toutes ostéolyse, liseré évolutif de la tige humérale et étudiait le positionnement des implants.
Toutes les complications étaient rapportées et le nombre de reprise en un ou deux temps déterminés avec cette technique.
Results : L’âge moyen à la reprise était de 67,2 ans (42-79) et le recul moyen de 6 ans.
Les principales indications de reprise étaient le descellement aseptique, l’infection sur prothèse et les ruptures de coiffe sur prothèse anatomique. Dans 2 cas sur 3 la reprise était effectuée en 1 temps. Dans les autres cas la reprise était effectuée en 2 temps pour permettre la consolidation de l’humérotomie nécessaire à la nouvelle implantation humérale.
Tous les scores cliniques montraient une amélioration significative au dernier recul (EVA: 6 à 2, p<0.001; SST: 4 à 10, p<0.001; score de Constant: 37 à 80, p<0.001). L’élévation antérieure et la rotation externe coude au corps étaient également significativement améliorées (148° et 57° respectivement, p<0.001).
L’analyse radiographique ne révélait pas d’ostéolyse, de descellement ou de liserés évolutifs en particulier sur la tige humérale. Le varus moyen de cette tige était de 3° (±10°). L’inclinaison glénoïdienne moyenne était de 95° (±6°).
Les complications étaient rares et aucune n’impliquait la tige verrouillée.
Discussion : Dans cette série, les reprises d’épaules par tige humérale non cimentées et verrouillées ont montré d’excellents résultats cliniques et radiographiques qui se maintiennent dans le temps.
L’utilisation de tiges humérales verrouillées a permis de réduire le nombre de complications et facilité les reprises en 1 en diminuant le besoin de reconstruction.
Conclusion : Ces résultats nous encouragent à poursuivre cette stratégie et à développer des tiges verrouillées longues.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-881
Révision des Arthroplasties Inversées Latéralisantes Instables par Médialisation Humérale
Nicolas Bonnevialle* 1, 2, Arnaud GODENECHE3, jerome garret4, Stéphane Audebert5, Yves Lefebvre6, Johannes Barth7, Thierry Joudet8, David Gallinet9, jacques Guery10, Christophe Charrousset11
1CHU de Toulouse, 2Clinique Universitaire du Sport, Toulouse, 3Santy, 4orthopédie, Clinique du Parc, Lyon, 5Clinique de Cambrai, Cambrai, 6Clinique Rhéna, Strasbourg, 7CHU de Grenoble, Grenoble, 8Clinique de Libourne, Libourne, 9Clinique de Besançon, Besançon, 10Clinique de Tours, Tours, 11ioapc, Paris, France
Introduction : Le taux d’instabilité après arthroplastie inversée est proche de 1% en chirurgie primaire, responsable de plus de 25% des causes de révision de l’implant. Les tiges latéralisantes avec un angle d’inclinaison plus vertical (<155°), améliore les amplitudes articulaires en particulier en rotation, mais semble exposer à plus de risque d’instabilité. En cas d’instabilité récurrente de l’implant malgré le changement des pièces mobiles, (allongement, augmentation de taille des sphère) la conversion vers un angle prothétique à 155° (Grammont) pourrait être considérée comme une option fiable. L’objectif de notre étude, était d’évaluer les résultats d’une série de prothèses inversées inlay à 145° instables, traitées par conversion à 155°.
Material and methods : A partir d’une base de données multicentriques continues et prospectives de 1196 arthroplasties inversées de première intention inlay à 145°, il a été retrouvé 9 patients ayant nécessité une reprise chirurgicale avec conversion de l’implant humérale à 155° après échec de changement des pièces mobiles (sphère et polyéthylène). L’évaluation clinique était basée sur la stabilité de l’implant, les mobilités actives, le score de Constant et SSV. Le bilan radiographique évaluait la modification de l’angle LSA et DSA en pré et post révision.
Results : Les 9 patients ont été inclus avec un recul de 21,17 mois. Il s’agissait principalement d’hommes, d’âge moyen 66.4 ans (57-83), IMC 28 kg/m2(24-33). De 1 à 3 révisions des pièces mobiles avaient été réalisées avant la conversion de la tige à 155°.
Au dernier recul, tous les implants étaient stables ; les mobilités articulaires actives en élévation, rotation externe et internes étaient respectivement de 147+/-7°, 25+/-16°, 4+/-2 points. Les scores de Constant et SSV s’élevaient respectivement à 72+/-8 points et 75+/-6%.
L’angle LSA et DSA moyen passaient respectivement de 78+/-14° à 86+/-13° (p=0.27) et de 60+/-13° à 57+/-12° (p=0.63).
Discussion : En cas d’échec d’une reprise chirurgicale pour instabilité d’une arthroplastie inversée latéralisante à 145°, la conversion vers une tige médialisante à 155° Grammont semble être une option efficace après échec du changement simple des pièces mobiles. Néanmoins, cette conversion n’a pas permis d’obtenir la médialisation escomptée ce qui rend difficile d’expliquer la raison de cette efficacité, si ce n’est qu’un angle à 155° semble être par la modification du point de contact sphère/polyéthylène, le facteur prépondérant dans le succès de cette conversion. La congruence du polyéthylène et la distance de luxation propre à chaque fabriquant pourraient être également une explication.
Conclusion : La conversion vers un implant huméral à 155° est à discuter en cas d'échec après une révision simple des pièces mobiles pour instabilité d'une arthroplastie inversée. Une analyse biomécanique plus précise permettrait d'identifier le rôle réel de l'inclinaison humérale dans ce succès.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-885
Humérotomie dans les reprises de prothèses d’épaule : Incidence et Facteurs de Risque dans une Série de 257 Cas
Grégoire Ciais* 1, Carlos Murillo1, Pierre Laumonerie1, Jean Kany2, Philippe Valenti3
1Clinique Jouvenet, Paris, 2Clinique de l'Union, Toulouse, 3Clinique Bizet, Paris, France
Introduction : Alors que le nombre d'arthroplasties d’épaule ne cesse d'augmenter, les indications de chirurgies de reprise devraient également croître. Changer une tige humérale bien fixée reste un défi majeur, souvent associé à des complications peropératoires lors du retrait de la tige, la fracture humérale étant la complication la plus courante, ce qui peut affecter négativement les résultats fonctionnels et augmenter la morbidité.
Material and methods : Cette étude rétrospective multicentrique a été menée entre 2000 et 2023 dans trois unités spécialisées de chirurgie de l'épaule en France. Elle a inclus 257 patients (âge moyen : 68,37 ans) ayant subi une arthroplastie de révision de l'épaule pour une échec d'hémiarthroplastie (n = 51), d'arthroplastie totale anatomique de l'épaule (n = 88) ou d'arthroplastie inversée de l'épaule (n = 119). Le principal objectif de cette étude était l'incidence de l'humérotomie lors du changement de la tige. Les objectifs secondaires comprenaient l'identification des facteurs de risque associés à l'humérotomie, notamment le rôle des tiges humérales cimentées, de la pathologie humérale et du type de prothèse. L'analyse statistique a inclus le test exact de Fisher pour les variables catégorielles et la régression logistique pour évaluer l'association entre l’humérotomie et les facteurs de risque potentiels. Les résultats ont été rapportés à l'aide des rapports de cotes (OR) avec des intervalles de confiance à 95 % (IC) et des p-values, avec une signification statistique définie à p < 0,05.
Results : Parmi les 257 cas de révision, 40 patients (15,6 %) ont nécessité une humérotomie. Parmi ceux-ci, 24 patients avaient une tige humérale cimentée. La nécessité d'une humérotomie était significativement associée aux tiges humérales cimentées et à la pathologie humérale comme cause de révision. Les patients avec des tiges cimentées avaient 7,46 fois plus de risque de nécessiter une humérotomie par rapport à ceux avec des tiges non cimentées (IC à 95 % : 3,42–16,70, p < 0,0001). De plus, les révisions effectuées en raison de complications humérales étaient associées à une probabilité multipliée par 2,61 (IC à 95 % : 1,25–5,53, p = 0,0067). En revanche, le type de prothèse n'a pas influencé de manière significative la nécessité d'une humérotomie, aucune de ces variables n'ayant atteint une signification statistique dans l'analyse multivariée.
Conclusion : Les tiges humérales cimentées et la pathologie de la tige humérale comme cause de révision étaient les principaux facteurs de risque d'humérotomie. Cette étude a trouvé un taux d'humérotomie plus bas en rapport aux données publiées précédemment. Ces résultats soulignent l'importance du choix de l'implant lors de l'arthroplastie primaire afin d'optimiser les stratégies de révision futures et de réduire la complexité du retrait de la tige.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Risk management
ABSTRACT N° SOFCOT25-500
Impact du protocole d’épargne sanguine dans le cadre de chirurgie orthopédique programmée
alexandre pinel1, Soufiane Chouirfa* 1, nathalie layoun1, marie helene sportouch1, jean yves camous2
1Herault, Service pharmacie CH BEZIERS, 2Herault, Service chirurgie orthopédique CH BEZIERS, Beziers, France
Your abstract : L’anémie préopératoire, présente chez 30 % des patients, quel que soit le type de chirurgie, est un facteur de risque majeur de morbidité, de prolongation du séjour et de besoin transfusionnel. Pour y remédier, un protocole d’épargne sanguine (PES) a été mis en place selon les recommandations de la HAS, impliquant anesthésistes, infirmiers, chirurgiens et pharmaciens.
Etat des lieux des patients inclus ou non dans le PES à travers l’évolution de l’hémoglobine (Hb), la durée moyenne de séjour (DMS), les besoins transfusionnels (BT) et l’évaluation des différentes stratégies thérapeutiques.
Material and methods : Analyse rétrospective des données des patients inclus entre 09/2023 et 04/2024 :
-Préopératoire : Hb, Ferritine/CST, type de protocoles selon l’anémie et/ou carence martial.
-Peropératoire : delta de Hb (per opératoire versus préopératoire).
-Post-opératoire : Hb à 5j, DMS, BT
Results : 82 patients inclus dont 33 (40%) ont été inclus dans le PES. Au total, 17 patients ont présenté une anémie préopératoire (21%) dont 15 ont été́ inclus dans le PES.
L’âge moyen est de 70 ans avec 54% de femme.
Parmi les 49 patients non inclus dans le PES, ils ont présenté une Hb moyenne préopératoire de 14,42 g/dL (±0,94) et en postopératoire à 48h : 11,96 g/dL (±1,25) et à 5 jours : 10,80 g/dL (±1,2). La DMS a été de 6,45 jours (±3,5). A noter que 2 patients ont été transfusé malgré le fait qu’il ne présentait pas d’anémie préopératoire ni de carence martial avec pour l’un d’entre eux une DMS de 22 j.
4 patients inclus dans le protocole EPO+FER en préopératoire avec une Hb moyenne de 11,55 g/dL (±0,17), en postopératoire à 48h : 12,28 g/dL (±0,99), à 5 jours : 11,63 g/dL (±1,33) et avec une DMS de 5,75 jours (±0,96).
23 patients inclus dans le protocole FER post opératoire avec une Hb moyenne préopératoire de 13,55 g/dL (±0,97), en postopératoire à 48h : 11,43 g/dL (±1,24) et à 5 jours : 10,45 g/dL (±1,65) et avec une DMS de 6,13 jours (±1,79).
6 patients inclus dans le protocole EPO préopératoire avec une Hb moyenne préopératoire de 12,27 g/dL (±0,55), en postopératoire à 48h :11,15 g/dL (±1,64) et à 5 jours : 10,72 g/dL (±1,24) et avec une DMS de 5,83 jours (±2,14).
72 patients n’ayant pas reçu d’EPO en préoperatoire ont présenté un Delta moyen en Hb de 0.26 g/dL (±0.61).
10 patients ayant recu de l’EPO en préoperatoire ont présenté un Delta moyen en Hb de 0.87 g/dL (±1.78)
Discussion : Notre taux d'anémie préopératoire est en accord avec celui rapporté dans la littérature et l'absence d’effets indésirables confirme la sécurité du PES. Seuls deux patients ont été transfusés, une situation inévitable malgré leur statut non anémique. Même en incluant tous les patients éligibles au PES, il présente des limites pour ceux ayant des antécédents lourds ce qui empêche d’atteindre un taux de transfusion nul. Les facteurs confondants tels que le stress opératoire, les pathologies impactant l’hémoglobine, n'ont pas été pris en compte.
Conclusion : Ces résultats devront être confirmés sur un échantillon plus important.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Research / Innovation
ABSTRACT N° SOFCOT25-271
Projet de bien-être d'entreprise: prévention des Delayed Muscle Onset Soarnes (DOMS) et bien-être psychophysique pour les employés
Claudio Trotti* 1, Erica Albizzati2
1Direzione Operativa, 2Kinesitherapie, Centro Ortopedico di Quadrante, Omegna, Italy
Your abstract : La promotion du bien-être par la culture du mouvement est une valeur à intégrer dans les politiques de bien-être d'entreprise. L'activité physique peut améliorer la qualité de vie et le bien-être psychophysique des employés, contribuant ainsi à un environnement de travail sain et équilibré. Le mouvement et l'activité physique peuvent être facilement proposés à tous, quel que soit leur niveau de familiarité avec le sport et/ou le fitness. Offrir aux employés la possibilité de pratiquer régulièrement une activité physique sur le lieu de travail présente plusieurs avantages personnel et organisationnel.
Objectif du projet : Mettre en place un programme de prévention des troubles musculo-squelettiques pour les employés, à réaliser dans la salle de sport B du service de physiothérapie, en utilisant les équipements existants. Le programme sera réalisé en petits groupes (5-6 personnes), sur réservation, avec une fréquence bihebdomadaire.
Material and methods : Un groupe pluridisciplinaire identifié par la Direction a travaillé en explorant la littérature sur le sujet, en proposant les idées opérationnelles suivantes:
1. Identifier les jours et horaires de travail du groupe en salle de sport.
2. Concevoir les modalités et types d'activités physiques pour le groupe (evidence-based).
3. Organiser la présence, pendant les heures de service, d'un physiothérapeute superviseur des activités, présent à au moins deux séances par mois pour chaque groupe.
4. Définir les modalités de réservation du projet pour les employés.
5. Présenter le projet aux employés.
6. Lancer le projet.
7. Mesurez la satisfaction de partecipant au projet à l’aide d’un questionnaire dédié.
8. Mesurer l’impact sur l’absentéisme de nos collaborateurs, un an après la mise en place du projet.
Results : Résultats attendus :
Les avantages spécifiques pour les employés résultant du projet de prévention des DOMS et du bien-être psychophysique sont multiples. Tout d'abord, le projet vise à mieux concilier la vie privée et professionnelle des employés, en leur offrant la possibilité de pratiquer une activité physique directement sur le lieu de travail. Cela peut contribuer à améliorer la santé générale des employés, réduisant ainsi le nombre de jours de maladie au cours de l'année. De plus, le projet peut favoriser l'amélioration et l'intensification des relations entre les différentes fonctions au sein de l'organisation, créant ainsi un environnement de travail plus cohésif et collaboratif.
Conclusion : Le projet lancé, en ligne avec les meilleures preuves scientifiques, et un thème central dans les objectifs de notre organisation, montre comment, avec peu d’effort opérationnel et sans impact sur les coûts, il peut représenter un modèle qui peut s’exporter vers des réalités sanitaires similaires, avec l’espoir que la prévention des DOMS puisse représenter un point de départ dans la réduction de l’absentéisme et un levier pour l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : Yes
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-140
A Novel Technique for Open Hip Capsular Reattachment and Plication in Hip Preservation Surgery
Alexander Antoniadis* 1
1Service d'orthopédie et de traumatologie, CHUV, Lausanne, Switzerland
Your abstract : The hip capsule plays a crucial role in maintaining joint stability, particularly in hip-preserving surgery. Capsulotomy, a routine step in these procedures, can compromise stability and contribute to microinstability. Clinical and biomechanical evidence highlight the importance of capsular repair.
This technical note presents a hip capsular reattachment and plication technique using an arthroscopically assisted mini-open direct anterior approach (DAA).
Material and methods : The patient is positioned supine on a traction table under general anaesthesia. A 5 cm longitudinal (bikini) incision is made approximately three fingerbreadths distal to the anterior superior iliac spine (ASIS). Through the DAA, the hip capsule is exposed, the leg is positioned in slight flexion, and a T-shaped capsulotomy is performed. The first incision follows the base of the femoral neck, extending proximally to the posteroinferior groove of the AIIS. A perpendicular incision along the acetabular rim creates medial and lateral capsular flaps (from 12 o’clock to 2 o’clock), adjusted as needed.
At the conclusion of the procedure, capsular reattachment and, if needed, plication are performed. A double-channeled anchor is placed at or slightly proximal to the original capsular insertion at the posteroinferior AIIS, allowing controlled reattachment or a slight superior shift. The medial and lateral flaps are refixated to the anchor using vertical mattress sutures, which are tightened extra-articularly. The longitudinal capsular incision is closed with resorbable Vicryl sutures using an imbrication technique tailored to the case. For stronger plication, larger bites are taken, and the flaps may overlap to enhance tension. All sutures are tied externally.
Results : This technique enables a controlled and well-visualized reattachment of the capsule to the acetabular rim and tailored plication of the hip capsule. The risk of iatrogenic capsular damage is minimized. Additionally, no cases of postoperative stiffness were observed, suggesting that the technique safely preserves anatomical integrity
Discussion : Our described technique, utilizing a mini-open DAA assisted by arthroscopy, facilitates a well-visualized and controlled capsular reattachment at the site where the capsular width is naturally the widest. Additionally, this method allows for a superior shift and balanced imbrication of the medial and lateral capsular flaps, if required. By adjusting the overlap of these flaps during, further plication can be achieved, which may be particularly beneficial for patients experiencing instability. The mini-open approach provides good exposure, reducing the risk of inadvertent capsular injury while maintaining the advantages of minimally invasive techniques.
Conclusion : Proper capsular closure is a crucial component of hip-preserving surgery. This mini-open technique offers a safe approach preserving the anatomical integrity of the iliofemoral ligament, making it a valuable addition to the surgical armamentarium for hip preservation.
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Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-851
Revue de littérature : La cimentation fémorale avec la technique du « French Paradox » en arthroplastie totale de hanche
Mohamed Sadok Chtai* 1, hannafi aymen1, Mahmoud Ben Maitigue1, Romdhane Denguezli1, Nader Naouar1, Mohamed Ali Khalifa1, Karim Bouattour1
1CHU Sahloul service d'orthopédie, université du centre, Sousse, Tunisia
Your abstract : Le ciment supporte bien les contraintes en compression mais supporte mal les contraintes en traction, flexion et rotation
La tige fémorale subit des forces verticales d’enfoncement, des forces horizontales varisantes et des forces axiales rotatoires.
Le French paradox consiste à implanter une pièce fémorale remplissante associée à un manteau de ciment fin.
La tige est donc en pressfit et le ciment sert de joint pour adapter la tige à la surface préparée
Nous avons mené une revue de littérature afin d'évaluer cette technique
Material and methods : Nous avons mené une revue systématique de littérature. Nous avons inclus les articles publiés entre 2000 et 2023. Nous avons consulté les bases de données : PubMed, Embase, Cochrane Library et Science Direct. Nous avons utilisé les mots-clés : "French Paradox" "technique de cimentation ", "tige fémorale" , "survie de la tige fémorale cimentée".
Nous avons inclus les séries de cas avec un suive de plus que 5 ans.
Nous n'avons pas inclus les études animales ou biomécaniques sans données cliniques ainsi que les rapports de cas isolés
12 études ont été retenues (3 essais contrôlés, 7 séries rétrospectives, 2 registres).
Results : Le nombre total de patients retenu était de 4 500, le suivi moyen de 10 ans (5–20 ans).
Suivi moyen : 10 ans (5–20 ans). La survie moyenne des implants avec la technique de French Paradox était de 95 % à 10 ans, 88 % à 15 ans selon la série de Kerboul. On a trouvé de meilleurs résultats par rapport à la techniques conventionnelles. Par contre un taux de fractures peropératoire de 2% a été noté.
Les facteurs de succès paraissent être une bonne préparation osseuse avec un évidement du spongieux , un lavage pulsé et un bon séchage du fut fémoral. Les ciments à faible viscosité semblent donner de meilleurs résultats.
Conclusion : Selon cette revue de littérature, la cimentation de la tige fémorale selon le French Paradox présente un taux de descellement inférieurs aux autres techniques.
Mais le peu d'études randomisées sur ce sujet présente un biais considérable. des études randomisées à large spectre devraient être menées
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Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-230
Variations de l’offset acétabulaire entre planification pré opératoire (mediCAD©) et mesure radiographique post opératoire : une source d’erreur négligée sur la variabilité de la restitution de l’offset global après PTH.
Anatole MATRAY* 1, Clément CAZEMAJOU2, Tanguy VENDEUVRE3, Guillaume ODRI4, Mathieu SEVERYNS5
1Chirurgie orthopédique, Docteur Junior, Poitiers, 2Chirurgie orthopédique, Assistant, La Rochelle, 3Chirurgie orthopédique, Professeur, Poitiers, 4Chirurgie orthopédique, MCU-PH, Orléans, 5Chirurgie orthopédique, PH, Les Sables d'Olonne, France
Your abstract : La restitution de l’offset après PTH est corrélée aux résultats fonctionnels et à la satisfaction de nos patients. De nos jours, la planification pré-opératoire est un outil indispensable permettant d’optimiser cette restitution. Elle permet de planifier : la hauteur de coupe fémorale, la profondeur du fraisage cotyloidien ainsi que la taille des différents implants. Néanmoins, un grand nombre de travaux scientifiques ont montré un manque de précision de mesure de ces différents logiciels. Notre hypothèse était que les variations de l’offset global observées après PTH pouvaient être principalement liée aux variations de celle de l’offset acétabulaire par rapport à sa planification initiale. Notre objectif était donc d’évaluer l’impact des variations de l’offset acétabulaire sur l’offset global entre nos planifications pré opératoires bidimentionnelles et nos mesures radiographiques post-opératoires.
Material and methods : Cette étude rétrospective a permis d’inclure 104 patients ayant bénéficié d’une PTH par voie antérieure de première intention avec planification pré opératoire bidimentionelle préalable entre janvier 2023 et janvier 2024. L’ensemble des radiographies préopératoires planifiées ainsi que les radiographies post opératoires ont été analysées de manière indépendante par deux orthopédistes séniors, permettant de de faire la mesure des offsets fémoraux, acétabulaires et globaux. Une mesure de corrélation intra et inter observateur était également associée. Les variations de taille entre les implants planifiés et ceux définitivement posés a également été évaluée.
Results : Au total, seulement 43 patients répondaient à tous les critères d’éligibilité radiographiques et ont pu être analysés. Les différentes méthodes de mesure d’offset ont montré de bons indices de corrélation inter et intra-observateur. Une variation de l’offset acétabulaire était significativement observée. Celle-ci était d’ailleurs une cause de variation significative des variations de l’offset global.
Discussion : Les variations de positionnement de l’implant acétabulaire semblent être un facteur important à prendre en considération dans nos analyses post opératoires. Elles représentent une proportion importante des cas ayant une variation de l’offset global post opératoire. Ceci est probablement en corrélation avec les difficultés que l’opérateur peut avoir à juger de la profondeur du fraisage cotyloïdien en per opératoire.
Conclusion : Notre étude met en avant les modifications de l'offset global entre sa planification et sa mesure post-opératoire, invitant le chirurgien à la planification la plus rigoureuse possible pour restaurer l'offset global et permettre ainsi le meilleur résultat clinique possible pour le patient.
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Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Tumors
ABSTRACT N° SOFCOT25-1016
Soft-tissue sarcomas : Radiological and histological aspects and prognostic factors
Yousri Abcha* 1, Mohamed Achraf Ferjani1, Saifeddine mahjoubi1, Hend Riahi2, Maher Barsaoui1
1Orthopaedic department, University Hospital Rabta, 2department of radiology, Kassab orthopaedic institute, Tunis, Tunisia
Your abstract : Soft tissue sarcomas are rare and highly heterogeneous malignant tumors. A major challenge lies in missing the diagnosis, which can lead to inappropriate procedures that compromise future conservative treatments.
the aim of our study was to define the epidemiological, clinical, radiological, and pathological characteristics of soft tissue sarcomas and identify prognostic factors.
Material and methods : This was a retrospective study of 25 cases of soft tissue sarcoma. For each case, we collected epidemiological, clinical, biological, and radiological data. We also recorded the results of the staging workup, the histological type, and survival rates at 2, 5, and 10 years.
Results : The mean age of patients was 48 years (range : 16–84 years). The average delay before consultation was 16 months. The presence of a mass was the predominant reason for consultation. The average tumor size was 10.2 cm. Histological analysis revealed 10 liposarcomas, 6 synovial sarcomas, 1 fibromyosarcoma, 4 leiomyosarcomas, 1 myxoid chondrosarcoma, and 3 histiocytic fibrosarcomas. Metastatic disease was identified in 3 cases during staging. All patients underwent surgical treatment, with 10 receiving radiotherapy and 7 requiring adjuvant chemotherapy.
After an average follow-up of 3.5 years, 15 patients were alive without recurrence or metastasis. However, there were 10 cases of local recurrence (40%) and 7 cases of metastases (28%). Prognosis was influenced by several factors, including the presence of metastases at diagnosis, histological grade and type, tumor size, and surgical margins.
Conclusion : Soft tissue sarcomas are rare and have a dreadful evolution. Clinical data, combined with imaging and histology, allow a definite diagnosis. The prognosis of these tumors remains poor, hence the importance of multidisciplinary team collaboration.
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Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Tumors
ABSTRACT N° SOFCOT25-1009
Résultats du traitement chirurgical des TCG osseuses autour du genou : à propos de 21 cas
Rami Ben Mhenni* 1, Mohamed Sadok Chtai1, Aymen Hanafi1, Lassad Hassini1, Mahmoud Ben Maitigue1, Karim Bouattour1
1Service d'orthopédie, CHU Sahloul, Sousse, Tunisia
Your abstract : Les tumeurs à cellules géantes osseuses autour du genou sont des tumeurs relativement rares de malignité intermédiaire et d’agressivité locale importante. Elles touchent une population d’adultes jeunes à haute demande fonctionnelle et se caractérisent par leur évolution imprévisible dominée par les récidives locales et les métastases pulmonaires.
L'objectif de notre travail est de décrire les résultats thérapeutiques et évolutives des TCG osseuses autour du genou.
Material and methods : Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique incluant 21 patients suivis pour TCG autour du genou, confirmée histologiquement, entre 2010 et 2022. Les données cliniques, radiologiques et thérapeutiques ont été analysées de manière descriptive.
Results : L'âge moyen des patients était de 40 ans, avec une prédominance féminine (67%). Les principaux motifs de consultation étaient la douleur (95%) et la tuméfaction (43%). L'extrémité distale du fémur était la localisation de prédilection (52%). Le siège métaphyso-épiphysaire était le plus fréquent (67%). Le stade III de Campanacci a été observé chez 48% des patients. Un traitement chirurgical a été réalisé chez tous les patients. Le curetage avec comblement au ciment acrylique a été le traitement le plus utilisé (76%). Le curetage simple a été effectué dans 24% des cas. Le taux de récidive locale était de 24%. Les complications infectieuses ont été enregistrées chez deux patients (9,5%). Les complications arthrosiques ont été enregistrées chez deux patients (9,5%). Des métastases pulmonaires ont été observées dans un cas (5%). Aucun cas de dégénérescences maligne n’a été enregistré. Le score MSTS moyen était de 70%. Le recul moyen dans notre série était de 8 ans.
Discussion : Les TCG osseuses représentent 4 à 8% des tumeurs osseuses primitives en Occident et jusqu'à 20% des tumeurs bénignes. Elles siègent majoritairement à l’extrémité des os longs, notamment autour du genou (>50%). Cliniquement, la douleur et la tuméfaction sont les manifestations principales. Le traitement repose sur un curetage, souvent associé à des adjuvants chimiques (phénol, éthanol), thermiques (azote, PMMA) ou mécaniques (fraisage) pour limiter le risque de récidive. Le comblement après curetage limite les complications mécaniques, et l’ostéosynthèse est souvent recommandée pour renforcer la stabilité. La résection est réservée aux formes agressives. Le taux de récidive varie entre 10 et 30%, avec une occurrence majoritaire dans les trois premières années. Les métastases pulmonaires concernent 1 à 9% des cas.
Conclusion : Les TCG osseuses autour des genoux demeurent des tumeurs relativement rares. Cette étude souligne l'importance d'une prise en charge précoce et multidisciplinaire afin de diminuer les risques évolutifs dominés par la récidive locale et les métastases pulmonaires. Le traitement chirurgical demeure la pierre angulaire de la prise en charge. L’avènement des nouvelles approches thérapeutiques comme le denosumab ouvre des perspectives prometteuses pour la prise en charge de ces tumeurs.
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Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Tumors
ABSTRACT N° SOFCOT25-835
Le kyste osseux anévrysmal périphérique: à propos de 54 cas
Mohamed Sadok Chtai* 1, Mahmoud Ben Maïtigue1, Mohsen Chamakh1, Romdhane Denguezli1, Mourad Mtaoumi1, Mohamed Ali Khalifa1, Karim Bouattour1
1CHU Sahloul Service de chirurgie orthopédique, Université de Sousse, Sousse, Tunisia
Your abstract : Le kyste anévrysmal est une lésion bénigne qui touche l'enfant et l'adulte jeune. elle présente 1 à 4 % des tumeurs osseuses bénignes. Son étiopathogénie est incertaine. Cette entité pose un problème d'ordre diagnostique et thérapeutique.
Le but de notre étude est d'évaluer les caractères épidémiologiques, clinico-radiologiques des kystes anévrysmaux et d'évaluer les résultats anatomo-fonctionnels des différentes méthodes thérapeutiques.
Material and methods : Il s'agit d'une étude rétrospective de 54 cas de kyste anévrysmal périphérique (rachis exclu) pris en charge chirurgicalement dans notre service sur une période de 25 ans. Les données ont été recueillies à partir des dossiers des patients, des comptes rendus opératoires et des bilans d'imagerie. Le comblement osseux a été évalué par le bilan radiologique au dernier recul et la fonction par le score d'Enneking.
Results : L'âge moyen a été de 16 ans 5 mois avec un sexe ration de 1,21. L'apparition d'une tuméfaction ou la survenue d'une fracture pathologique ont été les signes révélateurs les plus fréquents (64,1% des cas). L'atteinte des os longs était prédominante (89,2% des cas).
La localisation des kystes a été métaphysaire dans presque la moitié des cas. Selon la classification de Cappana le kyste a été actif dans 37 cas. A l'imagerie le kyste anévrysmal s'est présenté dans sa frome typique sous forme d'une ostéolyse géographique à limites nettes plus ou moins soufflant la corticale associés à des trabéculations internes. La présence d'un niveau liquide liquide fortement évocateur du diagnostic a été notée 9 fois au scanner et 12 fois à l'IRM. L'étude anatomopathologique a permis de confronter le diagnostic dans tous les cas. Le traitement a été essentiellement chirurgical. Le curetage comblement spongieux a été réalisé dans 19 cas. Dans 3 cas le curetage a été à un comblement au substitut osseux. Nos résultats ont été évalués après un recul moyen de 2 ans. Sur le plan anatomique, nous avons obtenu un comblement complet dans 33 cas, incomplet dans 14 cas et une récidive dans 7 cas. sur le plan fonctionnel, le score moyen d'Enneking a été de 90%
Conclusion : le kyste anévrysmal pose des difficultés diagnostiques et thérapeutiques. La prise en charge nécessite une approche pluridisciplinaire avec une confrontation radio-clinique et anatomopathologique. Le traitement doit être adapté à chaque cas
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Tumors
ABSTRACT N° SOFCOT25-816
Le chondrome osseux : étude rétrospective à propos de 23 cas
Romdhane Denguezli* 1, Mohamed Sadok Chtai1, Aymen Hanafi1, Mohamed Ali Khalifa1, Mourad Mtaoumi1, Mahmoud Ben Maitigue1, Karim Bouattour1
1Chirurgie orthopédique , CHU Sahloul, Sousse, Tunisia
Your abstract : Le chondrome osseux est une tumeur osseuse bénigne d'origine cartilagineuse. Il représente environ 3% des tumeurs osseuses et 12 et 24% des tumeurs osseuses bénignes. Cette tumeur pose deux problèmes: un problème de récidive locale après curetage et un problème de transformation maligne en chondrosarcome.
L'objectif est d'étudier les particularités cliniques, radiologiques et anatomopathologiques des chondromes et d'évaluer les résultats du traitement.
Material and methods : Nous avons mené une étude rétrospective intéressant 23 patients porteurs de chondrome osseux traités au service de chirurgie orthopédique du CHU de Sahloul de Sousse en Tunisie durant la période allant de 2000 à 2024.
Results : L'âge moyen de nos patients était de 31 ans avec une légère prédominance masculine (sexe ratio=1,28). Les principaux signes révélateurs de la maladie étaient la douleur et la tuméfaction. Le délai moyen de consultation était de 25,5 mois. La tumeur siégeait préférentiellement au niveau des phalanges et métacarpiens.
La confirmation diagnostique était histologique par une biopsie primaire dans trois cas et un curetage biopsique dans les autres.
Le traitement a été dans deux cas un simple curetage et pour les autres cas un curetage avec comblement de la cavité résiduelle par une greffe autologue d'os spongieux prélevé de la crête iliaque.
L'évolution était marquée par la survenue de récidive dans un cas et une transformation sarcomateuse dans un autre .
Discussion : A travers notre travail et au vu de la littérature, certaines recommandations peuvent être dégagées :
- Le diagnostic de chondrome est fortement évoqué par l'imagerie, mais il faut toujours penser au chondrosarcome en cas de signes d'agressivité d'où la nécessité d'une biopsie primaire avant tout geste thérapeutique.
- Bien que les avis soient partagés entre les abstentionnistes et les interventionnistes, nous insistons sur la nécessité de prise en charge chirurgicale des chondromes même asymptomatiques, afin d'éviter l'apparition de complications à type de fractures pathologiques qui compliquera la prise en charge thérapeutique.
- Un curetage soignant associé au comblement autologue en cas de cavité résiduelle est une alternative intéressante qui nous a donné des résultats satisfaisants. Une surveillance attentive et régulière de ces patients est indispensable à la recherche d'une éventuelle complication à type de récidive ou de dégénérescence sarcomateuse.
- Les nouveaux procédés de comblement par les substituts osseux sont intéressants qui permettent d'éviter les complications liées au prélèvement de la crête iliaque.
Conclusion : Le chondrome est une tumeur fréquente fortement évoquée par l'imagerie mais la confirmation histologique est indispensable avant tout traitement. Devant le risque de transformation maligne, le suivi à long terme est indispensable.
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Tumors
ABSTRACT N° SOFCOT25-1058
La maladie exostosante : à propos de 23 patients
Romdhane Denguezli* 1, Aymen Hanafi1, Mohamed Sadok Chtai1, Thabet Mouelhi1, Mohamed Ali Khalifa1, Karim Bouattour1
1Chirurgie orthopédique , CHU Sahloul, Sousse, Tunisia
Your abstract : La maladie exostosante est une maladie génétique héréditaire monogénique peu fréquente à transmission autosomique dominante. Elle est caractérisée par le développement d'ostéochondromes (exostoses) multiples.
Cette maladie souvent bénigne, peut être grave par ses complications fonctionnelles et mécaniques. La complication la plus redoutable reste la dégénérescence en chondrosarcome.
Material and methods : Notre travail consiste en une étude rétrospective menée sur 23 patients hospitalisés dans notre service pour maladie exostosante entre Janvier 2000 et Juin 2023.
Par le présent travail, nous avons essayé de répondre à plusieurs problématiques qui relèvent de différents aspects de cette maladie : l’aspect étiopathogénique, épidémiologique, diagnostique clinique, radiologique, évolutif et thérapeutique.
Results : Le diagnostic de maladie exostosante était posé dans la première décennie, avec une prédominance masculine (sexe ratio :2,2). Un antécédant familial était présent chez 12 de nos patients. Le maître symptôme était une tuméfaction dure en regard des os superficiels dans 91,3%. Le nombre total d'exostoses était 355 avec une moyenne de 15,4 exostoses par personne, affectant principalement le tibia proximal, le fémur distal et l’humérus proximal.
Plusieurs déformations osseuses ont été constatées telles que la petite taille finale, l’inégalité de longueur des deux membres inférieurs, la coxa valga, la dysplasie de la hanche, le valgus de la cheville, les déformations des avant-bras et le genu valgum, causant un handicap fonctionnel majeur.
16 patients ont été opérés avec des traitements tels que l'exostosectomie, l'épiphysiodèse médiale supérieure du tibia, l'allongement du membre inférieur et la résection large pour traiter un chondrosarcome secondaire bien différencié du tibia.
Discussion : La maladie exostosante ou maladie de Bessel-Hagen est héréditaire à transmission autosomale dominante et survient à partir de l’enfance. Elle est caractérisée par la prolifération d’excroissances multiples bénignes développées à la surface métaphysaire des os à ossification enchondrale, au contact de la plaque épiphysaire, elle entraine un remodelage osseux métaphysaire, des déformations osseuses et une asymétrie de croissance des os longs.
Les complications vasculo-nerveuses sont possibles et la transformation maligne n'est pas exceptionnelle d'où la nécessité d'une surveillance rigoureuse. Un traitement chirurgical adéquat peut faire éviter ces complications.
Conclusion : La maladie exostosante reste un "challenge" pour les orthopédistes. Un traitement curatif n'est pas envisageable dans le futur proche. Ce traitement serait bien évidemment une thérapie génique. La meilleure compréhension de cette maladie à travers les études en génie moléculaire permet petit à petit de se rapprocher de ce but ultime. Attendant ce jour, il faut optimiser la prise en charge des patients et insister sur la surveillance à l'âge adulte afin de détecter à temps les transformations malignes.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
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Tumors
ABSTRACT N° SOFCOT25-1068
Ostéosarcome : Évaluation à 10 Ans de la Prise en Charge et du Pronostic Fonctionnel
Atika Mazari* 1, 2, Nasreddine Rouag 1, 2, Kamel Achour3, 4, Leila Nebchi3, 4, Abdelhalim Ould Rouis3, 5, Reda Harrar3, 5
1Service de chirurgie orthopédique , EHS SALIM ZMIRLI , 2 Département de médecine , Université d'Alger , 3Hôpital Salim Zmirli, 4Université d'Alger, 5Université d’Alger, Alger, Algeria
Your abstract : L'ostéosarcome est une tumeur osseuse maligne agressive, décrite pour la première fois en 1805 par John Abernethy, puis popularisée par Sir James Paget au XIXe siècle. Son pronostic s'est amélioré grâce à une approche multimodale combinant chirurgie, chimiothérapie et radiothérapie. L'objectif de cette étude est d'évaluer les résultats à long terme des patients traités pour un ostéosarcome, en analysant leur survie, leur fonctionnalité et leur qualité de vie.
Material and methods : Nous avons réalisé une étude rétrospective et prospective incluant 20 patients traités entre 2012 et 2019. Les données analysées incluaient l'âge, le sexe, la localisation tumorale, les symptômes cliniques et les caractéristiques radiologiques. Un suivi en 2024 a évalué la fonctionnalité (MSTS) et la qualité de vie (SF-36)
Results : L'âge moyen était de 39,5 ans (12-57 ans), avec une prédominance masculine (80 %). Le fémur était la localisation la plus fréquente (45 %). Tous les patients présentaient une douleur, et 15 une tuméfaction. L'imagerie a montré une ostéolyse bien limitée dans 4 cas, avec extension diaphysaire dans 3 cas. Deux patients avaient des métastases pulmonaires. En 2024, 14 patients étaient vivants. Le MSTS moyen était de 70 %, traduisant une bonne récupération fonctionnelle. Le SF-36 montrait une qualité de vie modérément altérée. Trois patients ont présenté une récidive locale et deux des métastases secondaires.
Discussion : Cette étude confirme l'importance du suivi à long terme dans la prise en charge de l'ostéosarcome. Nos résultats corroborent les données de la littérature, soulignant l'efficacité de la prise en charge multimodale. L'utilisation d'échelles validées a mis en évidence une bonne fonctionnalité après chirurgie conservatrice, mais une altération persistante de la qualité de vie.
Conclusion : L'optimisation des techniques chirurgicales et des stratégies de rééducation reste un enjeu majeur. Un suivi rapproché est essentiel pour dépister les récidives et adapter la prise en charge.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Spine
ABSTRACT N° SOFCOT25-972
Spondylolisthesis traumatique de l’axis, a propos de 27 cas
Aymen Hanafi* 1, Mohamed Sadok Chtai1, romdhane denguezli1, Mohamed Ali khalifa1, Mahmoud Ben Maitigue1, Mourad Mtaoumi1, Karim Bouattour1
1service orthopédie, CHU Sahloul, Sousse, Tunisia
Your abstract : Les fractures bipédiculaires de C2, ou spondylolisthésis traumatique de l’axis, sont de plus en plus fréquentes avec la hausse des accidents de la route. Leur prise en charge reste un sujet de débat : bien que le traitement orthopédique soit souvent privilégié, ses modalités varient, et les indications chirurgicales restent discutées.
Ce travail vise à analyser les résultats anatomo-cliniques du traitement orthopédique et chirurgical des fractures bipédiculaires de C2 à réaliser une revue de la littérature sur les options thérapeutiques selon chaque type de fracture.
Material and methods : Cette étude rétrospective porte sur 27 patients pris en charge entre 1995 et 2019. Les fractures ont été classées selon Edwards et Levine. L’efficacité des traitements orthopédiques et chirurgicaux a été évaluée sur la consolidation et le résultat fonctionnel.
Results : L'âge moyen des patients était de 37 ans, avec une prédominance masculine (22 hommes pour 5 femmes). Les accidents de la voie publique constituaient la principale cause de ces fractures. Trois patients soit 11% ont présenté un déficit neurologique. Selon la classification d'Edwards et Levine, 13 patients présentaient une fracture de type I (48 %), 8 de type II (29 %), 4 de type IIa (14 %) et 2 de type III (7 %). Seize patients (59 %) ont été traités orthopédiquement, tandis que 11 (41 %) ont bénéficié d'une intervention chirurgicale, principalement par voie antérieure. Après un suivi moyen de 24 mois, la consolidation osseuse a été obtenue chez tous les patients, avec des résultats fonctionnels satisfaisants dans 96 % des cas.
Conclusion : la fracture bi-pédiculaire de l’axis est une lésion du sujet jeune actif. L’élargissement du canal médullaire qu’elle entraine, explique la rareté des signes neurologiques. Leur traitement n’est pas bien codifié. Si le traitement des fractures type I est orthopédique, et celui des type III est chirurgical, l’unanimité est difficile pour les fracture II et IIa.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Spine
ABSTRACT N° SOFCOT25-815
Place de la chirurgie dans le traitement du mal de pott
Salim Lemmouchi* 1, hichem fridi1, lyes chaal1, zoubir kara1
1faculté de medecine d'alger, CHU Mustapha Bacha, ALGER, Algeria
Your abstract : L’objectif de ce travail est d’illustrer les différents aspects épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques de la localisation vertébrale de la tuberculose ainsi que l’indication chirurgicale dans les formes compliquées
Material and methods : Il s’agit d’une étude rétrospective de 64cas ; étalée sur une période de cinq ans. Le diagnostic de mal de Pott était retenu sur des preuves histologiques, mais aussi sur des arguments cliniques, biologiques et surtout radiologiques (TDM et IRM).
Results : L´âge moyen de nos patients était de 42 ans, avec une prédominance féminine. La durée d´évolution de la maladie était longue (dix mois en moyenne) ; ceci est expliquée par la symptomatologie initiale insidieuse faite de rachialgies (100%) et une admission des patients au stade de complications neurologiques (92 ,18%). La radiographie standard était réalisée chez tous nos patients, et complétée par la TDM dans 100% des cas. L´IRM était demandée chez tous les malades déficitaires .Tous nos patients ont bénéficié d´un traitement anti tuberculeux associé à une immobilisation du foyer pottique. Une décompression par voie antérieure était réalisée chez 33 patients ; la voie posterieur chez 29 patients ; et 2 patients ayant nécessité une biopsie trans pediculaire. Les complications poste opératoire 3 décès et 10 infections.
Discussion : Les douleurs rachidiennes retrouvées dans 90% des cas. Cette douleur s’accompagne dans la majorité des cas d’un syndrome infectieux modéré avec fébricule, altération de l’état général et à un stade évolué de fatigabilité musculaire voir des troubles neurologiques à type de déficit moteur. L’apport de l’imagerie constitue incontestablement l’un des piliers du diagnostic du mal de Pott ; l’Anatomopathologie permet le diagnostic de certitude, En pratique, le diagnostic de certitude est difficile , et le plus souvent retenu sur des arguments radiocliniques et conduit souvent à privilégier les épreuves thérapeutiques. La prise en charge thérapeutique du mal de pott reste encore controversée entre les différentes écoles. L’attitude vis-à-vis du foyer vertébral continue à être partagée entre le traitement médical exclusif et le traitement médico-chirurgical.
Conclusion : le mal de Pott touche souvent l’adulte jeune, issu d’un milieu défavorisé ; L’imagerie moderne permet d’orienter le diagnostic, de donner le bilan morphologique et de planifier la stratégie thérapeutique. Le diagnostic de certitude exige la confirmation histologique, mais il peut être retenu sur des éléments cliniques et paracliniques de présomption. Dans les formes simples, un traitement médical seul bien conduit peut guérir le mal de Pott sans séquelle, alors que dans les formes compliquées, l’association d’un traitement médical à une chirurgie précoce met le patient dans les meilleures conditions pour une récupération neurologique et stabilisation rachidienne rapide.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Spine
ABSTRACT N° SOFCOT25-1005
La déformation cyphotique avant et après fixation chirurgicale dans le Mal de Pott aigu
Amin Henine* 1
11Service C.O.A CHU de Douèra , Faculté de Médecine Université de Blida 1, Alger, Algeria
Your abstract : La tuberculose rachidienne est susceptible d'évoluer vers une cyphose tellement importante qu'elle peut perturber l’architecture normale du rachis. Le but de ce travail est d'analyser l’angle de cyphose en pré et post-opératoire, ainsi que de démontrer la place de l’ostéosynthèse dans cette affection et ce dès la phase de début.
Material and methods : Il s’agit d’une étude prospective monocentrique de 21 patients. Selon le sexe, on avait 19 femmes et 2 hommes. L'âge moyen était de 42 ans (extrêmes 19 et 67 ans). Concernant la localisation, nous avions recensé 2 cervicales, 8 thoraciques, 7 thoraco-lombaires et 4 lombaires. L’arthrodèse instrumentée a été la règle pour tous les opérés. La greffe a été réalisée par voie antérieure dans 2 cas (9,5%), par voie postérieure dans 15 cas (71,4%) et par voie mixte dans 4 cas (19,0%). L’instrumentation a été antérieure dans 2 cas (9,5%), postérieure dans 18 cas (85,7%) et double dans 1 cas (4,8%). L'évaluation a été réalisée sur des radiographies standards ainsi que sur des télémétries du rachis. La cyphose locale (la lésion) et régionale (immédiatement adjacente au site lésionnel) ont été analysées.
Results : L’angle moyen de cyphose locale en préopératoire était de 28,3 °±16,3, 20,0°±12,9 après chirurgie, 20,4 °±13,2 à 6 mois et 20,7°±13,5 au dernier recul. Cet angle était supérieur ou égal au seuil de 30° dans 9 cas (42,9%) avant chirurgie, dans 4 cas (19,0%) en postopératoire, dans 5 cas (23,8%) à 6 mois et dans 7 cas (33,3%) au dernier recul. L’angle moyen de la cyphose régionale avant opération était de 26,7°±20,5, 16,8°±19,7 en postopératoire, 17,7°±19,2 à 6 mois et 18,2°±19,0 au dernier recul. Cet angle était supérieur ou égal à 30° dans 10 cas (47,6%) en préopératoire, dans 6 cas (28,6%) après et dans 5cas (23,8%) à 6 mois, ainsi qu’au final.
Discussion : L’analyse de la cyphose locale et régionale est importante à considérer pour la décision opératoire. Les désordres locaux ont des répercussions régionales et globales. L'angle de cyphose admis dans la littérature pour la chirurgie est de 30° et plus. Dans notre série, 1/3 des patients (7 cas) ont gardé une cyphose locale supérieure ou égale à 30° contre moins de la moitié initialement, soit 42,9% des patients (9 cas). Par ailleurs, 23,8% des patients (5 cas), c’est-à-dire presque 1/4 seulement ont conservé une cyphose régionale supérieure ou égale à 30° contre près de la moitié, soit 47,6% des patients (10 cas) au départ. Le plan antérieur n’a été reconstruit que dans 6 cas (28,6%) et c’est essentiellement le montage postérieur qui a été privilégié chez la majorité, soit 18 cas (85,7%). Ainsi, les procédés chirurgicaux seuls par en arrière et sans vraie reconstruction préalable par en avant ont apporté la preuve de leur efficacité dans la correction du vice architectural en cyphose, notamment régional.
Conclusion : La simple stabilisation postérieure avec fusion corrige bien la cyphose, surtout régionale, dans la maladie tuberculeuse vertébrale débutante.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Spine
ABSTRACT N° SOFCOT25-394
Prise en charge des fractures bipédiculaires de C2 : Évaluation des traitements orthopédiques et chirurgicaux
Adnen Benammou1, 1, Mohamed Habib Sanaa* 1, Mohamed Sedik Akermi 1, Mokhtar Abderrahim1, Mehdi Bellil1, Mohamed Ben Salah1
1Service de chirurgie orthopédique, Hôpital Charles Nicolle, Tunis, Tunisia
Your abstract : Les fractures de Hangman sont des fractures bipédiculaires du C2, produites lors d’un mécanisme en hyperextension du rachis cervical. Ces fractures représentent 4 % à 7 % de toutes les fractures du rachis cervical et 20 % à 22 % des fractures de l'axis. Leur prise en charge reste controversée. L'objectif de notre travail est d’étudier les différentes méthodes thérapeutiques, leurs indications ainsi que leurs résultats cliniques et radiologiques.
Material and methods : Il s'agit d'une étude rétrospective descriptive portant sur les patients traités pour des fractures bipédiculaires de C2 sur une période de 7 ans, allant de janvier 2015 à janvier 2022.
Results : Notre étude a inclus 16 patients avec un âge moyen de 56 ans. En se basant sur la classification Effendi Levine/Edwards, six patients présentaient une fracture de type I, cinq une fracture de type II et cinq une fracture de type IIa. Dix patients ont eu un traitement orthopédique et six un traitement chirurgical.
Le score de l'échelle visuelle analogique (VAS) est passé de 7 en préopératoire à 3 en postopératoire pour les patients traités orthopédiquement, et de 8 à 3 pour les patients traités chirurgicalement. La mobilité de la colonne cervicale a été préservée et aucune complication neurologique n'a été notée pour les deux types de traitement.
Le taux de consolidation à 3 mois était de 90 % pour le traitement orthopédique et de 100 % pour le traitement chirurgical. Seul un patient traité orthopédiquement avec une traction suivie d'une minerve M6 a présenté une pseudarthrose nécessitant un traitement chirurgical.
Discussion : La fracture de Hangman résulte d'une blessure par hyperextension du cou, le plus souvent observée lors d'accidents de la route. L'évaluation de la stabilité de la fracture, basée sur la classification Effendi Levine/Edwards, guide le choix entre un traitement orthopédique ou chirurgical. Ainsi, le traitement non opératoire devrait être réservé aux fractures de type I, qui sont stables, chez des patients exempts d'anomalies neurologiques, tandis que le traitement chirurgical des fractures de Hangman est indiqué dans les fractures de type II et III. Les avancées modernes en chirurgie permettent aux patients de bénéficier d'une fixation rapide et stable, évitant ainsi une immobilisation prolongée.
L'approche chirurgicale peut être antérieure, postérieure ou une combinaison des deux. Aucune des études cliniques disponibles n'a montré de différences significatives dans les résultats ou les taux de complications entre les différents types de fusion antérieure et/ou postérieure.
Conclusion : Le traitement orthopédique et chirurgical sont deux techniques efficaces dans la prise en charge des fractures de Hangman. Le choix de l'une ou l'autre technique est basé sur la classification Effendi Levine/Edwards.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Spine
ABSTRACT N° SOFCOT25-919
Impacte des paramètres pelviens préopératoires sur les résultats de chirurgie de libération de canal lombaire étroit
Mohamed Hedi Gharbi* 1, Malek Fakhfekh1, Achraf Abdennadher 1, Mohamed Manai1, Khalil Amri1
1Service d'orthopédie, Hopital Militaire de Tunis, Tunis , Tunisia
Your abstract : le canal lombaire représente le motif le plus fréquent de chirurgie du rachis lombaire. Il résulte de nombreuses modifications dues à l’âge, qui conduisent à un déséquilibre sagittal, une baisse de la lordose lombaire et une augmentation de la rétroversion du bassin, ceci induit plusieurs mécanismes de compensation pour limiter les conséquences de ce déséquilibre.
Cette etude décrit l’impact du déséquilibre sagittal sur les résultats de chirurgie de libération du canal lombaire étroit.
Material and methods : Ce travail présente une étude rétrospective qui inclue 100 patients qui ont subi une chirurgie de libération pour un canal lombaire étroit avec un recul minimum d’un an. Tous nos patients ont une radiographie préopératoire du rachis entier. L’incidence pelvienne (PI), l’inversion pelvienne (PT), la pente sacrée (SS), la lordose lombaire (LL), et la lordose segmentaire du segment opéré ont été calculés pour évaluer l’équilibre sagittal. Les questionnaires EuroQol 5 dimentions et Oswestry Disability Index (ODI) ont été utilisés pour évaluer l’intensité des douleurs et la qualité de vie au dernier recul.
Results : l’age moyenne de nos patients était de 64 ans (min 50 ans, max à 80 ans), 55% de nos patients étaient de sexe masculin. Les résultats ont montré que les patients les plus âgés avaient les statuts préopératoires plus mauvais avec des score ODI et EQ-5D plus bas. Cependant, il ont montré de meilleurs résultats après chirurgie de libération. Nous n’avons pas noté de différences au niveau des résultats clinique entre les groupes ayant de différents paramètres radiologiques en préopératoire. De plus, nos résultats n’ont pas montré de différence statistiquement significative entre équilibre sagittal spinopelvien et résultats cliniques au dernier recul
Discussion : La chirurgie du canal lombaire étroit offre une amélioration clinique et fonctionnelle grâce à une plasticité neurologique et une meilleure réponse à la réduction de la compression radiculaire. De nombreuses études ont montré une amélioration significative des scores d’ODI et EVA même en présence d’un déséquilibre sagittal préopératoire. Ce soulagement réduit l’imapct des paramètres pelviens sur la posture ainsi qu’une récupération de la mobilité
Conclusion : La chirurgie du canal lombaire étroit offre une amélioration clinique et fonctionnelle grâce à une plasticité neurologique et une meilleure réponse à la réduction de la compression radiculaire. De nombreuses études ont montré une amélioration significative des scores d’ODI et EVA même en présence d’un déséquilibre sagittal préopératoire. Ce soulagement réduit l’imapct des paramètres pelviens sur la posture ainsi qu’une récupération de la mobilité
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Spine
ABSTRACT N° SOFCOT25-939
Profil épidémiologique et clinique des spondylodiscites infectieuses
Mohamed Hedi Gharbi1, Houssem Eddine Chahed* 1, Achraf Abdennadher 1, Malek Fakhfekh1, Khalil Amri1
1Service d'orthopédie, Hopital Militaire de Tunis, Tunis , Tunisia
Your abstract : La spondylodiscite infectieuse (SPI) est une maladie rare qui présente un défi diagnostique et thérapeutique. Les signes cliniques ne sont pas spécifiques, ce qui retarde le diagnostic. Un diagnostic précoce de la maladie permet d'éviter des lésions irréversibles de la moelle épinière et les complications systémiques graves.
Le but de cette étude est de résumer les caractéristiques épidémiologiques, les caractéristiques cliniques, le diagnostic et le traitement de la SPI.
Material and methods : Il s'agit d'une étude monocentrique, observationnelle, descriptive et rétrospective incluant tous les patients traités pour SPI sur une période de 4 ans (2018-2022). Les données démographiques, les symptômes, les caractéristiques cliniques et les méthodes de diagnostic ont été enregistrés dans tous les cas.
Results : 28 patients ont été inclus, 76% étaient des hommes. L'âge moyen était de 61,5 ans. Les principaux facteurs de risque de SPI étaient l'insuffisance rénale (12 patients), la chirurgie récente (2 patients), le diabète (13 patients) et le traitement immunosuppresseur (1 patient). Les SPI étaient à pyogène dans 21 cas, Brucelliennes dans 2 cas et Tuberculeuses dans 5 cas. Tous les patients ont reçu un traitement antibiotique spécifique. La durée moyenne du traitement était de 14 semaines. L'évolution a été favorable dans 28 cas, tandis que 2 patients ont gardé des séquelles neurologiques et 2 patients sont décédés. Les examens radiologiques (TDM et IRM) ont montré une lésion lombaire dans 70% des cas, un abcès épidural dans 3 cas, un abcès du psoas dans 11 cas et une compression de la moelle épinière dans 7 cas. L'isolement des germes a été réalisé à l'aide d'hémocultures qui étaient positives dans 16 cas, d'une biopsie scanno-guidée dans 10 cas et d'une biopsie chirurgicale dans 2 cas.
Discussion : La SPI est une maladie grave. Son incidence est en hausse en raison de l'augmentation de la population susceptible d'être touchée. Elle est plus fréquente chez les hommes et le plus souvent diagnostiquée chez les patients âgés présentant souvent de multitarés. Les bactéries pyogènes sont couramment impliquées. Dans notre pays, la tuberculose reste également fréquente. Le traitement consiste en une antibiothérapie prolongée spécifique au pathogène isolé.
Conclusion : En conclusion, la SPI reste un défi diagnostique et thérapeutique pour le clinicien. Un diagnostic précoce et un traitement rapide sont essentiels pour améliorer le pronostic et éviter les complications.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Spine
ABSTRACT N° SOFCOT25-917
Les traumatismes du rachis cervical à mécanisme rotatoire à propos de 52 cas
Mohamed Sadok Chtai* 1, hannafi aymen1, Romdhane Denguezli1, mahmoud Ben Maïtigue1, Mtaoumi Mourad1, mohamed ali Khalifa1, Karim Bouattour1
1service de chirurgie orthopédique, CHU Sahloul , Sousse, Tunisia
Your abstract : Les lésions traumatiques du rachis cervical sont fréquentes et posent un problème diagnostic et de prise en charge thérapeutique. ces lésions sont susceptibles de de développer 2 complications essentielles: les complications neurologiques et les instabilités intervertébrales permanentes
le but du travail est d'étudier les aspects épidémiologiques, cliniques et radiologiques des lésions rotatoires du rachis cervical inférieur et d'analyser les résultats du traitement chirurgical.
Material and methods : Nous avons mené une étude rétrospective monocentrique sur une période de 30 ans dans notre CHU. Nous avons recueillit les cas de traumatismes du rachis cervical inférieur par mécanisme rotatoire opérés dans notre service durant cette période.
Les résultats anatomo-radiologiques ont été évalués selon le score qualitatif de Kempf
Results : Notre série comporte 52 patients opérés durant cette période 36 hommes et 16 femmes. l'âge moyen était de 36 ans. Les AVP ont été la principale étiologie et la cervicalgie était le signe fonctionnel dominant. Les complications neurologiques ont été présentes en préopératoire dans 24 cas dominées par les atteintes radiculaires (19 cas). Le siège électif des lésions était au niveau de c6-c7 (dans 19 cas). La traction progressive trans-crânienne a été la méthode de réduction la plus utilisée (39 cas). La voie antérieure isolée a été utilisée dans 46 cas, un abord antérieur et postérieur a été utilisé dans 5 cas et un abord postérieur isolé a été utilisé dans 1 cas. En postopératoire, 7 patients ont développé une dysphagie transitoire, 5 patients ont eu une dysphonie transitoire, un patient a eu une aggravation de signes neurologiques et un patient est décédé à j1 postopératoire. Le score global de Kempf était bon dans 35 cas.
Les patients ayant eu un abord postérieur associé ont eu plus de raideur que les patient opérés par abord antérieur isolé
Conclusion : Les lésions du rachis cervical inférieur par mécanisme rotatoire sont rares mais graves s'accompagnant de complications neurologiques et pouvant engager le pronostic vital. Ces lésions doivent être recherchées et diagnostiquées surtout chez les patients victimes de traumatismes à hautes énergie notamment en cas d'AVP.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Spine
ABSTRACT N° SOFCOT25-464
Traitement chirurgical des abcès froids dans le mal de Pott thoraco-lombaire.
À propos de 16 cas
Ilies Hasrouri* 1, Toufik Boussaha1, Hemza Amrane1, Nouar Boudjouraf1, Chaouki Derdous1, Nacer Khernane1
1Chirurgie Orthopédique et Traumatologique , SACOT, BATNA, Algeria
Your abstract : L’atteinte vertébrale représente la première localisation ostéo-articulaire de la tuberculose. L’abcès froid est le corollaire de la lésion tuberculeuse vertébrale. Il est la conséquence de destructions importantes. L’objectif de ce travail est de contribuer à l’amélioration de la prise en charge de ce type de spondylodiscite. Nous rapportons dans cette étude l’expérience de notre service dans le traitement chirurgical du mal de Pott thoraco-lombaire compliqué d’abcès froids.
Material and methods : Etude rétrospective de janvier 2015 à décembre 2020.16 patients (9 femmes et de 7 hommes) opérés, portant un mal de Pott compliqué d’abcès froids, moyenne d’âge était de 42 ans. Le délai du diagnostic moyen était de 15 mois(3 - 24 mois0. L’examen neurologique au moment de l’admission montrait une atteinte complète dans deux cas et partielle dans un cas. La localisation était lombaire dans 10 cas et thoracique dans 6 cas. L’indication opératoire était l’abcès froid dans tous les cas. La décompression par abord postérieur consistait à une laminectomie unilatérale isolée. L’abord antérieur (lombotomie) consistait à une évacuation de l’abcès et une biopsie. Le drain utilisé était de gros calibre. La surveillance du drain est capitale. Elle comporte le contrôle de sa perméabilité. La durée du drainage variait de 7 à 15 jours. Le patient sort du service avec une contention externe dont la durée est de 3 mois. Aucun patient n’a bénéficié d’une ostéosynthèse de stabilisation. Les patients ont été évalués en préopératoire et en postopératoire avec l’échelle de Frankel.
Results : L'étude histologique a signé le diagnostic de tuberculose en montrant la présence d’un follicule épithélio-giganto-cellulaire avec une nécrose caséeuse. Les 2 patients classés Fränkel A ont récupéré partiellement sur le plan neurologique et sont devenues Frankel B. Le patient classé Frankel C a totalement récupéré. On notait après l’intervention, une réduction de l’intensité des douleurs rachidiennes, une reprise progressive des activités des patients et la disparition des abcès sans récidive.
Discussion : La spondylodiscite tuberculeuse reste une maladie d’actualité dans les pays en voie de développement. Le retard au diagnostic fait l’unanimité des auteurs. Il peut expliquer l’apparition les déficits neurologiques. La TDM et l’IRM sont devenues des examens incontournables. Ils permettent d’évoquer le mal de Pott et par conséquent de planifier la stratégie thérapeutique. Devant un abcès volumineux, dont on sait que le traitement antibiotique permettra l’arrêt de l’évolution mais certainement pas son évacuation, son drainage améliore l’efficacité du traitement antituberculeux. Le traitement médical est prescrit immédiatement après la confirmation diagnostique. L’absence de récupération neurologique complète dans les 2 cas Fränkel A ayant signifié qu’il s’agit probablement de lésions liées à l’ischémie médullaire.
Conclusion : A travers cette courte série, nous considérons que les grands abcès froids doivent être traités chirurgicalement.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Anatomie fonctionnelle et biomécanique du complexe hanche–rachis : les bases pour comprendre les risques
Orateur(s) : Thomas Grosso (Nîmes)09h06 / 09h12
Le points clés et pièges de l'examen clinique: le hip-spine
Orateur(s) : Remy Coulomb (Nimes)09h12 / 09h18
Rachis, bassin et hanche : les situations à risques
Orateur(s) : Vincent Haignere (Nîmes)09h18 / 09h24
PTH et rachis : l’impact décisif de la raideur lombo-pelvienne
Orateur(s) : Cédric Maillot (RéUNION)09h24 / 09h30
Influence des différents types de chirurgie du rachis sur le pelvis et l incidence pelvienne (203 patients)
Orateur(s) : Benjamin Blondel (Marseille)09h30 / 09h36
Fusion longue jusqu'au sacrum - impact potentiel sur le pelvis et la position du cotyle: à propos d'une série prospective de 100 patients
Orateur(s) : Jean Charles Le Huec (Bordeaux)09h36 / 09h42
Impact des antécédents de fusion rachidienne sur les patients porteurs de PTH: les points clés en pratique
Orateur(s) : Cédric Maillot (RéUNION), Jean Charles Le Huec (Bordeaux)09h42 / 09h48
Les PTH chez les patients en équilibre postural conservé : que se passe-t-il sur 5 ans de recul après l’implantation ? 201 cas
Orateur(s) : Jean-Yves Lazennec (Paris)09h48 / 09h54
Quand le déséquilibre précède la PTH : que se passe-t-il sur 5 ans de recul ? 131 cas
Orateur(s) : Jean-Yves Lazennec (Paris)09h54 / 10h00
Quand une fusion précède la PTH : un scénario à haut risque ?que se passe-t-il sur 6 ans de recul 142 cas
Orateur(s) : Jean-Yves Lazennec (Paris)10h00 / 10h06
Quand la PTH précède l’arthrodèse rachidienne quelles conséquences sur 6 ans de recul ?
Orateur(s) : Jean-Yves Lazennec (Paris)10h06 / 10h12
Intégration de la cinématique pelvienne dans la planification préopératoire: les principes
Orateur(s) : Remy Coulomb (Nimes)10h12 / 10h18
Impact de l’intégration de la cinématique pelvienne : résultats d’une série comparative sur le pelvis et le rachis"
Orateur(s) : Anthony Marquant (Nîmes)10h18 / 10h24
Introduction
Orateur(s) : Stephane Boisgard (Clermont Ferrand )10h55 / 10h58Stephane BOISGARD (Clermont Ferrand FRANCE)
Contraintes pour le prélèvement et la distribution des tissus
Orateur(s) : Valérie Dumaine (Paris)10h58 / 11h08Valérie DUMAINE (Paris FRANCE)
État des lieux en France de l’utilisation des allogreffes de tissus
Orateur(s) : Roger Erivan (Clermont-Ferrand)11h08 / 11h18Roger ERIVAN (Clermont-Ferrand FRANCE)
Quelques exemplesLes allogreffes osseuses (5’)
Les allogreffes ligamentaires et méniscales (5’)
Orateur(s) : Valérie Dumaine (Paris), Roger Erivan (Clermont-Ferrand)11h18 / 11h28Valérie DUMAINE (Paris FRANCE), Roger ERIVAN (Clermont-Ferrand FRANCE)
Conclusion
Orateur(s) : Stephane Boisgard (Clermont Ferrand )11h28 / 11h30Stephane BOISGARD (Clermont Ferrand FRANCE)
Les greffes composites une nouvelle ère dans la prise en charge des handicap majeurs
Orateur(s) : Lionel Badet (Lyon)11h30 / 11h45Lionel BADET (Lyon FRANCE)
Enjeux techniques et résultats fonctionnels des greffes de mains et de membres supérieurs
Orateur(s) : Christophe Gaillard (Lyon)11h45 / 12h00Christophe GAILLARD (Lyon FRANCE)
Comment la greffe de bras a transformé ma vie
Orateur(s) : Félix Gretarsson ()12h00 / 12h10Félix GRETARSSON ( FRANCE)
Les conditions du succès
Orateur(s) : Aram Gazarian (Lyon)12h10 / 12h20Aram GAZARIAN (Lyon FRANCE)
Parrainé par Move Up
Workshop validant, réservés aux internes DES inscrits
11h - 12h : Partie théorique ouverte à tous
12h - 13h : workshop réservé aux internes sur préinscription (nombre de places limité à 24)
Chaque année, entre 2 000 et 3 000 infections périprothétiques interviennent en France. Parce que 60 % des infections de site opératoire sont évitables, BD vous convie à notre symposium destiné à vous présenter les pratiques et recommandations de prévention des risques préopératoires et périopératoires.
Communication flash
Ligamentous knee
ABSTRACT N° SOFCOT25-914
Rôle de la prise en charge psychologique dans le retour précoce au sport chez le militaire actif après ligamentoplastie du ligament croisé antérieur
Mohamed Hedi Gharbi* 1, Malek Fakhfekh1, Achraf Abdennadher 1, Houssem Eddine Chahed1, Khalil Amri1
1Service d'orthopédie, Hopital Militaire de Tunis, Tunis , Tunisia
Your abstract : La rupture du ligament croisé antérieur (LCA) est l'une des blessures les plus courantes chez le personnel militaire. Les exigences des fonctions militaires et des activités sportives nécessitent une récupération complète et un contrôle optimal du genou à tous les niveaux. Bien que de nombreuses études aient analysé les résultats de la chirurgie de reconstruction du LCA, les facteurs non physiques, notamment psychologiques, ont longtemps été négligés dans la littérature. Cette étude vise à évaluer l'impact des facteurs psychologiques sur le retour aux activités physiques après une chirurgie de reconstruction du LCA chez les militaires en activité.
Material and methods : Cette étude rétrospective inclut une centaine de militaires ayant subi une ligamentoplastie du LCA, avec un suivi d'au moins un an. Le questionnaire ACL-RSI (ACL-Return to Sport After Injury Questionnaire) a été utilisé pour évaluer la motivation des patients et leur volonté de reprendre les activités sportives. Les résultats ont été mesurés en fonction du délai de reprise des activités physiques et militaires sans restriction, ainsi que du niveau de récupération évalué par le test d'aptitude physique.
Results : L'âge moyen des patients était de 28,12 ans, et 90 % des participants étaient des hommes. Parmi les patients, 53 % ont repris leurs activités physiques et militaires sans restriction avant 9 mois, avec un délai moyen de reprise de 9,3 mois. De plus, 42 % ont retrouvé un niveau de performance sportif égal ou supérieur à celui avant la blessure. L'ACL-RSI était supérieur à 60 dans 45 % des cas. Les analyses ont montré une corrélation statistiquement significative entre les facteurs psychologiques et le retour à l'activité physique chez les militaires en service.
Conclusion : En conclusion, le soutien psychologique joue un rôle essentiel dans la récupération complète après une chirurgie de reconstruction du LCA, facilitant ainsi le retour à l'activité physique et militaire.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Ligamentous knee
ABSTRACT N° SOFCOT25-1056
Résultats à moyen terme de la reconstruction chirurgicale du ligament croisé postérieur chez les footballeurs : étude rétrospective de six cas
Rami Ben Mhenni* 1, Mohamed Sadok Chtai1, Aymen Hanafi1, Mohamed Ali Khalifa1, Mourad Mtaoumi1, Karim Bouattour1
1Service d'orthopédie, CHU Sahloul, Sousse, Tunisia
Your abstract : Les lésions du ligament croisé postérieur sont plus rares que celles du ligament croisé antérieur. Leurs survenus chez les footballeurs posent un défi chirurgical majeur en raison de l'anatomie complexe de ce ligament, des exigences fonctionnelles élevées de ce sport et des risques de séquelles à long terme, notamment l'instabilité articulaire et l'arthrose.
Notre travail a pour objectif d’évaluer les résultats à moyens termes de la reconstruction du LCP chez une population de footballeurs, en analysant les aspects fonctionnels, anatomiques et radiologiques.
Material and methods : Il s’agit d’une étude rétrospective incluant 6 footballeurs, avec une moyenne d’âge de 29ans, opérés pour rupture complète du LCP entre 2002 et 2022. Tous les patients ont été traités par reconstruction anatomique à un faisceau en utilisant une autogreffe du tendon rotulien par la technique Inlay. Les paramètres évalués incluaient le scoreIKDC, la laxité résiduelle(TELOS), la mobilité articulaire et le retour au sport.
Results : Le score IKDC subjectif moyen s'est amélioré significativement, passant de 41,5 (±9.8) en préopératoire à 63,6 (±15.2) au dernier recul. Cinq patients (83%) se déclaraient satisfaits ou très satisfaits. Cliniquement, la mobilité était complète chez 5 patients; une laxité postérieure résiduelle persistait chez 3 patients (50%) sur les clichés dynamiques. Cinq patients (83%) ont repris une activité sportive, mais souvent à un niveau inférieur. Aucune complication per ou postopératoire majeure n'a été notée. Une progression arthrosique fémoro-tibiale médiale minime (grade 1) a été observée chez un patient.
Discussion : Bien que cette série montre des résultats fonctionnels et subjectifs encourageants, comparables à certaines données de la littérature pour des reconstructions uni-fasciculaires, la persistance d'une laxité postérieure résiduelle objective chez 50% des cas interroge sur la capacité de la technique uni-fasciculaire à restaurer pleinement la cinématique physiologique du genou chez des sportifs exigeants. Cette laxité, même minime, pourrait expliquer la reprise sportive à un niveau parfois inférieur et potentiellement influencer la dégradation chondrale à long terme. La discussion porte sur l'indication potentielle de reconstructions bi-fasciculaires dans cette population versus les reconstructions uni-fasciculaires, ainsi que sur l'influence de lésions chondrales initiales, même minimes, sur le pronostic final.
Conclusion : Cette étude confirme que la reconstruction du LCP chez les footballeurs offre des résultats satisfaisants à moyen terme. Toutefois, une surveillance prolongée est nécessaire pour évaluer son impact a long termes notamment sur l'instabilité et l’arthrose. L’optimisation des techniques chirurgicales et des protocoles de rééducation est essentielle pour améliorer les résultats fonctionnels et prévenir les complications à long terme.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-163
Déséquilibre ligamentaire entre les espaces de flexion et d'extension dans l'arthroplastie totale du genou mesuré à l'aide du système de plate-forme BalanceBot Omnium.
Damian Mifsut Miedes* 1, 2, Juan Moreno Rivelles3, 4
1COT, Hospital Francesc de Borja de Gandía, Gandía, 2Anatomía, Universitat de Valencia, 3Clínica Dr. Moreno, 4Hospital Consuelo, Valencia, Spain
Your abstract :
L'objectif de cette étude était d'analyser les écarts qui se produisent entre les écarts de flexion et d'extension de chaque compartiment lors d'une chirurgie prothétique du genou, mesurés à l'aide d'un dispositif BalanceBot Omnium (plateforme OmniumBot), comme justification de l'utilisation d'un système de navigation dans de telles chirurgies.
Material and methods : Une étude analytique prospective a été menée sur une série de 41 cas consécutifs ayant subi une arthroplastie totale primaire du genou pour gonarthrose et déformation en varus, en utilisant le système de navigation Ortopilot et BalanceBot Omnium (plateforme Omnibot).
Après avoir réalisé la résection tibiale à 90º de l'axe du tibia, une constante de 8 mm sur le côté latéral, l'écart en flexion à 10º et en extension à 90º des deux compartiments a été mesuré, avant l'équilibre ligamentaire navigué pour réaliser les coupes fémorales.
Les écarts entre l’écart d’extension et l’écart de flexion dans les deux compartiments ont été étudiés.
Results : Au total, 41 cas de patients devant subir une arthroplastie totale du genou pour gonarthrose avec déformation en varus ont été analysés, 20 femmes et 21 hommes, avec un âge moyen de 72,61 ans. La déformation en varus variait entre 0 et 18º, avec une moyenne de 6,92º SD 3,63. La résection latérale était constante à 8 mm et la résection médiale était de 4,22 mm (plage 0-8 mm).
L'écart médial à 10º avait une moyenne de 7,47º contre 10,72º avec le genou à 90º ; et l'écart latéral à 10º d'extension était de 10º en moyenne, contre 10,72º avec le genou à 90º de flexion.
Il y a une plus grande différence entre flexion et extension pour le compartiment médial (3,25º) que pour le compartiment latéral (0,72º).
Seulement dans 3 cas sur 41, le même « écart » en flexion et en extension coïncidait pour le compartiment médial et dans le compartiment latéral, 3 cas (qui ne coïncidaient pas avec les 3 autres) présentaient le même « écart » en flexion et en extension.
Discussion : En chirurgie prothétique du genou, l'objectif est d'obtenir un équilibre ligamentaire dans le PTR. Pour obtenir cet équilibre ligamentaire, on peut agir au niveau de la libération des tissus mous ou de la résection osseuse. Le BalanceBot TM est un outil robotique développé par Corin dans le cadre de sa plateforme OMNIBotics® pour l'arthroplastie totale du genou, qui mesure la tension ligamentaire sur toute l'amplitude de mouvement du genou pour assurer un équilibre optimal. Ce dispositif nous a permis de connaître en peropératoire les décalages entre les différents espaces (Flexion-extension, médio-latéral) du genou.
Conclusion : L'écart constant entre la flexion et l'extension dans les deux compartiments, qui doit être corrigé pour obtenir un équilibre ligamentaire adéquat, serait presque impossible à obtenir sans un système de navigation fournissant de véritables données peropératoires.
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Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-165
L’apport des cellules souches mésenchymateuses dans la prise en charge de la gonarthrose : à propos de 24 cas
Yassine Fath El Khir* 1, Abdelwahed Soleh1, El Mehdi Boumediane1, Mohamed Amine Benhima1, Imad Abkari1
1traumatologie orthopédie B, CHU Mohammed VI , Marrakech, Morocco
Your abstract : La gonarthrose constitue la principale source du handicap locomoteur, dont la prévalence ne cessera d’augmenter avec le vieillissement de la population.
Cependant du fait de la complexité et la multitude des facteurs impliqués dans sa genèse, l’approche thérapeutique qui tente à réduire son incidence et limiter sa progression est souvent décevante et le handicap qui s’en suit reste important.
L’avènement des cellules souches mésenchymateuses pourrait faire évoluer l’approche thérapeutique face à cette affection.
En raison de leur potentiel régénératif, de leur activité immunomodulatrice et anti-inflammatoire, les cellules souches mésenchymateuses offrent une approche thérapeutique prometteuse.
L’objectif de notre étude est d’évaluer l'efficacité et la sécurité de la thérapie par CSM comme traitement de la gonarthrose dégénérative.
Material and methods : Notre travail est un essai clinique monocentrique, prospectif évaluant l’efficacité des cellules souches mésenchymateuses autologues prélevées au niveau de la moelle osseuse injectées en intra-articulaire chez 24 patients souffrant de gonarthrose uni ou bilatérale suivi sur une période de 6 mois minimum.
Results : La faisabilité et la sécurité ont été confirmées et de fortes indications d’efficacité clinique ont été identifiées. Notre étude a montré aussi qu’une seule injection de cellules souches mésenchymateuses autologues prélevées sur la moelle osseuse (BMAC) a entrainé une amélioration clinique et fonctionnelle satisfaisante selon les trois scores : WOMAC, KOOS et SF36 pendant une durée de 6 mois. Ce résultat se compare favorablement aux résultats des traitements conventionnels.
Discussion : Nos résultats s’accordent avec la plupart séries de la littérature. D’autres études ont continué le suivi des patients après 6 mois et ils ont remarqué que l'effet bénéfique commence à diminuer après 6 mois, mais reste meilleur par rapport à la ligne de base. Ces résultats suggèrent que l'injection serait efficace pendant 6 mois, puis une seconde injection serait probablement nécessaire.
Conclusion : La thérapie CSM-MO peut être un traitement alternatif valide pour la gonarthrose. L’intervention étant sur, simple et anodine avec une facilité relative d’isolement des CSM permet de dire que c’est le traitement conservateur de choix.
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Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-347
Exploration arthroscopique associée à une ostéotomie tibiale de valgisation : influence sur les résultats fonctionnels
Hichem Abid1, Ahmed Amine Ben Henia* 1, Bechir Arbaoui1, Ramzi Bouzidi1
1Hopital Mongi Slim La Marsa, Tunis, Tunisia
Your abstract : Les lésions méniscales sont fréquemment présentes lors de la réalisation d’une ostéotomie tibiale de valgisation (OTV). Une exploration arthroscopique peut être associée. Le but de notre travail est d'étudier l'influence de ce geste associé sur les résultats fonctionnels.
Material and methods : Nous avons mené une étude rétrospective entre janvier 2020 jusqu’à décembre 2024. Nous avons inclus les patients bénéficiant d’une exploration arthroscopique lors de l’acte OTV versus les patients opérés d’une simple OTV. Le délai minimum de suivi des patients était de 1 an post opératoire. Une évaluation a été faite moyennant les scores de KOOS et de IKDC calculés avant la chirurgie et à 1 an post opératoire.
Results : Notre série de patients comporte 20 patients opérés d’une OTV avec une exploration arthroscopique et 21 patients opérés d’une simple OTV. L’âge moyen était de 48 ans avec une prédominance masculine et un sexe ratio de (H/F) de 2.8. Les gestes arthroscopiques étaient réalisés pour 11 patients ; 6 régularisations de lésions du ménisque interne, 2 sutures méniscales et 9 patients ayant une arthroscopie blanche. L’exploration arthroscopique systématique a amélioré les scores fonctionnels au bout d’un an post-opératoire.
Conclusion : L’exploration arthroscopique associée aux OTV semble avoir un intérêt pour améliorer les résultats fonctionnels post opératoires.
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Communication flash
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-314
Villonodular synovitis of the knee : About 20 cases
Ben Salah Jihed* 1, Zied Mansi1, hedhili guedhami1, abderrahmen souid2, Hedi Rbai1
1orthopeadic department, CHU Kairouan, Kairouan, 2orthopeadic department, hopital régional de Gafsa, Gafsa, Tunisia
Your abstract : Villonodular synovitis (PVNS) is a benign tumor of the synovium known for its aggressive growth and local recurrence. Diagnosis is aided by MRI, but differentiation from other conditions like synovial sarcoma remains challenging. This study aims to clarify PVNS's unique features and prognosis among synovial lesions
Material and methods : A retrospective study was conducted at our department, analyzing 20 cases of knee villonodular synovitis from January 2000 to December 2009. Data were collected from patients' medical records and operative sheets
Results : The study, conducted over nine years at our department, examined 20 cases of knee villonodular synovitis. Incidence was 2.2 cases/year with an average age of 32.5 years. Most patients were men (75%) and presented with pain and swelling (80%). MRI was crucial for diagnosis, revealing various abnormalities including chondromatosis and meniscal dislocation. Treatment involved total synovectomy (15 patients) and excisional biopsy for localized forms. Recurrences occurred in two cases, treated with subtotal synovectomy. Stiffness in three cases required arthrolysis
Discussion : This study analyzed 20 cases of knee villonodular synovitis over nine years . The annual incidence was 1.8 cases per million inhabitants. Despite a typically equal sex distribution, males predominated in our series (80%). Patients averaged 32.5 years, lower than reported previously. Symptoms varied, with chronic pain and swelling common. MRI was crucial for diagnosis, but not always definitive. Treatment involved total synovectomy, with recurrences common, particularly in diffuse forms. A case of villonodular synovitis transforming into monophasic synovialosarcoma raised questions about malignant degeneration. Long-term surveillance is crucial due to frequent recurrences.
Conclusion : Villonodular synovitis presents diagnostic and therapeutic challenges due to its clinical variability and resemblance to synovialosarcoma. Effective patient care necessitates close collaboration among radiologists, pathologists, rheumatologists, and physiotherapists.
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Communication flash
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-1033
Comparaison des résultats de l’approche subvastus versus l’approche paratendineuse dans l’arthroplastie totale du genou sans garrot dans un pays à faible revenu
Ahmed Zandaoui1, mohamed amine gharbi1, Ahmed Amine Ben Hnia* 2, yassine Belhedi1, Youssef Souayah1, Khelil Ezzaouia1, Ramzi Bouzidi1
1Orthopédie, CHU Mongi Slim , 2Service d'Orthopédie CHU Mongi Slim, Marsa, Tunisia
Your abstract : Le choix de l’approche chirurgicale peut avoir un impact significatif sur la récupération postopératoire, en particulier dans les pays à faible revenu où l’adhésion à la rééducation peut être inconstante. Cette étude compare l’approche paratendineuse classique à l’approche subvastus chez 60 patients en se concentrant sur la récupération postopératoire, la fonction du quadriceps et les résultats fonctionnels à moyen terme.
Material and methods : étude rétrospective de 60 malades avec deux groupes de 30, l’un ayant bénéficié de l’approche paratendineuse et l’autre de l’approche subvastus. Les paramètres évalués comprenaient la perte sanguine peropératoire (mesurée en mL) et le temps opératoire. La douleur postopératoire a été évaluée à 3 semaines à l’aide de l’échelle visuelle analogique (EVA). La fonction du quadriceps a été analysée en mesurant la circonférence du quadriceps en peropératoire et à trois mois postopératoire. Le flessum a été évaluée en degrés lors du suivi final, avec une durée minimale de 1 an. Enfin, la récupération fonctionnelle a été mesurée à l’aide du score IKDC lors du dernier suivi.
Results : La perte sanguine peropératoire était significativement plus faible dans le groupe subvastus, avec une moyenne de 320 mL contre 450 mL dans le groupe paratendineux. Le temps opératoire était légèrement plus long dans le groupe subvastus, avec une moyenne de 95 minutes contre 85 minutes. Le groupe subvastus rapportait des niveaux de douleur postopératoire plus faibles, avec un score EVA moyen de 3,1 à trois semaines contre 4,3. Le groupe paratendineux montrait une réduction plus marquée de la circonférence du quadriceps, indiquant une hypotrophie plus importante, avec une diminution moyenne de 7,8 % contre 3,5 % dans le groupe subvastus. Le flessum moyen lors du suivi final était de 3,6° dans le groupe paratendineux contre 2,5° dans le groupe subvastus. Le score IKDC moyen lors du suivi final était de 85,4 dans le groupe subvastus contre 74,2 dans le groupe paratendineux.
Discussion : L’approche subvastus semble offrir des avantages cliniques par rapport à l’approche paratendineuse, notamment en termes de récupération fonctionnelle et de diminution des complications musculaires. La réduction de la douleur postopératoire et la meilleure préservation du quadriceps favorisent une rééducation plus efficace, un élément crucial dans les contextes à faible revenu où l’accès aux soins de réadaptation peut être limité. Bien que le temps opératoire soit légèrement plus long, les bénéfices globaux en termes de fonctionnalité et de satisfaction du patient justifient son utilisation dans l’arthroplastie totale du genou.
Conclusion : Ces bénéfices contribuent à de meilleurs résultats fonctionnels à moyen et long terme. d'ou le subvastus peut être proposée comme approche alternative et option prometteuse pour les arthroplastie total du genou de première intention.
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Communication flash
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-1087
La contrainte prothétique au cours des reprises des prothèses totales du genou
Mohamed Sadok Chtai1, Ali Abdennadher1, Jihed Ben Salah * 1, Aymen Hannafi 1, Romdhan Denguezli1, Nader Naouar 1, karim Bouattour1
1service d'orthopédie , hopital sabloul, sousse, Tunisia
Your abstract : Les reprises des prothèses totales du genou (PTG) sont des interventions complexes nécessitant une planification minutieuse. Cette étude vise à évaluer les résultats des reprises en fonction du niveau de contrainte des implants utilisés.
Material and methods : Il s'agit d'une étude rétrospective menée sur 15 ans, analysant le niveau de contrainte des prothèses lors des reprises. L’évaluation clinique, radiologique et fonctionnelle a été réalisée à l’aide du score IKS.
Results : L’étude inclut 29 cas de reprises de PTG. Dans 24 % des cas, la contrainte a été augmentée, notamment dans 100 % des reprises avec conservation du ligament croisé postérieur (LCP) et dans 20 % des reprises des prothèses postéro-stabilisées. Dans 76 % des cas, la contrainte est restée stable. Les résultats fonctionnels, notamment les scores cliniques et IKS globaux, étaient similaires indépendamment du niveau de contrainte.
Discussion : Les résultats confirment que l’augmentation de la contrainte n’est pas toujours nécessaire. Les prothèses postéro-stabilisées ont montré une efficacité satisfaisante. Toutefois, les prothèses charnières doivent être réservées aux cas de laxité ligamentaire importante, car elles présentent un risque plus élevé d’échec à long terme.
Conclusion : Le choix du niveau de contrainte doit être basé sur une planification préopératoire rigoureuse, en tenant compte de la qualité de l’enveloppe ligamentaire. L’objectif est de maintenir une contrainte aussi faible que possible, sauf en cas de nécessité absolue, afin de limiter les complications et d’optimiser les résultats fonctionnels.
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Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-989
Facteurs de risque de pseudarthrose aseptique après fractures bifocales du tibia
Youssef Othman1, 2, Faycel Aloui1, Saber Rabhi1, 2, Mouhamed Jlidi3, 4, Firas Chaouech* 1, 2, Makram Zrig1, 2, Adel Khorbi3, 4, Abderrazek Abid1, 2
1Orthopédie, CHU Fattouma Bourguiba, 2Faculté de Médecine, Université de Monastir, Monastir, 3Orthopédie, CHU Mouhamed Taher Maamouri, Nabeul, 4Faculté de Médecine de Tunis, Université El Manar, Tunis, Tunisia
Your abstract : Les fractures bifocales de la jambes sont des fractures qu isolent un segment de cylindre de l'os tibail. Le taux de pseudarthrose aseptique est plus élevé par rapport aux fracture unifocales. La survenue de cette complication conditionne le pronostic fonctionnel. L'objectif du travail est d'identifier les facteurs de risque de survenue de pseudarthrose de l'un ou des deux foyers compliquant une fracture bifocale du tibia.
Material and methods : Nous avons étudié retrospectivement une série bicentrique de 47 patients successifs avec 47 fractures bifocales du tibia. Les patients ayant une complication septique ou une pseudarthrose septique ont été exclus de l'étude. Le groupe de patients ayant eu une pseudarthrose aseptique était comparé au restes des patients selon 21 variables. Le seuil de significativité statistique est fixé à p=00.5.
Results : l s'agit de 41 hommes et 6 femmes d'age moyen de 41.15 ans +/- 14.5. Le délai moyende consolidation était de 23 semaines [10-36] pour le foyer proximal et de 27 semaines [16-48] pour le foyer distal. La pseudarthrose a été notée chez 13 patients (27.6%): 4 cas pour le foyer proximal seul (8.5%), 7 cas pour le foyer distal seul (14.9%) et 2 cas pour les 2 foyer (4.2%). . Les facteurs de risque de pseudarthrose proximales étaient: La taille du fragment intermédiaire (p=0.042), l'association de lésion vitale (p=0.049), L'ouverture cutanée (p=0.001), l'ostéosynthèse par fixateur externe (p<0.001), Un retard de consolidation du foyer distal (p=0.027), une pseudarthrose distale (p<0.01) et l'existance d'un cal vicieux en distal (p=0.023). Les facteurs de risque de pseudarthrose du foyer distal étaient: le " Injury Severity Score" (p=0.05), l'ouverture cutanée (p=0.026), le recourt au fixateur externe (p<0.001), La survenue d'une complication tardive (p<0.01) et l'existance d'un cal vicieux en proximal (p<0.01). L'analyse mulivariée n'a montré aucun facteur indépendemmet lié à la pseudarthrose aseptique.
Discussion : Parmi les facteurs de risques identifés par nos résultats, le type d'ostéosynthèse initiale et la qualité de réduction des 2 foyers sont les facteurs modifiables.
Conclusion : Une attention articulière doit être accordée à bien réduire les deux foyers. Pour les fractures ouvertes, le recourt au fixateur externe devrait être réservé au ouvertures Gustilo 3 et devrait être dans tous les cas transitoire. Le relai rapide par une méthode d'ostéosynthèse interne associée à une couverture précoce des pertes de substance cutanées permettrait de réduire le risque de pseudarthrose.
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Communication flash
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-256
Comparison of the Gamma 3 and Chimaera short nailing systems in inter- and subtrochanteric fracture fixation
Claire-Anne Pilet-Saugy* 1, Sylvain Steinmetz2, Dino Soppelsa3, Trieu-Hoai-Nam Ngo2, Paolo Arrigoni4, Olivier Borens5, Kevin Moerenhout2, Aurelien Traverso2
1Traumatologie, 2Orthopédie, CHUV, Lausanne, 3Hôpital Rivieira Chablais, Rennaz, Switzerland, 4 Orthopedic Institute of Gaetano Pini, Milan, Italy, 5Hirslanden, Lausanne, Switzerland
Your abstract : Several short centromedullary nail designs can be used to surgically stabilize femoral inter- or subtrochanteric fractures (ITSTF). We reviewed and compared the functional and radiological outcomes as well as the complications of the Gamma 3 short nail (G3SN) (StrykerTM), one of the benchmark nails, with the Chimaera short nail (CSN) (Orthofix®).
Material and methods : A continuous series of 237 patients were included (G3SN group: 128 patients, 130 nails; CSN group: 111 patients, 112 nails) between October 2016 and December 2018 in our level-1 trauma center and retrospectively analyzed. The Parker and Palmer mobility score and Jensen social function score were assessed at 3 months post-operatively. The tip-apex distance (TAD), position of the cephalic lag screw according to the Cleveland system and dynamization were collected as well as the complications.
Results : There were no major differences between the two groups in terms of functional scores at 3 months post-operatively. The mean TAD was 19.1 mm in the Gamma 3 group and 16.1 mm in the CSN group. In both group, most of the cephalic lag screws were in the Cleveland zones 2 and 5. The dynamization of the cephalic screw was significantly greater in the CSN group. This nail was associated with almost 3 times less lateral thigh pain than the Gamma 3 nail. In both group, five devices were revised and complications were relatively similar.
Discussion : Short- and mid-term clinical and radiological results after fixation of iITSTF using the G3SN compared to the CSN have not been reported to the best of our knowledge.
The present study provides an unprecedented comparison of clinical outcomes and biomechanical performance of G3SN and CSN in the treatment of femoral ITSTF. Both types of intramedullary nails are designed to provide stable fixation, but they differ in their design features, which may influence their effectiveness in different clinical scenarios.
Conclusion : The CSN is a valuable implant for nailing ITSTF of the femur. It does not appear to be inferior to the G3SN in terms of functional post-operative scores, radiological outcomes and complication rates. This nail also offers an important advantage: its self-retaining screw avoids fascia lata friction, thus reducing post-operative lateral pain.
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Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-873
IMPACT OF LESIONS OF THE LESSER TROCHANTER ON THE SURGICAL MANAGEMENT OF TROCHANTERIC FRACTURES
Yousri Abcha* 1, Mohamed Achraf Ferjani1, Sofiane Masmoudi1, Khaled Zitouna1, Maher Barsaoui1
1orthopeadic departement, University Hospital Rabta, Tunis, Tunisia
Your abstract : Fracture of the trochanteric region is one of the most commonly encountered injuries in traumatology, especially among the elderly population. They therefore represent a real public health problem in terms of cost and morbidity. Surgery is the treatment of choice, as it reduces the risk of complications. It enables patients to regain autonomy and function as quickly as possible.
The aim of our study was to describe the impact of the lesser trochanter fracture on the course of surgical intervention for patients undergoing surgery for a trochanteric fracture.
Material and methods : This was a descriptive, retrospective study conducted between January 2010 and December 2021 investigating trochanteric fractures operated on using a short gamma nail in elderly individuals. Patients were divided into two groups based on involvement of the lesser trochanter. Epidemiological, clinical, radiological, and operative data were analyzed using SPSS version 25 software. Data were compared between these two groups.
Results : One hundred ninety-four patients were included. The average age of our patients was 80.1 years, with a predominance of women. The majority of patients (94%) have a medical history, with hypertension predominating. The lesser trochanter was involved in 142 cases (73% of the sample size). Involvement of the lesser trochanter prolonged the duration of the operation from 43.65 to 69.70 minutes, increased the risk of bleeding with a fall in hemoglobin of greater than or equal to 4g/dl in five patients versus zero and increased the risk of diaphyseal fall with eight cases versus none in the other group (p<0.05). The bloody nature of the approach and any change in the indication for surgery were not statistically significant in our study (p>0.05).
Discussion : Epidemiologically, significant differences were noted between the various series in the literature, such as Tomak's study, which reported 78.6% comorbidities, compared to only 7.7% in Jin-Woo Kim's series (due to younger age).
Our results were consistent with those in the literature regarding the need to extend the approach, the increased hemorrhagic risk, and the longer operative time in cases of lesser trochanter fractures
Conclusion : Involvement of the lesser trochanter was associated with an increased risk of prolonging the duration of the intervention, causing more bleeding, and being responsible for more diaphyseal falls during the surgical management of trochanteric fractures using a short gamma nail. Thus, evaluating involvement of the lesser trochanter before the surgical procedure and taking necessary measures, will help to avoid these risks and optimize the management of these patients.
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Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-1020
The Influence of Stress Risers on Osteosynthesis Implant Fracture: A Risk Analysis
Brahim Demnati* 1, nizar nouidi2, siham dkhissi3, Elmehdi boumediane2, mohamed bouhouch4, mohamed rafai4, samir iben moussa1, mohamed rahmi5
1Laboratoire de chimie-biochimie, environnement, nutrition et santé, FMPC, universite hassan 2, casablanca, 2Traumatologie orthopedie-B, CHU mohamed VI, 3laboratoire de recherche clinique et epidemiologique de la pathologie osteo-articulaire, universite cadi ayyad, marrakech, 4service de Traumatologie orthopedie - pavillon 32, chu Ibn Rochd, 5Laboratoire de chimie-biochimie, environnement, nutrition et santé, FMPC, universite cadi ayyad, casablanca, Morocco
Your abstract : Fractures of osteosynthesis materials represent a significant complication in orthopedic trauma, affecting implant durability and patient recovery. Among the risk factors, the effect of stress risers (zones of stress concentration) plays a crucial role in the premature failure of implants. This study aims to analyze the impact of stress risers and other mechanical and technical factors on the fracture of osteosynthesis materials. A sample of 144 cases, including 36 titanium implants and 108 stainless steel implants, was studied to determine the prevalence and correlation of these factors.
Material and methods : This retrospective study includes 144 patients who underwent osteosynthesis with femoral nails (titanium or stainless steel) over eight years. The mechanical and technical factors analyzed include the effect of stress risers, fragment toggling, fractures at screw sites, fragment gap, screw and plate loosening, and the quality of screw placement. Data were collected from patient records and follow-up radiological examinations.
Results : The results show that the effect of stress risers (zones of stress concentration) was observed in a significant number of cases, particularly in the presence of fractures at screw sites and fragment gaps. Fragment gaps were observed in 31 cases (21.5%), while fragment toggling was noted in 19 cases (13.2%). Other mechanical factors, such as screw loosening (18 cases, 12.5%) and plate loosening (20 cases, 13.9%), were also identified.
Discussion : The findings suggest that stress risers, particularly due to fractures at screw sites and poor fragment reduction, significantly contribute to the occurrence of osteosynthesis material fractures. Additionally, factors such as improper screw placement, poor reduction quality, and an insufficient number of bicortical screws increase the risk of implant failure. Optimizing stress management, particularly by avoiding zones of stress concentration, could help reduce fracture rates.
Conclusion : This study demonstrates that stress risers and technical factors, such as fragment gaps and poor reduction quality, play a crucial role in osteosynthesis material fractures. Improving implant placement techniques and managing mechanical stress could help reduce complications related to material fractures. Further prospective studies are needed to confirm these findings and refine prevention strategies.
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Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-1021
Serious Gaming: An Innovative Approach to Orthopedic Trauma Training
Brahim Demnati* 1, nizar nouidi2, siham dkhissi3, Elmehdi boumediane2, mohamed bouhouch4, mohamed rafai4, samir iben moussa1, mohamed rahmi5
1Laboratoire de chimie-biochimie, environnement, nutrition et santé, FMPC, universite hassan 2, casablanca, 2Traumatologie orthopedie-B, CHU mohamed VI, 3laboratoire de recherche clinique et epidemiologique de la pathologie osteo-articulaire, universite cadi ayyad, marrakech, 4service de Traumatologie orthopedie - pavillon 32, chu Ibn Rochd, 5Laboratoire de chimie-biochimie, environnement, nutrition et santé, FMPC, universite cadi ayyad, casablanca, Morocco
Your abstract : Orthopedic trauma education traditionally relies on theoretical courses, anatomical dissections, and clinical rotations. However, these methods may lack interactivity and immersion. Serious gaming represents an innovative educational approach, allowing the simulation of real clinical situations and improving medical decision-making. This study aims to assess the impact of serious gaming on the acquisition of clinical and technical skills in orthopedic trauma. The main objective of this study is to evaluate the effectiveness of serious gaming in training medical students and orthopedic residents, compared to traditional learning methods.
Matériels et méthodes
Material and methods : A prospective study was conducted with 60 participants, divided into two groups: an experimental group using a serious game specifically developed for orthopedic trauma and a control group undergoing traditional training. The serious game included interactive scenarios covering fracture assessment, radiographic interpretation, treatment selection, and complication management. Educational effectiveness was measured through pre- and post-training knowledge tests, as well as practical skill assessments using simulators.
Results : Results showed a significant improvement in knowledge scores in the serious gaming group (62% to 85%) compared to the control group (60% to 75%). Decision-making skill evaluations revealed a higher correct response rate in the serious gaming group (82% vs. 68%). Additionally, 92% of participants found the approach more engaging and stimulating.
Discussion : Serious gaming appears to enhance learning in orthopedic trauma by improving knowledge retention and decision-making abilities. Its interactivity promotes active learning, and its risk-free environment allows students to make and correct errors without patient harm. These results suggest that integrating serious gaming into educational programs could optimize skill acquisition and better prepare future practitioners for real-world situations.
Conclusion : This study highlights the potential of serious gaming as an effective educational tool in orthopedic trauma. The adoption of this technology could transform medical education by making it more immersive and interactive. Further studies are needed to evaluate its long-term impact and optimal integration into training curricula.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-1023
Exploring the Potential of Serious Gaming to Enhance the Teaching of Radiological Interpretation of Fractures
Brahim Demnati* 1, nizar nouidi2, siham dkhissi3, mohamed bouhouch4, mohamed rafai4, samir iben moussa1, mohamed rahmi5
1Laboratoire de chimie-biochimie, environnement, nutrition et santé, FMPC, universite hassan 2, casablanca, 2Traumatologie orthopedie-B, CHU mohamed VI, 3laboratoire de recherche clinique et epidemiologique de la pathologie osteo-articulaire, universite cadi ayyad, marrakech, 4service de Traumatologie orthopedie - pavillon 32, chu Ibn Rochd, 5Laboratoire de chimie-biochimie, environnement, nutrition et santé, FMPC, universite cadi ayyad, casablanca, Morocco
Your abstract : Radiological interpretation is a crucial skill for orthopedic surgeons, especially in diagnosing fractures. Traditional methods of teaching fracture classification and interpretation can be time-consuming and often lack interactivity. This study aims to explore the use of serious gaming as an innovative tool for teaching radiological fracture interpretation, offering an interactive, engaging learning experience.
To investigate whether serious gaming can improve students' ability to classify fractures and interpret radiological images more effectively.
Material and methods : In this study, 50 orthopedic residents were introduced to a serious gaming platform designed to teach fracture classification and radiological interpretation. The game presented different radiographic images of fractures, requiring players to classify the fractures and make clinical decisions based on their findings. Pre- and post-game assessments were used to measure improvements in fracture diagnosis accuracy and speed.
Results : Participants showed significant improvement in both the accuracy and speed of radiological fracture diagnosis. On average, participants classified fractures 30% faster and 20% more accurately in the post-assessment compared to the pre-assessment.
The use of serious gaming provided an engaging and interactive way for residents to practice radiological interpretation. The results suggest that serious gaming can effectively improve diagnostic skills in orthopedic trauma and offers a promising method for enhancing radiological education.
Conclusion : Serious gaming is a valuable tool for teaching fracture classification and radiological interpretation in orthopedic trauma. It offers a more engaging and efficient alternative to traditional teaching methods and could be integrated into residency programs to improve learning outcomes.
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Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-567
Justification expérimentale de l'efficacité d'une méthode chirurgicale combinée pour la réparation des lésions instables des os du bassin
A.A. Grin* 1, N.I. Mishina1
1 Centre national médical de recherches en orthopédie et traumatologie académicien G.A. Ilizarov » Ministère de santé publique de la Fédération de Russie, Kurgan, Russia
Your abstract : Le traitement des traumatismes pelviens instables est un problème urgent de notre époque. Damage control détermine les tactiques d’aide d’urgence. Les tactiques chirurgicales ultérieures varient en fonction de facteurs : le temps écoulé après la blessure, la formation du chirurgien, l’équipement nécessaire. Ostéosynthèse interne et transosseuse sont connue. La première est associée à de vaste approches chirurgicales, entraînant des complications de traumatisme chirurgical secondaire «second coup». La tendance générale parmi les chirurgiens pelviens est de réaliser une ostéosynthèse percutanée peu invasive avec des vis.
Material and methods : L’efficacité de différents types de fixation a été étudiée expérimentalement sur des modèles de lésions instables des os du bassin humain. Des lésions pelviennes instables (rupture des articulations pubienne et sacro-iliaque) du côté droit sur 15 modèles plastiques identiques ont été réalisées.
Les données de charge ont été enregistrées (KGS – kilogramme-force), le temps de déformation (sec) et l'amplitude du déplacement (mm). Deuxième étape: modélisation informatique à l'aide de la méthode des éléments finis (programme SolidWorks). Trois modèles informatiques d'os pelviens pour 3 types d’ostéosynthèse ont été créés. Ensuite, à l’aide de programmes de CAO, les données sur les déformations et les charges produisées dans les modèles étudiés .
Results : Il y avait 5 modèles pour chaque méthode de fixation: transosseuse (appareil circulaire d'Ilizarov), interne (plaque externe sur la symphyse et vis ilio-sacrée), combinée (appareil d'Ilizarov pour le bassin antérieur et vis ilio-sacrée pour le bassin postérieur). La première étape comprenait des tests sur banc de modèles. Le modèle a été installé dans la presse, l'une des butées était sur base du sacrum, l'autre sur tubérosité ischiatique de l'os pelvien du côté de la fixation. Une charge axiale sur les os du bassin, favorisant le déplacement vertical, a été simulée. Au cours de l'expérience, tous les échantillons ont été amenés jusqu'à destruction (limite de rendement).
Discussion : Dans les études scientifiques consacrées à la détermination de la fiabilité de diverses méthodes de fixation des fractures osseuses, de tels tests sont traditionnels. Mais au cours des dernières décennies, les scientifiques du monde entier ont activement utilisé la méthode des éléments finis à ces fins, qui s’est avérée excellente. D’après nos recherches, la méthode de fixation la plus efficace était la méthode d’ostéosynthèse combinée.
Conclusion : L'ostéosynthèse du bassin postérieur avec des vis canulées en combinaison avec le support de l'appareil d'Ilizarov sur le bassin antérieur est une combination des méthodes la plus fiable pour fixation définitive des lésions pelviennes instables. Elle est capable de supporter des charges statiques et dynamiques plus importantes par rapport aux autres méthodes.
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Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-912
Résultats à long terme du traitement conservateur des fractures déplacés du col du fémur chez les sujets jeunes
Mohamed Hedi Gharbi* 1, Malek Fakhfekh1, Achraf Abdennadher 1, Dhia Bouzrara1, Khalil Amri1
1Service d'orthopédie, Hopital Militaire de Tunis, Tunis , Tunisia
Your abstract : Les fractures du col fémoral chez les jeunes sont principalement dus à des mécanismes de haute énergie. Même en cas de fractures déplacées (Garden 3 et 4), un traitement conservateur doit être tenté pour restaurer l'anatomie de la hanche. L'objectif de notre étude est d'évaluer les résultats à long terme des fractures du col du fémur ayant eu un traitement conservateur chez les sujets jeunes.
Material and methods : Il s'agit d'une étude rétrospective descriptive. Nous avons inclus 35 patients âgés de 19 à 50 ans ayant subi des fractures du col fémoral de type Garden 3 ou 4. Ils ont bénéficié d'une réduction anatomique et une ostéosynthèse par 3 vis. Nous avons noté le délai avant l'intervention, le type de fixation et l'évolution vers une ostéonécrose.
Results : La majorité de nos patients étaient des hommes (85,7%). Ils présentaient des fractures de type Garden 4 dans 71,4% des cas. Le délai moyen avant la chirurgie était compris entre 4 heures et 2 jours. Tous les patients ont eu un vissage ( 3 vis) .Le suivi moyen était de 10,5 ans. quatoze patients ont évolué vers une ostéonécrose, dont 4 ont nécessité une arthroplastie totale de la hanche.
Discussion : L'objectif du traitement des fractures déplacées du col du fémur chez les sujets jeunes est de restaurer l'anatomie de la hanche autant que possible. Même avec le risque d'ostéonécrose dans les fractures déplacés de type Garden 3 et 4, un traitement conservateur doit être tenté. Selon la littérature, il n'y a pas de différence significative dans les résultats en termes de technique chirurgicale ou de délai d'intervention.
Conclusion : Le traitement des fractures du col fémoral chez les jeunes adultes doit viser une réduction anatomique et une fixation stable, mais l'évolution vers une ostéonécrose reste possible.
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Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-531
Surgical Treatment of Pseudarthrosis of the humerus
Yassine Zinelabidine* 1, Zied Mansi1, Jihed Ben Salah 2, hedhili guedhami1, abderrahmen souid1, hedi rbaii1
1service de chirurgie orthopédique, hopital ibn jazzar kairouan, 2service d'orthopédie et traumatologie, Hopital Ibn Jazzar, Kairouan, Tunisia
Your abstract : Pseudarthrosis of the humerus is a serious complication of humerus fractures, of particular interest to subjects young working people with pseudoarthrogenic risk factors (tobacco++).
Material and methods : We conducted a retrospective study of 53 cases of pseudarthrosis of the humeral shaft treated surgically.
over a period of 17 years from 2005 to 2021 in the orthopedic surgery department. With a minimum follow-up of 18 months, the clinical analysis and radiology allowed us to evaluate the overall result of our surgery.
Results : Our series included 31 men and 22 women. The average age was 36 years and the dominant side was affected in 58%. cases. The etiologies were dominated by road accidents in 28 patients, followed by accidents domestic servants in 19 cases. Active smoking was noted in 62% of our patients.
We used treatment by decortication, grafting and synthesis by screwed plate in 24 patients, external fixation in 28 patients (Ilizarov in 71.5% of cases) and intramedullary nailing in a single case.
Discussion : In view of these results, and by consulting the different series of literature referring to this subject, we believe that the treatment by plate associated with a decortication and bone grafting is most appropriate in cases of pseudarthrosis aseptic, while treatment with Ilizarov finds its indication in taking in charge of septic Pseudarthrosis thus allowing; on the one hand to make a compression at
the level of the focus while remaining at a distance, and on the other hand of good control the ongoing infectious process.
However, the best treatment for humerus Pseudarthrosis remains that of treating the initial fracture.
A rigorous technique should allow to obtain 100% consolidation, regardless of the treatment undertaken
without forget to avoid risk factors (Tobacco++).
Conclusion : The management of pseudarthrosis of the humerus remains a subject of controversy. Given our results, we think that osteosynthesis by plate associated with bone grafting and/or decortication remains the most suitable for the treatment of aseptic pseudarthroses of the humeral shaft while treatment with Ilizarov is most appropriate in septic pseudarthrosis.
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Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-601
Results of open surgical treatment of humeral paddle fractures : about 63 cases
Ben Salah Jihed* 1, Zied Mansi1, hedhili guedhami1, abderrahmen souid2, Hedi Rbai1
1Orthopeadic Department, CHU Kairouan, Kairouan, 2Orthopeadic Department, Hopital Régional de Gafsa, Gafsa, Tunisia
Your abstract : Humeral paddle fractures ,common to young adults, are most often complex, linked to violence and an increase in road accidents.
They are defined as fractures that typically occur below the distal insertion of the brachialis muscle and represent 1% of all traumatic pathologies in adults and a third of elbow fractures .
The objective of our work is to evaluate our functional results, in the medium term, correlated with a review of the literature
Material and methods : This is a retrospective study of 63 patients, carried out in the traumatology-orthopedics department , over a period of 7 years from January 2015 to December 2021. The average age of patients was 39 years (17-68 years). predominantly male. The etiologies are dominated by falls and accidents on public roads. Fractures are classified according to the Müller and Allgöwer classification where type C is found in 51% of cases. All our patients undergo an olecranon osteotomy in 71% of cases. Osteosynthesis using a Lecestre plate combined with screwing or plugging is used in 84% of cases.
Results : The evolution is marked by complications observed in eight patients (16%), including two cases of sepsis, four cases of elbow stiffness (8%), one case of joint callus and one case of pseudarthrosis. Our results are evaluated according to the Mayo Elbow Performance Score, they are excellent and good in 71% of cases, average in 18% of cases and poor in 11% of cases. Fractures of the humeral paddle are fractures with a satisfactory functional prognosis, requiring ad-integrum anatomical restoration and solid osteosynthesis allowing early rehabilitation of the elbow. one case of joint callus and one case of pseudarthrosis. Our results are evaluated according to the Mayo Elbow Performance Score, they are excellent and good in 71% of cases, average in 18% of cases and poor in 11% of cases.
Discussion : Fractures of the humeral paddle are fractures with a satisfactory functional prognosis, requiring ad-integrum anatomical restoration and solid osteosynthesis allowing early rehabilitation of the elbow. one case of joint callus and one case of pseudarthrosis. Our results are evaluated according to the Mayo Elbow Performance Score, they are excellent and good in 71% of cases, average in 18% of cases and poor in 11% of cases.
Conclusion : Fractures of the humeral paddle are more and more frequent. Their management is a real challenge which requires a good understanding of the fracture and precise preoperative planning. Stable osteosynthesis allowing early rehabilitation is the guarantee of an optimal result.
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Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-647
Résultats cliniques et radiologiques du traitement des fractures de la clavicule : traitement orthopédique versus ostéosynthèse par plaque LCP à propos de 41 cas
Rami Chenini* 1, hazem boumaiza1, mouhamed amine ben amara1, mouhamed amine Selmene1, hedi Annabi1
1service d'orthopédie , CTGB, tunis, Tunisia
Your abstract : Les fractures de la clavicule sont fréquentes et peuvent être traitées soit par immobilisation orthopédique, soit par ostéosynthèse . L’ostéosynthèse par LCP permet une fixation stable et une récupération fonctionnelle plus rapide, tandis que le traitement orthopédique expose à un risque accru de pseudarthrose et de cal vicieux. Cette étude vise à comparer les résultats cliniques et radiologiques de ces deux approches thérapeutiques.
Material and methods : Une étude rétrospective a été menée dans notre service entre septembre 2023 et septembre 2024. 41 patients ont été inclus : 22 ont été traités par ostéosynthèse avec plaque LCP et 19 par traitement orthopédique. L’évaluation comprenait le délai de consolidation et le score de Constant à 24 semaines.
Results : Le délai moyen de consolidation était plus court dans le groupe chirurgical (2,1 ± 1,5 mois) que dans le groupe orthopédique (3,8 ± 1,9 mois) (p < 0,05). Le score de Constant-était meilleur chez les patients opérés (87,4 ± 6,3 vs 76,8 ± 8,1, p < 0,05). Le traitement orthopédique était associé à cinq cas de cal vicieux et trois cas de pseudarthrose, tandis que le traitement chirurgical présentait un cas de fracture sur plaque et un cas de descellement du matériel
Discussion : Ces résultats sont en accord avec les données de la littérature, confirmant l’efficacité supérieure de l’ostéosynthèse par plaque LCP
Conclusion : L’ostéosynthèse par plaque LCP assure une consolidation plus rapide et une meilleure récupération fonctionnelle par rapport au traitement orthopédique. Bien que l’immobilisation reste une option pour certaines fractures
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Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Comment J&J MedTech aborde l’innovation à travers le concept de « Solution in Motion » : Techniques, Implants, Robotique
Présentation 5 min + discussions 2 min
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-1012
Fractures des implants d'ostéosynthèse : comparaison acier inoxydable vs titane, Étude rétrospective sur 144 cas
Brahim Demnati* 1, nizar nouidi2, siham dkhissi3, Elmehdi boumediane2, mohamed bouhouch4, mohamed rafai4, samir iben moussa1, mohamed rahmi5
1Laboratoire de chimie-biochimie, environnement, nutrition et santé, FMPC, universite hassan 2, casablanca, 2Traumatologie orthopedie-B, CHU mohamed VI, 3laboratoire de recherche clinique et epidemiologique de la pathologie osteo-articulaire, universite cadi ayyad, marrakech, 4service de Traumatologie orthopedie - pavillon 32, chu Ibn Rochd, 5Laboratoire de chimie-biochimie, environnement, nutrition et santé, FMPC, universite cadi ayyad, casablanca, Morocco
Introduction : Les fractures des matériaux d’ostéosynthèse constituent une complication redoutée en traumatologie orthopédique, pouvant compromettre le processus de consolidation osseuse et entraîner une instabilité mécanique nécessitant une réintervention chirurgicale.
Cette étude vise à comparer les facteurs de risque de fracture des implants en acier inoxydable et en titane, en analysant les caractéristiques des patients et des dispositifs impliqués.
Material and methods : Une étude rétrospective a été menée sur 144 patients présentant une fracture d’un implant d’ostéosynthèse entre [période d’étude]. La population étudiée comprenait 114 hommes et 30 femmes, avec un âge moyen de 48 ± 18 ans. Les implants analysés incluaient 85 clous et 59 plaques, avec une répartition de 108 dispositifs en acier inoxydable et 36 en titane. Les facteurs de risque ont été évalués en fonction du type de matériau, du type d’implant et des caractéristiques des patients.
Results : Les fractures ont été plus fréquentes avec les implants en acier inoxydable (108 cas) qu’avec ceux en titane (36 cas). L’analyse des données a révélé une localisation préférentielle des fractures au niveau des jonctions diaphyso-métaphysaires (62 % des cas), avec un délai moyen de survenue de 14,2 mois après l’implantation. Les fractures des implants en acier étaient majoritairement transversales (71 %), tandis que celles des implants en titane étaient souvent obliques (58 %), suggérant des mécanismes de rupture distincts.
Les implants en titane ont montré une meilleure résistance à la fatigue avec un taux plus faible de fractures par surcharge, mais une susceptibilité accrue aux micro-mouvements et aux défauts d’ostéo-intégration dans certains cas. En revanche, les plaques et clous en acier inoxydable présentaient un risque accru de fracture en raison d’une rigidité plus élevée favorisant des contraintes localisées, notamment au niveau des trous de vis (41 % des cas).
Discussion : Les résultats suggèrent une influence du matériau sur la résistance mécanique et la durabilité des implants, mais d’autres facteurs comme la qualité osseuse, le mode de charge appliqué et les contraintes locales doivent être pris en compte pour affiner les choix thérapeutiques et optimiser la prévention des fractures du matériel d’ostéosynthèse.
Conclusion : Cette étude met en évidence des différences significatives dans la survenue des fractures des implants selon le matériau utilisé. L’acier inoxydable semble plus sujet aux fractures, ce qui pourrait influencer le choix des dispositifs en fonction du contexte clinique. Une meilleure compréhension des mécanismes de défaillance est essentielle pour optimiser la prise en charge des patients et réduire ces complications.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-1054
L'augmentation des pertes sanguines dans les prothèses totale de hanche versus les prothèses intermédiaires entre le mythe et la réalité
Oussema Abdelhedi* 1, Lynda Preure1, Oleg Botcharov1, Soryapong Plang1, Livius Florescu1, Damien Pourre1
1Orthopédie, Hôpital Simone Veil, Eaubonne, France
Introduction : Le choix thérapeutique devant une fracture déplacée du col du fémur se résume actuellement entre l’hémiarthropastie et l’arthroplastie totale de hanche. Cette dernière alternative est parfois évitée sous les recommandations des anesthésistes à cause d’une éventuelle augmentation des pertes sanguines périopératoires pouvant accroître la morbi-mortalité de cette chirurgie.
A travers ce travail, nous remettons en question le concept de l’augmentation des pertes sanguines dans les prothèses totales de hanche (PTH) par rapport aux prothèse intermédiaires (PIH
Material and methods : Il s’agissait d’une étude rétrospective monocentrique réalisée sur 146 patients présentant une fracture du col du fémur sans notion d’antécédents néoplasiques de plus de 75 ans. Parmi ces patients, 94 ont été opérés pour PTH à double mobilité et 52 pour PIH entre de Janvier 2023 et Janvier 2024
Tous les patients ont été opérés par la voie d’abord de Moore
Les éléments recueillis étaient l’hémoglobine pré et post opératoire, la quantification du saignement per-opératoire, le recours aux transfusions, les volumes récoltés dans les drains et on s’est basé sur la méthode « OSTHEO » pour les pertes sanguines « cachées » périopératoires
Results : Au terme de cette étude, nous avons trouvé que les pertes sanguines totales étaient similaires entre les deux groupes (923 ± 102 mL vs 846 ± 192 mL [p = 0,27]). Les taux de transfusion étaient également similaires entre les PIH et les PTH (21,2 % versus 28,1 % [p = 0,31]). La perte d’hémoglobine était similaire aussi(1.7+/- 0.8g/dl). La durée opératoire était plus courte pour les PIH avec une différence moyenne de 15 +/-7 minutes [p < 0,001]
A noter que les groupes des PTH ont présenté un nombre moins élevé de luxations précoces par rapport aux PIH (3.2% vs 8.3% avec [p =0.03] )
Discussion : A travers cette étude, nous aboutissons au fait qu’il n’y a pas de différence significative en termes de saignement post opératoire entre les PTH et les PIH
La revue de la littérature ne trouve pas assez d’éléments qui permettent de juger formellement que les pertes sanguines sur une PTH sont plus importantes qu’une PIH. Cependant, plusieurs autres facteurs doivent être pris en considération en comparant ces 2 chirurgies essentiellement le degré de reprise de l’autonomie antérieure, le risque de luxation précoce
En effet, dans notre étude ainsi que dans la littérature, la PTH donne un taux moins élevé de luxations précoces par rapport à la PIH chez des patients opérés par la même voie d’abord
Il semble donc être plus judicieux de se baser plutôt sur les résultats fonctionnels ainsi que la morbidité post opératoires lors du choix entre les 2 techniques puis qu’il n’y a pas de différence significative dans le saignement périopératoire.
Conclusion : La PTH n’expose pas le patient à plus de saignement périopératoire par rapport à une PIH ceci étant l’argument majeur avancé par les équipes d’anesthésie pour favoriser la PIH sur la PTH bien que cette dernière promet moins de risque de luxations précoces au patient.
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Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-167
La cuillère de Dioclès, un instrument oublié ?
Thomas Daoulas* 1
1Orthopédie, CHU de Brest, Brest , France
Introduction : Les blessures par flèche étaient fréquentes dans l'Antiquité romaine, en particulier parmi les légionnaires. La variété des têtes de flèche, selon les techniques de fabrication, compliquait leur extraction. Certaines flèches comportaient des barbelures, rendant l'extraction plus complexe.
Les textes antiques, notamment ceux de Celse, évoquent cette difficulté. Il décrit un procédé dans lequel, lorsque la tête de flèche est trop grande, il est préférable d'utiliser une « cuillère de Dioclès », un instrument spécialement conçu pour extraire la flèche en douceur.
Material and methods : Selon Celse, l'instrument était inséré dans la plaie pour faciliter le retrait des flèches.
Cependant, la description de Celse concernant la typologie de l'objet, manque de précision. Cela a conduit à plusieurs interprétations et reconstitutions modernes. Au cours des dernières décennies, certains artefacts initialement considérés comme des cuillères de Dioclès ont été réévalués et éliminés des collections archéologiques. Néanmoins, un seul artefact a été confirmé comme étant une cuillère de Dioclès, retrouvé à Rimini dans la « Domus del Chirurgo », une villa romaine détruite par un incendie au IIe siècle avant J.-C.
Results : Cet instrument mesure 22 cm de long et présente un trou circulaire de 6 mm de diamètre. Certains chercheurs ont douté de son authenticité en tant que cuillère de Dioclès. En 2015, De Carolis a affirmé que la cuillère de Rimini correspondait parfaitement à la description de Celse.
Discussion : Certains éléments de l'instrument, comme le positionnement du trou et l'absence des crochets décrits par Celse, suscitent encore des interrogations sur sa fonctionnalité.
Les dimensions de l'instrument (notamment l'emplacement du trou à 2,5 cm de l'extrémité) remettent en question son efficacité dans des conditions réelles de traitement, notamment lorsque la flèche est proche d’un os ou d’une autre structure sensible. De plus, les crochets, qui sont censés faciliter le retrait de la flèche, ne sont pas présents sur l'exemplaire retrouvé, ce qui soulève des questions sur la manière dont il était réellement utilisé.
Conclusion : Bien que l'artefact de Rimini soit un indice important pour l’étude des instruments antiques, il semble moins fonctionnel que ce que Celse a décrit. Cela laisse place à des débats sur les méthodes réelles employées par les chirurgiens antiques pour retirer les flèches et sur l'efficacité de ces outils dans le traitement des blessures par projectiles.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-206
Evaluation du taux de consolidation du régénérat osseux dans les transports osseux sur clou magnétique : étude rétrospective de 15 cas
Roman Lyazidi* 1, Xavier Buzon1
1Orthopédie, CHU de Bordeaux, Bordeaux , France
Introduction : La prise en charge des pertes de substance osseuse dispose de nos jours d’une multitude de techniques validées par la littérature scientifique. Si la technique des membranes induites de Masquelet reste à ce jour la plus utilisé dans le monde, on observe une tendance avec de plus en plus de publications sur les clous de transport osseux. Méthode basée sur la distraction ostéogénique d’Ilizarov, qui constitue une alternative permettant une reconstruction progressive avec une stabilisation intrinsèque. Cette méthode encore récente dispose de plusieurs séries qui décrivent les résultats des transports mais qui sont sujets à certaines complications inhérentes à cette méthode. Nous avons donc décidé de nous concentrer sur le régénérat osseux uniquement et de décrire ces principales propriétés de consolidation pour proposer des données références qui s’affranchissent des complications pouvant être habituellement retrouvé lors de la deuxième phase de cette technique.
Material and methods : Cette étude observationnelle rétrospective a inclus 15 patients traités entre décembre 2023 et décembre 2024 pour une perte de substance osseuse au niveau du membre inférieur d’origine traumatique, tumorale ou pseudarthrosique. Tous ont bénéficié d’un transport osseux sur clou "Precise Bone Transport" (NuVasive). L’avancée de la consolidation osseuse a été évaluée radiologiquement selon une classification en quatre stades, la consolidation complète étant définie par la présence d’au moins trois corticales sur quatre d’une épaisseur supérieure à 2 mm sur les radiographies de face et de profil. Le suivi minimal était de 1an.
Results : Il semblerait d’après les résultats préliminaires que nous obtiendrons des taux >90% à un an. La durée moyenne de consolidation du régénérat osseux sera calculée. Le délai moyen avant la reprise d’appui complet également. Les complications sont pour l’instant une consolidation précoce et 2 cas d'infection précoce de site opératoires. Nous comptons également fournir des données sur les délais de chaque phase radiologique de notre classification.
Conclusion : Nous espérons d’après nos premiers résultats montrer l’excellent taux de consolidation du régénérat. Des délais plus rapides que dans la littérature sont attendus ce qui montrera l’impact des difficultés rencontrés lors des phases finales de transport. Nous avons proposé une classification radiologique 2D simple et peu couteuse pour permettre aux cliniciens d’avoir une idée plus précise de l’état de consolidation.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-212
Impact d'une couverture précoce sur la réduction des complications infectieuses dans les fractures ouvertes du tibia
Mathilde Cochonat* 1, Frederic Rongieras1, Antoine Bertani1, Paul-Henri Bauwens1
1Service de chirurgie orthopédique membre inférieur , Hôpital Edouard Herriot , LYON, France
Introduction : Les fractures du tibia sont les fractures des os longs les plus fréquentes. En raison de son anatomie particulière avec une couverture tissulaire limitée, une ouverture cutanée est observée dans environ 15% des cas. Ses fractures ouvertes avec perte de substance cutanée présentent un risque élevé de complications, notamment infectieuses. Le délai de couverture semble être un facteur déterminant pour améliorer les résultats cliniques. L’objectif de cette étude est d’évaluer si une couverture réalisée dans les 7 jours suivant la fracture permet de réduire les complications, en particulier le taux d’infections.
Material and methods : Nous avons mené une étude rétrospective monocentrique incluant 35 patients adultes opérés entre 2010 et 2023 pour une fracture ouverte du tibia nécessitant une couverture par lambeau libre ou loco-régional avec un suivi minimum de 1 an. Les complications analysées comprenaient les infections, les pseudarthroses, les échecs de lambeau, les amputations et le délai de consolidations. Nous avons réalisé deux analyses en sous-groupe. L’une a étudié les critères de jugements principaux selon le délai de couverture de plus ou moins de 7 jours. L’autre a étudié les critères de jugements principaux en fonction du statut infectieux.
Results : Dans notre série, nous avons observés 16 infections (45.7%), 8 pseudarthroses (24.2%), 5 échecs de lambeaux (14.3%) et 3 amputations (8.6%). Le délai de consolidation moyen était de 32.8 semaines (IC95% : 23.3 semaines – 42.2 semaines). Les complications infectieuses étaient significativement plus fréquentes en cas de couverture tardive (> 7 jours) : 72.2 % versus 17.6 % (p = 0.002). En revanche, nous ne retrouvons pas de différence statistiquement significative pour les autres complications. De plus, nos échecs de lambeau sont systématiquement associés à une infection (p= 0.013).
Discussion : Nos résultats confirment qu’un retard de couverture au-delà de 7 jours augmente significativement le risque d’infection. Les études actuelles confirment l’augmentation du risque infectieux lorsque ce délai de 7 jours est dépassé. En revanche, nous n’avons pas retrouvé d’impact du délai de couverture sur le risque de pseudarthrose. Certaines études ont rapporté une augmentation du risque de pseudarthrose après une couverture tardive. En effet, il est bien établi que les lambeaux favorisent la consolidation osseuse en optimisant l’apport en facteurs de croissance, en restaurant la vascularisation de la zone lésée et en éliminant l’espace mort. De plus, tous nos échecs de lambeaux sont liés à une infection. Des études ont suggéré que les plaies contaminées deviennent colonisées par des organismes potentiellement pathogènes après 7 jours, augmentant le risque de complication du lambeau.
Conclusion : Une couverture précoce dans les 7 jours réduit significativement le risque d’infection. Une prise en charge ortho-plastique rapide et coordonnée est essentielle pour optimiser les résultats cliniques et limiter les complications.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-267
Adhésion des patients au recueil numérique des Patient-Reported Outcome Measures (PROMs) en traumatologie : réalité ou illusion ?
Mehdi Boudissa* 1, Virgil Gerset1, Guillaume Chalmot de la Meslière1, Sarah Uneisi1, Gael Kerschbaumer1, Jérôme Tonetti1
1Orthopédie Traumatologie, CHU GRENOBLE ALPES, La Tronche, France
Introduction : Le recueil de Patient-Reported Outcome Measures (PROMs) digitalisé pourrait permettre de réduire les pertes de données dans le suivi des patients en traumatologie. Notre hypothèse était que l'adhésion au recueil dématérialisé de PROMs dans le cadre du suivi des patients issus d'une population de traumatologie serait similaire au taux d'observance inférieur à 25 % retrouvé dans la littérature.
Material and methods : Il s'agit d'une étude prospective de cohorte monocentrique conduite sur une période d'inclusion de 3 mois entre décembre 2022 et février 2023 correspondant à une période à haute activité de traumatologie hivernale (sports d'hiver). Tous les patients pris en charge pour une fracture unique faisant l'objet d'un protocole de suivi avec recueil de PROMs sur la plateforme numérique Orthense.com® (Digikare Inc. Blagnac, France) étaient invités à participer activement au suivi dématérialisé et au recueil de PROMs. Au rappel téléphonique à 3 mois du traumatisme, les patients étaient questionnés sur l'utilité du suivi numérique, la qualité et l'utilité des conseils fournis par les protocoles de suivi et l'observance du suivi numérique à 1 an.
Results : Parmi les 64 patients inclus, 25 patients ont participé au suivi numérique et au recueil de PROMs (39 %) mais seulement 13 patients (20 %) se déclaraient prêt à poursuivre le recueil de PROMs dématérialisé à 1 an du traumatisme. Tous les patients répondeurs étaient des patients opérés (p = 0,02). Aucun autre critère n'était associé statistiquement au taux d'observance. Parmi les 25 patients ayant activé et utilisé leur compte, 14 (56 %) ont jugé le suivi numérique à distance utile dans leur prise en charge. Les conseils fournis par les protocoles ont permis d'éviter à 8 patients (32 %) de consulter en urgence leur médecin traitant ou leur chirurgien.
Conclusion : Si le taux de réponse effectif au recueil de PROMs dématérialisé en traumatologie à 3 mois est supérieur à celui de notre hypothèse de départ, le taux de réponse déclaré à 1 an rejoint le taux de suivi rapporté dans la littérature. L'utilité rapportée par les utilisateurs mais surtout les conseils fournis par les protocoles ayant permis d'éviter à 8 patients (32 %) de consulter en urgence leur médecin traitant ou leur chirurgien doivent inciter les traumatologues à utiliser ces outils d'avenir en étant conscient qu'ils ne révolutionneront pas le suivi des patients en traumatologie.
Conflits d’intérêts :
M. Boudissa Consultancy, Expert: e-Cential robotics,
V. Gerset: Pas de conflit déclaré ,
G. Chalmot de la Meslière: Pas de conflit déclaré ,
S. Uneisi: Pas de conflit déclaré ,
G. Kerschbaumer Consultancy, Expert: e-Cential robotics,
J. Tonetti Consultancy, Expert: e-Cential robotics
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-364
Intérêt d’un simulateur pour la compréhension des incidences radiologiques et l’apprentissage des techniques de vissage percutané de l’anneau pelvien chez les jeunes internes d’orthopédie.
Robin LEBEL de GIRARD de CHATEAUVIEUX* 1, Clémence BAETZ1, Clément MARC1, Louis RONY1, Guillaume DAVID1
1CHU ANGERS, ANGERS, France
Introduction : La formation des internes en chirurgie orthopédique et traumatologique via simulateur est largement recommandée par de nombreuses études pour optimiser l'apprentissage. En raison de sa complexité, la traumatologie pelvienne s’adresse principalement à des chirurgiens hautement entraînés.
Nous avons émis l’hypothèse que l’utilisation d’un simulateur favoriserait l’apprentissage de l’ostéosynthèse percutanée de l’anneau pelvien sous guidage fluoroscopique. L’objectif principal était de démontrer une amélioration progressive des performances techniques au cours des sessions d’entraînement.
Material and methods : 8 participants répartis en deux groupes. 4 jeunes internes (phases socle et d'approfondissement) et 4 chirurgiens expérimentés dans les techniques percutanées sous guidage fluoroscopique (docteurs juniors et assistants) ont été évalués à 10 reprises, entre mai et décembre 2024, sur simulateur de vissage percutanée de l’anneau pelvien. Lors des sessions d’entrainement, ils devaient réaliser un vissage ilio-sacré en S1, un vissage antégrade de la colonne antérieure de l'acétabulum et un vissage supra-acétabulaire (LC2). Les variables progression dans le corridor osseux (%), présence d’une brèche corticale (oui / non), repositionnement de la broche guide (n), temps (s), nombre d’incidences (n), rayonnement (mGys), étaient évalués.
Results : Après 10 sessions, il existe une amélioration significative des différentes variables étudiées pour chaque participant. Concernant le vissage ilio-sacré, la sécurité des vissages était obtenue en moyenne dès la deuxième session avec un pourcentage dans le corridor osseux de 100% et une absence de brèche corticale. La sécurité était obtenue en 4 sessions pour le visage de la colonne antérieure et en 3 sessions pour le vissage LC2. Nous avons pu noter également une diminution significative au fur et à mesure des sessions du temps de procédure et de l’exposition aux rayonnements avec en moyenne une diminution du temps de 68% et des incidences requises de 35% pour le vissage SI, de 10% du temps et de 15% des incidences pour le vissage de la colonne antérieure et de 25% du temps et de 9% des incidences pour le vissage LC2.
Conclusion : Au cours des 10 sessions d'entraînement sur simulateur, les participants ont significativement amélioré leur temps d'exécution pour les trois types de vissages tout en réduisant le risque de brèches corticales. Par ailleurs, aucune différence n’a été observée dans les courbes d’apprentissage entre un jeune interne en formation et un chirurgien expérimenté, ayant déjà développé des compétences en chirurgie fluoro-assistée.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-451
Sous-évaluation de la santé osseuse avant et après une première fracture de fragilité
Diane I. Ghanem* 1, Henry Shu1, Victoria Bergstein1, Brad Siler1, William Green1, Eve Glenn1, Andra Love1, Babar Shafiq1, Alice Hughes1, Rachel Sotsky1
1Orthopaedic Surgery, The Johns Hopkins Hospital, Baltimore, United States
Introduction : Osteoporotic fractures pose a critical challenge in patient care, with earlier work pointing to a significant shortfall in preventing subsequent fractures. This study aimed to determine the rate and predictors of bone health evaluations (BHE) before and after a first-time fragility fracture and assess the imminent risk of a subsequent fracture.
Material and methods : This retrospective cohort study at a Level I trauma center included patients aged ≥60 who underwent surgery for fragility fractures (hip, pelvis, wrist, humerus, or femur) due to low-energy mechanisms between 2012 and 2022. Patients with a history of pathologic fractures, malignancies, or metabolic and autoimmune diseases affecting bone density were excluded. Demographic data, medical history, and details regarding BHE and fracture characteristics were collected. BHE was defined as a specialist-led management/education session, with or without a dual-energy X-ray absorptiometry (DEXA) scan.
Results : 602 patients (71% female; median age 78 [IQR: 68-87]) with primary fragility fractures were identified. Within this cohort, only 13 (2.2%) had a documented BHE before fracture. Of the remaining 589 patients, 178 (30.2%) were referred for BHE after primary fragility fracture, but only 27 (4.6%) received it. Secondary fragility fractures were diagnosed in 69 patients (11.5%) after an average of 2.2 years [IQR: 1.04-3.75]. Among this group, no statistically significant differences were found with respect to patient characteristics or demographics. When comparing patients with and without secondary fragility fractures, there was no statistically significant difference in the overall rate of BHEs. Younger patients (p=0.015) or those with a family history of osteoporosis (p<0.001) were more likely to seek BHE.
Conclusion : There is a marked scarcity of BHEs both before and after primary fragility fractures, despite the established risks. Much work needs to be done to improve referral and patient participation in BHEs after a first-time fragility fracture.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-453
Le site web de l'Orthopaedic Trauma Association comme outil éducatif: amélioration des connaissances et réduction de l'anxiété chez les patients en traumatologie orthopédique
Diane I. Ghanem* 1, Oscar Covarrubias2, Ridge Maxson1, Kia Teng Lim3, Itai Bezherano1, Niyathi Prasad1, Babar Shafiq1
1Orthopaedic Surgery, The Johns Hopkins Hospital, Baltimore, 2Orthopaedic Surgery, Brown University, Providence, United States, 3Ministry of Health Holdings Pte Ltd, Singapore, Singapore
Introduction : Orthopaedic trauma patients often struggle with understanding their injuries and treatment plans, leading to increased anxiety and suboptimal adherence to care. The Orthopaedic Trauma Association (OTA) developed a web-based Patient Education Tool to bridge this gap, but its effectiveness remains unexamined. This study evaluated the effectiveness of this tool in improving patient knowledge, reducing anxiety levels, and enhancing satisfaction. Secondary objectives included assessing the tool’s usability and overall experience.
Material and methods : A prospective study was conducted at a single-center, Level I trauma outpatient clinic between November 2022 and December 2023. English-speaking adult patients with a fracture and/or dislocation within three months of injury were included. Patients who had follow-up visits beyond three months, were non-English speakers, had cognitive impairment, or were unable to complete the study instruments were excluded.
Participants completed pre- and post-intervention assessments, including knowledge quizzes specific to their injury, the Spielberger State-Trait Anxiety Inventory (STAI), a usability questionnaire (Perceived Health Web Site Usability Questionnaire), and an overall satisfaction survey. After completing pre-intervention assessments, patients accessed the OTA Patient Education Tool during their visit and reviewed the information at their own pace. Post-intervention assessments were then conducted to measure changes in knowledge and anxiety.
Results : Ninety-three patients (mean age: 43.6 ± 15.8 years, 50.5% male) completed the study. Knowledge scores significantly improved from 71.5 ± 35% to 90.8 ± 8.1% (p < 0.001). State anxiety decreased from 7.2 ± 2.7 to 6.6 ± 2.6 (p = 0.001), and trait anxiety decreased from 8.0 ± 3.0 to 7.1 ± 2.9 (p < 0.001). Usability ratings indicated 85.7% of patients were “very satisfied” with the tool’s ease of use, logical structure, and usefulness. Overall satisfaction received a mean score of 6.4 ± 1.1 on a 7-point scale, with 67.7% of patients rating it as perfect.
Conclusion : The OTA Patient Education Tool significantly improved patients’ injury-related knowledge and reduced anxiety levels. High usability and satisfaction ratings support its role as an adjunct to traditional patient education. Future research should explore the long-term impact and broader applicability of this resource.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-433
Facteurs prédictifs de reprise chirurgicale et de révision d’implant des fractures périprothétiques traitées par révision de tige
Lorène Tallet* 1, Pascal Kouyoumdjian1, Philippe Marchand1, Jules Cavailhes1, Vincent Haignere1, Rémy Coulomb1
1Service d'Orthopédie et Traumatologie, CHU Carémeau, Nîmes, France
Introduction : Le nombre d’arthroplasties de hanche de première intention connaît actuellement une croissance continue, conséquence du vieillissement de la population. Le corollaire de ce constat est une augmentation des complications de ces dernières. Parmi elles, les fractures périprothétiques fémorales (FPPF), grevées d’un taux de morbi-mortalité préoccupant, constituent un véritable enjeu de santé publique. Lorsqu’une révision de tige est nécessaire, elle peut faire appel à deux concepts distincts : à verrouillage distal, offrant une stabilité immédiate, ou à press-fit diaphysaire, offrant une réhabitation optimisée. L’objectif de ce travail était de comparer ces deux concepts sur le taux de reprises chirurgicales et de révision d’implant au dernier recul
Material and methods : L’étude portait sur une série rétrospective monocentrique continue de 398 FPPF traitées par révision de tige entre janvier 2011 et août 2023. Deux groupes étaient constitués en fonction du concept de fixation de la tige : à verrouillage distal ou à press-fit diaphysaire. L’âge moyen de la série était de 81 ans (± 11 ; 35-103), le recul moyen était de 27 mois (± 32 ; 0-150). Il n’y avait pas de différence significative entre les deux groupes concernant les paramètres démographiques. Le critère de jugement principal était l’analyse multivariée des facteurs prédictifs de révision d’implant et le critère de jugement secondaire était l’analyse multivariée des facteurs prédictifs de reprise chirurgicale. Ces deux critères étaient évalués au dernier recul
Results : Au recul, 25% de reprises chirurgicales avaient été réalisées, dont 21,7% la première année. La première cause était le sepsis. Parmi ces reprises chirurgicales, 34% avaient nécessité une révision d’implant, dont l’étiologie première était le non-scellement. Les facteurs prédictifs significatifs de révision étaient : le sous-dimensionnement de la tige (p=0.023), le sepsis (p<0.0001) et la luxation (p<0.0001). Les facteurs prédictifs significatifs de reprise chirurgicale étaient : un traitement anticoagulant à doses curatives à l’admission (p=0.0185), le statut peu expérimenté du chirurgien (p=0.0319), un âge ≤ 75 ans (p=0.0316), et le statut fracturé du grand trochanter (p=0.00983)
Discussion : Le taux de réinterventions de cette série était plus important que ceux retrouvés dans la littérature, mais avec des séries très hétérogènes rendant la comparabilité délicate. En revanche, les principales causes de réinterventions et révisions ainsi que certains facteurs prédictifs étaient comparables aux données de la littérature
Conclusion : Cette étude met en évidence le taux élevé de reprises chirurgicales après chirurgie de révision pour FPPF, essentiellement la première année. Les facteurs prédictifs retrouvés sont multiples et de différente nature. Il n’a pas été retrouvé d’association significative entre reprise ou révision et le type de tige utilisée, mais le sous-dimensionnement de la tige, quel que soit son concept, augmente de manière significative le risque de révision d’implant
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-436
Facteurs prédictifs de mortalité la première année des fractures périprothétiques traitées par révision de tige
Lorène Tallet* 1, Rémy Coulomb1, Vincent Haignere1, Aymeric Weiss1, Philippe Marchand1, Pascal Kouyoumdjian1
1Service d'Orthopédie et Traumatologie, CHU Carémeau, Nîmes, France
Introduction : Le nombre d’arthroplasties de hanche de première intention connaît actuellement une croissance continue, conséquence du vieillissement de la population. Le corollaire de ce constat est une augmentation des complications de ces dernières. Parmi elles, les fractures périprothétiques fémorales (FPPF), grevées d’un taux de mortalité préoccupant, constituent un véritable enjeu de santé publique. Lorsqu’une révision de tige est nécessaire, elle peut faire appel à deux concepts distincts : à verrouillage distal, offrant une stabilité immédiate, ou à press-fit diaphysaire, offrant une réhabitation optimisée. L’objectif de ce travail était de comparer ces deux concepts sur la mortalité la première année
Material and methods : L’étude portait sur une série rétrospective monocentrique continue de 398 FPPF traitées par révision de tige entre janvier 2011 et août 2023. Deux groupes étaient constitués en fonction du concept de fixation de la tige : à verrouillage distal ou à press-fit diaphysaire. L’âge moyen de la série était de 81 ans (± 11 ; 35-103) et 59% des patients présentaient un score ASA 3 ou 4. Il n’y avait pas de différence significative entre les deux groupes concernant les paramètres démographiques. Le critère de jugement principal était l’analyse multivariée des facteurs de risque de mortalité durant la première année post-opératoire
Results : Le taux de mortalité à un an était de 20,4% avec une médiane de survie de 17 mois (IQ 4-48) et un délai moyen chirurgie-décès de 30 mois (± 32 ; 0-131). Les facteurs prédictifs de mortalité récurrents à 30 jours, 3 mois, 6 mois et 1 an étaient le sexe masculin et le score ASA 4. L’utilisation d’une tige verrouillée était retrouvée comme facteur prédictif significatif jusqu’au 11e mois post-opératoire. Les troubles cognitifs étaient significativement associés à la mortalité précoce à 30 jours et 3 mois, tandis que l’âge > 75 ans et l’IMC < 25kg/m² l’étaient sur la mortalité plus tardive, à un an post-opératoire
Discussion : Cette étude confirme les données de la littérature concernant le taux de mortalité élevé après chirurgie pour FPPF ainsi que certains facteurs prédictifs tels que les troubles cognitifs, l’âge et les scores ASA élevés. Elle est en revanche la première à décrire l’influence du concept de tige utilisée sur la mortalité la première année
Conclusion : Cette étude souligne le caractère multifactoriel de la mortalité la première année post-opératoire dans cette population âgée et fragile. La connaissance des facteurs prédictifs de mortalité permet de les intégrer dans une approche multidisciplinaire et, lorsque ceux-ci sont modifiables, d’élaborer des stratégies de prévention voire de correction de ces derniers en pré-opératoire
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-550
Remise en charge immédiate après fractures de l'anneau pelvien : pour quels patients et quelles fractures ? Une série rétrospective monocentrique de 163 patients.
Georges Khoury* 1, Julie Manon1, Pauline Buteau2, Sarah Uneisi 3, Gael Kerschbaumer1, Jerôme Tonetti 1, Mehdi Boudissa1
1Orthopédie NORD , 2Orthopédie , 3Pole Chirurgie, CHU GRENOBLE , GRENOBLE, France
Introduction : L'incidence des lésions de l'anneau pelvien est en constante augmentation. Le traitement chirurgical des fractures déplacées ou instables est devenu le gold standard avec une augmentation des techniques mini-invasives. Malgré ces évolutions, aucun consensus n’a pu émerger à ce jour concernant la remise en charge des patients opérés. L’objectif de cette étude était d’identifier les indications et les résultats de la remise en charge immédiate après chirurgie des fractures de l’anneau pelvien au sein d’un Trauma Center de niveau 1.
Notre hypothèse était que la remise en charge immédiate après fixation chirurgicale des fractures de l’anneau pelvien dans une population de patients sélectionnée n’entraînait pas de résultats fonctionnels inférieurs par rapport à la remise en charge différée, sans compromettre la consolidation et sans majoration des complications.
Material and methods : Cette étude observationnelle rétrospective, monocentrique incluait 163 patients opérés d’une fracture de l'anneau pelvien entre janvier 2020 et décembre 2022. Les patients étaient divisés en deux groupes en fonction de leur remise en charge immédiate ou différée. Les caractères démographiques, les variétés fracturaires, les résultats fonctionnels (score de Majeed, retour au travail et au sport), et radiologiques ainsi que les complications ont été évalués et comparés.
Results : Le remise en charge immédiate était autorisée chez des patients plus âgés (59 ans versus 50 ans, p=0.043), à prédominance féminine (52.2% versus 24.8%, p < 0.001), avec un score ISS diminué (16.5 versus 22, p < 0.001) et une majorité de lésions en compression latérale AO B2 (76.1% versus 47%, p<0.001). Le déplacement préopératoire tomodensitométrique était inférieur dans le groupe remise en charge, sans différence en postopératoire et au dernier recul. La fixation percutanée était plus souvent réalisée chez les patients remis en charge précocement. Les résultats fonctionnels étaient supérieurs : score Majeed médian 95 versus 89 (p<0.001), reprise du travail (52.9% versus 42.6%, p= 0.041) et du sport (70.6% versus 38.3%), avec une réduction de la durée moyenne de séjour (9.5 jours versus 16 jours, p<0.001) et moins de thrombose veineuse profonde (0% versus 8.5%, p= 0.041). Aucune différence significative n'était constatée concernant les échecs de fixation ou les pseudarthroses.
Conclusion : La remise en charge immédiate chez des patients sélectionnés après fixation d’une fracture de l’anneau pelvien est possible sans compromettre la récupération fonctionnelle ni les résultats radiologiques. L'élaboration de protocoles de mobilisation précoce, reposant sur des études à haut niveau de preuve est nécessaire pour harmoniser les pratiques. Une étude cas-témoins construite sur les critères identifiés dans ce travail permettra de consolider ces recommandations.
Conflits d’intérêts :
G. Khoury: Pas de conflit déclaré ,
J. Manon: Pas de conflit déclaré ,
P. Buteau: Pas de conflit déclaré ,
S. Uneisi : Pas de conflit déclaré ,
G. Kerschbaumer Consultancy, Expert: eCential Robotics,
J. Tonetti Consultancy, Expert: eCential Robotics,
M. Boudissa Consultancy, Expert: eCential Robotics
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-215
Sorties contre avis médical à Madagascar en traumatologie, un inquiétant bilan.
Herijaona Manasse* 1, Thomas Daoulas2, Gastellin Tsarazara1
1Faculté de Médecine d'Antananarivo, Antananarivo, Madagascar, 2Service de chirurgie orthopédique et traumatologique , CHU Brest, Brest, France
Introduction : Les sorties contre avis médicales sont des véritables fléaux dans les pays en voie de développement. Ce phénomène entraine des conséquences dramatiques autant sur le plan fonctionnel que sociale pour les patients traumatisés des membres. Une meilleure compréhension des facteurs associés à ces sorties prématurées pourrait contribuer à réduire ce phénomène
Material and methods : Il s’agit d’une étude rétrospective sur les patients hospitalisés pour traumatisme des membres ayant demandés une sorties contre avis médical sur une période de 7 ans (2015-2021). L’étude a inclus tous les patients présentant un traumatisme des membres nécessitant une hospitalisation pour la prise en charge soit chirurgicale soit orthopédique et ayant effectué une sortie contre avis médical. Les fractures du bassin ont été exclues et 3 autres patients en raison de refus de répondre aux questionnaires. Le collecte des données a été réalisée par la sélection des dossiers médicaux, comprenant l’observation médicale, la lettre de décharge et les questionnaires administrés aux patients par appel téléphonique
Results : Un total de 65 cas des sorties contre avis médical a été enregistrés parmi 1428 admissions pour traumatismes des membres pendant la période d’étude, soit 4,38 %. L’âge moyen des patients était de 31 ans (+/-21) avec un SR = 3. Parmi les patients, 8,46 % ont cité des raisons financières comme principale motivation pour la sorties contre avis médical, et 60 % se sont dirigés vers un tradipraticien après leur sortie. La prise en charge était souvent autofinancée (61,53 %), bien que plus de la moitié des patients travaillaient dans le secteur informel.
Discussion : L’analyse des différentes études menées en Afrique et ailleurs montre que ce phénomène est influencé par des facteurs économiques, socioculturels et organisationnels. L’accès aux soins étant limité par le coût des traitements, de nombreux patients se tournent vers la médecine traditionnelle, perçue comme plus accessible et culturellement ancrée. L’influence familiale joue également un rôle déterminant dans la décision de quitter l’hôpital. La décision est rarement prise par le patient lui-même, mais plutôt par un membre masculin de la famille, souvent une figure d’autorité . Au-delà des facteurs économiques et culturels, d’autres raisons contribuent aux sorties contre avis médical, notamment une mauvaise expérience vécue à l'hôpital, un manque d’attention du personnel médical ou encore des comportements jugés inappropriés. Ces éléments renforcent la méfiance envers le système de santé et incitent les patients à interrompre leur prise en charge. Face à ce problème, plusieurs stratégies doivent être mises en place. Il est essentiel de renforcer l’éducation sanitaire et la sensibilisation des populations .
Conclusion : Une meilleure prise en charge des coûts médicaux et une sensibilisation pourraient réduire la fréquence de ce phénomène et ses conséquences dramatiques pour les patients.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Communications orales
Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-1035
Arthroplastie totale de hanche sur maladie osseuse constitutive.
Alessander D'ascoli* 1, Frédéric Sailhan1, Philippe Anract1, Moussa Hamadouche1
1Chirurgie orthopédique, Hôpital Cochin - APHP, Paris, France
Introduction : Les maladies osseuses constitutives (MOC) avec dysplasies éphiphysaires concernent des patients de petite taille pour lesquels la mise en place d’une prothèse totale de hanche (PTH) est à haut risque de complication. Notre hypothèse était que l’utilisation d’une PTH sur mesure serait associée à une amélioration de la fonction et un faible taux de complications.
Material and methods : Entre 2004 et 2021, 20 PTH ont été mises en place chez 11 patients atteints de MOC. Tous les patients ont eu un TDM préopératoire pour planification. Dans les situations où l’implant standard de plus petite taille était trop volumineux, un implant sur mesure était commandé (Medicalex, Arcueil, France). Les caractéristiques de la population, la durée de suivi, le grade de dysplasie selon la classification de Crowe, le score de Postel Merle d’Aubigné (PMA) et la coxométrie en pré, post-opératoire et au dernier suivi ont été recueillis. Une variation > 3mm et/ou > 3° ont été considérés comme une mobilisation de l’implant. Les complications, le descellement, et le taux de reprise ont été également colligés.
Results : La cohorte comportait 9 femmes et 11hommes, âgés en moyenne de 34,2 ± 13,3 ans (17-53), mesurant 116,5 ± 13 cm (100-135), avec un IMC de 32,82 ± 4,4 (24,7-37). La MOC était une pseudo-achondroplasie (14/20 hanches), une dysplasie poly-épiphysaire (4/20) ou un syndrome de Morquio (2/20). Il s’agissait de dysplasies de grade II (2/20), III (10/20) et IV (8/20). La coxométrie pré-opératoire retrouvait en moyenne: VCE 6,63° ± 6,6 (2,3-18,6), HTE 24,3° ± 6,8 (14,1-29,2), VCA 14,2° ± 1,1 (13,2-15,3), CCD 99,4° ± 32,3 (67-146,5). La durée moyenne de suivi était de 9,1 ± 5,4 ans (4-20). Parmi les 20 PTH incluses, 16 avaient été fabriquées sur mesure. Aucune complication n’a été retrouvée. Un patient a été repris sur le versant cotyloïdien à 4 ans de recul, un autre présentait une mobilisation du cotyle asymptomatique, 4 PTH présentaient des signes radiologiques isolés de descellement (3 sur le versant acétabulaire et 1 sur le versant fémoral). Le PMA moyen préopératoire était de 7,7 ±2,5 (4-12) versus 14,56 ±3,3 (6-17) (p < 0,01). Parmi les 11 patients, 3 (27%) gardaient une boiterie sévère dans le cadre d’une atteinte rachidienne associée.
Discussion : Cette étude représente la plus large série de PTH sur mesure chez des patients souffrant de MOC. Les implants sur mesure semblent représenter, en cas d’atteinte morphologique sévère, une solution fiable avec peu de complications. La qualité de la marche reste limitée en raison des comorbidités associées.
Conclusion : Les implants sur mesure représentent une solution fiable, reproductible et peu morbide chez les patients porteurs de MOC.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-1067
Évaluation de l’infiltration graisseuse des muscles périarticulaires dans l’arthrose de hanche.
Chloé Ducrocq* 1, Cyril Plantec1, André Gillibert2, Paul Michelin3, Matthieu Lalevée1
1Service de chirurgie orthopédique et traumatologique, 2Service de biostatistiques, 3Service de radiologie, CHU, Rouen, France
Introduction : Le choix de l’abord chirurgical pour l'arthroplastie totale de hanche fait l'objet d'un débat permanent parmi les chirurgiens orthopédiques. On cherche quel muscle pourrait être moins touché par l'infiltration graisseuse dans l'arthrose de hanche et devrait être préférentiellement épargné lors de l'arthroplastie totale de hanche. Notre étude visait à comparer l'infiltration graisseuse des muscles périarticulaires chez des patients souffrant de coxarthrose avec indication d'arthroplastie et chez des témoins.
Material and methods : Nous avons réalisé une étude rétrospective incluant 66 patients souffrant de coxarthrose en attente d’une arthroplastie de la hanche, et 56 témoins (108 hanches). L'infiltration graisseuse des muscles périarticulaires de hanche a été analysée et classée indépendamment sur les IRM selon la classification de Goutallier, par 2 chirurgiens orthopédiques, dans les deux groupes.
Results : Les groupes étaient comparables en termes d’IMC (p=0,92) et de sexe (p=0,37), mais pas en termes d'âge, le groupe témoin étant plus jeune (p<0,0001). L'infiltration graisseuse globale moyenne était significativement plus élevée dans le groupe arthrose (1,31 ± 0,45) que dans le groupe témoin (1,12 ± 0,44). Avant ajustement, l'infiltration graisseuse dans le groupe arthrose était plus élevée dans les tiers antérieur (p=0,02) et intermédiaire (p=0,007) du moyen fessier, du petit fessier (p<0,0001), de l'obturateur externe (p=0,03) et du carré fémoral (p=0,02) par rapport au groupe témoin. Après ajustement sur l'âge, l'IMC et le sexe, l'infiltration graisseuse globale moyenne n'était pas significativement différente, seul le petit fessier avait une infiltration graisseuse plus faible (p=0,01).
Discussion : La littérature montre des niveaux plus élevés d'infiltration graisseuse dans le segment antérieur du petit fessier et les segments antérieur et intermédiaire du moyen fessier dans l'arthrose avancée.
L'infiltration graisseuse antérieure du petit fessier semble faire partie du processus normal de vieillissement.
Les scores de Goutallier restent bas en cas de coxarthrose avec une indication chirurgicale, ce qui est un argument en faveur des abords épargnant les muscles.
Cette étude comporte des limites. Les groupes n'étaient pas comparables en termes d'âge. L'analyse des images a été effectuée par des chirurgiens orthopédiques et non par des radiologues. L'analyse n'a pas été effectuée en aveugle du groupe, mais l'arthrose de hanche aurait facilement été détectée.
Conclusion : L'âge et l'IMC ont une influence majeure sur l'infiltration graisseuse, cependant, même en tenant compte de ces facteurs, nous avons observé une infiltration plus marquée du petit fessier chez les patients arthrosiques. Les grades de Goutallier restent relativement faibles en cas de coxarthrose avec indication chirurgicale, renforçant l’intérêt des abords préservant les muscles. Notre étude n'a pas démontré que l'infiltration graisseuse des muscle périarticulaires de la hanche constitue un critère de sélection d’un abord chirurgical.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-186
Amélioration de la qualité du sommeil après implantation d’une prothèse totale de hanche pour coxarthrose primitive unilatérale chez des seniors actifs : rêve ou réalité ?
Jean-François Cazeneuve* 1
1Orthopédie, Clinique Victor Pauchet, Amiens, France
Introduction : Le but de cette étude prospective mono opérateur était d’évaluer la qualité du sommeil avant et après la mise en place d’une arthroplastie à tige cimentée, à cotyle impacté et à double mobilité par voie de Moore pour coxarthrose primitive unilatérale chez des seniors actifs de 65 à 85 ans.
Material and methods : La qualité du sommeil était évaluée avant la chirurgie et jusqu’au sixième mois postopératoire chez 30 hommes et 32 femmes, d’âge moyen 70 ans, opérés 34 fois à droite et 28 fois à gauche, au moyen des scores : Short Form 36 Health Survey (SF-36), Pittsburgh Sleep Quality Index (PSQI), Epworth Sleepiness Scale (ESS) et Visual Analog scale Pain Score (VAS). L’état général des patients était apprécié au moyen du Charlson Comorbidity Index (CCI).
Results : Trois patients étaient exclus en raison de réinterventions précoces pour une luxation, un hématome profond et une fracture humérale proximale homolatérale complexe post chute. Nous avions respectivement 55, 18 et 27 % de CCI 1, 2 et 3. Les comorbidités n’influaient pas négativement le résultat final. Les index psychiques et physiques n’étaient pas améliorés à un mois de recul mais étaient tous en progression au contrôle du sixième mois avec le recouvrement d’un sommeil serein et réparateur.
Conclusion : Cette étude montre une nette amélioration de la qualité du sommeil, des états psychiques et fonctionnels à six mois de recul chez seniors actifs ayant bénéficié d’une arthroplastie totale de hanche pour coxarthrose primitive unilatérale. Des séries prospectives plus étoffées seront nécessaires pour valider ces premiers résultats.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-197
Complications septiques et mécaniques précoces des fractures périprothétiques de hanche : analyse de 192 fractures opérées
Nicolas Blum* 1, Thomas Fradin1, Anne-Pauline Sergent1, Grégoire Leclerc1, Guillaume Marillier1, Laurent Obert1
1Chirurgie Orthopédique et Traumatologie, CHU Besançon, Besançon, France
Introduction : Les fractures périprothétiques de hanche (FPPH) sont une complication redoutable des PTH, en augmentation avec le vieillissement de la population, posant un défi thérapeutique majeur. L’objectif principal de notre étude était d’évaluer les complications septiques et mécaniques précoces après une chirurgie pour FPPH et d’identifier les facteurs associés ou prédictifs à leur survenue.
Material and methods : Il s'agit d'une étude rétrospective unicentrique incluant 192 patients opérés pour une FPPH entre le 01/01/2010 et le 05/04/2023, avec un suivi moyen de 56,4 mois (1-119 mois).
Chaque fracture a été classée selon Vancouver. Les données recueillies incluaient notamment le type de chirurgie, l’appui, les complications, le score de Parker, le délai de consolidation, la mortalité à 1 mois et 1 an. Une analyse en sous-groupe (ORIF VS révision) a été réalisée, univariée puis multivariée par régression logistique.
Results : Les complications mécaniques et septiques précoces représentaient respectivement 2,6% et 4,7% des cas (5 et 12 patients), sans différence entre ORIF et révision. La majorité des infections survenait dans le premier mois postopératoire (12/21 - 57,1%). Une restriction d’appui était associée aux complications mécaniques précoces si révision (OR 2,87 ; p=0,009), tandis qu’une infection systémique préexistante était liée aux complications septiques précoces si ostéosynthèse (OR 2,40 ; p<0,001). À long terme, une association a été trouvée entre complications mécaniques et fractures B1/C chez les révisés (OR 1,52 ; p=0,04). La perte moyenne du score de Parker était de 2,17 points, plus marquée en cas de révision (-2,51 vs -1,63 ; p=0,039). Le tabagisme actif altérait la récupération fonctionnelle quel que soit le type de chirurgie (OR 7,82 ; p<0,05). La consolidation osseuse nécessitait en moyenne 123,9 jours (50-663), sans facteur retardateur identifié. La mortalité était de 7,3% à 1 mois et 22% à 1 an, avec des facteurs associés : alcoolisme, infection préopératoire, infection du site opératoire et reprise chirurgicale.
Discussion : Notre étude est la seule analysant les complications précoces après FPPH. Les taux de complications tardives, de perte d’indépendance, de consolidation et de mortalité étaient comparables à la littérature (20 séries, 2097 patients, 17,8% de mortalité à 1 an et 24,1% de complications). Le taux de complication global (25%) et de mortalité élevés soulignent l’importance du bilan de fragilité afin d’élaborer une stratégie thérapeutique optimale. La gestion et la prévention des infections, la réadaptation précoce via des consignes d’appui basées plutôt sur le profil de fragilité que sur le type de fracture en sont la clef.
Conclusion : Cette étude montre l’importance d’une prise en charge multidisciplinaire et personnalisée pour réduire les risques de complications et améliorer le pronostic des patients. Cela passe aussi par une meilleure prévention des risques de chute, lesquelles sont à l’origine du problème.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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ABSTRACT N° SOFCOT25-200
Résultats des tiges non cimentées à collerette dans les arthroplasties totales de hanche pour une arthrose primaire : une analyse du registre national Suisse SIRIS
Ceyran Hamoudi1, Jean-Francois Fils 2, Olivier Husmann 1, Jean-François Fischer1, Alexandre Lunebourg * 1
1Chirurgie orthopédique et traumatologique, EHNV, Yverdon-les-bains, Switzerland, 2Ars statistica, Nivelles, Belgium
Introduction : Les tiges non cimentées sont devenues la méthode de fixation privilégiée pour les arthroplasties totales de hanche (PTH) chez les patients de moins de 65 ans, en raison de leurs taux de survie élevés. Les tiges non cimentées à collerette ont gagné en popularité en raison de leur design qui offre une stabilité verticale et rotationnelle accrue lors de la de charge. Le soutien supplémentaire apporté par la collerette au niveau du calcar fémoral permet une stabilité augmentée jusqu'à l'obtention d'une fixation biologique de la tige. L'objectif de cette étude était d'évaluer les résultats des tiges non cimentées à collerette dans les PTH pour arthrose primaire
Material and methods : Toutes les PTH enregistrées dans le registre national Suisse SIRIS, entre septembre 2012 et décembre 2023, pour un diagnostic d'arthrose primaire, utilisant des tiges non cimentées à collerette Corail™ (n = 17 220), des tiges non cimentées sans collerette Corail™ (n = 14 413) et des tiges sans collerette cimentées Corail™ (n = 21 032), ont été incluses dans cette étude. Un score de propension a été utilisé pour apparier les trois groupes. Le taux cumulé de révisions a été calculé pour les révisions toutes causes confondues, pour les fractures périprothétiques, pour les descellements aseptiques de la tige fémorale, pour les infections et les luxations. Les hazards ratios (HR) avec intervalles de confiance (IC) à 95 % ont été calculés pour comparer le taux de révision entre les trois groupes pour les taux de révisions toutes causes confondues.
Results : Les tiges non cimentées à collerette étaient associées au taux le plus bas de révisions toutes causes confondues (HR : 3,48 % IC 95% [2,9-4,1]; p < 0,001) par rapport aux tiges sans collerette et cimentées (HR : 5,51 % IC 95% [4,8-6,2] et HR : 6,03 % IC 95% [5,0-6,9], respectivement). De plus, les tiges à collerette présentaient le taux de révision le plus bas pour les fractures périprothétiques (0,14 % ; p < 0,001) par rapport aux tiges sans collerette et cimentées (1,00 % et 0,43 %, respectivement). En outre, les tiges à collerette avaient un taux de révision significativement plus faible pour le taux de descellement aseptique de la tige fémorale (0,47 % ; p < 0,001) par rapport aux tiges cimentées (1,02 %), mais aucune différence statistique n'a été trouvée par rapport aux tiges non cimentées sans collerette (0,73 % ; p = 0,022). Enfin, les tiges à collerette ont également montré un taux de révision plus faible pour les infections et l'instabilité, bien que ces différences n'aient pas été statistiquement significatives par rapport aux deux autres groupes.
Conclusion : Les tiges non cimentées à collerette étaient associées au taux de révision toutes causes confondues le plus faible par rapport aux tiges cimentées et non cimentées sans collerette. Cette réduction du risque de révision pourrait être attribuée à une protection accrue offerte par la collerette contre les fractures périprothétiques et du descellement aseptique de l'implant.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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ABSTRACT N° SOFCOT25-213
Techniques chirurgicales et résultats des prothèses totales de hanche difficiles : un défi dans un pays à revenus limités
Herijaona Manasse* 1, Thomas Daoulas2, Frederic Dubrana3
1Faculté de Médecine d' Antananarivo, Antananarivo, Madagascar, 2Institut Main Nantes Atlantique, CHU Brest, Saint-Herblain, 3Service Chirurgie Orthopédique et Traumatologique, CHU Brest, Brest, France
Introduction : Les prothèses totales de hanche (PTH) dites "difficiles" concernent les arthroplasties de hanches réalisées chez des patients présentant des altérations osseuses ou des parties molles compromises ou fortement remaniées. Les indications de PTH dites « difficiles » sont fréquentes dans les pays à revenus limités où l'accès aux soins est souvent tardif. Dans ces contextes, les patients consultent généralement avec des atteintes sévères qui nécessitent des adaptations techniques importantes ainsi qu’une adaptation aux ressources disponibles et aux conditions locales.
Material and methods : Cette étude rétrospective bi-centrique a été menée sur une période de 10 ans (2013-2023) et a inclus 50 patients opérés d’une PTH difficile. L'âge moyen des patients était de 37,8 ans. Les difficultés chirurgicales ont été recensées à partir des comptes rendus opératoires, et les stratégies employées pour surmonter ces difficultés ont été analysées, en tenant compte des types d’implants utilisés.
Results : Au dernier suivi, les résultats fonctionnels étaient jugés bons à excellents selon le score de Postel-Merle d’Aubigné. La durée opératoire moyenne était de 177 minutes (intervalle de 90 à 290 minutes), avec une perte sanguine moyenne de 568 ml (intervalle de 200 à 900 ml). Le taux de complications post-opératoires à court et moyen terme s'élevait à 6 %.
Discussion : Dans notre série, la proportion de PTH complexes demeure modérée, grâce à un apprentissage progressif et à une collaboration étroite avec les chirurgiens experts intervenant lors des missions humanitaires. Cette formation a favorisé une autonomie grandissante des chirurgiens locaux, bien que ces interventions restent techniquement exigeantes et nécessitent une longue courbe d’apprentissage.
L’introduction de nouveaux implants et instruments a contribué à améliorer la prise en charge des cas complexes. Les difficultés opératoires rencontrées, comparables à celles rapportées dans la littérature, ont nécessité l’application de diverses stratégies, telles que l’augmentation acétabulaire ou l’utilisation d’anneaux de soutien. Une prise en charge précoce des pathologies infantiles pourrait réduire ces complications, cependant l’utilisation d’implants spécifiques reste parfois indispensable. Toutefois, leur coût élevé et leur disponibilité limitée constituent des obstacles majeurs dans un pays en voie de développement tel que Madagascar.
Enfin, la gestion anesthésique et post-opératoire représente un défi important, en raison des pertes sanguines importantes, du manque de blocs nerveux et du recours fréquent à l’anesthésie générale.
Conclusion : Même dans des conditions difficiles, la PTH peut donner des résultats favorables. Cette étude souligne l'importance d'une planification chirurgicale minutieuse et de l'adaptation des techniques. Les résultats fonctionnels prometteurs suggèrent que des approches ciblées peuvent surmonter les défis liés aux pathologies parfois très avancées et aux altérations majeures des parties molles.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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ABSTRACT N° SOFCOT25-342
Résultats à moyen terme et reprise du sport après réparation chirurgicale des avulsions proximales des ischio-jambiers : étude avec un suivi d’au moins 8 ans
Nicolas Lefèvre1, Mohamad Moussa* 2, Zied Nouira1, Yoann Bohu1, Eugénie Valentin1, Antoine Gerometta1, Frédéric KHIAMI1, Olivier Grimaud1, Alexandre Hardy1
1Clinique du sport, Paris, 2Groupe Hospitalier Sélestat Obernai, Sélestat, France
Introduction : Contexte : Les avulsions proximales des ischio-jambiers (PHAI) sont des lésions invalidantes pouvant altérer la qualité de vie à moyen terme.
Objectif : Évaluer les résultats fonctionnels à moyen terme après réparation chirurgicale des PHAI, ainsi que la satisfaction des patients et la qualité de leur reprise du sport.
Type d’étude : Étude de cohorte prospective ; niveau de preuve 2.
Material and methods : Il s’agit d’une étude prospective menée de janvier 2002 à mai 2015, incluant tous les patients opérés d’une avulsion proximale des ischio-jambiers, avec un suivi minimal de 8 ans. Le critère principal était le Parisian Hamstring Avulsion Score (PHAS). Les critères secondaires comprenaient l’échelle d’activité de l’UCLA, l’échelle de Tegner, une enquête de satisfaction, le taux de complications, ainsi que le taux et la qualité de la reprise sportive.
Results : L’étude a inclus 151 patients, d’un âge moyen de 44,4 ans (écart-type : 11,3), avec une durée moyenne de suivi de 124,3 mois (écart-type : 30,8). Le score PHAS moyen en fin de suivi était de 87,5 (écart-type : 14,9). Ce score s’est significativement amélioré dans le temps (ATS = 65,40 ; ddl = 4,05 ; p < 0,0002), avec une amélioration progressive entre 2, 4, 6 et 8 ans post-opératoires (p < 0,04). Le score UCLA est passé de 3,1 ± 1,3 en préopératoire à 7,5 ± 2,5 au dernier suivi (p < 0,001), et le score de Tegner de 1,8 ± 1,3 à 4,5 ± 2,1 (p < 0,001). La satisfaction a été exprimée par 87,8 % des patients. On note 11 cas de reruptures (7,3 %). Concernant la reprise sportive, 80 % ont repris le même type de sport qu’avant la blessure, et 96,8 % ont atteint un niveau équivalent ou supérieur à leur niveau préopératoire.
Conclusion : La réparation chirurgicale des avulsions proximales des ischio-jambiers améliore significativement le pronostic fonctionnel à moyen terme. Le score PHAS continue de progresser au fil des années, jusqu’à 8 ans après l’intervention.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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ABSTRACT N° SOFCOT25-374
Influence de la composition corporelle sur la difficulté opératoire au cours des prothèses totales de hanche par voie antérieure
Michael LOPEZ* 1, Lilia GHARBI1, Joseph ATTAS1, Régis BERBARD DE DOMSPURE1, Nicolas BRONSARD1, Jean-François GONZALEZ1, Grégoire MICICOI1, 2
1Service de chirurgie orthopédique, Institut universitaire locomoteur et du sport (iULS), CHU de Nice, 2Laboratoire de recherche ICARE, Université Côté d'Azur, Nice, France
Introduction : La prothèse totale de la hanche (PTH) chez les patients obèses (IMC > 30) est plus exigeante avec un risque accru de morbidité, qui peut être difficile lorsqu’elle est réalisée par voie antérieure (VA) en raison de sa
courbe d’apprentissage.
L’objectif est d'évaluer l'influence de l’IMC et de la composition corporelle (masse grasse et musculaire) sur la difficulté de réalisation d’une PTH par VA.
L’hypothèse est que la difficulté peropératoire est plus influencée par la masse musculaire que par l’IMC.
Material and methods : Cette étude prospective incluait 140 patients (162 PTH) opérés par VA avec un IMC moyen de 30±5.7, un âge moyen de 67,8±10,7ans.
La composition corporelle était évaluée par impédancemétrie en préopératoire permettant l’analyse de la composition totale, du membre opéré et du tronc.
Une analyse en sous-groupes selon l’IMC et la masse musculaire a été réalisée (seuil moyen > 67% de muscle). La difficulté peropératoire était évaluée par la durée opératoire (DO en minutes), les pertes sanguines totales (PST) calculées selon la formule de Rosencher (mL).
Les complications peropératoires, précoces (< 3 mois) et la fonction à 3 mois (score Oxford et FJS) ont été évaluées.
Results : En analyse univariée, la DO (Δ = 19 min) et les PST étaient plus élevées (Δ = 615 mL) entre les groupes IMC < 30, IMC = [30-35] et IMC > 35 (p < 0.001). La DO était plus importante (Δ = 6 min) pour les patients musclés > 67% (p < 0.01) sans différence pour les PST.
Aucune différence n’a été observée pour les complications peropératoires, postopératoires précoces ou les scores fonctionnels selon les groupes obèses ou non et musclés ou non.
En analyse multivariée, les deux facteurs significatifs sur la difficulté peropératoire étaient la quantité de
muscle totale et l’IMC qui avaient un rôle prépondérant avec :
DO = 22,2 + 0,25 × (muscle total en kg) + 1,1 × (IMC), R2 = 0,24, p < 0.001
PST = -692,6 + 13,3 × (muscle total en kg) + 31,1 × (IMC), R2 = 0,29, p < 0.001
Discussion : Les résultats montrent que l’IMC influence la difficulté opératoire ainsi que la masse musculaire totale opérée excluant la masse musculaire du tronc ou du membre. L’absence de seuil précis dans la littérature pour définir un patient ‘’musclé’’ limite son interprétation.
L’absence de différence sur les scores fonctionnels et les complications précoces suggère que ces facteurs n’altèrent pas les résultats cliniques à court terme. Les deux variables n’expliquent que 24 à 29% du modèle suggérant la participation d’autres paramètres non évalués dans cette étude.
Conclusion : L’IMC et la masse musculaire totale sont les deux paramètres corporels pouvant influencer la difficulté opératoire en augmentant la DO et les PST après PTH par VA. Ils sont anticipables sous condition d’une analyse plus fine de la composition corporelle. Malgré l’augmentation de la difficulté technique, ces deux paramètres ne semblent pas augmenter le risque de complications précoces.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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ABSTRACT N° SOFCOT25-377
Résultats de la réparation chirurgicale des avulsions proximales des ischio-jambiers avec renfort par allogreffe : récupération fonctionnelle, reprise sportive et profil de complications
Nicolas Lefèvre1, Mohamad Moussa* 2, 3, Eugénie Valentin1, Antoine Gerometta1, Frédéric KHIAMI1, Olivier Grimaud1, Alain Meyer1, Yoann Bohu1, Alexandre Hardy1
1Clinique du sport, 2Groupe Hospitalier Sélestat Obernai, Paris, 3Groupe Hospitalier Sélestat Obernai, Sélestat, France
Introduction : Contexte : Les avulsions proximales des ischio-jambiers peuvent entraîner un déficit fonctionnel majeur, notamment chez les patients actifs. Si la réparation chirurgicale est couramment pratiquée, le rôle du renfort par allogreffe dans l’optimisation des résultats reste peu étudié.
Hypothèse / Objectif : Évaluer les résultats fonctionnels, la reprise du sport et le profil de complications après réparation chirurgicale des avulsions proximales chroniques des ischio-jambiers avec renfort par allogreffe.
Material and methods : Type d’étude : Étude de cohorte rétrospective, niveau de preuve III.
Cette étude inclut les patients ayant bénéficié d’une réparation chirurgicale des ischio-jambiers avec renfort par allogreffe, en cas de rupture sévèrement rétractée et potentiellement irréparable. Le critère principal était le score PHAS (Parisian Hamstring Avulsion Score). Les critères secondaires comprenaient les scores d’activité de Tegner et de l’UCLA, les taux de reprise du sport, la satisfaction des patients et le taux de complications.
Results : Trente-huit patients ont été inclus, avec un suivi moyen de 3,4 ans (± 1,6). Le score PHAS s’est significativement amélioré de 57,0 (IQR : 50,0–65,5) à 84,5 (IQR : 74,5–92,5) (p < 0,001). Le score de Tegner est passé de 2,0 (IQR : 1,0–3,0) à 3,0 (IQR : 3,0–5,0) (p < 0,001), et le score UCLA de 4,0 (IQR : 3,0–5,0) à 6,0 (IQR : 5,0–9,0) (p < 0,001). Parmi les 34 patients non sédentaires, 52,9 % ont repris leur sport initial, dont 77,8 % à un niveau inférieur. Le taux global de complications était de 15,7 %, incluant un cas de thrombose veineuse profonde, un cas de kyste sous-cutané fistulisé et 4 cas de rerupture (délai médian : 73 jours, IQR : 56,5–271,0). Au total, 94,4 % des patients étaient satisfaits, et 83,4 % rapportaient une amélioration fonctionnelle significative.
Conclusion : La réparation chirurgicale des avulsions proximales chroniques des ischio-jambiers avec renfort par allogreffe permet une récupération fonctionnelle significative et une forte satisfaction des patients. Toutefois, les taux de reprise du sport sont inférieurs à ceux observés avec les techniques de réparation directe, avec une reprise souvent à un niveau moindre. Le taux de complications, notamment de reruptures, reste non négligeable, soulignant l’importance d’un protocole de rééducation adapté et d’une information claire des patients sur les risques et les limites de cette technique.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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ABSTRACT N° SOFCOT25-420
Morbi-mortalité après chirurgie programmée de prothèse de hanche ou de genou de première intention ou de reprise chez les patients de plus de 90 ans
David Zhu* 1, 2, Olivier Roche2, Amandine Luc3, Cedric Baumann4, Camille Fabbri1, Didier Mainard1
1CHRU Nancy, Chirurgie Orthopédique, Traumatologique et Arthroscopique (COTA), 2CHRU Nancy, Centre Chirurgical Emile Gallé, 3CHRU Nancy, Unité de méthodologie, data management et statistiques (UMDS) – Délégation à la recherche clinique et à l’innovation (DRCI), 4Lorraine University, Department of Epidemiology and Clinical Evaluation, INSERM CIC-EC CIE6, Nancy, France
Introduction : Les dernières décennies et les projections futures montrent une augmentation du nombre d’arthroplasties des membres inférieurs dans une population nonagénaire grandissante en lien avec le vieillissement croissant de la population. Ces interventions ne sont pas dénuées de risques, chez le sujet très âgé. L’objectif est de rechercher des facteurs prédictifs de morbi-mortalité post-opératoire d’une chirurgie programmé prothétique de hanche ou de genou dans une population de plus de 90 ans. L’hypothèse est que la mortalité et les complications sont plus nombreuses avec des causes bien identifiées.
Material and methods : Une étude de cohorte rétrospective monocentrique a été menée dans un Centre Hospitalier Universitaire Régional de 2010 à 2023. Tous les patients pris en charge pour une prothèse de première intention ou de reprise de genou ou de hanche de 90 ans ou plus au dans le cadre d’une chirurgie programmée ont été inclus. Notre critère de jugement principal était la recherche de facteurs prédictifs de décès ou de complications graves en per- et post opératoire.
Results : L’effectif était de 74 patients âgés en moyenne de 91.8 ± 2.1ans lors de l’intervention. Il était représenté par 56 (76%) de femmes et par 18 (24%) d’hommes. Le taux de décès à 1 an était de 12.1% (n= 9). 25 patients (20.3%) présentaient au moins une complication grave à 1 an. L’analyse multivariée a permis d’identifier comme seul facteur de risque le sexe masculin (p=0.009) avec un OR de 7.2. L’analyse multivariée des critères secondaires identifie la durée d’hospitalisation comme facteur de risque de survenue d’au moins une complication (OR=1.3). La durée d’hospitalisation était significativement plus élevée chez les patients transfusés, selon le type d’intervention et en cas de perte sanguine supérieure à 450mL. Le seul facteur de risque identifié pour le risque de transfusion était la durée d’intervention (OR=4.4).
Discussion : Nos résultats et ceux de la littérature suggèrent un risque de complications et de décès supérieur chez les sujets de plus de 90 ans lors d’une chirurgie prothétique programmée de hanche ou de genou. La balance bénéfice risque reste favorable devant l’espérance de vie limitée à cette tranche d’âge et par l’amélioration fonctionnelle qu’elle apporte. Nous identifions dans notre série une survie moyenne de 45 mois correspondant à l’espérance de vie à ces âges. Cette série est la seule de la littérature à retrouver le sexe masculin comme facteur prédictif de morbi-mortalité chez les sujets de plus de 90 ans.
Conclusion : Ces interventions restent accessibles pour cette population de plus de 90 ans, avec une sélection des patients selon leurs comorbidités pré-opératoires, en portant une attention particulière à la gestion péri-opératoire de ces individus fragiles et notamment masculins. Une discussion avec le patient et sa famille est indispensable pour apporter toutes les informations indispensables à la décision opératoire.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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ABSTRACT N° SOFCOT25-421
Résultats à moyen terme des ostéosynthèses d’avulsions osseuses des ischio-jambiers proximaux : étude avec un recul minimum de 2 ans
Alexandre Santoli* 1, Nicolas Lefèvre1, Yohann Bohu1, Alain Meyer1, Olivier Grimaud1, Frédéric Khiami1, Antoine Gerometta1, Alexandre Hardy1
1Orthopédie, Clinique du sport, Paris, France
Introduction : Les avulsions osseuses des ischio-jambiers proximaux sont des lésions rares qui touchent principalement des populations jeunes. Elles représentent 10 à 30% des avulsions osseuses chez les adolescents.
Bien que de nombreuses techniques chirurgicales aient été décrites, il existe peu de données sur les résultats fonctionnels après fixation osseuse.
L'objectif principal de ce travail était d'évaluer les résultats fonctionnels et le retour au sport après la prise en charge chirurgicale par réduction et ostéosynthèse des avulsions osseuses des ischio-jambiers proximaux.
Material and methods : Nous avons mené une étude rétrospective monocentrique basée sur des données recueillies prospectivement. Au total, 22 patients présentant une avulsion osseuse des ischio-jambiers proximaux ayant bénéficié d’une réduction et d’une ostéosynthèse à ciel ouvert ont été inclus. Les données démographiques, les caractéristiques de la blessure et les résultats fonctionnels ont été évalués à l’aide du Parisian Hamstring Avulsion Score (PHAS), de l’échelle d’activité Tegner et de l’échelle de l’Université de Californie - Los Angeles (UCLA).
Le critère principal d’évaluation était le PHAS, tandis que les critères secondaires comprenaient le retour au sport, les scores Tegner et UCLA, ainsi que les taux de complications. Les analyses statistiques ont été réalisées avec un seuil de signification fixé à p < 0,05.
Results : Le durée moyenne de suivi était de 6,89 ans (SD 3,81). Le score Tegner médian s'est amélioré de manière significative, passant de 3,0 en préopératoire à 6,0 en postopératoire (p = 0,02), et le score UCLA est passé de 4,0 à 10,0 (p = 0,005). Le score PHAS médian au dernier suivi était de 89,8. 42,9 % des patients ont repris le sport qu'ils pratiquaient avant la blessure, et 50 % d'entre eux ont maintenu ou amélioré leur niveau. Des re-ruptures sont survenues dans 18,2% des cas, mais aucune autre complication n'a été enregistrée.
Conclusion : Cette étude met en évidence l'efficacité de la fixation osseuse dans le traitement des avulsions osseuses des ischio-jambiers proximaux en démontrant des améliorations significatives des résultats fonctionnels. Bien que le taux de retour au sport puisse être considéré comme faible, la plupart des patients sont restés physiquement actifs, et beaucoup d'entre eux se sont tournés vers d'autres sports.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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ABSTRACT N° SOFCOT25-235
Arthroplastie Totale de Hanche Assistée par Robot : une Conservation Optimale et Rapide de l'Offset fémoral et de la Longueur du membre inférieur opéré
Fanny Delaigue* 1, Louis Guidoni1, Flore Devriese1, Pascal Bizot1, Axelle Portet1, Jules Descamps1, Rémy Nizard1, Pierre-Alban Bouché1
1Service de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique, Hôpital Lariboisière, Paris, France
Introduction : La prothèse totale de hanche (PTH) est une intervention courante visant à améliorer la qualité de vie des patients atteints de coxarthrose, et son succès repose notamment sur le positionnement des implants. La chirurgie robot-assistée a été développée pour améliorer la précision et la reproductibilité de leur implantation, bien que son impact sur les scores fonctionnels et les complications post-opératoires reste discuté. Le principal inconvénient réside dans la courbe d’apprentissage (CA) initiale, qui entraîne un allongement du temps opératoire et un risque accru de complications. Cette étude analyse la CA du robot MAKO via le test LC CUSUM, en évaluant son impact sur la conservation de l’offset fémoral et de la longueur des membres inférieurs, mais également sur le temps chirurgical et le positionnement des implants.
Material and methods : Nous avons mené une étude rétrospective monocentrique incluant 25 patients ayant bénéficié d’une PTH assistée par le robot MAKO entre mars 2023 et juin 2024 dans notre établissement. Les interventions étaient réalisées par un chirurgien préalablement formé au système MAKO, et chaque patient bénéficiait d’un scanner préopératoire pour qu’une planification standardisée soit réalisée.
Results : L’âge moyen des patients était de 63,4 ans, avec une prédominance masculine (66,0 %). L’inclinaison moyenne de la cupule acétabulaire était de 40,4° (min=32° ; max=49°) avec une antéversion moyenne de 20,2° (min=10° ; max=28°), tous les implants étant positionnés dans la zone de Lewinnek. La version moyenne de la tige fémorale était de 5° (min=-10° ; max=17°), en accord avec l’antéversion anatomique du fémur. Au total, 79 % des PTH conservaient leur offset (<2 mm de différence) et 85 % la longueur initiale du membre inférieur opéré (<5 mm de différence). La CA du chirurgien était estimée à 22 cas pour stabiliser le temps opératoire. Elle était de 5 cas pour la conservation de l’offset fémoral et de 15 cas pour la longueur des membres inférieurs. Aucune reprise pour complication mécanique n’a été observée, et une infection a été rapportée (4 %).
Discussion : Notre étude est la première à mettre en évidence une CA pour la conservation de l’offset fémoral et de la longueur des membres inférieurs, avec une maîtrise rapide du robot permettant une précision accrue du positionnement des implants. L’amélioration de la précision chirurgicale pourrait favoriser la récupération post-opératoire et réduire les coûts hospitaliers. Cependant, l’impact sur les résultats fonctionnels reste débattu. La CA d’une vingtaine de cas pour la durée opératoire est conforme aux données de la littérature. Nos conclusions sont limitées par le caractère monocentrique de l’étude, l’évaluation des pratiques d’un opérateur unique et l’absence de scores cliniques post-opératoires.
Conclusion : En somme, la maîtrise de la PTH assistée par MAKO est à la fois rapide et stable, mais des études complémentaires sont nécessaires pour en analyser l’impact sur les résultats cliniques post-opératoires.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
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ABSTRACT N° SOFCOT25-508
Étude de l’impact du type d’anesthésie sur la tension musculaire du muscle moyen fessier dans la voie d’abord mini-invasive de Röttinger : développement d’un protocole et d’un outil de mesure des forces appliquées per-opératoires.
Grégoire Zerr* 1, Henri Favreau1, Samuel Berthe2, Matthieu Ehlinger1, François Bonnomet1
1CHRU Hautepierre, Chirurgie Orthopédique et Traumatologique, 2Laboratoire ICUBE, Université de Strasbourg, Strasbourg, France
Introduction : L’anesthésie lors d’une arthroplastie totale de hanche est couramment associée à des curares. Cependant, l’impact du type d’anesthésie (anesthésie générale, rachi-anesthésie) sur la tension musculaire du muscle moyen fessier, récliné lors de la voie d’abord mini-invasive de Röttinger, reste mal quantifié.
Cette étude vise à développer un protocole et un outil de mesure des forces per-opératoires appliquées sur ce muscle.
Material and methods : Un outil de mesure de force a été conçu en laboratoire de biomécanique, intégrant une bague imprimée en 3D et un capteur de force Flexiforce®. Cet outil permet de mesurer les forces appliquées sur l’outil Hohmann n°7, utilisé dans la voie d’abord de Röttinger. La fiabilité du système a été validée par un protocole de compression sur une machine Instron®, comparant les mesures du capteur Flexiforce® à celles d’une cellule de force de référence.
Des tests ont ensuite été réalisés sur un modèle anatomique imprimé en 3D, mimant différentes densités du muscle moyen fessier, supposées refléter des tensions musculaires variables liées à l’utilisation ou non de curares. La mesure de la force a été répétée 5 fois sur une valeur angulaire fixée. Les moyennes et les écarts-types des forces sont obtenus pour chaque densité d’impression musculaire et ont été comparés.
Des mesures cadavériques ont été effectuées à 5°C et 10°C pour simuler des états de relaxation musculaire distincts. Les mêmes mesures de force ont été menées et comparées pour chaque sujet aux deux températures.
Results : Les résultats ont montré que les valeurs de force, mesurées à l’aide de la machine de test Instron®, sont proches de celles obtenues par l’outil de mesure développé, à raison d’une erreur relative moyenne sur la plage de force 10-60 N de 2,4%.
Les écarts de force mesurés sont de l’ordre de 40% pour les muscles imprimés 3D en différentes densités et pour les sujets aux différentes températures.
Discussion : Les écarts statistiquement significatifs mesurés sur les modèles imprimés 3D et sur les cadavres sont très supérieurs à l’erreur de l’outil de mesure. Ces résultats justifient l’utilisation de cet outil développé pour la mesure des forces musculaires. L’utilisation de l’outil de mesure dans un environnement quasi-réel a permis d’identifier les exigences de mise en place d’un tel système de mesure dans un champ opératoire.
Conclusion : L’outil de mesure développé, combinant une bague imprimée en 3D et un capteur Flexiforce® permet une évaluation fiable, quantitative et reproductible des forces appliquées sur l’outil Hohmann n°7. Ce protocole ouvre la voie à des études cliniques pour évaluer l’impact du type d’anesthésie sur la tension musculaire en arthroplastie de hanche.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-686
Corrélation entre l’amélioration des douleurs lombaires postopératoires après une arthroplastie totale de hanche assistée par robot et une planification 3D
Anthony Marquant* 1, Pascal Kouyoumdjian1, Rémy Coulomb1
1Service de chirurgie orthopédique et traumatologique, CHU nîmes, Nîmes, France
Introduction : Les lombalgies sont une comorbidité fréquente chez les patients atteints de coxarthrose nécessitant une arthroplastie totale de hanche (PTH). La relation entre la hanche et la colonne lombaire est bien établie, et certaines études suggèrent que la PTH peut avoir un effet bénéfique sur les douleurs lombaires.
Cette étude visait à évaluer l’amélioration des douleurs lombaires et leurs déterminants un an après une PTH chez des patients atteints de coxarthrose.
Material and methods : Une étude rétrospective monocentrique a été réalisée sur 339 patients ayant bénéficié d’une prothèse totale de hanche (PTH) assistée par robot avec le système MAKO®. Une évaluation préopératoire et postopératoire des douleurs lombaires a été réalisée à l’aide de l’échelle visuelle analogique (EVA), avec une analyse du Minimal Clinically Important Difference (MCID) et du Patient Acceptable Symptom State (PASS). Tous les patients ont été traités selon un protocole en intention de traiter, avec une planification chirurgicale basée sur les principes de l’alignement cinématique.
Results : Des douleurs lombaires (EVA >3/10) étaient présentes chez 222 patients (65%). Un an après l’intervention, l’EVA moyenne des douleurs lombaires est passée de 4,7 en préopératoire à 2,5 en postopératoire (p<0,001). La proportion de patients présentant des douleurs lombaires (EVA >3/10) a significativement diminué de 65% avant la chirurgie à 30% après (p<0,001). Parmi les patients souffrant de lombalgies préopératoires, 72% ont présenté une amélioration d’au moins 2 points sur l’EVA (seuil MCID) et 53% une amélioration d’au moins 4 points (seuil PASS). Une corrélation modérée a également été observée entre l’intensité des douleurs lombaires préopératoires et leur amélioration postopératoire : plus l’EVA préopératoire était élevée, plus la réduction était importante. L’EVA postopératoire des douleurs lombaires était également significativement associée aux scores fonctionnels, tels que les scores de Harris et d’Oxford.
Discussion : Notre étude montre une amélioration significative de la lombalgie après PTH, ces résultats concordent avec la littérature (Saiki et al., Okuzu et al. et Ran et al. )
Notre étude possède des limites, notamment le manque de score algo-fonctionnel standardisé tel que l'Oswestry Disability Index (ODI). De plus l'évaluation n'a pas été stratifiée en fonction du type de morphologie rachidienne ou de la raideur du complexe lombo-pelvien.
Les points forts ce cette étude sont l'aspect innovant avec l'apport de la robotique et la planification 3D, l'intérêt pratique afin d'expliquer au patient l'éventuelle amélioration de leur douleur lombaire.
Conclusion : Ces résultats confirment l’effet bénéfique de la PTH sur les douleurs lombaires. L’amélioration semble être liée à une diminution de la charge mécanique sur la colonne lombaire, facilitée par la restauration de la mobilité de la hanche et l’amélioration de la posture sagittale.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-995
Impact des précautions de la hanche sur la peur et les résultats fonctionnels chez les patients subissant une arthroplastie totale de la hanche : Une étude contrôlée randomisée
Paul Beaulé* 1, Motahareh Karimijashni2, Wade Gofton1, Sophie Ba1, Stéphane Poitras3
1Orthopaedic Surgery, The Ottawa Hospital, 2School of Epidemiology and Public Health, 33. School of Rehabilitation Sciences, University of Ottawa, Ottawa, Canada
Introduction : Les mesures de précaution après prothèse totale de la hanche (PTH) sont couramment prescrites pour favoriser la guérison et prévenir la luxation. Cependant, leur impact sur les résultats rapportés par les patients à court terme reste incertain. Cette étude vise à évaluer les effets des précautions de la hanche sur la kinésiophobie, la fonction et la qualité de vie liée à la santé (QVLS) chez les patients subissant une PTH.
Material and methods : Nous avons mené un essai contrôlé randomisé en simple aveugle, recrutant des participants subissant PTH primaire unilatérale pour l'arthrose ou l'ostéonécrose par approche antérieure d’Hueter. Les sujets ont été répartis aléatoirement pour recevoir des précautions standard de la hanche ou aucune précaution de la hanche. Le score de la hanche d'Oxford (OHS), l'échelle de Tampa pour la kinésiophobie, le score de l'articulation oubliée (FJS) et le score EQ-5D-5L ont été enregistrés avant l'opération, six semaines et six mois après l'opération. L'analyse principale a été réalisée en utilisant l'ANOVA à mesures répétées.
Results : Quatre-vingt-dix-neuf participants ont été randomisés en deux groupes : Précautions (n=52, âge moyen : 63,1 ans, 44% femmes) et Sans Précautions (n=47, âge moyen : 67,8 ans, 43% femmes). Dans les 90 jours suivant la chirurgie, 4% des patients du groupe Précautions et 9% du groupe Sans Précautions sont retournés aux urgences. Aucune différence significative n'a été trouvée entre les groupes pour l'OHS (P=0,56), l'échelle de Tampa pour la kinésiophobie (P=0,46), le FJS (P=0,93) et l'EQ-5D-5L (P=0,18) à six semaines et six mois après l'arthroplastie. Cependant, bien que non statistiquement significatif, le groupe Sans Précautions avait un OHS moyen légèrement plus élevé à six mois et un FJS moyen plus élevé à six semaines et six mois après l'arthroplastie.
Conclusion : Nos résultats n'ont pas soutenu la prescription routinière de précautions de la hanche après une PTH. Étant donné le faible taux de luxation associé à l'approche antérieure d’Hueter, la suppression de précautions n'a non seulement pas d'impact négatif sur la fonction et la QVLS, mais peut également améliorer la satisfaction des patients en permettant un retour plus rapide aux activités quotidiennes dans la période postopératoire précoce.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
En partenariat avec l'Académie de Chirurgie
La nomenclature des actes
Les codages dits litigieux ou erronés
Analyse interactive de dossier d'évènements indésirables provenant de la base de données Orthorisq anonymisés. Il s'agira de sujets récurrents, erreur de site, travail en équipe, situation tunnel santé, parcours patient avec des dossiers de chirurgie réglée, de traumatologie mais également de pédiatrie.
Cette session sera validante comme RMM pour le programme d'accréditation et de certification sous réserve d'y avoir assisté dans sa totalité.
Présentation 5 min + discussions 2 min
Communications orales
Infections
ABSTRACT N° SOFCOT25-416
Administration de céfazoline chez les patients orthopédiques avec allergie sévère à la pénicilline: Est-ce sans danger?
Krishna Suresh1, Diane I. Ghanem* 1, Anirudh Buddhiraju1, Anagh Astavans1, Sanjana Agarwal1, Harpal Khanuja1, Vishal Hegde1
1Orthopaedic Surgery, The Johns Hopkins Hospital, Baltimore, United States
Introduction : Perioperative cefazolin is a first-line antibiotic recommended by American Academy of Orthopaedic Surgeons (AAOS) guidelines for the prevention of implant and surgical site infection in patients undergoing orthopaedic procedures. In patients with documented penicillin allergy, theoretical cross reactivity has resulted in providers often seeking other, suboptimal antibiotics with poor coverage for prophylaxis. Since September 2023, our institution has allowed for administration of cefazolin in patients with documented severe penicillin allergy. This study aims to evaluate the safety of cefazolin administration in severely penicillin allergic patients.
Material and methods : A retrospective cohort of patients undergoing common elective orthopaedic procedures across multiple orthopaedic subspecialities—arthroplasty, foot and ankle, hand, and spine—at a tertiary care academic center from September 2023 – September 2024 were identified. Patients with open fractures, undergoing surgery for bony or soft tissue infection, or undergoing revision surgery were excluded. Patients with a documented penicillin allergy were identified and sub stratified as has having a mild versus severe penicillin allergy. Severe penicillin allergy was defined as development of anaphylaxis, shortness of breath, angioedema, hives, or hypotension. Mild penicillin allergy was defined as development of rash, nausea, diarrhea, itching, wheezing, swelling (not angioedema), or intolerance. Patients who received weight-based cefazolin dosing prior to incision and received 24 hours of cefazolin prophylaxis were recorded. Presentation of any adverse reactions within 72 hours of administration were recorded.
Results : A total of 2990 patients were identified, of which 281(9.4%) had a documented penicillin allergy. Of these patients, only 187 (67%) received cefazolin for perioperative prophylaxis despite institutional recommendations. Of those that received cefazolin, 127 (68%) had a documented severe penicillin allergy. All patients received a single dose prior to incision and 68 patients (36%) received 24-hour prophylaxis. Only 1 (0.8%) patient had an adverse reaction to cefazolin, resulting in mild swelling of the face. This self-resolved with no intervention.
Conclusion : In patients with documented history of severe penicillin allergy, rates of perioperative or postoperative allergic reactions within 72 hours following cefazolin administration for elective orthopaedic procedures was 0.8%. With such a low incidence of adverse reaction, allergy testing may not be warranted in penicillin allergic patients. Despite institutional recommendation and superior antimicrobial coverage, adoption of cefazolin use in patients with penicillin allergy was only 67%, indicating the importance of ongoing orthopedic surgeon efforts to educate the perioperative care team about the safety and efficacy of cefazolin administration.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Infections
ABSTRACT N° SOFCOT25-279
Prophylaxie antimicrobienne pour la colonisation cutanée à Cutibacterium Acnes dans les chirurgies primaires de l’épaule avec technique ouverte : Une étude contrôlée randomisée à double insu, résultats préliminaires
Dominique Rouleau* 1, Ylan Tran2, Jonah Hébert Davies3, G-Yves Laflamme1, Stéphane Leduc1, Benoit Benoit1, Michel Malo1, Emilie Sandman1, Christine Arsenault1, Pierre Laflamme1, Valery Lavergne1
1CIUSSS-NIM Hopital Sacré-Coeur de Montréal, 2Université de Montréal, Montréal, Canada, 3Harborview Medical Center, Seattle, United States
Introduction : En chirurgie de l'épaule, les antibiotiques générant la concentration minimale inhibitrice (CMI) la plus faible contre Cutibacterium acnes (C. acnes) sont la pénicilline G, la clindamycine et la ceftriaxone. Toutefois, les deux premières ne sont pas recommandées en antibioprophylaxie. La ceftriaxone semble être une alternative intéressante afin de prévenir les infections de l'épaule, car elle couvre le C acnes en plus de la majorité des micro-organismes présents dans la flore cutanée. Le but de cette étude était de déterminer si la ceftriaxone était supérieure à la céfazoline pour réduire la colonisation cutanée lors des chirurgies ouvertes de l'épaule, en quantifiant les organismes identifiés dans les biopsies du site chirurgical avant et après l'opération.
Material and methods : Les participants et les chirurgiens étaient en double aveugle et randomisés par blocs (sexe et type de chirurgie) pour recevoir soit la céfazoline, soit la ceftriaxone. Le jour de la chirurgie, deux biopsies de la peau ont été réalisées à l'aide d'une technique reproductible, une au moment de l'incision et une à la fermeture de la plaie. Les échantillons ont été envoyés pour incubation. L'incubation anaérobie a été prolongée jusqu'à 14 jours afin d'identifier C. acnes.
Les chirurgiens, l’équipe de soins en salle d’opération, l’équipe de microbiologie et les assistants de recherche n’ont pas été informés de la randomisation avant la fin de la collecte de données.
Results : De 2016 à 2024, 72 chirurgies ouvertes de l’épaule (32 hommes, 40 femmes, âge moyen 64.62 ans) ont été réalisées : 43 étaient électives et 28 suite à un trauma. Trente-neuf patients ont reçu la céfazoline et 32 la ceftriaxone. Une patiente a été exclue parce qu’elle était allergique à la pénicilline et un autre parce que la chirurgie a été réalisée pendant le weekend. Le taux de cultures positives à la biopsie initiale était de 31% pour le groupe recevant la céfazoline et de 38% pour le groupe recevant la ceftriaxone (rapport de cotes (OR) 1.35 (0.5-3.62), p=0.731). Lors de la fermeture, le taux de cultures positives, tous micro-organismes confondus, était de 31% pour le groupe céfazoline et 50% pour le groupe ceftriaxone (OR 2.25 (0.85-5.94), p=0.16). Lors de la biopsie initiale, le taux de cultures positives à C. acnes était de 21% pour le groupe céfazoline et 19% pour le groupe ceftriaxone (OR 0.89 (0.27-2.91), p=>0.999). Une patiente a reçu un diagnostic d’infection profonde du site opératoire au C. acnes, 6 mois après une arthroplastie totale primaire élective. Elle a été traitée par antibiothérapie intraveineuse et a subi une chirurgie en deux temps.
Conclusion : Le choix d’antibiotique n’a pas démontré de différence significative dans le taux de colonisation entre le début et la fin de la chirurgie, contrairement aux études récentes qui suggèrent une meilleure couverture antibiotique avec la ceftriaxone. Ainsi, la ceftriaxone ne serait pas meilleure que la céfazoline pour prévenir la colonisation de la peau lors de chirurgies de l’épaule
Conflits d’intérêts :
D. Rouleau Consultancy, Expert: Bioventus, Stryker et Wright Medical, Patent or product inventor: R & D ainsi que royautés de Wright Medical,
Y. Tran: Pas de conflit déclaré ,
J. Hébert Davies: Pas de conflit déclaré ,
G.-Y. Laflamme Consultancy, Expert: Stryker,
S. Leduc: Pas de conflit déclaré ,
B. Benoit: Pas de conflit déclaré ,
M. Malo: Pas de conflit déclaré ,
E. Sandman: Pas de conflit déclaré ,
C. Arsenault: Pas de conflit déclaré ,
P. Laflamme: Pas de conflit déclaré ,
V. Lavergne: Pas de conflit déclaré
Communications orales
Infections
ABSTRACT N° SOFCOT25-611
Ratio neutrophiles/lymphocytes comme valeur prédictive d’infection dans les fractures ouvertes type i de jambe
Fabrice Eric Koffi* 1, Samba KONE1, Candace ZANNOU-TCHOKO1, Maïmouna Fofana1, Simon Date1, Seydou Koné1
1Chu de Cocody, UFR Sciences médicales d'Abidjan, Abidjan, Cote d'Ivoire
Introduction : L’étude analyse le ratio neutrophiles/lymphocytes (NLR) comme biomarqueur prédictif du risque d’infection post-opératoire dans les fractures ouvertes de type I de la jambe. Ces fractures nécessitent une prise en charge rapide pour éviter les complications, notamment l’infection, qui peut compromettre la guérison. L’objectif est d’évaluer si le NLR peut aider à identifier précocement les patients à risque.
Material and methods : L’étude est rétrospective et porte sur les dossiers médicaux de patients opérés entre 2019 et 2023. Deux groupes ont été constitués : ceux ayant développé une infection et ceux sans infection. Les analyses ont porté sur des paramètres cliniques et biologiques, notamment le NLR avant et après l’intervention.
Results : Les résultats montrent que sur 400 patients, 11 % ont développé une infection. Le NLR préopératoire était significativement plus élevé chez les patients infectés (4,349 ± 1,867), et augmentait davantage après l’opération (6,866 ± 2,711), avec une p-value extrêmement significative (< 0,00000007). Ces observations suggèrent que le NLR pourrait être un indicateur précoce du risque infectieux.
Discussion : L’élévation du ratio neutrophiles/lymphocytes est une réponse physiologique normale face à un stress inflammatoire ou infectieux. Dans le cadre des fractures ouvertes, l’augmentation post-opératoire du NLR pourrait refléter une réaction inflammatoire excessive chez les patients à risque d’infection.
• Plusieurs études ont déjà suggéré l’intérêt du NLR comme biomarqueur inflammatoire prédictif d’infections post-opératoires.
• Nos résultats corroborent ces observations en démontrant une association significative entre l’augmentation du NLR et l’incidence des infections dans les fractures ouvertes de type I.
Implications cliniques :
• Utilisation du NLR comme outil de surveillance post-opératoire.
• Détection précoce des patients à risque et ajustement des stratégies antibiotiques.
• Intégration du ratio NLR dans les algorithmes décisionnels pour optimiser la prise en charge.
Conclusion : L’étude confirme l’intérêt du NLR comme outil de surveillance post-opératoire, permettant une détection précoce des patients à risque et une adaptation des stratégies antibiotiques. Pour aller plus loin, des études sur des échantillons plus larges et l’intégration du NLR à d’autres marqueurs biologiques pourraient améliorer la prévention des infections post-opératoires en traumatologie
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Infections
ABSTRACT N° SOFCOT25-233
Etude de concordance entre ponction sous scanner et prélèvements chirurgicaux dans les infections de prothèses de hanche et de genou
Dimitri Charre* 1, Amélie MENARD1, Carole ELDIN1, Frederique GOURIET2, Vanessa PAULY3, Aurianne DE WAARD1, Xavier FLECHER1, Marie LE BARON1
1Département de Chirurgie orthopédique et traumatologie, Hôpital Nord, 2IHU Méditerranée Infection, 3Département d'information médicale, Hôpital de la Conception, Assistance publique - Hôpitaux de Marseille, Marseille, France
Introduction : Depuis 2014 la HAS recommande la ponction radioguidée (PR) devant une suspicion d’infection chronique de prothèse. En cas de résultat négatif, sans descellement ni élévation de la CRP, une surveillance est préconisée. Nous avons évalué la concordance entre les PR préopératoires (réalisées par les radiologues) et les prélèvements bactériologiques peropératoires réalisés par les chirurgiens orthopedistes (PC) (gold standard) dans le cadre des reprises prothétiques de hanche (PTH) et de genou (PTG).
Material and methods : Étude rétrospective (PADS23-160) realisée dans un CHU avec CRIOAc entre 2015-2023, incluant les patients ayant eu une PR et un PC dans un délai de six mois. La concordance parfaite concernait des résultats identiques, la concordance partielle des prélèvements positifs discordants, et la discordance totale une divergence de positivité ou d’identification. Les performances diagnostiques ont été évaluées en sensibilité, spécificité, VPP, VPN et coefficient kappa de concordance.
Results : Six cents prélevements ont été analysés de 287 patients inclus (âge médian de 69 ans , 51% de femmes, 151 PTG et 149 PTH). Le taux de positivité globale etait de 27 % à la fois pour les PC (81/300) et les PR (82/300). La concordance globale entre PC et PR etait de 77,6 % (IC 95 % : 72,4-82,1), le coefficient kappa atteignait 0,44, traduisant une concordance modérée. Parmi les prélèvements positifs sous ponction (n = 81), 59 % étaient confirmés en chirurgie. Parmi les prélèvements négatifs sous ponction (n = 219), 85 % étaient aussi négatifs en peropératoire. Parmi les prélèvements positifs en PC et PR (48/300, soit 16%), 30/48 (62,5%) obtenaient une concordance parfaite sur les micro-organismes retrouvés . La concordance selon le type de prothèse montrait une différence significative (p = 0,002); meilleure pour les PTG (79,5 %) que pour les PTH (63,8 %). Les discordances sur les micro-organismes étaient plus fréquentes pour les PTH, 10 % vs 2 % pour les PTG. Le coefficient de concordance variait selon le microorganisme identifié : S. aureus (κ = 0,76), S. epidermidis (κ= 0,43) S. capitis (κ = 0,56) Klebsiella spp.(κ = 0,49) pour les P. acnes, E. coli (κ ~ 0). Les prélèvements positifs lors d’une PR étaient associés à une plus forte discordance (OR = 3,73 ; p < 0,001).
Conclusion : La concordance entre ponction radioguidée et prélèvements chirurgicaux est modérée (κ = 0,44), malgré un taux de positivité similaire, avec une fiabilité meilleure en cas de résultat négatif (85 %) mais un accord plus faible en cas de positivité, notamment pour les PTH. Ces résultats soulignent la nécessité d’une interprétation prudente des ponctions préopératoires, limitant son impact sur la stratégie chirurgicale et justifiant une approche intégrative avec d’autres critères cliniques et biologiques.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Infections
ABSTRACT N° SOFCOT25-517
La voie d’abord d’une reprise bipolaire en un temps de prothèse totale de hanche septique influence-t-elle la récidive septique ?
Daniel Donici* 1, Pascal Kouyoumdjian1, Remy Coulomb1
130, CHU Nîmes, Nîmes, France
Introduction : La voie d’abord d’une prothèse totale de hanche (PTH) influence le risque d’infection prothétique. Aucune étude ne compare l’influence de la voie d’abord de reprise sur le risque de récidive septique d’une PTH infectée. L’objectif de cette étude était de comparer la survie sans reprise septique entre la voie antérieure et la voie postérieure.
Material and methods : Une étude rétrospective des reprise de prothèse septique en 1 temps a été menée sur deux groupes de patients opérés soit par voie antérieure de Hueter (groupe VA) ou postérieure de Moore (groupe VP). Les patients ont tous été réopérés après le 01/01/2018, par des chirurgiens séniors, d’un sepsis sur une PTH de première intention, reprenant la voie d’abord initiale, et avaient un minimum de 1 an de recul clinique. Les facteurs de risques de sepsis, les données peropératoires, microbiologiques et les complications au plus long recul ont été colligés. Les survies pour reprises septiques toutes causes, sans et avec changement d’implant non mobiles ont été estimées par la méthode de Kaplan-Meier et comparée entre les groupes par le test de Log-rank. Le seuil de significativité a été fixé à 5 %.
Results : Les groupes étaient comparables en termes de sexe, âge, score ASA, délai de reprise et facteurs de risque (IMC, tabac, anticoagulation), à l'exception du diabète, plus fréquent dans le groupe VA (32 % vs 4 %, p=0.015).
La survie sans reprise septique toutes causes confondues à 1 an était de 89% (IC95%: 63-97) pour VA et 66% (IC95%: 45,1-80,8) pour VP, sans différence significative entre les groupes (p=0.122). Concernant la survie sans reprise septique sans changement d’implant, aucune différence n’a été retrouvée (p=0.489). En revanche, la survie sans reprise septique avec changement d’implant était significativement meilleure après voie antérieure (VA: 100% vs VP: 78%, p=0.031).
Les prélèvements microbiologiques ont montré une prédominance de staphylocoques après VP (70 %) et de cutibacterium après VA (63 %) (p=0.002), sans différence sur la proportion d’infections plurimicrobiennes. La distribution des germes en fonction de la nécessité d’une reprise septique itérative montre des différences significatives (p=0.031) notamment moins de Cutibacterium (18% avec versus 40% sans, reprise itérative). Aucune différence n’a été retrouvée sur la morbidité, la durée opératoire et le saignement.
Discussion : L’influence du type de voie d’abord sur l’écologie bactérienne mérite d’être approfondie mais le nombre limité de cas, ne permet pas de faire une analyse multivariée.
Conclusion : Cette étude met en évidence une meilleure survie sans reprise septique avec changement d’implant par voie antérieure, sans différence sur la survie globale ou la morbidité post-opératoire.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Infections
ABSTRACT N° SOFCOT25-705
Traitement suppressif dans les infections de prothèse de hanche et/ou de genou : Évaluation des résultats dans 123 cas à 2 années de recul minimum.
Julie Vullierme* 1, Pauline SERGENT1, Lise CHEVASSUT1, Gregoire LECLERC1, Patrick GARBUIO1, Adrien RUNTZ1, Zouhair AOUZAL1, Antoine ADAM1, Thomas FRADIN1
1CHU Besancon, Besançon, France
Introduction : Dans les infections aiguës de prothèse les recommandations actuelles préconisent un débridement avec changement des éléments mobiles et maintien des implants suivi d’une antibiothérapie et un changement en un ou deux temps dans les infections chroniques. Certains patients ne sont pas éligibles à la chirurgie du fait de leur fragilité et une chirurgie moins invasive associée à un traitement médical par antibiotique au long cours peut être proposée. Nous rapportons les résultats de l’antibiothérapie au long cours avec une évaluation de la qualité de vie, de l’autonomie et des effets indésirables de cette antibiothérapie chez les patients atteints d'une infection sur PTH et/ou PTG.
Material and methods : Il s’agit d’une étude rétrospective réalisée sur 11 ans (de 01/2011 à 12/2021). Nous avons inclus les patients mis sous antibiothérapie au long cours pour une infection de PTH et/ou de PTG. Les principales données recueillies étaient l’échec de l’antibiothérapie, les effets secondaires, autonomie, résultats fonctionnels.
Results : 123 patients ont été inclus de façon rétrospective et évalués avec un recul de de 30,9 mois. 53% des patients étaient porteurs de PTH. 22,7% ont présenté un échec du traitement antibiotique nécessitant une reprise chirurgicale, 18,7% ont présenté des EI nécessitant un changement de l’antibiothérapie. 43,9% des patients étaient vivants au moment de l’étude. Au recul le taux de réussite est de 77,2 % et le taux de survie sans échec évaluées à 87,2 %. les scores KOOS-12 et HOOS-12 étaient respectivement de 50,8 % et 59,9 %. Les patients porteurs d’une prothèse de seconde intention, les patients présentant une hépatopathie chronique, les patients atteints de PR étaient plus à risque de présenter un échec de traitement. Un score ASA > 3 était associé à un risque plus important d’échec.
Discussion : Il existe peu de travaux sur les résultats de l’antibiothérapie suppressive dans la littérature : on retrouve 6 séries regroupant de 21 à 136 patients avec des taux de réussite variant de 23 % à 84 %, variabilité expliquée par la définition de l'échec de l'antibiothérapie. Par ailleurs les résultats des scores fonctionnels doivent être interprétés avec prudence dans cette population composée de patients âgés et polypathologiques. Notre série regroupe un des plus important effectif par rapport aux études similaires.
Conclusion : L'antibiothérapie suppressive prolongée représente une alternative thérapeutique lorsque la chirurgie est contre-indiquée, en cas d'échec du traitement curatif, ou chez les patients refusant une reprise chirurgicale.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Infections
ABSTRACT N° SOFCOT25-117
Qualité de vie et résultats des infections chroniques de prothèse totale de genou en échec de réimplantation : comparaison de la qualité de vie entre amputation transfémorale, arthrodèse et spacer définitif
Romain Huguet* 1, Thierry Fabre1, remi klotz2, Julie Leitao3, Vincent Crenn4, Anais Delgove5
1Chirurgie orthopédique, CHU de Bordeaux, 2MPR locomoteur, La tour de Cassie, 3maladie infectieuse, CHU de Bordeaux, Bordeaux, 4Chirurgie orthopédique, CHU de Nantes, Nantes, 5Chirurgie plastique et reconstructrice, CHU de bordeaux, Bordeaux, France
Introduction : En cas d'échec répété de traitement des infections périprothétiques au genou, l’amputation transfémorale, l'arthrodèse ou les spaceurs définitifs sont des options envisageables. Ces approches sont considérées comme des traitements palliatifs visant à stopper l’infection tout en maintenant l’autonomie et la qualité de vie des patients. Chaque stratégie présente des avantages et des inconvénients, et le choix optimal reste délicat. L'utilisation des spaceurs définitifs, très peu documentée, manque de données comparatives sur la qualité de vie. Nous avons mené une étude rétrospective multicentrique comparant l'amputation transfémorale, l'arthrodèse et les spaceurs définitifs dans la gestion des infections récurrentes de prothèses totales du genou afin d'évaluer leur impact sur la qualité de vie ainsi que sur les taux de complications et de réinterventions.
Material and methods : Tous les patients ayant subi une amputation transfémorale, une arthrodèse ou la mise en place d'un spaceur définitif pour une infection récurrente de PTG entre le 01/01/2013 et le 31/12/2024 ont été inclus. L'évaluation de la qualité de vie a été réalisée via le questionnaire SF-36. La douleur a été mesurée par l'échelle EVA et le score DN4 pour la douleur neuropathique. La mobilité a été évaluée via le score Parker et Palmer. Quarante-trois patients ont été inclus dans le groupe spaceur définitif, trente-cinq dans le groupe amputation et huit dans le groupe arthrodèse.
Results : Le groupe amputation a présenté des résultats significativement meilleurs aux scores SF-36, incluant la santé générale (48,8 ± 19,8), la fonction physique (27,6 ± 20,3) et la douleur (51,6 ± 31,6), comparé aux groupes spaceur définitif et arthrodèse. Le groupe spaceur définitif avait une santé générale plus faible (30,2 ± 17,1) et un score de douleur inférieur (32,9 ± 20,3). Les scores EVA et DN4 étaient meilleurs dans le groupe amputation (1,96 ± 1,26 et 1,78 ± 1,04) par rapport aux autres groupes.
Discussion : Notre étude montre que l'amputation transfémorale offre une meilleure qualité de vie et moins de complications comparées aux spaceurs définitifs. Nos résultats sont cohérents avec la littérature existante sur l'arthrodèse et l’amputation transfémorale. Nos résultats suggèrent que l'amputation ne doit pas être considérée comme un dernier recours mais plutôt comme une option valable pour améliorer la qualité de vie. Cette étude met aussi en avant l'importance de l'accès à des centres spécialisés pour l'appareillage et la rééducation.
Conclusion : L'amputation transfémorale, l'arthrodèse et les spaceurs définitifs sont des options palliatives aux impacts fonctionnels et psychologiques notables. Nos résultats montrent que l’amputation transfémorale permet une meilleure conservation de la qualité de vie par rapport aux spaceurs définitifs. Ces données permettent de mieux éclaire le patient et le chirurgien sur les résultats à attendre en cas de prise en charge palliative d’une infection périprothétique au genou.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Infections
ABSTRACT N° SOFCOT25-1055
Infections périprothétiques bilatérales synchrones : revue systématique de la littérature
Agathe Yvinou1, Ninon Caudmont1, Andonirina Rantoanina* 2
1Orthopédie, CHRU de Brest - Cavale Blanche, Brest, 2CH Carhaix, Carhaix, France
Introduction : Les infections périprothétiques articulaires bilatérales synchrones (IPABS) sont des complications rares mais potentiellement graves en chirurgie orthopédique. Leur survenue simultanée impose des défis thérapeutiques spécifiques et complexes. L’objectif de cette revue systématique était d’analyser les caractéristiques cliniques, microbiologiques et thérapeutiques des IPABS et d’identifier les principaux facteurs associés à leur survenue et à leur prise en charge efficace.
Material and methods : Une revue systématique de la littérature a été réalisée conformément aux recommandations PRISMA. Les bases de données PubMed, Embase et Cochrane ont été interrogées sur une période de 15 ans. Ont été incluses toutes les études cliniques originales rapportant explicitement des cas confirmés d’infections périprothétiques bilatérales synchrones des articulations de la hanche et/ou du genou. Deux auteurs indépendants ont réalisé la sélection des études, l’extraction des données et l’évaluation qualitative selon des critères prédéfinis. Les données extraites comprenaient les caractéristiques démographiques, les comorbidités associées, les germes responsables, les stratégies thérapeutiques mises en œuvre (chirurgie en un ou deux temps, antibiothérapie) et les résultats thérapeutiques à moyen et long terme.
Results : La recherche a permis d'inclure 12 études, représentant 47 patients atteints d’IPABS (94 prothèses infectées). L’âge moyen des patients était de 69 ans (±9 ans), avec une prédominance masculine (64 %). Les principales comorbidités rapportées étaient le diabète (36 %), l'obésité (30 %) et l’immunodépression (21 %). Les germes prédominants étaient Staphylococcus aureus (39 %), Staphylococcus epidermidis (33 %), et Escherichia coli (10 %). La chirurgie en deux temps a été privilégiée dans 83 % des cas. Le taux global de succès thérapeutique rapporté était de 77 % à un suivi moyen de 42 mois. Les facteurs significativement associés à l’échec thérapeutique incluaient le diabète mal équilibré, la présence de S. aureus résistant à la méthicilline (SARM) et l’approche chirurgicale en un temps.
Discussion : Cette revue systématique souligne les particularités cliniques et microbiologiques des IPABS et confirme l’efficacité relative supérieure de la chirurgie en deux temps, particulièrement en présence de facteurs de risque majeurs tels que le diabète mal contrôlé et l’infection à SARM. Ces résultats sont en accord avec les recommandations actuelles préconisant une prise en charge individualisée selon le profil microbiologique et les facteurs de risque spécifiques des patients.
Conclusion : Les infections périprothétiques bilatérales synchrones nécessitent une stratégie thérapeutique adaptée tenant compte des facteurs de risque identifiés dans cette revue. Une prise en charge individualisée, comprenant une chirurgie en deux temps associée à une antibiothérapie ciblée, semble améliorer significativement les résultats à moyen et long terme chez ces patients spécifiques.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Infections
ABSTRACT N° SOFCOT25-499
Prise en charge des infections chroniques des prothèses d'épaule : révision en un temps, en deux temps ou spacer permanent
Anaïs GERARD* 1, Benoit POIROT-SEYNAEVE1, Axel MARCOIN1, Morgane DELBARRE1, Anaïs DE BIE1, Xavier Ohl1
1CHU de Reims, Reims, France
Introduction : La prise en charge des infections chroniques après prothèse totale d'épaule est difficile. Plusieurs options thérapeutiques ont été rapportées. Le changement complet des implants en un temps ou en deux temps est habituellement privilégié pour restaurer les meilleurs résultats fonctionnels possibles mais la mise en place d'un spacer en ciment définitif peut être une technique de sauvetage dans certains cas. L'objectif de cette étude était de comparer les résultats de différentes stratégies de prise en charge du sepsis chronique tant sur le plan infectieux que fonctionnel.
Material and methods : Il s'agit d'une étude rétrospective monocentrique (2010-2023) incluant 54 patients présentant un sepsis confirmé microbiologiquement après arthroplastie totale de l'épaule et ayant bénéficié d'une révision en un temps (n=26), en deux temps (n=16) ou d'un spacer en ciment définitif (n=12). Le critère d'évaluation principal était le taux de récidive du sepsis après un suivi minimum d'un an. Les critères d'évaluation secondaires incluaient le taux de complications non septiques, les critères fonctionnels (amplitude de mouvement, score de Constant) et l'analyse radiographique.
Results : Au dernier recul, une récidive septique a été observée chez 8 patients sur 54 (15%), sans différence significative entre les groupes . Le cutibacterium acnes a été retrouvé dans 70 % des cas. Concernant les critères fonctionnels au dernier recul : pour les révisions en un temps et en deux temps respectivement, le score de Constant était de 51,6 pts (± 15,2) et 47,6 pts (± 22,1) (p = 0,527) ; l'élévation antérieure active était de 120,4 (± 39,6) et 103,7 (± 51,9) (p = 0,383) ; l'abduction moyenne était de 114,4 (± 40,9) et 98,4 (± 49,1) (p = 0,355). Le taux global de complications était de 14 %, sans différence significative entre les groupes. Chez les patients porteurs d'un spacer définitif les amplitudes de mouvement étaient significativement plus faibles : l'élévation active vers l'avant était de 67,5° (± 30,5), l'abduction de 60,1° (± 29,5) et le score de Constant de 37,5 (± 12,9).
Discussion : Les trois techniques de prise en charge évaluées dans ce travail montrent un taux de récidive septique de 15% ce qui est en accord avec les différentes méta-analyses retrouvées dans la littérature. Les résultats fonctionnels sont significativement meilleurs après une réimplantation prothétique en 1 ou 2 temps par rapport au spacer définitif. Nous n'avons pas mis en évidence de différence clinique significative entre la prise en charge en 1 temps ou en 2 temps, probablement en raison d'un faible effectif.
Conclusion : Ces trois types de prise en charge des infections chroniques de prothèse d'épaule permettent une absence de récidive infectieuse à plus d'un an dans 85% des cas. Une réimplantation prothétique permet d'obtenir des résultats fonctionnels satisfaisant sans qu'une différence significative entre la prise en charge en un ou deux temps n'ait été retrouvée.
Conflits d’intérêts :
A. GERARD: Pas de conflit déclaré ,
B. POIROT-SEYNAEVE: Pas de conflit déclaré ,
A. MARCOIN: Pas de conflit déclaré ,
M. DELBARRE: Pas de conflit déclaré ,
A. DE BIE: Pas de conflit déclaré ,
X. Ohl Consultancy, Expert: Stryker
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Présentation 5 min + discussions 2 min
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-971
Incidence et facteurs de risque associés au tilt rotulien post opératoire après PTG en alignement personnalisé.
Alexandre Le Guen* 1, 2, Simon Marmor1, Vincent Le Strat1, Antoine Mouton1, Thomas Aubert1
1Orthopédie, Groupe hospitalier Diaconesses Croix Saint-Simon, Paris, 2Orthopédie, CHU Toulouse, Toulouse, France
Introduction : La cinématique fémoro-patellaire est cruciale pour la satisfaction du patient après prothèse totale de genou (PTG). Une inclinaison rotulienne post opératoire supérieure à 5 degrés (tilt rotulien) a été démontrée comme pouvant être responsable de mauvais résultats cliniques. Si une rotation externe du carter fémoral de plus de 3 degrés a été montré comme facteur protecteur du tilt rotulien, l’utilisation d’un alignement personnalisé entraine une rotation adaptée à l’équilibrage ligamentaire et non nécessairement supérieur à ce seuil.
L’objectif principal de cette étude était d’évaluer le taux de tilt rotulien post-opératoire supérieure à 5 degrés en utilisant un alignement personnalisé. L’objectif secondaire était d’évaluer les facteurs de risque associés.
Material and methods : Dans cette étude comparative rétrospective, 316 patients opérés par 4 chirurgiens d’un même centre d'une PTG de première intention assistée par navigation ou robot (2 utilisant une voie subvastus, 2 transquadricipitale) entre janvier et décembre 2024 ont été inclus. Le tilt rotulien correspondait à un angle supérieur à 5 degrés entre une ligne partant des limites antérieures des condyles fémoraux et une ligne tracée à partir des limites postérieures des surfaces articulaires des facettes médiales et latérales de la rotule. Elle a été mesurée sur un défilé fémoro-patellaire à 3 mois de la chirurgie.
Les données pré- et per-opératoires (âge, sexe, IMC, HKA préopératoire, flessum et flexion, voie d’abord, coté, contrainte de l’implant (PS vs. CR), utilisation du robot ou navigation et resurfaçage rotulien ou non ainsi que la taille éventuelle du médaillon) ont été collectées afin d'identifier les facteurs associés à une inclinaison rotulienne post-opératoire excessive.
Results : Dans cette série, nous avons retrouvé un taux de tilt rotulien de 11,8%, comprenant 5,3% pour les chirurgiens utilisant une voie subvastus contre 22,02% pour une voie transquadricipital (p<0,001). L'analyse multivariée a retrouvé comme facteur de risque indépendant de tilt rotulien : la voie d’abord transquadricipitale (OR=2,75 [1,14; 6,67],p<0.025), le côté droit (OR=2,63 [1,16; 5,95],p<0.202) et l’utilisation d’un implant PS (OR=2,59 [1,02; 6,57], p<0.0446).
Discussion : Les rares études analysant les taux de tilt rotulien en alignement mécanique et voie transquadricipitale retrouvent des taux de plus de 25%. Celui-ci était de l’ordre de 5% chez les chirurgiens associant un alignement personnalisé à une voie subvastus. Cette diminution est à nuancer avec l’évolution des implants actuels définis comme « patella-friendly ». Si l’utilisation de la navigation ou du robot augmente la précision d’implantation, la rotule reste resurfacée sans assistance, ce qui pourrait expliquer la différence de taux en fonction du côté opéré.
Conclusion : En utilisant un alignement personnalisé, une voie d’abord subvastus et l’utilisation d’un implant à conservation du croisé postérieur semble diminuer le risque de tilt rotulien.
Conflits d’intérêts :
A. Le Guen: Pas de conflit déclaré ,
S. Marmor Consultancy, Expert: Johnson & Johnson, Trainings, Teaching: Johnson & Johnson,
V. Le Strat: Pas de conflit déclaré ,
A. Mouton Consultancy, Expert: Johnson & Johnson, Trainings, Teaching: Johnson & Johnson,
T. Aubert Consultancy, Expert: Johnson & Johnson, Trainings, Teaching: Johnson & Johnson
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-429
Abords midvastus vs transquadricipital. Quel retentissement sur la bascule patellaire et la satisfaction patient ?
Franck Lacaze* 1, Cécile Spirito1
1ORTHOSUD, St Jean de Vedas, France
Introduction : L’alignement personnalisé vise à restaurer la cinématique native du patient. Dans cette perspective, l’ajustement du positionnement des implants est l’objet de compromis entre balance ligamentaire, singularité anatomique et centrage de l’appareil extenseur. La préservation des parties molles est prépondérante dans ces arbitrages et l’abord utilisé participe de cette réflexion.
Entre abords midvastus et arthrotomie para-patellaire interne transquadricipitale, existe-t-il une différence de centrage patellaire ?
Nous faisons l’hypothèse que l’abord de type midvastus limite la bascule patellaire par rapport à l’abord transquadricipital et améliore les résultat perçus par le patient.
Material and methods : La série comportait 200 arthroplasties successives réalisées par le même opérateur, à l’aide d’une assistance robotisée de type Mako. Il s’agissait d’un implant avec conservation du LCP de type Triathlon CR non cimentée, sans garrot. L’alignement utilisé était un alignement personnalisé de type cinématique inversé (iKA). La prise en charge péri-opératoire était la même.
Evaluation de la bascule patellaire par la mesure du tilt patellaire sur les clichés fémoro-patellaires à 30° en pré-opératoire et à 3 mois post opératoire. Recueil des PROMs (EVA, WOMAC, Kujala) à un an post opératoire.
100 patients ont bénéficié d’une PTG par un abord trans quadricipital, 91 dossiers exploitables
100 patients ont bénéficié d’une PTG par un abord midvastus, 96 dossiers exploitables
Pas de différence significative dans les deux groupes pour l’âge, l’IMC, HKA préopératoire, tilt préopératoire, proportion de resurfaçage patellaire (groupe midvastus 77/96, 80,2%, groupe transquadricipital 64/91, 70,3%)
Results : Tilt patellaire préopératoire :
Groupe midvastus 5,0° ± 3,5 (-4,5, 15,4) vs transquad 5,2° ± 4,1 (-3,6, 18), p=0,61 (tTest)
Tilt patellaire postopératoire :
Groupe midvastus 5,2° ± 3,9 (-3,1, 19) vs transquad 9,2° ± 5,0 (-1, 25,8), p<0,0001 (tTest)
Différence de bascule rotulienne pré et post opératoire (∆Tilt post-pré)
Groupe midvastus 0,3° ± 3,6 (-9,5, 11,4) vs transquad 4,3° ± 5,1 (-8,2, 19,1), p<0,0001 (tTest)
WOMAC à un an :
Groupe midvastus 21,0 ± 12,8 (0, 51) vs transquad 28,9 ± 13,3 (2, 73), p<0,0001(tTest)
Kujala à un an :
Groupe midvastus 70,3 ± 15,3 (24, 94) vs transquad 53,6 ± 14,3 (30, 65), p=0,02 (tTest)
EVA à un an :
Groupe midvastus 1,7 ± 1,3 (0, 5) vs transquad 2,4 ± 2,1 (0, 8), p=0,01 (tTest)
Discussion : L’hypothèse initiale est vérifiée. Toutefois la différence des PROMs entre les deux groupes n'atteint pas la MCID.
Conclusion : L’abord midvastus assure un meilleur centrage de l’appareil extenseur et améliore les PROMs de façon significative par rapport à l’abord transquadricipital.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-480
Analyse clinique et radiographique des resurfaçages patellaires non cimentés en Arthroplastie Totale de Genou
Manon Clavier* 1, Alban STORDEUR1, Frederic FARIZON1, Remi PHILIPPOT1
142000, CHU Nord, st etienne, France
Introduction : L’arthroplastie totale du genou (PTG) est une intervention courante en chirurgie orthopédique, et les nouvelles générations de PTG non cimentées permettent une meilleure ostéointégration entre l’implant et l’os. Peu d’études rendent compte spécifiquement des résultats du resurfaçage patellaire sans ciment.
L’objectif principal de notre étude est d’analyser les résultats cliniques et radiologiques des patients ayant bénéficié d’un resurfaçage patellaire non cimenté.
Material and methods : Nous avons conduit une étude descriptive rétrospective monocentrique incluant des patients ayant bénéficié d’une PTG à l’aide du système robotique MAKO avec resurfaçage patellaire non cimenté sur l’année 2024. Sur les 402 PTG avec le système robotique MAKO implantées en 2024 dans notre centre, 126 ont bénéficié d’un resurfaçage patellaire sans ciment.
Avec un recul de 1 an, les paramètres analysés incluent la durée d’intervention, les scores fonctionnels (Anterior Knee Pain Score (AKPS) - et Knee Injury and Osteoarthritis Outcome Score (KOOS), et les complications postopératoires à un an (fractures, descellements et reprises chirurgicales toute cause). Une recherche de liseré à l’interface de l’implant patellaire a été faite sur les radiographies de face, profil et défilé fémoro-patellaire à un an post-opératoire.
Results : L’échantillon était de 103 patients, l’âge moyen était de 73 ± 6 ans, il y avait 51 hommes et 52 femmes. A un an post opératoire, le score AKPS moyen de 87, le score KOOS moyen était de 94.
À un an, aucun cas de fracture ou de descellement n’a été observé, et aucune reprise chirurgicale n’a été nécessaire. Aucun liseré n’a été retrouvé sur les radiographies à un an postopératoire.
Discussion : La fixation cimentée est le gold-standard de l’arthroplastie totale de genou avec de bons résultats cliniques mais la survenue de descellement aseptique et d’ostéolyse à long terme mène à développer la fixation sans ciment qui permet une ostéointégration plus physiologique des implants à long terme.
Dans la littérature, une étude avec un recul moyen de 4,5 ans, menée sur 260 patients ayant bénéficié de resurfaçage patellaire non cimenté retrouvait un descellement patellaire, une rupture de tendon rotulien, et une fracture de rotule.
Une autre étude portant sur 80 patients randomisés ayant bénéficié de PTG bilatérales avec resurfaçage patellaire cimenté d’un côté et non cimenté de l’autre, a montré un cas de migration à 4 semaines, sans descellement du composant patellaire non cimenté.
Conclusion : Nos résultats montrent que le resurfaçage patellaire non cimenté est une option satisfaisante lors d’une pose de PTG. L’absence de complications à un an et les scores fonctionnels soutiennent son utilisation.
Les limites de cette étude sont le caractère monocentrique et le temps de recul court.
Une surveillance à plus long terme est nécessaire pour évaluer la durabilité des résultats.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-437
La prothèse totale du genou personnalisée comparée à la prothèse totale standard permet d'obtenir une bascule rotulienne plus faible et moins variable.
Elliot Sappey-Marinier* 1, Axel Schmidt1, Wouter Beel1, Roshan Latifi1, Tarik Ait Si Selmi1, Michel Bonnin1
1Centre orthopédique Santy, Lyon, France
Introduction : L'objectif de cette étude était de comparer la bascule rotulienne postopératoire à 4 mois de suivi dans une série consécutive de patients randomisés ayant bénéficié d'une prothèse totale du genou (PTG) individualisée ou standard. L'hypothèse était que la bascule rotulienne serait plus faible et moins variable chez les patients ayant bénéficié d'une PTG individualisée que chez les patients ayant bénéficié d'une PTG standard.
Material and methods : Une série consécutive de 385 patients randomisés (1:1) pour recevoir une PTG standard ou une PTG individualisée a été analysée. Des radiographies pré- et postopératoires à 4 mois ont été réalisées incluant une télégoniométrie en charge, des vues antéro-postérieures et latérales du genou et une vue axiale de la rotule à 30° de flexion. La bascule rotulienne postopératoire a été mesurée entre la ligne fémorale antérieure et la surface de résection rotulienne (β) et entre la ligne fémorale antérieure et l'axe rotulien médio-latéral (σ). La bascule rotulienne postopératoire (valeur absolue) a été comparée entre les groupes PTG standard et PTG individualisée en fonction des phénotypes préopératoires de l'angle mécanique fémoral, de l'angle mécanique tibial et de l'angle hanche-genou-cheville (angle HKA). La variabilité de la bascule rotulienne postopératoire a été comparée à l'aide des intervalles de confiance (IC) à 95 %.
Results : Les caractéristiques de base des patients étaient similaires entre les groupes PTG individualisée et PTG standard. La comparaison de la bascule rotulienne postopératoire absolue a révélé des différences significatives entre les PTG individualisées et PTG standard (|β|, 1,0° ± 1,0° et 2,5° ± 2,2°, respectivement, p < 0,001 ; |σ|, 1,7° ± 1,6° et 2,8° ± 2,3°, respectivement, p < 0,001). L'IC à 95 % de la bascule rotulienne postopératoire (|β|) était plus étroit chez les patients ayant bénéficié d'une PTG individualisée que chez ceux ayant bénéficié d'une PTG standard (0,0° à 3,8° et 0,1° à 8,3°, respectivement), quel que soit leur phénotype préopératoire.
Conclusion : Les patients ayant bénéficié d'une PTG individualisée présentaient une bascule rotulienne postopératoire plus faible et moins variable que ceux ayant bénéficié d'une PTG standard, quel que soit leur phénotype préopératoire. La PTG individualisée permet de découpler les articulations tibio-fémorales et fémoro-patellaires, de reproduire l'orientation anatomique de la trochlée et d'améliorer la bascule rotulienne, ce qui pourrait faciliter l'obtention de meilleurs résultats cliniques.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-639
Précision sagittale et impact fonctionnel de la pente tibiale dans l’arthroplastie totale du genou assistée par robot sans imagerie
Erwan Eggermont* 1, Raphael Janssens2, Maarten Ulrix1, Jean-François Fils3, Jacques Hernigou4, 5, Johnatan Everaert1, Bruno Baillon1, 2
1Université Libre de Bruxelles , 2Service d'orthopédie, Hôpitaux Iris Sud, Bruxelles, 3Ars Statistica S.R.L., Nivelles, 4Université de Mons, Mons, 5Service d'orthopédie, Hôpital EPICURA, Hainaut, Belgium
Introduction : Étude de la précision sagittale du « Robotic Surgical Assistant » (ROSA®), comparé à la chirurgie conventionnelle, concernant l'application de la pente tibiale (PT). Étude de l'impact de la PT sur l'amplitude du mouvement (ROM) et sur les résultats rapportés par les patients (PROMS).
Material and methods : Inclusion des patients ayant subi une prothèse totale du genou (PTG) primaire entre le 1/1/2021 et le 15/4/2024. Les patients ont été répartis en deux groupes, ceux ayant bénéficié d'une PTG assistée par robot (RA-PTG) et ceux ayant subi une PTG réalisée manuellement (M-PTG). Mesure de la PT pré- et post-opératoire, en utilisant la corticale tibiale postérieure (PTC), sur des radiographies de profil du genou. Une PT de 3° a été appliquée arbitrairement pour les deux groupes. Les ROM ont été mesurées en pré-opératoire puis à 3, 6 et 12 mois post-opératoire. La satisfaction des patients a été évaluée à l’aide du « Knee Injury and Osteoarthritis Outcome Score » (KOOS) et du « Oxford Knee Score » (OKS).
Results : 266 patients ont été inclus dans l'étude. Les M-PTG (110) ont eu une PT post-opératoire de 3,11° (± 2,12°). 81,21% étaient à moins de 2° de la cible et 92,87% à moins de 3°. La RA-PTG (82) avait une PT post-opératoire de -0,11° ± (1,93°). 36,83% étaient à 2° de la cible et 56,63% à 3°. La M-PTG avait un KOOS de 64,18 ± 13,11 et un OKS de 32,31 ± 5,97. La RA-PTG avait un KOOS de 64,43 ± 12,87 et un OKS de 33,05 ± 6,01. La flexion maximale à 12 mois était de 118,74° ± 8,19° pour la M-PTG et de 121,88° ± 7,43° pour la RA-PTG (p=0,002).
Discussion : La précision de la PT était plus faible avec le ROSA® qu’avec la technique conventionnelle, ce qui contraste avec certaines études sur cadavres, mais est en accord avec des résultats cliniques récents. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ces écarts, notamment les variations dans la calibration des repères anatomiques et les différences dans les méthodes de mesure. Plusieurs études ont démontré que l’utilisation de la PTC, pour les mesures radiologiques, peut sous-estimer la pente appliquée d’environ 2° par rapport aux mesures basées sur l’axe mécanique, suggérant que la précision de la PT pourrait être plus faible en M-TKA qu’en RA-TKA. Malgré cette différence de pente de 3°, aucune variation significative n’a été observée dans les PROMS entre les groupes et la fonction ne semblait pas cliniquement affectée.
Conclusion : L'application de la PT à l'aide de ROSA® s’est avérée moins précise que la technique conventionnelle pour atteindre les valeurs de PT post-opératoires mesurées sur les radiographies. Toutefois, cette différence technique n’a pas eu d’impact clinique significatif sur les ROM ou les PROMS.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-169
La classification CPAK dans les genoux arthrosiques : Fiabilité faible et implications pour le choix des images
Pierre-Alban Bouche* 1, 2, Halah Stern1, 3, Xavier Gasparutto1, 3, Anne Lubbeke1, 3, Hermes Miozzari1, 3, Didier Hannouche1, 3
1Orthopédie et traumatologie, Hopitaux universitaires de Genève, Genève, Switzerland, 2Université Paris Cité, Paris, France, 3Université de Genève, Genève, Switzerland
Introduction : La classification CPAK est de plus en plus utilisée dans la pratique quotidienne et dans les études scientifiques. La fiabilité des angles mesurés a été estimée, mais pas celle de la classification elle-même. L'objectif de cette étude était d'évaluer la fiabilité inter- et intra-observateurs de la classification CPAK sur des radiographies hanche-genou-cheville chez des patients atteints de gonarthroses. Deuxièmement, l'utilisation de pangonogramme, d'un EOS 2D ou d'un EOS 3D a été comparée pour évaluer laquelle était la plus efficace pour évaluer la classification CPAK.
Material and methods : Dans cette étude monocentrique, 39 patients (78 genoux) ayant les trois types d'images ont été inclus. Deux examinateurs ont réalisé chaque planification deux fois, avec un intervalle d'au moins 2 semaines entre les deux planifications pour les pangonogramme, l'EOS 2D et l'EOS 3D. Le coefficient de corrélation intraclasse (ICC) a été utilisé pour évaluer la fiabilité des angles, et le coefficient de Kappa de Cohen pour évaluer la fiabilité de la classification CPAK.
Results : Pour la classification CPAK, la fiabilité intra-observateur (Kappa 1er = 0,39 ; Kappa 2e = 0,48) et la fiabilité inter-observateur (Kappa inter-fiabilité = 0,39) étaient faibles. La fiabilité intra-observateur du LDFA était bonne (ICC1er = 0,85) et excellente (ICC2e = 0,92). Pour le MPTA, la fiabilité intra-observateur était modérée (ICC1er = 0,72) et bonne (ICC2e = 0,75). La fiabilité inter-observateur du LDFA était excellente (0,91) et bonne (0,80) pour le MPTA. Comparant les trois types de radiographies de jambe longue, la fiabilité intra- et inter-observateur était meilleure avec les radiographies à poids complet (Kappa1er = 0,55, Kappa 2e = 0,61, Kappa inter-fiabilité = 0,57) qu'avec l'EOS 2D (Kappa 1er = 0,35, Kappa 2e = 0,35, Kappa inter-fiabilité = 0,25) et l'EOS 3D (Kappa 1er = 0,40, Kappa 2e = 0,34, Kappa inter-fiabilité de Cohen = 0,22).
Conclusion : La fiabilité de la classification CPAK est faible à modérée et les pangonogrammesS devraient être privilégiées par rapport à l'EOS.
Conflits d’intérêts :
P.-A. Bouche Research support/Scientific studies: OTSR,RENACOT,
H. Stern: Pas de conflit déclaré ,
X. Gasparutto: Pas de conflit déclaré ,
A. Lubbeke: Pas de conflit déclaré ,
H. Miozzari: Pas de conflit déclaré ,
D. Hannouche: Pas de conflit déclaré
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-356
Classification dynamique des déformités du genou : Analyse par regroupement non supervisé de prothèses totales de genou implantées à l’aide d’un système de chirurgie assistée par ordinateur
Prudhvi Chinimilli1, Laurent Angibaud* 1, Amaury Jung2, Francois Boux de Casson2, James Huddleston3
1Recherche, Exactech, Gainesville, United States, 2Recherche, Blue-Ortho, Meylan, France, 3Stanford University Medical Center, Stanford, United States
Introduction : Le rétablissement d'une cinématique normale du genou est crucial pour améliorer la satisfaction du patient après la mise en place d’une prothèse totale du genou (PTG). Traditionnellement, les chirurgiens visaient à rétablir un alignement neutre en extension. Cependant, l'alignement est dynamique, variant en fonction de la mise en charge, de l’angle de flexion, et entre les patients. A l’inverse, les méthodes actuelles d'évaluation de l'alignement sont limitées car basées sur des notions statiques. Cette étude propose un nouveau modèle automatisé de classification dynamique des déformités à l'aide d'angles varus et valgus (V&V) capturés par un système de chirurgie assistée par ordinateur (CAS) tout au long de l'arc de flexion.
Material and methods : Une revue rétrospective a été réalisée à l'aide d'une base de données archivant les dossiers techniques de 1336 PTG effectuées à l'aide d'un système de chirurgie assistée par ordinateur par 11 chirurgiens sans exclusions. Pour chaque cas, la cinématique a été capturée avant les coupes osseuses en enregistrant les angles V&V sur l’arc de flexion complet, permettant l'obtention de données en deux dimensions: flexion et V&V. Ces données d'entrée ont été transformées en un espace multi-dimensionnel, où chaque dimension est représentée par la valeur de l'angle V&V à un angle de flexion spécifique. Un modèle de regroupement non supervisé, de type K-means, a été appliqué sur ces données d'entraînement pour déterminer le nombre optimal de groupe, c'est-à-dire les catégories de déformité. La technique du coude a été utilisée pour choisir le nombre optimal de groupes et l'espace de caractéristiques en calculant la mesure WCSS (Within Cluster Sum of Squaress) pour chaque combinaison.
Results : Le regroupement K-means a identifié 5 groupes et 8 caractéristiques comme la combinaison optimale pour classifier ces 1336 cas. Les cinq groupes (valgus, neutre, varus faible, varus modéré et varus élevé) représentent des trajectoires centroïdes V&V uniques. Chacune de ces 5 courbes illustre l’évolution dynamique de la déformation depuis l'extension à la flexion. Par exemple, la courbe centroïde du groupe valgus montre une diminution prononcée du valgus depuis l’extension vers la flexion. De plus, la répartition des cas par groupe a été évaluée pour chacun des chirurgiens, révélant des variations notables, notamment selon les pays.
Discussion : À la connaissance des auteurs, cette étude est la première à appliquer un modèle de regroupement pour catégoriser la déformation des patients PTG. Ce modèle a le potentiel de permettre aux chirurgiens de mieux évaluer les déformations du genou en comprenant les motifs distincts tout au long de l'arc de flexion complet, plutôt que de se fier à une seule mesure statique.
Conclusion : Cette étude doit continuer à être enrichie en termes de nombre de cas afin d’affiner la classification. Le but ultime est de pouvoir implémenter ce type de classification dans les logiciels de chirurgie assistée par ordinateur.
Conflits d’intérêts :
P. Chinimilli Research support/Scientific studies: Exactech,
L. Angibaud Research support/Scientific studies: Exactech,
A. Jung Research support/Scientific studies: Blue Ortho,
F. Boux de Casson Research support/Scientific studies: Blue Ortho,
J. Huddleston Consultancy, Expert: Exactech
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-845
Arthroplastie totale du genou sur varum supérieur à 20 degrés
Nidhal Mathlouthi* 1, Seifeddine Mahjoubi1, Khlif Mohamed Ali1, Maher Barsaoui1, Khaled Zitouna1
1Orthopédie, CHU La Rabta, Tunis, Tunisia
Introduction : La PTG sur genu varum sévère (> 20°) pose des difficultés techniques majeures liées aux déformations osseuses et au déséquilibre ligamentaire. La correction de ces déformations nécessite une approche chirurgicale précise. Le but de ce travail était d’examiner les différents aspects de la prise en charge, les problèmes spécifiques rencontrés et les résultats cliniques et radiologiques obtenus.
Material and methods : Il s’agissait d’une étude rétrospective observationnelle sur 42 patients opérés par une arthroplastie totale du genou entre janvier 2O14 et décembre 2O23 pour une gonarthrose sur genu varum supérieur à 20° de façon unilatérale ou bilatérale (10 patients opérés en bilatéral) avec un recul de 12 mois au minimum.
Nous avons recueilli les données épidémiologiques, cliniques et radiologiques préopératoires, post opératoires et au dernier recul.
Results : Nous avons recensé 43 femmes et 9 hommes avec un âge moyen de 67,87 ans. L'arthrose dégénérative était l'atteinte prédominante à 75%. L'analyse préopératoire a révélé un score IKS mauvais pour tous les patients. Une laxité a été observée dans 31 cas. L’angle HKA moyen était à 157,10°.
En peropératoire on avait recours à un comblement du défect osseux dans 24 cas dont 3 ont eu besoin de cales. Une libération ligamentaire était nécessaire dans 73% des cas.
Au dernier recul, le score IKS total moyen postopératoire était à 155,36 points et la flexion postopératoire moyenne était à 119,08°. L'angle HKA postopératoire moyen était de 178,04° avec un taux de réaxation correcte à 69,23%.
Discussion : La prise en charge des patients présentant un genu varum excessif doit être personnalisée, en tenant compte de leurs antécédents chirurgicaux, de leur âge, de leurs attentes fonctionnelles, de la gravité de la déformation et du statut ligamentaire préopératoire. Les coupes osseuses, en particulier la coupe tibiale, doivent être réalisées en fonction du compartiment externe.
L'utilisation de greffes ou de cales permet d'éviter de poser une prothèse en varus ou de laisser une laxité résiduelle, qui peuvent altérer la cinématique du genou prothésé, entraînant une usure prématurée du polyéthylène et un descellement.
Quant à l'équilibrage ligamentaire, il doit être évalué en per-opératoire, après la réalisation des coupes osseuses. Une libération du plan ligamentaire interne est souvent nécessaire.
Une pente tibiale neutre ou légèrement positive est aussi un facteur déterminant pour avoir une bonne mobilité articulaire.
Conclusion : La réalisation d’une arthroplastie totale de genou sur genu varum supérieur à 20° nécessite une évaluation clinique et radiologique précise, et une planification préopératoire rigoureuse. Il s’agit en fait d’une chirurgie techniquement difficile et exigeante.
La technique ne peut pas être standardisée mais modifiée selon les contraintes et les difficultés retrouvées en pré et surtout en per-opératoire. L’objectif est toujours le même; un genou indolore, normoaxé, sans laxité et avec une mobilité optimale et fonctionnelle.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-221
Courbe d’apprentissage associée au robot pour l’implantation d’une prothèse totale de genou : une étude rétrospective.
Alexandre Le Guen* 1, 2, Antoine Mouton1, Guillaume Auberger1, Vincent Le Strat1, Simon Marmor1, Thomas Aubert1
1Orthopédie, Groupe hospitalier Diaconesses Croix Saint-Simon, Paris, 2Orthopédie, CHU Toulouse, Toulouse, France
Introduction : La prothèse totale de genou (PTG) assistée par robot gagne en popularité pour l’optimisation de l'exactitude du positionnement de l'implant. La courbe d'apprentissage se manifeste par des temps opératoires prolongés comparé à une instrumentation mécanique, pouvant limiter l’adoption d’une assistance robotique.
L’objectif de cette étude était d’évaluer la courbe d'apprentissage associée au robot VELYS™ pour cinq chirurgiens issus d'un même centre avec un volume annuel de prothèses différent et utilisant une instrumentation naviguée avec un alignement personnalisé.
L'objectif principal de cette étude était 1) d'étudier la courbe d'apprentissage de chaque chirurgien.
L’objectif secondaire était 2) d'identifier les facteurs associés aux temps opératoires prolongés après la phase d'apprentissage.
Material and methods : Dans cette étude comparative rétrospective, 367 patients opérés d'une PTG primaire entre janvier et décembre 2024 ont été inclus. 149 prothèses avec assistance robotique VELYS™ ont été comparées à 218 prothèses naviguées.
La courbe d'apprentissage chirurgicale a été évaluée par la méthode CUSUM, calculant le nombre de cas nécessaire à chaque chirurgien pour obtenir un plateau dans les temps opératoires (peau à peau).
5 opérateurs, dont le numéro correspond à l’ordre d’utilisation du robot de juin à septembre 2024, ont été évalués : deux chirurgiens à haut volume (plus de 150 PTG annuelles), deux à moyen volume (entre 50 et 150) et un à faible volume (moins de 50).
Les données pré- et per-opératoires (âge, sexe, IMC, score ASA, HKA préopératoire, flessum et flexion, voie d’abord, coté, contrainte de l’implant et utilisation du robot ou navigation) ont été collectées afin d'identifier les facteurs associés à un temps opératoire prolongé.
Results : Les chirurgiens ont diminué et standardisé le temps opératoire d’une PTG assistée par robot après avoir effectué entre 2 et 11 interventions (11 pour le chirurgien n°1, 4 pour le n°2, 6 pour le n°3, 2 pour le n°4, 4 pour le n°5).
Le temps opératoire avec robot était de 57,1minutes contre 54,1 (p=0.017) avec la navigation et par chirurgien la différence était statistiquement significative uniquement pour le chirurgien à faible volume (p=0.008).
L'analyse multivariée a retrouvé comme facteur de risque indépendant d’augmentation du temps opératoire : un varus de plus de 10° (p=0.0191), l’utilisation du robot (p<0.001), le chirurgien (p<0.001) et l’utilisation d’un implant postérostabilisé (p<0.001).
Discussion : Un début d’utilisation plus tardif du robot au sein d’une équipe semble raccourcir la courbe d’apprentissage, probablement grâce à une équipe paramédicale entrainée accélérant son adaptation.
Conclusion : La courbe d’apprentissage associée au VELYS™ dans cette étude était relativement courte, entre 2 et 11 interventions. Le temps opératoire faiblement augmenté par rapport à la navigation ne devrait pas être un frein à l’adoption d’une assistance robotique.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-823
Premiers résultats à 10 ans d'une PTG de première intention : le taux de survie de l'étude prospective est il en accord avec celui du registre anglais NJR ?
Didier Mainard* 1, Laurent Vastel2, Nicolas Hummer3, Jacques Hummer3, Claude Schwartz4
1CHRU, Service Orthopédie, 54000 Nancy, 2Hôpital Raymond Poincaré, Service Orthopédie, 92380 Garches, 32 rue Marie Marvingt, polyclinique Gentilly, 54000 Nancy, 46 rue de Riesling, 68230 Zimmerbach, France
Introduction : Les prothèses totales de genou (PTG) donnent d’excellents résultats et taux de survie. Cependant le pourcentage de PTG dites oubliées est inférieur à celui des prothèses totales de hanche (PTH).
Le développement d’un nouvel implant reste donc pertinent. Il doit montrer au minimum une non-infériorité de ses résultats par rapport à ceux des PTG existantes.
Le but de l'étude est de déterminer le taux de survie à 10 ans d’une PTG (FHK®) de première intention en comparaison de ses résultats dans le registre NJR (National Joint Registry) et de ceux de la littérature pour d’autres PTG de première intention.
L’hypothèse est que les résultats de l’implant étudié montrent un taux de survie et un score fonctionnel à 10 ans non inférieurs à ceux de la littérature.
Material and methods : Une étude prospective multicentrique a inclus tous les patients opérés d’une PTG de première intention du 20 avril au 31 décembre 2011.
Les patients étaient évalués à un, 2, 5 et 10 ans par le score IKS et le taux de survie (selon la méthode de Kaplan-Meyer). Les résultats extraits du registre NJR ont été comparés à ceux l’étude prospective.
Results : 181 PTG ont été implantées chez 114 femmes et 67 hommes d’âge moyen 69,7 ans (+/- 9,8). Le taux de survie à 5 ans est de 95,9% (95% CI : 92,8-99.0%), à 10 ans de 92,6% (95% CI : 86,2-96,1%). Le score IKS fonction final était de 79,4 à 90,1 et le score genou de 77,5 à 90. A 10 ans le nombre de patients décédés est de 41 (22,6%). Le nombre de complications était de 28 (15,5%), le taux de révision de 5,5% (n=10). 16 complications étaient liées directement à la PTG (8,8%). 5 reprises sont dues à un accident traumatique. Pour les 1104 PTG du registre NJR sur 10 ans (recul moyen 5,1ans). On note 16 révisions (1,4%). Le taux de révision cumulé est de 2,02% (intervalle de confiance 95%).
Discussion : Le taux de survie et le score fonctionnel à 10 ans de l’implant étudié sont conformes à la littérature et en accord avec ceux du NJR. A résultat identique, le choix du chirurgien se fera sur la multiplicité des options prothétiques, le design, la disponibilité de l’implant, la qualité, la maniabilité et la précision de l’ancillaire.
Conclusion : Les résultats à 10 ans sont conformes à l’hypothèse formulées. Ils devront être confirmés par le recueil des données cliniques en pratique courante indispensable au renouvellement du marquage CE sous le nouveau règlement MDR (Medical Device Regulation).
Conflits d’intérêts :
D. Mainard Détention d'un brevet ou inventeur d'un produit : FH Orthopedics,
L. Vastel Détention d'un brevet ou inventeur d'un produit : FH Orthopedics,
N. Hummer Détention d'un brevet ou inventeur d'un produit : FH Orthopedics,
J. Hummer Détention d'un brevet ou inventeur d'un produit : FH Orthopedics,
C. Schwartz Détention d'un brevet ou inventeur d'un produit : FH Orthopedics
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Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-431
Evaluation de la concordance entre la planification et les résections osseuses dans la prothèse totale du genou personnalisée utilisant des guides de coupes sur mesure
Ambre Lucidi* 1, Mohammad Alajji1, Elliot Sappey-Marinier 1, Axel Schmidt1, Michel Bonnin 1, Tarik Ait Si Selmi 1
1Centre Orthopédique Santy, Lyon, France
Introduction : La prothèse totale du genou (PTG) est une intervention fréquente pour traiter les pathologies dégénératives. Les implants sur mesure, comme le système ORIGIN® Symbios, s’adaptent à l’anatomie du patient grâce à une planification scannographique. La concordance entre la planification préopératoire et l’exécution peropératoire des résections osseuses, garante de la précision, reste peu étudiée. Cette étude vise à évaluer cette concordance pour analyser la précision et les ajustements éventuels nécessaires lors de l’intervention chirurgicale pour restituer un genou équilibré.
Material and methods : Deux cents PTG sur mesure ORIGIN® Symbios ont été réalisées entre janvier 2024 et février 2025 et incluses dans cette étude prospective, continue, monocentrique et multi-opérateurs. Les indications comprenaient 160 arthroses fémoro-tibiales internes (82,5%), 35 arthroses fémoro-tibiale externes (17,5%), et 5 arthroses fémoro-patellaires (2,5%). Les épaisseurs des coupes osseuses issues de la planification préopératoire et des mesures peropératoires réalisées à l’aide d’un pied à coulisse numérique ont été comparées, incluant les coupes fémorales distales et postérieures ainsi que les coupes proximales tibiales (en interne et en externe). L’analyse statistique a utilisé le test des rangs signés de Wilcoxon (p<0,05).
Results : Dans le compartiment latéral, aucune différence significative n’a été observée entre la planification préopératoire et les résections peropératoires pour les coupes fémorales postérieures et distales. Une résection osseuse significativement plus importante a été réalisée au tibia proximal (7,27±1,79 vs 5,86±1,26mm, p<0,0001). Dans le compartiment médial, une résection plus importante a été effectuée au niveau du tibia proximal (6,82±1,87 vs 4,41±1,04 mm, p<0,0001). Au niveau fémoral postérieur, la coupe osseuse était inférieure à celle planifiée (4,53±1,39 vs 7,94±1,20 mm, p<0,0001). Aucune différence significative n’a été observée au fémur distal.
Discussion : Les résultats montrent une excellente concordance entre la planification préopératoire et les résections peropératoires dans le compartiment latéral. Les ajustements dans le compartiment médial correspondent aux adaptations nécessaires avec des gestes de recoupe osseuse pour optimiser l’équilibre ligamentaire ainsi qu’aux imprécisions dans l’anticipation de l’espace à restituer lorsqu’il est modifié par l’arthrose. L’utilisation de guides de coupe ne dispense pas d’ajustements intra-opératoires. L’analyse de ces ajustements va permettre d’améliorer les planifications ultérieures.
Conclusion : Le système de PTG sur mesure ORIGIN® Symbios présente une bonne concordance entre la planification préopératoire et les résections osseuses peropératoires et confirme la nécessité de réaliser des ajustements per-opératoires afin de s’adapter à la déformation et optimiser l’équilibrage ligamentaire.
Conflits d’intérêts :
A. Lucidi: Pas de conflit déclaré ,
M. Alajji: Pas de conflit déclaré ,
E. Sappey-Marinier : Pas de conflit déclaré ,
A. Schmidt: Pas de conflit déclaré ,
M. Bonnin Patent or product inventor: Concepteur ORIGIN (R) - Symbios ,
T. Ait Si Selmi Patent or product inventor: Concepteur ORIGIN(R) - Symbios
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-409
L'impact d'un objet connecté sur l'engagement des patients et la récupération fonctionnelle en chirurgie orthopédique après prothèse totale de genou
Jérôme VILLEMINOT* 1, Pascal RECCHIA2, Anthony GUEROT2, Nicolas REINA3
1Clinique Sainte Odile, HAGUENAU, 2DIGIKARE, BLAGNAC, 3Hôpital Pierre Paul Riquet, CHU de Toulouse, TOULOUSE, France
Introduction : L'utilisation de dispositifs connectés en rééducation orthopédique vise à améliorer le suivi et l'engagement des patients. Cependant, ces dispositifs pourraient influencer le comportement des patients en les incitant à adopter des habitudes plus actives lors de la rééducation et en suggérant des biais cognitifs positifs concernant les suites opératoires.
L’objectif de cette étude était d’étudier l'impact de l'usage d’objets connectés sur l'autonomie et la récupération fonctionnelle après une chirurgie orthopédique (Prothèse totale de genou).
Material and methods : 111 patients opérés d’une prothèse totale du genou ont été inclus prospectivement dans une étude cas témoin, monocentrique, mono-opérateur, avec un recul minimum de 1 an. Les patients étaient répartis en 2 groupes, un groupe connecté (C) équipé d’une montre connectée HR Pulse (Withings, France) que le patient devait porter en continu pendant 1 an après la chirurgie et un groupe témoin (T). Les deux groupes étaient homogènes selon l’âge (p=0,13). Les patients inclus ont bénéficié d’un protocole de suivi numérique via la plateforme Orthense (Digikare, France), incluant le recueil de données sur la satisfaction (NPS), la douleur (EN) et la mobilité fonctionnelle (SKV, KOOS-PS, Parker). Les analyses statistiques incluent des tests de Mann-Whitney, des tests de Student, et des régressions polynomiales pour évaluer la dynamique de récupération et l’adoption de comportements actifs.
Results : Aucune différence significative n’a été observée entre les groupes sur la satisfaction (NPS groupe C = 96, groupe T = 70 ; p=0.10) ni sur la participation au suivi dématérialisé (groupe C 94%, groupe T = 89%). Les scores KOOS ont évolué de manière similaire dans les deux groupes, sans différence significative à 42, 90, 180 et 360 jours postopératoires. La douleur postopératoire était significativement plus faible dans le groupe C, sur la douleur nocturne (p=0,035) et la douleur en mouvement (p=0,04). A 90 jours postopératoire, le score SKV était significativement meilleur dans le groupe C (p=0,03). Le groupe C comptait significativement moins de patients en incapacité de marcher en extérieur selon le score Parker (p=0.003).
Discussion : Cette étude repose sur un suivi numérique structuré, intégrant un recueil périodique large de données en vie réelle. L’analyse a porté sur l’ensemble des mesures collectées en identifiant celles présentant des différences significatives entre les groupes, quel que soit le sens des écarts.
Conclusion : Ces résultats suggèrent que l’automesure et le suivi numérique influencent les comportements postopératoires. Après une prothèse totale de genou, l’utilisation d’un objet connecté n’a pas modifié la satisfaction ni les scores fonctionnels à 1 an, mais a accéléré la récupération et amélioré la gestion de la douleur. Des études sont nécessaires pour mieux comprendre ces mécanismes comportementaux et leur impact clinique à long terme.
Conflits d’intérêts :
J. VILLEMINOT Consultancy, Expert: BBRAUN, Stock shareholder: DIGIKARE,
P. RECCHIA Stock shareholder: DIGIKARE,
A. GUEROT Stock shareholder: DIGIKARE,
N. REINA Stock shareholder: DIGIKARE
Présentation 5 min + discussions 2 min
Communications orales
Spine
ABSTRACT N° SOFCOT25-208
Le mis match entre IP et rétroversion du bassin : une des causes de la genèse des scolioses idiopathiques de l’adolescent ? Comparaison entre AIS et enfants sains
Edouard de Charnacé* 1, 2, Yann Philippe Charles3, Emmanuelle Ferrero4, Marc Khalifé4, Sebastien Pesenti5, Benjamin Blondel6, Federico Solla7, Mourad Ould-Slimane8, Brice Ilharreborde9, Thierry Odent2
1Service de chirurgie pédiatrique, American Memorial Hospital, Reims, 2Service de chirurgie orthopédique pédiatrique, CHU de Clocheville, Tours, 3Service de Chirurgie du Rachis, Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, Strasbourg, 4Service de Chirurgie Orthopédique, Hôpital Européen Georges-Pompidou, Paris, 5Service d’Orthopédie Pédiatrique, 6Service de chirurgie orthopédique, traumatique et vertébrale, CHU Timone, Marseille, 7Service d’Orthopédie Pédiatrique, Fondation Lenval, Nice, 8Service de Chirurgie Orthopédique, CHU Charles Nicolle, Rouen, 9Service de Chirurgie Orthopédique Pédiatrique, CHU Robert Debré, Paris, France
Introduction : L'évolution des paramètres sagittaux spinopelviens (incidence et version pelvienne, lordose lombaire et cyphose thoracique) a été étudiée chez des enfants sains, mais pas chez les scolioses idiopathiques de l'adolescent (AIS). Cette étude vise à comparer ces paramètres entre des AIS et des enfants sains pendant la poussée de croissance pubertaire. Notre hypothèse était que des différences de croissance sagittale du bassin lors de l’adolescence pourrait être un des phénomènes initiateurs de scoliose.
Material and methods : Les radiographies de 1766 AIS ayant eu une chirurgie rachidienne (angle de Cobb moyen 60°) et 849 adolescents sains ont été analysés rétrospectivement à partir d’une base de donnée nationale multicentrique. Les paramètres pelviens et sagittaux ont été étudiés de façon segmentaire à partir de radiographies EOS du rachis. Les patients scoliotiques et sains ont été appareillés selon l’âge et divisés en 4 groupes selon leur maturité squelettique avec le test de Risser. Une analyse en sous-groupe a été réalisée en fonction de la localisation des courbures (classification de Lenke).
Results : L’analyse segmentaire du rachis a retrouvé une incidence pelvienne (IPAIS = 51.2° vs IPsains = 46.1°, moyenne) et pente sacrée (PSAIS = 42.3° vs PSsains = 38.7°, moyenne) augmentées chez les AIS par rapports aux adolescents sains (p < 0.001). Il n’y avait pas de différence de la version pelvienne (VPAIS = 8.8° vs VPsains 8.5°, moyenne) (p = 0.318). Les paramètres pelviens n’évoluaient pas chez les AIS au cours de la croissance alors que l’IP et la VP augmentaient chez les enfants sains. Chez les AIS, le sagittal axis en C7 (SVA C7) était située plus en arrière (p < 0.001), la cyphose thoracique (TKAIS = 30.5° vs TKsains = 39.1°, moyenne) était moins élevée et la lordose lombaire (LLAIS = 58.2° vs LLsains = 55.8°, moyenne) était plus importante (p < 0.001). A noter que chez les AIS comme chez les enfants sains, la TK et la LL augmentaient au cours de la croissance. L’évolution des paramètres sagittaux au cours de la croissance n’était pas la même selon le type de scoliose suivant la classification de Lenke. L’IP des scolioses avec une courbure principale thoracique (Lenke 1+2) était plus importante que pour une courbure principale lombaire (Lenke 5+6) (IPLenke 1+2 = 51.4° vs IPLenke 5+6 = 49.6°, moyenne) (p = 0.017).
Conclusion : Les patients scoliotiques (AIS) ont une IP plus importante et à un stade précoce par rapport aux sujets sains. Leur VP est mal adaptée à leur IP, ce qui entraîne une difficulté à se rétroverser au niveau du bassin et une projection vers l'avant du rachis. Les AIS ont également une LL plus importante et une TK moins élevée que les sujets sains. Une des hypothèses dans la genèse de la scoliose serait que pour rétablir l’équilibre global du tronc et lutter contre ce déséquilibre antérieur, les AIS doivent positionner C7 en arrière. Ainsi, un nouvel équilibre sagittal serait possible en augmentant la LL et en aplatissant la TK.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Spine
ABSTRACT N° SOFCOT25-883
Surveillance de la progression de la courbure dans la scoliose idiopathique de l'adolescent : la rasterstéréographie ne peut pas remplacer de manière sûre la radiographie pour les patients traités par corset.
Anne Tabard-Fougère* 1, Alice Bonnefoy-Mazure2, Nathaly Gavira1, Stephane Armand2, Romain Dayer1
1Orthopedie pediatrique, 2Laboratoire de cinesiologie, Hopitaux universitaires de Geneve, Geneve, Switzerland
Introduction : Le risque de progression de la courbure dans la scoliose idiopathique de l'adolescent (SIA) implique une exposition répétée aux radiations. La rasterstéréographie a été rapportée comme fiable et valide comparée à la radiographie classique.
Il existe peu d'études évaluant la capacité de la rasterstéréographie pour détecter une progression de la courbure au fil du temps, tout en évaluant l'influence du traitement par corset sur ces résultats.
L'objectif de cette étude était d'évaluer la capacité de la rasterstéréographie et du scoliomètre pour détecter la progression de la courbure dans une large cohorte de patients atteints de SIA avec un suivi de plus de 6 mois, en comparant les patients traités par corset à ceux non traités par corset.
Material and methods : Les patients atteints de SIA ayant bénéficié d'une évaluation par rasterstéréographie, scoliomètre et radiographie le même jour ont été inclus entre 2016 et 2018. La courbure scoliotique majeure a été évaluée par l'angle de Cobb (AC) sur les radiographies, l'angle de scoliose (AS) par rasterstéréographie et l'angle de rotation axiale du tronc (ATR) par scoliomètre. Les patients ont été séparés en deux groupes : 1) traités par corset et 2) non traités par corset. Les courbes progressives étaient définies par une augmentation de l'AC ≥ 5°. Une courbe ROC (Receiver Operating Characteristic) non paramétrique a été utilisée pour évaluer la cacapcité de l'AS et de l'ATR à détecter les courbes progressives, en rapportant l'aire sous la courbe (AUC), la sensibilité et la spécificité.
Results : Au total, 111 patients atteints de SIA (55 traités par corset et 56 non traités) ont été inclus, avec 17 patients (16 %) présentant des courbes progressives, dont 10/55 (18 %) traités par corset et 7/56 (13 %) non traités. Pour les patients traités par corset, nous avons rapporté des faibles valeurs d’AUC et de sensibilité (< 50 %) pour détecter les courbes progressives. Pour les patients non traités par corset, nous avons rapporté une bonne AUC (> 75 %) et une sensibilité modérée (< 70 %) pour détecter les courbes progressives.
Discussion : La rasterstéréographie et le scoliomètre ont montré respectivement une sensibilité faible et modérée pour détecter la progression de la courbure chez les patients atteints de SIA traités par corset et non traités.
Conclusion : Cela suggère que la rasterstéréographie, tout comme le scoliomètre, ne peuvent pas être utilisée de manière sûre pour surveiller la progression de la courbure chez les patients atteints de SIA afin de réduire l'exposition aux radiations, en particulier chez les patients traités par corset.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Spine
ABSTRACT N° SOFCOT25-962
Un nouveau modèle de simulation simple et à bas coût avec analyse de la courbe d'apprentissage au bloc opératoire en chirurgie du rachis
Marc Prod'homme* 1, Sadat Mazreku2, Arun Thangavelu3, Lionel Helfer4, Alexandre Simonin5
1Chirurgie spinale, Clinique CIC Montreux, Clarens, 2Chirurgie orthopédique, Groupement Hospitalier de l'Ouest Lausannois, Nyon, 3Chirurgie orthopédique, Hôpital du Valais, Brig, 4Chirurgie orthopédique, Centre Médical Lausanne Ouest, Prilly, 5Neurochirurgie, Hôpital du Valais, Sion, Switzerland
Introduction : La simulation chirurgicale, aux travers d'exercices standardisés répétés, est reconnue pour améliorer les aptitudes chirurgicales. Elle peut être une alternative aux dissections sur cadavre, outils les plus réalistes pour la formation des chirurgiens. Cependant, les simulateurs modernes sont souvent coûteux et les laboratoires d'anatomie peu accessibles pour de nombreux chirurgiens du rachis. Cette étude pilote a pour but de décrire un modèle simple de simulation en chirurgie spinale, reproduisant les gestes de base, et d'en corréler l'effet avec la courbe d'apprentissage au bloc opératoire.
Material and methods : 2 groupes d'étude ont été définis : simulation (S) et opératoire (O). Les données d'un fellow ont été collectées de façon prospective durant une période de 9 mois. 5 procédures de base (microdiscectomie, vissage pédiculaire free-hand, recalibrage, réparation durale et discectomie chirurgicale antérieure) ont été étudiées. Des notes détaillées /6 ont été assignées à la fin de chaque procédure, en considérant la reconnaissance de l'anatomie, la précision du geste, la vitesse estimée pour l'effectuer, la capacité à l'auto-critique et à se corriger, ainsi que la durée de réalisation du geste, qui était convertie en note /6 selon les quartiles respectifs. Une note de 1/6 était considérée comme une performance faible, et de 6/6 une performance de niveau senior. La somme de ces 5 notes donnait un score de procédure (SP) /30. Un score d'auto-évaluation (AE) était défini par la somme de 2 notes /10: une de confiance et une de progression. Pour obtenir le score final /100, SP et AE étaient doublés et sommés. Une étude de corrélation ainsi qu'une analyse de la somme cumulée de la courbe d'apprentissage (LC-CUSUM) ont été réalisées, avec estimation de la longueur moyenne de série (LMS). Les coûts totaux en euros (EUR) ont également été rapportés.
Results : 50 procédures ont été effectuées, 25 dans chaque groupe. Pour S et O, les SP étaient de 19.56/30 et 20.16/30 respectivement, p = 0,57. Les scores AE étaient 10.96/20 et 11.48/20 respectivement, p = 0,51. Les scores finaux S et O étaient 61.04/100 et 63.28/100 respectivement, p = 0,52. Pour les notes, il n'y avait de corrélation entre S et O que pour la note de durée, p < 0,01. Un effet de courbe d'apprentissage a été obtenu, avec une LMS de 14 procédures pour S et 17 pour O, après 6 mois, avec une forte corrélation de la LC-CUSUM entre les groupes, p < 0,01. Les coûts totaux étaient de 637 EUR.
Discussion : Les modèles de simulation rapportés dans la littérature étaient entre 5 et 20 fois plus coûteux, et n'ont pas été évalués en conditions opératoires. Ce nouveau score d'auto-évaluation a montré de bons résultats préliminaires entre simulation et opérations pour les gestes de base en chirurgie du rachis, à faible coût.
Conclusion : Nous recommandons ce modèle pour les fellowships car reproductible et efficace. Une étude sur un plus large échantillon est nécessaire.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Spine
ABSTRACT N° SOFCOT25-491
Développement et validation d'un simulateur numérique d’arthrodèse intersomatique lombaire par voie transforaminale (TLIF).
Léonard S. Chatelain* 1, Antonia Blanié2, Dan Benhamou2, Pierre Guigui1, Emmanuelle Ferrero1
1Orthopédie, Hôpital Européen Georges Pompidou, Paris, 2Anesthésie, Hôpital Bicêtre, Kremlin-Bicêtre, France
Introduction : L’arthrodèse intersomatique lombaire transforaminale (TLIF) est une des intervention les plus courantes en chirurgie du rachis, malgré de nombreux risques. Bien que certains simulateurs existent, leur accessibilité reste limitée pour des raisons financières et matérielles; aucun simulateur gratuit de TLIF n’a été développé. L’objectif de cette étude était de concevoir un simulateur gratuit, interactif et disponible en ligne. Une étude de validation a été menée pour évaluer son efficacité pédagogique par rapport à un enseignement de technique opératoire traditionnelle.
Material and methods : Le simulateur représentait un patient virtuel en décubitus ventral avec un abord postérieur du rachis lombaire. Un amplificateur de brillance, un microscope ainsi que les instruments nécessaires étaient disponibles. En suivant les instructions à l’écran, les instruments devaient être sélectionnés dans l’ordre correct, et un écran rouge clignotait en cas d’erreur. L’enveloppe corporelle pouvait être masquée pour analyser l’anatomie à chaque étape. Le simulateur final était accessible sur ordinateur ou smartphone. Une technique opératoire traditionnelle au format PDF, basée sur l’EMC, a été utilisée comme référence.
Dans cette étude multicentrique, les internes ont été randomisés entre le groupe simulateur ou enseignement traditionnel. Un questionnaire pré-formation évaluait les connaissances initiales. Après 45 minutes de formation, ils ont réalisé une procédure de TLIF sur os sec. Le critère principal était le respect des étapes chirurgicales, évalué à l’aide d’une checklist spécifique de 38 items, développée pour l’étude. Le critère secondaire était le score OSATS (Objective Structured Assessment of Technical Skill), évaluant les compétences chirurgicales globales sur 35 points. L’année d’internat, le nombre de TLIF observées avant l’étude, la durée de la procédure, ainsi que le niveau de confiance et la satisfaction vis-à-vis de la formation randomisée ont été analysés.
Results : Quarante-deux internes ont été inclus (21 par groupe). Le groupe simulateur a obtenu de meilleurs scores à la checklist des étapes (32.7/38 vs. 28.8/38 ; p=0,01). Le score OSATS était légèrement supérieur dans le groupe simulateur sans différence significative (26,7/35 vs. 23,3/35 ; p=0,17). Le simulateur était particulièrement bénéfique pour les internes ayant vu peu de TLIF auparavant (N<15) et ceux non spécialisés en rachis. La satisfaction était significativement plus élevée dans le groupe simulateur.
Discussion : L'efficacité pédagogique du simulateur a été démontrée, particulièrement chez les internes peu exposés à cette technique. Sa simplicité graphique et son accessibilité n’ont pas compromis sa valeur pédagogique.
Conclusion : Ce simulateur de TLIF constitue un outil pédagogique efficace pour l’apprentissage des étapes chirurgicales, notamment pour les jeunes internes ou hors spécialités. Son accessibilité gratuite en ligne en fait une solution adaptée à la formation autonome à domicile.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Spine
ABSTRACT N° SOFCOT25-524
Du cadavre à la réalité virtuelle : Estimation de l’empreinte carbone de la simulation en chirurgie du rachis lombaire.
Léonard S. Chatelain* 1, Antonia Blanié2, Dan Benhamou2, Pierre Guigui1, Emmanuelle Ferrero1
1Orthopédie, Hôpital Européen Georges Pompidou, Paris, 2Anesthésie, Hôpital Bicêtre, Kremlin-Bicêtre, France
Introduction : Les risques, l’exigence opératoire et la diffusion croissante de techniques telles que l’endoscopie rendent l’entraînement crucial en chirurgie du rachis lombaire. Si de nombreuses études existent sur l’empreinte écologique des interventions, peu d’informations sont disponibles sur l’impact environnemental de la simulation chirurgicale. Cette étude a analysé l’empreinte carbone des principaux simulateurs utilisés pour la formation à la chirurgie du rachis lombaire par voie postérieure.
Material and methods : Cette étude a été menée à Paris, France en janvier 2025. Les simulateurs disponibles ont été identifiés à travers une recherche digitale exhaustive. Ils ont été regroupés en catégories physiques (os secs, impression 3D, simulateurs haute fidélité) et numériques (écran, Réalité Virtuelle (RV)). Les données environnementales disponibles sur les sites des fabricants ont été utilisées, et les simulateurs les plus transparents ont été sélectionnés pour représenter chaque catégorie. Pour les données manquantes, la méthodologie de l’Analyse du Cycle de Vie (ACV) a été utilisée en suivant la norme ISO 14040, avec le logiciel OpenLCA® (méthode Recipe 2016) et la base de données ELCD. En cas d’incertitude, les données ont été vérifiées avec la base de données Empreinte® (ADEME, France). L’empreinte carbone des simulateurs numériques a été rapportée à la durée de vie de l’appareil. Les cadavres ont été inclus comme référence, utilisant une étude environnementale sur la crémation de la ville de Paris. Les résultats ont été exprimés en kg CO2e.
Results : Les cadavres avaient l’empreinte carbone la plus élevée (244.0 kg CO2e), suivis des simulateurs haute fidélité (36.6 kg CO2e). Les modèles imprimés en 3D et les os secs Sawbones® avaient une empreinte similaire de 8.4 et 10.5 kg CO2e respectivement. Les simulateurs numériques sur écran et en RV avaient les empreintes les plus faibles avec 0.07 kg CO2e par simulation. La production des simulateurs et la stérilisation des instruments nécessaires à la simulation représentaient la majorité des émissions.
Discussion : Les simulateurs à faible empreinte carbone devraient être privilégiés pour les jeunes apprenants, notamment pour les gestes de base et les simulations répétées. L’entraînement virtuel est souvent perçu comme moins durable en raison de l’utilisation de terres rares. Cependant il s’avère en réalité plus écologique grâce à la possibilité de réaliser un nombre illimité de simulations et à l’absence de stérilisation des instruments. L’impression 3D permet d'imprimer uniquement ce qui est nécessaire pour la simulation, directement sur place.
La gestion des déchets, notamment plastiques, et le transport avaient un impact écologique moins important qu'attendu.
Conclusion : La Réalité Virtuelle et les imprimantes 3D semblent être le choix le plus durable. Les mannequins haute fidélité devraient être réservés aux sessions pour utilisateurs avancés, où leur réalisme est essentiel, notamment pour l’apprentissage en plein essor de l’endoscopie.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Spine
ABSTRACT N° SOFCOT25-668
Prise en charge des fractures sur rachis ankylosés : quel impact sur les complications ?
Daniel STARTUN* 1, Marc KHALIFE1, Mikael FINOCO1, Christian GARREAU DE LOUBRESSE1, Pierre GUIGUI1, Emmanuelle FERRERO1
1HEGP, Paris, France
Introduction : De nombreux articles traitent de la complexité du traitement des déformations du rachis chez les patients avec ankylose rachidienne, et notamment du grand nombre de complications potentielles. En revanche, bien que les fractures du rachis ne soient pas rares chez ces patients, très peu d’articles les ont analysées ou en ont décrit les complications. L’objectif de notre étude était ainsi d’analyser les complications survenant après traitement chirurgical des fractures sur rachis ankylosé.
Material and methods : Dans cette étude rétrospective monocentrique, tous les patients de plus de 50 ans opérés d’une fracture sur rachis ankylosé entre 2019 et 2022 ont été inclus. L’ankylose a été évaluée à l’aide des données diagnostiques figurant dans les dossiers des patients et par relecture des images scanner par deux observateurs indépendant expérimentés. Les données analysées regroupent le type de chirurgie effectuée, les complications neurologiques, mécaniques et septiques, le décès, ainsi que le délai de survenue de ces complications afin de procéder à des analyses de survie.
Results : Sur 755 patients opérés de fracture du rachis, 58 avaient plus de 50 ans et souffraient d'ankylose rachidienne. 20% des fractures intéressaient l'étage cervical, 67% le thoracique et 13% le lombaire. L’âge moyen était de 78 ans, avec 74% d’hommes. 23 patients (43%) étaient opérés à ciel ouvert, 31(57%) en percutané, avec 6+/-3 niveaux instrumentés.
14 patients (26%) ont eu au moins une complication : 5 (9%) un déficit neurologique, survenu en moyenne à 22j ; 8 (15%) une complication mécanique (faillite du matériel) survenue à 5mois+/-8 ; 8(15%) une infection du site opératoire survenue à 47+/-55j et 9(17%) ont eu des réinterventions. 10 (19%) sont décédés dans les 2 ans postopératoires dont la majorité dans les 3 premiers mois.
Chez les patients plus âgés, les complications mécaniques et le décès étaient plus fréquents (p=0.04). Le percutané semblait entraîner plus de complications mécaniques (19% VS 9%), tandis que les chirurgies à ciel ouvert semblaient présenter plus d’infections et de décès (17 vs 13% et 22 VS 16%) ; les montages thoraciques présentaient le plus de complications mécaniques (17%), septiques (19%) et de reprises (22%), sans que cela ne soit significatif.
Discussion : Il s’agit à notre connaissance de la cohorte la plus large sur la description des complications dans les fractures sur rachis ankylosé, permettant d’analyser quelles sont les options thérapeutiques les plus appropriées. Bien que monocentrique et de nature rétrospective, elle vient ajouter un large appui de données cliniques à un faisceau d'arguments empiriques déjà existants.
Conclusion : Les fractures sur rachis ankylosé entraînent des complications graves chez plus du quart des patients, allant jusqu’au décès chez près d'un patient sur 5, majoritairement dans les 3 premiers mois. La stratégie chirurgicale de prise en charge doit être choisie après une évaluation éclairée des risques auxquels expose chaque technique.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Spine
ABSTRACT N° SOFCOT25-309
Etude biomécanique des variations de transmission des contraintes mécaniques au rachis sus jacent à l’arthrodèse instrumentée, en fonction du type d’implant jonctionnel proximal : définition et application d’un protocole de mesure des pressions intervertébrales.
Elie Haddad* 1, 2, Kenza Baitiche1, Joel Monnatte3, Jean Geringer2, 3, Bruno Dohin1, 4
1Service de chirurgie pédiatrique, CHU de Saint-Etienne, 2Inserm U1059, SAINBIOSE, 3Ecole des Mines de Saint-Etienne, 4LIBM, Saint-Etienne, France
Introduction : Les études biomécaniques in vitro ou en éléments finis indiquent que l’utilisation d’implants moins rigides que les vis pédiculaires en proximal d’une instrumentation rachidienne longue pour corriger une scoliose, réduit le risque de cyphose jonctionnelle proximale (PJK) et améliore les résultats postopératoires. L’objectif de notre étude était d’identifier un modèle d’instrumentation qui assure le « soft landing » des contraintes mécaniques entre le rachis instrumenté et libre en mesurant les pressions intervertébrales antérieures. Il s'girait d'un facteur protecteur du PJK
Material and methods : Les segments T6-L1 de rachis cadavérique humain ont été prélevés et testés dans 3 groupes selon le type d’instrumentation T9-T12 bilatérale : Vis pédiculaire(VP) sur 4 étages (groupe1), 1 VP+1 Lien sous lamaire (LS) + 1Pince de crochet sur 2 étages (groupe 2), 2VP + 2LS (groupe3). Les mesures de pressions intervertébrales antérieures ont été enregistrées au niveau T8-T9 et T8-T7 à travers une fente de 1mm d’épaisseur en extra-discale (espace entre le disque intervertébrale et le plateau supérieur de la vertèbre sous-jacente) par un capteur plan piézo-électrique à taille adaptée . Pour chaque segment testé, les pressions étaient relevées avant et après instrumentation. La force appliquée était en compression axiale. Une précharge de 600N et une charge de 600N étaient appliquées 8 fois avant et après instrumentation pour assurer la répétabilité des mesures. Les valeurs ont été statistiquement comparées selon le t-test (p<0.05).
Results : Au total, 9 segments rachidiens ont été testés et 576 mesures ont été analysées. Dans le groupe 1, l’instrumentation a entrainé une augmentation de la pression en T7-T8(+35%, p=0.009) et en T8-T9(+82%, p=0.02) en précharge et respectivement +28% (p=0.008) et +33% (p=0.006) en charge. Dans le groupe 2, l’instrumentation a entrainé une augmentation de la pression en T7-T8(+4%,p=0.45) et en T8-T9((+40%,p=0.07) en précharge et respectivement +2% (p=0.26) et +3% (p=0.34) en charge. Dans le groupe 3, l’instrumentation a entrainé une augmentation de la pression en T7-T8(+5%, p=0.37) et en T8-T9(+27%, p=0.11) en précharge et une diminution de 6%(p=0.4) en T7-T8 alors qu’en T8-T9 il n’y a pas eu de variation des pressions (p=0.37) en charge.
Discussion : Dans les instrumentations rachidiennes, l’utilisation des vis pédiculaires au niveau proximal du montage entraine une augmentation des contraintes transmises au rachis libre sus-jacent. Les pinces de crochets ou les liens sous lamaires en proximal assurent le soft-landing de ces contraintes
Conclusion : Notre protocole répond aux besoins de l’étude en termes de fiabilité et de répétabilité des mesures. L’étude de la mobilité des segments adjacents à l’instrumentation devrait, en combinaison avec les résultats actuels, aider les chirurgiens du rachis à mieux choisir le type d’instrumentation proximale dans l’objectif de réduire le risque de PJK dans le traitement des scolioses.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Spine
ABSTRACT N° SOFCOT25-540
Optimiser l’investissement pédagogique en chirurgie du rachis : une analyse coût-efficacité.
Léonard S. Chatelain* 1, Antonia Blanié2, Dan Benhamou2, Pierre Guigui1, Emmanuelle Ferrero1
1Orthopédie, Hôpital Européen Georges Pompidou, Paris, 2Anesthésie, Hôpital Bicêtre, Kremlin-Bicêtre, France
Introduction : La simulation chirurgicale est devenue un pilier de la formation en chirurgie du rachis, permettant aux chirurgiens d’acquérir des compétences techniques en toute sécurité. Cependant, la rentabilité des simulateurs reste peu étudiée. La majorité des modèles commerciaux sont onéreux et n’ont pas fait l’objet de validation pédagogique, compliquant ainsi le choix des décideurs. Face à l’absence de cadre standardisé pour comparer leur rapport coût-efficacité, cette étude propose une méthode objective d’évaluation des simulateurs physiques en chirurgie du rachis.
Material and methods : Une recherche en ligne systématique a été réalisée pour identifier les simulateurs physiques dédiés à la chirurgie du rachis par voie postérieure. Les modèles pour imprimante 3D disponibles en ligne, les os secs et les mannequins haute fidélité disponibles dans le commerce ont été inclus. Les simulateurs virtuels, les modèles d’exposition et les simulateurs dont les prix étaient confidentiels ont été exclus. Une liste de 23 critères objectifs a été établie, chaque critère rapportant un point, le total reflétant le réalisme anatomique et les fonctionnalités techniques du simulateur. Le coût par simulation a été calculé en fonction du nombre de niveaux rachidiens disponibles, et un Ratio Coût-Efficacité (RCE) a ainsi été établi. Les valeurs aberrantes ont été identifiées à l’aide des scores Z. Une analyse comparative a été menée entre les simulateurs compatibles avec la chirurgie mini-invasive (MIS) et les autres.
Results : Vingt-huit simulateurs ont été analysés. Le nombre de points médian était de 6.5 (EI 9.0, 2.0–19.0), le coût médian par simulation de $19.10 (EI $26.13, $0.88–$558.20), et le RCE médian de 3.46 $/point (EI $3.71, $0.10–$31.01). Les modèles 3D imprimés étaient les plus abordables (<1 $/simulation), tandis que les simulateurs haute fidélité dépassaient 100 $/simulation. Deux modèles ont été identifiés comme des valeurs aberrantes en raison de coûts non justifiés par leurs caractéristiques. Les simulateurs MIS (25 %) obtenaient plus de points (p<0.001) mais étaient aussi plus coûteux (p=0.067).
Discussion : Cette étude a mis en évidence des écarts de prix significatifs entre les simulateurs, montrant qu’un prix élevé ne garantit pas nécessairement des caractéristiques plus avancées. L’analyse soulignait l’importance de définir clairement les objectifs de formation et le public visé avant d’investir dans des simulateurs coûteux. L’impression 3D apparaît comme une alternative économiquement viable pour l'apprentissage répété des gestes de base, particulièrement adaptée aux environnements à ressources limitées. Les mannequins haute-fidélités devraient être réservés à l'apprentissage de techniques avancées pour des chirurgiens déjà expérimentés.
Conclusion : Cette méthode d’évaluation objective apporte aux décideurs un outil pour comparer les simulateurs et optimiser les investissements. Elle met en lumière des modèles rentables et souligne l’intérêt de technologies comme l’impression 3D dans la formation chirurgicale.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Spine
ABSTRACT N° SOFCOT25-623
Trois paramètres cinématiques sont suffisants pour évaluer les limitations fonctionnelles chez les patients ayant une déformation rachidienne de l'adulte
Elio Mekhael* 1, Rami Rachkidi1, Nabil Nassim1, Maria Saadé1, Georges El Haddad1, Marc Boutros1, Maria Karam1, Maria Asmar1, Emmanuelle Wakim1, Mohamad Karam1, Abir Massaad1, Ismat Ghanem1, Ayman Assi1
1Université Saint-Joseph de Beyrouth, Beyrouth, Lebanon
Introduction : Recently, 3D gait analysis (3DGA) proved to predict QOL scores better than static radiographic evaluation in ASD. However, 3DGA provides multiple parameters that can be a burden to interpret by non-experts. A recent study showed that the most representative gait kinematics of ASD patients were the dynamic pelvic tilt (dPT), the forward projection of the head and thorax (dODHA) and walking step length (SL). The aim was to investigate if reducing 3DGA to these 3 parameters alone can still reflect deterioration of QOL scores in ASD.
Material and methods : 197 ASD patients and 143 controls underwent low-dose full-body biplanar Xrays with 3D skeletal reconstruction, full-body 3DGA during walking, and completed QOL questionnaires: SF36 with the physical and mental components (PCS&MCS), ODI, Beck's depression inventory (BDI) and VAS for pain. A random forest machine learning model was used to predict QOL scores in 3 simulations: (1) Xray parameters (spinopelvic and global alignment); (2) dPT, dODHA and SL; (3) Xray parameters and dPT, dODHA and SL (fig.1a). The prediction accuracy was evaluated using 10-fold cross-validation and compared between simulations. The same methodology was applied on a subset of ASD patients followed (6m to 2y) postoperatively.
Results : Simulations 1, 2 and 3 had a median accuracy of 81, 85 and 86%, resp. Simulations 2 and 3 had comparable accuracies of prediction for all QOL scores and higher predictions compared to Simulation 1 (i.e., accuracy for PCS=86±3 vs 90±2 and 91±3% for simulations 1,2 & 3 resp., p<0.05;fig.1b). Similar results were obtained for 23 postoperative ASD patients.
Conclusion : Head and pelvis kinematics and step length are sufficient to predict QOL scores, even postoperatively, with higher accuracies than classic spinopelvic and global alignment parameters. While the latter play an integrating role in the surgical planning of ASD patients, coupling radiographic to functional evaluation would be optimal to provide a complete assessment & postoperative follow-up. Future technologies should focus on capturing these 3 parameters alone to allow surgeons to easily access functional assessment, bypassing the complexity of the complete gait analysis process.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Spine
ABSTRACT N° SOFCOT25-782
Résultats fonctionnels suite à une chirurgie de canal lombaire étroit par techniques conventionnelles et endoscopiques. Une étude multicentrique comparative sur 652 malades .
Joseph Cristini* 1, Guillaume Lonjon2, Alexandre Dhenin2, Cecile Spirito2, Matthieu Vassal2, Aymeric Amelot3, Nicolas Pellet4, Jean-Etienne Castelain5, Mehdi Afathi6, Nicolas Lonjon7, Alexis Perez8, Stanislas Marouby9, Jonathan Lebhar10, Soufiane Ghailane5, Martin Dupuy8, Yann Sabah11, Jerome Delambre12, Paulo Marinho13, Youssef Ouammou13, Matthieu Campana5, Raphael Pietton14, Vincent Challier5, Jean Meyblum15, Alexis Perrin16, Pierre Hannequin17, Alice Darnis18
1Clinique Clairval, Marseille, 2Orthosud, Montpellier, 3CHU Tours, Tours, 4Clinique du dos, Bordeaux, 5Hopital prive du dos Francheville, Perigueux, 6Clinique St Charles, Lyon, 7CHU Montpellier, Montpellier, 8Clinique de l'union, Toulouse, 9CH de Narbonne, Narbonne, 10ILO rachis, Rennes, 11Clinique Oxford, Cannes, 12Institut du Rachis, Paris, 13Centre du rachis de la sauvegarde, Lyon, 14Hopital privé Jacques Cartier, Massy, 15Hopital privé d'eure et loire, Chartres, 16Hopital privé le blois, Lille, 17Clinique St Hillaire, Rouen, 18Clinique Charcot, Lyon, France
Introduction : L’endoscopie rachidienne dans le cadre d’une chirurgie de recalibrage lombaire semble donner un meilleur confort précoce pour le patient. Cependant peu d’études ont montré un intérêt à large échelle sur des résultats fonctionnelles et le taux de complications à moyen terme.
L’objectif de cette étude était de comparer les résultats fonctionnels (EVA et score ODI) et le taux de complication à moyen terme (3 mois postopératoire) de chirurgies de recalibrage lombaire réalisées soit par technique conventionnelle dite « Open » (tube ou écarteur autostatique), soit par technique endoscopique (mono ou bi-portale)
Material and methods : Nous avons inclus tous les patients pris en charge pour une chirurgie de recalibrage lombaire un niveau et sans arthrodèse, opérés entre septembre 2023 et décembre 2024. 25 chirurgiens ont participé à l’étude, répartis sur 17 centres. Pour les chirurgiens qui pratiquaient la chirurgie « Open » (n=16), celle-ci était acquise depuis en moyenne 11 ans. Pour les chirurgiens qui pratiquaient l’endoscopique (n=11), ils avaient tous commencé leur pratique récemment (2 ans).
Results : 652 patients ont été inclus (âge moyen : 69 ans, 49% de femmes, scores préopératoires moyens : ODI 40%, EVA lombaire 6.6 et EVA radiculaire 7).
276 patients ont été traités par une chirurgie « open » et 376 par endoscopie (39 monoportales et 337 biportales). Les patients étaient similaires sur les données préopératoires.
A moyen terme, il n’y a pas de différence entre les 2 groupes sur l’amélioration : du score Oswestry (-20 dans le groupe « open » vs – 17 dans le groupe endoscopie, p=0,07), des douleurs lombaires ( - 3,1 dans le groupe « open » vs – 2,8 dans le groupe endoscopie, p= 0,41) et des douleurs radiculaires ( - 3,7 dans les 2 groupes, p =0,81 ).
Il n’a pas été retrouvé de différence significative pour les complications per-opératoires avec notamment 4% de brèche pour le groupe « open » vs 6,7% en endoscopie, (p=0,19). En postopératoire, le nombre d’infection du site opératoire est nul dans le groupe endoscopie, et de 2,2% dans le groupe « open ». Cette différence est statistiquement significative (p=0,006). Il n’y avait pas de différence en termes de réintervention sur les 3 mois quel que soit le motif (3 réinterventions dans le groupe open vs 1 en endo, p=0,49). Dans le groupe endoscopie il y’a eu une seule conversion un open.
Discussion :
Conclusion : La technique endoscopique ne montre pas de différence sur les scores fonctionnels cependant on note une amélioration du risque infectieux avec une absence de problème septique sur 376 patients.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Spine
ABSTRACT N° SOFCOT25-756
Etude de l’incidence des brèches durales sur une cohorte de près de 1700 patients opérés d’une pathologie lombaire dégénérative par endoscopie unilatérale biportale
Joseph Cristini1, 2, Alexandre Dhenin3, Jonathan Lebhar4, Françoix-Xavier Ferracci2, Matthieu Vassal3, Nicolas Pellet5, Guillaume Lonjon* 3
1Hopital Privé Clairval, 2Clinique Monticelli-Vélodrome, Marseille, 3Clinique St Jean, Montpellier, 4ILO Rachis, Rennes, 5Clinique du dos Bordeaux Terrefort, Bordeaux, France
Introduction : La brèche durale accidentelle est une complication peropératoire d’intérêt majeur en chirurgie lombaire, d’incidence comprise entre 2 et 10% selon les séries et pouvant entraîner des complications graves (reprises chirurgicale et infection).
Le développement des techniques endoscopiques, telle que l'endoscopie biportale (UBE), ne semble pas forcément diminuer l’incidence des brèches durales mais ses conséquences (absence de symptômes en postopératoire immédiat et absence d’écoulement de LCR à distance pouvant entraîner une reprise chirurgicale).
Cette étude a pour objectif d’étudier en détail l’incidence et les conséquences des brèches durales survenues au cours d'une chirurgie lombaire de décompression endoscopique biportale.
Material and methods : Une cohorte rétrospective a été menée sur tous les patients opérés du rachis lombaire en UBE entre mars 2022 et décembre 2024 dans 5 centres spécialisés en chirurgie du rachis, et dès le début de la pratique de l’UBE par les 7 chirurgiens participant à l’étude. Les données démographiques et opératoires ont été récoltées, ainsi que les données de reprise chirurgicale jusqu’à 3 mois après l’opération.
Results : 1693 patients ont été inclus dans l’étude, pour un total de 1762 chirurgies pratiquées sous UBE (69 patients ayant été opérés 2 fois). 102 brèches durales ont été observées au total (5,8%).
38 brèches ont été observées dans le cadre d’une chirurgie de cure de hernie discale (3,9% des hernies discales canalaires, 0% des hernies discales extraforaminales) et 64 autres dans le cadre d’une chirurgie de décompression lombaire pour sténose canalaire (9,3%).
Trois de ces brèches durales ont nécessité une conversion peropératoire en voie ouverte pour être suturées, toutes les autres ont pu être traitées par patchs de Tachosil. Deux patients ont présenté une agitation au réveil pouvant être en lien avec une hyperpression intradurale, mais n’ont pas eu de séquelle de cette complication.
Si la durée opératoire était rallongée de 17 min en cas de brèche (p<0.001), la durée moyenne de séjour n'était que peu augmentée (1,4 jours vs 1,6 en cas de brèche, p=0.006). Tous les patients avec brèches ont été levés sans symptômes le jour même de la chirurgie. A noter qu’aucun patient avec brèche n’a nécessité de reprise chirurgicale pour fuite de LCR.
Nous avons également réalisé une analyse en sous-groupe en comparant les 50 premières chirurgies de chaque chirurgien, avec ses 50 chirurgies les plus récentes : 8,5% d’incidence en début de pratique vs 5,2% en pratique avancée (p=0.147).
Discussion : Cette cohorte nationale de grande envergure documente l’incidence de brèches durales en chirurgie UBE (5,8%) et confirme la sécurité de la technique, même en début d’apprentissage. A noter que le taux de brèches durales en routine tend à diminuer avec l’expérience des chirurgiens.
Conclusion : Bien que le risque de brèche reste présent, la gestion simple de la brèche et l’absence de complication sont des arguments en faveur de l’endoscopie.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Spine
ABSTRACT N° SOFCOT25-757
L’endoscopie biportale unilatérale (UBE) dans la pathologie dégénérative lombaire : un outil efficace pour réduire le risque infectieux ? Résultats d’une cohorte multicentrique de 1600 cas
Aurore Sellier1, Joseph Cristini2, 3, Alexandre Dhenin4, Matthieu Vassal4, Jonathan Lebhar5, Nicolas Pellet6, François Lechanoine7, Guillaume Lonjon* 4
1HPTH St Jean, Toulon, 2Hopital Privé Clairval, 3Clinique Monticelli-Vélodrome, Marseille, 4Clinique St Jean, Montpellier, 5ILO Rachis, Rennes, 6Clinique du dos Bordeaux Terrefort, Bordeaux, France, 7Maria Cecilia Hospital, Cotignola, Italy
Introduction : Les infections du site opératoire (ISO) constituent une complication majeure en chirurgie rachidienne, avec des taux rapportés variant de 0,2 % à 16,1 % selon le type de procédure et les facteurs de risque associés. En ce qui concerne les chirurgies rachidiennes non instrumentées, l’incidence rapportée des ISO varie entre 0,1 % et 2 %.
L’endoscopie biportale unilatérale (UBE) suscite un intérêt croissant en raison de son approche mini-invasive, qui pourrait contribuer à une réduction du risque infectieux en limitant le traumatisme tissulaire, en réduisant les pertes sanguines et en intégrant un lavage continu par irrigation saline. Cependant, l’incidence réelle des ISO après UBE reste méconnue.
L’objectif de cette étude est d’évaluer l’incidence des ISO précoces après chirurgie par UBE pour pathologie dégénérative rachidienne.
Material and methods : Nous avons mené une étude multicentrique rétrospective incluant tous les patients consécutifs ayant bénéficié d’une chirurgie UBE pour pathologie dégénérative rachidienne entre janvier 2022 et janvier 2025 dans quatre centres spécialisés en chirurgie du rachis. Les données ont été collectées prospectivement, incluant les caractéristiques des patients, les comorbidités, les caractéristiques chirurgicales, les résultats postopératoires et les complications post-opératoires. L’incidence des ISO précoces, définie selon les critères du CDC, a été évaluée à trois mois postopératoire.
Results : 1601 patients ont été inclus. Aucun cas d’ISO n’a été observé à ce jour, malgré l'inclusion des patients porteurs de facteurs de risque tels que le diabète, le tabagisme et l’âge avancé.
Discussion : Ces résultats préliminaires montrent une absence d’ISO après chirurgie par endoscopie biportale pour pathologies rachidiennes dégénératives, y compris chez des patients à risque. L’UBE semble être une approche prometteuse pour limiter le risque infectieux, notamment grâce au rôle de l’irrigation continue peropératoire.
Conclusion : Cette large cohorte nationale de 1601 patients suggère un risque infectieux quasi nul en UBE. Cette étude préliminaire doit se poursuivre avec un suivi prolongé jusqu’à un an afin d’évaluer l’incidence des infections tardives et de confirmer ces observations.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Comment atteindre les sommets ? Les leçons d’un alpiniste
Patrick Gabarrou, conférencier d'honneur
Présentation de la Nation invitée
Nguyen Manh Khanh, président VOA
Remise des médailles des membres d'honneurs
Remise des prix
Comment la réparation du sous-scapulaire affecte-t-elle la fonction articulaire ? A propos d’une étude biomécanique utilisant une prothèse totale inversée d’épaule « intelligente »
Orateur(s) : Alexandre Caubere (Toulon)08h00 / 08h08Alexandre CAUBERE (Toulon FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-239
Comment la réparation du sous-scapulaire affecte-t-elle la fonction articulaire ?
A propos d’une étude biomécanique utilisant une prothèse totale inversée d’épaule « intelligente »
Alexandre Caubere* 1, Stella Rutigliano2, Samuel Bourdon2, John Erickson3, Moreno Morelli4, Moby Parsons5, Lionel Neyton6, Marc-Olivier Gauci7
1HIA Sainte-Anne, Toulon, France, 2Statera Medical Inc, Montreal, Canada, 3Overlook Medical Center, Summit, United States, 4St Mary's Hospital, Montreal, Canada, 5The knee, hip and shoulder center, New Hampshire, United States, 6Hôpital Privé Jean Mermoz, Lyon, 7CHU Pasteur 2, Nice, France
Introduction : La réparation du tendon du muscle sous-scapulaire lors de la réalisation de Prothèse Totale d’Epaule Inversée (PTEI) fait toujours l'objet de débats quant à son effet sur la biomécanique et les résultats cliniques. Cette étude visait à évaluer l'influence de cette réparation sur les contraintes intra-articulaires en fonction de l'offset huméral et de la position du bras. Nous avons émis l'hypothèse que la réparation du tendon du sous-scapulaire améliorerait l'effet de l’offset huméral sur le recentrage des contraintes intra-articulaires, quelle que soit la position du bras.
Material and methods : Une PTEI équipée d'un système de pression sur le versant huméral (Goldilocks, Statera Medical, Montréal, Canada) a été posée sur 2 épaules cadavériques fraîchement congelées, corps entier. Les contraintes gléno-humérales (Newtons) et la direction de la force résultante appliquée à l'implant ont été enregistrées dans quatre positions standards (rotation externe, extension, abduction, flexion) et dans trois positions dites « complexes » de la vie quotidienne (("behind back", "overhead reach" et "cross body"). Pour chaque position, l'épaisseur de l’implant humérale a été augmentée en continu de 0 à 6 mm. La première partie des tests a consisté à prendre ces mesures avec le tendon sous-scapulaire réparé. Une fois toutes les mesures effectuées, le tendon a été détaché et les mêmes mesures ont été répétées dans le même ordre. La charge ainsi que sa position sur l’implant ont été mesurées à l'aide de la distance radiale du centroïde de la force (|r|)
Results : Les mesures ont montré une bonne répétabilité avec un coefficient de corrélation (ICC) supérieur à 0,9 pour toutes les positions. L'augmentation de l'épaisseur de l'implant huméral de 0 à 6 mm, sans réparation du sous-scapulaire, a entraîné un recentrage des contraintes sur la cupule humérale pour plusieurs positions, sauf pour l'abduction à 60° (|r|0mm = 1 VS |r|6mm = 0. 9 ; p=0,570), le “cross body” (|r|0mm= 0,7 VS |r|6mm = 0,5 ; p=0,413) et “overhead reach” (|r|0mm = 1 VS |r|6mm = 0,9 ; p=0,284). La réparation du sous-scapulaire a amélioré cet effet de recentrage pour toutes les positions, avec une influence particulièrement significative sur l'abduction à 60°, et les positions « behind back » et « overhead reach » (|r|6mm= 0,2 VS 0,9 , p<0,001). La réparation du sous-scapulaire a également augmenté de manière significative les contraintes intra-articulaires pour ces positions lorsque la latéralisation humérale était à son maximum (6 mm).
Discussion : Cette étude confirme que le tendon du sous-scapulaire joue probablement un rôle important dans la répartition des contraintes intra-articulaires d’une PTEI.
Conclusion : Il a un impact biomécanique sur la stabilisation d’une PTEI selon les positions du bras.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Évolution des tendances de planification 3D et de navigation en arthroplastie de l’épaule : Analyse de 66 199 cas sur 8 ans
Orateur(s) : François Boux De Casson (Meylan)08h08 / 08h16François BOUX DE CASSON (Meylan FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-305
Évolution des tendances de planification 3D et de navigation en arthroplastie de l’épaule : Analyse de 66 199 cas sur 8 ans
François Boux De Casson* 1, Laurent Angibaud2, Sandrine Polakovic1, Amaury Jung1, Josie Elwell2
1R&D, BlueOrtho, Meylan, France, 2R&D, Exactech, Gainesville, United States
Introduction : La planification préopératoire 3D est désormais largement utilisée en arthroplastie de l’épaule, que la navigation soit employée ou non. Cependant, il n’y a pas de consensus concernant la planification optimale pour un cas donné en termes de choix d’implant, de son positionnement et de correction des déformations. Cette étude analysait les tendances de planification sur une période de 8 ans afin d’identifier :
1. Une hiérarchie des facteurs influençant la prise de décision en planification préopératoire;
2. L’évolution éventuelle de cette hiérarchie au fil du temps.
Material and methods : Une analyse rétrospective des dossiers collectés prospectivement via un même système de planification et de navigation (Equinoxe Exactech GPS, Blue-Ortho) a été réalisée. Toutes les planifications ont été incluses.
Les tendances suivantes ont été étudiées :
- Planification anatomique (aTSA) uniquement, inversée (rTSA) uniquement, ou des deux procédures.
- Recours ou non à la navigation.
- Si les deux procédures étaient planifiées, identification des critères influençant le choix de la procédure naviguée.
- Version/inclinaison résiduelles acceptées et degrés de correction appliqués.
Results : 66199 cas planifiés ont été inclus, réalisés par 1860 chirurgiens : 5649 planifications anatomiques, 48815 en procédure inversée et 11735 avec planification des deux procédures. Parmi les aTSA planifiées, 52,4 % ont été naviguées : 97,6 % en aTSA et 2,4 % en rTSA. Parmi les rTSA planifiées, 57,5 % ont été naviguées : 99,7 % en rTSA et 0,3 % en aTSA. Parmi les 11735 cas avec double planification, 69,2 % ont été navigués : 53,6 % en aTSA et 46,4 % en rTSA. Dans ce dernier groupe, l’âge des patients était plus bas pour l’aTSA (64,7 vs 69,9 ans, p<0,001), la rétroversion glénoïdienne native légèrement plus élevée (12,1° vs 11,9°, p<0,001) et l’inclinaison glénoïdienne native légèrement plus basse (-0,8° vs 0,1°, p<0,001).
En aTSA, de 2017 à 2024, l’inclinaison résiduelle moyenne est restée stable autour de 1,0°. La correction d’inclinaison a augmenté jusqu’à 3,8° en 2019 avant de redescendre à 0,9° en 2024. La rétroversion résiduelle est restée stable autour de 3,8°, tandis que la correction de rétroversion a diminué de 9,1° à 6,6°.
En rTSA, l’inclinaison résiduelle est restée stable autour de -0,1°, mais la correction a diminué de 10,8° à 9,0°. La rétroversion planifiée a chuté de 3,5° à 2,9°, tandis que la correction de rétroversion est passée de 7,1° à 6,2°.
Discussion : Pour l’aTSA et la rTSA, un peu plus de la moitié des cas planifiés sont navigués, avec un respect majoritaire de la procédure planifiée. Lorsqu’un chirurgien planifie à la fois une aTSA et une rTSA, il est plus enclin à naviguer le cas, et plutôt en aTSA. Dans ces situations, le diagnostic est déterminant, mais l’âge du patient semble également influencer le choix, les plus jeunes étant orientés vers l’aTSA.
Conclusion : L’utilisation d’implants augmentés permet aux chirurgiens de maintenir des angles résiduels stables tout en corrigeant des déformations majeures.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Arthroplastie totale d’épaule assistée par ordinateur : Impact de l’expérience et de l’anatomie sur la performance chirurgicale peropératoire – Analyse de 40 000 cas sur 8 ans
Orateur(s) : François Boux De Casson (Meylan)08h16 / 08h24François BOUX DE CASSON (Meylan FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-487
Arthroplastie totale d’épaule assistée par ordinateur : Impact de l’expérience et de l’anatomie sur la performance chirurgicale peropératoire – Analyse de 40 000 cas sur 8 ans
François Boux De Casson* 1, Laurent Angibaud2, Sandrine Polakovic1, Amaury Jung1, Josie Elwell2
1R&D, BlueOrtho, Meylan, France, 2R&D, Exactech, Gainesville, United States
Introduction : La navigation en PTE est utilisée depuis 8 ans et semble améliorer les résultats cliniques. Toutefois, la performance peropératoire de ces systèmes n’a pas été étudiée en détail. Cette étude analyse les données accumulées pour évaluer rétrospectivement le temps consacré aux phases de recalage et de navigation, ainsi que l’évolution de ces durées et les facteurs les influençant.
Material and methods : Tous les cas navigués via un unique système (Equinoxe Exactech GPS, Blue-Ortho) ont été inclus et analysés rétrospectivement. Pour chaque cas, les temps de recalage et de navigation ont été calculés.
L’impact des facteurs suivants a été évalué :
- Type de procédure (aTSA ou rTSA)
- Rétroversion native (> ou < 20°)
- Inclinaison glénoïdienne (inf. ou sup.)
- Volume opératoire annuel du chirurgien (<10, Faible, 10 à 50, Moyen, >50, Haut)
Results : Au total, 40 117 cas réalisés par 1248 chirurgiens ont été analysés, incluant 7750 aTSA et 32367 rTSA.
Temps moyen d’enregistrement : 3:26±2:43 min.
Temps moyen de navigation : 14:36±9:24 min.
Pas de différence de temps de recalage entre aTSA et rTSA (p=0,699). La navigation était plus rapide pour l’aTSA (10:01±7:24 min) que pour la rTSA (15:42±9:30 min, p<0,001).
Une rétroversion glénoïdienne >20° ralentissait le recalage : aTSA (3:43 vs 3:19 min, p<0,001), rTSA (3:35 vs 3:25 min, p<0,001) et la navigation : aTSA (12:08 vs 9:37 min, p<0,001), rTSA (19:26 vs 15:07 min, p<0,001).
Une inclinaison inférieure ralentissait également le recalage : aTSA (3:26 vs 3:18 min, p=0,002), rTSA (3:31 vs 3:24 min, p<0,001) et la navigation : aTSA (10:30 vs 9:26 min, p<0,001), rTSA (16:17 vs 15:21 min, p<0,001).
L’expérience du chirurgien influençait significativement la performance : recalage haut volume 38 sec plus rapide que volume moyen, 2:29 min plus rapide que faible volume. Navigation : haut volume 3:59 min plus rapide que volume moyen, 10:21 min plus rapide que faible volume.
Évolution des performances entre 2017 et 2024 : Temps de recalage réduit : de 4:30 à 2:36 min (aTSA), de 4:46 à 2:59 min (rTSA). Temps de navigation : allongé de 7:52 à 10:11 min (aTSA), réduit de 18:04 à 14:31 min (rTSA).
Discussion : L’analyse de plusieurs dizaines de milliers de TSA naviguées montre que, pour aTSA comme pour rTSA, une forte rétroversion ou une inclinaison inférieure ralentit la navigation. Si ces résultats étaient attendus, l'étude permet de quantifier précisément cette influence et montre que si un volume opératoire annuel élevé améliore les performances, tous les profils de chirurgiens gagnent en efficacité sur la période.
Conclusion : Cette étude quantifie les performances peropératoires des deux phases de la navigation. Si l’anatomie glénoïdienne complexe et le manque d’expérience ralentissent le processus de guidage, l’apprentissage, le développement d’une culture de la navigation et l’optimisation des protocoles permettent d’améliorer la performance. La navigation réduit la variabilité inter-opérateurs, y compris pour les chirurgiens à faible volume.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Les chirurgiens peuvent-ils prédire la distance de compensation nécessaire pour corriger l'inclinaison glénoïdienne lors d’une prothèse totale inversée de l’épaule ?
Orateur(s) : Mark Mouchantaf (Haguenau)08h24 / 08h32Mark MOUCHANTAF (Haguenau FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-593
Les chirurgiens peuvent-ils prédire la distance de compensation nécessaire pour corriger l'inclinaison glénoïdienne lors d’une prothèse totale inversée de l’épaule ?
Mark Mouchantaf* 1, Gregorio Secci2, Manon Biegun2, Mikael Chelli2, Philipp Schippers2, Pascal Boileau2
1Chirurgie Orthopedique, CH Haguenau, Haguenau, 2Chirurgie Orthopedique, ICR - Institut de Chirurgie Réparatrice, Locomoteur & Sports, Nice, France
Introduction : La correction de l’inclinaison glénoïdienne supérieure lors d’une prothèse totale inversée de l’épaule (PTEI) avec un angle RSA neutre (angle RSA = 0°) est essentielle pour optimiser les résultats et éviter les complications. Cette étude visait à évaluer la distance de compensation (DC) nécessaire pour corriger l’angle RSA sans médialisation. Notre hypothèse est que la mesure de l'angle RSA pourrait constituer une méthode simple et efficace pour estimer l’érosion osseuse supérieure de la glène et prédire la DC requise afin d'obtenir une inclinaison neutre de la métaglène lors d’une RSA.
Material and methods : Nous avons analysé 101 scanners préopératoires de 101 patients consécutifs (âge moyen 76 ± 9 ans) opérés d’une PTEI pour omarthrose excentrée (n = 84) ou rupture massive de la coiffe des rotateurs (n = 17). À l'aide d'un logiciel de planification 3D validé, la métaglène a été positionnée tangentiellement au rebord inférieur de la glène (position 6 heures) et ajustée pour obtenir une inclinaison neutre (angle RSA = 0°). Les distances de compensation (c'est-à-dire la distance entre la face postérieure de la métaglène et la glène native) ont été mesurées à deux niveaux : au bord supérieur de la métaglène (DCS = distance de compensation supérieure) et au centre de la base (DCC = distance de compensation centrale). Des modèles de régression univariés ont été utilisés pour analyser les relations entre l’angle RSA, l’inclinaison glénoïdienne et les distances de compensation. Les DC prédits pour des angles RSA spécifiques ont également été calculés.
Results : L’inclinaison glénoïdienne globale moyenne était de 9° ± 6° (intervalle : 0–27°), et l’angle RSA moyen était de 15° ± 5,6° (intervalle : 4–28°). Une forte corrélation linéaire a été observée entre l’angle RSA et les distances de compensation : plus l’angle RSA était élevé, plus la DC était importante. La DCC présentait un coefficient de corrélation (ρ) de 0,83 (R² = 0,688 ; p < 0,001), tandis que la DCS montrait une corrélation encore plus forte avec ρ = 0,93 (R² = 0,874 ; p < 0,001). L’analyse par sous-groupes n’a révélé aucune différence statistiquement significative entre les diamètres de la métaglène (25 mm vs. 29 mm) dans leur relation avec l’angle RSA (termes d'interaction : p = 0,291 pour DCC et p = 0,500 pour DCS). Les modèles de régression ont montré que la DCS correspond approximativement à la moitié de l’angle RSA : 5 mm pour 10°, 7,5 mm pour 15°, 10 mm pour 20° et 12,5 mm pour 25°.
Conclusion : En mesurant l’angle RSA, les chirurgiens peuvent estimer la DCS et la DCC, c’est-à-dire l’épaisseur de greffe osseuse ou d’augmentation métallique nécessaire pour obtenir une inclinaison neutre de la métaglène sans médialisation. La valeur de la DCS est approximativement égale à la moitié de l’angle RSA et est indépendante du diamètre de la base glénoïdienne (25 mm vs 29 mm).
Conflits d’intérêts :
M. Mouchantaf: Pas de conflit déclaré ,
G. Secci: Pas de conflit déclaré ,
M. Biegun: Pas de conflit déclaré ,
M. Chelli: Pas de conflit déclaré ,
P. Schippers: Pas de conflit déclaré ,
P. Boileau Consultancy, Expert: Stryker, Smith and Nephew
Guides personnalisés pour le positionnement de l'implant glénoïdien dans l'arthroplastie totale anatomique de l'épaule : Y a-t-il un bénéfice à long terme ?
Orateur(s) : Nahel Millet ()08h32 / 08h40Nahel MILLET (Nice )Afficher abstract
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-684
Guides personnalisés pour le positionnement de l'implant glénoïdien dans l'arthroplastie totale anatomique de l'épaule : Y a-t-il un bénéfice à long terme ?
Nahel Millet* 1, Edoardo GIOVANNETTI DE SANCTIS1, Nicolas BRONSARD1, Jean-François GONZALEZ1, Marc-Olivier GAUCI1, 2
1Service de chirurgie orthopédique, Institut universitaire locomoteur et du sport (iULS), CHU de Nice, 2Laboratoire de recherche ICARE - Université Côté d'Azur, Nice, France
Introduction : L'utilisation de guides spécifiques pour l'arthroplastie totale d'épaule anatomique s'est développée depuis les années 2010, améliorant la précision du positionnement de l'implant glénoïdien. Cependant, leurs avantages cliniques à long n'ont pas encore été prouvés. L’objectif est de comparer les résultats cliniques et radiographiques à long terme de deux groupes de TSA, avec ou sans l'utilisation d'une instrumentation spécifique au patient (PSI).
Material and methods : Une étude rétrospective cas-témoins a été réalisée, incluant des patients opérés d'une aTSA en 2014 à 10 ans de suivi minimum, divisés en deux groupes selon en l'utilisation d'un PSI (groupe PSI vs. No-PSI) généré par Glenosys (Imascap, Plouzané, France) pour positionner un implant glénoïdien à quille cimentée Tornier. Trente-sept patients ont été inclus (16 TSA avec PSI et 21 avec une instrumentation standard). L'âge moyen au moment de l'opération était de 71±5,93ans (25 femmes/12 hommes) et le suivi moyen était de 123±8,1mois.
Nous avons recueilli les résultats cliniques préopératoires et au dernier suivi: élévation antérieure active (EAA), abduction (Abd), rotation externe (RE), rotation interne (RI), score de Constant-Murley (SCM), échelle visuelle analogique (EVA) et subjective shoulder value (SSV).
Sur les radiographies à 10ans, nous avons évalué les lignes radiotransparentes autour de l'implant glénoïdien selon le score de Molé (sur 18points).
Results : Un patient a bénéficié d’une révision dans le groupe PSI.
Aucune différence significative n’est retrouvée dans les mobilités postopératoires au dernier suivi entre les deux groupes : EAA (162±12°vs 153±21°, p=0,236), Abd (130±25°vs 119±21°, p=0,124) RE (53±14°vs 53±18, p=0,935), RI (7±3vs 7±2, p=0,769), de même pour le SSV (91±12% vs 83±19%, p=0.209), l’EVA (1±1 vs 2±2, p=0.15), et le score de Molé (2±3pts vs 4±6pts, p=0,118).
Une différence a été retrouvée concernant le SCM (PSI-group : 85±10pts vs 77±12pts, p=0.047).
Conclusion : Les PSI ont démontré leur utilité en améliorant la précision et la reproductibilité du positionnement de l'implant. Cependant, aucun impact significatif sur les résultats des patients n'a été observé au-delà de 10 ans hormis sur le Score de Constant en faveur de l’utilisation des guides personnalisés, mais de nouvelles études sont nécessaires pour le confirmer. Les deux groupes ont obtenu des résultats cliniques acceptables et le PSI n'a pas conduit à des résultats cliniques à long terme significativement meilleurs, à un taux moindre de révision ou de lignes radiotransparentes. Par conséquent, le coût supplémentaire dû à l'utilisation des PSI justifie une réévaluation prudente.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Optimisation du point d'entrée glénoïdien des prothèses inversées à l'aide de la planification pré-opératoire, analyse de 306 cas.
Orateur(s) : Rémi Charvet (Grenoble)08h40 / 08h48Rémi CHARVET (Grenoble FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-978
Optimisation du point d'entrée glénoïdien des prothèses inversées à l'aide de la planification pré-opératoire, analyse de 306 cas.
Rémi Charvet* 1, Claire Dagallier1
1Clinique Belledonne, Grenoble, France
Introduction : La technique chirurgicale de la prothèse totale d'épaule inversée a été décrite il y a de nombreuses années selon des grands principes qui restent essentiels mais qui peuvent être améliorés par des technologies telles que la planification. Le point d’entrée glénoïdien constitue la première étape essentielle dans la préparation de la glène et le bon positionnement de la métaglène.
Material and methods : L'étude est rétrospective monocentrique sur 306 patients, sur une durée de 7 ans et 2 mois (janvier 2018 à mars 2025). La proportion de métaglènes augmentées est de 89%.
L'analyse est uniquement mathématique, les mesures ont été effectuées à l’aide du logiciel de planification version 2.2 de la société Blue Ortho (Exactech). La précision est de l’ordre du millimètre.
Deux positions du point d’entrée sont relevées : selon la méthode conventionnelle en se repérant à la surface de la glène ; et selon le planning prenant en compte l’anatomie 3D de la glène et du col de la scapula.
Sur l’axe horizontal, il a été comparé le point conventionnel à mi-distance antéropostérieure versus le point validé du planning.
Sur l’axe vertical, il a été comparé le point conventionnel correspondant à l’application de l’implant (simulant la position du guide) au ras de la partie inférieure de la glène (« flush ») versus le point validé du planning.
Results : Sur l’axe horizontal, le point d'entrée glénoïdien dévie de plus de 3 mm par rapport aux repères classiques dans 34% des cas avec une moyenne de 1,4 mm en antérieur pour des extrêmes de – 11 mm à + 6 mm.
Sur l’axe vertical, le point d'entrée glénoïdien dévie de plus de 3 mm par rapport aux repères classiques dans 41% des cas avec une moyenne de 2,3 mm en inférieur pour des extrêmes de – 6 mm à + 5 mm.
Une effraction corticale au niveau du col de la scapula est relevée dans 22% des cas avec la méthode conventionnelle de repérage.
Discussion : La planification augmente la précision et permet d’éviter un risque de conflit ou de fragilisation osseuse.
Si les valeurs moyennes globales paraissent faibles, les écarts individuels sont plus importants et peuvent représenter jusqu’à 20% d’erreur rapportés à la taille de la glène.
Une des limites est le design particulier de la métaglène impliquant sur l’axe vertical une comparaison uniquement avec des implants similaires. D’autre part, seules les considérations de positionnement par rapport à la glène sont prises en compte en excluant les analyses d’amplitudes attendues ou de risque de conflit avec les parties molles.
Conclusion : Cette étude met en évidence l'intérêt d'utiliser la planification y compris pour des cas standard. Elle devra être poursuivie avec l'inclusion d'autres centres. La corrélation avec les résultats cliniques sera indispensable dans les prochaines années avec l'utilisation de la data à grande échelle.
Conflits d’intérêts :
R. Charvet Consultancy, Expert: Exactech, Stryker, Smith Nephew, Trainings, Teaching: Exactech, Stryker, Smith Nephew, Invitation to national or international congresses: Exactech,
C. Dagallier: Pas de conflit déclaré
Registre RENACOT : les prothèses d’épaule
Orateur(s) : Stephane Boisgard (Clermont Ferrand )11h00 / 11h05Stephane BOISGARD (Clermont Ferrand FRANCE)
Données et IA : de la collecte à l'analyse
Orateur(s) : Mikaël Chelli (Nice)11h05 / 11h10Mikaël CHELLI (Nice FRANCE)
CRO, données structurées / non structurées
Orateur(s) : Jules Descamps (Paris)11h10 / 11h15Jules DESCAMPS (Paris FRANCE)
Données et publications : OTSR
Orateur(s) : Henri Migaud (Lille), Philippe Clavert (Strasbourg)11h15 / 11h20Henri MIGAUD (Lille FRANCE), Philippe CLAVERT (Strasbourg FRANCE)
Bases de données ouvertes
Orateur(s) : Jean-Baptiste Masson (Lyon)11h20 / 11h25Jean-Baptiste MASSON (Lyon FRANCE)
Planification : modèles et référentiels
Orateur(s) : Marc-Olivier Gauci (Nice)11h25 / 11h30Marc-Olivier GAUCI (Nice FRANCE)
Comment la planification nous a fait changer d'avis ?
Orateur(s) : Arnaud WALCH (Lyon)11h30 / 11h35Arnaud WALCH (Lyon FRANCE)
Angles et limites : intérêt d'une approche dynamique des conflits
Orateur(s) : Gregory Cunningham (SUISSE)11h35 / 11h40Gregory CUNNINGHAM (Genève SUISSE)
Mobilité après prothèses d’épaule : de la prédiction virtuelle à la réalité clinique
Orateur(s) : Rémi Charvet (Grenoble)11h40 / 11h45Rémi CHARVET (Grenoble FRANCE)
De la scapula prémorbide à l'opération SCOPE
Orateur(s) : Jean-David Werthel (Boulogne-Billancourt)11h45 / 11h50Jean-David WERTHEL (Boulogne-Billancourt FRANCE)
Guides patient-spécifique à la glène : quel intérêt en 2025 ?
Orateur(s) : Edoardo GIOVANNETTI DE SANCTIS (Nice)11h50 / 11h55Edoardo GIOVANNETTI DE SANCTIS (Nice FRANCE)
Guides patient-spécifique à l'humérus
Orateur(s) : Gregory Cunningham (SUISSE)11h55 / 12h00Gregory CUNNINGHAM (Genève SUISSE)
Réalité mixte haute définition
Orateur(s) : Geoffroy Nourissat (Paris)12h00 / 12h05Geoffroy NOURISSAT (Paris FRANCE)
Réalité augmentée et guidage peropératoire
Orateur(s) : Gregory Cunningham (SUISSE)12h05 / 12h10Gregory CUNNINGHAM (Genève SUISSE)
Navigation en chirurgie de l'épaule
Orateur(s) : Bertrand Coulet (Montpellier)12h10 / 12h15Bertrand COULET (Montpellier FRANCE)
IA et arthroscopie
Orateur(s) : Julien Berhouet (Chambray Les Tours)12h15 / 12h20Julien BERHOUET (Chambray Les Tours FRANCE)
Prothèses connectées : comprendre les tissus mous
Orateur(s) : Alexandre Caubere (Toulon)12h20 / 12h25Alexandre CAUBERE (Toulon FRANCE)
Machine Learning & prédiction des résultats chirurgicaux ?
Orateur(s) : Maxime Antoni (Strasbourg)12h25 / 12h30Maxime ANTONI (Strasbourg FRANCE)
Discussion
12h30 / 12h35
Analyse 3D de la morphologie des scapulas saines
Orateur(s) : Jean-David Werthel (Boulogne-Billancourt)15h55 / 16h03Jean-David WERTHEL (Boulogne-Billancourt FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-1062
Analyse 3D de la morphologie des scapulas saines
Jean-David Werthel* 1, Arnaud Walch2, Gilles Walch3, Stefan Bauer4, Julien Ogor5, Yannick Morvan5, Marc-Olivier Gauci6
1Orthopédie, Hopital Ambroise Paré, Boulogne-Billancourt, 2Orthopédie, Hopital Edouard Herriot, 3Orthopédie, Centre Orthopédique Santy, Lyon, France, 4Orthopédie, Hôpital de Morges, Morges, Switzerland, 5Imascap, Plouzané, 6Orthopédie, CHU de Nice, Nice, France
Introduction : Des données récentes suggèrent que certaines variations de la morphologie globale de la scapula pourraient prédisposer à des pathologies spécifiques de l’épaule. L’objectif de cette étude était de fournir une analyse tridimensionnelle (3D) complète de l’anatomie scapulaire dans une population saine, et d’évaluer l’influence potentielle de l’âge ainsi que l’association avec les seuils morphologiques décrits dans la littérature comme pathologiques.
Material and methods : Cette étude a inclus 369 scapulas saines issues de scanners thoraciques de patients âgés de 18 ans ou plus, ne présentant pas de pathologie de l’épaule. Les scapulas ont été analysées à l’aide d’un logiciel de modélisation 3D automatisé permettant la mesure de plusieurs paramètres morphologiques clés : version glénoïdienne, couverture acromiale, hauteur postérieure de l’acromion, angles du processus coracoïde et angle de l’épine scapulaire. Les scapulas de patients de moins de 60 ans ont été comparées à celles de patients de plus de 60 ans. Les seuils morphologiques décrits dans la littérature ont été utilisés pour déterminer la proportion de scapulas « saines » présentant des valeurs considérées comme pathologiques.
Results : Des différences significatives ont été observées entre les scapulas des sujets de moins de 60 ans et celles des sujets plus âgés. Les morphologies des plus jeunes présentaient des caractéristiques plus proches de celles retrouvées dans les cas pathologiques. Les différences portaient notamment sur la hauteur postérieure de l’acromion, la couverture postérieure de l’acromion, l’angle de l’épine scapulaire et la couverture coracoacromiale (p < 0,05). Dans l’ensemble de la cohorte, un faible pourcentage de scapulas saines dépassait les seuils pathologiques rapportés dans la littérature :
– pour l’instabilité postérieure : hauteur postérieure de l’acromion (12,2 %), couverture postérieure de l’acromion (12,7 %) ;
– pour l’instabilité antérieure : angle du pilier coracoïde 2 (9,5 %), angle de l’épine scapulaire 2 (13,3 %), rotation glénoïdienne (0,5 %) ;
– pour l’arthrose primitive : couverture du plan coracoïdien antérieur (6,5 %), couverture du plan coracoacromial (10,8 %).
Discussion : Cette étude propose une base de référence complète pour la morphologie 3D de la scapula saine. Elle montre une variabilité de forme relativement faible, mais identifie certaines variations morphologiques spécifiques susceptibles de favoriser la survenue de certaines pathologies.
Conclusion : Une meilleure compréhension de la morphologie tridimensionnelle de la scapula saine pourrait enrichir nos connaissances sur l’étiologie de l’instabilité antérieure et postérieure ainsi que de l'omarthrose centrée, et ainsi contribuer à une prise en charge chirurgicale plus ciblée et individualisée.
Conflits d’intérêts :
J.-D. Werthel Consultancy, Expert: Stryker,
A. Walch: Pas de conflit déclaré ,
G. Walch Consultancy, Expert: Stryker,
S. Bauer: Pas de conflit déclaré ,
J. Ogor Research support/Scientific studies: Stryker,
Y. Morvan Research support/Scientific studies: Stryker,
M.-O. Gauci Consultancy, Expert: Stryker
“ByDesign” or “ByTechnique”: les chirurgiens ont-ils vraiment le contrôle de la latéralisation et de la distalisation de leur PTEI? Une étude comparative de 4 implants différents.
Orateur(s) : Marc-Olivier Gauci (Nice)16h03 / 16h11Marc-Olivier GAUCI (Nice FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-379
“ByDesign” or “ByTechnique”: les chirurgiens ont-ils vraiment le contrôle de la latéralisation et de la distalisation de leur PTEI? Une étude comparative de 4 implants différents.
Marc-Olivier GAUCI* 1, 2, Jean-David WERTHEL3, François BOUX DE CASSON4, Yannick MORVAN5, Andréa ROSA6, Michel AZAR7, Alexandre CAUBERE8
1Service de chirurgie orthopédique, Institut universitaire locomoteur et du sport (iULS), CHU de Nice, 2Laboratoire de recherche ICARE - Université Côté d'Azur, Nice, 3Hôpital Ambroise Paré, AP-HP, Paris, 4BlueOrtho, Grenoble, 5Imascap, Plouzané, France, 6Medacta International SA, Castel San Pietro, Switzerland, 7Institut de Chirurgie Réparatrice, Nice, 8Hôpital d’Instruction des Armées, Toulon, France
Introduction : Les objectifs de latéralisation et de distalisation des prothèses totales d’épaule (PTEI) restent mal définis. L’objectif était de quantifier l’influence respective du design des implants (« ByDesign ») et de la technique chirurgicale (« ByTechnique ») sur la latéralisation et la distalisation d’une PTEI planifiée.
Material and methods : A partir de 30 scanners d’épaules arthrosiques, 25 experts ont implanté virtuellement une PTEI sur chaque patient à l’aide d’un logiciel de planification 3D (750 cas). Quatre implants étaient utilisés selon les préférences individuelles : Medacta, Exactech, Ascend (Stryker) et Perform (Stryker).
Dans le repère, l’axe transverse (axe Y) représentait la latéralisation, tandis que sa perpendiculaire passant par le point d’entrée (PSe, origine du repère) dans la glène native, représentait la distalisation. Les autres repères étaient :
• PSb : jonction plot centrale - surface médiale de la métaglène
• PSc : centre de la glénosphère
• PHd : projection de l’axe diaphysaire huméral sur la coupe humérale
• Ht : trochiter
La latéralisation et la distalisation étaient qualifiées :
• « ByTechnique » : PSe-PSb (fraisage et latéralisation glénoïdienne) + PHd-Ht (niveau de coupe humérale)
• « ByDesign » : toutes les autres distances liées aux dimensions des implants
Results : Une PTEI induisait une latéralisation moyenne de 9±6mm et une distalisation de 32±7mm par rapport au préopératoire. Par rapport au point d’entrée (PSe), la latéralisation globale (PSe-Ht) était similaire pour les implants Exactech, Ascend et Perform (53±4mm), mais plus faible avec Medacta (47±5mm, p<0.001). La distalisation globale (PSe-Ht) était comparable entre Exactech et Ascend (5±5mm, p=0.4), mais plus faible pour Perform (3±4mm, p<0.001) et plus élevée pour Medacta (8±4mm, p<0.001).
La latéralisation « ByDesign » était plus élevée avec les implants Exactech (36±2mm vs 26±2mm, p<0.001 pour les autres implants). La distalisation « ByDesign » était également plus importante avec Exactech (12±2mm) et Medacta (10±2mm) par rapport aux autres implants (5±4mm). La distalisation « ByTechnique » compensait en moyenne la distalisation « ByDesign » à hauteur de 58% pour Exactech, 15% pour Medacta, 39% pour Perform et 5% pour Ascend.
Conclusion : Des variations significatives de latéralisation existent entre les types de PTEI avec un impact clinique à prendre en compte. La latéralisation est principalement dictée par le design de la PTEI utilisée en particulier pour Medacta. Les latéralisation et distalisation sont majoritairement influencées par le « ByDesign » (caractéristiques propres à l’implant). L’impact du « ByTechnique », comme la latéralisation de la glène ou la hauteur de coupe humérale, reste limitée, les chirurgiens ayant tendance à adapter leur technique à l’implant. En revanche la distalisation « ByTechnique » a plus d’influence. Ainsi, bien que l’optimisation de la technique chirurgicale soit nécessaire, la marge de manœuvre peropératoire reste limitée.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Lambeau de Trapèze inferieur assisté par arthroscopie dans les ruptures irréparables du sus et sous épineux associé à un déficit fonctionnel du petit rond : Résultats à plus de 7.5 ans de recul
Orateur(s) : Philippe Valenti (Paris)16h11 / 16h19Philippe VALENTI (Paris FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-418
Lambeau de Trapèze inferieur assisté par arthroscopie dans les ruptures irréparables du sus et sous épineux associé à un déficit fonctionnel du petit rond : Résultats à plus de 7.5 ans de recul
Philippe Valenti* 1, Luis Suárez J1, MOHAMAD MOUSSA1, AHMAD NASSAR1
1shoulder unit Bizet , Institut Main Epaule, 75116 Paris , France
Introduction : Le transfert du trapèze inférieur initialement utilisé pour restaurer la rotation externe active dans les lésions du plexus brachial a vu ses indications élargies aux ruptures massives postéro supérieur irréparables. Cette étude rétrospective monocentrique évalue les résultats cliniques du transfert du trapèze inférieur, prolongé par un tendon du semi-tendineux et ancré à l'insertion de l'infraspinatus via une technique assistée par arthroscopie. Nous avons émis l’hypothèse que la diminution de la douleur et l'amélioration de la fonction sont maintenus après un suivi de 7,5 ans.
Material and methods : Entre mars 2014 et février 2024, 23 patients (15 hommes, 8 femmes ; âge moyen 55 ans, plage 32–75 ans) ont bénéficié d’un lambeau de trapèze inferieur pour une rupture irréparables des tendons supra et infra-épineux associé à un petit rond non fonctionnel. Une incision horizontale de 6 cm, à cheval sur le bord médial de la scapula , a permis de prélever le tendon du Trapèze inférieur, Une autogreffe de Semi tendineux(12cm) est fixée latéralement sur le tubercule majeur à l'insertion de l'infraspinatus par arthroscopie. Ensuite, le moignon proximal est fixé médialement selon Pulvertaft dans muscle trapèze inférieur avec le bras en rotation externe maximale. Le bras est immobilisé 6 semaines en rotation externe dans une attelle rigide avant de débuter la rééducation. Les résultats cliniques ont été évalués à l'aide du score Constant–Morley, de l'échelle visuelle analogique de la douleur (VAS) et de la valeur subjective de l'épaule (SSV).
Results : Vingt-trois patients ont été inclus, avec un suivi moyen initial de 11 mois (plage : 8-19 mois). Douze patients ont eu un deuxième suivi moyen de 113 mois (plage : 92-128 mois). Lors du premier suivi, l'augmentation moyenne de la rotation externe coude au corps était de 40° et de 70° à 90° en abduction à 90°. Le score Constant–Murley augmente de 46 à 82 points, le SSV de 40 % à 67 %, et la douleur (VAS) diminue de 5 à 1. Le lag sign et le signe du clairon étaient toujours négatifs après le transfert. Le sous-groupe ayant un suivi d'au moins 7,5 ans ont montré de légères améliorations des résultats fonctionnels, y compris l'amplitude de mouvement, le score Constant-Murley, la VAS et le SSV, mais aucune différence statistiquement significative par rapport au suivi de 11 mois. Les complications comprenaient deux hématomes, dont un seul nécessitant une révision en raison d'une infection.
Conclusion : Le transfert du trapèze inférieur est un traitement efficace pour les ruptures irréparables de la coiffe des rotateurs postéro-supérieures avec un déficit de rotation externe, lorsque la fonction du sous-scapulaire est préservée. Cette procédure entraîne une amélioration significative de la douleur et de la rotation externe active. Les résultats fonctionnels demeurent stables sur un suivi à long terme pouvant aller jusqu'à 7,5 ans.
Conflits d’intérêts :
P. Valenti Consultancy, Expert: VIMS ZIMMER ,
L. Suárez J: Pas de conflit déclaré ,
M. MOUSSA: Pas de conflit déclaré ,
A. NASSAR: Pas de conflit déclaré
Résultats cliniques et radiographiques à moyen terme d’une série de révision de prothèse totale de coude par allogreffe-composite
Orateur(s) : Yanis Kermad (Montpellier)16h19 / 16h27Yanis KERMAD (Montpellier FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-654
Résultats cliniques et radiographiques à moyen terme d’une série de révision de prothèse totale de coude par allogreffe-composite
Yanis Kermad* 1, Pierre-Emmanuel Chammas1, Bertrand Coulet1
1Service de chirurgie du membre supérieur, de la main et des nerfs périphériques, CHU Lapeyronie, Montpellier, France
Introduction : Les révisions de prothèse totale de coude (PTC), en particulier lorsqu’elles sont récidivantes, sont associées à un risque accru de perte de substance osseuse. Plusieurs options thérapeutiques peuvent être envisagées selon la gravité de cette perte. Pour les déficits modérés, des techniques comme l’impaction d’os spongieux ou l’augmentation corticale par greffe en étai peuvent être utilisées. Toutefois, en cas de perte osseuse majeure, ces approches deviennent insuffisantes et les options sont soit la pose d’une prothèse massive sur-mesure soit l’utilisation d’une prothèse-composite associée à une allogreffe (APC) ayant pour objectif une restauration d’une partie du stock osseux.
Material and methods : Cette étude est une analyse en sous-groupe de 12 patients opérés d’une révision de PTC par APC d’une étude plus large rétrospective monocentrique ayant inclus systématiquement 32 patients opérés d’au moins une révision de PTC entre 2000 et 2024 dans notre centre avec suivi post-opératoire de 1 an minimum. Les données suivantes étaient recueillies : mobilité passive, extension active, score MEPS, q-DASH, ADL de Katz, la douleur selon l’échelle visuelle analogique (EVA), ostéointégration de l’allogreffe et présence d’un descellement prothétique au dernier suivi.
Results : Dans notre cohorte 12 patients ont nécessité l’utilisation d’au moins une APC au cours de leurs chirurgies au nombre moyen de 2,4 révisions (min : 1 max : 5 ) pour un total de 21 révisions par APC. Le score MEPS était en moyenne à 72,7 (50 – 95), le q-DASH moyen était à 31,55 (22 – 42), la douleur selon l’EVA était à 3 (0 – 5) et les ADL était à 5 (4 – 6). Les mobilités moyenne étaient en flexion à 111° (90 – 130), en extension à -34° (-70 - -5) et l’extension active contre gravité était retrouvée dans 8 cas (66%). L’ostéointégration de l’allogreffe était retrouvée dans 67% des cas (8/12).
Discussion : Notre étude rapporte une série importante de patients et est la première décrivant la chronologie des reprises par APC intégrée dans l’histoire globale de patients multiopérés. Les résultats cliniques et radiographiques étaient comparables à ceux de la littérature concernant les résultats fonctionnels (score MEPS, q-DASH et EVA-douleur), les mobilités post-opératoire ainsi que l’ostéointégration.
Conclusion : L’utilisation des APC est essentielle dans les chirurgies de révision prothétique et répond à une chronologie bien précise chez des parents multi opérés s’incrivant dans une véritable maladie chronique.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Suivi à long terme des prothèses de tête radiale : survie, résultats cliniques et radiologiques à 12 ans de recul moyen
Orateur(s) : Nicolas Vittet (Dijon)16h27 / 16h35Nicolas VITTET (Dijon FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-270
Suivi à long terme des prothèses de tête radiale : survie, résultats cliniques et radiologiques à 12 ans de recul moyen
Nicolas Vittet* 1, Ludovic Labattut1, Thomas Chauvet2, Alice Bordet1, Pierre Martz1
1CHU Dijon, Dijon, 2Institut Arnault Tzanck, Saint Laurent du Var, France
Introduction : De nombreuses études montrent un résultat fonctionnel satisfaisant à court et moyen terme des prothèses de tête radiale, mais les données à long terme restent rares. L’objectif de cette étude est donc d’évaluer la survie à long terme ainsi que les résultats fonctionnels et radiologiques de ces prothèses. Nous formulons l’hypothèse que les résultats à long terme des prothèses de tête radiale restent satisfaisants et comparables aux résultats publiés à court et moyen termes.
Material and methods : Il s’agit d’une étude rétrospective multi-opérateur et monocentrique. Ont été inclus les patients opérés de 1997 à 2017 et porteurs d’une prothèse de tête radiale depuis au moins 7 ans au dernier contrôle. L’objectif principal est la survie de la prothèse. Les objectifs secondaires sont les résultats fonctionnels (douleur, force de préhension, amplitudes articulaires et scores fonctionnels) et radiologiques à long terme.
Results : 54 patients ont été opérés d’une prothèse de tête radiale pendant cette période. 47 patients ont été inclus dans l’analyse des données de survie de la prothèse. En revanche, l’étude des objectifs secondaires n’a pu être réalisée que chez 28 patients. La survie prothétique était de 91,5 % (43/47) avec une durée moyenne de 142,7 mois (83-316). En moyenne, l’échelle numérique de la douleur était de 0,57 ± 1,53 (0-6), les amplitudes articulaires de 112° ± 18 (70-145) et la force de préhension de 23,70 ± 12,86 kg, soit 83,7 % ± 45,7 (33-245) par rapport à la force de préhension du côté sain. Le score MEPS moyen était à 93,4 ± 12,6 (50-100), le Broberg et Morrey moyen à 82,8 ± 12,9 (42-100) et le Quick DASH moyen à 15,4/100 ± 16,1 (0-54,55). L’étude des radiographies a mis en évidence 20 % (4/20) de fractures d’implant, 10 % (2/20) de subluxations d’implant, 25 % (5/20) de liserés péri-prothétiques, 60 % (12/20) d’érosion du capitulum ainsi que d’ossifications hétérotopiques, 55 % (11/20) d’arthrose huméro-ulnaire.
Discussion : L’arthroplastie de tête radiale démontre une excellente survie à long terme. Les résultats cliniques sont comparables aux autres études réalisées à long terme et ne semblent pas se dégrader en comparaison aux résultats fonctionnels à court ou moyen terme. D’un point de vue radiographique, l’évolution est insatisfaisante avec beaucoup de signes d’usure articulaire ou prothétique, mais la majorité des anomalies restent peu symptomatiques sans répercussions fonctionnelles.
Conclusion : Ce travail trouve une excellente survie à long terme des prothèses de tête radiale avec de bons résultats fonctionnels. L’arthroplastie de tête radiale est une solution fiable à long terme en cas de fracture comminutive non synthésable.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Comparaison des résultats cliniques et radiologiques de 2 designs de tiges d’arthroplastie totale d’épaule inversée (Inlay vs Onlay), au recul minimum de 3 ans
Orateur(s) : Charlotte Audebert (Lille)16h45 / 16h49Charlotte AUDEBERT (Lille FRANCE)
Butée coracoïdienne sous arthroscopie : étude des complications
Orateur(s) : Amira Pierson (Paris)16h49 / 16h53Amira PIERSON (Paris FRANCE)
Mobilisation associée à une infiltration du nerf supra-scapulaire et de l’articulation gléno-humérale dans le traitement de la capsulite rétractile
Orateur(s) : Wladimir Martial (Rennes)16h53 / 16h57Wladimir MARTIAL (Rennes FRANCE)
Higher Pain Catastrophizing Scale is Associated with More Post-Operative Pain Within the First Week After Rotator Cuff Repair
Orateur(s) : Alexandra Stein (Paris)16h57 / 17h01Alexandra STEIN (Paris FRANCE)
Délibérations et remise des prix
17h01 / 17h05
Chirurgie de guerre
- État des lieux des traumatismes rachidiens survenus en opération extérieure chez les militaires français / Philémon Robert (Paris)
- Prise en charge du blessé rachidien lors d’un conflit armé / Arnaud Dagain (Toulon)
- Conflit de haute intensité : vers un nouveau paradigme de prise en charge du traumatisé rachidien de l’avant ? Christophe Joubert (Clamart)
Orateur(s) : Arnaud Dagain (Toulon), Philémon Robert (Issy-Les-Moulineaux), Christophe Joubert (Clamart)08h30 / 09h15Arnaud DAGAIN (Toulon FRANCE), Philémon ROBERT (Issy-Les-Moulineaux FRANCE), Christophe JOUBERT (Clamart FRANCE)
Controverses sur la TLIF
- Quand-est ce que je mets une TLIF ?
- Quand-est ce que je fais du MIS ?
- Quand-est ce que je fais une UNILIF ?
Orateur(s) : Sylma Diabira (Saint-Grégoire)09h15 / 10h00Sylma DIABIRA (Saint-Grégoire FRANCE)
Présentation 4 min + disussion 2 min
Occurrence des fractures fémorales péri-prothétiques dans les fémurs de type Dorr B et C par voie d’abord antérieure de Hueter avec implants cimentés selon les principes du « French Paradox »Présentation 4 min + disussion 2 min
Orateur(s) : Maxime SADOUN (Garches)09h00 / 09h06Maxime SADOUN (Garches FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-201
Occurrence des fractures fémorales péri-prothétiques dans les fémurs de type Dorr B et C par voie d’abord antérieure de Hueter avec implants cimentés selon les principes du « French Paradox »
Maxime SADOUN* 1, 2, Pierre LABOUDIE2, 3, Charles FALKENRODT2, Aurélien HALLE2, 3, Philippe ANRACT2, Moussa HAMADOUCHE2
1Chirurgie orthopédique et traumatologique, AP-HP Hôpital Raymond Poincaré, Garches, 2Chirurgie orthopédique et traumatologique, AP-HP Hôpital Cochin, Paris, 3Chirurgie orthopédique et traumatologique, Clinique du Sport, Mérignac, France
Introduction : Les fractures fémorales péri-prothétiques (FFP) sont une préoccupation croissante après arthroplastie de hanche chez les sujets âgés, notamment après arthroplastie intermédiaire de hanche (AIH) pour fracture du col fémoral (FCF). L’objectif de cette étude rétrospective était d’évaluer le taux de FFP précoces associées à une pièce fémorale Charnley-Kerboull (CK) cimentée selon les principes du « French Paradox » par voie d’abord antérieure de Hueter (VAH) chez des patients dont le fémur était de type Dorr B et/ou Dorr C
Material and methods : Cette étude monocentrique prospective concernait tous les patients opérés d’une AIH par une tige fémorale CK (AmisK®, Medacta, Castel San Pietro) pour FCF dans notre service d’Octobre 2017 à Juillet 2023 par VAH avec un fémur type Dorr B ou C. Les critères d’exclusion étaient l’utilisation d’un implant fémoral non cimenté, une voie d’abord différente de la VAH et un fémur type Dorr A. Le bone-stem angle (BSA) a été mesuré, une valeur négative indiquant un alignement en valgus de la pièce fémorale.
Results : Au total, 670 pièces fémorales CK implantées par 26 chirurgiens d’expérience variable ont été incluses. Tous les patients avaient un suivi minimal d’un an avec un délai moyen de 20,9 mois (12 – 90). L’âge moyen était de 85,5 ± 8,0 ans et l’IMC moyen était de 22,1 ± 4.4 kg/m². Selon la classification de Dorr, 357 (53,3%) hanches étaient de type Dorr B et 313 (46.7%) Dorr C. Le BSA moyen était de –0.43° ± 1.4°. Parmi les 670 pièces fémorales implantées, 10 FFP (1.49% ; IC 95% : 0.57 – 2.41%) ont été observées, dont 5 parmi les fémurs Dorr B (1.40% ; IC 95 % : 0.18 – 2.62%) et 5 parmi les fémurs Dorr C (1.60% ; IC 95 % : 0.21 – 2.99%). Aucun des paramètres évalués n’était associé à un risque plus important de fracture.
Discussion : Les résultats de cette étude sont meilleurs que la plupart des résultats rapportés avec des pièces fémorales non cimentées et avec certaines pièces fémorales cimentées Un suivi à plus long-terme est nécessaire pour évaluer le taux de fracture qui pourrait survenir lors de la phase de remodelage osseux autour du composant fémoral.
Conclusion : Cette étude indique que les pièces fémorales CK cimentées selon les principes du « French Paradox » étaient associées à un taux faible de FFP de 1,49 % dans une population à risque très élevé. Aucun des paramètres évalués n'était associé à un risque plus important de fracture.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Moins de douleur, plus d’antalgiques ? L’étrange paradoxe de l’âge après une arthroplastie totale de la hanche. Etude rétrospective sur la base de données OrthensePrésentation 4 min + disussion 2 min
Orateur(s) : Nicolas Reina (Toulouse)09h06 / 09h12Nicolas REINA (Toulouse FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-620
Moins de douleur, plus d’antalgiques ? L’étrange paradoxe de l’âge après une arthroplastie totale de la hanche. Etude rétrospective sur la base de données Orthense
Anne-Elisabeth Petit1, Julie Tourtrol1, Mathilde Strumia1, Charlotte Laborde1, Nicolas Reina* 2
1Département de Pharmacie, 2Service Orthopédie, CHU Toulouse, Toulouse, France
Introduction : La gestion périopératoire de la douleur est majeure après une arthroplastie totale de hanche (ATH). Les personnes âgées semblent accepter mieux les suites opératoires que les plus jeunes. Nous avons fait l’hypothèse que l’âge influençait la prise d’antalgique et la douleur.
Material and methods : Etude rétrospective de cohorte monocentrique incluant des patients ayant bénéficié d’une ATH dans un CHU entre février 2022 et septembre 2023. Le recueil de Patient Related Outcome Measures (PROMS) digitalisé sur la plateforme Orthense® (Digikare, France) a permis d’analyser la perception d’une douleur nocturne (0-10) et la déclaration d’utilisation d’antalgiques à plusieurs temps pré et post-opératoire de J-21 à J+42. Des régressions logistiques non ajustées puis ajustées sur le sexe, le statut tabagique, la douleur et le diabète ont été réalisées.
Results : Nous avons inclus 380 patients qui ont été divisés en deux groupes : âge < 65 ans (N=183) et âge ≥ 65 ans (N=197). A J-21 et J-7, les patients < 65 ans déclaraient des scores de douleur nocturne significativement plus élevés que ceux ≥ 65 ans (p=0,006 et p=0,010 respectivement). Après l’ATH, cette différence persistait à J+3 (p=0,040) et J+7 (p=0,039), mais s’atténuait à partir de J+14. En préopératoire, les patients ≥ 65 ans utilisaient davantage d’antalgiques que les < 65 ans (70,1% vs 59,9%, p=0,038). En postopératoire, aucune différence significative n’était observée aux premiers temps (de J+3 à J+21), mais les patients ≥ 65 ans étaient plus nombreux à en consommer à J+28 (45,1% vs 33,1%, p=0,031). Une analyse multivariée confirmait que l’âge ≥ 65 ans était associé à une déclaration de consommation d’antalgiques plus élevée en préopératoire (OR ajusté=1,68 [1,06-2,66], p=0,026) et en postopératoire à J+28 (OR ajusté=2,18 [1,25-3,77], p=0,006) et à J+35 (OR ajusté=1,82 [1,02-3,25], p=0,043).
Discussion : Les patients plus jeunes rapportent une douleur nocturne plus intense en préopératoire et postopératoire immédiat. Ils présentent souvent une symptomatologie plus inflammatoire avec une demande fonctionnelle plus importante. Les patients plus âgés ont une consommation d’antalgiques plus élevée en préopératoire et plus tardivement en postopératoire. Ces résultats sont cohérents avec la littérature suggérant une moindre perception de la douleur chez les patients âgés mais également des habitudes de consommation médicamenteuse plus élevée avec un profil douloureux plus chronique et moins inflammatoire. La consommation accrue d’antalgiques interroge sur la iatrogénie de certaines classes d’antalgiques et la polymédication des personnes âgées.
Conclusion : La variabilité de la perception et de la gestion de la douleur selon l’âge, pouvant justifier une adaptation personnalisée des stratégies antalgiques périopératoires. D’autres études seront nécessaires pour identifier des seuils d’âge et de profil douloureux mais également pour analyser l’impact clinique de cette consommation médicamenteuse.
Conflits d’intérêts :
A.-E. Petit: Pas de conflit déclaré ,
J. Tourtrol: Pas de conflit déclaré ,
M. Strumia: Pas de conflit déclaré ,
C. Laborde: Pas de conflit déclaré ,
N. Reina Consultancy, Expert: Amplitue, Enovis, BBraun, Adler, Stock shareholder: Digikare
Y a-t-il une influence du niveau de douleur postopératoire précoce après une arthroplastie totale de la hanche sur le retour aux activités de la vie quotidienne ? Une étude monocentrique de 435 casPrésentation 4 min + disussion 2 min
Orateur(s) : François Fauré (Lyon)09h12 / 09h18François FAURÉ (Lyon FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-338
Y a-t-il une influence du niveau de douleur postopératoire précoce après une arthroplastie totale de la hanche sur le retour aux activités de la vie quotidienne ? Une étude monocentrique de 435 cas
François Fauré* 1, Nicolas Bonin1
1Chirurgie orthopédique, Lyon Ortho Clinic, Lyon, France
Introduction : La Prothèse totale de hanche (PTH) est une intervention largement pratiquée pour traiter l'arthrose de la hanche au stade terminal. Cependant, l'influence des niveaux de douleur postopératoire précoce sur le retour aux activités de la vie quotidienne (AVQ) reste mal comprise.
L'objectif de cette étude était d'évaluer l'impact des niveaux de douleur postopératoire précoce sur le retour aux activités de la vie quotidienne après une arthroplastie par voie antérieure. Plus précisément, nous avons cherché à identifier les facteurs associés à une reprise tardive des AVQ, en mettant l'accent sur la douleur postopératoire précoce, mesurée à l'aide de l'échelle visuelle analogique (EVA) au repos et pendant les activités.
Material and methods : Il s'agit d'une étude rétrospective, monocentrique, incluant 435 patients suivis via une application numérique dédiée, ayant subi une PTH primaire par voie antérieure entre janvier 2022 et décembre 2023. Les patients ont été classés en deux groupes en fonction de leur récupération des AVQ dans les 3 mois suivant l'opération. Le groupe AVQ comprenait la marche indépendante, la montée normale des escaliers, l'autonomie retrouvée, la conduite automobile, les achats et la reprise d'activités sportives légères. Le résultat principal était la reprise des AVQ, et les résultats secondaires comprenaient les scores de douleur EVA mesurés à plusieurs reprises tout au long du processus de rétablissement et les mesures des résultats rapportés par les patients (PROM). Des analyses statistiques ont été réalisées pour identifier les facteurs significatifs influençant la récupération.
Results : Parmi les 435 patients inclus, 361 (83%) ont récupéré complètement les AVQ dans les 3 mois. Le sexe masculin était indépendamment associé à une plus grande probabilité de récupération des AVQ (OR = 1,93, 95% CI [1,07-3,48], p = 0,03). Les PROMs étaient significativement meilleurs dans le groupe AVQ, avec notamment un score de Harris (92,7 ± 7,61 vs. 87,53 ± 12,08, p = 0,008) et un score HOOS (86,42 ± 23,28 vs. 83,78 ± 20,4, p = 0,017) plus élevés à 3 mois. Les scores de douleur EVA n'ont pas différé du 1er au 45ème jour mais étaient significativement plus bas dans le groupe AVQ au 90ème jour postopératoire (0,497 ± 1,05 vs. 0,824 ± 1,29, p = 0,012).
Conclusion : Cette étude confirme l'efficacité de la voie antérieure pour faciliter le retour rapide aux AVQ après l'arthroplastie, 83 % des patients atteignant une AVQ complète dans les trois mois. Le retour aux AVQ a été significativement influencé par le sexe, mais pas par le niveau de douleur postopératoire précoce.
Conflits d’intérêts :
F. Fauré: Pas de conflit déclaré ,
N. Bonin Consultancy, Expert: Dedienne, Patent or product inventor: Dedienne
Analyse de la stabilité des cupules doubles mobilités de petites tailles après prothèse totale de hanche de première intentionPrésentation 4 min + disussion 2 min
Orateur(s) : rahifa hassanati (Saint-Étienne)09h18 / 09h24rahifa HASSANATI (Saint-Étienne FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-532
Analyse de la stabilité des cupules doubles mobilités de petites tailles après prothèse totale de hanche de première intention
rahifa hassanati* 1, frederic farizon1, rémi philippot1
1Orthopédie , CHU, Saint-Etienne, France
Introduction : La luxation prothétique est une complication majeure après une arthroplastie totale hanche (ATH). Il a déjà été démontré que dans la plupart des séries les cupules doubles mobilités (DMC) de dernière génération réduisaient drastiquement ce risque. Cependant, l’efficacité des DMC de petite taille (≤ 45 mm) reste controversée avec un taux allant jusqu’à 3,2 % selon les séries (taux pouvant atteindre 15% pour les cupules standards).
L’objectif de cette étude est de rapporter le taux de luxation post-opératoire dans une série prospective et continue de plus de 90 ATH de première intention utilisant une DMC
Material and methods : Cette étude monocentrique continue et prospective inclue 93 ATH de première intention (ostéonécrose aseptique, coxarthrose primaire et secondaire à l’exclusion des fractures et échecs d’ostéosynthèses) réalisée entre 2009 et 2019 en utilisant la même DMC monobloc sans ciment de dernière génération de petite taille (41, 43 et 45 mm).
Les données démographiques, les complications post-opératoires et les révisions ont été analysées avec un suivi moyen de 5 ans ±3 ans. Le critère de jugement principal (CJP) était la survenue d’une luxation prothétique.
Results : Lors du dernier suivi, 11 patients sont décédés et 1 perdue de vue.
Le taux de luxation au dernier recul est de 0 %.
Nous rapportons 1 cas de révision de cupule pour sepsis tardif, 0 cas de révision aseptique, 0 cas de fractures fémorales. Le taux de survie à 10 ans selon Kaplan Meyer en prenant comme critère la reprise est de 98.9 %.
Discussion : Les DMC offrent une protection efficace contre les risques de luxation, même chez les patients présentant des configurations anatomiques limitant l’utilisation d’implants de grandes tailles. Ces données contrastent avec les taux de luxation rapportés dans la littérature qui oscillent entre 3 et 15%.
Conclusion : Cette étude confirme l’intérêt de ces cupules chez les patients présentant une anatomie acétabulaire de petite taille, notamment les femmes de faibles corpulences.
Conflits d’intérêts :
R. hassanati: Pas de conflit déclaré ,
F. farizon Consultancy, Expert: SERF,
R. philippot Consultancy, Expert: SERF
Tige fémorale sur-mesure dans les luxations congénitales de hanche : étude rétrospective monocentrique à 20 ans de reculPrésentation 4 min + disussion 2 min
Orateur(s) : Arthur Barbaret (Nancy)09h24 / 09h30Arthur BARBARET (Nancy FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-224
Tige fémorale sur-mesure dans les luxations congénitales de hanche : étude rétrospective monocentrique à 20 ans de recul
Arthur Barbaret* 1, Philippe Laisne2, Xavier Flecher2, Christophe Jacquet2, Jean-Noel Argenson2
1Centre chirurgical Emile Gallé, Nancy, 2IML, Marseille, France
Introduction : La pose de prothèse totale de hanche (PTH) dans les luxations congénitales de hanche (LCH) est un défi technique qui expose à des complications chirurgicales avec des résultats cliniques moins évident. La technique majoritairement réalisée est l'ostéotomie fémorale de raccourcissement. La technique présentée dans cette étude est une technique sans ostéotomie mais utilisant des tiges fémorales sur-mesure réalisées après planification 3D pré-opératoire. Notre objectif est de réaliser une étude de survie à 20 ans de recul des tiges fémorales sur-mesure dans cette indication.
Material and methods : Une analyse rétrospective de 77 hanches chez 62 patients, classées selon la classification de Crowe, et traitées par tige fémorale sur-mesure sans ostéotomie de raccourcissement avec un suivi minimum de 20 ans a été réalisée. L'évaluation clinique a été réalisée à l'aide du score de hanche de Harris (HHS) à 6 semaines après l'opération et lors du dernier suivi. L'analyse de survie de Kaplan-Meier a été réalisée en prenant en considération les révisions fémorales dues à un descellement aseptique.
Results : Le score HHS moyen a montré une augmentation significative entre l'évaluation préopératoire (49 ± 22 points), l'évaluation 6 semaines après l'opération (86 ± 13) et l'examen de suivi le plus récent (82 ± 12). L'inégalité moyenne de longueur des jambes était de 7 ± 11 mm (-20 à 80 mm). Cinq paralysies nerveuses transitoires (6%) ont été notifiées. La tige a été révisée dans 12 hanches (16%), 9 (12%) pour descellement aseptique, 2 (3%) pour fracture et 1 (1%) pour infection tardive.
L'analyse de survie de Kaplan-Meier à 20 ans, considérant la révision pour descellement aseptique du composant fémoral comme le critère d'évaluation, était de 88 % (intervalle de confiance à 95 % [0,81 ; 0,96]). Sept patients (9 hanches) ont été perdus de vue (12%). Dix patients (11 hanches) sont décédés pendant la période de l'étude (14%) mais aucun d'entre eux n'a été repris chirurgicalement.
Discussion : Les résultats de survie observés sont comparables aux études avec ostéotomie fémorale, il en est de même pour les résultats cliniques et les inégalités de longueur. L'avantage de la tige fémorale sur mesure est qu'elle n'expose pas au risque de pseudarthrose de la fémorotomie. L'antéversion du col est respectée de manière anatomique.
Conclusion : Cette étude de tige sur mesure sans ostéotomie dans les LCH a permis l'obtention de bons résultats fonctionnels durables. La survie des implants, comparable aux techniques classiques (75 à 98 % à 10-15 ans), confirme cette approche comme une alternative prometteuse pour la LCH.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Pas de différence de Taux de fracture périprothétique précoce après une arthroplastie totale de la hanche sans ciment planifiée en 3D avec une tige anatomique par rapport à une tige quadrangulaire droite. A propos d’une cohorte prospective de 1184 patientPrésentation 4 min + disussion 2 min
Orateur(s) : Elhadi Sariali (Paris)09h30 / 09h36Elhadi SARIALI (Paris FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-285
Pas de différence de Taux de fracture périprothétique précoce après une arthroplastie totale de la hanche sans ciment planifiée en 3D avec une tige anatomique par rapport à une tige quadrangulaire droite. A propos d’une cohorte prospective de 1184 patients.
Elhadi Sariali* 1, Sena Boukhelifa1
1Chirurgie Orthopédique, Hôpital La Pitié Salpêtrière, PAris, France
Introduction : Les fractures périprothétiques précoces dans les PTH sans ciment demeurent un problème poussant les chirurgiens à préférer parfois la fixation cimentée. Un des facteurs intervenant est le dessin de la tige qui peut augmenter le risque de fracture en cas de ratio fit-fill inadéquat. Notre objectif était de comparer ce taux de fracture entre ces 2 types de dessins, en se basant sur notre registre.
Material and methods : Une étude comparative sur données collectées prospectivement a inclus 1184 patients consécutifs, âgés en moyenne de 62 ±17 ans (16-94), opérés par voie antérieure directe. Une tige anatomique sans ciment à fixation courte a été utilisée dans 618 cas, une tige droite générique quadrangulaire doublement conique dans 342 cas et une tige anatomique sur-mesure dans 224 cas. Tous les patients avaient une planification 3D préopératoire (P3D). En cas d’impossibilité de reconstruction précise de l’anatomie jugée sur le P3D, une tige anatomique sur-mesure était dessinée sur TDM avec adaptation à l’intra-canalaire et correction des troubles de torsion. Le taux de fractures peropératoires et précoces a été évalué pour chaque type d’implant. Les Odds Ratio ajustés (ORa) du modèle logistique multivarié (ajusté sur le sexe, l’âge, le BMI, le stade ASA, l’offset fémoral, la position du grand trochanter) ont été estimés pour évaluer le risque de survenu de fractures périprothétiques précoces selon le type de tige. Les valeurs seuils discriminantes pour le risque de fracture ont été identifiées par analyse de courbe ROC (indice de Youden).
Results : Le taux de fractures était significativement plus élevé dans le groupe tige droite que dans le groupe tige anatomique (2.9% vs 0.8%, p = 0.005). Aucune fracture précoce n’a été constatée dans le groupe custom. Les patients fracturés étaient significativement plus âgés (74 ans vs 62 ans ; p<0.001). En revanche le modèle multivarié ne retrouvait que l’âge comme facteur significativement associé au risque de fracture (ORa = 1.08 [IC95% : 1.014 - 1.14], p=0.01). L'analyse par courbe ROC a identifié un seuil optimal d'âge prédictif de fracture précoce à 75 ans pour la tige droite (AUC : 0.63 ; IC 95% : [0.42, 0.83]) et 68 ans pour la tige anatomique (AUC : 0.85 ; IC 95% : [0.72, 0.98]).
Discussion : Il s’agit de la première étude comparant le taux de fractures précoces entre une tige anatomique et une tige droite, planifiées en 3D, avec détermination de limites d’utilisation des tiges sans ciment en termes de risque de fracture précoce. Une fixation cimentée doit être discutée au-delà de ces seuils d’âge.
Conclusion : L'utilisation d'une tige anatomique sans ciment, en association à un P3D, permet un taux de fractures périprothétiques précoces faible et les tiges anatomiques sur-mesure permettent de les éviter. Les implants sans ciment semblent à risque de fractures précoces après 75 ans pour les tiges droites et 68 ans pour les tiges anatomiques.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Étude prospective randomisée comparant une tige fémorale sans ciment de taille raccourcie avec une tige fémorale sans ciment de taille conventionnellePrésentation 4 min + disussion 2 min
Orateur(s) : Florian Kruse (Paris)09h36 / 09h42Florian KRUSE (Paris FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-328
Étude prospective randomisée comparant une tige fémorale sans ciment de taille raccourcie avec une tige fémorale sans ciment de taille conventionnelle
Florian Kruse* 1, Alix Addi1, Philippe ANRACT1, David BIAU1
1Chirurgie orthopédique, CHU Cochin, Paris, France
Introduction : La fixation fémorale sans ciment est privilégiée pour l’arthroplastie totale de hanche. Malgré de bons résultats, des phénomènes de stress shielding et des douleurs à la cuisse peuvent survenir. Des tiges courtes sans ciment ont été introduites pour préserver le stock osseux proximal, permettre une transmission des charges mécaniques plus physiologique et faciliter la préparation fémorale par voie mini-invasive. Les implants dits « raccourcis », dérivés de tiges conventionnelles, sont particulièrement intéressants car ils conservent une extension diaphysaire, limitant le risque de malposition dans le plan frontal. Cependant, il existe peu de données cliniques validant leur sûreté d’utilisation, notamment pour les implants dérivés de tiges Corail-like. Ainsi, l'objectif de cette étude est de comparer la stabilité radiologique à deux ans entre la tige Hype® raccourcie et la tige Hype® conventionnelle chez des patients présentant une coxarthrose, en étudiant leur migration radiologique.
Material and methods : Il s’agit d’une étude comparative prospective randomisée de non-infériorité, en simple aveugle, réalisée entre 2018 et 2021. Les patients ont bénéficié d’une arthroplastie totale de hanche avec la tige Hype® de taille conventionnelle (groupe Hype® Std) ou raccourcie (groupe Hype® mini). Le critère de jugement principal est la migration radiologique des tiges Hype® mini et Hype® Std à deux ans, mesurée avec le logiciel EBRA-FCA. Les critères de jugement secondaires incluent les complications per et post-opératoires, les douleurs de cuisse persistantes et les résultats fonctionnels mesurés par le score d'Oxford.
Results : 153 hanches pour 127 patients ont été randomisées. 139 hanches ont été incluses pour l’analyse clinique (n = 70 Std, n = 69 mini) et 110 pour l’analyse radiologique (n = 55 par groupe). La migration radiologique moyenne selon EBRA-FCA à deux ans était de 0,95 mm (σ = 0,49) pour le groupe Hype® mini et de 0,93 mm (σ = 0,62) pour le groupe Hype® Std, sans différence significative (p = 0,45). Aucune différence significative n’a été observée concernant les complications, l’incidence des douleurs de cuisse et le score fonctionnel d’Oxford à 12 mois.
Conclusion : La tige Hype® mini semble démontrer une non-infériorité par rapport à la tige Hype® Std en termes de stabilité radiologique à deux ans. Ainsi, elle ne devrait pas présenter de surrisque de faillite mécanique.
Conflits d’intérêts :
F. Kruse: Pas de conflit déclaré ,
A. Addi: Pas de conflit déclaré ,
P. ANRACT Consultancy, Expert: Medacta, Amplitude, Grunenthal, Sanofi ,
D. BIAU Consultancy, Expert: Lilly, Sanofi, Johnson & Johnson Medical, SERF, Stryker, Zimmer
Modèle prédictif de la qualité de vie postopératoire à un an après arthroplastiePrésentation 4 min + disussion 2 min
Orateur(s) : Anthony Guérot ()09h42 / 09h48Anthony GUÉROT (Blagnac )Afficher abstract
Communications orales
Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-692
Modèle prédictif de la qualité de vie postopératoire à un an après arthroplastie
Pascal Recchia1, Anthony Guérot* 1, Nicolas REINA2
1DIGIKARE, Blagnac, 2Hôpital Pierre Paul Riquet, CHU de Toulouse, Toulouse, France
Introduction : Les arthroplasties de hanche ou de genou sont en forte croissance. Elles ont démontré des résultats cliniques et une survie satisfaisants, mais les bénéfices perçus par les patients restent hétérogènes.
Notre hypothèse était que la collecte de données préopératoires permettait de prévoir la trajectoire d’un patient sur la qualité de vie rapportée par le patient (QVrP) un an après une prothèse totale de genou (PTG) ou de hanche (PTH) via le développement un modèle prédictif (1YQoL). L’objectif est d’évaluer la pertinence de ce modèle pour personnaliser la prise en charge et réduire la variabilité des résultats perçus.
Material and methods : Une cohorte de 2 420 patients ayant bénéficié d’une PTG ou une PTH a été analysée à partir de données de vie réelle, collectées numériquement et prospectivement sans intervention des soignants. Un ensemble de 104 variables préopératoires a été utilisé pour entraîner et évaluer 26 modèles de classification. Après comparaison selon la précision et la sensibilité, le modèle de classification supervisé ExtraTreesClassifier a été retenu pour prédire la QVrP à un an. Le poids des variables a été évalué par l’attribution des scores d’importance par le modèle et confirmée par une Analyse en Composantes Principales (ACP).
Results : Le modèle atteint une précision de 85 % (F1-score 0,85) et une aire sous la courbe ROC (AUC 0,89).
La mesure du poids des variables identifie l’IMC (23 %), l’âge (22 %) et le Mini Nutritional Assessment (MNA) comme les principaux déterminants de la QVrP à un an. Toutes les dimensions du MNA n’ont pas le même poids : l’évaluation clinique globale (18 %) pèse davantage que le score total (17 %) ou le dépistage nutritionnel (13 %).
Le type d’arthroplastie (3 %) et le sexe (3 %) ont un impact limité, soulignant que la perception de l’amélioration de la qualité de vie est principalement associée aux caractéristiques préopératoires du patient, indépendamment du type d’intervention.
Le modèle 1YQoL stratifie les patients en fonction de leur trajectoire de qualité de vie perçue, avec une précision de 83 % pour ceux déclarant une amélioration (F1-score 0,83), 84 % pour une stabilité (F1-score 0,84) et 90 % pour une détérioration (F1-score 0,90).
Conclusion : Jusqu’à présent, la QVrP était un indicateur de contrôle post-opératoire. L’automatisation de sa collecte et l’exploitation de données préopératoire ont permis de développer un modèle prédictif pertinent pour les orthopédistes.
En identifiant précocement les patients à risque de moindre bénéfice ou de complications, ce modèle ouvre la voie à une prise en charge individualisée, ciblant les déterminants modifiables avant l’intervention. Son intégration en clinique pourrait contribuer à affiner la prise en charge préopératoire, en identifiant précocement les patients à risque de moindre bénéfice perçu après arthroplastie.
Conflits d’intérêts :
P. Recchia Stock shareholder: DIGIKARE,
A. Guérot Stock shareholder: DIGIKARE,
N. REINA Stock shareholder: DIGIKARE
Mot du président / congrès de la SFHG Nantes
Introduction
Orateur(s) : Sébastien Martres (Hyères), Guillaume Demey (Lyon)11h00 / 11h05Sébastien MARTRES (Hyères FRANCE), Guillaume DEMEY (Lyon FRANCE)
Revue de la littérature
Orateur(s) : Sébastien Martres (Hyères)11h05 / 11h12Sébastien MARTRES (Hyères FRANCE)
Présentation de l’étude prospective et de la fiche RENACOT
Orateur(s) : Alois Bouy (Paris )11h12 / 11h19Alois BOUY (Paris FRANCE)
Le matériel
Orateur(s) : Jean-Luc Raynier (Nice)11h19 / 11h26Jean-Luc RAYNIER (Nice FRANCE)
Méthode statistique
Orateur(s) : Matthieu Ollivier (Marseille)11h26 / 11h31Matthieu OLLIVIER (Marseille FRANCE)
Implants et techniques de pose
Orateur(s) : Agathe Yvinou (Brest)11h31 / 11h38Agathe YVINOU (Brest FRANCE)
Les résultats cliniques
Orateur(s) : Cécile Batailler (Lyon)11h38 / 11h45Cécile BATAILLER (Lyon FRANCE)
Les résultats radiologiques
Orateur(s) : Jefffrey Michaud (Nîmes)11h45 / 11h52Jefffrey MICHAUD (Nîmes FRANCE)
Les complications et les mauvais résultats
Orateur(s) : Sylvain Gadeyne (Saint Saulve)11h52 / 11h59Sylvain GADEYNE (Saint Saulve FRANCE)
Comparaison avec les anciens symposiums
Orateur(s) : Benoît Brunschweiler (Amiens)11h59 / 12h06Benoît BRUNSCHWEILER (Amiens FRANCE)
Conclusion
Orateur(s) : Guillaume Demey (Lyon), Sébastien Martres (Hyères)12h06 / 12h15Guillaume DEMEY (Lyon FRANCE), Sébastien MARTRES (Hyères FRANCE)
Présentation 4 min + disussion 2 min
A Novel Classification System for Femoral Notching in Total Knee Arthroplasty
Orateur(s) : Alexander Antoniadis (SUISSE)14h00 / 14h06Alexander ANTONIADIS (Lausanne SUISSE)Afficher abstract
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-130
A Novel Classification System for Femoral Notching in Total Knee Arthroplasty
Alexander Antoniadis* 1, Julien Wegrzyn1
1Service d'orthopédie et de traumatologie, CHUV, Lausanne, Switzerland
Introduction : Femoral notching in Total Knee Arthroplasty (TKA) is commonly associated with the potential risk of periprosthetic fractures in cases of excessive resection. However, femoral notching also has significant implications for implant fit, joint stability, and overall biomechanics. Despite its importance, a comprehensive classification system to evaluate femoral notching in TKA has not been proposed to date. This study introduces a novel Femoral Notch Classification based on anterior/posterior resection depths and trochlear geometry, which can be assessed intraoperatively to guide surgical decisions and prevent over- or under-resection of the anterior and posterior compartments, independent of the alignment technique utilized.
Material and methods : The classification system was developed through clinical observations and biomechanical understanding, focusing on avoiding excessive femoral cuts that could compromise anterior cortical integrity, while still allowing for a "controlled notch" if necessary. This is achieved by controlling resection depth in relation to implant thickness and balancing anterior and posterior cuts. Four types of femoral notching were identified, providing a structured intraoperative guide for decision-making.
Results : • Type 0: No Notch – The anterior resection matches the implant thickness precisely, leaving the anterior cortex intact with no visible notch. Posterior over-resection must be carefully controlled.
• Type 1: On the Line – The anterior resection is flush with the femoral cortex, creating a subtle notch that remains biomechanically stable, without compromising the cortex.
• Type 2: Controlled Notch – A deeper anterior resection is required due to the trochlear geometry to avoid overstuffing the anterior compartment while maintaining balance through appropriate posterior cuts. Posterior under-resection must be carefully controlled.
• Type 3: Critical Notch – Excessive anterior resection weakens the cortical integrity and increases the risk of posterior compartment overstuffing. Surgeons should be cautious and check for proper implant alignment.
For all types, perpendicularity to the anterior cortex might be evaluated independently and adjusted as necessary based on alignment philosophy and implant design.
Discussion : The Femoral Notch Classification provides a practical intraoperative tool for assessing femoral notching in TKA. It helps guide surgeons in avoiding over- or under-resection of the compartments, ensuring optimal implant fit while allowing for a controlled notch when trochlear geometry and implant fit require it. By standardizing intraoperative assessment, this system can help improve surgical precision. However, further clinical validation is needed to evaluate its impact on long-term patient outcomes.
Conclusion : This classification serves as a systematic intraoperative method for evaluating femoral notching in TKA.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Évaluation des différents types d’alignement dans la prothèse totale du genou de première intention : une méta-analyse en réseau
Orateur(s) : Georgio Nahed (Paris)14h06 / 14h12Georgio NAHED (Paris FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-525
Évaluation des différents types d’alignement dans la prothèse totale du genou de première intention : une méta-analyse en réseau
Georgio Nahed* 1, Sleiman Geagea1, Rémy Nizard1, Flore Devriese1, Mohammad-Jawad Rahal1, Ali Asfour1, Pascal Bizot1, Jules Descamps1, Pierre-Alban Bouché1
1Chirurgie orthopédique, Hôpital Lariboisière, Paris, France
Introduction : La prothèse totale du genou (PTG) est une intervention courante pour traiter l’arthrose avancée du genou, visant à améliorer la fonction articulaire et la qualité de vie des patients. Cependant, la stratégie d’alignement optimale reste débattue, les alignements mécanique, anatomique et cinématique étant les plus étudiés et adoptés en pratique clinique. Plus récemment, l’alignement fonctionnel a été proposé comme une alternative personnalisée visant à restaurer l’axe physiologique propre à chaque patient. En l’absence de consensus sur la supériorité d’une approche, une méta-analyse en réseau a été réalisée afin de comparer ces techniques en termes de résultats radiologiques, fonctionnels et du taux de complications.
Material and methods : Les essais contrôlés randomisés comparant les différents types d’alignement (mécanique, anatomique, cinématique et fonctionnel) en PTG ont été recherchés dans les bases de données électroniques (MEDLINE, Cochrane, EMBASE), les principales revues et congrès orthopédiques, ClinicalTrials.gov et la plateforme des registres de l’OMS jusqu’au 1er août 2023. Deux investigateurs ont sélectionné les études et extrait les données de manière indépendante. Les critères de jugement principaux étaient l’amplitude de mouvement, les scores fonctionnels (WOMAC, KSS, Oxford Knee Score, KOOS, FJS-12, SF-12) et la survie à 2 ans. Les critères secondaires portaient sur les résultats radiologiques (HKA, LDFA, MTPA) et les complications péri-opératoires.
Results : Cette méta-analyse en réseau a inclus 14 essais contrôlés randomisés portant sur un total de 1 232 patients (âge moyen : 68,33 ans). Aucun essai contrôlé randomisé n’a été identifié concernant l’alignement fonctionnel. À court terme (6 mois), l’amplitude de mouvement était significativement meilleure avec l’alignement cinématique par rapport à l’alignement mécanique (MD = 22,98 [20,6 ; 25,66]), tandis qu’à long terme (12 mois), aucune différence significative n’a été observée entre les alignements anatomique, cinématique et mécanique. Concernant les scores fonctionnels, le score KSS total à 6 mois était significativement meilleur avec l’alignement mécanique (MD = -17,48 [-35,38 ; -3,49]). En revanche, aucune différence significative n’a été observée pour l’Oxford Knee Score à 6 et 12 mois, ni pour le score KOOS, le score FJS-12, et le score WOMAC6 entre les alignements anatomique, mécanique et cinématique. Concernant les complications post-opératoires et le taux de révision, aucune différence significative n’a été observée.
Conclusion : Cette méta-analyse en réseau ne permet pas de conclure à la supériorité évidente d’un type d’alignement sur un autre dans la PTG. Ces résultats suggèrent que le choix de l’alignement devrait être individualisé en fonction des caractéristiques du patient et des objectifs cliniques. Des études supplémentaires, incluant des critères de suivi plus prolongés et intégrant l’alignement fonctionnel, sont nécessaires pour affiner les recommandations et optimiser les résultats postopératoires.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Amélioration de la précision et meilleure restauration de l'interligne articulaire avec l’assistance robotique basée sur l'imagerie par rapport à l’assistance robotique sans imagerie : Analyse comparative de l'arthroplastie unicompartimentale latérale ave
Orateur(s) : Clément Favroul (Lyon)14h12 / 14h18Clément FAVROUL (Lyon FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-606
Amélioration de la précision et meilleure restauration de l'interligne articulaire avec l’assistance robotique basée sur l'imagerie par rapport à l’assistance robotique sans imagerie : Analyse comparative de l'arthroplastie unicompartimentale latérale avec assistance robotique chez 135 patients.
Clément Favroul* 1, Cécile Batailler1, Elvire Servien1, Sébastien Lustig1
1Hôpital de la Croix Rousse, Lyon, France
Introduction : La prothèse unicompartimentale (PUC) latérale du genou est une procédure moins courante que la PUC médiale, représentant seulement 10 % des cas. Sa complexité découle des biomécaniques spécifiques du compartiment latéral, notamment le mécanisme de verrouillage du genou ("screw-home mechanism"), qui compliquent le positionnement précis des implants avec un ancillaire mécanique. Le défaut de précision dans l’alignement est une cause majeure de révision chirurgicale, entraînant douleur, défaillance mécanique et résultats cliniques sous-optimaux. Les assistances robotiques chirurgicales, incluant des les systèmes basées sur l'imagerie (IBRA) et ceux sans imagerie (ILRA), ont été développés afin d’améliorer la précision chirurgicale. L'objectif de cette étude était de comparer le positionnement et l'alignement des implants entre IBRA et ILRA dans les PUC latérales.
Material and methods : Cette étude rétrospective monocentrique a analysé des patients traités par PUC latérale pour une arthrose fémoro-tibiale latérale soit par IBRA (Restoris MCK, MAKO®), soit par ILRA (NAVIO® Journey 1 UKA). Les procédures IBRA ont été réalisées entre avril 2022 et juin 2024, tandis que les interventions par ILRA ont eu lieu d'octobre 2013 à mai 2024. Les critères d'exclusion comprenaient les procédures combinées (PUC + PFP, bi-PUC), les déformations coronales ou sagittales sévères et l'instabilité ligamentaire clinique. L'évaluation radiographique comprenait l'alignement hanche-genou-cheville (HKA), la restauration de l'interligne articulaire (JL) et la pente tibiale postérieure (PTS). Toutes les interventions ont suivi une approche mini-invasive standardisée par voie latérale, avec des évaluations radiographiques pré et post-opératoires.
Results : L’alignement post-opératoire HKA a été atteint dans 94,9 % des cas IBRA contre 78,9 % des cas ILRA (p = 0,011). La restauration de l’interligne articulaire a été plus précise avec l’IBRA avec 76,2 % atteignant l’objectif ± 2mm (vs 31,6 % avec ILRA, p < 0,001). Les résultats de la pente tibiale postérieure étaient comparables entre les groupes (p = 0,30). La durée opératoire était significativement plus courte dans le groupe IBRA (61,6 ± 13,5 minutes) par rapport au groupe ILRA (81,9 ± 26,1 minutes, p < 0,001).
Conclusion : L’assistance robotique basée sur l’imagerie (IBRA) a démontré une précision supérieure en termes d'alignement post-opératoire et de restauration de l'interligne articulaire par rapport à l’assistance robotique sans imagerie (ILRA), avec un temps opératoire significativement réduit. Ces résultats soulignent le potentiel de l’assistance robotique basée sur l’imagerie (IBRA) pour améliorer la précision et l'efficacité lors des chirurgies de PUC latérales.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Influence de l’apport de la navigation sur la survie à moyen terme de 1018 implants de prothèse totale de genou de première intention.
Orateur(s) : Emeline Chapron ()14h18 / 14h24Emeline CHAPRON (Montpellier )Afficher abstract
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-715
Influence de l’apport de la navigation sur la survie à moyen terme de 1018 implants de prothèse totale de genou de première intention.
Emeline Chapron* 1, Océane Brut1, Philippe Marchand1, Rémy Coulomb1, Pascal Kouyoumdjian1
1CHU, Nîmes, France
Introduction : L’apport de la navigation dans la mise en place des prothèses totales de genou (PTG) a permis d'améliorer la précision du positionnement des implants. L'objectif de cette étude était d'évaluer l'impact de cette technologie sur la survie à moyen terme des implants dans les PTG de première intention.
Material and methods : Il s’agissait d’une étude monocentrique, multi-opérateurs, comparative réalisée à partir d’une cohorte historico-prospective continue de patients opérés d’une PTG Triathlon® Stryker CS de première intention, entre janvier 2012 et janvier 2020. Au total, 1 018 patients ont été identifiés à partir de la base de données de la pharmacie. Deux groupes ont été constitués en fonction de l’utilisation de l’assistance de navigation (groupe navigué) ou non (groupe manuel). Le suivi a été défini comme la période entre la date de l’intervention initiale et la reprise chirurgicale pour défaillance mécanique (raideur, instabilité, descellement aseptique, fracture, rupture de l'appareil extenseur et luxation) ou la date du dernier suivi du patient . Le recul moyen était de 5,4 ans. La méthode de Kaplan-Meier a été utilisée pour estimer les probabilités de survie entre la « date d'inclusion » et la « date de reprise chirurgicale mécanique », ainsi que leurs intervalles de confiance ponctuels à 95 %. Une analyse multivariée a été réalisée afin d’évaluer l’influence simultanée de plusieurs variables sur la reprise chirurgicale.
Results : À 2 ans, la survie sans reprise chirurgicale était de 95,2 % (IC 95 % : 93,0-96,7) pour le groupe manuel et de 97,4 % (IC 95 % : 95,3-98,5) pour le groupe navigué. À 5 ans, la survie sans reprise chirurgicale était de 93,9 % (IC 95 % : 91,3-95,7) pour le groupe manuel et de 96,7 % (IC 95 % : 94,4-98,1) pour le groupe navigué. À 10 ans, la survie sans reprise chirurgicale était de 91,4 % (IC 95 % : 87,3-94,2) pour le groupe manuel et de 95,8 % (IC 95 % : 92,9-97,5) pour le groupe navigué. Il y avait une différence significative de la survie à cette date entre le groupe manuel et le groupe navigué (p = 0,0325).
En analyse multivariée, le hazard ratio (HR) était de 1,81 (IC 95 % : [0,92 ; 3,55], p = 0,0856) pour les patients du groupe manuel, par rapport aux patients du groupe navigué.
Conclusion : L’avènement de l’assistance de navigation dans la mise en place des prothèses totales de genou (PTG) a permis d'améliorer la survie mécanique des implants à moyen terme, en faisant une option incontournable dans l'arthroplastie de première intention pour gonarthrose.
Conflits d’intérêts :
E. Chapron: Pas de conflit déclaré ,
O. Brut: Pas de conflit déclaré ,
P. Marchand Consultancy, Expert: Stryker,
R. Coulomb: Pas de conflit déclaré ,
P. Kouyoumdjian Consultancy, Expert: Stryker
Mise en évidence d'un taux élevé de descellements précoces d'une prothèse massive cimentée à charnière fixe à partir d'une étude rétrospective monocentrique sur 46 cas.
Orateur(s) : Alessander D'ascoli (Paris)14h24 / 14h30Alessander D'ASCOLI (Paris FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-412
Mise en évidence d'un taux élevé de descellements précoces d'une prothèse massive cimentée à charnière fixe à partir d'une étude rétrospective monocentrique sur 46 cas.
Alessander D'ascoli* 1, Paul Ruterana1, Valérie Dumaine1, David Biau1, Philippe Anract1
1Chirurgie Orthopédique, Hôpital Cochin - APHP, Paris, France
Introduction : La prothèse massive s’est imposée comme thérapeutique de référence dans les reconstructions articulaires complexe. L’industrie a développé des prothèses modulaires, à charnière fixe ou rotatoire avec fixation cimentée ou non cimentée. Aucun modèle ne s’est imposé comme gold-standard. Les complications les plus fréquentes sont la faillite mécanique et l’infection. Cette étude vise à étudier les résultats des reconstructions autour du genou, par une prothèse massive de genou cimentée à charnière fixe (Implancast) dans un centre expert pour le traitement des tumeurs.
Material and methods : Il s’agit d’une étude rétrospective menée de 2016 à 2021. Nous avons inclus 46 patients qui ont eu une reconstruction du genou par prothèse massive après résection tumorale ou descellement prothétique. Il s’agissait 38 fois d’une reconstruction au fémur distal, et 8 fois du tibia proximal. La médiane de suivi était de 30 mois (extrêmes : 15-48 mois). Le critère de jugement principal était la reprise avec changement de l’implant. Les critères secondaires étaient les complications, un descellement radiologique et les résultats fonctionnels étaient évalués par le score MSTS.
Results : Le taux de survie des implants était de 71,2% (33/46) au recul de 30 mois. Cinq patients supplémentaires présentaient un descellement fémoral symptomatique mais n’ont pas été repris au terme de l’étude. Le taux de complications toutes causes confondues était de 56,5% (26/46). La probabilité de descellement fémoral aseptique à 3 ans était de 36%. Le taux de révision pour infection était de 12,5%. Le score MSTS moyen était de 77%. L’âge, l’IMC, la longueur de résection, l’indication chirurgicale, le diamètre et la longueur de la tige prothétique n’étaient pas associés au risque de descellement aseptique.
Discussion : Cette série montre une survie altérée de cette prothèse à charnière fixe, à fixation cimentée à court et moyen terme. Le taux de descellement fémoral aseptique est élevé, supérieur aux données de la littérature. Nous n’avons pas retrouvé dans notre série de facteur associé au risque de descellement mécanique. La littérature montre une survie moindre des prothèses à charnière fixe, ce que semble confirmer cette étude.
Conclusion : Les prothèses massives cimentées à charnière fixe sont à haut risque de descellement et de reprise. Un autre modèle de fixation ou l’utilisation d’un modèle à charnière rotatoire semble préférable.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Taux de révision, survie, et facteurs de risque d’échec des prothèses de genou à charnière rotatoire. Une cohorte de 230 révisions de PTG avec un recul minimum de 2 ans.
Orateur(s) : Antoine Vincent (Lyon)14h30 / 14h36Antoine VINCENT (Lyon FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-834
Taux de révision, survie, et facteurs de risque d’échec des prothèses de genou à charnière rotatoire. Une cohorte de 230 révisions de PTG avec un recul minimum de 2 ans.
Antoine Vincent* 1, Cécile BATAILLER1, Sébastien Lustig1, Elvire Servien1
1Service de chirurgie orthopédique, CHU Lyon Croix-Rousse, Hospices civils de Lyon, Lyon, France
Introduction : Les implants à charnière rotatoire (RHK) sont parfois nécessaires dans les révisions de prothèses totales de genou (RPTG). Malgré les avancées dans la conception des implants, des complications fréquentes telles que le descellement aseptique, la luxation ou la rupture de l’appareil extenseur demeurent préoccupantes. Cette étude avait pour objectifs d’évaluer les complications, les révisions et le taux de survie après une RPTG par RHK à un suivi minimum de 2 ans, et d’identifier les facteurs de risque d'échec.
Material and methods : Cette étude rétrospective, monocentrique, a inclus 230 patients ayant subi une RPTG par RHK entre 2010 et 2021. Les RHK étaient utilisées dans les cas d'insuffisance des ligaments collatéraux, de pertes osseuses sévères, de certaines fractures périprothétiques, de raideur sévère et de débridement extensif pour infection. L'âge moyen des patients était de 69,7 ans ± 9,7, avec un indice de masse corporelle (IMC) moyen de 30,8 kg/m² ± 5,8. Les patients ont été suivis pendant une durée moyenne de 55,2 mois ± 31,4. Les complications et révisions étaient collectées au dernier recul. Les taux de survie ont été analysé à l'aide de la méthode de Kaplan-Meier, en fonction des critères suivants : révisions avec changement des implants pour toutes causes confondues et révisions avec changement des implants pour causes mécaniques. Une régression logistique multinomiale a été utilisée pour identifier les facteurs de risque d'échec de l'implant.
Results : Au dernier recul, 46% des patients ont présenté une ou plusieurs complications. Une révision avec changement des implants a eu lieu dans 18% des cas. Un descellement aseptique était observé dans 5,7 % des cas, une luxation fémorotibiale dans 3,0 % et une rupture de l’appareil extenseur dans 3,0 %. Les taux de survie des implants étaient de 79,2 % à 5 ans et de 67,3 % à 10 ans pour les révisions toutes causes confondues, et de 85,0 % à 5 ans et de 74,7 % à 10 ans pour les révisions pour causes mécaniques. L'instabilité comme cause de révision était un facteur de risque significatif de nouvelle révision mécanique (p=0,019). Un IMC inférieur à 30 kg/m² était associé à un risque réduit de réopérations (p=0,014). Aucun facteur de risque significatif n'a été identifié pour les révisions toutes causes confondues.
Conclusion : Les RPTG par RHK offraient des taux de survie acceptables, mais avec un risque significatif de complications. Le risque accru de révision mécanique dans les cas de RPTG pour instabilité soulignait l'importance d'une sélection rigoureuse des patients et d'une planification chirurgicale minutieuse, notamment concernant le choix des implants.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Aucune différence significative entre resurfaçage rotulien versus non-resurfaçage à 5 ans de recul minimum dans une étude randomisée portant sur 250 arthroplasties totales du genou.
Orateur(s) : Antoine Catteeuw (ÉMIRATS ARABES UNIS)14h36 / 14h42Antoine CATTEEUW (Annecy ÉMIRATS ARABES UNIS)Afficher abstract
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-904
Aucune différence significative entre resurfaçage rotulien versus non-resurfaçage à 5 ans de recul minimum dans une étude randomisée portant sur 250 arthroplasties totales du genou.
Antoine Catteeuw* 1, Hannes Vermue1, Anais lefeuvre1, Cécile Batailler1, Elvire Servien1, Sebastien Lustig1
1Hospices civils de lyon, Lyon, France
Introduction : Malgré de nombreuses études, la prise en charge optimale de la rotule lors de prothèse totale de genou (PTG) reste controversée. Cette étude avait pour objectif de comparer les résultats cliniques et radiologiques à cinq ans d’une PTG postérostabilisée moderne avec ou sans resurfaçage rotulien.
Material and methods : Cette étude randomisée prospective monocentrique incluait 250 genoux (245 patients) opérés d’une PTG de première intention entre avril 2017 et novembre 2018. Les critères d’exclusion étaient une arthrose fémoropatellaire isolée et la nécessité d’une PTG contrainte. Les patients étaient randomisés en deux groupes : resurfaçage (R) ou non-resurfaçage (NR) rotulien. La PTG postérostabilisée “patella-friendly” était la même pour tous les patients. L’évaluation clinique comprenait le score Knee Society (KSS genou et fonction), le Forgotten Joint Score (FJS), les scores Kujala et Lille pour les douleurs antérieures et les mobilités articulaires à un suivi minimum de 5 ans. Sur les radiographies à 5 ans, l’arthrose fémoropatellaire et des signes de descellement de l’implant rotulien étaient recherchés. Les complications et les révisions chirurgicales ont également été collecté.
Results : Au dernier recul, il y avait 9% de perdus de vue et 4% de patients décédés. Deux cent treize genoux (109 dans le groupe R et 104 dans le groupe NR) ont donc été évalués à un recul moyen de 69 mois. Les résultats cliniques au dernier recul n’étaient significativement pas différents entre les deux groupes (KSS genou p=0,21 ; KSS fonction p=0,19 ; FJS p=0,24 ; Kujala p=0,36 ; Lille p=0,43). Radiologiquement, 87% des patients NR présentaient un score d’Iwano ≤ 2. Aucun liseré radiologique n’était retrouvé dans le groupe R. Cinq patients (4,5 %) ont nécessité un resurfaçage secondaire dans le groupe NR. Deux patients (1,8%) ont nécessité un changement de bouton rotulien dans le groupe R. Le taux de révision chirurgicale pour motif fémoro-patellaire était de 3,8 %, sans différence entre les deux groupes (p=0,28). À 60 mois, aucune différence significative n’existait entre les deux groupes pour la survie globale (R=85,6 % vs NR=85,3 % ; p=0,96).
Discussion : Cette étude, une des plus larges séries prospectives randomisées sur une même PTG postérostabilisée moderne, confirmait à cinq ans l’absence de bénéfice clair du resurfaçage rotulien systématique. Si le resurfaçage diminue théoriquement le risque de douleurs antérieures postopératoires, il présente néanmoins des complications spécifiques potentielles telles que la fracture peropératoire ou une altération de la cinématique rotulienne à l’origine de douleurs postopératoires. Ainsi, un resurfaçage rotulien à la carte est une option raisonnable dans la prise en charge optimale de la rotule lors de PTG.
Conclusion : Il n'existait aucune supériorité entre resurfaçage ou non-resurfaçage rotulien lors de PTG en termes de résultats cliniques ou radiologiques à 5 ans de recul minimum. Il n’y a pas d’arguments suffisants pour recommander un resurfaçage rotulien systématique.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Courbe d'apprentissage de la PTG à préservation des deux croisés avec guidage robotisé
Orateur(s) : Frédéric Lavoie ()14h42 / 14h48Frédéric LAVOIE (Montréal )Afficher abstract
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-809
Courbe d'apprentissage de la PTG à préservation des deux croisés avec guidage robotisé
Xavier Thibault1, Frédéric Lavoie* 2, 3
1Faculté de Médecine, Université de Montréal, 2Chirurgie orthopédique, Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM), 3Département de chirurgie, Université de Montréal, Montréal, Canada
Introduction : L’assistance robotique en prothèse totale du genou (PTG) vise à améliorer les résultats chirurgicaux, mais son adoption implique une phase d’apprentissage. La durée de cette phase pour le temps opératoire varie considérablement selon les études (6 à 29 patients), suggérant l’influence de plusieurs facteurs. Aucune étude n'a encore analysé la courbe d'apprentissage du système robotique CORI pour l'implantation d'une PTG à préservation des deux ligaments croisés (BCR), alors que cette prothèse pourrait potentiellement bénéficier d'un guidage robotisé du fait de sa technique opératoire plus demandante. Nous émettons l’hypothèse que cette phase d’apprentissage pourrait être plus longue avec ce type d'implant que ce qui est rapporté dans la littérature et même ne jamais égaler le temps d’une chirurgie sans robot.
Material and methods : Les temps opératoires de 142 patients opérés pour une PTG BCR, avec ou sans assistance robotique, par un même chirurgien ont été analysés (assisté: n=53, non-assisté: n=89), à partir des dossiers médicaux. Une analyse CUSUM a été réalisée afin de modéliser la courbe d’apprentissage, pour identifier le seuil auquel les temps avec technique robotisée deviennent stables. Les durées opératoires moyennes des deux groupes ont été comparées à l’aide de tests de Student pour échantillons indépendants.
Results : La phase d’apprentissage de procédure assistée a été estimée à 32 cas pour la prothèse BCR. Bien qu'une période d’adaptation soit observée avec le système CORI, son utilisation sur l’échantillon analysé n’a pas permis de réduire complètement l’écart de temps opératoire entre les procédures assistées et non-assistées pour la prothèses BCR (99 vs. 88 minutes, p<0.001), contrairement à certaines affirmations de la littérature.
Conclusion : Le système robotique CORI allonge le temps opératoire, et il apparaît peu probable qu’une expérience accrue renverse cette tendance. D’autres bénéfices cliniques devront être démontrés afin de contrebalancer les coûts et le temps supplémentaire associés à son utilisation.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Introduction
Orateur(s) : Jean-Marie Philippeau (Saint-Herblain)15h45 / 15h51Jean-Marie PHILIPPEAU (Saint-Herblain FRANCE)
Revue de la littérature
Orateur(s) : Cyril Brossier (Saint-Étienne)15h51 / 15h57Cyril BROSSIER (Saint-Étienne FRANCE)
Résultat de l’enquête
Orateur(s) : Alexandre Blairon (Valenciennes)15h57 / 16h03Alexandre BLAIRON (Valenciennes FRANCE)
Description de la série rétrospective
Orateur(s) : Henri Favreau (Strasbourg)16h03 / 16h09Henri FAVREAU (Strasbourg FRANCE)
Description de la série prospective
Orateur(s) : Ophelie Manchec (Toulouse)16h09 / 16h15Ophelie MANCHEC (Toulouse FRANCE)
Analyse des résultats par sous-groupe
- 16h15 Simple mobilité Cer/cer, Henri PEUCHOT
- 16h21 Simple mobilité Cer-métal/PE, Sami SOUISSI
- 16h27 Resurfaçage, Lola RICHE
- 16h33 Double mobilité, Pierre MARTZ
Orateur(s) : Henri Peuchot (Marseille), Sami Souissi (Clermont-Ferrand ), Lola Riché (Lille), Pierre Martz (Dijon)16h15 / 16h39Henri PEUCHOT (Marseille FRANCE), Sami SOUISSI (Clermont-Ferrand FRANCE), Lola RICHÉ (Lille FRANCE), Pierre MARTZ (Dijon FRANCE)
Analyse multivariée comparative
Orateur(s) : Victoria Teissier (Paris)16h39 / 16h45Victoria TEISSIER (Paris FRANCE)
Conclusion et synthèse
Orateur(s) : Sébastien Lustig (Lyon)16h45 / 16h51Sébastien LUSTIG (Lyon FRANCE)
Classification améliorée en scanner et IRM des tumeurs osseuses par modèle d’apprentissage automatique
Orateur(s) : Astree Lemore ()08h00 / 08h06Astree LEMORE (Nancy )Afficher abstract
Communications orales
Tumors
ABSTRACT N° SOFCOT25-621
Classification améliorée en scanner et IRM des tumeurs osseuses par modèle d’apprentissage automatique
Astree Lemore* 1, François Sirveaux2, Nora Vogt3, Marc Fauvel4, Alain Blum1, Gabriela Hossu3, Pedro Teixeira1
1Imagerie, 2CCEG, CHRU Nancy, 3IADI, INSERM U1254, 4CIC 1433, CHRU, Nancy, France
Introduction : Les systèmes actuels de différenciation par l'imagerie des tumeurs osseuses bénignes et malignes sont basés soit sur un consensus d’experts, ou manquent d’études de validation. L'objectif est de proposer un algorithme de machine-learning pour évaluer le risque de malignité à partir d'une standardisation des données radiocliniques.
Material and methods : Cet essai rétrospectif multicentrique (NCT04884048) a inclus 1113 patients atteints de tumeurs osseuses solitaires, recrutés dans 10 centres entre novembre 2009 et mars 2022. L’étude a examiné l’extraction de 80 caractéristiques radiocliniques multimodales. Un échantillon exploratoire de 298 patients issus d’un centre a été utilisé pour une sélection de caractéristiques basée sur un test du ?² et une optimisation d’un classificateur XGBoost (extreme gradient boosting) à l’aide d’une validation croisée imbriquée. Les performances du modèle, incluant le F1-score, la précision, la sensibilité et la spécificité, ont été évaluées sur un échantillons de validation composé de 815 patients et comparées aux performances d’experts humains à l’aide du test de Wilcoxon au seuil de significativité de 5 %. Le Bone Tumor Imaging Reporting and Data System (BTI-RADS) 2.0, classe les lésions en sept catégories de risque de malignité, les taux de malignité ont été évalués sur l’échantillon de test.
Results : Les données de 1113 patients ( 39 ± 22 ans ) ont été analysées, et 27 des 80 caractéristiques multimodales (34 %) ont été sélectionnées. Les meilleures performances de classification ont été obtenues par un modèle XGBoost entraîné sur ces 27 caractéristiques, avec un F1-score de 0,81 [0,78 ; 0,84] soit légèrement inférieures à celles de 28 radiologues expérimentés, qui ont atteint un F1-score de 0,83 [0,80 ; 0,85] (p < 0,001). Les classes BTI-RADS 2.0 de II à V étaient associés à des taux de malignité de 0 % [0 ; 0], 0/102, 8 % [4 ; 13], 14/168, 45 % [39 ; 50], 121/271 et 92 % [89 ; 95], 252/274, identifiant les lésions malignes avec une sensibilité de 96 % [94 ; 98], 373/387.
Discussion : Les 27 caractéristiques radiologiques sélectionnées ont été utilisées pour entrainer le modèle d'apprentissage automatique. Il atteint une sensibilité de 87% et une spécificité de 75% dans la détection de la malignité en référence de l'anatomo-pathologie. Les modèles existants ne sont basés que sur des consensus d'expert et sont peu utilisables en pratique courante.
Conclusion : Cette étude a validé un algorithme de machine learning, disponible pour la recherche (https://bti-rads.cic-it-nancy.fr), utilisant 27 caractéristiques radiocliniques, permettant une stratification précise des risques de malignité des tumeurs osseuses et l'orientation des patients vers des structures de recours
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Que sont devenue 60 prothèses GUEPAR dans les tumeurs malignes du genou de l'enfant et l'adolescent à plus de 35 ans de recul ?
Orateur(s) : Eric Mascard (Paris)08h06 / 08h12Eric MASCARD (Paris FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Tumors
ABSTRACT N° SOFCOT25-185
Que sont devenue 60 prothèses GUEPAR dans les tumeurs malignes du genou de l'enfant et l'adolescent à plus de 35 ans de recul ?
Eric Mascard* 1, Gilles Missenard2, Jean Dubousset3, Brice Fresnaux4, Florent De Vathaire5
1Chirurgie orthopédique, Hôpital Necker, Paris, 2Chirurgie Thoracique, Hôpital Marie Lannelongue, Le Plessis Robinson, 3Chirurgie, Académie Nationale de Médecine, Paris, 4Pédiatrie, 5INSERM U1018, CESP Radiation epidemiology team, Institut Gustave Roussy, Villejuif, France
Introduction : Il existe peu de données sur les résultats à très long terme chez les patients atteints d'ostéosarcome et bénéficiant d'une reconstruction prothétique du genou par charnière. Le but de l'étude était en priorité d'en évaluer les complications mécaniques et le but secondaire les complications non chirurgicales.
Material and methods : 60 patients atteints d'ostéosarcome du genou ont été traités dans notre équipe de 1981 à 1986. Tous les patients ont reçu une chimiothérapie selon les protocoles en vigueur à l'époque, en majorité à base de methotrexate à haute dose.
Il s'agissait de 32 garçons et 28 filles, âgés de 9 à 24 ans (m. 14,6) avec 41 tumeurs du fémur distal, 17 du tibia proximal, et une tumeur tibiale et du fémur distal. 8 patients présentaient des métastases pulmonaires au diagnostic. Toutes les interventions chirurgicales ont été réalisées par deux chirurgiens seniors (JFD et GM). Toutes les reconstructions ont été réalisées avec des prothèses articulées Guepar sur mesure (Benoist et Girard-Howmedica). Les résections du tibia proximal ont fait l'objet d'un lambeau de gastroctemius pour restaurer l'appareil extenseur et améliorer la couverture prothétique.
Results : Les résultats ont été évalués rétrospectivement avec un suivi moyen de 38 ans pour les 21 patients survivants et suivis. Seuls 7 des 21 survivants ont accepté de participer au programme de suivi à long terme de Gustave Roussy. Les 14 autres patients survivants ont été examinés uniquement par le chirurgien orthopédique. L'état de santé des 10 patients perdus de vue a été évalué par une recherche dans la base de données du SNDS (Système National de Données de Santé).
29 patients sont décédés, dont 22 d'un ostéosarcome avant 7 ans. 4 ont eu une récidive locale. Les autres décès étaient liés à un second cancer dans 3 cas, à une insuffisance cardiaque, à un suicide (après une plastie de rotation), à un homicide 20 ans après l'opération et à une raison inconnue.
Parmi les 21 patients ayant plus de 30 ans de recul, cinq avaient conservé la prothèse d'origine. 10 ont eu un second cancer. Au total, 126 révisions ont été effectuées, dont 5 amputations ou plasties de rotation. D'autres complications médicales ont été répertoriées.
Discussion :
Malgré un design obsolète, les complications prothétiques n'étaient pas la priorité pour la plupart de ces patients traités au début des années 80, mais des problèmes de santé principalement liés aux complications du traitement médical.
Conclusion : La conception moderne des prothèses devrait permettre d'améliorer le taux de complications mécaniques. Aucune amélioration définitive de la survie dans l'ostéosarcome n'a été observée depuis le protocole de Rosen à l'aube des années 80, mais les traitements médicaux modernes ont permis de diminuer les complications médicales tardives et à améliorer la qualité de vie.
Conflits d’intérêts :
E. Mascard Consultancy, Expert: Stryker,
G. Missenard: Pas de conflit déclaré ,
J. Dubousset: Pas de conflit déclaré ,
B. Fresnaux: Pas de conflit déclaré ,
F. De Vathaire: Pas de conflit déclaré
Le concept d'oligométastase : Un stade intermédiaire avec une survie comparable aux métastases solitaires – Analyse de 120 cas
Orateur(s) : Rouag Nasreddine (ALGéRIE)08h12 / 08h18Rouag NASREDDINE (Baraki ALGéRIE)Afficher abstract
Communications orales
Tumors
ABSTRACT N° SOFCOT25-441
Le concept d'oligométastase : Un stade intermédiaire avec une survie comparable aux métastases solitaires – Analyse de 120 cas
Rouag Nasreddine* 1, Leila Nebchi 1, Atika Mazari 1, Nadia Menasri1, Mohammed Yacef 1, Anis Hassam1, Fouad Naceur Gasmi1, Reda Harrar1
1EHS Salim Zemirli , SACOT, Alger , Algeria
Introduction : Les métastases fémorales proximales sont un site fréquent de dissémination tumorale. Le traitement chirurgical soulage la douleur, préserve ou restaure la fonction articulaire et prévient ou traite les fractures pathologiques. Le concept d’oligométastase décrit une situation clinique avec un nombre limité de métastases (3 à 5), situant le patient entre métastases solitaires et multiples. Ces cas, sans métastases viscérales, partagent une survie similaire à celle des métastases solitaires. Cette étude analyse l’impact du traitement chirurgical des métastases fémorales proximales sur la survie et la qualité de vie, à travers une cohorte de 120 patients atteints de métastases solitaires, d’oligométastases ou de métastases multiples.
Material and methods : Il s'agit d'une analyse rétrospective et prospective de 120 patients traités chirurgicalement pour des métastases fémorales proximales entre janvier 2018 et décembre 2023. Elle évalue l'impact du traitement chirurgical sur le pronostic et la qualité de vie, en comparant trois groupes : 31 patients avec métastases solitaires, 33 avec des oligométastases et 64 avec des métastases multiples. Les interventions incluaient des résections avec reconstruction prothétique, des ostéosynthèses intramédullaires et extramédullaires. Les données cliniques et chirurgicales ont été analysées. La survie a été estimée par Kaplan-Meier et les complications étudiées par tests statistiques, avec un seuil significatif fixé à p < 0,05.
Results : Les patients avec métastases solitaires ou oligométastases montrent une meilleure survie globale comparé aux métastases multiples (p < 0,000). La résection avec reconstruction améliore la survie, tandis que l’ostéosynthèse entraîne plus de complications mécaniques et les prothèses un risque accru d’infections.
Discussion : L'amélioration du contrôle médical des cancers a augmenté l'incidence des métastases osseuses. Le stade oligo-métastatique, caractérisées par un nombre limité de lésions (3 à 5), se situent entre les métastases solitaires et multiples. En l'absence de métastases viscérales, le stade oligo- métastatique et le stade de métastases solitaires présentent un pronostic de survie comparable, tandis que la présence de métastases viscérales aggrave significativement le pronostic global.
Conclusion : Les patients avec oligométastases doivent être traités comme ceux avec une lésion solitaire, avec une chirurgie ambitieuse (résection large et reconstruction prothétique). L'enclouage intramédullaire reste indiqué dans les stades avancés, tandis que l'ostéosynthèse extra médullaire, source de complications, doit être abandonnée.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
L'impact d'une réunion de concertation pluridisciplinaire d'orientation diagnostique sur la réduction des délais diagnostiques des tumeurs musculo-squelettiques.
Orateur(s) : Emilie Renoud-Grappin (Nantes)08h18 / 08h24Emilie RENOUD-GRAPPIN (Nantes FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
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ABSTRACT N° SOFCOT25-268
L'impact d'une réunion de concertation pluridisciplinaire d'orientation diagnostique sur la réduction des délais diagnostiques des tumeurs musculo-squelettiques.
Emilie Renoud-Grappin* 1, Corentin Bertout1, Denis Waast1, Mickael Ropars2, Christophe Nich1, Vincent CRENN1
1Orthopédie, CHU Nantes, Nantes, 2Orthopédie, CHU Rennes, Rennes, France
Introduction : Les sarcomes sont des tumeurs rares dont la prise en charge thérapeutique est validée au sein de Réunions de Concertation Pluridisciplinaires (RCP). De nombreux patients sont adressés aux centres experts pour une lésion suspecte d’être une tumeur musculo-squelettique. Pour optimiser la prise en charge initiale des patients et accélérer les délais diagnostiques, des RCP d’orientation diagnostique (RCPOD) ont été mises en place. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact de la mise en place d’une RCPOD sur les délais diagnostiques des tumeurs musculo-squelettiques au sein d’un centre expert.
Material and methods : Nous avons comparé les populations de patients adressés dans notre centre pour une suspicion de tumeur musculo-squelettique en 2017 (avant la mise en place de la RCPOD) et en 2022 (après la mise en place de la RCPOD) sur 6 mois. Nous avons étudié les délais diagnostiques (entre l’adressage et la biopsie et entre l’adressage et le diagnostic). Sur l’année 2022, nous avons spécifiquement analysé l’impact des degrés d’urgence (de 1 à 3) sur la priorisation des biopsies.
Results : Une augmentation de 80,5% du volume de patient entre 2017 (190 patients) et 2022 (343 patients) a été observée. Il existait une diminution du délai « Adressage-Diagnostic » de 11,2 jours (de 65,6 ± 50,9 jours en 2017 à 54,4 ± 42,8 jours en 2022, p = 0,023) et du délai « Adressage-Biopsie » de 10,6 jours (de 49,4 ± 36,8 jours en 2017 à 38,8 ± 27,3 jours en 2022, p < 0,001). Le degré d’urgence modulait les délais avec une diminution de 11,7 jours du délai « RCPOD-Biopsie » entre le niveau 1 (15,9 ± 17,6 jours) et le niveau 3 (27,6 ± 15,6 jours) p = 0,002.
Discussion : La mise en place de la RCPOD est en lien avec une diminution des délais diagnostiques malgré un nombre croissant de patients adressés en centre expert. La classification par degrés d’urgence semble pertinente pour la priorisation des biopsies mais reste perfectible. Des progrès sont encore réalisables pour diminuer les délais diagnostiques des tumeurs musculo-squelettiques, mais la RCPOD représente un outil efficace pour améliorer l’accès à une expertise et fiabiliser le parcours diagnostique.
Conclusion : Des progrès sont encore réalisables pour diminuer les délais diagnostiques des tumeurs musculo-squelettiques, mais la RCPOD représente un outil efficace pour améliorer l’accès à une expertise et fiabiliser le parcours diagnostique.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Analyse quantifiée de la marche (AQM) et résultat fonctionnel de la rotationplastie chez l’adulte
Orateur(s) : Ramy Triki (Nantes)08h24 / 08h30Ramy TRIKI (Nantes FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Tumors
ABSTRACT N° SOFCOT25-402
Analyse quantifiée de la marche (AQM) et résultat fonctionnel de la rotationplastie chez l’adulte
Ramy Triki* 1, Jean Gaillard1, Guillaume Bokobza2, Alban Fouasson Chailloux3, Fabien Leboeuf4, Vincent Crenn1
1Clinique de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique - Hôtel Dieu, CHU de Nantes, 2Centre de Soins Médicaux et de Réadaptation La Tourmaline, 3Pôle de Médecine Physique et de Réadaptation - Hôpital Saint Jacques, 4Pôle de Médecine Physique et de Réadaptation - Hôpital Saint Jacques, CHU de Nantes, Nantes, France
Introduction : La rotationplastie est une intervention exceptionnelle mais connue chez la population infantile. Son acceptation est délicate en raison de son aspect « chimérique », malgré des résultats fonctionnels meilleurs que ceux de l’amputation transfémorale haute. Nous rapportons le résultat fonctionnel avec analyse quantifiée de la marche (AQM) de cette chirurgie pour deux de nos patients adultes.
Material and methods : Nos deux patients étaient de sexe masculin, âgés respectivement de 37 ans et 49 ans. Le patient A avait un antécédent d’ostéosarcome du fémur gauche multiopéré et irradié, ayant évolué vers une pseudarthrose avec raccourcissement du membre de 17 cm. Le patient B avait un antécédent d’ostéosarcome du tibia, multiopéré et compliqué de sepsis. Son arthrodèse fémoro-tibiale massive a évolué vers le descellement avec raccourcissement du membre de 10 cm. Les deux patients ont mené une préparation psychologique préalable. L’intervention s’est déroulée en un temps avec résection type Winkelman type A1, qui consiste en une résection du genou avec retournement du tibia à 180°. L’union entre le fémur et le tibia a été réalisée grâce à un enclouage centromédullaire verrouillé dans les deux cas.
Results : Les suites post-opératoires ont été simples. Les patients ont été pris en charge précocement en service de médecine physique et de réadaptation. Ils ont pu obtenir une prothèse spécifique sur mesure. La consolidation osseuse a été acquise en 3 mois pour les 2 patients. L’appui a été autorisé depuis. À 71 mois de recul pour le patient A et 18 mois pour le patient B, la marche est complètement indolore. Les deux patients avaient une mobilité articulaire de la cheville de l’ordre de 50°. L’AQM avait montré une attaque par le talon et un passage du vecteur de force dans le genou de la prothèse, ainsi qu’une vitesse de marche et une longueur de pas compatibles avec un pattern de marche quasiment normal. Les scores MSTS étaient supérieurs à 70%. Les scores TESS étaient supérieurs à 80%.
Discussion : La rotationplastie reste une chirurgie salvatrice. Le type Winkelman type A1 présente des résultats supérieurs aux autres types. La littérature parle souvent de cette chirurgie dans la population pédiatrique, qui aurait un potentiel de remodelage ainsi qu’une plasticité cérébrale supérieure. Chez la population adulte, la littérature retrouve des séries de cas avec des résultats variables. Nos deux patients adultes présentent des résultats fonctionnels très satisfaisants avec un pattern de marche proche de la normale, avec une antalgie complète sans réintervention ni complication notable.
Conclusion : La rotationplastie présente une option thérapeutique très intéressante en alternative aux amputations transfémorales hautes chez l’adulte. Une collaboration étroite entre les équipes d’orthopédie, de psychologie, et de médecine physique et de réadaptation reste cependant obligatoire et indispensable pour garantir un résultat fonctionnel satisfaisant.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Désarticulation de hanche et amputation inter-ilio-abdominale : épidémiologie tumorale, résultats fonctionnels et oncologiques. Etude rétrospective sur 62 cas.
Orateur(s) : Alessander D'ascoli (Paris)08h30 / 08h36Alessander D'ASCOLI (Paris FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
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ABSTRACT N° SOFCOT25-591
Désarticulation de hanche et amputation inter-ilio-abdominale : épidémiologie tumorale, résultats fonctionnels et oncologiques. Etude rétrospective sur 62 cas.
Alessander D'ascoli* 1, Valérie Dumaine1, David Biau1, Philippe Anract1
1Chirurgie orthopédique, Hôpital Cochin - APHP, Paris, France
Introduction : La désarticulation de hanche et l’amputation inter-ilio-abdominale sont des interventions chirurgicales rares et elles sont responsables d’une morbi-mortalité élevée. Elles sont proposées en l’absence d’alternative conservatrice. Dans la littérature, 50% des patients ne reprennent pas la marche et jusqu’à 80% présentent des douleurs chroniques. L’optimisation de la prise en charge péri-opératoire doit permettre de limiter ces risques et améliorer les résultats fonctionnels afin de pouvoir continuer à proposer ces interventions. Cette étude vise à étudier les résultats d’une prise en charge moderne de ces amputations majeures à la hanche et au bassin dans un centre expert.
Material and methods : Entre 2010 et 2021, 62 patients ont été opérés d’un geste radical à la hanche et au bassin. Il s’agissait d’une désarticulation de hanche 41 fois, et d’une amputations inter-ilio-abdominale 21 fois. La durée moyenne de suivi était de 69 mois (9-112). Les caractéristiques démographiques, la qualité de la résection, la survie, les complications, la douleur ainsi que la reprise de la marche étaient rapportées. Les résultats fonctionnels étaient évalués par le score MSTS.
Results : L’âge moyen était de 50 ans (18-79), le sex ratio H/F était de 46/62. La pathologie était tumorale dans 81% des cas (50/62) et septique pour 19% (10/62). L’ensemble des désarticulations d’origine septique étaient des désarticulations de hanches, secondaires à un sepsis incontrôlé sur prothèse massive posée dans un contexte tumoral. Le chondrosarcome était la tumeur la plus représentée (13/50) avec l’ostéosarcome de haut grade (13/50). La survie moyenne était de 3,4 ans (0-9,3), la survie sans progression de 1,55 ans. Les marges étaient saines pour 42/50 patients. Un patient était opéré en moyenne 2 fois. 45% des patients n’étaient plus douloureux au terme du suivi (28/62), mais 5 présentaient des douleurs chroniques intenses. 13 patients présentaient des douleurs neuropathiques, dont 6 sur membre fantôme. 45/62 patients ont repris la marche dont 35 avec appareillage prothétique. Le score MSTS moyen était de 15,09. Les résultats des désarticulations pelviennes étaient inférieurs aux hanches.
Discussion : Notre étude retrouve une amélioration des taux de douleurs chroniques et neuropathiques, ainsi qu’une amélioration du résultat fonctionnel, témoignant d’une amélioration de la prise en charge. Le taux de récidive demeure élevé, et la survie globale limitée, malgré une chirurgie radicale.
Conclusion : Le recours à la désarticulation de hanche et de bassin demeure justifié en l’absence d’alternative conservatrice, bien que le geste d’amputation ne garantisse pas le contrôle de la maladie à long terme. L’appareillage et la marche sont possibles en post-opératoire.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Découverte fortuite d'un chondrosarcome au bassin: prise en charge et résultats. A propos de 10 cas systématiques.
Orateur(s) : Alessander D'ascoli (Paris)08h36 / 08h42Alessander D'ASCOLI (Paris FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
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ABSTRACT N° SOFCOT25-202
Découverte fortuite d'un chondrosarcome au bassin: prise en charge et résultats. A propos de 10 cas systématiques.
Alessander D'ascoli* 1, Valérie Dumaine1, Marie-Pauline Talabard2, Simon Corsia1, Philippe Anract1, David Biau1
1Chirurgie orthopédique, 2Radiologie, Hôpital Cochin - APHP, Paris, France
Introduction : Le chondrosarcome est une tumeur osseuse primitive rare atteignant environ 150 cas par an en France. Les chondrosarcomes du bassin sont des tumeurs hétérogènes en taille et en grade, allant de la tumeur centimétrique de grade 1 à la tumeur de plus de 10 centimètres dédifférenciée. Le pronostic de ces lésions est étroitement lié à leur taille et leur grade: plus un chondrosarcome est découvert tôt, plus il a de chance d'être petit, de bas grade, et donc de meilleur pronostic. La réalisation d'examens de radiologie de plus en plus performants et fréquents pour l'exploration de pathologies musculo-squelettiques, gynécologiques, urologiques, ou encore à la suite de traumatismes bénins, permet d'identifier des lésions cartilagineuses fortuites qui s'avèrent être des chondrosarcomes de petite taille. Nous rapportons une série rétrospective de 10 patients opérés d'un chondrosarcome du bassin découvert de manière fortuite. L’ojbectif était de connaître les caractéristiques épidémiologiques de ces lésions, et le résultat de leur prise en charge.
Material and methods : Nous avons opéré 10 patients, 8 femmes et 2 hommes d’une tumeur cartilagineuse au bassin de découverte incidentale entre 2014 et 2025. La tumeur avait été rapportée 5 fois à la suite d’imageries réalisées dans un contexte traumatique et 5 fois par l’exploration de pathologies de voisinage (lombalgies, tendinite controlatérale, calculs rénaux, etc). La lésion était localisée à la branche ischio-pubienne dans 5 cas, à la branche ilio-pubienne dans 2 cas, et à l’acétabulum dans 3 autres cas. Une microbiopsie avait été réalisée dans 2 cas afin de confirmer la nature cartilagineuse de la lésion. Le diagnostic de chondrosarcome a été posé sur l’imagerie seule dans les 8 autres cas.
Results : Une résection large a été réalisée dans chaque cas, sans reconstruction. Les marges étaient systématiquement négatives. Il s’agissait de chondrosarcomes de grade 1 (4 /10) et de grade 2 (6/10). Aucun chondrosarcome de grade 3 ou 4 n’a été retrouvé. Un patient a été repris pour une infection du site opératoire. À un recul moyen de plus de 2 ans, il n’y avait aucune récidive locale, ni aucune métastase.
Discussion : La prise en charge chirurgicale agressive des lésions cartilagineuses bien différenciées au bassin permet un contrôle durable de la maladie, tout en évitant une chirurgie plus complexe et délabrante des années plus tard, devant le risque d’évolution vers un chondrosarcome de haut grade.
Conclusion : La découverte fortuite d’une lésion cartilagineuse au bassin, même sans signe d’agressivité, doit amener les radiologues et orthopédistes à adresser les patients dans un centre de référence au plus tôt afin de permettre une prise en charge chirurgicale spécialisée et rapide.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Résultats des prothèses d’épaule de résection posées pour tumeur osseuses : quels sont les facteurs influençant la reprise chirurgicale ?
Orateur(s) : Etienne Massardier (Lyon)08h42 / 08h48Etienne MASSARDIER (Lyon FRANCE)Afficher abstract
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ABSTRACT N° SOFCOT25-395
Résultats des prothèses d’épaule de résection posées pour tumeur osseuses : quels sont les facteurs influençant la reprise chirurgicale ?
Etienne Massardier* 1, Florian Bourbotte-Salmon1, Gualter Vaz1, François Gouin1
1Département de chirurgie, Centre Léon Bérard, Lyon, France
Introduction : La résection osseuse majeure liée à la prise en charge des tumeurs primitives ou secondaires osseuses impose souvent l’utilisation de prothèses massives de reconstruction. Le risque de complications est connu pour être majeur avec ce type de matériel, en particulier celui d’instabilité et de descellement. L’objet de ce travail était de rechercher un facteur favorisant les reprises chirurgicales après prothèse massive de l’humérus proximal.
Material and methods : 45 patients opérés d’une prothèse massive de l’humérus proximal pour tumeur osseuse ont été inclus, avec un recul médian de 23,7 (0-410) mois. L’âge moyen était de 57 (18-89) ans. Le résection médiane était de 120mm (50-220), 22 (48,9%) ont bénéficié d’une prothèse inversée (PTIE), 31 (68,9%) étaient scellées, 9 (20%) ont nécessité un sacrifice du nerf axillaire ou de plus de 50% du deltoïde, 21 (46,7%) ont bénéficié de la mise en place d’un manchon péri-prothétique pour réinsertion musculaire sur la prothèse.
Results : 10 (22,2%) patients ont nécessité une reprise chirurgicale (6 instabilités, 1 infection profonde, 1 descellement précoce, 1 descellement tardif, 1 fracture périprothétique). Ceci n’était pas lié à la longueur de résection, la résection du deltoïde, l’utilisation d’un manchon périprothétique ou l’utilisation d’une tige scellée (p = ns). L’utilisation d’une PTIE était significativement liée au risque de reprise (RR = 8,4 ; p=0,007).
Sur le plan radiologique, un liseré périprothétique est apparu chez 8 patients (20%) et une résorption osseuse proximale chez 15 patients (37,5%) correspondant au phénomène de stress shielding.
Discussion : L’instabilité est la principale complication après prothèse de résection de l’humérus proximal. Le risque de reprise semble plus important en cas d’utilisation d’une PTIE qu’en cas d’utilisation d’une prothèse anatomique unipolaire (HA). Néanmoins, les patients ayant bénéficié d’une HA semblaient être plus souvent laissés en situation de luxation invétérée, probablement car la conversion en hémi arthroplastie était le type de reprise le plus souvent réalisé en cas d’instabilité.
Malgré l’apparition relativement fréquente d’un liseré périprothétique, le descellement reste donc rarement la cause de la reprise chirurgicale. De plus, un tiers des patients développent un stress shielding et une résorption osseuse proximale, mais ce phénomène semble s’installer dans les premiers mois post-opératoires avant de se stabiliser.
Conclusion : Après mise en place d’une prothèse de résection de l’humerus proximal pour tumeur osseuse, la principale complication est l’instabilité. Malgré l’apparition relativement fréquente d’un liseré périprothétique ou de signes de résorption osseuse, le descellement était rarement une cause de reprise chirurgicale.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Quelle place de la vertébroplastie dans le traitement des métastases vertébrales ?
Orateur(s) : Mohamed Habib Sanaa (TUNISIE)08h48 / 08h54Mohamed Habib SANAA (Bizerte TUNISIE)Afficher abstract
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ABSTRACT N° SOFCOT25-406
Quelle place de la vertébroplastie dans le traitement des métastases vertébrales ?
Chrif Kamoun1, Mohamed Habib Sanaa* 1, Adnen Benammou1, 1, Souha Bennour1, Mehdi Bellil1, Mohamed Ben Salah1
1Service de chirurgie orthopédique, Hôpital Charles Nicolle, Tunis, Tunisia
Introduction : Le traitement chirurgical des métastases vertébrales a connu une évolution ces dernières années. Parmi les techniques récentes on trouve la vertébroplastie. L’objectif de notre travail est de décrire l’expérience de notre service
Material and methods : Il s’agit d’une étude rétrospective sur une période de 7 ans (2015-2022) monocentrique incluant les patients présentant des métastases vertébrales sans signes neurologiques ayant bénéficié d’un traitement mini-invasif par vértébroplastie. En pré-opératoire et en postopératoire, l’évaluation clinique a été réalisée par les scores de l’EVA et le score de DENIS pour la douleur.
L’évaluation radiologique a été réalisée par le calcul de l’index de Beck. Deux techniques chirurgicales ont été utilisées : la cimentoplastie simple et la kyphoplastie par ballonnet.
Results : Nous avons colligé 30 patients. L’âge moyen était de 54 ans (37-72). Le genre ratio est de 2/5. La tumeur primitive était : un cancer du poumon (n=8), un cancer du sein (n=11), un cancer de la prostate (n=5), un myélome multiple (n=5) et un cas d’ostéosarcome du tibia. Tous les patients avaient d’autres localisations métastatiques. Neuf patients ont été opérés par kyphoplastie et 21 par cimentoplastie simple dans un délai de 4 jours. En post-opératoire, une amélioration significative de la douleur a été observée chez tous les patients avec un score de Denis post-opératoire évalué à un stade 1 dans 6 cas, stade 2 dans 14 cas et à un stade 3 dans 10 cas et un score EVA post-opératoire à 2,9 (1-5). L’index de Beck au dernier recul était à 0,8.
Discussion : La vertébroplastie mini-invasive permet un soulagement efficace de la douleur et améliore la qualité de vie des patients atteints de métastases vertébrales, en particulier dans le cadre palliatif. Nos résultats montrent une amélioration significative des scores de douleur (EVA et Denis) et une faible morbidité. Cette technique, associée à la radiothérapie, constitue une option thérapeutique précieuse, réduisant la nécessité de traitements plus invasifs.
Conclusion : Les métastases rachidiennes peuvent compromettre grandement la qualité de vie du patient par les douleurs et les troubles neurologiques qu’elles peuvent occasionner. Cette technique mini-invasive a trouvé son indication idéale dans le traitement palliatif des métastases vertébrales permettant ainsi d’associer une radiothérapie. Elle a permi ainsi d’améliorer la qualité de vie et l’autonomie de ces patients fragiles.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Les prothèses de reconstruction dans les tumeurs à cellules géantes autour du genou : A propos de 10 Cas
Orateur(s) : Omar Bensitel ()08h54 / 09h00Omar BENSITEL (Casablanca )Afficher abstract
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ABSTRACT N° SOFCOT25-192
Les prothèses de reconstruction dans les tumeurs à cellules géantes autour du genou : A propos de 10 Cas
Omar Bensitel* 1, Soufiane Abdennaji1, youness el housni1, Charaf eddine El Kassimi1, mohamed rafai1
1P32, CHU Ibn Rochd , Casablanca, Morocco
Introduction : Les tumeurs à cellules géantes (TCG) sont fréquentes et de comportement souvent déroutant, très récidivantes, souvent bénignes Leur traitement est presque exclusivement chirurgical mais non univoque.
L’objectif de l’étude est d’analyser le résultat fonctionnel des prothèses de reconstruction .
Material and methods : Nous rapportant 10 Cas de TCG autour du genou ayant bénéficié d’une prothèse de reconstruction en second temps après résection en bloc de la tumeur avec comblement par ciment et arthrodèse provisoire .
Results : La prothèse de reconstruction a été posé en moyenne a 6 mois de la première chirurgie après que l'examen histopathologique de la pièce opératoire à confirmer les limites saines .
Les résultats fonctionnels ont été analysés à l'aide des critères d'Enneking. D'excellents résultats ont été obtenus chez 8 patients (80%) et 2 patients ont eu de bons résultats (20%).
Nous ne rapportant aucun cas de récidive , d’infection ou de fracture péri prothétique.
Discussion : La résection en bloc “carcinologique” donne le plus faible taux de récidive mais, en raison de la topographie habituelle de la tumeur, la résection impose un sacrifice articulaire et compromet la fonction du membre. Ainsi, le maintien de la fonction et la réalisation de manière adéquate d’une large résection chirurgicale sont deux objectifs contradictoires.
La prothèse totale de reconstruction a résolu le problème de la fonction du membre, elle peut être recommandée comme l’intervention de référence.
Conclusion : Le pronostic local des TCG est dominé par le risque de récidive qui est beaucoup plus fréquent après curetage qu’après résection. La prothèse charnière de reconstruction du genou est une solution thérapeutique dans la pathologie tumorale, mais grevée de risques importants de complications (descellements et infections) ,
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Quand le Diagnostic de Kyste Hydatique Trompe : Une Révélation Inattendue d’un kyste de la hanche chez une patiente au antécédent de kyste hydatique hépatique
Orateur(s) : Ahmed Amine Ben Henia (TUNISIE)09h00 / 09h06Ahmed Amine BEN HENIA (Sousse TUNISIE)Afficher abstract
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ABSTRACT N° SOFCOT25-936
Quand le Diagnostic de Kyste Hydatique Trompe : Une Révélation Inattendue d’un kyste de la hanche chez une patiente au antécédent de kyste hydatique hépatique
Ahmed Zandaoui1, Hichem Abid1, Ramzi Bouzidi1, Ahmed Amine Ben Hnia* 2, Youssef Souayah1, Yassine Belhedi1, Khelil Ezzaouia1
1Orthopédie, CHU Mongi Slim, 2service d'Orthopédie CHU Mongi Slim, Marsa, Tunisia
Introduction : Le kyste hydatique osseux est une pathologie rare, représentant moins de 1 % des localisations hydatiques. Néanmoins, un antécédent de kyste hydatique d'organe peut influencer les hypothèses diagnostiques devant une lésion kystique osseuse. Nous présentons ici un cas inhabituel de suspicion diagnostique de kyste hydatique du cotyle chez une patiente opérée pour un kyste hydatique hépatique.
Material and methods : Il s'agit d'une patiente de 36 ans aux antécédents de kyste hydatique du foie opéré, se présentant pour des douleurs chroniques de la hanche droite. L'imagerie revèle une lésion kystique au niveau de la paroi cotyloïdienne avec un hyper signal T2. Devant ce contexte, une récidive hydatique osseuse a été fortement suspectée. Une résection a été réalisée par voie postéroexterne avec trochantérotomie offrant un accès à la circonférence cotyloïdienne.
Results : Les constatations peropératoires ont révélé un vide rétrocotyloïdien avec des fausses membranes sans vésicules hydatiques. L'examen extemporané n'a pas confirmé de membrane hydatique, et l'anatomopathologie finale a infirmé la présence d'un kyste hydatique osseux, il s'agissait d'un kyste osseux essentiel de localisation inhabituelle. Un comblement osseux par du spongieux a été effectué avec la mise en place d'une prothèse totale de hanche.
Discussion : Ce cas met en évidence les difficultés diagnostiques posées par la présence d'antécédents personnels de kyste hydatique. Bien que les signes cliniques et radiologiques suggéraient fortement un kyste hydatique osseux, l'exploration chirurgicale et l'examen histopathologique n'ont pas confirmé ce diagnostic. Il est important de considérer d'autres étiologies, même devant des antécédents de pathologies hydatiques.
Conclusion : Ce cas souligne l'importance d'une approche diagnostique prudente face à des lésions kystiques osseuses, en particulier chez des patients ayant des antécédents de kystes hydatiques. La patiente, avec un an de recul, est asymptomatique, et la consolidation osseuse est satisfaisante. Une PTH a permis de restaurer une fonction normale. Il est crucial d'éviter l'ancrage diagnostique autour d'une suspicion de récidive hydatique sans confirmation anatomopathologique.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Diagnostic difficile d'un kyste hydatique de la racine de la cuisse
Orateur(s) : Abdelwahhab Fersaoui (ALGéRIE)09h06 / 09h12Abdelwahhab FERSAOUI (Blida ALGéRIE)Afficher abstract
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ABSTRACT N° SOFCOT25-890
Diagnostic difficile d'un kyste hydatique de la racine de la cuisse
Abdelwahhab Fersaoui* 1, Anissa Benaida 1, Nacer Bouali 2
1Service de chirurgie orthopédique et traumatologique et cancérologique , CHU frantz fanon blida , Blida , 2Service de chirurgie orthopédique et traumatologique et cancérologique , EPH laghouat , Laghouat , Algeria
Introduction : L’échinococcose ou hydatidose est une anthropozoonose consécutive au développement chez l’homme et certains animaux d’un cestode larvaire (l’Echinococcus granulosus),Il est transmis par le chien, l’atteinte des parties molles des membres est très rare.
Le diagnostic repose souvent sur l’imagerie et les réactions immunologiques, confirmé par l’étude anatomo- pathologique . Le traitement fait appel à l’exérèse chirurgicale complète associée à un traitement antiparasitaire.
Objectif : confirmer le rôle crucial des données chirurgicales per opératoires dans le diagnostic d’un kyste hydatique (KH) de la racine de la cuisse
Material and methods : Notre étude a porté une patiente âgée de 22 ans d’origine rurale, pas de notion de contact avec les chiens, le motif de consultation était une tuméfaction des parties molles de la racine de la cuisse gauche douloureuse.
L’examen clinique trouvait, une masse au niveau de la racine de la cuisse douloureuse sans signes inflammatoires en regard.
L’IRM objective une image kystique. Le bilan d’extension a été toujours négatif.
Sérologie hydatique : négative
Results : Biopsie faite revenant en faveur Xanthogranulome juvénile,
DÉCISION de la reunion de concertation pluridisciplinaire (RCP ): résection totale
Anapath en faveur d un kyste hydatique
Complétée d’un traitement médical à base d’antiparasitaires pendant 21 jours.
Sur un recul minium de 12 mois, aucune récidive n’a été notée.
Discussion : L’atteinte primitive du muscle et des membres est très rare, son incidence ne dépasse pas 2 à 5% de l’ensemble de l'atteinte hydatique. Le muscle est généralement très résistant à l’hydatidose car il tend à cloisonner et encapsuler la larve. Le fait que les larves soient généralement bien encapsulées dans les fibres musculaires permet l’excision chirurgicale sans grand risque de récidive.
le diagnostic de certitude était chirurgical, confronté par l'analyse des données chirurgicales peropératoires et histologiques.
Le traitement chirurgical consiste en une perikystectomie totale, emportant le kyste fermé.
Conclusion : La localisation hydatique au muscle est rare, elle doit être évoquée devant toute masse des parties molles, surtout dans un contexte d’endémie.
Son diagnostic est orienté par la clinique et la biologie, mais surtout par la radiologie (écho, IRM).
La chirurgie confirme ce diagnostic ainsi que les données peropératoires peut aider a l’orientation diagnostique.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Taux de révision associé à l'utilisation de tiges non cimentées à collerette dans les fractures du col fémoral : Une analyse du registre national Suisse SIRIS
Orateur(s) : Alexandre Lunebourg (SUISSE)08h00 / 08h07Alexandre LUNEBOURG (Yverdon-Les-Bains SUISSE)Afficher abstract
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-204
Taux de révision associé à l'utilisation de tiges non cimentées à collerette dans les fractures du col fémoral : Une analyse du registre national Suisse SIRIS
Ceyran Hamoudi1, Jean-Francois Fils 2, Olivier Husmann 1, Jean-François Fischer1, Alexandre Lunebourg * 1
1Chirurgie orthopédique et traumatologique, EHNV, Yverdon-les-bains, Switzerland, 2Ars statistica, Nivelles, Belgium
Introduction : Actuellement, la cimentation de l'implant fémoral est recommandé dans le traitement des fractures déplacées du col fémoral, car elle est associée à un risque diminué descellement et migration secondaire de la tige fémorale et de fractures périprothétiques. Cependant, les tiges non cimentées peuvent offrir une stabilité accrue lorsqu'elles sont dotées d'une collerette. L'objectif de cette étude était d'évaluer le taux de révision des tiges non cimentées à collerette dans les arthroplastie totale de hanche (PTH) ou prothèses intermédiaires (PIH) pour les fractures du col fémoral.
Material and methods : Toutes les PTH et PIH enregistrées dans le registre national Suisse des prothèses SIRIS, entre septembre 2012 et décembre 2023, pour un diagnostic de fracture du col fémoral, utilisant des tiges non cimentées à collerette (n = 2 042), des tiges non cimentées sans collerette (n = 10 127) et des tiges cimentées (n = 26 767), ont été incluses. Un scores de propension a été utilisés pour apparier les trois groupes. Le taux cumulé de révisions a été calculé pour les révisions toutes causes confondues, les fractures périprothétiques (FPP), les descellements aseptiques de 'implant fémoral, les infections et les luxations. Une sous-analyse a été réalisée pour étudier le taux de révision pour FPP pour les PTH et PIH.
Results : Aucune différence statistique n'a été observée pour le taux de révision toutes causes confondues avec les tiges à collerette par rapport aux tiges sans collerette et cimentées. Le taux de révision pour FPP avec les tiges à collerette (0,39 %) était significativement plus faible par rapport aux tiges sans collerette (2,44 % ; P < 0,001), mais aucune différence statistique n'a été trouvée avec les tiges cimentées (0,70 % ; P = 0,032). De plus, les tiges à collerette présentaient un taux de révision significativement plus faible pour le décollement aseptique (0,14 %) par rapport aux tiges sans collerette (0,60 % ; P < 0,001) et aux implants cimentés (0,74 % ; P < 0,001). Dans la sous-analyse, les HA avec tiges à collerette avaient un taux de révision significativement plus bas pour les FPP (0,05 % ; P < 0,001) par rapport aux tiges sans collerette (1,15 %) et cimentées (0,30 %).
Conclusion : Les tiges non cimentées à collerette n'étaient pas associées à un risque accru de révision par rapport aux tiges cimentées lorsqu'elles étaient utilisées pour traiter les fractures du col fémoral. Bien que la cimentation l'implant fémoral reste le gold standard, l'utilisation de tiges non cimentées à collerette chez les patients âgés atteints de fractures du col du fémur semble être une alternative viable.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Facteurs de remise en charge précoce avec prothèse provisoire à contact total dans les amputations traumatiques aiguës de jambe : une étude observationnelle rétrospective de 46 patients.
Orateur(s) : Mehdi Boudissa (Meylan)08h07 / 08h14Mehdi BOUDISSA (Meylan FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-282
Facteurs de remise en charge précoce avec prothèse provisoire à contact total dans les amputations traumatiques aiguës de jambe : une étude observationnelle rétrospective de 46 patients.
Mehdi Boudissa* 1, Guillaume Chalmot de la Meslière1, Solène Maret1, Philippe Escobar1, Clémentine Corbet1, Pierre Bouzat1, Jérôme Tonetti1
1Orthopédie Traumatologie, CHU GRENOBLE ALPES, La Tronche, France
Introduction : La reprise de la marche bipodale appareillée avec une prothèse à contact provisoire représente le premier objectif à atteindre pour le patient après amputation traumatique trans-tibiale. L’objectif de ce travail était de définir cette notion de remise en charge précoce (RECP) et d’étudier les facteurs influençant sa réussite dans les suites d’une amputation traumatique trans-tibiale aiguë.
Notre hypothèse était que le délai de réalisation de l’amputation (sauvetage versus secondaire), la qualité de réalisation de l’amputation, la survenue de une ou plusieurs reprises chirurgicales et la gestion de la douleur influencent la reprise de la marche bipodale précoce.
Material and methods : Tous les patients pris en charge pour un traumatisme de jambe nécessitant la réalisation d’une amputation trans-tibiale aiguë (lors de l’hospitalisation) entre le 01 janvier 2004 et le 31 juillet 2022 étaient inclus dans cette étude observationnelle rétrospective monocentrique. Quarante-six patients étaient inclus au recul moyen de 6.6 ans. Les données démographiques, la sévérité du traumatisme, les caractéristiques de l’amputation ainsi que les complications étaient recueillies et analysées. Les résultats cliniques étaient évalués par des scores d’évaluation de la marche et des auto-questionnaires spécifiques aux amputations. Les différents facteurs étaient comparées entre deux sous-groupe : patiente avec RECP et patient avec remise en charge tardive (RECT).
Results : Le délai moyen de reprise de la marche bipodale appareillée avec une prothèse à contact provisoire était de 98.4 jours ± 96.2 (24-679). Une RECP correspondait à une remise en charge < 100 jours depuis l’amputation trans-tibiale. La gravité du traumatisme, représentée par les scores ISS et le score MESS, influençait le délai de remise en charge (p<0.05). La réalisation d’une amputation de sauvetage était associée significativement à une RECT (p = 0.006). La réalisation de blocs nerveux périphériques ou d’infiltrations nerveuses en per-opératoire était associée à une RECP (p<0.05). Enfin, la nécessité d’une reprise chirurgicale du moignon ou de la coupe osseuse d’amputation était associée à une RECT (p = 0.002). Les critères de qualité de réalisation de l’amputation n’étaient pas significativement associés au délai de remise en charge mais significativement associés à une meilleure satisfaction des patients avec prothèse provisoire à contact totale et avec prothèse définitive.
Conclusion : Notre hypothèse est partiellement vérifiée. La RECP après amputation est influencé par la gravité du traumatisme, le délai de réalisation d’amputation, la gestion de la douleur et la nécessité d’une reprise chirurgicale. Les critères de réalisation de l’amputation influencent la satisfaction des patients à court et long terme.
Conflits d’intérêts :
M. Boudissa Consultancy, Expert: e-Cential robotics,
G. Chalmot de la Meslière: Pas de conflit déclaré ,
S. Maret: Pas de conflit déclaré ,
P. Escobar: Pas de conflit déclaré ,
C. Corbet: Pas de conflit déclaré ,
P. Bouzat: Pas de conflit déclaré ,
J. Tonetti Consultancy, Expert: e-Cential robotics
La prise en charge des lésions postraumatiques de l'anneau pelvien de type C, accompagnées d'un déplacement vertical et malconsolidation de la fracture sacrée
Orateur(s) : A. A. Grin (FéDéRATION DE RUSSIE)08h14 / 08h21A. A. GRIN (Kurgan FéDéRATION DE RUSSIE)Afficher abstract
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-301
La prise en charge des lésions postraumatiques de l'anneau pelvien de type C, accompagnées d'un déplacement vertical et malconsolidation de la fracture sacrée
A. A. Grin* 1, N. I. Mishina1
1Centre national médical de recherches en orthopédie et traumatologie académicien G.A. Ilizarov, Kurgan, Russia
Introduction : Des lésions instables de type C sont observées dans les cas de polytraumatismes. Les fractures du bassin postérieur au niveau du sacrum entraînent un déplacement de la moitié du bassin et un massif latéral du sacrum verticalement et postérieurement. Les fonctions vitales ne restaurent qu’au fil des semaines et des mois, ce qui retarde le repositionnement et l'ostéosynthèse des moitiés déplacées du bassin. La déformation post-traumatique du bassin s'accompagne de la fusion du sacrum en position vicieuse ou d’une psedarthrose.
Material and methods : Étudier l'efficacité de notre technique pour traitement des lésions postraumatiques de l'anneau pelvien de type C, accompagnées d'un déplacement vertical et malconsolidation de la fracture sacrée.
Results : En 2023-2024 nous avons 5 déformations pelviennes post-traumatiques avec déplacement vertical du sacrum. Anciennete de traumatisme se varie de 3 mois à 2 ans. Les 2 hommes et 3 femmes avaint l'âge moyen de 38,7 ans. L’origine de blessure a été 2 chutes de hauteur, 3 accidents routiers. Tous les lésions pelviennes faisait partie d’un polytraumatisme.
Les diagnostics comprenaient radiographie multiprojection, TDM, vidéo de la marche, évaluation de la douleur selon EVA, de la fonction selon Majed.
A bloc opératoire on montait les modules annulaires de l'appareil Ilizarov sur les os du bassin. On insérait les tiges dans les os du bassin antérieur et postérieur et on les fixées aux supports pelviens droit et gauche. Ensuite, par une petite incision cutanée, une ostéotomie du sacrum a été réalisée sous C-arc contrôle. Après avoir assuré la mobilité mutuelle des moitiés du bassin, elles ont été reliées de l'avant et de l'arrière par des nœuds de repositionnement spéciaux. La période de repositionnement est de 6 à 12 semaines. Ensuite, les sections postérieures ont été fixées à la structure spino-pelvienne avec 2-3 vis ilio-sacrées, en démontant la partie postérieure de l'appareil. Dans tous les cas, on gardait la partie antérieure de l’appareil pendant 6 à 8 semaines.
Discussion : Certains auteurs portent que la longueur des membres dans les cas d'os pelviens mal fusionnés est compensée par ostéotomie de l'ilion faite par approche iliaque du côté de la déformation suivie d’une fixation par plaques (Shun Lu et al. 2019). Yangxing Luo et al. (2022) décrivent l’ostéotomie sacrée à ciel ouvert suivie d'une ostéosynthèse triangulée. La rétraction des tissus environnants et les cicatrices prononcées rendent une reposition en un temps très difficile et, parfois, impossible. Les voies d’abord massif ouvert augmente un risque de perte sanguine importante.
Conclusion : La méthode Ilizarov permet un repositionnement progressif mini-invasif de tout déplacement. Parallèlement, les patients sont mobiles dès le premier jour après l’opération, ce qui améliore considérablement la qualité de leur rééducation.
Conflits d’intérêts :
A. A. Grin Research support/Scientific studies: Centre national médical de recherches en orthopédie et traumatologie académicien G.A. Ilizarov,
N. I. Mishina Research support/Scientific studies: Centre national médical de recherches en orthopédie et traumatologie académicien G.A. Ilizarov
Évaluation d’un nouvel arbre décisionnel en traumatologie de l’acetabulum adapté aux récentes (r)évolutions : étude observationnelle rétrospective monocentrique avant/après
Orateur(s) : Mehdi Boudissa (Meylan)08h21 / 08h28Mehdi BOUDISSA (Meylan FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-360
Évaluation d’un nouvel arbre décisionnel en traumatologie de l’acetabulum adapté aux récentes (r)évolutions : étude observationnelle rétrospective monocentrique avant/après
Guillaume Fricault1, Pauline Buteau2, Gael Kerschbaumer2, Jérôme Tonetti2, Mehdi Boudissa* 2
1Orthopédie Traumatologie, CHU LA REUNION, La Réunion, 2Orthopédie Traumatologie, CHU GRENOBLE ALPES, La Tronche, France
Introduction : Les séniors représentent le sous-groupe qui connaît la croissance la plus rapide parmi les fractures acétabulaires. De nombreuses études ont souligné les différences entre les patients jeunes et âgés. Par conséquent, les stratégies de traitement doivent inclure les spécificités liées aux patients âgés et aux patients jeunes. L’objectif de ce travail était d’évaluer les résultats et les limites après ostéosynthèse d’un nouvel arbre décisionnel incluant la population gériatrique. Notre hypothèse était que le respect de cet arbre décisionnel permettait de répondre à l’évolution récente des indications avec des résultats au moins équivalent à notre pratique antérieure.
Material and methods : Étude de cohorte rétrospective monocentrique de type avant/après évaluant les résultats radiologiques de 82 patients opérés d’une fracture de l’acetabulum entre Janvier 2020 et Décembre 2022 selon un nouvel arbre décisionnel. Les données épidémiologiques, les résultats fonctionnels via les scores Oxford Hip Score (OHS), Postel Merle d’Aubigné (PMA) et Harris Hip Score (HHS), ainsi que les complications étaient évalués. La qualité de réduction par mesures tomodensitométriques était mesurée. Un échec était défini comme une mauvaise réduction (gap ou step > 3 mm) ou la nécessité d’une arthroplastie totale de hanche (PTH) dans les 12 mois post-opératoires. Les données étaient comparées à ceux de notre précédente série sans arbre décisionnel de 156 patients opérés entre Janvier 2005 et Décembre 2014.
Results : L’âge moyen était de 53.7 ans (versus 40.3 ans) reflétant l’augmentation de la proportion des séniors parmi les patients opérés d’une fracture de l’acetabulum (p<0.001). La voie d’abord la plus utilisée était la voie de Stoppa modifiée (33 fractures,40%) avec plaques à soutien de la surface quadrilatère. La réduction était significativement améliorée avec seulement 13 mauvaises réductions (16%) après respect de l’arbre décisionnel versus 52 mauvaises réductions (37%), p= 0.004. Le taux de PTH précoce était significativement réduit (3/82, 3.7% versus 20/156, 12.8% p= 0.02). Les résultats fonctionnels étaient excellents ou bons dans 83% (68/82) pour l’OHS, 70% (57/82) pour l’HHS et le PMA). La remise en charge précoce des patients âgés ne modifiaient pas les résultats fonctionnels.
Conclusion : Le respect de notre algorithme décisionnel incluant les spécificités des patients gériatriques permet d’obtenir une meilleure réduction et de réduire le taux de conversion en PTH précoce avec des résultats fonctionnels satisfaisants. Ces résultats s’expliquent par la généralisation de la voie de Stoppa modifiée et des plaques adaptées aux variétés gériatriques avec un soutien de la surface quadrilatère autorisant une remise en charge précoce. Cette étude a permis de montrer la nécessité d’une amélioration de cet arbre décisionnel incluant les nouvelles techniques de chirurgie percutanée.
Conflits d’intérêts :
G. Fricault: Pas de conflit déclaré ,
P. Buteau: Pas de conflit déclaré ,
G. Kerschbaumer Consultancy, Expert: e-Cential robotics,
J. Tonetti Consultancy, Expert: e-Cential robotics,
M. Boudissa Consultancy, Expert: e-Cential robotics
Prise en charge des fractures acétabulaires chez les sujets âgés : place et défis de l’arthroplastie totale de hanche
Orateur(s) : Mohamed Habib Sanaa (TUNISIE)08h28 / 08h35Mohamed Habib SANAA (Bizerte TUNISIE)Afficher abstract
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-383
Prise en charge des fractures acétabulaires chez les sujets âgés : place et défis de l’arthroplastie totale de hanche
Mohamed Sedik Akermi 1, Mohamed Habib Sanaa* 1, Adnen Benammou1, 1, Souha Bennour1, Mehdi Bellil1, Mohamed Ben Salah1
1Service de chirurgie orthopédique, Hôpital Charles Nicolle, Tunis, Tunisia
Introduction : Les fractures acétabulaires chez les sujets âgés sont associées à une morbidité élevée et une prise en charge complexe en raison de la coxopathie préexistante, de l’ostéoporose et d’une observance souvent limitée. Dans ce contexte, l’arthroplastie totale de la hanche constitue une option thérapeutique efficace pour restaurer la mobilité et soulager la douleur.
L’objectif de cette étude est d’évaluer les résultats fonctionnels et les complications de cette prise en charge.
Material and methods : Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive intéressant les patients qui ont eu une arthroplastie totale de la hanche pour des fractures acétabulaires avec ou sans ostéosynthèse.
Nous avons analysé le profil épidémiologique des patients, les complications per et post-opératoires, ainsi que le résultat fonctionnel à un an minimum de recul.
Results : Notre étude a inclus 10 patients.
La moyenne d’âge était de 68 ans avec un sex ratio=2,3.
70 % des fractures étaient causées par un traumatisme à haute énergie
Les fractures se répartissaient comme suit : 5 sur le mur postérieur, 2 transverses, 2 bi-colonnes et 1 sur la colonne antérieure.
La voie postéro-latérale de Moore a été utilisée pour 90 % des patients, tandis qu'un seul patient a bénéficié de la voie de Hardinge.
Nous avons noté 4 PTH seule, 5 PTH avec anneau de soutien et 1 PTH avec ostéosynthèse par plaque.
Pour les complications postopératoires, nous avons noté deux cas de sepsis, cinq ossifications hétérotopiques et deux fractures péri-prothétiques.
Le taux de révision était de 40 %.
Au dernier recul, Le score de Harris était en moyenne de 70/100(40-90).
Discussion : Le traitement des fractures acétabulaires chez les sujets âgés constitue un défi majeur en raison de la fragilité osseuse, de la complexité des fractures et du risque élevé de complications.
L’arthroplastie totale de hanche, en remplacement d’une ostéosynthèse parfois insuffisante, offre une alternative intéressante, à condition de respecter des indications strictes et des techniques chirurgicales adaptées.
Le taux élevé de révision soulignent la nécessité d’une planification rigoureuse et d’une prise en charge postopératoire optimisée.
Conclusion : La PTH primaire représente une option thérapeutique fiable pour les fractures acétabulaires chez les sujets âgés, permettant une amélioration fonctionnelle notable.
Toutefois, les défis techniques et les risques de complications imposent une sélection rigoureuse des patients et une optimisation de la stratégie chirurgicale pour garantir des résultats satisfaisants.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Hémiarthroplastie versus réduction ouverte et fixation interne dans la prise en charge des fractures articulaires comminutives de l'humérus distal chez les patients de moins de 65 ans
Orateur(s) : Cerise Gosselin (Toulouse)08h35 / 08h42Cerise GOSSELIN (Toulouse FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-388
Hémiarthroplastie versus réduction ouverte et fixation interne dans la prise en charge des fractures articulaires comminutives de l'humérus distal chez les patients de moins de 65 ans
Cerise Gosselin* 1, Nicolas BONNEVIALLE2, Pierre MANSAT2, Hugo BARRET2
1Chirurgie Orthopédique et Traumatologique, 2Chirurgie Orthopédique et Médecine du Sport, Centre Hospitalier Universitaire de Purpan, Toulouse, France
Introduction : Les fractures articulaires comminutives de l'humérus distal représentent un important défi chirurgical en raison de leur complexité. Les complications sont fréquentes, et il est crucial d'obtenir des résultats fonctionnels optimaux, particulièrement chez les patients jeunes et actifs. Cette étude vise à comparer les résultats de la réduction ouverte avec fixation interne (ORIF) à ceux de l'hémiarthroplastie (HA) chez les patients âgés de moins de 65 ans.
Material and methods : Cette étude comparative inclut des patients âgés de moins de 65 ans ayant présenté des fractures articulaires comminutives de l'humérus distal et traités par ORIF ou HA. Les patients disposant de données préopératoires et postopératoires ont été inclus dans l'un des deux groupes. Les résultats fonctionnels (amplitude articulaire, douleur (EVA), scores DASH, score MEPS) et les complications ont été comparés.
Results : Avec un suivi moyen de 66 ± 34 mois, les deux groupes étaient comparables en termes de sexe, âge, durée du suivi et type de fracture selon la classification AO. Le groupe ORIF comprenait 74 patients (56,8 % de femmes, âge moyen 52 ans), et le groupe HA comprenait 68 patients (70,6 % de femmes, âge moyen 57 ans). Aucune différence significative n’a été retrouvée entre les groupes concernant l'EVA, le score MEPS, le score DASH, la flexion, la pronation et la supination. Le groupe HA a montré une perte d'extension significativement plus importante (22° vs 14°, p = 0,013) et un arc de flexion-extension plus réduit (97° vs 109°, p = 0,024). Les complications étaient plus fréquentes dans le groupe HA (54,4 % vs 22,7 %, p = 0,002), incluant raideur, inconfort lié au matériel au niveau de l'olécrane, et instabilité clinique. Le taux global de révision était plus élevé dans le groupe HA (23,5 % vs 8,1 %, p = 0,02), principalement en raison des révisions du matériel de l'olécrane (45,4 % vs 0 %, p < 0,001). Les ossifications hétérotopiques étaient également plus fréquentes dans le groupe HA (45,8 % vs 20 %, p = 0,027).
Conclusion : Pour les fractures comminutives de l'humérus distal chez les patients jeunes, l'ORIF est préférable en raison de meilleurs résultats fonctionnels, d'un moindre taux de complications et d’ossifications hétérotopiques. L’HA peut être envisagée en cas de fractures hautement comminutives impossibles à reconstruire par suture ligamentaire solide ou ostéosynthèse des colonnes, et sans ostéotomie de l’olécrane.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
L’arthroplastie de la hanche par la Voie antérieure mini invasive sur table ordinaire dans le traitement des fractures du col du fémur, de la personne âgée, est-ce une bonne option ?
Orateur(s) : Zakaria Assammar (Argenteuil)08h42 / 08h49Zakaria ASSAMMAR (Argenteuil FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-452
L’arthroplastie de la hanche par la Voie antérieure mini invasive sur table ordinaire dans le traitement des fractures du col du fémur, de la personne âgée, est-ce une bonne option ?
Zakaria Assammar* 1, Foad Lamnaouar1, Mustapha Fadili2, Abdelmassih Abouchaaya3
1CH Argenteuil, Argenteuil, France, 2CHU Ibn Rochd, Casablanca, 3CH Argenteuil, Argenteuil, Morocco
Introduction : La voie antérieure mini invasive pour une arthroplastie de la hanche est associée à un meilleur respect des parties molles, une morbidité post opératoire moindre, quoique les études parlent d’une exposition plus difficile du fémur et un risque plus important de fracture en per opératoire.
Material and methods : Nous avons réalisé une étude rétrospective portant sur des patient opérés entre le mois de janvier 2018 et février 2024, ayant bénéficié d’une arthroplastie de hanche par voie antérieure, par deux chirurgiens ayant l’habitude de cet abord, le recueil de donnés s’est fait à l’aide d’une fiche d’exploitation à partir des données du compte rendu opératoire, le compte rendu d’hospitalisation et les radiographies pré et post opératoires.
Results : 121 dossiers étaient exploités : le sexe ratio était de 3 femmes pour un homme. La moyenne d’âge était de 84 ans, les complications per opératoires étaient de 3 % : une fracture du grand trochanter, une fracture du fut diaphysaire constatées en per opératoire et deux fractures constatées lors de la réalisation de radiographie post-opératoire. Le taux d'hémoglobine post-opératoire était en baisse de 0,6 unités en moyenne par rapport à l'hémoglobine préopératoire. L’appui était réalisé à J1 pour 97% des patients. La durée de séjour post-opératoire était en moyenne de 3jours.
Conclusion : L’expérience de notre service montre de bons résultats de la voie antérieure de la hanche chez le sujet âgé, avec un taux comparable à la voie postérieure en termes de complications per opératoires, mais avec une morbidité moindre et une récupération plus rapide.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Résultats du traitement des fractures multiples du membre pelvien chez l’adulte : Analyse prospective d’une série hospitalière de 135 cas
Orateur(s) : Samba Kone (CôTE D'IVOIRE), candace ZANNOU-TCHOKO ()08h49 / 08h56Samba KONE (Abidjan CôTE D'IVOIRE), candace ZANNOU-TCHOKO (Abidjan )Afficher abstract
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-627
Résultats du traitement des fractures multiples du membre pelvien chez l’adulte : Analyse prospective d’une série hospitalière de 135 cas
Samba Kone1, Aya Kouassi2, candace ZANNOU-TCHOKO* 1, Fabrice Oi Koffi3, Maimouna Fofana3, Seydou G Kone3
1Chu de Cocody, UFR Sciences médicales d'Abidjan, Abidjan, 2Chu de Bouaké, UFR des sciences médicales de Boauké, Bouaké, 3Chirurgie traumatologie et orthopédie, CHU de Cocody, Abidjan, Cote d'Ivoire
Introduction : Les fractures multiples du membre pelvien sont graves et peu fréquentes. Leur traitement est parfois difficile avec mise en jeu du pronostic fonctionnel. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats fonctionnels et la qualité de vie des patients ayant une fracture multiple du membre pelvien.
Material and methods : Il s’agissait d’une étude prospective observationnelle et analytique réalisée sur trois ans, des patients ayant des fractures multiples du membre pelvien. Elle concernait 135 patients (275 fractures). L’âge moyen était 37 ans (16-80). Le parage associé à une ostéosynthèse (n=55 ;40,7%) avait été réalisé en seul temps (n=45 ;33,3%). La contention par fixateur externe (n=111 ;40,4%) prédominait. La procédure chirurgicale réalisée par un chirurgiens seniors (n=88;65,2%) était fréquente Le délai d’hospitalisation, la rééducation, les complications, la consolidation, le résultat fonctionnel et la qualité de vie des patients étaient étudiées. Une analyse univariée (P< 0,05) entre des variables et la survenue de complication a été recherché.
Results : Le délai moyen d’hospitalisation était de 24 jours (5-71). La rééducation était réalisée en moyenne à 38 jours (34-150). Les complications étaient dominées par la raideur du genou (n=22;16,3%). Le délai moyen de consolidation était de 6 mois (3-16). Au recul moyen de 15 mois (6-26), les résultats fonctionnels selon Karlström et Olerud étaient satisfaisants dans 89,6%. La qualité de vie était satisfaisante dans 69,6%. L’analyse univariée notait une association significative entre le délai thérapeutique (>72 h), la durée d’hospitalisation (> 15 jours), l’expérience du chirurgien (juniors) , le délai de la rééducation (> 30 jours) et la survenu de complications post thérapeutique.
Discussion : L’évaluation fonctionnelle conjointement à celle de qualité de vie chez des patients ayant un genou flottant est rare dans la littérature. Cette double évaluation permet une appréciation des séquelles globales du patient. Le résultat fonctionnel du membre pelvien dans la présente concordait ceux de certaines autres série. Les lésions multiples du membre pelvien conduisent parfois à une réduction de la qualité de vie. L’intérêt du compagnonnage et de la disponibilité en urgence des chirurgiens sénior s’impose pour améliorer le savoir et l’apprentissage des chirurgiens juniors.
Conclusion : La raideur et l’infection étaient les complications les plus fréquentes. Le résultat fonctionnel global et la qualité de vie des patients étaient satisfaisants.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Analyse à 10 ans de recul minimum d’une large série de prothèses totale de hanche double mobilité implantées pour fracture du col fémoral : analyse de la mortalité et des complications.
Orateur(s) : Camille Martin (Saint-Priest-En-Jarez)08h56 / 09h03Camille MARTIN (Saint-Priest-En-Jarez FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-637
Analyse à 10 ans de recul minimum d’une large série de prothèses totale de hanche double mobilité implantées pour fracture du col fémoral : analyse de la mortalité et des complications.
Camille Martin* 1, Frederic Farizon1, Remi Philippot1
1CHU Nord, Saint-Etienne, France
Introduction : La prothèse totale de hanche (PTH) avec cupule à double mobilité (DM) est une option privilégiée pour réduire le risque de luxation chez les patients âgés ayant une fracture du col fémoral. Cette étude rétrospective évalue la survie des implants et les complications chez ces patients, avec un suivi minimal de 10 ans.
Material and methods : Une série rétrospective de 112 patients ayant eu une PTH avec cupule DM pour fracture du col fémoral entre 2012 et 2013 a été analysée.
La prothèse comprenait un pivot fémoral et une cupule double mobilité (press-fit pur ou tripode), tous deux sans ciment.
L’abord était une voie postérieure de Moore.
L’autonomie préopératoire a été évaluée par le score de Parker.
Un suivi clinique et radiologique a été réalisé aux délais classiques.
Les résultats portaient sur la survenue de complications (luxation, descellement, infection, fracture périprothétique) et la survie au dernier recul.
Results : Notre série comprenait 74.1 % de femmes et 25.9 % d’hommes.
L’âge moyen au jour de la chirurgie était de 82.43 ± 9.53 ans, avec un décès moyen à 87.03 ± 8.36 ans.
Le score de Parker préopératoire moyen était de 5.21 ± 2.53, indiquant une autonomie modérée.
Parmi les 112 patients, 14 étaient vivants à l’analyse finale.
Le suivi moyen était de 5.1 ans.
Le taux de mortalité était de 87.5 % au dernier recul et de 11.6 % dans les 6 mois suivant la chirurgie.
Trois patients (2.7 %) ont présenté une infection précoce. Huit (7.1 %) ont présenté une fracture périprothétique sur traumatisme. Un seul descellement (0,89 %) traumatique a été observé.
Nous avons observé un taux de luxation postopératoire de 4.5 %, avec 5 cas, toutes réduites par manœuvres externes. Toutes sont survenues précocement dans le suivi et aucun cas n’a récidivé.
Les patients ayant présenté une luxation avaient un score Parker significativement plus bas (p = 0.047).
Le taux de survie prothétique, en prenant comme définition de l’échec le descellement traumatique ou le sepsis nécessitant l’ablation de la prothèse, était de 97.3 % à 10 ans.
Discussion : La fracture du col fémoral chez la personne âgée est donc un traumatisme majeur à l’origine d’une grande mortalité.
Cette population est à haut risque d’instabilité prothétique post-opératoire.
Classiquement, les taux d’infection dans ces indications sont élevés du fait des comorbidités, notre série rapporte un taux de 2.7 %, conforme aux taux décrits.
Le taux de luxation postopératoire se situe parmi les plus bas de la littérature pour cette indication. Ainsi, malgré une voie d’abord postérieure et une population plus âgée que celle classiquement rapportée, notre série montre que la DM assure une stabilité postopératoire de qualité.
Conclusion : Les résultats à long terme confirment l’efficacité et la fiabilité des prothèses DM pour les fractures du col fémoral chez les patients âgés avec un faible taux de complications et une bonne survie prothétique. Ils soutiennent l’utilisation de la DM pour optimiser les résultats fonctionnels et minimiser les complications après PTH.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Le traitement des fractures du cotyle par ostéotaxis.Une alternative au traitement orthopédique
Orateur(s) : Abdessamad Rajaallah (MAROC)09h03 / 09h10Abdessamad RAJAALLAH (Casablanca MAROC)Afficher abstract
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-710
Le traitement des fractures du cotyle par ostéotaxis.Une alternative au traitement orthopédique
Abdessamad Rajaallah* 1, mohamed Rahmi1, mohamed bouhouche1, charafeddine Elkassimi1, mohamed rafai1
1Traumatologie-orthopédie, CHU Ibn Rochd, casablanca, Morocco
Introduction : Le traitement des fractures du cotyle reste essentiellement chirurgical, son but est d’avoir une réduction anatomique et ainsi espérer une meilleure récupération fonctionnelle mais exige un chirurgien expérimenté dans ce type de fracture. Le traitement orthopédique quant à lui est caractérisé par les complications de décubitus, et un long séjour à l’hôpital.le but de ce travail est d'évaluer les résultats radiologiques et fonctionnelles de l'ostéotaxis dans les fractures du cotyle comme une alternative au traitement orthopédique conventionnel
Material and methods : Nous rapportons dans notre service une nouvelle technique inédite pour le traitement des fractures déplacées du cotyle á congruence articulaire acceptable. C’est une technique ambulatoire qui se fait au bloc opératoire sous rachianesthésie sur table orthopédique. La réduction a été réalisée sous contrôle scopique. Cette dernière maintenue par un fixateur externe type HOFFMAN avec deux fiches dans la région sus-cotyloïdienne, deux fiches dans le col, et deux dans la région sous-trochantérienne.Le montage permet une traction vectorielle, qui est la résultante d’une traction axiale par les fiches sous-trochantérienne, et d’une traction latérale par les fiches cervicales.
Results : Nous rapportons une série de dix patients. L’âge moyen de nos patients était de 48 ans avec une nette prédominance masculine. Les AVP représentaient la principale étiologie (huit cas), les fractures étaient complexes dans sept cas. Tous les cas de notre série ont bénéficié d’une ostéotaxis. Les suites post-opératoires étaient simples : la position assise a été autorisée le lendemain avant la sortie de l’hopital en absence d’autres lésions associées. le recul moyenétait de 46 mois, nous n’avons pas noté d’infection sur fiches, pas de phlébite, ni de déplacement secondaire. Les résultats anatomiques et fonctionnels étaient bons dans 80% des cas selon le score de Postel Merle d’Aubigné.
Discussion : Les fracture de l’acetabulum restent toujours un chalenge pour l’orthopédiste. Pour Judet et Letournel: toutes fractures déplacées devaient être ostéosynthésées si l’état général le permet, alors que Duquenoy et Sénégas n’étaient pas du même avis ; il vaut mieux un traitement orthopédique avec un résultat anatomique moyen qu’un mauvais traitement chirurgical. Dans la littérature nous n’avons trouvé qu’une étude expérimentale cadavérique, qui a testé la fixation externe temporaire des fractures luxations du cotyle pour les patients polytraumatisés. Le model de fixateur était diffèrent du notre, cette étude a utilisé un fixateur croisé se fixant également sur l’autre côté du bassin
Conclusion : Cette technique inédite ne peut remplacer le traitement à ciel ouvert, elle reste préconisée dans les fractures complexes du cotyle, les fractures peu déplacés et les patients présentant des contre indications à la chirurgie.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Fractures de la colonne antérieure : quel abord, stoppa ou ilio-stoppa?
Orateur(s) : Roufeida Neffati (TUNISIE)09h10 / 09h17Roufeida NEFFATI (Bizerte TUNISIE)Afficher abstract
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-863
Fractures de la colonne antérieure : quel abord, stoppa ou ilio-stoppa?
Akremi Seddik1, Roufeida Neffati* 1, Adnene Benamou1, Mehdi Bellil1, Mohamed Ben Salah1
1Hopital Charles Nicole, Tunis, Tunisia
Introduction : Les fractures du cotyle sont des lésions complexes avec une incidence croissante. L'étape la plus critique dans le traitement de ces fractures est la réduction anatomique de la surface articulaire associée à une fixation stable, afin d’optimiser le pronostic fonctionnel. Le choix de l’approche chirurgicale constitue ainsi une étape déterminante du traitement. Le but de notre étude est de comparer les résultats de la voie d’abord ilio-stoppa et la voie d’abord stoppa dans la réduction ouverte et la fixation interne (ORIF) des fractures du cotyle.
Material and methods : Nous avons mené une étude rétrospective sur un total de 18 patients opérés pour fractures du cotyle par voie de stoppa ou ilio-stoppa entre années 2020 et 2024. Les données démographiques des patients ont été recueillies en pré-opératoire. Les fractures ont été classées selon la classification de Judet-Letournel. En per-opératoire nous avons relevé la durée de l’acte et les pertes sanguines. En post opératoire nous avons évalué le taux de complications ainsi que la qualité de la réduction précoce et finale suivant les critères de Matta. Les critères de Merle d'Aubigne et de Postel modifiés ont été utilisés pour l'évaluation fonctionnelle.
Results : Dix patients ont été opérés par voie de Stoppa (groupe A) et dix par voie Ilio-Stoppa (groupe B). l'age moyen était de 47 ans dont 70% des hommes. Dans le groupe A, la durée opératoire moyenne était de 108 mn, le taux de réduction anatomique était excellent et bien dans 83% cas. La perte sanguine était estimée par une diminution de hémoglobine de 1,2 g/dl. Dans le groupe B; la durée opératoire moyenne était de 160 mn, le taux de réduction anatomique était excellent et bien dans 90% cas. La perte sanguine était estimée a 1,4 g/dl. Le score de Merle D’Aubigné était 16.1 dans le groupe A et 15.7 dans le groupe B. On a observe dans le groupe A un cas de sepsis sur materiel. Dans le groupe B on a observe un cas de sepsis sur matériel et un cas de lésion nerveuse.
Conclusion : Les résultats comparables entre les approches Stoppa et Ilio-Stoppa pour la prise en charge des fractures de la colonne antérieure du cotyle. Ainsi, le choix de l’abord chirurgical doit être guidé par la complexité de la fracture, l’expertise du chirurgien et les caractéristiques du patient afin d’optimiser les résultats fonctionnels et minimiser les risques.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Virtual Screw Planning and X-Ray Simulation of Trans Ilio Trans Sacral (TITS) Screw Placement in undisplaced Pelvic Fractures aids inexperienced surgeons.
Orateur(s) : Michiel Herteleer (BELGIQUE)09h17 / 09h24Michiel HERTELEER (Leuven BELGIQUE)Afficher abstract
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-946
Virtual Screw Planning and X-Ray Simulation of Trans Ilio Trans Sacral (TITS) Screw Placement in undisplaced Pelvic Fractures aids inexperienced surgeons.
Michiel Herteleer* 1, Stien Hoskens1, Kobe Bamps2
1KULeuven, Leuven, Belgium, 2Leuven, KULeuven, Leuven, Belgium
Introduction : Pre-operative planning with virtual fluoroscopy simulation of the inlet, outlet, and lateral view of Trans-Iliac-Trans-Sacral (TITS) screws at the S1 level results in safe screw placement for inexperienced surgeons.
Material and methods : Pre-operative CT scans of patients with undisplaced pelvic fractures were imported into Mimics (Materialise, Belgium). For non-dysmorphic sacrum cases, a transsacral screw was planned and verified. A 3D model of the pelvis was segmented and, along with the planned screw, imported into the virtual fluoroscopy simulator. Simulated inlet, outlet, and lateral views of the planned screws were exported as JPEG images. All surgeries were performed by a junior consultant, who had no prior experience placing iliosacral screws without supervision. During surgery, the surgeon used the simulated views as a reference for screw placement. Postoperative CT scans determined the screw position by matching pre- and post-operative scans to assess the entry point, screw direction, and overlap between planned and placed screws.
Results : Over 17 months, 33 patients (mean age 69 years, mean BMI 24kg/m²) underwent surgery. Injury mechanisms included 8 high-energy pelvic ring injuries and 25 fragility fractures. Twenty-eight screws were placed at the S1 level and 5 at the S2 level. The mean deviation from the planned entry point was 7,1 mm (+/- 3,8 SD). The mean overlap between planned and placed screws was 33% SD (35%). The mean angle deviation from the planned angle was 3.9° (+/- 1.9° SD). One screw required revision due to a conflict with the L5 nerve root.
Discussion : The steep learning curve inherent in complex pelvic fracture surgeries, particularly TITS screw placement, emphasizes the need for innovative training methods. Our study indicates that virtual fluoroscopy simulation can accelerate skill development by enabling surgeons to prepare procedures in a risk-free environment. By improving the accuracy of screw placement and reinforcing anatomical understanding, virtual simulation not only refines technical precision but also boosts surgeon confidence, ultimately shortening the learning curve for these challenging procedures.
Conclusion : Pre-operative simulation of TITS screws through virtual x-rays aids surgeons with limited experience in sacral screw placement with moderate accuracy of placed screws.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Fracture isolée de l’ulna
Orateur(s) : Julie Watine (Lille)10h30 / 10h45
Fracture isolée du radius
Orateur(s) : Charlotte Audebert (Lille)10h45 / 11h00
Fracture des deux os de l’avant-bras
Orateur(s) : Laurent Pidhorz (Le Mans)11h00 / 11h15
Pseudarthrose du cadre antébrachial
Orateur(s) : Maeva Montanier (Lille)11h15 / 11h30
Conclusion
Orateur(s) : Christophe Chantelot (Lille)11h30 / 11h45
Discussions
11h45 / 12h00
Préservation à long terme de l’articulation sous-talienne après prothèse totale de cheville : résultats d’une série de 144 patients à un délai moyen de 12,1 années.
Orateur(s) : Maxime SADOUN (Garches)08h00 / 08h10Maxime SADOUN (Garches FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-144
Préservation à long terme de l’articulation sous-talienne après prothèse totale de cheville : résultats d’une série de 144 patients à un délai moyen de 12,1 années.
Maxime SADOUN* 1, Yves STIGLITZ1, 2, Fabrice GAUDOT3, Thomas BAUER4
1Chirurgie orthopédique et traumatologique, AP-HP Hôpital Raymond Poincaré, Garches, 2Chirurgie orthopédique et traumatologique, Clinique Victor Hugo, 3Chirurgie orthopédique et traumatologique, Clinique Jouvenet, Paris, 4Chirurgie orthopédique et traumatologique, AP-HP Hôpital Ambroise Paré, Boulogne-Billancourt, France
Introduction : L’arthroplastie totale de cheville est une intervention de plus en plus réalisée pour le traitement de l’arthrose tibio-talienne invalidante. Il existe désormais davantage de preuves scientifiques quant aux résultats à long terme des prothèses totales de cheville (PTC) de 3ème génération, à patin fixe, avec des survies avoisinant les 95% à plus de 10 ans. Notre hypothèse est que la PTC préserve l’articulation sous-talienne (ST) de la dégradation arthrosique à long-terme.
Material and methods : Cette étude multiopérateur, monocentrique et rétrospective présente les données de 155 patients (164 chevilles), opérés de 2009 à 2013. La durée moyenne de suivi est de 12,1 années (étendue : 10 – 15,08 années). La même prothèse était implantée pour tous les patients : PTC de 3ème génération à patin fixe Salto Talaris – société Tornier. L’évolution des mobilités cliniques de l’articulation ST (de 0 à 3/3), la présence de symptômes à l’examen clinique de cette articulation ainsi que son stade arthrosique (classification de Kellgren et Lawrence) ont été comparés entre les données pré-opératoire et au dernier recul.
Results : Sur les 164 PTC incluses (155 patients), 17 patients (17 PTC) sont décédés et 3 patients (3 PTC) sont perdus de vue, soit 1,83% des PTC. Les mobilités de l’articulation ST ont augmenté de manière significative (+ 0,88 sur 3 : IC 95% [0,67 – 1,1] p < 0,001) au dernier recul et la présence de symptômes (spontanément ou à la palpation) de cette articulation a diminué de manière significative (p < 0,001). Il existe une différence statistiquement significative dans le stade arthrosique de l’articulation ST (p = 0,017) entre les données préopératoires et au dernier recul. Cette différence n’est pas retrouvée lorsque l’on étudie séparément les patients présentant en préopératoire une arthrose ST de stade 0, 1 ou 2 selon Kellgren et Lawrence (p = 0,159).
Discussion : Il s’agit de la première étude à notre connaissance présentant les résultats à long-terme de l’évolution arthrosique de l’articulation ST après PTC. La restitution des mobilités de l’articulation tibio-talienne et notamment de la flexion dorsale après PTC semble participer au rétablissement d’une anatomie physiologique de la cheville. Ces données sont encourageantes et supposent de privilégier la PTC à l’arthrodèse pour le traitement d’une arthrose tibio-talienne devant une arthrose ST débutante.
Conclusion : Les résultats obtenus dans cette étude suggèrent qu’il n’y a pas de dégradation arthrosique à long-terme après PTC pour les patients avec une arthrose ST débutante (stades 0,1 ou 2 selon Kellgren et Lawrence). Cependant, les patients devront être prévenus que cette dégradation semble inéluctable en cas d’arthrose avancée (stades 3 et 4 selon Kellgren et Lawrence).
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Instabilité latérale de cheville :Nouveau procédé d'une Ligamentoplastie anatomique du LTFA
Orateur(s) : Benattou Belbachir (ALGéRIE)08h10 / 08h20Benattou BELBACHIR (Alger ALGéRIE)Afficher abstract
Communications orales
Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-231
Instabilité latérale de cheville :Nouveau procédé d'une Ligamentoplastie anatomique du LTFA
Benattou Belbachir* 1
1HMUS, SACOT, Alger, Algeria
Introduction : L'objectif de ce travail prospectif est d'analyser les résultats anatomiques, fonctionnels et cosmétiques d'un nouveau procédé de ligamentoplastie avec reconstruction anatomique isométrique du faisceau supérieur du ligament talo-fibulaire antérieur(LTFA) par un transplant pédiculé utilisant l'hemi-tendon du court fibulaire
Material and methods : Étude monocenterique prospective de 22 cas d'instabilité antéro-latérale de la cheville par rupture avérée et isolée du LTFA; opérées entre 2022 et 2025 ,13 Hommes et 09 femmes âge moyen de 25 ans (18-36) ,avec un échelle moyen de Tegner de 5,2 (4 patients pratiquaient des sports de pivot-contact 8 des sports de pivots, 10 des sports en ligne ).Tous nos patients présentent un tableau d'instabilité de cheville franc avec une rupture totale du LTFA à l'IRM , et un score AOFAS effondré (58,6%) . Tous nos patients ont bénéficié par deux mini-voies d'abord d'une reconstruction anatomique du faisceau supérieur du ligament talo-fibulaire antérieur on utilisant un transplant pédiculé prélevé par un stripper "ouvert" du tendon court fibulaire avec double passage (trans-malléolaire et trans talien) avec reconstruction anatomique isométrique du faisceaux supérieur du LTFA fixé par un ancre talien
Results : Au dernier recul de 26 mois (3-39) le taux de satisfaction est de 87% ,avec un gain de 26 points en moyenne sur le score AOFAS : 82,9 ±9,2 à 3 mois, (58,6% ±13,3 en préopératoire) ) .À 6 mois 84,2 % des patients ont repris le sport avec un échelle de Tegner de 5,79±1,79 ( 5,24±1,9 en préopératoire) et une bonne insertion socio-professionnelle à 6 mois . on a noté dans notre série 3 cas de neuroalgodystrophies résolutives et un cas de problème cicatriciel
Discussion : Les travaux anatomiques ont démontré que le ligament talo-fibulaire antérieur (LTFA) est composé de deux faisceaux distincts fonctionnellement, c'est le faisceau supérieur intra-articulaire. plus puissant est le plus concerné par les entorses (> 90% des lésions traumatiques ) .Contrairement au genou, la ligamentoplastie dans l'instabilité de la cheville souffre de consensus chirurgical et cela malgré l'apport de l'arthroscopie dans les reconstructions du LTFA (Plasties de Brostrom -Gould...) et qui présentent un taux élevé de récidives sur le plan biomecanique et dont la nécessité de l'utilisation d'un transplant tendineux"solide"pour une reconstruction anatomique et isométrique du LTFA
Conclusion : Ce nouveau procédé technique de plastie ligamentaire tendineuse au court fibulaire "solide" et isometrique à ciel ouvert en mini-invasif est justifiée chaque fois qu'il existe une laxité significative de la talo-crurale (bâillement supérieur 15° ou un tatar tilt supérieur à 10 mm), sur un terrain hyperlaxe! avec un excès pondéral (IMC> 30) chez des athlètes de full contact ou travailleurs de forces avec une mauvaise qualité du tissu fibro-ligamentaire en per-opératoire ou encore en cas de reprise de ligamentoplastie arthroscopique ( Brostrom-Gould ou plastie de Brostrom renforcé ...)
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Validation d’un modèle 3D pour l’enseignement physiopathologique des fractures de cheville : une étude randomisée contrôlée.
Orateur(s) : Léonard Chatelain (Paris)08h20 / 08h30Léonard CHATELAIN (Paris FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-555
Validation d’un modèle 3D pour l’enseignement physiopathologique des fractures de cheville : une étude randomisée contrôlée.
Léonard S. Chatelain* 1, Marc Khalifé1, Christian Garreau de Loubresse1, Pierre Guigui1, Dan Benhamou2, Antonia Blanié2, Emmanuelle Ferrero1
1Orthopédie, Hôpital Européen Georges Pompidou, Paris, 2Anesthésie, Hôpital Bicêtre, Kremlin-Bicêtre, France
Introduction : L’apprentissage des mécanismes lésionnels repose souvent sur des schémas statiques et des descriptions textuelles, pouvant limiter la compréhension spatiale des étudiants. Les outils numériques interactifs, notamment les modèles 3D, sont de plus en plus recommandés en pédagogie médicale pour améliorer la visualisation des concepts biomécaniques. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’efficacité d’un modèle 3D interactif, gratuit et en accès libre, pour enseigner les mécanismes et l’interprétation radiologique des fractures de cheville, en le comparant au référentiel du Collège Français d'Orthopédie.
Material and methods : Le modèle 3D était accessible librement en ligne, sur ordinateur ou tablette. Les os de la cheville et du pied ont été modélisés à partir d'un scanner, et les principaux ligaments ajoutés. En cliquant sur trois boutons à l’écran, l'étudiant pouvait déclencher les animations des trois mécanismes lésionnels (adduction, rotation externe, abduction). Un texte s’affichait pour expliquer les caractéristiques des différents types de fractures.
Une étude randomisée contrôlée multicentrique a été menée auprès de 41 étudiants en médecine, répartis en deux groupes : un groupe utilisant le modèle 3D sur ordinateur (n=21) et un groupe recevant le texte PDF du collège (n=20). Après un questionnaire pré-test évaluant leurs connaissances de base sur les fractures de cheville, les étudiants ont suivi leur formation respective pendant 45 minutes. Ils ont ensuite rempli un questionnaire post-test sur 10 points sous forme de QCM, portant sur quatre catégories : anatomie, mécanismes lésionnels, physiopathologie et interprétation radiologique. La confiance dans la gestion des fractures et la satisfaction vis-à-vis de la formation randomisée ont également été mesurées.
Results : Les scores initiaux étaient comparables entre les deux groupes (0.8/4 pour chaque groupe, p=0.97). Le groupe ayant utilisé le modèle 3D a obtenu un score post-test global significativement supérieur (5.3/10 contre 4.1/10, p=0.047), et significativement plus de réponses correctes dans la catégorie physiopathologie (p=0.02). Une différence en faveur du modèle 3D était également observée dans les autres catégories, bien que non statistiquement significative. La confiance dans la prise en charge des fractures était plus élevée dans ce même groupe (6.5/10 vs. 5.1/10, p=0.01), tout comme la satisfaction vis-à-vis de la formation (8.6/10 vs. 5.8/10, p<0.0001).
Discussion : À notre connaissance, il s’agit du premier modèle 3D interactif, accessible gratuitement en ligne pour l’enseignement des fractures de cheville. Il a démontré une supériorité significative pour l’apprentissage de la physiopathologie de ces fractures. L’enseignement traditionnel restait pertinent pour les notions statiques comme l’anatomie descriptive ou le diagnostic radiologique.
Conclusion : Dans un contexte où l’éducation numérique est souvent dominée par des applications payantes, le développement de modèles 3D en accès libre constitue une alternative valide.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Retour à l’emploi et résultats fonctionnels des militaires français après ligamentoplastie de cheville
Orateur(s) : Mélody Goncalves (Saint-Mandé)08h30 / 08h40Mélody GONCALVES (Saint-Mandé FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-608
Retour à l’emploi et résultats fonctionnels des militaires français après ligamentoplastie de cheville
Mélody Goncalves* 1, Elodie Bour2, Antoine Grosset3, Jean-Clair Moynot1, Olivier Barbier4, Camille Choufani4, Nicolas De L'escalopier3
1Chirurgie orthopédique et traumatologique, HNIA Bégin, Saint-Mandé, 2HNIA Percy, Clamart, France, 3Chirurgie orthopédique et traumatologique, HNIA Percy, Clamart, 4Chirurgie orthopédique et traumatologique, HNIA Saint-Anne, Toulon, France
Introduction : Conséquence directe des entorses, l’instabilité latérale chronique de cheville a une incidence particulièrement élevée chez les militaires français chez qui elle entraine une inaptitude à l’emploi. La prise en charge chirurgicale de cette instabilité chronique est associée à de bons résultats fonctionnels dans la population générale. Aucune étude française ne s’est intéressée aux résultats dans une population spécifiques de militaires. Notre objectif est d’évaluer le délai de retour à l’emploi ainsi que le niveau d’aptitude post opératoire après ligamentoplastie de cheville chez les militaires français.
Material and methods : Il s’agit d’une étude rétrospective, multicentrique incluant les militaires français opérés d’une instabilité chronique latérale de la cheville entre janvier 2015 et décembre 2021 au sein de trois hôpitaux d’instruction des armées. Les critères évalués étaient le retour à l’emploi et son délai, la reprise sportive, les résultats fonctionnels par les scores FAOS, EQ-5D-5L et l’Ankle Activity score ainsi que le taux de récidive au dernier recul.
Results : Soixante-sept patients ont été inclus dans l’étude avec un recul médian de 49 mois. Soixante-sept pour cent avaient récupéré leurs aptitudes initiales au dernier recul, 78% une aptitude opérationnelle et 63% avaient repris une activité physique régulière. Quinze patients (22%) n’ont pas récupéré d’aptitude opérationnelle. Le délai médian de récupération des aptitudes initiales était de 5,97 mois (IQR=3,57) et 75% des patients les avaient récupérées avant 7,57 mois. Le score FAOS post-opératoire médian était de 90 (IQR=21,25). Trente-trois pour cent des patients opérés ont présenté un nouvel épisode d’instabilité.
Conclusion : Notre étude confirme l'efficacité de la chirurgie dans cette population spécifique tant sur le retour à l’emploi qu’au niveau des résultats fonctionnels. Une attention particulière doit être portée sur la rééducation post opératoire et la prévention secondaire compte tenu du risque important de récidive.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Évaluation de l’impact de la morphine sur les douleurs postopératoires d’une reconstruction du plan latéral de la cheville par ligamentoplastie sous arthroscopie
Orateur(s) : Alizée Mahieu (Paris)08h40 / 08h50Alizée MAHIEU (Paris FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-735
Évaluation de l’impact de la morphine sur les douleurs postopératoires d’une reconstruction du plan latéral de la cheville par ligamentoplastie sous arthroscopie
Alizée Mahieu* 1, Alexandre HARDY1
1PARIS, Clinique du Sport, 75005, France
Introduction : La prescription de morphinique en ambulatoire n’est pas anodine, son utilisation dans les chirurgies arthroscopiques de cheville est de plus en plus fréquente. L’objectif de cette étude était d’étudier l’impact de la morphine en s’intéressant à la douleur postopératoire mesurée par les patients après une chirurgie de reconstruction du plan latéral de la cheville par ligamentoplastie sous arthroscopie. Les objectifs secondaires sont l’évaluation des effets secondaires.
Material and methods : Cette étude cas-témoins rétrospective sur des données prospectivement collectées a inclus 62 patients ayant bénéficié d’une reconstruction primaire du ligament latéral de la cheville entre janvier 2022 et mai 2024. Les patients étaient répartis en deux groupes : le groupe « sans morphine » (31 patients opérés avant le 1er avril 2023) et le groupe « morphine » (31 patients opérés après le 1er avril 2023), appariés sur l'âge, le sexe, le score FAOS pré-opératoire, le score CAIT pré-opératoire de la cheville opérée et le stade de la lésion LTFA. Le critère principal était la douleur, mesurée par une échelle visuelle analogique (EVA), évaluée à J+0 soir, J+0 nuit, J+1, J+2 et J+3, et analysée par rapport au seuil d’acceptabilité des symptômes (PASS). Les effets secondaires constituaient les critères secondaires.
Results : L’âge moyen de la population était à 34,8 ans (±10,4). Les résultats EVA postopératoires (J+0 soir et nuit, J+1, J+2, J+3) n’ont montré aucune différence significative entre les groupes (p>0,05). En analyse univariée, le sexe masculin était associé à une réduction significative de la douleur à J+3 (β=-1,3 ; IC95% [-2,4 ; -0,07], p=0,043). Le PASS pour l’EVA, franchi par des proportions similaires de patients dans les deux groupes, n’a révélé aucune différence significative (p>0,05). Les effets secondaires, tels que nausées ou vertiges, étaient comparables entre les groupes (p>0,05).
Conclusion : La prescription de la morphine après reconstruction du plan latéral de la cheville ne diminue pas de façon significative la douleur postopératoire précoce. L’incidence des effets secondaires n’augmentait pas avec sa prescription.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
La version courte de l'échelle ALR-RSI est une échelle valide et reproductible pour évaluer la préparation psychologique au retour au sport après une reconstruction latérale de la cheville
Orateur(s) : Alizée Mahieu (Paris)08h50 / 09h00Alizée MAHIEU (Paris FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-736
La version courte de l'échelle ALR-RSI est une échelle valide et reproductible pour évaluer la préparation psychologique au retour au sport après une reconstruction latérale de la cheville
Alizée Mahieu* 1, Alexandre Hardy1, 2. Mohamad K Moussa1, Eugénie Valentin1
175005, Clinique du Sport, PARIS, France
Introduction : Générer et valider une version courte (6 items) et mini (3 items) de l'échelle ALR-RSI (Ankle Ligament Reconstruction-Return to Sport after Injury).
Material and methods : L'échelle ALR-RSI qui contient 12 items, a été administré à 109 patients ayant bénéficié d’une reconstruction anatomique du plan externe de la cheville sous arthroscopie. Les versions courte (6 items) et mini (3 items) ont été créé par une méthode systématique de processus de sélection et d'élimination des items, basée sur leur catégorie, moyenne, écart-type, et score de pertinence. Un deuxième groupe de 75 patients a participé à une analyse de validation prédictive, en remplissant l'ALR-RSI à 6 mois et les résultats du retour au sport 12 mois après la chirurgie de reconstruction anatomique du plan externe de la cheville sous arthroscopie. La validation prédictive est évaluée à l'aide des courbes ROC (AUC).
Results : La version complète de l'ALR-RSI a montré une cohérence interne élevée (alpha de Cronbach = 0,97), suggérant une redondance des items. Après sélection, une version courte de 6 items a été créé, avec un alpha de Cronbach de 0,94. Une version mini de 3 items a été également formé, conservant un item clé de chaque section. L'analyse factorielle a confirmé un seul facteur expliquant 76 % de la variance totale pour la mini-version, avec un alpha de Cronbach de 0,89. Les scores des trois versions étaient plus élevés chez les patients qui avaient retrouvé un niveau de sport pré-lésionnel identique ou meilleur (p< 0,0001). A 6-mois post-opératoire, les deux versions (courte et mini) ont montré une bonne capacité prédictive pour le retour au sport à 12 mois, avec des valeurs AUC comparable (version complète AUC 0,70 [IC 95 %, 0,57-0,83] ; version courte AUC 0,72 [IC 95 %, 0,59-0,84]) ; version mini AUC 0,73 [IC 95 %, 0,61-0,85].
Conclusion : Des versions raccourcies (6 et 3 items) de l'ALR-RSI peuvent être utilisées sans affecter les caractéristiques psychométriques pour prédire le retour au sport aux même niveau.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Hommage Dr Georges Abi Raad - Olivier Jardé
Revue de la littérature: Louis Rony
Présentation des cas: Camille Rodaix et Camille Sleth
Comment l'amplitude de l'excursion du Flexor Hallucis Longus affecte-t-elle l'amplitude de mouvement de la cheville et de la première articulation métatarso-phalangienne ?
Orateur(s) : Lolita Micicoi (Nice)16h00 / 16h10Lolita MICICOI (Nice FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-139
Comment l'amplitude de l'excursion du Flexor Hallucis Longus affecte-t-elle l'amplitude de mouvement de la cheville et de la première articulation métatarso-phalangienne ?
Lolita Micicoi* 1, Barbara Piclet Legre 2, Tristan Fauchille1, Antoine Perrier3, Solenne Frey-Ollivier2, Nicolas Bronsard1, Jean-François Gonzalez1, François Lintz4
1iULS, Nice, 2Centre du pied , Marseille, 3CNRS , Grenoble, 4clinique de l'Union, Toulouse, France
Introduction : Le tendon du Flexor Hallucis Longus (FHL) joue un rôle essentiel dans la biomécanique du pied, en particulier dans la flexion MTP1 et la stabilité de la marche. Une sollicitation excessive du tendon, fréquente chez les sportifs, peut entraîner une inflammation et un hallux limitus fonctionnel. Cependant, les contributions des mouvements de la cheville et de l'articulation MTP1 à la dynamique du tendon FHL ne sont pas claires. Cette étude vise à analyser la relation entre les positions des articulations de la cheville et de la MTP1 et leur effet sur la trajectoire du tendon du FHL. Nous émettons l'hypothèse que les mouvements de la cheville et de la MTP1 ont un effet significatif sur la trajectoire du tendon FHL.
Material and methods : Neuf spécimens cadavériques (18 pieds) ont été utilisés, conservés à 1-2°C.
Les dissections ont permis d'exposer le tendon FHL et de mesurer les distances entre deux marqueurs anatomiques au niveau de la poulie rétro-talienne. les différentes positions de La cheville (neutre, dorsiflexion, flexion plantaire) et de l'articulation MTP1
(neutre, dorsiflexion, flexion plantaire) ont été étudiées et combinées, ce qui donne un total de neuf positions.
Les déplacements du tendon du FHL ont été mesurés pour chaque position.
La position neutre a été définie comme le point de départ de référence, avec la cheville à 90° et l'articulation métatarso-phalangienne à 0°. Les analyses statistiques ont été réalisées à l'aide du logiciel XLSTAT (ADDINSOFT, Paris, France).
Results : L'étude a porté sur 14 hommes (77,7 %), âgés en moyenne de 82,7 ± 3,4 ans.
ans. La plus grande variation de longueur du tendon s'est produite lors du mouvement de la cheville, en particulier lors de la flexion plantaire (1,2 ± 0,4 cm). La flexion plantaire de la MTP1 a augmenté la longueur du tendon de 1,3 cm,
tandis que la dorsiflexion la réduit de 0,44 cm. La jonction myotendineuse est en dehors de la poulie dans 17 cas sur 18.
Discussion : Les variations de longueur du tendon ont été influencées par les positions de la cheville et de l'articulation MTP1, la flexion plantaire montrant le plus grand changement, dans le sens de l'allongement, et la flexion dorsale montrant le changement le plus faible.
Ces résultats suggèrent que dans la phase de bascule de la marche, lorsque la cheville est en dorsiflexion, la première articulation MTP pourrait être facilement restreinte en dorsiflexion avec une restriction supplémentaire de l'amplitude d'excursion secondaire à l'inflammation locale le long de sa trajectoire ;
Conclusion : Les variations de la longueur d'excursion du tendon sont influencées par les positions anatomiques de la cheville et de l'articulation MTP1, la flexion plantaire montrant le plus grand changement. Ces résultats suggèrent une interconnexion mécanique entre les articulations de la cheville et du MTP1, qui pourrait contribuer aux pathologies du tendon FHL. D'autres études dans des conditions de charge sont nécessaires pour mieux comprendre ces relations biomécaniques
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Mise à jour de la classification de Clapham et Hardy pour l'imagerie 3D en charge des hallux valgus : L'offset métatarso-sésamoïdien et l'index métatarso-sésamoïdien. Reproductibilité des mesures et corrélation aux mesures existantes.
Orateur(s) : Philippe Beaudet (Sainte Colombe)16h10 / 16h20Philippe BEAUDET (Sainte Colombe FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-340
Mise à jour de la classification de Clapham et Hardy pour l'imagerie 3D en charge des hallux valgus : L'offset métatarso-sésamoïdien et l'index métatarso-sésamoïdien. Reproductibilité des mesures et corrélation aux mesures existantes.
Philippe Beaudet* 1, Azad Melconian2, Matthieu Lalevée3, 4
1Clinique Trénel, Chirurgie Orthopédique, Sainte Colombe, 2Groupe Hospitalier, Service de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique, Le Havre, 3Université de Rouen, CETAPS UR 3832, 4CHU de Rouen, Service de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique, Rouen, France
Introduction : L’hallux valgus (HV) est accompagné d' un métatarsus varus, d'une pronation du premier métatarsien (M1) et d'une subluxation des sésamoïdes. La récidive semble liée à la pronation de M1 (MRA) et à la désaxation du complexe métatarso-sésamoïdien. Des études récentes suggèrent qu'une correction incomplète de ces facteurs pourrait entraîner un déplacement progressif de la tête de M1 après chirurgie, conduisant à la récidive et affectant les résultats cliniques. L’alignement du complexe métatarso-sésamoïdien est généralement évalué par la classification de Clapham-Hardy (C-H). Les auteurs proposent d’utiliser un nouveau paramètre, le metatarso-sesamoidal offset (MSO) et son équivalent normalisé, le metatarso-sesamoidal index (MSI), pour décrire la désaxation de l’appareil métatarso-sésamoidien. Le MSO est la projection sur un axe transversal de la distance entre le centre des sésamoïdes et le centre de la tête de M1. Le MSI est le rapport du MSO sur la largeur de la tête de M1. Ces paramètres continus pourraient être plus précis et reproductibles que la classification C-H.
Material and methods : L’étude repose sur une analyse rétrospective de 50 conebeam préopératoires de patients souffrant d’HV et programmés pour une ostéotomie en chevron et un groupe contrôle de 50 patients L’angle d’hallux valgus (HVA), l’angle inter-métatarsien (IMA), le MRA, la largeur de la tête de M1 et le MSO ont été mesurés.
La reproductibilité inter-observateur a été évaluée. Les corrélations entre MSO/MSI et d’autres paramètres cliniques ont été analysées (test de Shapiro-Wilk, tests t, Wilcoxon, Chi2, ANOVA, coefficient de corrélation intra-classe).
Results : Après appariement par âge, sexe, poids, taille et IMC le groupe HV comprenait 31 pieds (30 patients) (87 % de femmes), avec un âge moyen de 52,4 ans et un IMC moyen de 24,8. Le groupe contrôle comptait 31 patients (81 % de femmes), âgés en moyenne de 50,1 ans, avec un IMC moyen de 25,8.
Les résultats montrent que la reproductibilité inter-observateur est excellente pour le MSO et le MSI, alors qu’elle est seulement modérée pour la classification C-H. Les patients atteints d’HV présentaient des valeurs significativement plus élevées pour tous les angles mesurés ainsi que pour le MSO et le MSI.
Les corrélations indiquaient que le MSO et le MSI étaient fortement liés aux autres paramètres radiographiques, suggérant leur pertinence clinique.
Discussion : La continuité de ces variables est un avantage sur le caractère discret de la classification C-H. Ils permettent d’évaluer la correction nécessaire avant l’intervention et pourraient aussi informer sur les difficultés peropératoires potentielles. Ces nouvelles mesures sont aisément effectuées sur la même coupe conebeam que le MRA.
Conclusion : Les résultats confirment que la classification C-H est subjective et moins reproductible que le MSO et le MSI qui apparaissent comme des outils diagnostiques précis et utiles pour la description des HV et leur planification chirurgicale.
Conflits d’intérêts :
P. Beaudet Stock shareholder: Curvebeam AI, Patent or product inventor: Newclip,
A. Melconian: Pas de conflit déclaré ,
M. Lalevée: Pas de conflit déclaré
Rapports anatomiques et lésions nerveuses sensitives de l’hallux dans les chirurgies de l’hallux valgus : revue systématique de la littérature
Orateur(s) : Paul Chanzy (Paris)16h20 / 16h30Paul CHANZY (Paris FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-644
Rapports anatomiques et lésions nerveuses sensitives de l’hallux dans les chirurgies de l’hallux valgus : revue systématique de la littérature
Paul Chanzy* 1, Grégoire Rougereau2
1Orthopédie, APHP - Pitié Salpêtrière , 2Orthopédie, Clinique du Sport, Paris, France
Introduction : L’hallux valgus est la déformation de l’avant-pied la plus courante et le recours à la chirurgie est fréquent. Pourtant, les complications et plaintes postopératoires ne sont pas rares, avec au premier plan les lésions neurologiques. Dans le cadre des chirurgies de correction de l’hallux valgus, les nerfs les plus à risque sont le nerf collatéral dorsal médial (NCDM), le nerf collatéral dorsal latéral (NDCL), le nerf collatéral plantaire médial (NCPM) et le nerf collatéral plantaire latéral (NCPL). L’objectif de cette étude est de décrire les rapports anatomiques du NDCM, du NDCL, du NCPM, du NCPL de l’hallux et de dresser un tableau des moyens disponibles pour limiter le risque de lésions.
Material and methods : Cette recherche a été menée selon les recommandations PRISMA (Preferred Reporting Items for Systematic Reviews and Meta-Analyses). Une revue systématique des articles publiés jusqu’en février 2025 a été faite sur les bases de données Pubmed, Embase et Cochrane. Les mots clés « nerve anatomy », « hallux valgus » et « bunion » ont été utilisés seuls ou en association.
Results : 863 articles ont été trouvés et 595 articles ont été examinés. Un total de 15 publications, parues jusqu’en février 2025 ont finalement été sélectionnées. Le NCDM croise les veines dorsales de l’hallux. Celle-ci peuvent être repérées en peropératoire par palpation ou à l’aide d’une échographie doppler. Un système d’horloge pour délimiter la zone à risque de lésion du NCDM a été proposé, plaçant celle-ci entre 10h et 12h dans le plan frontal. Cette zone correspond au quart proximo-supéro-médial du premier métatarsien, 12 à 19 mm médialement au centre du tendon extenseur long de l’hallux. Cependant, ces techniques ont été décrites sur des pieds sains alors que l’hallux valgus entraine une translation et une pronation modifiant les rapports anatomiques. Au niveau plantaire, la zone à risque de lésion du NCPM se situe au croisement avec le tendon du fléchisseur de l'hallux en zone distal fascial. Le NCDL est particulièrement à risque d’être lésé lors des libérations latérales. Il n’existe aucune donnée dans la littérature sur le risque de lésion du NCPL.
Discussion : Quel que soit le geste osseux envisagé, il existe une courbe d’apprentissage significative. Le danger n’est pas tant l’abord que la mise en place de matériel. Un testing préopératoire est raisonnable puisque 68% des patients présentent une hypoesthésie. Il est donc possible que le déficit postopératoire ressenti soit au moins partiellement causé par une lésion réversible du nerf déjà présente.
Conclusion : L’essor des techniques mini-invasives doit s’accompagner d’une connaissance approfondie des repères anatomiques et de l’utilisation de techniques de repérage peropératoire des structures à risques. Ainsi, pour les chirurgies type MICA/PECA, le repérage de la veine satellite permettrait de limiter les lésions iatrogènes. De même, un abord au ras ou en externe du tendon extenseur dans les fixations de chevrons percutanées semble une option prudente.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Surveillance des œdèmes post-opératoires dans la chirurgie mini-invasive de l’Hallux Valgus par conebeam en charge : étude longitudinale.
Orateur(s) : Camille Rodaix (Montpellier)16h30 / 16h40Camille RODAIX (Montpellier FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-838
Surveillance des œdèmes post-opératoires dans la chirurgie mini-invasive de l’Hallux Valgus par conebeam en charge : étude longitudinale.
Marie-Aude Munoz1, Sarah-Rose Hall2, Camille Rodaix* 1, Julien Beldame3, François Lintz4, 5
1Centre Medical Achille, Clinique Saint Roch, Montpellier, 2Foot and Ankle Division, Duke University, Durham, 3Chirurgie orthopédique, Institut de Chirurgie de Pied, Paris, 4Clinique de l'Union , Ramsay Sante , Boulevard de Ratalens, 31240, Saint Jean, Toulouse, France, 5Durham, Duke University, North Carolina, United States
Introduction : L’œdème post-opératoire dans la chirurgie de l'hallux valgus (HV) peut entraîner douleurs persistantes, raideurs ou complications cicatricielles. Une évaluation précise permettrait un suivi post-opératoire et orienterait la rééducation. Les méthodes telles que le déplacement d'eau ou optoélectroniques, nécessitent un matériel supplémentaire et sont difficilement intégrables en routine clinique. Le conebeam en charge (WBCT), utilisé pour l’évaluation radiographique pré et post-opératoire, pourrait constituer une méthode alternative mais son rôle dans la quantification du volume des tissus mous reste inexploré. Cette étude vise à évaluer l’œdème post-opératoire par WBCT.
Material and methods : Cette étude rétrospective comparative, incluait 29 pieds avec WBCT pré-opératoires, à 1 mois et à 3 mois post-opératoires. La chirurgie consistait en une ostéotomie Chevron mini-open, associée à 17,2 % de réalignements des orteils latéraux par ostéotomie percutanée et 58,6 % d'ostéotomies DMMO. Les mesures classiques , incluant l’angle métatarso-phalangien (MPA), la rotation des sésamoïdes (SRA) et l’angle inter-métatarsien (IMA), ont été réalisées (CubeVue, CurveBeamAI). Les volumes osseux et des tissus mous ont été segmentés avec Slicer 3D, définissant les tissus mous (ST) par un seuil en unités Hounsfield (HU) entre -500 et +500, et les volumes os+tissus mous (BST) entre -500 et +3000 HU. Le test de Friedman et l'analyse post-hoc de Nemenyi ont été utilisés pour les comparaisons au différents temps.
Results : L'âge moyen était de 58,5 ± 14,2 ans. Les valeurs préopératoires moyennes de l’IMA, HVA et SRA étaient respectivement de 14,52 ± 2,16, 29,1 ± 7,92 et 25 ± 9,98. Le volume des tissus mous augmentait de 9,25 % (IC 95 % : 6,37–12,14) à 1 mois, puis diminuait de -4,02 % (IC 95 % : -6,7 à -1,33) à 3 mois (variation globale : 4,58 %, IC 95 % : 1,88–7,28, p<0,001). L’augmentation volumique était la plus élevée dans les cas avec DMMO (12,4 % ± 7,6) puis les réalignement d'orteils (5,3 % ± 2,7) et l’intervention isolée du premier rayon (4,3 % ± 6,2, p=0,02). À 3 mois, les patients ayant un IMA ≥ 14° présentaient une augmentation du volume des tissus mous, tandis que ceux avec un IMA < 14° montraient une diminution (-1,31 ± 7,98 contre 3,7 ± 4,75, p=0,046).
Discussion : Les mesures volumétriques des tissus mous par WBCT indiquent une augmentation moyenne de 69 cm³ à 1 mois suivie d’une diminution d’environ 50 % à 3 mois. L’œdème était plus important en cas de chirurgie combinée qu’en cas de premier rayon isolé. À 3 mois, les IMA >14° en pré-opératoire présentaient un œdème résiduel supérieur à ceux <14°. Ces résultats concordent avec la littérature antérieure. Comparativement aux méthodes optiques, la WBCT permet une évaluation objective sans dispositif additionnel lorsqu’elle est déjà utilisée pour le suivi post-opératoire.
Conclusion : L'utilisation du conebeam en post opératoire dans la chirurgie de l'hallux valgus pourrait permettre le suivi de l'oedème.
Conflits d’intérêts :
M.-A. Munoz Consultancy, Expert: Podonov Enovis,
S.-R. Hall: Pas de conflit déclaré ,
C. Rodaix Consultancy, Expert: Novastep, Podonov,
J. Beldame: Pas de conflit déclaré ,
F. Lintz Research support/Scientific studies: Paragon28 CurvebeamAI Podonov Newclip, Consultancy, Expert: Paragon28 CurvebeamAI Podonov Newclip, Stock shareholder: Paragon28 CurvebeamAI, Patent or product inventor: CurvebeamAI
La densité osseuse en tomodensitométrie en charge prédit mieux la ligne de marche que les repères anatomiques traditionnels.
Orateur(s) : François Lintz (Saint-Jean)16h40 / 16h50François LINTZ (Saint-Jean FRANCE)Afficher abstract
Communications orales
Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-866
La densité osseuse en tomodensitométrie en charge prédit mieux la ligne de marche que les repères anatomiques traditionnels.
Pierre-Henri Vermorel1, Enrico Pozzessere2, Wolfram Grün2, Emily Luo2, Antoine Acker2, Erik Huanuco Casas2, Grayson Talaski3, Marie-Aude Munoz4, Mark Easley2, Cesar De Cesar Netto2, François Lintz* 5
1Chirurgien Orthopédique et traumatologique, CHU Saint-Etienne, Saint-Etienne, France, 2Foot and ankle division, Duke University School of Medicine, Department of Orthopaedic Surgery, Durham, 3Foot and ankle division, University of Iowa Carver College of Medicine, Department of Orthopedics and Rehabilitation, Iowa City, United States, 4Chirurgien Orthopédique et traumatologique, Centre médical Achille, Montpellier, 5Chirurgien Orthopédique et traumatologique, Clinique de l'union, Toulouse, France
Introduction : Lors de la marche, le poids du corps se déplace selon une ligne postéro-antérieure sur le pied, tandis que la loi de Wolff prédit que les contraintes mécaniques stimulent la formation osseuse. L’imagerie par tomodensitométrie en charge (WBCT) permet de visualiser la densité osseuse sous contrainte. Les zones osseuses les plus denses pourraient refléter le trajet de la ligne de marche. Cette approche serait potentiellement plus reproductible que l'utilisation de repères anatomiques comme l’axe du 2ᵉ métatarsien (M2), sujet à de nombreuses variations constitutionnelles et pathologiques. L’objectif est de comparer la ligne de marche obtenue par baropodométrie dynamique à celle déduite de la densité osseuse en WBCT. Nous avons émis l’hypothèse que la ligne de densité issue du WBCT correspondrait à la ligne baropodométrique, contrairement à l’axe de M2.
Material and methods : Cette étude comparative rétrospective a inclus 14 pieds asymptomatiques (IMC 29,16 kg/m² ±6,47 ; âge 57 ans ±13,40 ; FAO 7,36 % ±3). Chaque pied avait bénéficié d’un WBCT (CurvebeamAI, PA, USA) et d’un examen baropodométrique dynamique (T-Soles, Eindhoven, Pays-Bas). Les données démographiques et l’alignement postérieur (Foot Ankle Offset, FAO) ont été recueillis. Une segmentation automatique a permis d’extraire l’axe longitudinal du M2. Une analyse en composantes principales (PCA, via Slicer3D v3.1) a permis d’identifier la ligne de densité osseuse WBCT. Une régression linéaire a été appliquée aux données 2D de centre de pression (COP) pour définir la ligne moyenne baropodométrique (T-Soles v10.1). La normalité a été vérifiée (test de Shapiro-Wilk). Les différences entre les angles M2, COP et PCA ont été évaluées par test t apparié ; les corrélations par le test de Pearson. Le risque alpha était fixé à 5 %.
Results : Par rapport à l’axe postéro-antérieur (y), les angles moyens de COP, PCQ et M2 étaient respectivement de 3,5°±2,2 ; 2,79°±1,69 ; et 2,13°±1,19. Les angles COP et ACP n’étaient pas significativement différents (p=0,207), corrélés (ρ=0,55 ; r²=0,306 ; p=0,04) et en accord (ICC: 0,52 ; IC95% : [0,127 ; 0,778] ; p=0,02), avec une différence moyenne de 0,7°. En revanche, COP et M2 différaient significativement (p<0,05), sans corrélation significative (ρ=0,32 ; r²=0,104 ; p=0,26), ni concordance notable (ICC: 0,22 ; IC95% : [-0,14 ; 0,57] ; p=0,167), avec une différence moyenne de 1,37°.
Conclusion : Les lignes de densité osseuse obtenues par WBCT prédisent fidèlement le trajet dynamique du pas, en accord avec les données baropodométriques. L'axe du second métatarsien ne reflète pas la répartition réelle des charges, soulignant les limites des repères anatomiques classiques. Le WBCT pourrait constituer une méthode plus fiable pour définir l’orientation du pied.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
La Prise en charge psychologique des patients catastrophistes avant intervention de l’hallux valgus contribue à baisser le niveau de catastrophisme, l’anxiété et la douleur et d’améliorer la fonction en post opératoire
Orateur(s) : Marie Helene Sandiford ()16h50 / 17h00Marie Helene SANDIFORD (Boulogne )Afficher abstract
Communications orales
Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-977
La Prise en charge psychologique des patients catastrophistes avant intervention de l’hallux valgus contribue à baisser le niveau de catastrophisme, l’anxiété et la douleur et d’améliorer la fonction en post opératoire
Alexandre Hardy1, Marie Helene Sandiford* 2, Thomas Bauer2, Clemence Perrin2
1Clinique du Sport, Paris, 2Hopital Ambroise Paré, Boulogne , France
Introduction : Introduction : Selon la littérature, le catastrophisme douloureux est un facteur prédictif de la douleur post-opératoire après une intervention chirurgicale. L’objectif principal est d’évaluer l’intérêt d’une prise en charge psychologique des patients catastrophistes avant intervention de l’hallux valgus pour améliorer la douleur et la fonction postopératoire.
Hypothèse : Une prise en charge psychologique des patients présentant un haut niveau de catastrophisme avant l’intervention HV devrait baisser ce niveau et donc améliorer les résultats postopératoires en termes d’anxiété, douleur et de fonction.
Material and methods : Matériel et méthode : nous avons inclus 180 patients avant intervention de l’hallux valgus entre février 2022 et février 2025. Le critère principal d’évaluation était le PCS (Pain Catastrophizing Scale) et sa corrélation avec les autres scores : score d’anxiété (STAI-A, STAI-B), la douleur et la fonction du ou des pieds (FAOS : foot and ankle outcome score) et EVA. Nous avons randomisé les patients et pris en charge ceux dont le score au PCS était supérieur à 15/52 : 90 patients par groupe, avant la chirurgie et environ 3 mois après la chirurgie.
Results : Résultats : Les statistiques montrent que par rapport au groupe non pris en charge, le groupe de 90 patients pris en charge avant l’intervention présente des taux inférieurs d’anxiété (-2,12%), de douleur (-12,2%) et de catastrophisme (-9,15%, p=0,04)
Conclusion : Conclusion : La prise en charge du catastrophisme permet de baisser le score au PCS et d’améliorer les scores d’anxiété ainsi que les résultats douloureux et fonctionnels après l’intervention de l’hallux valgus.
Conflits d’intérêts :
A. Hardy Consultancy, Expert: Arthrex,
M. H. Sandiford: Pas de conflit déclaré ,
T. Bauer: Pas de conflit déclaré ,
C. Perrin: Pas de conflit déclaré
L’apport de l’intelligence artificielle dans la gestion administrative et documentaire du parcours chirurgical, à travers l’expérience de MIA Experts.
De la donnée patient à la génération automatisée des documents médicaux (pré-opératoire, post-opératoire, comptes rendus opératoires et d’hospitalisation), cette session fera le point sur les bénéfices actuels, les limites et les écueils de l’IA dans la pratique quotidienne du chirurgien.
Elle ouvrira également la réflexion sur les perspectives des logiciels médicaux de nouvelle génération, intégrant intelligence artificielle, interopérabilité et accompagnement intelligent du praticien.
Nous présenterons une technique alternative prometteuse à l’amputation et une approche chirurgicale novatrice dans le traitement des troubles vasculaires distaux. Cette session réunira des experts pour explorer le potentiel clinique, la technique opératoire et les premiers résultats obtenus. Une occasion unique de découvrir comment cette technique redéfinit la préservation des membres et ouvre de nouvelles perspectives.
6 cas cliniques, 6 experts :
Révisions fémorales
• Fractures periprothetiques, descellements majeurs, autres causes…
• Tiges Targos de révision cimentée ou sans ciment, tiges monobloc ou Integra modulaires, verouillage ?
Révisions acétabulaires
• Pertes de substance de type IIB et plus, autres causes…
• Croix de Kerboull et double mobilite cimentée Quattro, cotyle Integra
Ce symposium qui sera une continuité des précédents, permettra aux orateurs de vous présenter un suivi des cas cliniques après quatre années d’utilisation de ce dispositif sur le marché Français.
Ils tiennent à partager leur expérience, tant au niveau des succès que des difficultés rencontrées lors du traitement de ces cas complexes de reconstruction.
Nous avons hâte de vous accueillir.
Parrainé par Newclip
Workshops validant, réservés aux internes DES inscrits
14h - 15h : Partie théorique ouverte à tous
15h - 16h : workshop session 1 / réservé aux internes sur préinscription (nombre de places limité à 40)
16h - 17h : workshop session 2 /réservé aux internes sur préinscription (nombre de places limité à 40)
17h - 18h : workshop session 3 /réservé aux internes sur préinscription (nombre de places limité à 40)
Présentation 5 min + discussions 2 min
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-306
Un pied bot varus équin supposé idiopathique en prénatal le reste-t-il toujours après la naissance ?
Charlotte Scabello* 1, Alina Badina1, Jade Burnouf1, Philippe Wicart1
1APHP, Paris, France
Introduction : Le pied bot varus équin (PBVE) est une déformation congénitale pouvant être idiopathique ou associée à une pathologie plus générale. Son diagnostic anténatal repose sur l’échographie, souvent complétée par une amniocentèse pour étude génétique. L’objectif de ce travail est d’étudier la corrélation entre les constatations prénatales évocatrices de PBVE idiopathique et le diagnostic retenu au décours de la naissance.
Material and methods : Une série monocentrique d’enfants pour lesquels le diagnostic de PBVE idiopathique a été suggéré avec les examens prénataux, nés entre 2015 et 2020 inclus, a été analysée quant au diagnostic retenu après la naissance avec un recul d’au moins 5 années.
Results : La population étudiée incluait 572 enfants. Parmi ceux-ci, 16 (2,79%) avaient une pathologie sous-jacente diagnostiquée après la naissance ou au cours des premiers mois ou premières années. Ces enfants avaient un PBVE unilatéral dans 2 cas (12%) et un PBVE bilatéral dans 14 cas (88%). Il s’agissait de 5 pathologies malformatives génétiques, d’un Syndrome de Di George, de 4 arthrogryposes, d’une dysplasie polyépiphysaire récessive, d’une d’ichtyose congénitale, de 3 troubles neuro-développementaux et d’une agénésie tibiale.
Discussion : Cette corrélation entre diagnostics étiologiques prénatal et post-natal de PBVE sur une cohorte d’enfants suivis cliniquement pendant au moins 5 ans apporte plusieurs informations nouvelles. Cela permet de noter la fréquence des faux négatifs du diagnostic prénatal de PBVE idiopathiques. De telles constatations concernent dans la majorité des cas des enfants avec PBVE bilatéraux. Il peut aussi s’agir dans plus d’un cas sur dix d’enfants avec un PBVE unilatéral, pour lesquels il est souvent recommandé de ne pas proposer d’amniocentèse sur cet argument d’unilatéralité.
Conclusion : Les données apportées par cette étude peuvent influer sur la collaboration entre orthopédistes pédiatres et obstétriciens, les informations données aux futurs parents lors du diagnostic pré-natal avec l’orthopédiste pédiatre et soulignent l’importance d’une attention toute particulière après la naissance.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-584
Legg-Calvé-Perthes disease. Results with Treatment by Revascularization with Tunneling and Fixed Arthrodiastasis in 49 Patients.
Nuno Craveiro Lopes* 1
1Orthopedic Department, Hospital Cruz Vermelha Portuguesa, Lisbon, Portugal
Introduction : it is known that Perthes disease has a worse prognosis in children over 6 years of age.
In these cases, we use revascularization by cervicocephalic transphyseal tunneling in the initial stage of necrosis, to accelerate and improve the progression of the disease and when a "hinge hip" occurs, we then perform an arthrodiastasis. This is the only procedure that allows us to reduce the subluxation and decompress the collapsed femoral head, protecting it during the plastic stage of fragmentation until reconstruction. We use a small non-articulated fixator with 6mm pins with hydroxyapatite. This fixator is simple, robust and very well tolerated by the patient,.
Material and methods : We conducted a comparative study between forty-nine patients operated with this technique and a group of eleven patients operated with osteotomy and plate fixation after a period of traction in bed. It is worth noting that the ADT group included older patients and those with more severe injuries.
Results : The evolution of revascularization by tunneling alone have shown good results in 76% of cases, The remaining 24% of the cases that progressed to collapse and subluxation were then subjected to arthrodiastasis.
Radiological results with a mean follow-up of 10 years showed a statistically significant differences, with fewer poor outcomes in the arthrodiastasis group, only 12% Stulberg four and five, compared with 36% for the osteotomy group, although the ADT group had a worse prognosis.
The evaluation of the final functional result using the Harris Hip Score showed a better result for the arthrodiastasis group, with an average score of 99%, and for the osteotomy group, 94%, values also with statistically significant differences.
Finally, regarding complications, we observed in the arthrodiastasis group some problems (22,4% of the cases) including infections (5 cases) and pin breakage (6 cases) requiring replacement, when at the beginning we used 5mm pins without hydroxyapatite, and had recurrence of head collapse in three of these cases. The osteotomy group had more than twice the rate of complications (54,5% of the cases), including 4 cases of varus deformity and shortening of more than 2,5 cm and one case each of osteochondritis and deep infection. Furthermore, all osteotomy cases required a second open surgery on central operating room to remove the osteosynthesis material.
Discussion : .
Conclusion : In conclusion, arthrodiastasis, unlike osteotomy, is indicated at any age and has led to better congruence and sphericity of the femoral head, fewer residual sequelae, especially leg lenght discrepancy and varus with Trendelenburg gait , better radiological results according to Stulberg. , better functional results according to the Harris Hip Score and t is also a shorter, less bloody surgical procedure, without blood loss and allows early weight bearing walking of the patient.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-181
Pied bot varus équin congénital du nouveau-né : étude comparative des classifications de Diméglio et Pirani.
Proposition d’une nouvelle classification : M5
Jade Burnouf-Lim* 1, Claire Grégoire2, Raphaël Seringe1, Philippe Wicart1
1Chirurgie orthopédique et traumatologie pédiatrique, Hôpital Necker Enfants Malades, Paris, France, 2Chirurgie orthopédique et traumatologie, Cliniques universitaires Saint Luc, Bruxelles, Belgium
Introduction : En 1995, sont apparues 2 classifications : l’une complexe et objective (Diméglio), l’autre simple mais peu objective (Pirani).
Nous proposons une nouvelle classification basée sur la position du 5ème métatarsien (M5) en faisant l’hypothèse qu’elle est plus simple et objective.
Material and methods : Vingt-six PBVE idiopathiques ont été examinés par 2 observateurs seniors avec évaluation des paramètres utilisés dans Diméglio, Pirani et M5.
C’est la modification de Chu qui a été utilisée pour Diméglio : 8 paramètres, un score sur 20 et 3 types de sévérité croissante (au lieu de 4 dans la classification originale).
La classification de Pirani utilise 6 paramètres, un score sur 6 et définit 3 types.
La classification M5 comporte 2 paramètres angulaires : adduction et équin de M5 par rapport à la jambe en position de correction maximale. La moyenne de ces deux valeurs définit 3 types : I (0 à 20°), type II (21 à 45°) et type III (> 45°). Les bornes de cette classification sont identiques à celle de Diméglio.
Results : Le nombre de PBVE était respectivement pour les classifications de Diméglio, Pirani et M5 pour le type I de 6, 3, 6 ; pour le type II de 13, 9, 15 ; pour les types III de 7, 14, 5. Les résultats diffèrent entre M5 et Pirani pour 60% des pieds (au profit des types III pour Pirani), alors qu’ils diffèrent de 16% entre M5 et Diméglio.
La vacuité de la coque talonnière (1 point /6 selon Pirani) est constante.
Les sillons sont évalués sur 2 points/20 pour Diméglio et 2/6 pour Pirani. Ils sont constants pour le sillon postérieur et quasi-constant pour le sillon médial.
Le cavus latéral est également constant, tandis que le cavus médial, lui, n’existe pas.
Discussion : Résultats partiels :
La vacuité de la coque talonnière décrit en réalité une hypertrophie graisseuse de la partie plantaire de la coque et non de la partie postérieure ; il s’agit donc d’une mauvaise terminologie, invalidant la classification de Pirani.
Les sillons, comme l’ont montré d’autres auteurs, n’ont pas de valeur discriminative. Il en est de même pour le cavus latéral qui est constant.
Résultats globaux :
La classification de Pirani est plus sévère du fait de sa redondance, du caractère non discriminant des sillons et de la coque talonnière, et de l’absence de valeurs angulaires (remplacées par « modérée ou sévère »). Elle est déconseillée.
Conclusion : Les résultats des classifications de Diméglio et M5 sont proches. Cette dernière a l’intérêt de la simplicité sans calcul de score et de la rapidité d’exécution, la rendant très adaptée à la pratique clinique, ce qui confirme notre hypothèse.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-229
Traitement des pieds bots varus équins non idiopathiques, négligés et récidivants après chirurgie par la technique de Ponseti- Résultats à court terme à propos de 39 cas ( 60 pieds )
Mohammed Tazi Charki* 1, 2, hatim jabri1, 2, meryem fettah1, 2, hicham abdellaoui1, karima atarraf1, 2, Moulay Abderrahmane Afifi1, 2
1traumato orthopédie pédiatrique , CHU Hassan II , 2faculté de médecine de pharmacie et de médecine dentaire , université Sidi Mohammed Ben Abdellah , Fès , Morocco
Introduction : La technique de Ponseti est le gold standard dans le traitement des pieds bots idiopathiques. Pour les pieds bots non idiopathiques, négligés, et les pieds bots récidivants, les résultats de cette technique restent controversés.
L’objectif de ce travail est de déterminer l’efficacité de la technique de Ponseti dans ce type non idiopathique des pieds bots.
Material and methods : C’est une étude prospective à propos de 39 patients (60 pieds), présentant un pied bot non idiopathique (26 cas ; 41 pieds), idiopathique négligé (6 cas ; 8 pieds), et récidivant après chirurgie de libération postéromédiale (7 cas ; 11 pieds). Les patients ont été évalués au cours de chaque séance de plâtre par le score de Pirani. la correction suit la séquence cavus- addutus -varus et équin . Les nombres de plâtres, le taux de correction initiale , d’échec de traitement et de récidive ont été notés. Le recul moyen était de 18 mois (12-30 mois).
Results : L’âge moyen au moment du premier plâtre est de 20 mois avec des extrêmes de 14 jours à 9 ans, avec une prédominance masculine soit 74,3% des cas. La malformation est située à gauche dans 8 cas, 10 cas à droite, et bilatérale dans 21 cas. Les causes des pieds bots secondaires ont été dominées par la spina bifida dans 11 cas, et l’ arthrogrypose dans 8 cas.
Le nombre moyen de plâtres est 7 (4 – 14 plâtres) : 7 plâtres (5 – 11 plâtres) dans les pieds bots négligés, 6 plâtres (4 – 8 plâtres) dans les pieds bots récidivants après chirurgie , et 7 plâtres (5 – 12 plâtres) dans les non idiopathiques. La ténotomie du tendon d’Achille (ou l’allongement pour les récidives) a été réalisée chez tous les patients. Le transfert du tibial antérieur a été fait dans 4 cas de persistance d’une supination dynamique résiduelle . Dans 8 cas, la ténotomie du tendon d’Achille a été réalisé avant la correction des autres déformations vu la stagnation du score de Pirani.
4 pieds avait un récidive, 2 parmi eux ont été opérés par une abord postero-médial, et les 2 autres repris pour Ponseti, avec bons résultats. 2 pieds avait une récidive de l’équin gérés par re-ténotomie du tendon d’Achille. 2 cas ont bénéficié d’un raccourcissement de l’arche externe pour persistance d’une adduction résiduelle.
Discussion : Le traitement de ce type de pieds bots par la technique de Ponseti nécessite plus de séances de plâtrage et certaines modifications de la technique originale. Le taux de correction initiale est de 67% et après les gestes associés ce taux est de 82% .
La nécessité de geste associés est plus importants dans les pieds bots négligés. La récidive est plus marquée dans les pieds bots non idiopathique ( 25 % dans les spina bifida et 37 % dans l'arthrogrypose .
C'est une étude prospective , ayant comme limite le suivi à court terme .
les résultats sont soutenus par des séries publiées
Conclusion : Le traitement des pieds bots non idiopathiques, négligés, et les récidives nécessite plus de séances de plâtres, mais reste une méthodes non invasive avec des bons résultats
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-232
Traitement du pied varus équin dystonique chez l’enfant paralysé cérébral.
Noemie Berland1, Elie Haddad1, 2, Hassan Al Khoury Salem1, Bruno Dohin* 1, 3
142000, Service de Chirurgie Pédiatrique CHU Nord St Etienne, 242000, SYMBIOSE, Université Jean Monnet, 342000, LIBM, Université Jean Monnet, St Etienne, France
Introduction : La paralysie cérébrale (PC) est responsable de troubles fonctionnels à la marche chez l’enfant liés à la spasticité, les rétractions musculaires ou à des mouvements dystoniques. Le pied varus équin dynamique en relation avec une dystonie ne répond pas parfaitement aux traitements habituels utilisés dans la PC conduisant à une récidive parfois rapide de la déformation. Nous proposons une réponse chirurgicale possible à cette déformation à l’aide de ténodèses qui neutralisent l’hyperactivité des muscles concernés en utilisant les muscles antagonistes.
Nous proposons des hémi-transferts tendineux antagonistes pour neutraliser les effets délétères du muscle jambier postérieur et/ou du triceps sural dans le pied varus équin dystonique chez le PC marchant.
Les objectif de notre étude est de confirmer la pérennité de la correction obtenue et de vérifier les conséquences fonctionnelles sur la marche.
Material and methods : Il s’agit d’une étude rétrospective de 26 patients (27 pieds) ayant bénéficié d’un hémi-transfert de jambier postérieur isolé sur le long fibulaire (JP) et dont 11 ont été associés à un hémi-triceps sural sur le jambier antérieur (TS) pour pied varus équin dynamique. Les critères d’inclusion étaient : PC marchant, Pied varus ou varus-équin principalement dystonique, ne répondant plus au traitement médical. Les patients ont bénéficié d’une évaluation clinique pré et post opératoire et pour la plupart d’une évaluation concomitante en analyse quantifiée de la marche (AQM).
Results : Tous les patients ont été revus. Le recul moyen était de 2 ans. Cliniquement, on retrouvait un gain sur l’équin de 9,5° en moyenne et de 10° en cas de double transfert (JP et ST). Le Varus, a été amélioré de 9,23° en moyenne et 8,75°respectivement. En AQM, nous les résultats sont confirmés en cinématique et l’analyse cinétique a confirmé qu’aucune dégradation de la propulsion n’est intervenue dans les suites du geste pour tous les cas. Nous avons noté 6 échecs : 2 patients (3 pieds) ont requis une double arthrodèse pour récidive de la déformation. 4 autres patients (dont 2 double transferts) ont récidivé sans reprise thérapeutique.
Discussion : La dyskinésie dystonique représente un challenge thérapeutique dont la physiopathologie est complexe. Les mouvements dystoniques répondent mal aux traitements médicaux alors que le trouble est simplement fonctionnel (i.e. non anatomique). Les auteurs proposent une réponse chirurgicale fonctionnelle qui donne un résultat positif et durable dans 70% des cas. Les échecs peuvent relever d’un geste plus radical.
Conclusion : Le principe de neutralisation agoniste/antagoniste est simple, peu risqué, pérenne et éventuellement réversible, sans conséquence délétère au niveau fonctionnel : les doubles transferts neutralisent de façon satisfaisante le prépositionnement du pied lors de l’attaque du pas, sans perte de la propulsion de la cheville et donc sans effet délétère sur le cycle de marche.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-423
Description arthroscopique et devenir à moyen terme des coalitions calcaneo-naviculaires de l'enfant et de l'adolescent
Marion Delpont* 1, Amaury Baylac1, Kitisack Chanthany1, François Bauzou1, Pauline Joly-Monrigal1, Clément Jeandel1, Fanny Alkar1
1Orthopédie pédiatrique, CHU Montpellier, Montpellier, France
Introduction : Il est possible depuis quelques années de réséquer les coalitions calcaneo-naviculaires sous arthroscopie, mais jusqu'à présent la description arthroscopique de ces lésions n'a pas été effectuée et peu de données existent sur les résultats à moyen terme de ce traitement. L'objectif principal était d'établir une description arthroscopique peropératoire des coalitions calcanéo-naviculaires chez l'enfant et l'adolescent. L'objectif secondaire était d'évaluer les résultats de leur résection arthroscopique à moyen terme.
Material and methods : Nous avons mené une étude rétrospective monocentrique, incluant les enfants et adolescents ayant eu une résection arthroscopique de coalition calcanéo-naviculaire avec un recul minimum de 2 ans. Le type de coalition et les variantes anatomiques constatées en peropératoire ont été colligées. L’évaluation préopératoire et au dernier recul comportait : au niveau clinique et fonctionnel le score AOFAS de la cheville et de l’arrière pied, ainsi que l’analyse de l’empreinte podoscopique; au niveau radiologique une analyse de radiographies en charge du pied en dorso-plantaire (angle talus M1, angle talus-calcaneus) et de profil (angles du calcaneus avec l’horizontale, du talus avec l’horizontale, du talus avec le premier rayon, l’angle de Djian). Les analyses statistiques étaient réalisées à l'aide du test des rangs signés de Wilcoxon.
Results : Nous avons inclus 33 enfants et adolescents (38 pieds) d'un âge moyen de 11,8 ans (de 8 à 18 ans) au moment de la chirurgie. L'indication chirurgicale était posée en cas de coalition calcanéo-naviculaire symptomatique résistant à un traitement orthopédique bien conduit pendant au moins 6 mois. Les cas comprenaient 22 apophyses antérieures trop longues (TLAP), 9 synchondroses et 7 synostoses. Dans 9 cas, les TLAP étaient associées à une synfibrose et/ou à un ligament calcanéo-naviculaire atrophique. Ce ligament était généralement absent chez les patients atteints de synchondrose et de synostose. Trois cas de TLAP étaient associés à une articulation calcanéo-naviculaire aberrante. Le recul moyen était de 4,8 ans (de 2 à 7 ans). Le score AOFAS moyen s'est amélioré significativement, passant de 52,1 (extrêmes 14-65) en préopératoire, à 89,8 (extrêmes 43-100 ; p=0,004), avec une amélioration d’en moyenne un stade vers la normale de l’empreinte podoscopique (p=0,007). Radiologiquement, il y avait une amélioration significative sur les clichés de profil en charge de l’angle de Dijan-Annonier, l'angle talus-M1, la pente calcanéenne et la divergence talo-calcanéenne. Deux cas ont nécessité une reprise chirurgicale pour récidive du rétrécissement de l'espace calcaneo-naviculaire.
Conclusion : La résection arthroscopique des coalitions calcanéo-naviculaires met en évidence qu'elles peuvent être de plusieurs types, dont certains peuvent être associés les uns aux autres et/ou à des variantes anatomiques. Le ligament calcanéo-naviculaire est atrophié ou absent chez la plupart des patients.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-585
Pelvic Ring Fractures in the Pediatric Population:
A Retrospective Analysis of Clinical and Radiological Outcomes
Ahmed Amine Mohseni1, Mourad Zaraa2, Khalil Grouz* 1, Nizar Aouinti3, Walid Saied3, Sami Bouchoucha3, Mohamed Nabil Nessib3, Mohamed Zairi3
1Orthopedie, Hopital Enfant , Tunis, 2Orthopedie, Centre Traumato Ben Arous , Ben Arous, 3orthopedie, hopital enfants, tunis, Tunisia
Introduction : Pelvic ring fractures in children are rare but potentially severe injuries, often associated with high-energy trauma. Their management differs from adult cases due to the unique biomechanical and anatomical characteristics of the immature pelvis. This study aims to analyze the clinical and radiological outcomes of pediatric pelvic ring fractures.
Material and methods : We conducted a retrospective study of pediatric patients diagnosed with pelvic ring fractures at our institution over the past ten years. Patients were classified according to the Tile classification system. Clinical outcomes, including functional recovery, complications, and the need for surgical intervention, were assessed. Radiological parameters were analyzed to evaluate fracture healing and potential growth disturbances
Results : Our cohort included 73 patients (mean age 10,3 years). The most common injury mechanism was pedestrian hit by car. Type A2 fractures were the most frequent. Conservative management was preferred in 94,52% of cases, while 5,73% required surgical stabilization. At final follow-up, 98,63% of patients achieved full functional recovery, while 1,36% experienced residual gait abnormalities or pain. No significant growth disturbances were observed in all patients.
Conclusion : Pediatric pelvic ring fractures require individualized management based on fracture type and patient age. Conservative treatment yields favorable outcomes in most cases, but certain fracture patterns necessitate surgical intervention. Long-term follow-up is essential to monitor potential growth-related complications
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-520
Les fractures de bassin chez l'enfant: quelle prise en charge?
Tarik SALAMA* 1, Amine El Khassoui1, Ahmed EL MOULOUA1, elmouhtadi Aghoutane1, Redouane El Fezzazi1
1orthopédie-traumatologie pédiatrique , faculté de médecine et de pharmacie, université Cady Ayyad Marrakech, Hôpital mère-enfant, CHU mohamed VI marrakech, Marrakech, Morocco
Introduction : Introduction :
Les fractures du bassin pédiatriques sont rares et complexes s’intégrant souvent dans
le cadre d’un polytraumatisme, avec des traumatismes à haute énergie. Cette étude vise à évaluer les fractures du bassin pédiatriques selon les classifications cliniques et radiologiques et à fournir une analyse détaillée des résultats fonctionnels et sociaux après traitement.
Conclusion :
Material and methods : Cette étude inclut 47 cas de fractures du bassin pédiatriques (y compris les fractures acétabulaires)
entre 2008 et 2023 avec un suivi continu d’au moins 6 mois. Les
classifications radiologiques (classifications de Tile et Judet-Letournel) ont été utilisées pour
catégoriser les fractures. Les résultats fonctionnels ont été évalués à l’aide du score de Majeed
modifié, adapté au contexte pédiatrique.
Results : L’âge moyen des patients était de 9,4 ans, avec deux pics observés à 6 ans et entre 11
et 14 ans. Une prédominance masculine a été notée, avec une sex-ratio de 2,13 (68% de garçons
contre 32% de filles). Les accidents de la route représentaient 57,4 % des cas comme cause la plus
fréquente. Les catastrophes sismiques ont été notées dans 12,8% des cas.
Selon la classification de Tile, type A : 27 cas ont bénéficié d’un traitement
conservateur reposant sur un repos strict associé à une traction monopodale ou bipodale. Type B : 12
cas, dont 3 ont nécessité une ostéosynthèse par plaque vissée pour disjonction pubienne et un cas
pour fracture du cotyle, tandis que les autres cas ont été pris en charge de manière conservatrice.
Type C : 5 cas, dont 1 a bénéficié d’un fixateur externe. les Résultats fonctionnels Selon le score de Majeed modifié montraient 16 cas avec des résultats excellents (34 %),
impliquant principalement des fractures de type A1 et A2. Trois cas jugés de bons: 2 cas
avec des fractures de type B1 et 1 cas avec une fracture de type B2. Un cas avait un résultat moyen
impliquant une fracture de type C1.
Les complications observées ont été réparties entre le cal vicieux, la persistance de la disjonction de
la symphyse pubienne, la limitation des mouvements, la douleur chronique et l’inégalité de longueur
des membres.
Conclusion : L’étude a montré que des fractures du bassin pédiatrique peuvent être traitées à l’aide d’approches conservatrices ou chirurgicales si nécessaire, avec des résultats fonctionnels
excellents à bons dans la majorité des cas. Cependant, un suivi à long terme est essentiel pour
prévenir les complications liées à la croissance ou à la stabilité structurelle.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-631
Le déséquilibre des épaules est-il associé à des limitations fonctionnelles durant la marche chez les patients ayant une scoliose idiopathique de l’adolescent ?
Maria Rassam* 1, Ayman Assi1, Mohamad Karam1, Maria Asmar1, Emmanuelle Wakim1, Maria Karam1, Marc Mrad1, Guy Awad1, Joe Azar1, Luna Choukr1, Jean Pierre Saad1, Yamen Beyh1, Michel Ammouri1, Josef Lattouf1, Mohamad Hajj Youssef1, Frédéric Maatouk1, Abir Massaad1, Ismat Ghanem1, Rami Rachkidi1
1Université Saint-Joseph de Beyrouth, Beyrouth, Lebanon
Introduction : Patients with adolescent idiopathic scoliosis (AIS) often present with shoulder imbalance, a common cause for consultation. More recently, it was shown that AIS patients present kinematic impairment during gait at both the shoulders’ level and the scoliotic spinal segments that are compensated in the adjacent spinal segments, the pelvis or the lower limbs. The aim was to evaluate shoulder imbalance in AIS and its relationship to radiographic parameters, QOL scores and gait kinematics.
Material and methods : 64 AIS (42 Lenke 1 with right convexity, 22 Lenke 5 with left convexity, average Cobb:36 & 23 resp.) and 23 healthy subjects (with similar age & height) filled the SRS22r questionnaire. 3D gait analysis was performed to calculate full-body joint and segment kinematics during walking. All participants underwent low-dose biplanar X-rays from which the classic 3D spinopelvic and scoliosis parameters were calculated. The acromial angle was measured on the frontal Xray between the bi-acromial line and the horizontal. Nine operators measured the acromial angle twice on a subset of 20 AIS patients in order to evaluate its reliability by calculating the intraclass correlation coefficient (ICC) and the confidence interval at 95% (CI95%). The acromial angle was compared between groups and its correlation with the scoliotic parameters, 3D gait kinematics and QOL scores were evaluated.
Results : The acromial angle showed to be a highly reliable parameter (ICC=0.99 & CI95%=0.66°). Lenke 1 patients had elevated right shoulders, while Lenke 5 patients had elevated left shoulders (acromial angle: -1±2° vs 1±2° resp., p=0.02). AIS patients had several gait impairments among which, an increased shoulder lateral bending (Lenke 1: -2, Lenke 5: 3, controls: 0°) and axial rotation (Lenke 1:6, Lenke 5:2, controls:0°) as well as a dynamic thoracic hypokyphosis (Lenke 1: 20, Lenke 5: 22, controls: 27°; all p<0.05). The radiographic acromial angle was correlated to the Cobb angle (r=-0.30), SRS22r pain score (r=-0.25), the dynamic shoulder lateral bending (r=0.48, Fig.1) and axial rotation (r=0.38, all p<0.05).
Conclusion : Shoulder imbalance in patients with AIS is critical for preoperative assessment and surgical planning, as it may contribute to suboptimal outcomes after spinal fusion. Beyond its radiological and clinical significance, this study demonstrates that shoulder imbalance is associated with gait functional impairment. Therefore, it is important to consider these associations in the overall evaluation of AIS patients.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-538
L’impact de l’instrumentation postérieure et de la fusion rachidienne sur les paramètres de la cage thoracique chez les sujets ayant une scoliose idiopathique de l’adolescent
Mohamad Karam1, Ayman Assi1, 2, Claudio Vergari2, Rami Rachkidi1, Abir Massaad1, Khalil Kharrat1, Ismat Ghanem* 1
1Université Saint-Joseph de Beyrouth, Beyrouth, Lebanon, 2Institut de Biomécanique Humaine Georges Charpak, Arts et Métiers, Paris, France
Introduction : Adolescent idiopathic scoliosis (AIS) induces a 3D deformity of the rib cage. This study aimed to analyze the modification of rib cage deformity following posterior instrumentation and fusion (PIF) in patients with AIS.
Material and methods : 35 patients with AIS (right thoracic Cobb=51±12°; 29F) underwent low dose biplanar X-rays before and after spinal fusion, followed by 3D reconstruction of the spine and rib cage. In addition to the classic spinopelvic and scoliosis parameters, the following 3D rib cage parameters were assessed: rib cage volumes (total, left and right from T1 to T10), rib hump at each vertebral level, volumetric spine penetration index (VSPI), and ribs orientation in both sagittal and coronal planes. Pre- and postoperative values were compared, and the changes (Δ=pre-post) were calculated.
Results : Before surgery, 71% (25/35) of AIS patients exhibited severe rib cage deformity: 12/35 having rib hump>9° (type IIa), 4/35 having VSPI>6.3% (type IIb), 9/35 having both deformities (type IIc). In 51% of patients, T2 was the UIV and L4 the LIV. All patients received all-screw construct with 2 transverse hooks at the UIV for “soft landing”.
Postoperatively, thoracic Cobb angle decreased by 67% (51±12 to 17±9°, p<0.001), apical vertebral rotation (AVR) by 61% (18±7 to 7±5°, p<0.001), whereas TK remained unchanged (T1T12: 26±10 to 29±10°, p=0.13).
Surgical correction led to an 18% reduction in maximal rib hump (11±6 to 9±6°; p<0.001), and a 6% increase in rib cage volume (5115±908 to 5424±985cm3, p=0.001). However, VSPI did not change significantly (5±2 to 6±2%; p=0.25). After surgery, 20/25 patients still had severe rib cage deformity (6 with type IIa, 8 with type IIb, 6 with type IIc).
The decrease of AVR correlated with the increase of the right rib cage volume (r=-0.5) and frontal rib orientation (r=-0.7, both p<0.05).
Conclusion : Common corrective maneuvers used in PIF in AIS significantly improve coronal and horizontal spinal deformities but have no substantial impact on sagittal plane parameters. The effect on rib cage morphology correction is moderate. Correction of apical vertebral rotation seems to have an impact on rib cage volume and frontal rib orientation, potentially affecting rib hump. VSPI does not seem to improve significantly with standard surgical techniques and may require an extensive interlaminar release or the use of sublaminar bands.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-548
Utilisation des angles jonctionnels normatifs pour définir la cyphose jonctionnelle proximale : quelle différence avec les critères de Glattes ?
Sébastien Pesenti* 1, Solene Prost1, Elie Choufani2, Brice Ilharreborde3, Federico Solla4, Yann Philippe Charles5, Benjamin Blondel1
1Chirurgie rachidienne, 2Orthopédie Pédiatrique, Timone, Marseille, 3Orthopédie Pédiatrique, CHU Robert Debré, Paris, 4Orthopédie Pédiatrique, Lenval, Nice, 5Chirurgie rachidienne, CHRU Strasbourg, Strasbourg, France
Introduction : La définition de la cyphose jonctionnelle proximale (PJK) selon Glattes ne prend pas en compte le niveau vertébral auquel elle peut survenir. En conséquence, le diagnostic de PJK radiographique peut être parfois posé par excès. Notre objectif était de définir les angles jonctionnels normaux (PJA) à chaque niveau vertébral basé sur l'analyse d'une cohorte normative et de comparer le taux de PJK en utilisant des méthodes de mesure traditionnelles avec celles dérivées de données normatives.
Material and methods : Nous avons analysé les radiographies d'une cohorte de 780 volontaires asymptomatiques âgés de 12 à 18 ans. Les mesures comprenaient la cyphose thoracique (TK) de T1 à T12, la lordose lombaire (LL) de L1 à S1, les paramètres pelviens, et les PJA à chaque niveau vertébral (définis comme l'angle entre le plateau inférieur à un niveau donné et le plateau supérieur deux niveaux au-dessus). Des valeurs normatives des PJA ont été établies en tant que moyenne ± 2DS. Par la suite, une cohorte de 222 patients atteints de scoliose idiopathique de l'adolescent ayant bénéficié d'une arthrodèse postérieure avec un suivi minimum de deux ans a permis de comparer le taux de PJK selon
les critères de Glattes avec le taux de PJA anormaux.
Results : Dans la cohorte normative, l'âge moyen était de 14,6 ans. La TK moyenne était de 39,2°, et la LL moyenne de 54,7°. Les valeurs normatives pour PJA sont présentées dans la Fig. 1. Dans la cohorte de patients scoliotiques, l'âge moyen était de 15,1 ans. Selon les critères de Glattes, 50 patients (23 %) présentaient un PJK au dernier recul. Après application des valeurs normatives du PJA, seulement 22 patients (10 %) avaient des PJA anormaux. La discordance entre les critères de Glattes et les valeurs normatives était plus fréquente à T10 (40 % de discordance), T9 (25 %) et T3 (20 %).
Conclusion : Les PJK représentent la complication mécanique la plus fréquente après arthrodèse chez l'adolescent. Notre étude fournit des valeurs normatives pour les angles jonctionnels proximaux selon le niveau de la première vertèbre instrumentée. Les résultats suggèrent qu'avec l'utilisation des critères de Glattes, les PJK sont surdiagnostiquées, en particulier chez les patients dont l'instrumentation débute en thoracique proximal.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-990
Analyse vidéo et intelligence artificielle pour l’analyse du mouvement du membre supérieur chez l’enfant.
Estelle Alonso* 1, Elie Saghbiny1, Mathilde Payen2, Albert Murienne3, Raphael Vialle1, Franck Fitoussi1, Manon Bachy-Razzouk1
1Hôpital Armand Trousseau, Paris, 2Centre Hospitalier Universitaire de Rouen, Rouen, 3IRT B-com, Rennes, France
Introduction : Les indications des traitements chirurgicaux pour les pathologies de l’épaule chez l’enfant sont le plus souvent indiqués suite à l’examen clinique du patient, et il peut-être un véritable défi quand l’enfant est jeune. Le goniomètre et la classification de Mallet modifiée, actuellement considérés comme Gold Standard pour mesurer les amplitudes articulaires de l’épaule sont opérateurs dépendants, avec une limite dans la reproductibilité pour l’analyse précise des résultats chirurgicaux et le suivi des patients. Une nouvelle méthode d’examen clinique vidéo-assisté, sans marqueurs, a été validée chez l’adulte, utilisant une caméra RGB-D et un logiciel équipé d’une intelligence artificielle permettant d’évaluer les amplitudes articulaires de l’épaule. L’objectif de notre étude était de valider la méthode en population pédiatrique, saine puis pathologique.
Material and methods : 80 enfants sains (de 6 à 17 ans) ont été recrutés, afin de comparer les mesures réalisées par le logiciel à celles obtenues avec un goniomètre, en utilisant un coefficient de corrélation de concordance (CCC). L’ensemble des mouvements de l’épaule étaient analysés, en amplitudes maximales actives et passives, ainsi qu’en amplitudes choisies par l’enfant. Les mouvements de la classification de Mallet modifiée étaient également comparés aux mesures du logiciel étudié. 5 enfants pathologiques ont secondairement été inclus.
Results : Pour la population saine, la durée moyenne d’examen était de 28.97±7.65 minutes pour 3 séries de mouvements ,la comparaison des moyennes des amplitudes maximales actives montrant des concordances bonnes à très bonnes, sauf en RE2 et RI2. Les CCC des mesures passives étaient modérés à très bons, sauf pour l’adduction. Les concordances des amplitudes choisies par les enfants étaient quant à elles meilleures, allant de très bonnes à excellentes. En ce qui concerne la classification de Mallet, très peu d’erreurs de classifications étaient retrouvées. Pour la population pathologique, l’âge moyen était de 7.22±2.91 ans, et la durée moyenne d’examen était de 19.5±7.14 minutes pour deux séries de mouvement, avec une analyse possible dans 80% des cas mais 36% d’échecs de mesure.
Discussion : Si l’analyse quantifiée de la marche (AQM) a permis de transformer la prise en charge des pathologies neuro-orthopédiques des membres inférieurs, l’analyse du mouvement du membre supérieur reste difficile à mettre en œuvre. L’examen clinique chez l’enfant est parfois très difficile, selon l’âge et le caractère de l’enfant. Cette nouvelle méthode d’analyse d’examen clinique sans marqueurs permet de standardiser et d’objectiver l’examen clinique de l’épaule chez l’enfant également en situation pathologique.
Conclusion : L’examen clinique vidéo-assisté de l’épaule est une technique accessible, facile d’utilisation, qui semble fiable et reproductible chez l’enfant ; devenant un complément très prometteur pour le clinicien.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-635
Description de l’alignement sagittal chez les patients atteints de paralysie cérébrale ayant différents profils de marche
Abir Massaad1, Ayman Assi* 1, Mohamad Karam1, Jean Pierre Saad1, Josef Lattouf1, Marc Mrad1, Ismat Ghanem1
1Université Saint-Joseph de Beyrouth, Beyrouth, Lebanon
Introduction : Abnormal muscle tone and lever arm distortions in the lower limbs are common in children with cerebral palsy (CP), impacting their gait patterns. Medical and rehabilitation programs for ambulant CP typically focus on improving walking abilities, often without considering the impact of musculoskeletal alterations on overall postural alignment. . This study aims to investigate spinopelvic and global sagittal alignment in CP children.
Material and methods : 38 ambulant children with spastic diplegia (age: 11±6 years) and 22 typically developing (TD) children (age: 11±3 years) had full body biplanar X-rays in order to calculate spino-pelvic and global alignment parameters. All participants underwent 3D gait analysis with subsequent calculation of joint and segment kinematics. CP children were classified according to their lower limbs’ kinematics and gait pattern. Spino-pelvic and global alignment parameters were compared between groups.
Results : CP children were classified as the following gait patterns: apparent equinus (AE, N=14), true equinus (TE, N=15) and crouch (Cr, N=9). On static radiographs, an increased knee flexion was observed in Cr (20°) and AE (29°) groups compared to TD (-2°; p<0.001). The pelvis was more anteverted in TE (PT=-0.3°) and retroverted in Cr (14°) compared to TD (4°). Cr patients had an increased PI-LL mismatch compared to TD (PI-LL: 12° vs -6°, p=0.04). SVA was increased in all CP groups compared to TD (average SVA in CP= 35° vs 18° in TD, p<0.001). T1SPi was decreased in TE (-5°) and Cr (-4°) compared to TD (5°, all p<0.05).
Conclusion : Children with spastic diplegia adopt different sagittal alignment profiles based on their walking pattern. In the AE and Cr groups, an anterior shift of the trunk was observed, likely as compensation for the posterior displacement of the center of mass caused by an increased knee flexion usually due to hamstring shortening or lever arms distortion. Children with TE exhibited more pronounced anterior shift of the trunk compared to others, related to a primary knee extension and pelvic anteversion in the standing position (fig.1). This suggests that children walking with TE were unable to compensate for their lower limb malalignment, which may explain the increased instability observed clinically in both standing and walking. While early orthopedic treatment aims at managing abnormal muscle tone to improve lower limb kinematics and motor function, this study emphasizes optimizing postural alignment throughout growth.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
P. Martz - Ostéosynthèse des fractures périprothétique de la hanche
Communications orales
Wrist / Hand
ABSTRACT N° SOFCOT25-303
Analyse de survie de 377 prothèses trapézo-métacarpiennes à 4 ans en fonction de l'expérience du chirurgien
Sarah Pradel* 1, Rémy Coulomb1, Pascal Kouyoumdjian1, Olivier Marès1
1CHU Nîmes, Nimes, France
Introduction : L'arthrose trapézo-métacarpienne est une cause fréquente de douleur du pouce. L'objectif principal de cette étude était d'identifier les complications et d'évaluer le taux de survie à 4 ans des prothèses trapézométacarpiennes (PTM) dans une large série de chirurgiens juniors et de chirurgiens seniors. Les objectifs secondaires étaient de déterminer les facteurs prédictifs de révision après PTM à l'aide d'analyses univariées puis multivariées afin de s’affranchir des facteurs confondants.
Material and methods : Cette série de cas rétrospective a inclus 377 PTM entre 2012 et 2023 par des chirurgiens seniors et des chirurgiens juniors dans un CHU. Nous avons évalué des implants à simple mobilité et à double mobilité. Les révisions postopératoires ont été prises en compte quelle que soit leur indication. Pour l’analyse de survie, les révisions traumatiques, les patients décédés et les patients perdus de vue ont été exclus. Le taux de survie a été calculée par une analyse de Kaplan-Meier, et l’analyse multivariée grâce à un modèle de régression de Cox.
Results : Parmi les 377 patients (81,6 % de femmes), l'âge moyen était de 64,7 ans, et le suivi moyen de 48 mois. Les patients opérés par des chirurgiens seniors présentaient un taux de révision des implants inférieur à celui des chirurgiens juniors, avec un taux de survie à 60 mois de 95,2 % contre 84,5 % (p<0,001*). Les patients de moins de 60 ans présentaient un risque de révision plus élevé (p 0,01*). En analyse univariée, le sexe, l'immobilisation, les implants à mobilité simple et le type d’anesthésie n’étaient pas associés à un risque accru de révision. Après analyse multivariée, l'expérience chirurgicale (HR 3,38 p 0,04) et l'âge jeune (HR 3,34 p 0,01) étaient des facteurs déterminants du taux de révision.
Discussion : Dans notre étude, le taux de survie globale (95,9 % à 24 mois et 94,2 % à 60 mois) est proche de ceux rapportés dans la littérature. Peu d’études se sont concentrées sur les facteurs associés à la reprise chirurgicale après PTM. A l'instar de l’étude récente de Mattila, nous avons constaté que le jeune âge était un facteur associé à la reprise chirurgicale. Ils ont également identifié la chirurgie bilatérale simultanée du pouce comme un facteur de risque, mais cette procédure n’a pas été réalisée dans notre centre. L'augmentation du taux de révision chez les patients plus jeunes est probablement liée à des exigences fonctionnelles plus élevées. Mattila n’a pas identifié l’expérience du chirurgien comme augmentant le taux de révision. Cependant, Wilkens a rapporté que les patients plus jeunes et les chirurgiens avec peu d’expérience étaient associés à un taux de révision plus élevé. La chirurgie prothétique nécessite une courbe d’apprentissage importante.
Conclusion : Les PTM donnent un excellent taux de survie à 4 ans, sans infection. Les chirurgiens juniors et les patients jeunes présentaient des taux de complications plus élevés, soulignant l'importance du compagnonnage et de la formation pour surmonter la courbe d'apprentissage.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Wrist / Hand
ABSTRACT N° SOFCOT25-704
La prothèse trapézométacarpienne avant 50 ans : évaluation continue de 15 patients à 5 ans de recul
Yassine Amar* 1, Alice Mangeon1, Alexandre Quemener Tanguy1, Camille Bouteille1, Daniel Lepage1, François Loisel1, Laurent Obert1
1Orthopédie, CHU Besançon, Besançon, France
Introduction : Si la trapézectomie reste le « gold standard » chirurgical de la rhizarthrose, l’avènement des prothèses trapézométacarpienne et l’innovation technologique les concernant a changé la donne. Leur principal avantage est une récupération fonctionnelle plus rapide. La pose de prothèse chez le sujet jeune reste débattue, mais aucun autre traitement n’a actuellement prouvé de supériorité globale à l’arthroplastie totale. Le but de cette étude était d’évaluer les résultats fonctionnels et les complications des prothèses posées avant 50 ans.
Material and methods : Tous les patients opérés avant l’âge de 50 ans entre 2009 et 2023 d’une arthroplastie totale (prothèse à cupule vissée ou cimentée – semi contrainte) en première intention après traitement médical bien conduit ont été revus en consultation de façon prospective. Une évaluation fonctionnelle (mobilités – QDASH PRWE) et radiologique étaient réalisées avec recherche de complications (luxation, descellement, fracture) au plus grand recul.
Results : 16 prothèses chez 15 patients ont pu être évalués avec un recul de 68 mois (10- 172). 3 patients ont été perdus de vue. Le QDASH moyen était de 24 (9,09-54,55), le PRWE de 34 (1- 103). Tous les patients étaient satisfaits ou très satisfaits de l’intervention. Le score de Kapandji moyen était de 9 (6-10). L'opération permettait de retrouver de la force par rapport à l’état préopératoire, mais celle-ci restait inférieure à la force du coté controlatéral dans 80% des mains dominantes opérées et 62% des mains non dominantes opérées. 5 prothèses (38%) présentaient des anomalies radiologiques non symptomatiques (ossifications, nouveaux ostéophytes, liserés périprothétiques). Il n’existait aucun cas de luxation ou de descellement. 2 prothèses (15%) ont nécessité une reprise pour ossifications péri prothétique (patients hyper uricémiques ou goutteux). 4 patients (33%) avaient changé de travail ou eu un arrêt important.
Discussion : Les résultats fonctionnels à moyen et long terme de l’arthroplastie totale trapézométacarpienne avant 50 ans sont élevés avec un taux de satisfaction important des patients et concordent avec les résultats dans la population générale. Néanmoins on observe un taux de reprise plus élevé secondaire à l’apparition d’ossification. Ces ossifications étaient associées à la présence de goutte ou d’hyperuricémie, facteur intrinsèque connu au niveau du coude.
Conclusion : La prothèse trapézométacarpienne reste une solution satisfaisante chez les moins de 50 ans à un moment de leur vie où ils ont « besoin du pouce ». Le suivi précis de ce groupe de patients à haute demande nécessite la mise en place de registres.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Wrist / Hand
ABSTRACT N° SOFCOT25-184
Risk factors for re-operation following cat bite injuries of the hand
Mahdi Siala* 1, Isabella Fassola2
1Hand to Shoulder Riviera center, Nice, France, 2Plastische, Ästhetische und Rekonstruktive Mikrochirurgie, Handchirurgie,, Klinikum Ernst von Bergmann, Charlottenstraße 72, 14467 , Potsdam, Germany
Introduction : Les morsures de chat, souvent causées par Pasteurella multocida, entraînent un taux élevé d'infections, en particulier au niveau de la main. Cela est dû à la nature des plaies par perforation, qui piègent les bactéries et provoquent des infections polymicrobiennes telles que la ténosynovite pyogène, l'arthrite et l'ostéomyélite, nécessitant fréquemment une réintervention chirurgicale.
Material and methods : Cette étude rétrospective a analysé les données de patients ayant subi un traitement chirurgical pour morsure de chat entre janvier 2015 et juillet 2024, incluant les blessures aux doigts, à la main, au poignet ou à l’avant-bras. Les données démographiques, les antécédents médicaux, les résultats microbiologiques et les détails chirurgicaux ont été collectés. L’analyse statistique a utilisé les tests du Chi², des modèles de régression et le test exact de Fisher (p < 0,05).
Results : 163 patients ont été opérés. La majorité des blessures concernaient les doigts (59 %), avec une atteinte tendineuse dans 45 % des cas et articulaire dans 25 %. Pasteurella multocida a été identifiée dans 36 % des cas. Des réinterventions ont eu lieu dans 9,8 % des cas, les complications incluant la ténosynovite pyogène, l’arthrite septique et l’ostéomyélite. Les facteurs de risque de réintervention comprenaient l’hypertension, le diabète, la polyarthrite rhumatoïde, le cancer, la lymphangite, une CRP, une glycémie et une créatinine élevées, une natrémie et un DFG faibles, ainsi qu’une thrombopénie.
L’atteinte tendineuse, la profondeur de la blessure, un délai de consultation, une durée opératoire prolongée et des interventions complexes réalisées par des spécialistes étaient également des facteurs significatifs. En revanche, le tabagisme, l’obésité, la présence de pus, de rougeurs, d’un œdème ou l’administration d’antibiotiques IV n’étaient pas des facteurs significatifs.
Discussion : L’hypertension, le diabète, la polyarthrite rhumatoïde, le cancer, la lymphangite, l’atteinte tendineuse et la profondeur de la blessure augmentent significativement le risque de réintervention. La thrombopénie s’est révélée être un facteur déterminant, les patients thrombopéniques ayant un risque multiplié par 6,43 de nécessiter une nouvelle opération. Un retard de prise en charge, notamment chez les patients diabétiques, aggrave les complications. Les interventions chirurgicales réalisées par des spécialistes sont associées à des durées opératoires plus longues et à un taux de complications plus élevé. Une chirurgie précoce, une antibiothérapie rapide et une gestion appropriée des plaies sont essentielles pour réduire les complications.
Conclusion : Une prise en charge rapide — incluant un traitement précoce, un débridement chirurgical sans délai et une antibiothérapie adaptée — est cruciale pour prévenir les complications et limiter la nécessité de réinterventions.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Wrist / Hand
ABSTRACT N° SOFCOT25-832
Utilisation de l'application smartphone E-Cono pour la gestion sécurisée des images médicales en chirurgie de la main
Elio Disegni* 1, Pauline Duriez2, Pascale Laronde2
1Hopital Privé Marne la Vallée, Bry sur Marne, 2Centre Hospitalier de Valenciennes, Valenciennes, France
Introduction : Les données de santé, y compris les photographies, sont considérées comme sensibles selon l'article 4-15 du RGPD. En chirurgie de la main, ces images sont cruciales pour l'évaluation initiale et le suivi post-opératoire. L'application E-Cono a été développée pour sécuriser l'échange et le stockage de ces données entre praticiens.
Material and methods : E-Cono est une application mobile et un site web qui utilise un code unique à six caractères pour chaque étape du suivi médical. Ce code est associé à une série de photos prises pendant l'examen ou chargées depuis la photothèque du smartphone. Les photos ne sont pas stockées sur le smartphone mais directement sur l'application, garantissant ainsi une récupération sécurisée via l'application ou le site web.
Results : Pendant trois mois, les chirurgiens de la main et les internes ont utilisé quotidiennement E-Cono pour partager des images de patients, incluant des imageries paracliniques et des photographies de plaies ou de pansements. Le suivi a été facilité par l'inclusion de liens vers les photographies dans les observations médicales, particulièrement utiles pour la surveillance des réimplantations, lambeaux et infections.
Conclusion : Grâce à son ergonomie et sa simplicité d'utilisation, E-Cono a permis de sécuriser et de faciliter le stockage des images médicales, améliorant ainsi la prise en charge et le suivi des patients dans notre service de chirurgie de la main. Nos objectifs futurs incluent l'extension de l'utilisation de l'application aux urgentistes, rééducateurs et personnel paramédical.
Conflits d’intérêts :
E. Disegni Stock shareholder: E-cono,
P. Duriez: Pas de conflit déclaré ,
P. Laronde: Pas de conflit déclaré
Communications orales
Wrist / Hand
ABSTRACT N° SOFCOT25-570
Le devenir des lésions négligés des tendons fléchisseurs de la main chez l’enfant
Fadwa Chichaoui* 1, Amine Elkhassoui1, Ahmed elmoulouaa1, tarik salama1, aghoutane elmohtadi1, Redouane el Fezzazi1
1Traumatologie et orthopédie pédiatrique , Faculté de Médecine et de pharmacie de Marrakech , CHU Mohammed VI , Hopital mere et enfant, Marrakech, Morocco
Introduction : Les lésions des tendons fléchisseurs de la main chez l’enfant représentent un défi majeur en particulier lorsqu'elles sont négligées Leur prise en charge complexe implique des interventions chirurgicales délicates, une rééducation post-opératoire rigoureuse et un résultat final qui reste parfois incertain
Notre étude vise à explorer les caractéristiques épidémiologiques des lésions des tendons fléchisseurs de la main, ainsi que leurs options thérapeutiques et, surtout, leur pronostic
Material and methods : Cette étude rétrospective analyse 17 cas de sections négligées des tendons fléchisseurs traités dans notre service de traumatologie-orthopédie pédiatrique entre 2010 et 2024.
Results : L'étude a inclus 17 patients âgés de 1 à 12 ans (moyenne : 6,5 ans), avec une prédominance masculine (9 garçons, 5 filles). Le délai moyen de consultation après le traumatisme était de 4 mois. La cause principale des sections était les objets tranchants (5 cas par objet métallique, 9 cas par morceau de verre).
La réparation des tendons fléchisseurs a été réalisée en un seul temps chez 11 patients et en deux temps chez 6 patients, avec un délai moyen de 1,5 mois entre les deux interventions. La rééducation a débuté à J7 chez les patients opérés en un seul temps et immédiatement chez ceux opérés en deux temps.
Les suites postopératoires étaient simples pour tous les patients, avec un suivi moyen de 7 mois. L’évaluation des résultats à long terme a été réalisée selon le score de Strickland, montrant des résultats modérés chez 77 % des patients. Aucun patient n’a retrouvé une fonction normale de la main.
Conclusion : La prise en charge chirurgicale des sections négligées des tendons fléchisseurs de la main chez l’enfant reste une procédure complexe, nécessitant une expertise spécifique. Malgré une chirurgie adaptée, un suivi postopératoire rigoureux et une rééducation précoce, les résultats fonctionnels restent limités, ne permettant qu’une récupération partielle de la fonction de la main.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Wrist / Hand
ABSTRACT N° SOFCOT25-768
Les pansements occlusifs en 2025
Paul Zaoui1, Maurice Renom1, Soline Vericel1, Laurent Obert* 2, Benjamain Saadallah1, Francois Loisel2, Isabelle Pluvy1
1Chirurgie plastique, 2Chirurgie orthopédique, CHU, Besancon, France
Introduction : Le traitement des amputations pulpaires peut être chirurgical (lambeaux) ou conservateur à l’aide de pansements occlusifs jusqu’en zone 2 ou 3. Trois études comparatives, randomisées ou non, ont montré la supériorité du pansement occlusif.
L’objectif de cette évaluation était de rapporter une nouvelle série avec une évaluation clinique de la récupération sensitive et des dermatoglyphes.
Material and methods : Une évaluation monocentrique, continue hebdomadaire puis rétrospective finale, a été réalisée chez 26 patients (28 doigts) ayant présenté une amputation en zone 1, 2 ou 3, traitée par pansement occlusif (application une fois par semaine d’un TEGADERM). Au plus grand recul, un évaluateur indépendant a recueilli les données épidémiologiques du traumatisme (zone, doigt), le nombre de pansements nécessaires, le délai de cicatrisation et de reprise du travail, la satisfaction globale, ainsi que la mesure de la sensibilité (douleur pendant le pansement, douleur au recul, anomalies de la sensibilité, discrimination [test de Weber et monofilament], intolérance au froid) et la fonction du doigt par scores et PROMs (Q-DASH, TAM, FIOS, score digital). La régénération des dermatoglyphes et les complications ont également été évaluées.
Results : Les 26 patients (28 doigts) ont pu être revus avec un recul moyen de 11,8 mois [5-22]. Le nombre moyen de pansements occlusifs par doigt était de 4 [1-7], avec un délai moyen de cicatrisation et de reprise du travail de 4,2 semaines.
La douleur ressentie par les patients pendant la durée du traitement était de 2,5/10. La trophicité pulpaire était jugée excellente (11 cas) ou bonne (17 cas). L’étude comparative des empreintes digitales montrait la réapparition des dermatoglyphes malgré l’atteinte du derme chez tous les patients. La sensibilité au test de Weber atteignait 4,64 mm (côté lésé) / 3,5 mm (côté sain). La taille du monofilament perçu était de 3,18 (côté lésé) / 2,86 (côté sain). Une dystrophie unguéale était retrouvée sur 12 doigts et un ongle en griffe sur 5 doigts. Vingt-cinq doigts présentaient une mobilité totale conservée et 3 doigts avaient une mobilité diminuée (test de mobilité des doigts : 10,43/11). Le Quick DASH atteignait 9,5, le FIOS 11,96 et le score digital 7,57. Dix doigts avaient présenté une intolérance au froid résolutive. La gêne la plus fréquemment rapportée par les patients était l’odeur dégagée par les pansements malgré l’utilisation de charbon.
Discussion : Les bons résultats fonctionnels et esthétiques retrouvés confirment la place de ce traitement. Dans la littérature, la récupération de la sensibilité tactile est bonne après pansement occlusif (Weber = 2,5 à 4 mm) et meilleure que celle après lambeaux, sans iatrogénie nerveuse. L’occlusion et le milieu humide empêchent la formation d’une croûte et permettent la sécrétion de facteurs de croissance (Lasserre 2010).
Conclusion : Le pansement occlusif est une solution simple et reproductible qui permet une régénération de la pulpe et des dermatoglyphes malgré l’atteinte du derme.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Wrist / Hand
ABSTRACT N° SOFCOT25-798
La grille CoTeMi est-elle un outil fiable pour évaluer les sutures microchirurgicales sur enregistrement vidéo ?
Manon Biegun* 1, YASSINE AMAR1, FRANCOIS LOISEL1, LAURENT OBERT1
1chirurgie orthopédique et traumatologique, CHRU MINJOZ, BESANCON, France
Introduction : L’apprentissage de la microchirurgie repose sur l’utilisation de modèles animaux, notamment le rat. Cependant, les contraintes éthiques et réglementaires limitent leur accès, freinant ainsi la formation optimale des étudiants. Face à ces restrictions, le développement d’outils d’évaluation alternatifs devient essentiel pour garantir un apprentissage structuré et éthique, sans compromettre la qualité de l’enseignement. Nous avons réalisé une étude pédagogique prospective visant à évaluer la faisabilité de l’utilisation de la grille CoTeMi pour analyser la qualité des sutures microchirurgicales à partir d’enregistrements vidéo. Nous avons ensuite testé sa fiabilité inter et intra-observateur en la comparant à l’OSATS (Objective Structured Assessment of Technical Skills), un outil d’évaluation chirurgical reconnu.
Material and methods : Des vidéos de sutures microchirurgicales réalisées au bloc opératoire ont été enregistrées et évaluées à l’aide de la grille CoTeMi développée par le Pr Adeline Cambon. Parallèlement nous avons souhaité évaluer la qualité des sutures nerveuses en y développant un item spécifique. Treize sutures artérielles et huit sutures nerveuses ont été notées en aveugle par quatre chirurgiens. La reproductibilité a été évaluée à l’aide du coefficient de corrélation intra-classe (ICC), la cohésion interne par l’alpha de Cronbach, et le coefficient de Pearson afin de corréler nos résultats en les comparant à ceux obtenue avec la grille d’évaluation OSATS.
Results : L’ICC inter-observateur était de 0,56 pour les sutures artérielles (fiabilité modérée) et de 0,04 pour les sutures nerveuses (fiabilité faible). L’alpha de Cronbach (0,88) indique une bonne cohésion interne, et la corrélation entre COTEMI et OSATS était forte (r = 0,92, p < 0,001), renforçant ainsi la validité de la grille CoTeMi comme outil d’évaluation fiable des compétences microchirurgicales sur enregistrement vidéo.
Discussion : Notre étude évalue la grille CoTeMi pour l’analyse des sutures microchirurgicales sur enregistrement vidéo. Elle présente une fiabilité interobservateur modérée, mais un échantillon plus large serait nécessaire pour confirmer sa robustesse. L’item ajouté pour les sutures nerveuses montre une variabilité trop élevée, suggérant l’ajout de critères plus précis. Le faible nombre de vidéos enregistrées, lié à des contraintes pratiques, a limité l’étude. La forte corrélation avec la grille OSATS confirme sa validité.
Conclusion : La grille CoTeMi constitue un outil prometteur pour l’évaluation de la qualité des sutures microchirurgicales sur enregistrement vidéo et offre une alternative intéressante aux méthodes existantes. Toutefois, des ajustements sont nécessaires pour améliorer sa fiabilité, notamment en ce qui concerne l’évaluation des sutures nerveuses.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Wrist / Hand
ABSTRACT N° SOFCOT25-867
Etat des lieux de l'enseignement de la micro chirurgie en France en 2025
Thomas Daoulas* 1, Nicolas Bigorre 2
1Orthopédie , CHU Brest , Brest, 2Centre de la main , Angers, France
Introduction : Introduction :
La microchirurgie occupe une place de plus en plus importante dans de nombreuses spécialités chirurgicales. En France, son enseignement est dispensé dans le cadre de Certificats Universitaires (CU), organisés de manière variée. Une étude précédente réalisée en 2014 avait mis en évidence plusieurs défis, notamment en termes de financement et de structuration.
Cette étude vise à actualiser ces données dix ans plus tard afin d’analyser l’évolution de l’enseignement de la microchirurgie en France et d’identifier les futurs enjeux liés aux nouvelles pratiques et contraintes.
Material and methods : Matériel et méthodes :
Une enquête observationnelle descriptive a été menée entre janvier et mars 2025 dans 28 centres hospitaliers universitaires français. Les référents pédagogiques des certificats universitaires de microchirurgie ont été interrogés à l’aide d’un questionnaire standardisé portant sur les méthodes d’enseignement, le volume horaire, les modalités d’évaluation, les frais d’inscription et les difficultés rencontrées. Les données recueillies ont été comparées à celles de l’étude de 2014.
Results : Résultats obtenus :
Dix-sept centres proposaient un certificat universitaire en microchirurgie, dont quatorze existaient déjà en 2014. Le nombre moyen d’heures de formation par an a diminué de 24 %, tandis que le nombre total de places offertes a augmenté de 86 %. La majorité des formations comprenaient une pratique sur modèle vivant (94 %). Les modalités d’évaluation restaient hétérogènes. Le coût moyen d’inscription à la formation initiale a augmenté de 292 euros. Les principaux défis identifiés concernaient l’accès aux modèles animaux, les contraintes économiques et le manque d’encadrement.
Discussion : Discussion :
Malgré un intérêt croissant pour la formation en microchirurgie, d’importantes disparités persistent entre les certificats universitaires. Une standardisation des programmes, une optimisation des ressources et l’introduction d’un parcours de formation progressif pourraient permettre d’harmoniser les pratiques, tout en répondant aux enjeux éthiques et logistiques actuels. Nous proposons ainsi un modèle en trois étapes (matériaux inertes, modèles vivants, formation avancée) pour structurer l’apprentissage.
Conclusion : La formation en microchirurgie en France connaît une demande croissante, mais reste marquée par des disparités et des défis financiers, logistiques et éthiques. Une structuration progressive et une standardisation nationale pourraient favoriser la pérennité l'amélioration des formations.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Wrist / Hand
ABSTRACT N° SOFCOT25-780
Corticothérapie péri-opératoire en microchirurgie : revue de littérature et perspective
Olivier Raskin* 1, Amandine Ledoux1, Christophe Duysens1, Christophe Camps1, Alban Fouasson-Chailloux2, Germain Pomares1
1Institut Européen de la Main, Luxembourg, Luxembourg, 2CHU de Nantes, Nantes, France
Introduction : L’utilisation des corticoïdes est, au fil des années, devenue pratique courante dans le milieu chirurgical.
Leur intérêt sur la diminution de l’inflammation et l’œdème post-opératoire est notable en chirurgie maxillofaciale, neurochirurgie, chirurgie vasculaire, hépato-biliaire ou encore au sein des protocoles de rééducation rapide en chirurgie arthroplastique.
En microchirurgie, leur mécanisme d’action, bien qu’encore en partie méconnu, pourrait être un atout afin de diminuer le syndrome d’ischémie-reperfusion qui suit les anastomoses microvasculaires.
Afin de mieux connaitre leur intérêt en microchirurgie lors des réimplantations digitales post-traumatiques ou lors de lambeaux libres, nous proposons une revue de littérature comparant les résultats publiés sur PubMed.
Material and methods : Nous avons effectué une revue de littérature dans PubMed en combinant les différents mots-clefs et MESH Terms : "microsurgery”(MeSH Terms) , "free tissue flaps”(MeSH Terms) , "reperfusion injury/complications”(MeSH Terms) , "anastomosis, surgical”(MeSH Terms) , Flap surgery (MeSH Terms) , skin flap, skin transplantation (MeSH Terms) avec "adrenal cortex hormones”(MeSH Terms) OR "prednisolone”(MeSH Terms) OR "methylprednisolone”(MeSH Terms) OR "dexamethasone”(MeSH Terms).
Sur un total de 950 publications correspondantes, 9 études portaient sur le mécanisme d’ischémie-reperfusion et 4 publications étudiaient l’impact des corticoïdes après micro-anastomoses chirurgicales.
Results : Sur l’ensemble des études, la majorité ont été effectuées sur modèle animal.
Deux études sur l’homme ont été publiées dont une seule prospective (La Padula, 2024).
Que ce soit sur le mécanisme d’ischémie-reperfusion ou sur la viabilité des micro-anastomoses, l’ensemble des études montrent un effet bénéfique des corticoïdes administrés par voie générale en post-opératoire.
Discussion : Les effets les plus notables sont retrouvés sur la diminution des cellules et cytokines inflammatoires, sur la diminution de l’œdème ou de manière plus générale sur la survie du lambeau.
L’administration de la corticothérapie doit débuter au maximum dans les 8 heures post-ischémiques, à haute dose et pour une durée de 4 jours (Pulse Therapy).
Conclusion : Cette revue de littérature semble indiquer que la corticothérapie péri-opératoire peut avoir un effet bénéfique sur le mécanisme d’ischémie-reperfusion qui suit les interventions microchirurgicales.
En prenant en compte la balance bénéfices-risques, nous proposons une ligne de conduite dans laquelle nous réservons leur utilisation au cas de sutures à risque ou reprise d’anastomose.
D’autres études, idéalement prospectives et sur modèle humain, sont à encourager afin de confirmer ses résultats et de convenir d’un dosage idéal d’administration.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Pr Matthieu Ehlinger - Gamme Xpert PFP pour les fractures fémorales periprothétiques.
Présentation 5 min + discussions 2 min
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-302
Le transfert musculaire du triceps sur le biceps dans la prise en charge des séquelles de la paralysie obstétricale du plexus brachial chez l’enfant (POPB)
El Mouhtadi Aghoutane* 1, Amine khasoui1, Ahmed El moulaa1, Tarik Salama1, Redouane Elfizazi1
1Maladies de l'enfant, CHU Mohammed VI, Marrakech, Morocco
Introduction : Le transfert musculaire du triceps sur le biceps est une technique de deuxième intention qui vise à corriger le déficit du tonus musculaire au niveau du biceps dans la prise en charge des séquelles de la POPB. Le but de ce travail est de mettre en évidence l'intérêt du transfert musculaire du triceps sur le biceps dans la prise en charge du défecit en flexion du coude dans les formes tardives de la POPB, et d'établir une comparaison avec les autres techniques.
Material and methods : Il s'agit d'une étude rétrospective ayant portée sur 22 patients traités chirurgicalement par le transfert musculaire du triceps sur le biceps associé ou non à d'autres gestes. L'évaluation fonctionnelle a été fondée sur les critères de classification de RULLA.
Results : La moyenne d'âge des patients au moment de la chirurgie était de 10,14 ans, et la plupart des enfants étaient mal suivies. L'analyse des résultats globaux après un recul moyen de 39 mois avait montré un bon résultat fonctionnel chez 72,72% des patients, un résultat moyen chez 22,72% et un mauvais résultat chez 4,54% de l'ensemble d'effectif. L'analyse des éléments individuels avait démontré une amélioration de la flexion/extension avec un gain de 100°, et une moyenne du score RULA passant de 1,18 à 1,95. Cependant, on a noté une seule complication chez un seul cas infection et bride de la plaie chirurgicale en post opératoire.
Discussion : Dans les atteintes proximales du plexus brachial, il se produit fréquemment un déséquilibre des muscles fléchisseurs et extenseurs du coude avec une faiblesse du tonus des fléchisseurs.
Les enfants avec une paralysie obstétricale du plexus brachiale non traitée auparavant ont fréquemment une fonction anormale du coude en raison d'une récupération motrice avec réinnervation aberrante, ou à cause d'une parésie ou d'une paralysie.
Le transfert musculaire du triceps sur le biceps est une technique simple qui tend à équilibrer le secteur de mobilité existant en créant un secteur de flexion.
Conclusion : Le transfert du triceps sur le biceps est une bonne technique qui donne de bons résultats fonctionnels, si on respecte ses indications et ses contres indications. Les autres techniques chirurgicales sont complémentaires et trouvent leur place dans la prise en charge des séquelles fonctionnelles. Mais malgré les progrès réalisés ; la POPB reste une pathologie imprévisible, qu'on devrait prendre en charge correctement avant l'installation des séquelles.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-240
Annonce de la paralysie néonatale du membre supérieur : le vécu des parents.
Marion Delpont* 1, Sarah Farjallah1, Mohammad Alsuwaidi1, Romane Ruscher2, Mélanie Porte3, Gwenaelle Frin4, Karen Lambert5
1Orthopédie pédiatrique, CHU Montpellier, Montpellier, 2MPR Pédiatrique, Institut Saint-Pierre, Palavas-Les-Flots, 3MPR Pédiatrique, CHU Nîmes, Nîmes, 4Centre Pluridisciplinaire de Diagnostic Prénatal, CHU Montpellier, 5Laboratoire PhyMedExp, Montpellier, France
Introduction : En cas de paralysie néonatale du plexus brachial (PNPB), le ressentiment des parents peut être important envers l'équipe obstétricale. L'objectif était d'étudier le vécu des parents suite à l'annonce de la paralysie de leur enfant.
Material and methods : Nous avons mené une étude rétrospective monocentrique incluant 40 parents d'enfants atteints de PNPB suivis dans notre service. Les parents remplissaient un questionnaire à la consultation. Le questionnaire avait été élaboré par un groupe de travail composé d'un chirurgien orthopédiste pédiatre spécialisé, d'une psychologue, et de parents d'enfants atteints de paralysie néonatale. Les critères évalués comprenaient les circonstances de l'accouchement et de l'annonce, le délai du premier rendez-vous avec un spécialiste de la PNPB, les éléments ayant contribué au mauvais ressenti, les conséquences de cette annonce. Le questionnaire IES quantifiait l'impact émotionnel de l'annonce à l'aide de 22 items sur un total de 88 points.
Results : La plupart des enfants étaient nés par voie basse (1 césarienne). Le délai moyen d'annonce était de 1,7 jours (de 0 à 2 mois). La paralysie était le plus souvent diagnostiquée pendant le séjour à la maternité mais dans 12,5% des cas l'enfant sortait sans que la paralysie n'ait été annoncée aux parents. Lors de l'annonce, l'enfant n'était orienté vers un
spécialiste de ce type de paralysie que dans 45% des cas. Le délai du premier rendez-vous avec un spécialiste était de 1 mois (extrêmes 1 jour à 8 ans). Les éléments ayant le plus contribué au mauvais ressenti étaient "l'impression que l'équipe cherchait à masquer sa responsabilité" (57%) et "l'équipe a minimisé les conséquences de cette paralysie" (57%). Les conséquences principales de cette annonce étaient le "désir d'engager une procédure judiciaire" (47%) et la culpabilité (52%). Les résultats du questionnaire IES montraient une moyenne de 35/88 avec 17 parents (40%) avec un score >36 (état de stress post-traumatique).
Discussion : L'annonce de la PNPB est un traumatisme difficile à surmonter par les parents. Au vu de certains résultats inquiétants, nous envisageons de recontacter tous les parents avec un score IES pathologique. La méconnaissance de la PNPB par la population générale mais aussi par les professionnels de santé peut entraîner des retards de diagnostic et de traitement alors qu'un suivi spécialisé est nécessaire dès les premières semaines de vie. Nous souhaitons mettre en place encadrement pluri-professionnel de l'enfant mais aussi des parents et des formations pour améliorer la prise en charge globale de ces patients.
Conclusion : Nous nous attendions à ce que les parents vivent mal la paralysie de leur enfant, mais pas à ce point, avec près de la moitié des parents en état de stress post-traumatique. Cela souligne l'importance de l'encadrement psychologique de ces familles et de la mise en place de formations des personnels au contact des nouveau-nés.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-173
The effect of posterior and anterior instrumentation on trunk and lower limb kinematics in patients with Adolescent Idiopathic Scoliosis (AIS): A systematic review.
Georges Lteif* 1, 2, Mohamad Karam3, 4, Ayman Assi3, 4, Ismat Ghanem3, 5, Fadi Hoyek1, 2
1Université Saint-Esprit de Kaslik (USEK), Jounieh, 2CHU-Notre Dame des Secours, Byblos, 3Université Saint-Joseph de Beyrouth (USJ), 4Laboratoire de Biomécanique et d'imagerie médicale, 5Hôtel Dieu de France, Beyrouth, Lebanon
Introduction : Posterior (PI) and anterior (AI) instrumentations are widely used in patients with adolescent idiopathic scoliosis, and have shown to be effective in reducing the scoliotic deformity. Their influence on trunk and lower limb kinematics is not well known despite many reported studies on the subject. The purpose of this paper was to evaluate the impact on 3D motion’s restriction in patients with AIS undergoing posterior or anterior instrumentation and fusion.
Material and methods : A thorough literature review on all quality papers dealing with AIS surgery and body kinematics, and published before August 2024, was undertaken on the most used databases: PubMed, Embase, Cochrane and Google Scholar. Seventeen papers met the inclusion criteria (3D movement analysis during gait in AIS before and after surgical correction), and were selected for the purpose of the study. The most representative trunk and lower limb 3D kinematic alterations were reported and were matched with the type of instrumentation and fusion (PI or AI).
Results : Regardless of the curve pattern, AI seems to produce less alteration of trunk kinematics compared to PI, both in the short and long terms. However, more uncertainty exits regarding lower limb kinematics, as some studies reported altered kinematics (specifically in the pelvis and hip), whereas others did not, regardless of the surgical approach (PI or AI). Only 4/17 studies explored gait kinematic changes between pre- and post-surgery in specific Lenke types (alternatively focusing on Lenke 1 and 2, Lenke 5, or Lenke 5 and 6).
Discussion : The lower trunk motion restriction in AI may be explained by the most commonly shorter instrumented vertebral segment compared to PI. The absence of significant alteration of lower limb kinematics following both PI and AI may be explained by the transition between the instrumented spinal segment and the lower limbs, offered by the non-fused lumbar vertebrae and the pelvis. Our results must be confirmed by a large scale multicentric comparative prospective study allowing for stratification into Lenke types and curve severity, the number of vertebrae involved in the instrumentation, as well as the level of UIV and the LIV.
Conclusion : This systematic review highlights the functional impact of the surgical approach in AIS. Thus, it would be essential to investigate if AI can produce less restriction of trunk motion in patients with AIS.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-706
Évolution de l’incidence pelvienne et de la lordose lombaire chez le fœtus et le jeune enfant: étude IRM de 96 sujets sains
Hassan Najdi* 1, Sébastien Pesenti2, Elie Choufani1, Solene Prost2, Benjamin Blondel2, Jean Luc Jouve1, Franck Launay1
1Orthopédie Pédiatrique, 2Chirurgie rachidienne, Timone, Marseille, France
Introduction : La station bipède permanente dépend de l’équilibre entre le bassin et la colonne vertébrale, avec une dépense énergétique minimale lorsque les segments vertébraux sont alignés. L’incidence pelvienne (IP), une mesure clé de l’équilibre sagittal, est une caractéristique individuelle constante qui est corrélée à la lordose lombaire (LL) chez l’adulte. Bien que l’équilibre sagittal ait été largement étudié chez l’adulte, les recherches sur la population pédiatrique, en particulier chez les enfants avant la marche et les fœtus, restent limitées.
Material and methods : Cette étude visait à décrire le développement de l’IP et de la LL chez des fœtus et des enfants sains de moins de 10 ans à l’aide de mesures IRM. Une analyse rétrospective des images IRM de 96 sujets (20 fœtus et 76 enfants) ayant eu une IRM pour des affections non rachidiennes a été réalisée. L’IP, les angles de cunéiformisation des corps vertébraux lombaires (WVB) de L1 à L5, ainsi que la somme de tous ces angles (SLL), ont été mesurés afin d’évaluer leur développement et leur corrélation avec l’âge.
Results : Il existait une corrélation positive faible entre l’IP et l’âge, avec une augmentation significative lors de l’acquisition de la bipédie. La LL augmentait également avec l’âge, avec un développement postnatal marqué se poursuivant durant la petite enfance. Une lordose structurelle des vertèbres L4 et L5 était déjà présente chez les fœtus, indiquant la présence d’une lordose innée in utero.
Conclusion : Alors que l’IP présentait peu de changements après la naissance, le développement de la LL était fortement influencé par des facteurs biomécaniques liés à la croissance et à l’acquisition de la bipedie. Ces résultats améliorent notre compréhension de l’évolution de l’anatomie spino-pelvienne et pourraient orienter les approches thérapeutiques des déformations rachidiennes pédiatriques. Des études longitudinales supplémentaires sont nécessaires pour explorer les déterminants génétiques et biomécaniques du développement de l’IP et de la LL.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-958
Évaluation de la fiabilité des mesures radiographiques et IRM dans l'épiphysiolyse fémorale supérieure : Une étude comparative.
Wassim Ben Abdennebi1, Dimitri Ceroni1, Andreas Tsoupras* 1, Romain dayer1, Christina Steiger1, Amira Dhouib2, Eugenie Barras3, Anne Tabard Fougère4
1Chirurgie orthopédique pédiatrique, HUG, Geneve, 2Radiologie, Hôpital Pourtalès - Réseau hospitalier neuchâtelois, Neufchatel, 3Radiologie, HUG, Geneve, 4Service de chirurgie orthopédique pédiatrique des HUG, Genève, Switzerland
Introduction : L'épiphysiolyse fémorale supérieure (EFS) est une pathologie de la hanche fréquente et aux conséquences non négligeables chez les enfants et les adolescents. La radiographie biplanaire est actuellement l’examen de de choix pour le diagnostic, mais elle n’expose pas toujours toute la complexité de la déformation et peut être sujette à des erreurs de positionnement. Cette dernière ayant pour conséquence des erreurs d’interprétation de la sévérité de la maladie. Les avancées de l'imagerie en 3D, telles que la tomodensitométrie (CT) et l'IRM, offrent des évaluations plus précises de la configuration anatomique de la hanche.
Cette étude avait pour objectif d’évaluer la corrélation inter-observateurs entre les mesures radiologiques en 2D et les mesures en 3D par IRM, et dans un second temps d’évaluer la corrélation de ces mesures.
Material and methods : Les patients ont été sélectionnés de manière aléatoire parmi une cohorte de patients de moins de 17 ans diagnostiqués avec une EFS entre janvier 2000 et décembre 2024. Sur les radiographies 2D, l'angle de Southwick et l'angle de bascule postérieure ont été mesurés indépendamment par deux chirurgiens orthopédistes. Sur l'IRM 3D, l'angle de glissement postérieur a été mesuré indépendamment par deux radiologues pédiatres.
Les relations entre les trois résultats ont été évaluées à l'aide du coefficient de corrélation de Pearson (r). La corrélation inter-observateur et la corrélation entre les trois résultats ont été évalués à l'aide du coefficient de corrélation intraclasse (ICC) et de l'erreur standard de mesure (SEM).
Results : Un total de 35 patients (35 hanches) ont été inclus avec un âge moyen de 11,8 (1,2) ans et 19/35 (54%) étaient de sexe féminin. La fiabilité inter-évaluateurs des résultats radiologiques était excellente (CCI>0,85, ESM>5,0°), et presque parfaite (CCI>0,95, ESM=2,5°) pour l'angle de glissement postérieur en IRM. Les résultats radiologiques étaient fortement corrélés (r>0,90, p<0,01) avec l'angle de glissement postérieur en IRM. L'angle de glissement postérieur à l’IRM était supérieur (>15°) par rapport aux résultats radiographiques.
Conclusion : Les résultats suggèrent que bien que les deux méthodes diagnostiques soient fiables et corrélées, il existe quelques divergences qui pourraient affecter la précision du stade de la maladie, avec notamment une sous-estimation de la déformation a l’évaluation radiologique, pouvant entraîner une mauvaise classification. Ces résultats, en accord avec la littérature, mettent en évidence la nécessité d'une approche plus standardisée et précise pour l'évaluation de l’EFS, tant dans le choix du type d'imagerie que de la définition de mesure des angles.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-956
Effets du diagnostic tardif de l’épiphysiolyse fémorale supérieure sur la sévérité et la prise en charge dans un centre de soins tertiaire en Suisse.
Wassim Ben Abdennebi1, Dimitri Ceroni1, Andreas Tsoupras* 1, Romain dayer1, Christina Steiger1, Anne Tabard Fougère2
1Chirurgie orthopédique pédiatrique, HUG, Geneve, 2Service de chirurgie orthopédique pédiatrique des HUG, Genève, Switzerland
Introduction : L’Epiphysiolyse fémorale supérieure (EFS), pathologie articulaire majeure touchant les enfants et les adolescents, est souvent mal diagnostiqué ou diagnostiqué tardivement par les professionnels de santé primaires. Le pronostic de l’EFS est étroitement lié au délai diagnostic et sa prise en charge. Les retards diagnostiques sont considérés comme plus fréquents chez les populations défavorisées. Cette étude avait pour objectif d’évaluer la répartition et l'impact sur le traitement des EFS mal diagnostiquées ou diagnostiquées tardivement par les professionnels de santé en Suisse, un pays disposant d’un système de santé universel robuste.
Material and methods : Cette étude rétrospective a inclus des patients de moins de 16 ans admis pour une EFS entre 2000 et 2024. La sévérité de l’EFS a été évaluée à l’aide de l’angle de glissement de Southwick en incidence axiale de Lauenstein. Les observations secondaires incluaient les paramètres démographiques, ainsi que des données sur le délai entre l'apparition des symptômes et le diagnostic, ainsi que la spécialité du médecin ayant orienté le patient. Les patients ont été répartis en deux groupes selon le type de traitement chirurgical : fixation in situ ou ostéotomie. Les comparaisons entre sous-groupes de poids et de délais ont été réalisées à l’aide du tests t de Student non apparié. Les résultats prédictifs ont été identifiés à l’aide de modèles de régression logistique univariée avec leur rapport de cotes (OR) et intervalles de confiance à 95 % (IC à 95 %).
Results : L'étude a inclus 62 patients avec un âge moyen de 12,2 ans (1,5). 43 patients avaient une EFS de la hanche gauche, 19 une EFS de la hanche droite et 5 patients une atteinte bilatérale. Pour 32 % des hanches (n = 23), l’EFS a été diagnostiquée par le pédiatre traitant, et tous ces patients ont présenté un retard diagnostique de plus de 3 semaines. En effet, 13 de ces 23 cas (56 %) ont présenté un retard de plus de 12 semaines. Une analyse de régression logistique univariée a révélé qu’un statut pubertaire plus avancé et un délai diagnostique plus long étaient des facteurs prédictifs significatifs en faveur de l'ostéotomie plutôt que de la fixation in situ.
Conclusion : Tous les habitant suisses bénéficient d'un accès au système de santé, sans préjugé de leur statut socio-économique. Les retards diagnostiques de nos sujets étaient similaires à ceux décrits dans la littérature, suggérant que l’attitude des professionnels de santé joue un rôle significatif. Les diagnostics retardés ont entraîné des EFS plus graves, nécessitant des procédures plus invasives. Une formation en orthopédie pédiatrique devrait être intégrée dans le cursus clinique des médecins de premier recours afin de réduire les délais diagnostiques et d'assurer de meilleurs résultats pour les patients.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-879
Incidence des nécroses avasculaires dans les épiphysiolyses fémorales proximales à grand déplacement : revue d’une cohorte de 119 hanches traités par la procédure de Dunn
Alexandre Louguet * 1, Samuel Georges1, Eric Desailly 2, Nejib Khouriu1
1Chirurgie orthopédique et traumatologique, Hôpital Necker Enfants Malades, 2Analyse de la marche , Fondation Ellen Poidatz, Paris , France
Introduction : Le traitement des épiphysiolyses fémorales proximales (EFP) à grand déplacement nécessite une réduction anatomique tout en préservant la vascularisation de la tête fémorale. La procédure de Dunn modifiée vise à restituer l’anatomie de la hanche en préservant le retinaculum porte-vaisseaux, afin de limiter l’incidence de nécrose avasculaire (NAV). Cette étude évalue cette incidence et ses facteurs prédictifs.
Material and methods : De 2014 à 2025, 140 EFP stables et instables avec un déplacement ≥ 60° sur la radiographie de profil ont été opérées selon la procédure de Dunn modifiée. L'évaluation de la vitalité de l'épiphyse a été réalisée en préopératoire par IRM de perfusion (A : homogène ; B : hétérogène ; C : absence de rehaussement) et en peropératoire par l'observation du saignement épiphysaire (a : bon saignement ; b : saignement jugé partiel ou absent) et de la pression intracrânienne dans l’épiphyse (PIC) (p : ondes positives ; n : ondes négatives). La survenue d'une NAV a été évaluée en imagerie standard à un an. L’analyse statistique a utilisé le test du Khi² (p<0,05).
Results : 119 hanches ont été analysées avec un recul moyen de 22,5 mois et minimum de 12 mois. Le taux global de NAV était de 22% (26 cas). L’instabilité préopératoire de la hanche n’a pas de lien statistique (p=0,06) avec la survenue de la NAV avec 9 NAV pour 61 hanches stables (17%) et 17 de NAV pour 58 hanches instables (29%). La classification IRM préopératoire est en lien avec la survenue d’une NAV (A : 3 NAV/60 ; B : 11 NAV/34 ; C : 12 NAV/23 ; p<0,01). Le saignement épiphysaire peropératoire est en lien avec la survenue d’une NAV (a : 14 NAV/83 ; b : 11 NAV/20 ; p<0,01). La présence d’ondes positives ou négative lors de la mesure de la PIC est en lien avec la survenue de la NAV (p : 9 NAV/68 ; n : 8 NAV/20 ; p<0,01).
Discussion : Sur la série, la procédure de Dunn modifiée montre un taux modéré de NAV (22%). Les formes défavorables ont été revitalisée dans près de la moitié des cas. Contrairement à une idée répandue, les formes stables ne sont pas plus pourvoyeuses d’AVN. Le risque de NAV est lié à la perfusion préopératoire et peropératoire. La mesure de la PIC semble intéressante même si nécessitant un apprentissage technique spécifique.
Conclusion : La procédure de Dunn modifiée présente un risque d’AVN faible lorsque la tête fémorale est bien perfusée en préopératoire et peropératoire. Cette approche permet une restauration anatomique sans être pourvoyeuse de complications si les conditions de vascularisation sont favorables. L'IRM de perfusion est un outil essentiel pour prédire le risque de nécrose, au même titre que l'évaluation peropératoire du saignement épiphysaire. Ces éléments doivent guider la stratégie chirurgicale et le suivi post-opératoire.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-339
Réparation arthroscopique des anses de seau méniscales chez les patients pédiatriques : Résultats cliniques à long terme dans une population à haut risque
François Fauré1, Jeanne Commeureuc* 1, Robin Fauconnet1, Antoine Josse1, Franck Chotel1
1Chirurgie orthopédique, Hôpital Femme Mere Enfant, Lyon, France
Introduction : Les déchirures méniscales en anse de seau (BHMT) représentent une déchirure grave et sont difficiles à préserver. Cette étude s'est concentrée sur la réparation des BHMT avec des sutures verticales principalement inside-out utilisant des matériaux non résorbables dans des genoux stables (sans lésion associée du ligament croisé antérieur) chez des patients de moins de 18 ans, en évaluant les taux de survie et les résultats cliniques. Nous avons émis l'hypothèse que cette technique pourrait entraîner un faible taux d'échec dans cette population présumée à risque.
Material and methods : Cette étude rétrospective a inclus 31 patients (31 genoux) avec un âge moyen de 13,7 ans au moment de la réparation méniscale arthroscopique pour BHMT (19 latéraux et 12 médiaux) entre 2010 et 2019.
Results : Après un suivi moyen de 8,25 ± 2,9 ans, sept échecs de guérison clinique (22 %) ont été observés, avec des taux de survie à 5 ans de 77,4 % pour toutes les lésions, 75 % pour les ménisques médiaux et 78,9 % pour les ménisques latéraux. L'intervalle moyen de récurrence était de 26,4 ± 18,8 mois. Les résultats cliniques comprenaient des scores pedi-IKDC moyens de 83,7 ± 12,2, des scores Kujala moyens de 86,7 ± 10,9, des scores fonctionnels subjectifs Simple Value Test de 82,5 ± 13,3 et des scores de Tegner de 6,4 ± 2,1.
Conclusion : L'étude démontre que la réparation de la BHMT dans les genoux stables de patients de moins de 18 ans entraîne un taux d'échec relativement faible, ce qui confirme l'hypothèse selon laquelle cette technique est efficace dans une population présumée à risque.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-355
La localisation anatomique primitive du foyer microbien initial et la précocité de son traitement conditionnent les séquelles dans les arthrites de la hanche de l'enfant  propos de 147 cas
Rabah Atia* 1
1Hôpital Ibn Rochd , Université Annaba Badji Mokhtar, Annaba, Algeria
Introduction : L’objectif du travail est un essai de classification anatomie pathologique de la lésion initiale expliquant les séquelles et une proposition d’une conduite thérapeutique pour limiter les séquelles.
Material and methods : Etude rétrospective : 1987-2023 : 147 patients, 148 hanches 93 garçons et 54 filles 67 hanche droites, 79 gauches et 1 bilatérale; 62 cas recensées en été La clinique et la biologie ont conduit à une ponction positive. L’arthrotomie est la règle. La biopsie a confirmé la non spécificité. L’antibiothérapie, le drainage et le plâtre ont suivi. Une radiographie est faite les 15e, 30e, 60e, 90e jour, et à long terme
Results : Résultats : L’analyse de l’image, l’interligne, le cotyle, le noyau céphalique, le col fémoral, la région trochantero-diaphysaire ont permis les conclusions suivantes : atteinte synoviale pure (37%), atteinte du noyau céphalique (18%), atteinte du col anatomique (22%), atteinte iliaque et cotyle (15%), atteinte trochantero- diaphysaire (07%).
Conséquences de la lésion initiale et Classification
Groupe 1: l’atteinte synoviale entraîne l’atteinte du cartilage articulaire et la chondrolyse.
Groupe 2: l’atteinte du noyau céphalique entraîne la nécrose céphalique et l’ostéochondrite
Groupe 3: l’attente du col entraîne la fragilisation, le cisaillement, le décollement épiphysaire, la fracture, la pseudarthrose, la nécrose secondaire du noyau.
Groupe 4: l’atteinte de l’os iliaque entraîne un cotyle fragilisé, une profusion et une luxation centrale.
Groupe 5: l’atteinte trochantero-diaphysaire entraîne une fragilisation, une fracture pathologique et un télescopage. L’atteinte des centres de croissance entraîne une nécrose massive et des complications communes Le traitement le plus précoce possible peut redonner une hanche normale
Discussion : Discussion : La propagation du germe se fait par voie sanguine. Le hasard y préside, le germe touche la synoviale ou le réseau metaphyso-épiphysaire. Dans les arthrites pures, le germe est apporté directement à l’articulation : les vaisseaux périostes traversent le manchon capsulaire pour irriguer la synoviale. Dans les ostéo-arthrites le germe se localise dans la zone metaphyso-épiphysaire la propagation rapide se fait la cavité articulaire. L’inoculation et la destruction cartilagineuse de proche en proche sont la conséquence des ferments protéolytiques des germes. Seule la théorie vasculaire explique les deux phénomènes. Il y a des arthrites d’une part et des ostéo-arthrites d’autre part.
Conclusion : Conclusion : Au départ on est en face de la même clinique, la même radiographie et la même biologie. A un stade plus avancé, l’atteinte osseuse est toujours présente. Le retard au diagnostic de la prise en charge est très fréquent malgré la symptomatologie
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-387
Le conflit fémoro-ischiatique, une cause atypique de boiterie chez l’enfant et l’adolescent.
Emeline Chapron* 1, Océane Brut1, Thomas Sarradin1, Pauline Joly-Monrigal1, Petre Neagoe1, Clément Jeandel1, Fanny Alkar1, Marion Delpont1
1Orthopédie pédiatrique, CHU Montpellier, Montpellier, France
Introduction : Le conflit fémoro-ischiatique est une cause rare de douleur de hanche surtout décrite chez l'adulte après arthroplastie ou ostéotomie, en cas de réduction de l’espace entre le petit trochanter et l’ischion, entrainant une irritation du muscle carré fémoral visible à l'IRM. Nous avons rencontré quelques enfants souffrant de boiterie et douleurs de hanche chroniques avec des anomalies IRM évocatrices. L'objectif principal était d'étudier les facteurs cliniques et morphologiques à l'origine de ce conflit dans une série pédiatrique. L'objectif secondaire était d'étudier l'efficacité des thérapeutiques mises en place.
Material and methods : Nous avons mené une étude rétrospective monocentrique, incluant les patients de moins de 15 ans suivis pour un conflit fémoro-ischiatique confirmé à l’IRM. Nous avons colligé l'âge au moment du diagnostic, le sexe, la symptomatologie, les antécédents, les signes IRM, les traitements mis en place et leur efficacité.
Results : Nous avons inclus 8 patients de 11,4 ± 1,2 ans d’âge moyen au diagnostic (un garçon et sept filles) avec un recul moyen de 3,2 ans (de 1 à 8 ans). Il y avait un antécédent de luxation congénitale de hanche, une neurofibromatose de type 1 avec un syndrome d’Ehlers-Danlos, deux excès d'antéversion fémorale. Les patients consultaient tous pour une boiterie douloureuse chronique, avec un ressaut chez 4 patients. Les douleurs étaient bilatérales à bascule chez un patient. Chez 5 patients, les douleurs étaient localisées au pli inguinal, ou plus diffuses sans localisation précise pour les autres patients. Les douleurs étaient déclenchées en abduction contrariée et rotation interne chez 4 patients ou en flexion et rotation externe chez une patiente. Tous les patients ont eu une errance diagnostique. Une fois conflit identifié à l'IRM, le traitement orthopédique comportait un arrêt temporaire des activités sportives et des séances de kinésithérapie. Cela a été suffisant chez 4 patients. Deux patients ont été perdus de vue après l’IRM. Une patiente a nécessité une infiltration de corticoïdes. Une patiente présentant une antéversion fémorale excessive restait douloureuse mais l’ostéotomie de dérotation a été refusée.
Discussion : Dans la littérature, le conflit fémoro-ischiatique n'était évoqué que dans quelques case reports chez l'enfant. Chez l'adulte, des techniques chirurgicales ont été décrites après échec du traitement médical (ostéotomie fémorale de dérotation et/ou varisation, résection ou abaissement du petit trochanter, voire ischioplastie), mais jusqu'à présent ces chirurgies osseuses ont toujours été refusées par les familles de nos patients.
Conclusion : Le conflit fémoro-ischiatique est une cause rare de boiterie douloureuse chronique mais possible en pédiatrie. Un traitement orthopédique simple suffit la plupart du temps mais certains cas peuvent justifier des traitements médicaux plus agressifs voire une ostéotomie.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-549
Should the C7-T1 Junction Be Feared? The Effect of a T1 UIV on PJK Risk in AIS Patients
Ahmed Amine Mohseni1, 1, oussema Hamdi* 1, Romdhane Denguezli2, Nizar Aouinti1, Walid Saied1, Sami Bouchoucha1, Mohamed Nabil Nessib1, Mohamed Zairi1, Rim Boussetta1
1orthopedie, hopital enfants, tunis, 2Orthopedie, hopital SAhloul, sousse, Tunisia
Introduction : Junctional kyphosis is a complication that spine surgeons try to avoid and may occur most often in patients with preoperative kyphosis. The purpose of this study was to determine the rate of PJK in patients with AIS who had a UIV of T1 vs those with a UIV of T2 at 2 years of follow-up.
Material and methods : A query was performed of all patients within the PSF with at least 2 years of follow-up. Patients with a T1 UIV (n=89) were compared to those with a T2 UIV (n=71). Demographics along with preoperative and postoperative radiographic parameters were collected. PJK was defined as a proximal junctional angle (PJA) > 10 degrees . All patients are operated with hybrid construct.
T-tests were used to compare radiographic parameters and SRS22 scores.
Results : There was no significant difference between T1 and T2 UIV cohorts in mean age, BMI, preoperative T5-T12 kyphosis, UIV anchor, or LIV level. Patients with a T1 UIV had larger preoperative PT curves (43.3° ± 14° vs 36.3° ± 10°; p=0.01) and MT curves (64° ± 13° vs 59° ± 13°, p=0.03), than patients with a T2 UIV. At 2years follow-up , there was no significant difference in the PT or MT curve magnitudes or the T5-T12 kyphosis. Most importantly, no patients with a T1 UIV experienced PJK at 2 years of follow-up, with 4.1% of patients with a T2 UIV experienced PJK (p=0.02). Fortunately, no patients in the T2 UIV cohort required revision surgeries for their PJK. At 2 years postoperatively, patients with a T1 UIV had a mean PJA of 1.9° (range -12° to 18°)(p=0.07). At 5 years postoperatively their was no change in SRS22 domains
Conclusion : While T1 is generally an uncommon UIV in AIS compared to T2, at 2 years of follow-up, a T1 UIV in AIS patients did not result in PJK, nor did it result in decreased patient reported outcome scores. If a T1 UIV would benefit the patient, surgeons should feel justified in utilizing this UIV level without fear of poor outcomes at the cervicothoracic junction
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-552
Prise en charge arthroscopique du ménisque discoïde latéral chez l'enfant : résultats cliniques avec un suivi minimal de 5 ans
Joe Rassi* 1, Rebecca Bonny Obro2, Clara Flumian3, Jérôme Sales de Gauzy1, Franck Accadbled1
1Service de Chirurgie Orthopédique, Traumatologique et Plastique de l'enfant et de l'adolescent, Hôpital des enfants, CHU Toulouse, Toulouse, France, 2Service de Chirurgie Pédiatrique, Hôpital des enfants, CHU Cocody, Abidjan, Cote d'Ivoire, 3Service de Recherche Clinique Pédiatrique, Hôpital des enfants, CHU Toulouse, Toulouse, France
Introduction : Nous avons étudié les résultats cliniques à moyen terme et le taux de révision de la saucérisation arthroscopique.
Material and methods : Une étude rétrospective, monocentrique, a été menée sur des patients traités par arthroscopie pour un ménisque discoïde latéral symptomatique entre décembre 2005 et mai 2019. Les critères d’éligibilité comprenaient des patients de moins de 16 ans au moment de l’intervention et un suivi minimal de 5 ans. Les données préopératoires (âge, sexe, symptômes et examen clinique), les résultats arthroscopiques (classifications de Watanabe et Ahn, instabilité méniscale et présence d’une lésion méniscale), le traitement (saucérisation ± stabilisation ± réparation méniscale), les scores patients (Lysholm, Tegner et Ikeuchi) et le taux de révision arthroscopique ont été enregistrés.
Results : Au total, 47 (72 %) des 65 patients éligibles ont répondu aux questionnaires et ont donc été inclus (9 cas bilatéraux). L’âge moyen au moment de l’intervention était de 8,6 ± 3,3 ans. Les scores patients se sont tous améliorés après un suivi moyen de 10,5 ans (5–15,9) : Ikeuchi (64,2 % excellent–bon contre 3,6 %), Lysholm (90,5 contre 72,9) et Tegner (5 contre 4,3). Deux patients ont développé une ostéochondrite disséquante du condyle fémoral latéral, qui a guéri avec des mesures non opératoires. Aucune autre complication n’a été observée. Une révision arthroscopique a été réalisée chez 10 patients (17,9 %) après un suivi moyen de 2,7 ans.
Conclusion : Les résultats à moyen terme de la saucérisation arthroscopique conservant le bord méniscal sont favorables, bien qu’avec un taux de révision arthroscopique substantiel. D’autres études devraient être réalisées afin d’investiguer les facteurs de risque d’échec et de révision.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Dr. Gaillard Ostéosynthèses internes des fractures complexes du coude
Équipe Nord :
Équipe Sud :
Présentation 5 min + discussions 2 min
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-1096
Préserver un tendon du long biceps normal entraîne des scores de Constant légèrement inférieurs et davantage de réinterventions que son sacrifice après réparation des ruptures isolées de stade 1 du supra-épineux
Julien Berhouet* 1, Christophe Charrousset2
1Service de Chirurgie Orthopédique, CHU Trousseau, Tours, 275017, Clinique Turin, Paris, France
Introduction : Cette étude a été conçue pour répondre à la question suivante : la préservation d’un tendon du long biceps (TLB) d’apparence normale entraîne-t-elle de meilleurs scores Constant-Murley (CMS) que son sacrifice, chez des patients subissant une réparation arthroscopique d’une rupture isolée de stade 1 du tendon du supra-épineux ?
Material and methods : Des patients, hommes ou femmes âgés de 40 à 70 ans, subissant une réparation arthroscopique d’une petite rupture du tendon du supra-épineux, et présentant un TLBmacroscopiquement normal, ont été randomisés pour avoir soit une préservation, soit une section du TLB dans le cadre d’un essai clinique prospectif. Le chirurgien avait la liberté de décider s’il réalisait ou non une ténodèse chez les patients du groupe "libération du TLB". Le critère de jugement principal était la fonction de l’épaule opérée, évaluée par le score Constant-Murley absolu (CMS) à 6 et 24 mois. Les critères secondaires incluaient les scores ASES et SSV. Une analyse post-hoc des données prospectives a été réalisée en appariant les patients selon un score de propension 1:1 sans remplacement. Cela a permis d’obtenir deux groupes appariés selon l’âge et le sexe, composés chacun de 95 patients.
Results : Le score CMS moyen à 24 mois était significativement meilleur dans le groupe "section du TLB" (86,8 ± 8,3) que dans le groupe "préservation du TLB" (82,9 ± 10,0) (p = 0,003). Dans le groupe "section", 97 % des patients dépassaient le seuil de signification clinique minimale (MCID) pour le CMS en réparation de la coiffe des rotateurs à 24 mois, contre 88 % dans le groupe "préservation" (p = 0,048). Onze patients (12 %) du groupe "préservation du TLB" et 3 patients (3 %) du groupe "section du TLB" (p = 0,01) présentaient un score CMS absolu inférieur à 70 à 24 mois postopératoires. Le score ASES était également significativement plus élevé dans le groupe "section" (91,4 ± 19,2) à 24 mois que dans le groupe "préservation" (83,6 ± 25,0) (p = 0,02). Quatre réinterventions ont été nécessaires dans le groupe "préservation" et aucune dans le groupe "section".
Discussion :
Conclusion : Selon nos résultats, un tendon du biceps d’apparence macroscopiquement normale devrait être sectionné lors du traitement des ruptures de stade I du tendon du supra-épineux.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-1069
Comparaison de la survie entre la réparation partielle de la coiffe et la ténotomie/ténodèse isolée du biceps dans les ruptures massives irréparables de la coiffe des rotateurs: étude cas-témoins avec appariement par score de propension
Lucile Desplanches* 1, Jules Descamps1, Ali Asfour1, Thomas Gnaho1, Rémy Nizard1, Pierre-Alban Bouché1, Pascal Boileau2
1Orthopedie, Hopital Lariboisière, Paris, 2Orthopedie, ICR Nice, Nice, France
Introduction : Les ruptures massives et irréparables de la coiffe des rotateurs sont une cause fréquente de douleur et de dysfonction de l'épaule. Il n'existe pas de consensus sur leur prise en charge chirurgicale. Notre objectif est de comparer la survie sans événement et les résultats fonctionnels des patients ayant bénéficié sous arthroscopie d'une réparation partielle (RP) par rapport à une ténotomie/ténodèse isolée du biceps (TIB).
Material and methods : Une étude cas-témoins a été menée sur des patients présentant des ruptures massives irréparables de la coiffe des rotateurs opérés. Un total de 194 patients a été inclus, dont 142 ont pu être appariés après d’un score de propension, 71 patients dans chaque groupe (RP vs TIB). Les patients ont été appariés selon l'âge à la chirurgie, le sexe et l'état du tendon sous-scapulaire. Les critères principaux d'évaluation étaient la survie sans événement (définie comme l'absence d'échec clinique ou chirurgical) et les scores fonctionnels (Constant, SSV). L'échec chirurgical était défini comme toute réopération et l'échec clinique comme un score de Subjective Shoulder Value < 50%.
Results : Au dernier suivi, recul moyen de 12,7 ans, le taux de décès était de 19,7 % dans le groupe RP et de 18,3 % dans le groupe TIB. Parmi les patients recontactés, les taux d’échec clinique étaient respectivement de 10,5 % et 15,5 %, et les taux d’échec chirurgical de 3,5 % et 6,9 %. La survie sans événement était de 85,9% dans le groupe RP contre 77,6% dans le groupe TIB. Il n’y avait pas de différence significative entre les deux groupes. Tous les scores fonctionnels post-opératoires se sont améliorés dans les deux groupes. Le score de Constant était meilleur dans le groupe RP (77,6 ± 14,2) par rapport au groupe TIB (65,3 ± 14,8), tout comme le SSV (83,9 ± 18,4 % vs 71,8 ± 24,9) et l’EVA 1,7 ± 2,2 contre 2,7 ± 3,4.
Conclusion : Cette étude rapporte une absence de différence significative sur la survie entre ces deux techniques chirurgicales, malgré des scores fonctionnels significativement meilleurs pour la réparation partielle. La TIB reste une option thérapeutique simple et acceptable.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-361
Réparation des ruptures massives de la coiffe des rotateurs postérosupérieures sans augmentation biologique ou synthétique : Est-ce encore une option en 2025 ?
Philippe VALENTI 1, Luis Suárez Jiménez* 1, Ahmad Ahmad NASSAR 1, Carlos Murillo Nieto1, Mohamad K. MOUSSA1
1Shoulder and Elbow Service, Clinique Bizet, Institut de la Main, Paris, France
Introduction : Cette étude rétrospective vise à évaluer les résultats fonctionnels et radiologiques d'une réparation arthroscopique des ruptures massives de la coiffe des rotateurs postérosupérieures à l'aide de la technique à 8 fils sans nœud en double rangée, technique parachute. L’imagerie par IRM est utilisée pour évaluer l'intégrité postopératoire de la réparation.
Material and methods : Un total de 51 patients (52 épaules) présentant des ruptures massives de la coiffe des rotateurs postérosupérieures ont été traités de manière arthroscopique à l’aide de la technique parachute à 8 fils sans nœud en double rangée. L'étude a inclus 32 hommes et 19 femmes, avec un âge moyen de 60,7 ans au moment de l'intervention (plage : 34-76 ans). L’évaluation a inclus un historique détaillé, un examen physique et le calcul des scores préopératoires et postopératoires de l'épaule, notamment le score de Constant, l'échelle visuelle analogique (EVA) et la valeur subjective de l’épaule (SSV). L'intégrité du site de réparation a été évaluée par IRM, classée selon les critères de Sugaya.
Results : 52 épaules ont été analysées, avec un suivi moyen de 45,1 mois (plage : 20-73 mois). Le taux de nouvelle rupture était de 13,5 % (7 épaules). Parmi les patients avec une cicatrization confirmée du tendon par IRM postopératoire (n = 45), des améliorations significatives ont été observées dans les scores EVA, Constant et SSV. Dans ce groupe, 93 % des patients ont atteint un bénéfice clinique substantiel (SCB) pour le score de Constant. L'amplitude de mouvement active a montré une amélioration pour les patients ayant des réparations cicatrisées (P < 0,001) en élévation antérieure active et en abduction. Globalement, la cohorte a montré des améliorations postopératoires statistiquement significatives (P < 0,001) dans le score de Constant, SSV et EVA.
Conclusion : La technique arthroscopique à 8 fils sans nœud en double rangée est efficace avec un taux de cicatrization élevé atteignant 86,5 % et d'excellents résultats cliniques chez les patients présentant des ruptures massives de la coiffe des rotateurs postérosupérieur.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-366
Prise en charge des ruptures massives et irréparables du subscapulaire par transfert du grand dorsal : résultats à moyen terme
Mohamad Moussa* 1, Issam Khaled2, Philippe Valenti2
1Groupe Hospitalier Sélestat Obernai, Sélestat, 2Clinique Bizet, Paris, France
Introduction : Contexte : Les ruptures irréparables du tendon du subscapulaire se caractérisent par une rétraction tendineuse, une mauvaise qualité tendineuse et une infiltration graisseuse musculaire, entraînant une dysfonction importante de l’épaule. Les options thérapeutiques sont limitées, notamment en l’absence d’omarthrose.
Hypothèse / Objectif : Cette étude vise à évaluer les résultats du transfert du grand dorsal (LD) dans le traitement des ruptures irréparables du subscapulaire, en postulant une amélioration significative de la fonction de l’épaule et du soulagement de la douleur.
Material and methods : Type d’étude : Étude de cohorte rétrospective, niveau de preuve III.
Cette étude a été menée dans une unité spécialisée de l’épaule à Paris entre juin 2014 et janvier 2023. Vingt-cinq patients ont initialement été inclus, dont 4 exclus en raison d’une chirurgie de révision, aboutissant à un effectif final de 21 patients. Tous ont bénéficié d’un transfert du grand dorsal assisté arthroscopiquement en position de « beach chair » par un chirurgien sénior. Les données recueillies comprenaient les caractéristiques démographiques, les scores de Constant, EVA, SSV pré- et postopératoires, ainsi que la satisfaction des patients. Le critère principal était le score de Constant ; les critères secondaires incluaient l’EVA, le SSV et le niveau de satisfaction.
Results : Vingt-et-un patients (90,5 % d’hommes), d’un âge moyen de 58,6 ans (± 8,2), ont été inclus. L’épaule droite était la plus souvent atteinte (85,7 %), avec un suivi moyen de 15,3 mois (± 11,9). Parmi eux, 61,9 % présentaient une rupture irréparable du supra-épineux et 28,5 % du infra-épineux. Le score de Constant est passé de 37,4 ± 9,7 en préopératoire à 70,5 ± 11 en postopératoire (gain moyen de 31,5 ± 20 ; p < 0,001). L’EVA a diminué de 4,4 ± 1,9 à 1,5 ± 1,5 (baisse de 2,7 ± 2,6 ; p < 0,001). Le SSV a progressé de 49,5 ± 14,3 à 76 ± 11,4 (gain de 25,2 ± 25 ; p < 0,001). Seize patients se déclaraient très satisfaits, 4 satisfaits et 1 en échec. Les résultats étaient meilleurs lorsque le supra-épineux était réparable. En cas de rupture irréparable conjointe du subscapulaire et du supra-épineux, le transfert du LD seul s’est révélé souvent insuffisant, et un double transfert tendineux pourrait être préférable. Par ailleurs, les tests de lift-off et de Gerber restaient positifs dans un tiers des cas, suggérant que ce transfert ne restaure pas totalement la fonction subscapulaire.
Conclusion : Le transfert du grand dorsal pour rupture irréparable du subscapulaire permet une amélioration significative de la fonction de l’épaule, une réduction de la douleur et une bonne satisfaction des patients. Toutefois, son efficacité dépend de la réparabilité du supra-épineux. En cas de double rupture irréparable, des alternatives comme le double transfert tendineux peuvent offrir de meilleurs résultats fonctionnels. Malgré des résultats encourageants, une insuffisance résiduelle du subscapulaire persiste chez certains patients.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-854
Evaluation de la vitesse angulaire 3D du bras lors de mouvements d’élévation, chez des
personnes ayant un syndrome douloureux sous acromial et des personnes asymptomatiques
Camille Emile* 1, François Petit1, Nathalie Maurel2, Quentin Lejeune3, Josette Bertheau3, Valérie Dumaine4, Christelle Nguyen5, François Rannou5, Marie-Martine Lefèvre-Colau5, Alexandra Rören5
1Centre de Recherche en Épidémiologie et Statistique Sorbonne Paris-Cité, INSERM UMR 1153, 2Institut de Biomecanique Humaine Georges Charpak, Arts et Metiers Institute of Technology, 3Service de Rééducation et de Réadaptation de l’Appareil Locomoteur et des Pathologies du Rachis, 4Service d’Orthopédie, AP-HP. Centre-Université Paris Cité, 5Faculté de Santé, Université Paris Cité, Paris, France
Introduction : La performance des mouvements de l’épaule est une notion multifactorielle qui n’est pas clairement définie. Le syndrome douloureux sous acromial (SDSA) est une pathologie fréquente, entrainant une diminution de la fonction et de la qualité de vie.
Grâce aux capteurs inertiels (IMU), les cliniciens ont facilement accès aux données temporelles (vitesse et accélération) du mouvement. L’objectif de cette étude était de comparer les paramètres de vitesse du bras lors d’élévations maximales actives chez des personnes ayant un SDSA et des personnes asymptomatiques (groupe contrôle). Notre hypothèse principale était que la vitesse d’élévation du bras était diminuée chez les personnes avec un SDSA par rapport aux personnes asymptomatiques.
Material and methods : Cette étude pilote a inclus 8 participants avec un SDSA unilatéral [femmes : 5/8 (62.5%) ; Moyenne (SD), âge : 54 (12) ans ; IMC : 26.4 (4.4) kg.m-2; intensité de la douleur : 50 (20)/100; durée des symptômes: 30 (26) mois; limitation d’activité (QuickDash): 47.7 (27.5)/100] et 11 participants asymptomatiques appariés en âge [femmes: 7/11 (64%) ; âge : 56 (5) ans ; IMC : 24.3 (4.4) kg.m-2], tous droitiers. Huit IMU Mtw Awinda XSens® (100Hz), ont été positionnés sur les bras, les avant-bras, le thorax et la tête (Cutti, 2008). Chaque participant a réalisé 2 élévations maximales successives à vitesse spontanée : en bilatéral dans les plans sagittal, scapulaire et frontal puis en unilatéral dans le plan sagittal (bras droit en 1er). Seules les données du gyroscope des humérus des 2èmes élévations ont été utilisées dans cette étude. Trois paramètres temporels ont été évalués : la vitesse angulaire normée (3D) moyenne, la variation (tout au long du mouvement) de la vitesse et le ratio des vitesses moyennes entre les 2 bras (dans chacun des groupes SDSA et contrôle). Nous avons utilisé le test Wilcoxon apparié pour comparer les 2 bras chez les participants avec SDSA et le test de Wilcoxon non apparié pour comparer les participants avec SDSA et asymptomatiques, p<0.05.
Results : Pour tous les mouvements, la vitesse normée moyenne était significativement diminuée et la variation de la vitesse significativement augmentée dans le bras symptomatique du groupe SDSA par rapport au groupe contrôle (tous p≤ 0.035). Pour tous les mouvements, la différence de vitesse entre les deux bras (exprimée par le ratio) était quantitativement supérieure dans le groupe SDSA par rapport au groupe contrôle et cette différence était significative pour l’élévation unilatérale du bras (p= 0.027).
Discussion : Nos résultats sont en accord avec notre hypothèse principale et suggèrent que les paramètres de vitesse spontanée 3D du bras sont pertinents pour évaluer la performance des membres supérieurs.
Conclusion : Une prochaine étude évaluera la variation de ces paramètres après programme de rééducation ainsi que leur corrélation avec le niveau de limitation d’activité.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-708
Impact de l’âge, du délai de dénervation et du type de transfert sur la récupération motrice après neurotisation du nerf musculocutané.
Pierre-Louis Coulet* 1, Cyril Lazerges1, Pierre-Emmanuel CHAMMAS1, Michel CHAMMAS1, Bertrand COULET1
1Service chirurgie orthopédique membre supérieur CHU Lapeyronie Montpellier, Montpellier, France
Introduction : La récupération motrice après suture nerveuse est influencée par l’âge et le délai de dénervation musculaire. Toutefois, les seuils critiques restent mal définis et reposent souvent sur des appréciations empiriques. Cette étude vise à quantifier leur impact sur la récupération motrice après neurotisation du nerf musculocutané et d’évaluer l’influence de la technique chirurgicale utilisée.
Material and methods : Une étude rétrospective a été menée sur 135 patients ayant bénéficié d’une neurotisation du nerf musculocutané lors des 35 dernières années. Deux techniques ont été comparées : la neurotisation par transfert partiel du nerf ulnaire (technique d’Oberlin, n=55) et celle par trois nerfs intercostaux (n=80). Le critère principal d’évaluation était la récupération de la force musculaire selon le score BMRC à plus d’un an. Les patients avec un score BMRC nul ont été exclus en raison du risque de biais technique.
Results : L’âge moyen était de 28ans (+/-10,7) et le délai moyen de dénervation de 178 jours (+/-76). Le score BMRC moyen était de 3,13 (+/-1,11), avec 64% de résultats utiles (BMRC >=3).
Chez les patients de moins de 45ans (n=121), la récupération motrice était meilleure avec un score BMRC moyen de 3,17 et 65% de résultats utiles, contre 2,79 et 50% chez ceux de 45ans et plus (n=14). Toutefois, la différence n’était pas statistiquement significative (p=0,263). Le patient le plus âgé ayant obtenu un résultat utile avait 59 ans.
En revanche, le délai de dénervation était significativement corrélé à une récupération motrice plus faible, avec un coefficient de corrélation de -0,223 (p=0,0095) et une régression linéaire de -0,0030 (p=0,016). Aucun résultat utile n’a été obtenu après un délai de 376 jours.
Enfin, la neurotisation par Oberlin offrait une récupération musculaire significativement meilleure, avec un score BMRC moyen de 3,42 (IQR 1,5) contre 2,93 (IQR 2,0) pour les trois nerfs intercostaux (p=0,0097). La proportion de résultats utiles était également plus élevée dans le groupe Oberlin, bien que non significatif.
Discussion : Ces résultats suggèrent que l’âge seul ne constitue pas un frein absolu à la neurotisation du nerf musculocutané, la différence observée entre les groupes d’âge étant non significative. En revanche, un délai de dénervation prolongé a un impact négatif significatif sur la récupération motrice, soulignant l’importance d’une prise en charge rapide. De plus, la technique d’Oberlin semble offrir une meilleure récupération musculaire par rapport aux nerfs intercostaux, justifiant sa préférence lorsque les deux options sont envisageables.
Conclusion : Cette étude confirme l’importance d’une chirurgie précoce pour optimiser la récupération motrice après transfert nerveux sur le nerf musculocutané. De plus, la technique d’Oberlin doit être si possible privilégiée en raison de ses meilleurs résultats utiles. Enfin, un âge avancé ne doit pas constituer un critère d’exclusion systématique pour ces interventions.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-709
Libération Mini-Invasive écho-guidée du petit pectoral : Étude cadavérique
Jefffrey Michaud* 1, Remy Coulomb1, Pascal Kouyoumdjian1, Olivier Mares1, Anthony Marquant1
1Service d'orthopédie et traumatologie, CHU Nimes, Nimes, France
Introduction : Le syndrome du petit pectoral résulte de la contraction excessive ou du raccourcissement du muscle petit pectoral, entraînant une dyskinésie scapulaire, une dysfonction de l'épaule et une compression neurovasculaire potentielle. Les traitements chirurgicaux existants, notamment les libérations ouvertes et arthroscopiques du muscle petit pectoral, ne disposent pas d'options mini-invasives. L'objectif était d'évaluer la faisabilité, la sécurité et l'efficacité de la libération du site d'insertion coracoïdienne du muscle petit pectoral guidée par échographie dans un modèle cadavérique.
Material and methods : Une étude mono-opérateur a été réalisée sur huit épaules provenant de quatre cadavres frais. Sous guidage échographique, le site d'insertion du muscle petit pectoral sur le coracoïde a été repéré, et une libération mini-invasive a été réalisée à l'aide d'un couteau spécialisé KEMIS©. La complétude de la section du tendon a été validée par dissection ouverte. Les temps opératoires et les lésions potentielles aux structures adjacentes ont été colligé.
Results : La section complète du tendon du petit pectoral a été réalisée dans toutes les procédures sans atteintes au plexus brachial, à l'artère ou à la veine subclavière. Des dommages mineurs aux fibres du deltoïde antérieur (<10 %) ont été notés dans six épaules. Les temps de repérage échographique se sont améliorés de manière significative (passage de 75 à 35 secondes), et les temps de section du tendon étaient systématiquement inférieurs à 20 secondes après la deuxième procédure.
Conclusion : La libération du muscle petit pectoral guidée par échographie est une technique mini-invasive sûre et efficace avec une courbe d'apprentissage rapide. Ces résultats justifient la réalisation d'études supplémentaires pour valider son applicabilité clinique.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-748
An In-depth Analysis of Proximal Ulno-Radial joint Anatomy (PURA): Statistical Findings and Implications
Aurelien Traverso1, Valeria Vismara2, Simone Cassin2, Elias Kaleb Rojero-Gil3, Erica Lante* 1, Marius Andrei Sainiuc4, Andrea Zagarella5, Paolo Arrigoni6, Pietro Randelli7, 8, 9
1Department of Orthopaedics and Traumatology, Centre Hospitalier Universitaire Vaudois (CHUV), Lausanne, Switzerland, 2Scuola di Specializzazione in Ortopedia e Traumatologia, Università degli Studi di Milano, Milan, Italy, 3Hospital Ángeles Pedregal, Mexico, Mexico, 4Noble’s Hospital, Isle of Man, United Kingdom, 5Azienda Socio Sanitaria Territoriale Centro Specialistico Ortopedico Traumatologico Gaetano Pini-CTO, U.O.C. Radiodiagnostica, 6Azienda Socio Sanitaria Territoriale Centro Specialistico Ortopedico Traumatologico Gaetano Pini-CTO, Clinica Ortopedica, 7Department of Biomedical Sciences for Health, Università degli Studi di Milano, Laboratory of Applied Biomechanics, 8Department of Biomedical Sciences for Health, Università degli Studi di Milano, Research Center for Adult and Pediatric Rheumatic Diseases (RECAP-RD), 9ASST Centro Specialistico Ortopedico Traumatologico Gaetano Pini-CTO, U.O.C. 1° Clinica Ortopedica, Milan, Italy
Introduction : L’anatomie de l’articulation radioulnar proximale (PRUJ) joue un rôle crucial dans la fonction du coude et de l’avant-bras, englobant l’interaction entre la tête radiale et l’incisure radiale du cubitus. Cette étude avait pour objectif d'analyser les paramètres anatomiques clés de la PRUJ en utilisant 104 tomodensitométries (CT) et des analyses statistiques afin d’éclairer leur impact sur la stabilité articulaire et la biomécanique, fournissant ainsi des informations précieuses pour les interventions orthopédiques et la pratique clinique.
Material and methods : Un total de 104 tomodensitométries du coude ont été analysées à l’aide d’un logiciel d’imagerie commercial. Quatre mesures anatomiques ont été évaluées : l’angle de congruence, l’angle de couverture, l’indice de suivi et l’indice de centrage de la tête radiale au sein de l’incisure radiale. Quatre chirurgiens orthopédistes ont indépendamment évalué les radiographies pour assurer la fiabilité des résultats.
Results : Les 104 CT ont été analysées avec succès. L'angle de congruence variait de 101,9° à 163,1°, l'angle de couverture de 56,5° à 122,95°, et l’indice de suivi de 1,04 à 1,90. L'indice de centrage a montré que la tête radiale était positionnée postérieurement dans 67 cas, centrée dans 11 cas et antérieurement dans 26 cas. La classification suivante (classification de Milan) a été adoptée pour la forme de l’incisure radiale en fonction de la mesure de l’angle de congruence : incisure radiale "rétrécie" si l'angle est inférieur à 130,0°, "normale" si l'angle est entre 130,0° et 150,0°, et "plate" si l'angle dépasse 150,0°. Cette classification a été utilisée pour mettre en évidence la répartition des angles de congruence dans la population étudiée, facilitant ainsi une meilleure compréhension de la mécanique articulaire. L’analyse multivariée a révélé qu’un angle de couverture plus élevé était significativement associé à des valeurs plus faibles de l'angle de congruence. Cependant, la position de la tête radiale dans l'incisure radiale n’a pas influencé l’angle de congruence, l'angle de couverture ou l’indice de suivi.
Conclusion : Cette analyse détaillée de la PRUJ met en évidence des variations inter-individuelles significatives. Ces résultats contribuent à une meilleure compréhension de la pathophysiologie du coude et peuvent orienter la gestion des blessures et de l’instabilité du coude.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-811
Évaluation fonctionnelle des coudes et radiologique des prothèses de tête radiale dans les triades : série continue à 5 ans de recul minimum.
Safire Ballet1, Laurent Obert* 1, Camille Bouteille1, Vincent Vergote1, Fabio Carminati2, Marine Pichonnat1, Alexandre Quemener--Tanguy1, Axel Koehly1, Loic Sleiman3, Antoine Adam1, Séverin Rochet1, François Loisel1
1Chirurgie orthopédique ou traumatologique, CHU Jean Minjoz, Besançon, 2Chirurgie orthopédique ou traumatologique, CH Toulon, Toulon, 3Chirurgie orthopédique ou traumatologique, CH Vesoul, Vesoul, France
Introduction : La prothèse de tête radiale est indiquée en cas de fracture déplacée, comminutive à plusieurs fragments (plus de 3 fragments avec fracture du col), Masson « modifiée » 3 ou 4, avec des lésions ligamentaires (huméro ulnaire ou de la MIO) que l’opérateur ne peut pas réduire et fixer de façon stable. L’objectif de ce travail était de rapporter une série continue de prothèses de tête radiale à double mobilité, posées et évaluées de façon continue pendant 25 ans avec une évaluation rétrospective finale dans le groupe homogène des triades.
Material and methods : Parmi 102 luxations complexes 47 ont nécessité une prothèse de tête radiale (double mobilité – CRF Judet Tornier). Parmi ces 47 prothèses, 35 ont été posées dans des cas de triades. Les évaluations par deux opérateurs indépendants ont permis de mesurer le résultat fonctionnel (amplitudes, score MEPS et PREE, Quick Dash, activité professionnelle et loisirs) et radiologique (liseré, descellement, ossifications, reprise). La chirurgie était réalisée par une double voie ou une voie postérieure.
Results : 35 patients de 53 ans (27-72) ont été évalués avec un recul de 90 mois (48-240). Il s’agissait toutes de triades postéro latérales. Le LCM a dû être réparé dans 3 cas. 3 prothèses ont été retirées (10%) pour prothèse trop serrée. L’évaluation retrouve des amplitudes en flexion/extension = 142/11, une pronosupination = 85/70, un score MEPS = 82,2 (60-100), un score de Quick Dash = 19,8 (0-40,9), un score de PREE = 7,27 (0-26). 2 paralysies radiales résolutives préopératoire ont été observées. L’évaluation radiologique mettait en évidence 20% de liseré, 50% d’arthrose huméro ulnaire et d’ossification et 10% d’ablation d’implant trop serrés. Aucun descellement douloureux, aucune instabilité du coude n’ont été réopérés.
Discussion : L’évaluation de la littérature montre que les séries de prothèses de tête radiale dans les luxations complexes du coude sont courtes. Entre 12 et 80 patients ont un recul entre 2 et 25 ans, il existe des liserés dans 20 à 50 %, des ossifications dans 20 à 40 %, un coude raide dans 10 à 20 %, un descellement douloureux dans 20 à 30 % et un taux de révision entre 20 et 40%. Si les séries de triades sont peu nombreuses les résultats s’améliorent car les types postéro latérales ou antéro médiales sont reconnus et mieux traités mais l’arthrose reste fréquente.
Conclusion : Le démembrement des luxations complexes doit se poursuivre afin de proposer les meilleures prises en charge en évitant les pièges : il y a des fractures trans olécraniennes avec des lésions capsulo ligamentaires et des triades avec des lésions nerveuses ou musculaires.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-891
Résultats radio-cliniques des réparations arthroscopiques du complexe ligamentaire latérale du coude chez les sportifs dans le cadre d’instabilité aigüe post traumatique
Hamza El Ouagari* 1, 2, Mohammed Abdellaoui1
1Service de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique du Centre Hospitalier Jacques Lacarin, Vichy, France, 2Service de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique du Centre Hospitalier Universitaire Ibn Sina, Rabat, Morocco
Introduction : L’instabilité postéro-latérale du coude (PLRI), secondaire à une lésion du complexe ligamentaire latéral, peut avoir de lourdes conséquences sur la mobilité et la stabilité de l’articulation. Par conséquent, notre objectif est de montrer l’intérêt de la réparation ligamentaire sous arthroscopie dans la prise en charge de cette instabilité en phase aiguë chez une population sportive pour un retour à l’activité le plus rapidement possible.
Material and methods : 10 patients sportifs diagnostiqués d’une PLRI suite à une luxation du coude instable, sans fracture associée, ont été traité chirurgicalement par réparation du complexe ligamentaire latéral sous arthroscopie. Les résultats cliniques ont été analysés à l’aide de multiples scores : MEPS, QUICKDASH-9 et l'ESAS et comparés au coude controlatéral sain. Une imagerie par résonnance magnétique a été également réalisée pour contrôler la cicatrisation ligamentaire.
Results : Les scores cliniques étaient très satisfaisants chez 90% de nos patients. Tous les patients ont déclaré ne ressentir aucune douleur lors de la reprise de leurs activités sportives à partir de 2 mois. Lors de l'examen final à 6 mois, les amplitudes et la force musculaire ne différait pas significativement de celle du coude controlatéral chez aucun patient. Aucune complication d’ordre neurologique n’a été décelée en post-opératoire, ni de syndrome neuralgodystrophique. L’IRM de suivi à 6 mois a montré une cicatrisation ligamentaire chez la quasi-totalité des patients.
Discussion : Dans notre étude, la réparation du complexe LCL pendant la période aiguë a bien fonctionné, avec d'excellents résultats du MEPS avec 98 en moyenne, du Quick-DASH et de l’ESAS chez tous les patients.
Plus important encore, tous les patients ont pu retrouver leur niveau d'activité précédent sans instabilité récurrente entre 8 et 16 semaines.
Des complications telles que des lésions neurologiques ou des infections n'ont pas été rapportées dans notre étude. L'amplitude de mouvement finale moyenne a montré une extension de 1,2° à une flexion de 138,9°. L’IRM à 6 mois a montré dans 90% des cas une bonne cicatrisation du LCUL.
Notre étude a également démontré l’efficacité de cette technique mini-invasive pour minimiser les complications possibles qui surviennent souvent dans la réparation ouverte, telles que l'infection, la raideur et la formation de cicatrices.
De nombreuses études ont été réalisées sur la réparation à ciel ouvert du complexe LCL, mais peu d'études ont montré les résultats de la réparation arthroscopique du complexe LCL. Ces quelques travaux ont montré des résultats significatifs comparables aux nôtres.
Conclusion : La réparation arthroscopique du complexe ligamentaire latéral du coude suite à une luxation instable, est une option thérapeutique efficace qui peut restaurer la stabilité du coude et donner des résultats cliniques et radiologiques satisfaisants, en particulier chez les patients sportifs ayant besoin de reprendre rapidement leurs activités complètes.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-515
Nouvelle classification des fractures luxations du coude. A propos de 233 cas.
Guillaume Herzberg* 1, Marion Burnier2, Lyliane Ly3
1Orhtopedie, Clinique Parc Clinique Val Ouest LYON, lyon, 2Chirurgie Orthopédique, MEDIPOLE, VILLEURBANNE, 3Chirurgie Orthopédique, Hôpital Herriot, LYON, France
Introduction : Il existe une multitude de fractures luxations du coude, plusieurs d’entre elles étant caractérisées par des éponymes.
Une grande confusion règne dans l’analyse de ces lésions, l’entrée dans la question se faisant souvent par telle ou telle composante fracturaire de la fracture luxation.
Les 2 classifications les plus récentes (WATTS, 2019 ; GIANICOLA, 2011) suppriment les éponymes et sont relativement difficiles à utiliser.
Notre but était de proposer à propos d’un nombre significatif de cas, une classification exhaustive, simple, conservant les éponymes, et permettant l’élaboration d’un plan thérapeutique cohérent.
Material and methods : Entre 2010 et 2024, nous avons opéré 283 fractures luxations du coude (âge moyen 44 ans, 63 % d’hommes) dans un centre spécialisé de chirurgie de l’épaule et du coude. Chaque patient a eu un bilan incluant scanner avec reconstructions 3D.
Nous avons exclu 50 cas de fracture luxations partielles de l’humérus distal (épicondyles médial ou latéral, fractures de Dubberley).
Parmi les 233 fractures luxations de l’ulna et/ou du radius, nous avons individualisé 6 catégories /
. 1° - Lésion en valgus (triade terrible et variante)
. 2° - Lésion en varus (fracture antéro-médiale de coronoïde)
. 3° - Fractures luxation de l’olécrane
. 4° - Fractures de Monteggia Métaphysaire ou Diaphysaire
. 5° - Fractures d’Essex-Lopresti.
Une validation inter et intra-observateurs (3 chirurgiens et 4 radiologues) était incluse
Results : La distribution des lésions était la suivante :
. 1° - Lésion en valgus (triade terrible et variante) : 131 cas (57 %).
. 2° - Lésion en varus (fracture antéro-médiale de coronoïde) : 9 cas (4 %).
. 3° - Fractures luxation de l’olécrane : 64 cas (27 %)
. 4° - Fractures de Monteggia Métaphysaire ou Diaphysaire : 17 cas (7 %)
. 5° - Fractures d’Essexlopresti : 11 cas (5 %).
L’étude inter et intra-observateurs montrait une très bonne fiabilité.
Discussion : La nécessité d’une classification exhaustive des fractures luxations du coude est largement reconnue dans la littérature et les 2 articles les plus récents qui s’y consacrent utilisent des chiffres et des lettres, suppriment les éponymes, et sont parfois incomplètes.
A partir d’une large série, nous proposons une nouvelle classification facile à mémoriser, conservant les éponymes, et permettant une analyse rapide et facile de même que l’élaboration d’un plan thérapeutique logique.
Conclusion : Cette nouvelle classification exhaustive des fractures luxation de l’ulna et/ou du radius par rapport à l’humérus semble être un progrès significatif dans l’analyse des fractures luxations du coude ainsi qu’une grande simplification par rapport aux méthodes proposées jusqu’à présent.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Présentation 5 min + discussions 2 min
Communications orales
Wrist / Hand
ABSTRACT N° SOFCOT25-351
Triphalangies du pouce avec clinodactylie : faut-il continuer à brocher ?
Eléonore Mirici* 1, Justine Fleurette1, Stéphanie Pannier1, Stéphane Guero1, Arielle Salon1
1Hopital Necker-Enfants Malades, Paris, France
Introduction : La triphalangie du pouce est une malformation congénitale polymorphe, souvent associée à une hypoplasie ou à une duplication du pouce. Lorsqu’elle entraine une clinodactylie, l’enjeu chirurgical est de corriger l’axe, tout en préservant les mobilités articulaires et en évitant les récidives et les troubles de croissance. Le brochage actuellement recommandé peut être enraidissant. Notre but est de comparer les résultats cliniques et radiologiques du brochage classique à ceux d’une nouvelle technique sans brochage.
Material and methods : Nous avons étudié rétrospectivement 50 triphalangies du pouce. L’axe, la mobilité clinique, l’existence d’une hypoplasie et d’une brièveté de la commissure ont été relevés. Les critères radiologiques sont la position des épiphyses (métacarpe, phalange intermédiaire et distale), la forme de la phalange intermédiaire (méga-épiphyse, phalange triangulaire ou complète) et l’angle de clinodactylie. Nous avons isolé les triphalangies avec clinodactylie, corrigées de façon classique ou selon une technique innovante sans brochage :
L’abord est dorsal avec soulèvement de l’extenseur et du périoste en bloc. L’ostéotomie de soustraction intra-épiphysaire emporte la base chondrale de la phalange distale et la partie distale de la phalange intermédiaire. La plaque de croissance distale et l’interligne articulaire interphalangien proximal sont conservés. La fermeture se fait par ostéosuture, avancement de l’extenseur et résection cutanée.
Nous avons comparé les résultats des pouces brochés et des ostéosutures sur les critères cliniques de clinodactylie et de mobilité interphalangienne, et radiologiques d’évolution de l’angle de clinodactylie.
Results : Sur 50 triphalangies, nous avons opéré 34 clinodactylies chez 22 patients (âge : 7 mois-16 ans), avec un recul moyen de 5,9 ans. 22 pouces ont été brochés et 12 ont eu une ostéosuture. La flexion moyenne pré-opératoire était de 59°. En l’absence de brochage, les amplitudes articulaires sont d’emblée bonnes (79°) et le restent, avec une amélioration moyenne de 25°. L’angle de clinodactylie moyen pré-opératoire était de 35° en cas de brochage, 36° sans brochage, avec un gain final moyen de 26,5° et 19° respectivement.
Discussion : Nos observations confirment l’existence d’un continuum malformatif, des pouces triphalangiques opposables jusqu’aux pentadactylies. La soustraction sélective des éléments responsables de la clinodactylie, le respect des cartilages de croissance et l’ostéosuture améliorent la fonction et l’aspect esthétique du pouce.
Conclusion : L’ostéotomie de soustraction intra-épiphysaire et l’ostéosuture sans brochage nous paraissent constituer un progrès dans le traitement des clinodactylies par triphalangies du pouce. Nous préconisons cette technique, respectueuse des tendons et de la mobilité.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Wrist / Hand
ABSTRACT N° SOFCOT25-495
Évaluation clinique de la capsulodèse postérieure par arthroscopie dans l’instabilité scapholunaire des patients militaires : une étude prospective.
Julien Thiebaud* 1, Georges Pfister2, James Charles Murison2
1Interne, APHP, Paris, 2SSA, Percy, Clamart, France
Introduction : La dissociation scapholunaire est la cause la plus fréquente d'instabilité du carpe.
Pendant longtemps, le traitement de ces lésions se faisait à ciel ouvert par capsulodèse ou ligamentoplastie, mais ces techniques entraînaient fréquemment une raideur articulaire. L’avènement de l’arthroscopie a permis le développement de techniques moins invasives, comme la capsulodèse postérieure décrite par Mathoulin en 2011.
Cependant, les données sur les résultats cliniques, notamment concernant le sport, les efforts en extension, restent limitées. Ainsi, l’objectif de cette étude est d’évaluer l’efficacité de cette méthode dans une population militaire, en se basant sur l’aptitude à reprendre le travail et le sport.
Material and methods : Il s’agit d’une étude prospective et monocentrique. Tous les patients inclus sont des militaires français. L’importance des contraintes physiques au travail a été évaluée selon la classification de REFA. La douleur en hyperextension est mesurée par l’échelle EVA. Enfin, deux scores fonctionnels ont été mesurés : le QuickDASH et le PRWE.
Le critère de jugement principal est la reprise du travail et du sport. Les critères de jugement secondaires sont la douleur en extension, la mobilité, les scores fonctionnels et l’évolution radiographique.
Results : Parmi les 19 patients opérés, un a été perdu de vue et deux ont refusé de remplir les questionnaires fonctionnels. Tous ont retrouvé leur aptitude professionnelle avec une charge de travail identique à celle d’avant leur traumatisme. La durée moyenne du suivi est de 23,9 mois. Un patient n’a pas repris le sport.
L’EVA de la douleur à l’effort en hyperextension est passée de 6,6 en préopératoire à 2,6 en postopératoire (p<0,01). La flexion est légèrement réduite, passant de 83,89° à 74,44° (p=0,033), tandis que l’extension est préservée à 75,28° contre 81,67° en préopératoire (p=0,234).
Les scores fonctionnels post-opératoires sont de 8,55 pour le QuickDASH et de 14,28 pour le PRWE.
Discussion : Les résultats sont satisfaisants, avec un retour au travail de tous les patients opérés, à charge physique identique à celle d’avant leur blessure. Un seul patient n’a pas repris le sport après l’intervention.
Par ailleurs, nous avons mis en évidence une corrélation inversée significative entre le REFA et le score QuickDASH (p=0,013), mais aucun lien significatif avec le PRWE (p=0,108). Cette corrélation suggère que plus la demande fonctionnelle du patient est élevée, meilleurs sont les résultats post-opératoires. Le seul patient n’ayant pas repris le sport occupait un poste sédentaire (REFA 1) et présentait des scores QuickDASH et PRWE significativement plus élevés que le reste du groupe ayant repris le sport (p=0,001 et p=0,036).
Conclusion : La capsulodèse postérieure sous arthroscopie pour la réparation des ligaments scapholunaires donne de bons résultats chez les patients militaires, en facilitant significativement la reprise du travail à charge équivalente et du sport.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Wrist / Hand
ABSTRACT N° SOFCOT25-523
Traitement des fractures irréparables du radius distal : Plaque en distraction ou Hémi-prothèse ?
Guillaume Herzberg* 1, Marion Burnier2, Lyliane Ly3
1Orthopédie , Clinque Parc Clinique Val Ouest LYON, LYON, 2Chirurgie Orthopédique ique, MEDIPOLE, Villeurbanne, 3Chirurgie Orthopédique, Hôpital Herriot, LYON, France
Introduction : Certaines fractures du radius distal sont dites « irréparables » par ostéosynthèse par plaque antérieures à cause de leur caractère comminutif circonférentiel, articulaire et très distal.
Un traitement par fixateur externe est toujours possible mais il n’est pas dénué de complications fréquentes pendant la consolidation et il est de plus en plus mal accepté par les patients.
Des traitements par hémi-arthroplastie en urgence ou plaque en distraction ont été proposés récemment.
Notre but était de rapporter une série utilisant ces 2 types de traitement.
Material and methods : Entre 2004 et 2024, nous avons utilisé une hémi-arthroplastie chez 25 patients âgés, indépendants.
Plus récemment, nous avons utilisé une plaque en distraction chez 7 patients d’âge moyen 50 ans avec ablation de matériel précoce à 7 semaines en moyenne suivie d’une autorééducation.
Results : Les hémi-prothèses chez les personnes âgées autonomes ont donné des résultats intéressants sur le plan de la fonction et de la douleur. Une seule réintervention a été nécessaire pour changement de taille de l’implant.
Chez les patients plus jeunes, la plaque en distraction a permis une réduction souvent étonnante permettant une consolidation protégée et une mobilité intéressant dès l’ablation de la plaque. Aucune complication n’était observée.
Discussion : Les fractures irréparables (c’est-à-dire non synthèsables par plaque antérieure vissée) représentent environ 5 % de toutes les fractures du radius distal. Elles peuvent s’observer chez les patients âgés ou plus jeunes et actifs. Nous rapportons une série qui permet de voir de ce que l’on peut attendre de ces 2 méthodes selon le patient.
Conclusion : Hémi-prothèse du poignet ou plaque en distraction sont des méthodes pouvant s’adresser aux rares fractures irréparables du radius distal. Notre étude montre que l’indication est la même, le champ d’application dépendant de l’âge et de l’activité du patient. Ces méthodes représentent un progrès significatif par rapport aux fixateurs externes.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Wrist / Hand
ABSTRACT N° SOFCOT25-543
Comment la forme de la Volar Rim doit-elle être prise en compte dans le traitement des fractures distales du radius ?
Une étude radiologique
Jean-Baptiste De Villeneuve Bargemon* 1, 1, Alexis Motel2, Michel Levadoux3, Clément Prenaud4
1APHM, Marseille, 2APHP, Paris, 3IWC, Toulon, 4Polyclinique Bordeaux Nord Aquitaine, Bordeaux, France
Introduction : Dans la prise en charge des fractures du radius distal, la réduction correcte des fragments articulaires est essentielle pour un pronostic favorable. La fixation du bord palmaire représente un défi thérapeutique car les plaques ne sont parfois pas appliquées correctement malgré une réduction articulaire correcte.
L'objectif de cette étude est d'analyser les différentes formes anatomiques possibles de l'articulation du radius distal en tenant compte de la distance entre la ligne de partage des eaux et la surface articulaire radiocarpienne. Ces différentes variations anatomiques peuvent expliquer en partie la difficulté d'obtenir une application parfaite de la plaque de fixation dans les fractures du radius.
Material and methods : We performed single-center study which ran between October 2023 and May 2024. We collected 4 measurements from CT-scans of healthy wrists. Following the distribution and correlation tests, we conducted a subanalysis by dividing our cohort into two groups based on SFWL (Distance from the most palmar point of the WL to the joint margin). Group 1 comprised patients with SFWL of >2.5 mm, while Group 2 comprised patients with SFWL of <2.5 mm. We chose a threshold of 2.5 mm which corresponds to the different screw diameters currently available in distal radius plates. With these data, two types of distal radius shape appeared to be emerging.
Next, we asked four operators to categorize the 100 scans as either type 1 or type 2 distal radius anatomy. A Cochran’s Q test was performed to evaluate inter-operator variability.
Results : In total, 100 wrists of 100 different patients were included in our study. ). In total, 89 patients had a SFWL of ≥2.5 mm (Group 1), while 11 patients had a SFWL of <2.5 mm (Group 2). In Group 1, three (3.34%) patients had a negative or zero Measurement 2, indicating a high risk of intra-articular screw penetration. Three (27.23%) patients in Group 2 had similar Measurement 2 results. Cohen’s kappa coefficient was calculated, resulting in a value of 0.7285 (p < 0.001) across the four examiners.
Conclusion : Our findings suggest that there is a gradual spectrum between the two possible anatomical characteristics anatomical patterns of the volar rim can be readily identified which may explain the inadequate application of some distal radius plates. This anatomical variation should be taken into account preoperatively when choosing the appropriate fixation for distal radius fractures
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Wrist / Hand
ABSTRACT N° SOFCOT25-588
L’apport de la modélisation 3D dans l’ostéotomie de correction des cals vicieux au membre supérieur
Nour Benkharfallah* 1, Mohamed Fouzi Djidi1, Hichem Amouri1, Sabrina Messaoudi1, Mustapha Yakoubi1
1EHS Ben Aknoun, Ben Aknoun, Algeria
Introduction : La correction d’une déformation osseuse par ostéotomie fait appel à une étude morphologique rigoureuse du segment concerné qu’une radiographie standard ne permet pas. L’apport de la tomodensitométrie a considérablement amélioré la perception de ces cas difficiles, mais le scanner ne peut apporter qu’une approche visuelle. D’où l’avènement puis l’amélioration continue, du concept de modélisation 3D qui offre l’avantage d’une appréciation plus précise de la déformation osseuse et d’une meilleure planification du geste opératoire.
Material and methods : Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique de 2022 à 2024 concernant 9 patients manuellement actifs, d’un âge moyen de 22 ans, présentant une déformation post-traumatique du poignet, dont 3 sont intra articulaires, ayant bénéficié d’ostéotomies de correction.
Le bilan préopératoire comprenait des radiographies standards ainsi qu’une TDM du segment déformé, et du segment controlatéral, servant de base pour la planification préopératoire celle-ci étant exclusivement réalisée par l’équipe chirurgicale. Nous avons imprimé un modèle anatomique de chaque poignet, ainsi que des guides de coupes personnalisés pour chaque patient.
Les résultats post-opératoires ont été évalués sur le plan clinique, radiologique et fonctionnel selon le DASH score.
Results : Le délai de planification moyen était de 6h.
Le temps opératoire moyen était diminué de 20 minutes par patient. Le saignement per opératoire n’a pas été quantifié, le membre étant sous garrot pneumatique. L’amplificateur de brillance n’a été utilisé qu’une seule fois. Aucune complication infectieuse n’a été rapportée. Un seul cas de désunion cutanée a été constaté, et résolu dans les 30 jours post opératoires.
La planification et l’impression des guides de coupes étant réalisée par l’équipe chirurgicale elle-même et au sein-même de la structure hospitalière, les coûts sont négligeables.
Cliniquement, nous avons noté une amélioration des amplitudes articulaires, une augmentation de la force de préhension, et une diminution de la douleur avec une amélioration du DASH score moyen de 42 à 9. Tous les patients se sont dits satisfaits sur le plan esthétique. Les radiographies standards post op étaient conformes à la planification préopératoire avec une correction des déformations d’une précision optimale et un delta moyen de 0.7 mm.
Conclusion : La modélisation 3D et les guides de coupes permettent un gain de temps opératoire tout en diminuant l’exposition aux rayons, pour une correction plus précise des déformations post-traumatiques du radius distal à un coût réduit.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Wrist / Hand
ABSTRACT N° SOFCOT25-653
Résultats dans de la réparation capsuloligamentaire dorsale modifiée dans les cas d'instabilité scapho-lunaire sévère : étude prospective de 112 patients.
Jean-Baptiste De Villeneuve Bargemon* 1, 1, Clément Prenaud2, Lorenzo Merlini3, Ahlam Arnaout3, Mathilde Gras3, Christophe Mathoulin3
1APHM, Marseille, 2Polyclinique Bordeaux Nord Aquitaine, Bordeaux, 3IWC, Paris, France
Introduction : Dans les cas les plus courants d'instabilité SL, il semble que la réparation arthroscopique classique du ligament capsulo-ligamentaire dorsal soit une solution chirurgicale fiable. Cependant, cette réparation ne semble pas être suffisante pour les lésions plus avancées. Dans cet article, nous rapportons les résultats fonctionnels de la réparation arthroscopique large du ligament capsulo-ligamentaire dorsal (WADCLR) dans la prise en charge de l'instabilité scapho-lunaire sévère.
Material and methods : Nous avons mené une étude prospective monocentrique entre mars 2019 et mai 2021. Le principal objectif était d'évaluer la réduction de la déformation radiographique et les résultats fonctionnels obtenus par la technique WADCLR. Nous voulions également évaluer l'efficacité de notre technique sur les instabilités scapho-lunaires les plus avancées (stade 5 de la classification de l'EWAS, European Wrist Arthroscopy Society). Après l'opération, les patients ont été systématiquement suivis à 3 mois, 6 mois et 1 an
Results : Notre cohorte comprenait 112 patients (70 hommes et 42 femmes) d'un âge moyen de 31,6 ans. Au total, 3 patients EWAS 3A, 12 patients EWAS 3B, 29 patients EWAS 3C, 56 patients EWAS 4 et 12 patients EWAS 5 ont été inclus. Pour tous nos patients, une amélioration significative des signes radiologiques, jusqu'à un retour à des valeurs normales, ainsi que des signes fonctionnels est apparente, sauf pour la flexion. Lorsque nous examinons l'analyse du sous-groupe EWAS 5, nous constatons une amélioration significative de tous les critères, sauf pour certaines amplitudes articulaires (extension, flexion, inclinaison radiale et inclinaison ulnaire), bien que ces chiffres indiquent une tendance statistique à l'amélioration, sauf pour la flexion, comme mentionné précédemment.
Conclusion : La WADCLR représente une technique peu invasive, facile et reproductible avec peu de complications, offrant une nette amélioration des signes fonctionnels mais aussi une réduction de la déformation radiologique.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Wrist / Hand
ABSTRACT N° SOFCOT25-662
L’utilisation des plaques spécifiques dans la fixation des fractures du radius distal entraînent-elles systématiquement une irritation du système tendineux fléchisseur ?
Jean-Baptiste De Villeneuve Bargemon* 1, Najib Kachouh1, Alice Mayoly1, Marie Witters1, Emily Haynes Simmons1, Emma Abecidan2
1APHM, Marseille, 2APHP Paris Georges Pompidou, Paris, France
Introduction : La prise en charge des fractures du radius distal est une situation courante dans les traumas du membre supérieurs. Les cas complexes, articulaires, comminutifs et distaux nécessitent souvent l'utilisation de plaques dites "spécifiques". Avec ces plaques, plusieurs moyen de fixations sont possibles.
Soong et al. ont décrit un score décrivant les risques d'irritation de ce matériel d'ostéosynthèse avec le système tendineux fléchisseur. En tenant compte de ce score, les plaques dites "spécifiques" sont à très fort risque de rupture tendineuse car ces plaques débordent sur la watershed line. Cependant, le score de Soong ne se basent que sur une description sagittale et non pas sur les autres plans (axial et frontal).
De plus, certains moyens de fixations de ces fractures permettent de laisser une large zone libre du radius distal, tout en dépassant la watershed line.
L'objectif de cette étude est d'évaluer le risque d'irritation tendineuse lors de l'utilisation de plaques spécifiques dans la prise en charge des fractures du radius distal
Material and methods : Nous avons conduit une étude monocentrique avec une inclusion prospective de Mai 2023 à Février 2025. Le gold standard de notre étude était la présence à 6 mois d'une irritation tendineuse visualisé à l'échographie. Toutes les fractures devaient avoir réalisé un scanner pour juger de la bonne application de la plaque contre le radius
Pour être inclus, les patients devaient avoir plus de 18 ans et avoir été opéré d'une fracture du radius distal avec une fixation spécifique (dépassant la WL). Une inobservance, un écart au protocole de l'étude ou un manque de données représentaient des critères d'exclusion.
Results : Au total, 65 patients ont pu être inclus. Plusieurs moyens d'ostéosynthèses spécifiques ont été inclus : 30 par plaques crochet, 22 par plaque extradistale (NEWCLIP), 8 plaques Distal Volar Rim (Medartis) et 5 par un montage double (plaque antéroradiale et plaques crochet (NEWCLIP) .
Au total, il existait une différence significative (p < 0,005) entre les plaques avec un conflit dans 5/30 cas pour les plaques crochet, 13/22 pour les plaques extradistales (NEWCLIP), 0/8 pour les plaques Distal Volar Rim (Medartis) et 3/5 par un montage double (plaque antéroradiale et plaques crochet (NEWCLIP) .
Conclusion : D'après les résultats de notre étude, il semblerait qu'enfreindre distalement la ligne de la watershed line dans la fixation spécifique n'est pas systématiquement en corrélation avec un risque d'irritation du système tendineux. Effectivement, il semblerait que les fixations spécifiques qui débordent uniquement en ulnaire de la watershed line semblent moins à risque d'irritation tendineuse. Les fixations par plaque extradistale (NEWCLIP) qui débordent en ulnaire et en radiale semblent plus à risque, bien que leur utilisation est essentielle dans certains cas complexes.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Wrist / Hand
ABSTRACT N° SOFCOT25-781
Efficacité à Long Terme de la Ténoarthrolyse Antérieure de l'Interphalangienne Proximale dans la Prise en Charge de la Maladie de Dupuytren sévère
Dimitri Bakhach* 1, Pierre Emannuel Chammas1, Bertrand Coulet1, Cyril Lazerges1, Emmanuella peraut2, Michel Chammas1
134, CHU de Montpellier, Montpellier, 226, Clinique Kennedy, Montélimar, France
Introduction : Dans la maladie de Dupuytren, quelle que soit la méthode utilisée, le traitement des rétractions interphalangiennes proximales (IPP) a des résultats inférieurs et un risque de récidive plus important par rapport à celui des rétractions métacarpo-phalangiennes. L’aponévrectomie chirurgicale des rétractions IPP sévères donne une amélioration entre 40 et 46%. L’adjonction d’une ténoarthrolyse antérieure à l’aponévrectomie chirurgicale est controversée. Notre objectif était d’en évaluer les résultats cliniques à long terme.
Material and methods : Il s’agit d’une étude de cohorte rétrospective monocentrique incluant une partie des patients ayant été opérés pour maladie de Dupuytren incluant une ténoarthrolyse antérieure de l'articulation IPP entre 2006 et 2022 pour flessum > 45° préopératoire et en peropératoire flessum résiduel > 30° après aponévrectomie sélective.
39 patients (32 hommes, 7 femmes, âge moyen 66 ans) ont été revus soit 43 doigts avec un recul moyen de 56 mois. Il y avait 24% d’antécédents familiaux et 6% de localisations ectopiques. Le doigt le plus atteint était le 5ème doigt (79,4%) avec 88% d’atteinte pluridigitale. 35% des doigts opérés avaient déjà été opérés. La technique de la paume ouverte a été utilisée dans 90% des cas. Une analyse anatomopathologique selon Rombouts a été réalisée. En post-opératoire il y eu une orthèse palmaire d’extension digitale uniquement la nuit 3 à 4 mois, une auto-rééducation combinée à une rééducation spécialisée.
Les résultats à long terme ont été analysés à l'aide d’auto-questionnaires en ligne incluant la réalisation de photographies pour la mesure des angles à l’aide d’une application goniométrique. Les critères d’analyse comportaient l’âge à l’opération, le genre, le ou les doigts atteints, l’existence de localisations ectopiques, une raideur en hyperextension de l’interphalangienne distale, les scores fonctionnels, les amplitudes articulaires préopératoires / post-opératoires, les complications.
Results : 80% des patients ont eu une amélioration clinique, avec une régression d’au moins 45° du flessum. 54% des patients n’avaient plus de flessum IPP ou un flessum inférieur à 20°, 35% avaient un flessum inférieur à 45°. 14% des patients opérés ont présenté un syndrome douloureux régional complexe de type 1. Il n’y a eu aucune infection ou complication neurologique. L’atteinte du 5ème doigt était de plus mauvais pronostic. Il n’a pas été montré de relation entre stade de la classification de Rombouts et amélioration clinique.
Conclusion : Avec l’un des reculs les plus importants, notre étude montre que la ténoarthrolyse antérieure lors de la chirurgie de la maladie de Dupuytren est une technique adaptée en cas de flessum important de l’IPP (supérieur à 45°) lorsque l’aponévrectomie sélective ne permet pas d’obtenir une extension peropératoire suffisante.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Intelligence Artificielle (IA) en chirurgie orthopédique
KeynoteOptimisation du délai de consultation de patients grâce à un algorithme IA : pourquoi et comment ?
- Pourquoi le triage est devenu indispensable en chirurgie orthopédique
- Trier et décider : Méthodes traditionnelles vs IA
- L’IA oui, mais pas à l’aveugle : dans les coulisses d’un développement responsable de l’IA en santé
Orateur(s) : Guillaume Lonjon (Montpellier), Mikaël Chelli (Nice)08h40 / 09h00
Un outil d’intelligence artificielle pour améliorer l’indication chirurgicale en arthroplastie totale du genou
Orateur(s) : Julien Lebleu (BELGIQUE)09h00 / 09h03Afficher abstract
Communications orales
Intelligence artificielle
ABSTRACT N° SOFCOT25-283
Un outil d’intelligence artificielle pour améliorer l’indication chirurgicale en arthroplastie totale du genou
Julien Lebleu* 1, Corentin Pangaud2, 3, Andries Pauwels1, Philippe Vanoverschelde 4
1moveUP, brussels, Belgium, 2Institute of Locomotion, 3Institut des sciences du mouvement, Marseille, France, 4Hip and Knee Unit, Gent, Belgium
Introduction : L’intelligence artificielle pourrait optimiser les indications chirurgicales de prothèse totale de genou (PTG) et la prédiction des résultats postopératoires. Cette étude évalue un nouvel algorithme, basé sur l’analyse prédictive et radiographique, visant à aider les chirurgiens dans leur prise de décision.
Material and methods : Une étude rétrospective monocentrique a inclus 222 patients atteints de gonarthrose avec une indication potentielle de PTG. Le move Up Index Score® a été calculé afin de prédire l’indication chirurgicale et les résultats postopératoires. Le critère de jugement principal était la capacité de cet indice à prédire la décision du chirurgien d’opter pour une PTG ou un traitement conservateur. Les critères secondaires comprenaient la corrélation entre l’indice et les PROMs, l’association avec des facteurs cliniques, notamment l’analyse radiographique, ainsi que la prédiction des résultats fonctionnels précoces.
Results : Le score moyen du move UP Index® était de 69 ± 16 dans le groupe conservateur et de 52 ± 17 dans le groupe chirurgical. L’indice était modérément corrélé avec le KOOS JR (r = 0,50 ; p < 0,05). Les trois principaux facteurs cliniques associés étaient la douleur, la difficulté à la marche et la préférence du patient pour le traitement. Dans le groupe conservateur, la déviation de l’axe mécanique (MAD) moyenne était de 12,7 ± 10,3 mm et la déformation angulaire HKA de 3,0° ± 2,5°. Dans le groupe chirurgical, ces valeurs étaient respectivement de 14,8 ± 10,7 mm et 4,1° ± 3,0°. L’algorithme a également prédit les délais fonctionnels postopératoires : un retour au travail entre 6 et 8 semaines, une reprise de la conduite entre 5 et 7 semaines, et un abandon des béquilles entre 5 et 6 semaines.
Discussion : L’algorithme proposé offre une approche plus objective pour l’évaluation de l’indication chirurgicale. La prise en compte de facteurs cliniques et radiographiques permet une segmentation plus fine des patients, notamment en intégrant la préférence du patient, qui joue un rôle clé dans la décision thérapeutique. La capacité du modèle à prédire des délais postopératoires réalistes est une avancée majeure, facilitant l’anticipation du parcours de rééducation. Toutefois, cette étude rétrospective doit être complétée par des validations prospectives pour confirmer l’efficacité du modèle en pratique clinique.
Conclusion : Cette étude présente un nouvel outil d’intelligence artificielle améliorant la prise de décision en indication chirurgicale pour la PTG. En intégrant facteurs cliniques, radiographiques et préférences des patients, cet indice offre une approche plus personnalisée et prédit les résultats fonctionnels précoces.
Conflits d’intérêts :
J. Lebleu: Pas de conflit déclaré ,
C. Pangaud: Pas de conflit déclaré ,
A. Pauwels: Pas de conflit déclaré ,
P. Vanoverschelde Patent or product inventor: PVO. is a co-founder of moveUP, the company developping the moveUP Index
Évaluation de l’efficacité d'un chatbot médical pour l’admission des patients avant consultation
Orateur(s) : Julien Lebleu (BELGIQUE)09h03 / 09h07Afficher abstract
Communications orales
Intelligence artificielle
ABSTRACT N° SOFCOT25-505
Évaluation de l’efficacité d'un chatbot médical pour l’admission des patients avant consultation
Julien Lebleu* 1, sander goossens2, Quinten schietecatte2, Charles-Eric Winandy1, Philippe Vanoverschelde 3
1moveUP, Bruxelles, 2Vesalius.ai, 3Hip and Knee Unit, Gent, Belgium
Introduction : Cette étude empirique examine l’efficacité d'un chatbot médical conçu pour l’admission des patients avant leur consultation clinique. L’objectif principal est d’évaluer la perception des patients sur plusieurs dimensions de la communication en santé, en comparant l’utilisation du chabot aux procédures d’admission traditionnelles.
Material and methods : Une méthodologie comparative a été employée auprès de 56 patients, répartis en deux groupes : 25 ont utilisé le chatbot pour l’admission pré-consultation, tandis que 31 ont suivi le protocole conventionnel. L’échantillon comprenait des participants de différentes tranches d’âge (9 entre 0 et 24 ans, 38 entre 25 et 49 ans, 39 entre 50 et 74 ans, et 1 de plus de 75 ans) et avec des niveaux variés d’exposition aux chatbots médicaux (46 n’ayant jamais utilisé de chatbot, 39 l’ayant utilisé occasionnellement, et 2 régulièrement). L’étude s’est déroulée sur une période de quatre jours.
Trois variables principales ont été évaluées : le sentiment des patients d’être compris lors du processus d’admission, la perception de la sécurité des informations médicales, et le degré de confort à partager des informations de santé via un chatbot IA. Une évaluation globale de la qualité et de la sécurité de l’expérience pré-consultation a également été réalisée.
Results : Les patients ayant utilisé le chabot ont rapporté un niveau de satisfaction supérieur sur tous les paramètres mesurés par rapport aux procédures d’admission traditionnelles. En particulier, la qualité et la sécurité de l’expérience pré-consultation ont été notées 4,34 sur 5 avec le chatbot contre 3,81 pour la méthode conventionnelle.
Discussion : Ces résultats suggèrent que le chabot améliore significativement l’environnement d’admission médicale en le rendant plus sécurisé et empathique, renforçant ainsi la confiance et la satisfaction des patients. L’étude démontre également que même les participants ayant une expérience limitée des chatbots ont bénéficié du processus d’admission assisté par l’IA, soulignant ainsi son potentiel pour améliorer l’accessibilité et l’efficacité des soins de santé.
Conclusion : L’adoption d'un chatbot dans les procédures d’admission pré-consultation pourrait optimiser l’expérience des patients tout en maintenant des standards élevés de sécurité et de confort. Ces résultats ouvrent des perspectives sur l’intégration des chatbots médicaux dans les pratiques cliniques afin d’améliorer l’efficacité et la qualité des soins.
Conflits d’intérêts :
J. Lebleu: Pas de conflit déclaré ,
S. goossens Consultancy, Expert: Vesalius.ai,
Q. schietecatte Consultancy, Expert: Vesalius.ai,
C.-E. Winandy: Pas de conflit déclaré ,
P. Vanoverschelde Consultancy, Expert: Vesalius.ai
Discussions avec l'auditoire
09h07 / 09h30
Keynotes09h30 L’IA et la modélisation biomécanique : vers une planification personnalisée (Antoine Perrier)
– Bases de la simulation numérique
– Prédiction des conséquences anatomiques
– Intégration IA pour une planification agile et précise (exemple dans la prothèse de genou).
Résumé : Au même titre que la robotique a transformé l’exécution du geste chirurgicale, la simulation numérique augmentée par l’IA permettra dans les années à venir de prédire les conséquences anatomiques d’un choix de planification, mais surtout de proposer la planification la plus adaptée pour un patient donné. Nous aborderons ici les bases de la simulation numérique et la nécessité du couplage avec l’IA afin de permettre une utilisation agile et peu chronophage au service du chirurgien et du patient
Pierre-Alban Bouché (MCU-PH, Hôpital Lariboisière, Paris)
09h40 L’impact des données sur la planification : modélisation prédictive par IA (Pierre-Alban Bouché)
– Machine Learning appliqué aux registres chirurgicaux
– Stratégies opératoires individualisées
Résumé L’utilisation croissante des bases de données issues des registres chirurgicaux ouvre de nouvelles perspectives pour la planification préopératoire. L’objectif est d’expliquer le principe des modèles prédictifs fondés sur l’intelligence artificielle, et d’explorer leur potentiel en tant qu’outils d’aide à la décision chirurgicale. En s’appuyant sur des données réelles, ces modèles permettent d’individualiser la stratégie opératoire en fonction des caractéristiques propres à chaque patient, ouvrant ainsi la voie à une médecine plus personnalisée et anticipative.
09h30 / 09h50
Modèle numérique et planification de Prothèse Totale Inversée d’Épaule : la posture du patient influence t’elle nos mesures préopératoires ?
Orateur(s) : Alexandre Caubere (Toulon)09h50 / 09h57Afficher abstract
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-258
Modèle numérique et planification de Prothèse Totale Inversée d’Épaule : la posture du patient influence t’elle nos mesures préopératoires ?
Alexandre Caubere* 1, François Boux de Casson2, Amaury Jung2, Marc-Olivier Gauci3
1HIA Sainte-Anne, Toulon, 2Blue Ortho, Grenoble, 3CHU Pasteur 2, Nice, France
Introduction : La planification préopératoire permet d'anticiper certaines complications lors de nos Prothèses Totales Inversée d’Épaule (PTEI). La segmentation osseuse automatique basée sur le scanner préopératoire permet une reconstruction 3D fidèle de l'anatomie de l'articulation gléno-humérale. Le but de notre étude était de définir la variabilité de la posture huméro-scapulaire lors de l'imagerie préopératoire et d'évaluer son influence sur les mesures de latéralisation angulaire. Nous émettons l'hypothèse qu'il existe une variabilité importante de l'abduction et que cette variabilité a une influence sur les mesures de latéralisation angulaire.
Material and methods : Une revue rétrospective et multicentrique, de scanners collectés prospectivement à partir d'un système de planification de PTEI (Equinoxe, Exactech GPS, Blue-Ortho) a été réalisée. Tous les cas dans lesquels l'omoplate et l'humérus ont été segmentés ont été inclus. Des modèles 3D ont été générés à partir de segmentations. Le cadre de référence anatomique et le plan de l'omoplate ont été calculés, et les points de repère permettant les mesures angulaires ont été positionnés sur l'omoplate et l'humérus (tubercule glénoïde supérieur ; bord le plus latéral de l'acromion ; bord le plus latéral de la grosse tubérosité). La position de l'humérus par rapport à la scapula a été automatiquement calculée, ce qui a permis d'évaluer les angles d'abduction, de flexion et de rotation interne de l'articulation scapulo-humérale. Les angles de latéralisation (LSA) et de distalisation (DSA) ont été calculés. Une analyse de régression linéaire multiple a été effectuée pour évaluer l'association entre LSA/DSA et les positions initiales de l’humérus par rapport à la scapula.
Results : Au total, 21 863 patients ont été inclus dans l'étude, avec une répartition presque égale entre les femmes (52,6 %) et les hommes (47,4 %). La position préopératoire de l'humérus par rapport aux mesures scapulaires a montré une abduction médiane de 10,3°±12,4, une flexion médiane de 3,9°±8,9 et une rotation interne médiane de 6,5°±18,9. Les médianes du LSA et DSA préopératoire étaient respectivement de 87,4°±14,3 et 43°±10,2. Le LSA était plus influencé que le DSA par la position. L'abduction présentait la corrélation la plus forte pour le LSA (β = - 0,29, p < 0,0001) moins importante pour le DSA (β = 0,04, p < 0,0001). Ce qui indiquait qu'une variation de 10° d’abduction entraînait une variation de - 3° du LSA et de seulement 0,4° pour le DSA. La flexion et la rotation interne présentaient des corrélations plus faibles avec les mesures angulaires : βLSA = βDSA = - 0,04, p < 0,0001 pour la flexion ; βLSA = 0,12 et βDSA = - 0,04, p < 0,0001 pour la rotation.
Conclusion : La position du patient sur le scanner préopératoire est un paramètre qui doit être pris en compte lors de la planification de nos PTEI. Cela affecte les mesures angulaires et anatomiques fournies automatiquement par le logiciel de planification.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
MedShoulder : publication d'une base de données à grande échelle, labellisée pour la segmentation automatisée de scanners d'épaules arthrosiques utilisant l'apprentissage actif et les réseaux de neurones convolutionnels
Orateur(s) : Marc-Olivier Gauci (Nice)09h57 / 10h04Afficher abstract
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-694
MedShoulder : publication d'une base de données à grande échelle, labellisée pour la segmentation automatisée de scanners d'épaules arthrosiques utilisant l'apprentissage actif et les réseaux de neurones convolutionnels
Robin Cremese1, Théo Aguilar-Vidal2, Isa Costantini2, Jean-Baptiste Masson1, Marc-Olivier Gauci* 3
1Décision et calcul bayésien (DBC) - Epiméthée, INRIA, Institut Pasteur, PARIS, 2IULS, CHU de Nice, 3Unité ICARE, INSERM U1091, NICE, France
Introduction : Il n'existe aucune base de données publique de scanners d'épaules arthrosiques avec un algorithme de segmentation automatique validée. Ce manque de données ouvertes limite la recherche et l'innovation. Notre objectif était d'introduire et valider une base de données complète de scanners d'épaules arthrosiques pour la segmentation osseuse automatisée, avec un cadre d'apprentissage profond ouvert.
Material and methods : MedShoulder comprend 180 scanners d'épaules arthrosiques annotés par des chirurgiens experts pour trois segments osseux entiers de l'épaule : humérus, scapula et clavicule. Le développement utilise une approche d'apprentissage actif avec l'architecture MedNext dans le framework nnUNet. Des chirurgiens experts ont réalisé la labellisation avec un processus de revue consensuelle. L'apprentissage actif a accéléré l'annotation en identifiant les cas les plus informatifs. Les performances ont été évaluées par le coefficient de similarité de DICE (DSC) et la distance de Hausdorff (HD).
Results : La base de données présente une fiabilité inter-évaluateurs de κ=0,92. Le modèle MedNext a obtenu des scores de DICE moyen de 0.97 pour l’humérus, 0.95 pour la scapula et 0.91 pour la clavicule. Les valeurs HD95 moyennes étaient de 1,4 mm, 1,24 mm et 17,5 mm respectivement. L'apprentissage actif a réduit le temps d'annotation de 40% par rapport à l'étiquetage séquentiel traditionnel. Les expériences de validation croisée ont montré des performances cohérentes, avec des écarts-types inférieurs à 0,02.
Discussion : Les bases de données articulaires sont souvent conservées par les industriels sans aucun accès publique. La publication d'une base de données et d'un algorithme de segmentation automatique associé évite la monopolisation des avancées par quelques acteurs privés et favorise une science ouverte, accélère l’innovation, améliore la précision des traitements et garantit un accès équitable aux avancées technologiques.
Conclusion : MedShoulder offre une contribution significative à l'analyse d'imagerie de l'épaule arthrosique. La combinaison d'apprentissage actif et de réseaux de neurones démontre une approche efficace et reproductible de création de bases de données. La disponibilité publique d'une base de données et des modèles facilitera la recherche et les applications cliniques en chirurgie de l'épaule.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Discussions avec l'auditoire
10h05 / 10h30
Keynote - IA : enjeux de fiabilité et de recevabilité des LLM – Explication pratique & mathématique
Orateur(s) : Jules Descamps (Paris), Éric De la Clergerie ()11h00 / 11h20
Interprétation automatisée et standardisée des radiographies guidée par IA pour le suivi des arthroplasties de l’épaule
Orateur(s) : Tugdual Pichon ()11h20 / 11h27Afficher abstract
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-633
Interprétation automatisée et standardisée des radiographies guidée par IA pour le suivi des arthroplasties de l’épaule
Tugdual Pichon* 1, Matthis Maillard2, Théo Estienne2, Dalale Gueddouri2, Charlotte Pouchy2, Julien Berhouet1
1CHU Tours, Tours, 2Deemea, Paris, France
Introduction : Le suivi postopératoire des prothèses d’épaule repose sur l’analyse minutieuse des radiographies afin d’évaluer le positionnement de l’implant et d’anticiper d’éventuelles complications. Cependant, cette tâche est particulièrement complexe en raison de la variabilité anatomique de l’articulation scapulo-humérale et des multiples incidences radiographiques nécessaires. Elle demeure chronophage et représente un défi pour les cliniciens non spécialisés.Cette étude propose une approche innovante utilisant une suite d’algorithmes d’apprentissage profond pour l’interprétation automatisée des radiographies d’épaule en pré et post-arthroplastie. L’objectif est de standardiser et améliorer l’évaluation du positionnement prothétique ainsi que la détection précoce d’anomalies, rendant ainsi le suivi des arthroplasties d’épaule plus accessible et fiable pour un large éventail de praticiens.
Material and methods : Nous avons constitué une base de données de radiographies d’épaules issues de plusieurs sources, incluant un centre clinique partenaire ainsi que des jeux de données publiques. Après application d’une suite d’algorithmes de contrôle qualité, 8 794 radiographies d’épaules ont été sélectionnées, dont 1 487 avec prothèse inversée. Des experts médicaux ont manuellement annoté ces images afin d'entraîner un réseau de neurones à prédire la position de repères anatomiques clés, permettant ainsi la détection d'éventuelles anomalies de positionnement osseux et/ou prothétiques. La performance des algorithmes a ensuite été évaluée en comparant leurs prédictions à celles de chirurgiens sur les mêmes images.
Results : Nos algorithmes de contrôle qualité ont obtenus un score F1 et une aire sous la courbe (AUC) respectivement de 0.99 et 0.99 pour la prédiction du type de prothèse, de 0.97 et 0.98 pour la prédiction de la vue.
Nos algorithmes ont prédit 13 et 19 points sur les radiographies respectivement pré et postopératoires. Ces points ont permis de mesurer les angles suivants : Lateral Shoulder Angles, Distal Shoulder angles, Critical Shoulder Angle et les angles alpha, bêta, delta et gamma.
L’erreur moyenne est respectivement de 20,8 pixels (SD 39,96 pixels) pour les algorithmes d’annotations automatisées et de 12,5 (SD 5.58) pour la prédiction des angles de référence comparée aux chirurgiens.
Discussion : Ces travaux démontrent pour la première fois l'intérêt d’utiliser l’intelligence artificielle dans le cadre du suivi des patients après la mise en place d’une prothèse d’épaule. Les algorithmes développés ont démontré un niveau de performance prometteur sur les différentes tâches réalisées. Pour optimiser les performances, des fonctions d'augmentation des données (rotation, zoom, changement de contraste, etc..) vont être utilisées.
Conclusion : Cette étude met en lumière le potentiel considérable des algorithmes d'IA dans leur capacité d'automatiser et de standardiser le processus d'interprétation des radiographies, améliorant et accélérant ainsi l'efficacité et la reproductibilité des évaluations médicales.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Évaluation de l’impact des différents guides de coupe dans la prothèse totale de genou basée sur les PROMs : une étude prospective à partir du registre RENACOT
Orateur(s) : Pierre-Alban Bouche (Paris)11h27 / 11h34Afficher abstract
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-168
Évaluation de l’impact des différents guides de coupe dans la prothèse totale de genou basée sur les PROMs : une étude prospective à partir du registre RENACOT
Pierre-Alban Bouche* 1, Sophie Putman1, Antoine Poichotte1, Alexandre Poignard1, Christian Delaunay1, Stéphane Boisgard1
1RENACOT, Paris, France
Introduction : L’alignement des composants tibiaux et fémoraux d’une prothèse totale de genou (PTG) joue un rôle clé dans le succès de cette chirurgie. Un défaut d’alignement des PTG peut favoriser un descellement prématuré ou altérer la fonction finale. Actuellement, cinq guides de coupe existent : les guides de coupe mécaniques, les guides de coupe spécifiques au patient (Patient Specific Instrumentation, PSI), la navigation, la robotique et les prothèses sur mesure. De nombreux essais thérapeutiques ou méta-analyses ont comparé deux à deux ces différents guides de coupes avec des résultats parfois contradictoires. Néanmoins, aucune étude n'a comparé simultanément l’ensemble de ces 5 techniques. L’objectif de ce travail était de comparer les résultats subjectifs de ces différents guides de coupe en confrontant leurs Patient Reported Outcomes Measures (PROMs) sur une période de 6 mois post-opératoire.
Material and methods : Les patients opérés d’une PTG entre mars 2023 et décembre 2024 ont été identifiés dans RENACOT. Un total de 1 774 PTG a été inclus : 1 076 avec guides de coupe mécaniques (60,7%), 337 avec robots (19,0%), 227 naviguées (12,8%), 111 PSI (6,2%) et 23 (1,3%) PTG sur mesure. L'âge moyen de la population était de 70,9 (DS, 8,9) ans, 62,8% (1 114/1 774) des patients étaient des femmes et l'indice de masse corporelle (IMC) moyen était de 29,5 (DS, 5.5) kg/m2. Les PROMs collectés était le Knee injury and Osteoarthritis Outcome Score (KOOS-PS), le Forgotten Joint Score (FJS) et l’Oxford Knee Score (OKS) à J14, 3 mois et 6 mois post-opératoires.
Results : A J14, 17% (302/1 774) des patients avaient complété les scores : 189 (17,6%) dans le groupe mécanique, 59 (17,5%) dans le groupe robot, 30 (13,2%) dans le groupe navigation, 19 (17,1%) dans le groupe PSI et 5 (21,7%) dans le groupe prothèse sur mesure. Le groupe navigation (26,8 [DS, 9,2]) obtenait un score OKS significativement plus élevé comparé au groupe mécanique (21,9 [DS, 8,5], p<0,01), au groupe robot (21,5 [DS, 8,2], p=0,01) et au groupe PSI (20,5 [DS, 9,1], p=0,02).
A 3 mois, 13,5% (240/1 774) des patients avaient complété les scores : 143 (13,3%) dans le groupe mécanique, 51 (15,1%) dans le groupe robot, 28 (12,3%) dans le groupe navigation, 8 (7,2%) dans le groupe PSI et 10 (43,5%) dans le groupe prothèse sur mesure. Aucune différence n’a été observée.
A 6 mois, 7% (124/1 774) des patients avaient complété les scores : 74 (6,9%) dans le groupe mécanique, 20 (5,9%) dans le groupe robot, 20 (8,8%) dans le groupe navigation, 5 (4,5%) dans le groupe PSI et 5 (21,7%) dans le groupe prothèse sur mesure. Aucune différence n’a été observée.
Conclusion : Dans cette étude prospective basée sur les données de RENACOT, aucune différence significative sur le résultat subjectif des interventions basé sur les PROMs n’a été observée entre les différents guides de coupe au décours des six premiers mois postopératoires. Il s’agit de la première étude utilisant la base genou de RENACOT, illustrant tout son potentiel.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Validation des chatbots basés sur l’IA en soins post-opératoires : un cadre rigoureux pour une assistance patient sûre, empathique et cliniquement pertinente
Orateur(s) : Julien Lebleu (BELGIQUE)11h34 / 11h41Afficher abstract
Communications orales
Intelligence artificielle
ABSTRACT N° SOFCOT25-853
Validation des chatbots basés sur l’IA en soins post-opératoires : un cadre rigoureux pour une assistance patient sûre, empathique et cliniquement pertinente
Julien Lebleu* 1, Gabriel Van Fraeyenhoven2, Florian gysen2, Mathieu Joncheere3, Charles-Eric Winandy1, Ward Servaes1, Philippe Vanoverschelde 4, Andries Pauwels1
1moveUP, Bruxelles, 2UClouvain, Louvain la neuve, 3Ugent, 4Hip and Knee Unit, Gent, Belgium
Introduction : La rééducation post-opératoire nécessite un suivi structuré, mais le manque de ressources entraîne des lacunes dans l’accompagnement des patients. Les chatbots basés sur l’intelligence artificielle (IA) offrent une solution évolutive, mais leur intégration clinique repose sur la validation de leur pertinence, sécurité et exactitude.
Cette étude propose un cadre d’évaluation rigoureux pour valider les chatbots utilisant des modèles de langage (LLM) en soins post-opératoires. En évaluant leurs réponses avant leur transmission, nous garantissons leur conformité à des critères de justesse, empathie, sécurité, pertinence et fiabilité.
Material and methods : Un cadre d’évaluation a été développé autour de six dimensions : exactitude, application médicale, fiabilité, empathie, expérience utilisateur et conformité éthique. L’analyse repose sur cinq critères : G-EVAL (précision), intelligence émotionnelle, évaluation de la sécurité, bases de données spécialisées (NarrativeQA, MedQA) et détection des biais.
Le chatbot a été testé sur 6 000 patients opérés d’une prothèse totale de hanche ou de genou, avec comparaison aux réponses de professionnels. Lorsque les données réelles étaient limitées, des interactions simulées ont complété l’évaluation. Les réponses ont été notées (échelle 0–1) et comparées à des seuils définis.
Un mécanisme d’amélioration continue a été intégré : les réponses non conformes déclenchaient une régénération ciblée, ajustant prompt, ton et exactitude factuelle. Des optimisations, telles que la réduction des cycles de régénération, des délais contrôlés et l’intégration du retour des patients, ont affiné progressivement la performance du chatbot.
Results : Les premières analyses montrent que ce cadre différencie efficacement les réponses de qualité, garantissant des messages cliniquement pertinents et empathiques. L’étude en cours suggère que les chatbots validés peuvent améliorer l’accompagnement post-opératoire, réduire la charge des cliniciens et optimiser l’adhésion des patients.
Discussion : Cette méthodologie permet d’établir une validation systématique des chatbots médicaux en fonction de critères cliniques stricts. L’approche adoptée garantit que l’IA ne remplace pas l’expertise humaine mais complète le suivi post-opératoire en améliorant la réactivité et la personnalisation des conseils aux patients.
Conclusion : Ce cadre assure la conformité des chatbots aux normes cliniques et éthiques avant leur intégration hospitalière. Il représente une opportunité pour améliorer la prise en charge post-opératoire et optimiser les ressources médicales.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Discussions avec l'auditoire
11h41 / 11h49
Keynote : Des données aux décisions : le pouvoir de la modélisationÀ l’ère du numérique, les données en santé sont de plus en plus nombreuses, variées et accessibles. Qu’il s’agisse de dossiers médicaux, d’images, de résultats biologiques ou de capteurs connectés, ces informations représentent une ressource précieuse pour mieux comprendre les maladies, anticiper les complications et guider les choix thérapeutiques.
La modélisation permet de faire le lien entre des données complexes et des actions concrètes. Elle repose sur des méthodes statistiques et des approches d’intelligence artificielle qui, bien utilisées, peuvent révéler des patterns, estimer des risques, ou proposer des scénarios personnalisés pour chaque patient.
Cette présentation propose une immersion dans les grandes étapes de cette transformation : depuis la collecte et la structuration des données jusqu’à leur interprétation à des fins cliniques.
Orateur(s) : Olivier Aubert (Paris), Thomas Aubert (Paris)11h50 / 12h10
L'hallucination de l’intelligence artificielle en médecine ; de la confusion au consensus
Orateur(s) : Jules Descamps (Paris)12h10 / 12h17Afficher abstract
Communications orales
Intelligence artificielle
ABSTRACT N° SOFCOT25-1042
L'hallucination de l’intelligence artificielle en médecine ; de la confusion au consensus
Jules Descamps* 1, Diane Ghanem2, Remy, Nizard1, Matthieu Resche-Rigon3, Pierre-Alban Bouché1, Mikael Chelli4
1Orthopedie, Hôpital Lariboisière, Paris, France, 2Orthopedic, John Hopkins, Baltimore, United States, 3SBMI, Université Paris Cité, Paris, 4Orthopedie, ICR Nice, Nice, France
Introduction : L'intégration rapide des grands modèles de langage (LLM) dans le domaine médical soulève des préoccupations majeures concernant leur fiabilité. Malgré leurs performances, ces modèles sont confrontés au phénomène appelé hallucination, anthropomorphisme qui inquiète et apparait comme inévitable. Cette étude a pour objectif d’éclairer comment l'hallucination est définie, interprétée et évitée dans la littérature médicale.
Material and methods : Une revue systématique a été menée sur trois bases de données (Medline, Embase, Cochrane). Les études évoquants les hallucinations des LLM dans un contexte médical ont été incluses. Sur 3 552 articles identifiés, 796 répondaient aux critères d'inclusion. L'extraction des données incluait les modèles utilisés, les cas d'usage, les définitions d'hallucination, les méthodologies d'évaluation et les stratégies d’évitement proposées.
Results : La majorité des études provenaient d'Amérique du Nord (51%) et d'Europe (28%), avec une prédominance de ChatGPT (92,3%). Les applications médicales principales étaient l'aide à la décision (22,5%) et les chatbots destinés aux patients (21%). Les domaines médicaux étudiées étaient majoritairement la radiologie (9,4%), l’orthopédie (6,8%), l’oncologie (6,7%).
Huit cadres conceptuels définissant les hallucinations ont été identifiés, l’erreur factuelle (76%) et la fabrication complète de données (49,5%) étant les plus fréquents. Seuls 27,4% des études distinguaient clairement les hallucinations des autres erreurs d'IA. Aucune définition ne faisait consensus.
Les conséquences potentielles incluaient l'utilisation abusive des LLM (41,1%), la perte de confiance (37,1%), les erreurs dans la décision clinique (23,3%) et les préjudices directs aux patients (19,8%). Les stratégies d'atténuation proposées comprenaient la supervision humaine (61%), l'ajustement des modèles (47%), la génération basée sur des documents (RAG) (25%) et des évaluations des résultats (18%).
Conclusion : Notre analyse propose une définition des hallucinations comme un phénomène où l'IA, utilisée comme base de connaissances, produit des résultats faux avec une confiance élevée. Ces hallucinations sont une conséquence inévitable du paradigme actuel de complétion forcée des LLM. Pour les prévenir, quatre conditions essentielles ont été identifiées : (1) restreindre le modèle aux données explicitement fournies, (2) implémenter des mécanismes d'abstention pour les réponses incertaines, (3) établir des limites contextuelles précises, et (4) maintenir une supervision humaine. Cette approche nécessite une distinction fondamentale entre l'IA comme base de connaissances et l'IA comme outil d'action spécifique.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
The Role of Artificial Intelligence in Pediatric Orthopedic Surgery: Current Applications and Future Perspectives
Orateur(s) : Hedi Atig ()12h17 / 12h24Afficher abstract
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-542
The Role of Artificial Intelligence in Pediatric Orthopedic Surgery: Current Applications and Future Perspectives
Ahmed Mohseni1, Romdhane Denguezli2, Hedi Atig* 1, Nizar aouinti1, Walid Saied1, Sami Bouchoucha1, Mohamed Nabil Nessib1, Mohamed Zairi1
1Orthopedie, hopital Enfants, tunis, 2Orthopedie, hopital SAhloul, sousse, Tunisia
Introduction : Artificial Intelligence (AI) is revolutionizing medical practice, offering new opportunities for diagnosis, treatment planning, and outcome prediction. In pediatric orthopedic surgery, AI-based tools have the potential to improve precision, optimize patient care, and enhance surgical decision-making. This study explores current applications of AI in pediatric orthopedics and discusses future directions
Material and methods : A systematic review of recent literature and ongoing AI-driven innovations in pediatric orthopedic surgery was conducted. We analyzed AI applications in imaging interpretation, predictive analytics, surgical planning, and robotic-assisted procedures. Case studies and real-world implementations were reviewed to assess clinical impact and limitations.
Results : AI has demonstrated significant potential in pediatric orthopedics, particularly in fracture classification and detection , scoliosis assessment, and growth prediction. Machine learning algorithms enhance diagnostic accuracy and automate radiological evaluations. Predictive models assist in forecasting disease progression and surgical outcomes, improving personalized treatment strategies. Robotic-assisted surgery and augmented reality-based navigation systems further contribute to precision and safety in complex pediatric procedures. However, challenges remain, including data availability, ethical concerns, and the need for clinical validation.
Conclusion : AI is transforming pediatric orthopedic surgery, providing enhanced diagnostic tools and innovative treatment approaches. While promising, further research and validation are necessary to integrate AI safely and effectively into routine clinical practice. Multidisciplinary collaboration between orthopedic surgeons, data scientists, and engineers will be essential to harness the full potential of AI in pediatric orthopedic care.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Un Algorithme pour détecter Automatiquement le Stade de Pied Plat grâce au Machine Learning sur Conebeam en Charge
Orateur(s) : François Lintz (Saint-Jean)12h24 / 12h31Afficher abstract
Communications orales
Intelligence artificielle
ABSTRACT N° SOFCOT25-913
Un Algorithme pour détecter Automatiquement le Stade de Pied Plat grâce au Machine Learning sur Conebeam en Charge
François Lintz* 1, 2, Victor Silvinskis2, Tommaso Forin Valvecchi2, Pierre-Henri Vermorel3, Enrico Pozzessere2, Wolfram Grün2, Cesar de Cesar Netto2
1Chirurgie Orthopédique, Ramsay Santé Clinique de l'Union, Saint Jean Toulouse, France, 2Foot and Ankle Division, Duke University, Durham, United States, 3Chirurgie Orthopédique, CHU de Saint Etienne, Saint Etienne, France
Introduction : Le pied plat est multifactoriel, impliquant les os et les tissus mous. La classification PCFD (Progressive Collapsing Foot Deformity) nécessite une évaluation initiale (staging): flexible (stade 1), rigide (stade 2), principalement sur l'examen clinique. Cela reste subjectif, influencé par l'expérience et le patient. Une approche objective sur des données d'imagerie pourrait améliorer sa précision. Des rapports automatisés comprenant de multiples mesures peuvent être générés à partir du conebeam en charge (WBCT) et l'apprentissage automatique (ML) offre une approche pour analyser ces jeux de données complexes. Cette étude vise à évaluer la précision du staging selon la classification PCFD par ML à partir de ces données. posant l'hypothèse d'une concordance avec le staging clinique
Material and methods : Etude rétrospective de 73 pieds. 37 mesures par pied ont été générés par segmentation automatique. Les données démographiques ont également été recueillies. Les données ont été normalisé (moyenne 0, écart-type 1). Une analyse en composantes principales a réduit la dimensionnalité en retenant 17 variables, dont 9 expliquaient 95 % de la variance. Plusieurs modèles ont été testés : régression logistique, random forest, voting classifier et support vector classifier (SVC). Les données ont été divisées pour entraînement (80 %) et validation (20 %). Les modèles ont été évalués par: F1-score, précision, rappel, aire sous la courbe (AUC). Le critère principal était un F1-score supérieur à 0,80.
Results : L'âge moyen était de 59,2 ans ± 15,6, l’IMC moyen de 32,6 kg/m² ± 6,4 et l'alignement (offset pied-cheville-FAO) de 10,6 % ± 4,9. L’étude comprenait 39 flexibles (stade 1) et 34 rigides (stade 2). Après réduction dimensionnelle, le jeu de données contenait 73 lignes et 17 colonnes, dont 6 catégorielles et 11 continues. Le modèle CatBoost présentait la meilleure performance globale, ( F1= 0,84, précision =0,89, rappel=0,80, AUC =0,76). Le modèle SVC affichait la meilleure AUC (0,82) et le meilleur rappel (1,0), suivi par LightGBM et NaiveBayes.
Discussion : Les modèles d'apprentissage automatique permettent un staging du pied plat à partir de mesures WBCT. Cette approche montre une performance élevée des différents modèles, constante lors de la partition des données d’entraînement et des analyses secondaires. Ces résultats indiquent que les mesures 3D issues du WBCT contiennent des informations clés multidimensionnelles exploitables. Les limites de cette étude incluent un petit échantillon de validation, un faible ratio variables/population et l'utilisation de l’examen clinique comme référence.
Conclusion : Le ML pourrait compléter l’évaluation clinique initiale en apportant une validation objective basée sur les données. Des études ultérieures devraient explorer des populations plus vastes avec validation multicentrique.
Conflits d’intérêts :
F. Lintz: Pas de conflit déclaré ,
V. Silvinskis: Pas de conflit déclaré ,
T. F. Valvecchi: Pas de conflit déclaré ,
P.-H. Vermorel: Pas de conflit déclaré ,
E. Pozzessere: Pas de conflit déclaré ,
W. Grün: Pas de conflit déclaré ,
C. de Cesar Netto Consultancy, Expert: CurvebeamAI Paragon28 Ossio Ty-Co Arthrex Smith&Nephew Stryker , Stock shareholder : CurvebeamAI
Discussions avec l'auditoire
12h31 / 12h40
Communication flash
Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-350
Reconstruction de la tubérosité postérieure du calcanéus par allogreffe ensemencée de cellules autologues : À propos d’un cas
Yahia Aloui1, Henri Lelièvre* 1
1Service de chirurgie orthopédique et traumatologique, Hôpital Sud Francilien , Corbeil-Essonnes, France
Your abstract : La reconstruction des pertes de substance osseuse du calcanéum après traumatisme est un défi complexe, surtout en présence d’ulcérations chroniques et d’infections. La technique de membrane induite est couramment utilisée pour les os longs, mais rarement pour la grande tubérosité de calcanéum en raison de ses contraintes anatomiques et biomécaniques. Ce cas clinique illustre une approche innovante en deux temps, associant une allogreffe de tête fémorale et une injection de moelle osseuse autologue pour une reconstruction avec des propriétés biomécaniques similaires à une tubérosité saine.
Material and methods : Un patient de 50 ans, sans antécédents, présentait des douleurs chroniques et une difficulté à la marche après une fracture ouverte infectée du calcanéum, ayant nécessité une résection de la tubérosité postérieure. Un ulcère variqueux chronique proche de la zone atteinte a d’abord été traité par une cure de varices et un traitement anti-œdémateux.
La reconstruction a été réalisée en deux temps selon la technique de membrane induite. Lors du premier temps, un débridement chirurgical et un lavage abondant ont été effectués, suivis de la mise en place d’un spacer en polyméthacrylate de méthyle (PMMA) pour favoriser la formation d’une membrane bioactive et améliorer l’élasticité cutanée. Lors du second temps, après ablation du spacer, l’espace osseux a été comblé par une allogreffe de tête fémorale, perforée pour faciliter la revascularisation et ensemencée par une injection de moelle osseuse autologue. Enfin, une arthroscopie a été réalisée pour lever un conflit antérieur.
Results : À six mois de suivi, le patient présentait une amélioration fonctionnelle notable, avec une dorsiflexion et une flexion plantaire de 10°. La reconstruction a permis de restaurer l’intégrité osseuse et d’autoriser une reprise progressive de l’appui et de la mobilité.
Discussion : Le succès de la reconstruction repose sur les propriétés ostéogéniques, ostéoconductrices et ostéoinductrices du greffon. L’autogreffe reste la référence, mais elle est limitée par la disponibilité et la morbidité du site donneur. Dans ce cas, l’allogreffe a permis une ostéointégration en servant de support pour les cellules osseuses autologues. L’utilisation de la technique de membrane induite pour le calcanéum est peu documentée, et l’usage d’une allogreffe de tête fémorale pour un tel défaut est inédit.
Conclusion : La technique de Masquelet apparaît comme une alternative prometteuse pour la reconstruction du calcanéum, permettant une régénération osseuse et une consolidation stable. L’ensemencement du greffon par des cellules de moelle osseuse autologue a favorisé son intégration. Des études complémentaires sont nécessaires pour évaluer son efficacité à long terme.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-897
Suivi in vivo de l'usure du polyéthylène dans les prothèses totales de cheville par conebeam en charge.
François Lintz* 1, 2, Alessio Bernasconi3, Pierre-Henri Vermorel4, Kris Buedts5, Philippe Beaudet6, Cesar de Cesar Netto2
1Chirurgie , Ramsay Santé, Saint Jean Toulouse, France, 2Foot and Ankle Division, Duke University, Durham, United States, 3Orthopédie, Université de Naples Federico 2, Naples, Italy, 4Chirurgie Orthopédique, CHU de Saint Etienne, Saint Etienne, France, 5Foot Ankle Surgery, Foot Ankle Institute, Bruxelles, Belgium, 6Chirurgie Orthopédique, Clinique Trenel, Sainte-Colombe, France
Your abstract : L’évaluation de l'usure du polyéthylène (PE) dans les Prothèses Totales de Cheville (PTC) repose traditionnellement sur la mesure de la hauteur du PE et des signes indirects tels que la formation de kystes ou le descellement de l'implant sur des radiographies 2D en charge ou des scanners en décharge. Le conebeam en charge (WBCT), couplé au Distance Mapping (DM), offre une méthode volumétrique in vivo permettant de quantifier l'usure du PE dans le temps. L'objectif était d’évaluer l'usure volumétrique du PE par DM chez des patients ayant bénéficié d'une PTC avec suivi longitudinal. L'hypothèse était une diminution progressive du volume de PE et une corrélation avec l'alignement des implants.
Material and methods : Cette étude rétrospective incluait 29 chevilles (16 hommes, âge moyen 57,9 ans ± 10,5, IMC 26,3 kg/m² ± 4,1, offset pied-cheville (FAO) 4,4 % ± 3,2) avec implants SALTO. Deux évaluations par WBCT en charge ont été réalisées à minimum six mois postopératoires, espacées d'au moins deux ans. Les données démographiques, les paramètres d'alignement (Foot Ankle Offset (FAO), rotations et translations 3D) et les résultats cliniques (AOFAS) ont été relevés. Le volume du PE a été mesuré par segmentation et Distance Mapping (Bonelogic®, (Paragon28, USA). Les comparaisons ont été réalisées par T-tests appariés. Les corrélations par Spearman et les différences par Mann-Whitney. Les prédicteurs de l’usure du PE ont été identifiés par régression LASSO, suivis d'une régression multivariée.
Results : Le suivi moyen était de 5 ± 1,5 ans (minimum 2 ans). Le volume moyen de PE était de 3,92 mL ± 1,19 au premier suivi et de 3,86 mL ± 1,13 au dernier, avec une différence moyenne de -0,054 mL ± 0,11 (p = 0,015). L’usure du PE était corrélée avec le positionnement des implants, notamment une corrélation modérée avec la rotation coronale (ρ = -0,59, p < 0,001), la translation médio-latérale (ρ = -0,54, p = 0,002) et la distance tibio-talienne (ρ = 0,59, p < 0,001). Un IMC supérieur à 27 était associé à une usure accrue (p = 0,033). Le mauvais alignement des implants sur le plan coronal (β = −0,021, IC [−0,029,−0,011]), la migration du composant tibial (β = 0,019, IC [0,002,0,063]) et une malrotation axiale (β = −0,007, IC [−0,011,−0,002]) étaient des facteurs favorisant l'usure.
Discussion : Le taux d'usure mesuré (~25 mm³/an) correspond aux estimations précédentes, influencé par le positionnement des implants et l’IMC. L'identification du positionnement précis des implants comme prédicteur d'usure souligne son importance pour la longévité prothétique. Les limites incluent une variabilité du positionnement tibial par rapport au pied causant des valeurs aberrantes, mais n'affectant pas la significativité des résultats.
Conclusion : Cette étude fournit un suivi in vivo de l'usure du PE dans les PTC par la méthode DM sur WBCT. Des études à plus long terme avec protocoles standardisés de positionnement sont nécessaires pour valider ces résultats et établir des seuils cliniques.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts :
F. Lintz: Pas de conflit déclaré ,
A. Bernasconi Consultancy, Expert: CurvebeamAI, , Stock shareholder : CurvebeamAI,
P.-H. Vermorel: Pas de conflit déclaré ,
K. Buedts: Pas de conflit déclaré ,
P. Beaudet Stock shareholder : CurvebeamAI, Clinique Trenel,
C. de Cesar Netto Consultancy, Expert: CurvebeamAI Paragon28 Ossio Ty-Co Arthrex Smith&Nephew Stryker , Stock shareholder : CurvebeamAI
Communication flash
Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-504
La ténorraphie percutanée dans les ruptures fraîches du tendon calcanéen : à propos de 60 cas
Hadia Haouari* 1, Lyes Ait El Hadj1, Abdesselam Benamirouche1, Mustapha Yakoubi1
1Chirurgie orthopédique, Hopital Benaknoun, Alger, Algeria
Your abstract : La rupture du tendon calcanéen est une des lésions les plus fréquentes en pathologie du sport, si le diagnostic de la lésion est aisé, son traitement prête aujourd'hui encore à controverse. Les deux méthodes thérapeutiques principales sont le traitement conservateur et le traitement chirurgical à ciel ouvert. Dans le but de minimiser leurs complications, des techniques mini-invasives de ténorraphie percutanée ont été proposées dont les résultats sont encourageants.
Material and methods : Il s'agit d'une étude rétrospective d'une série de cas de rupture sous cutanée du tendon calcanéen s’étalant de 2018 au mars 2023 concernant 60 patients ; 08 femmes et 52 hommes avec un âge moyen de 40 ans. La cause principale était un accident de sport dans 48 cas. Le diagnostic était évident à l'examen chez tous les patients. Tous les patients ont bénéficié d'une radiographie standard de la cheville confirmée par l’échographie.
Results : Une ténorraphie percutanée a été pratiqué chez tous les patients. Le recul moyen est de 38 mois, nous avons noté une reprise des activités professionnelles effective en moyen 90 jours après l'intervention et celle des activités sportives à 6 mois en moyenne. L’état cutané local a été jugé bon dans tous les cas. Par ailleurs les complications ont été marquées par un cas de sepsis superficiel traité par antibiothérapie adaptée après antibiogramme, un cas de rupture secondaire reprise à ciel ouvert, et absence de complication thromboembolique ou neurologique.
Discussion : Alliant simplicité du traitement orthopédique et fiabilité du traitement chirurgical conventionnel, la ténorraphie percutanée représente une technique de choix qui permet l'obtention d'excellents résultats au prix d'une intervention rapide. Cette méthode assure des résultats au moins équivalents à la chirurgie sans en avoir les inconvénients, c'est un geste simple rapide, facile à réaliser et ne provoque pas de complications cutanées significatives avec un risque de rupture itérative à peine supérieur à celui de la chirurgie à ciel ouvert, en plus de la supériorité du traitement percutané sur le plan esthétique.
Conclusion : Cette méthode est simple, efficace, peu coûteuse, facilement transmissible aux plus jeunes et permet d’obtenir des résultats satisfaisants dans la prise en charge des ruptures aiguës du tendon d’Achille.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-1006
Résultats du traitement chirurgical des fractures de la pince malléolaire avec vis de syndesmodèse à propos de 174 cas
Mohamed Abid* 1, Mohamed Sadok Chtai1, Alaeddine Jellali1, Mourad MTAOUMI1, Mahmoud Ben Maitigue1, Karim Bouattour1, Mohamed Ali Khalifa1
1orthopédie, CHU Sahloul, Sousse, Tunisia
Your abstract : L’utilisation du vissage syndesmotique transitoire comme technique de référence demeure controversée. Cette étude a pour objectif d'évaluer les résultats radio-cliniques à moyen et long terme de cette technique.
Material and methods : Une étude rétrospective a été menée sur 174 patients ayant subi une ostéosynthèse pour fractures malléolaires intertuberculaires et sus-tuberculaires entre janvier 2017 et mars 2023. La vis de syndesmosdèse a été posée en cas de test de Cotton positif ou de diastasis radiologique. Les résultats cliniques ont été mesurés via la mobilité et le score AOFAS, tandis que les résultats radiologiques ont été évalués par l’identification du diastasis radiologique, défini par un espace clair supérieur à 5 mm. Nous avons comparé les résultats avec et sans vis dans les groupes de fractures intertuberculaires et sus-tuberculaires.
Results : L'âge moyen des patients était de 52 ans. Le délai moyen de retrait de la vis était de 62 jours. Le vissage transitoire a été réalisé chez 53 patients (30,5 %). Les patients avec diastasis radiologique préopératoire ont montré des résultats fonctionnels significativement moins favorables (score AOFAS : 80,1 contre 95 ; P = 0,01). Un diastasis récurrent a été observé chez 10 patients (18,9 %) après ablation de la vis.
Pour les fractures intertuberculaires, le vissage a été utilisé dans 24 cas (18,6 %). Les scores AOFAS moyens étaient de 93,7 et 91,3 pour les groupes sans et avec vissage, respectivement (P = 1,51). Le diastasis postopératoire était de 23 % dans le groupe sans vissage et 16 % dans le groupe avec vissage. Pour les fractures sus-tuberculaires, le vissage a été réalisé dans 29 cas (64,4 %). Les scores AOFAS postopératoires étaient respectivement de 81,3 et 90,3 pour les groupes sans et avec vissage, avec une différence significative (P = 0,004).
Discussion : Les résultats sont favorables pour les fractures intertuberculaires et sus-tuberculaires, bien que le taux de diastasis récurrent observé soit plus élevé que dans la littérature. L’origine de ce diastasis reste floue. Dans notre série, une erreur technique et le délai de retrait relativement court peuvent constituer des explications possibles.
Pour les fractures intertuberculaires, aucune différence significative n’a été observée avec ou sans vis syndesmotique, probablement en raison de l'atteinte partielle des ligaments tibio-fibulaires distaux. En revanche, pour les fractures sus-tuberculaires, l’utilisation de la vis a amélioré les résultats cliniques et radiologiques. Un diastasis résiduel était associé à de mauvais résultats cliniques dans les deux groupes.
Conclusion : La vis syndesmotique transitoire offre de bons résultats cliniques et radiologiques dans le traitement des lésions aiguës de la syndesmose. Toutefois, le taux élevé de diastasis récurrent après son retrait soulève des questions quant à la nécessité et au timing de cette ablation.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts :
M. Abid: Pas de conflit déclaré ,
M. S. Chtai ,
A. Jellali: Pas de conflit déclaré ,
M. MTAOUMI: Pas de conflit déclaré ,
M. Ben Maitigue: Pas de conflit déclaré ,
K. Bouattour: Pas de conflit déclaré ,
M. A. Khalifa: Pas de conflit déclaré
Communication flash
Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-785
Les pratiques dans la chirurgie de l’Hallux Vagus
Dhia Eddine Bouzrara* 1, Rim Dhahri2, khaled khelil1, Achref Abdennadher1, Hedi Gharbi1, Rabie Ayari1, Talel Znagui1, khalil Amri1
1Service de chirurgie orthopedique et traumatologique , 2Service Rhumatologie , Hopital militaire principal d'instruction de Tunis , Tunis, Tunisia
Your abstract : L’hallux valgus est une déformation fréquente de l’avant-pied, d'origine multifactorielle. Sa prise en charge reste controversée en raison de la diversité des techniques chirurgicales disponibles et de l'absence de consensus clair. Cette étude vise à analyser les pratiques chirurgicales actuelles dans la gestion de l’hallux valgus.
Material and methods : Il s'agit d'une étude observationnelle transversale, fondée sur un questionnaire en ligne, auquel ont répondu 105 chirurgiens.
Results : L’objectif principal de la chirurgie est l’amélioration des symptômes, comme le soulignent 41,9 % des chirurgiens. Le choix de la technique opératoire demeure une préoccupation pour 30,5 % des praticiens, qui l’adaptent en fonction de plusieurs critères : le degré de déformation (24,1%), la qualité osseuse (12,5%) et les pathologies associées, telles que l’arthrose ou l’instabilité (12,9%). Les techniques mini-invasives sont utilisées systématiquement par seulement 7,5 % des chirurgiens. L’ostéotomie de Scarf est la technique la plus couramment pratiquée (63,8%), principalement pour les déformations modérées à sévères (56,1%), avec une fixation par vis dans 60,4 % des cas. L’ostéotomie de Chevron, indiquée pour les formes modérées (46,3%), permet la correction du DMAA dans 64,9 % des cas. L’ostéotomie d’Akin, souvent combinée à d’autres techniques (54,2%), consiste en une ostéotomie proximale de la phalange (74,5%). La procédure de Lapidus, privilégiée en cas d’hypermobilité du premier rayon (48,5%), repose sur une arthrodèse du premier TMT (54,2%). La Double Ostéotomie Métatarsienne, utilisée pour les déformations sévères (74,6%), associe une ostéotomie proximale et distale des métatarsiens (59,4%). En déclin, la procédure de McBride Modifiée (22,8%) utilise la résection du sésamoïde latéral (57,1%), et la Résection Arthroplastique Keller, réservée aux patients âgés (34,8%), repose sur l’excision de la phalange proximale (41,9%). La récidive est la complication la plus fréquemment rencontrée (25,7%). Par ailleurs, 70% des chirurgiens estiment que les patients sont adressés trop tardivement à la chirurgie, tandis que seulement 34% se déclarent satisfaits des résultats fonctionnels obtenus.
Discussion : La littérature confirme la prédominance de l’ostéotomie de Scarf pour sa stabilité dans les déformations modérées à sévères. La Chevron, bien que fiable, est moins courante. L’ostéotomie d’Akin est souvent combinée à d’autres techniques. L’arthrodèse de Lapidus progresse pour l’hypermobilité, tandis que la double ostéotomie métatarsienne reste essentielle pour les formes sévères. Les techniques de McBride et Keller sont en déclin.
Conclusion : Cette étude souligne le besoin d’une harmonisation des pratiques chirurgicales pour l’hallux valgus, en s’appuyant sur des classifications validées et des recommandations adaptées. L’amélioration de la formation des chirurgiens est un axe essentiels pour améliorer la qualité des soins et la satisfaction des patients.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Infections
ABSTRACT N° SOFCOT25-255
Integrated Approach: Combining Phage Therapy, Antibiotics, and Aggressive Bone Resection in Treating Multidrug-Resistant Pseudomonas aeruginosa Femoral Osteomyelitis
Coraline Zhiti* 1, Georgia Mitropoulou2, Noémie Boillat Blanco3, Sylvain Steinmetz1
1Orthopédie et traumatologie, 2Pneumologie / Médecine, 3Infectiologie / Médecine interne, CHUV - Centre Hospitalier Universitaire Vaudois, Lausanne, Switzerland
Your abstract : High-energy trauma frequently results in open fractures, predisposing patients to challenging infection complications, including osteomyelitis, despite antibiotic prophylaxis. Pseudomonas aeruginosa is a significant causative agent in such infections and its propensity to develop resistance which limits the choice of antibiotics and contributes to treatment failure. Bacteriophages, viruses capable of targeting bacteria, offer a promising strategy for treating biofilm-associated infections, particularly in the presence of multidrug antibiotic resistance. Additionally, existing literature suggests synergistic and additive effects when combining phages with specific antimicrobials.
Material and methods : A 34-year-old patient sustained a Gustilo 3B open distal femoral fracture and severe soft tissue damage following a traumatic event. Initial management included surgical procedures and the insertion of a knee spacer, with microbiological analysis confirming Pseudomonas aeruginosa infection. Despite aggressive antimicrobial therapy and surgical interventions, including debridement and spacer changes, the infection persisted, leading to femoral osteomyelitis with a fistula.
Subsequent surgical intervention involved extensive debridement, femoral osteotomy, and the creation of a new knee spacer with antibiotic cement. However, microbiological analysis revealed multidrug-resistant Pseudomonas aeruginosa NDM, Enterococcus faecium, Klebsiella pneumoniae ESBL, necessitating adjustment of antibiotic therapy to intravenous imipenem, vancomycin, and aztreonam.
Despite additional interventions, including spacer with antibiotic cement (Gentamicin+ Vancomycin+ Colistin) changes and antibiotic adjustments, the infection persisted. This time, only Pseudomonas aeruginosa NDM was detected, and we initiated antibiotic therapy with Colistin and Daptomycin. Given the lack of improvement despite optimal antimicrobial therapy and source control, bacteriophage screening was performed which allowed to identify a lytic Pseudomonas bacteriophage active against the patient’s strain.
Results : After multidisciplinary discussions, to avoid leg amputation, a new surgical intervention was performed, consisting of distal femoral and proximal tibia osteotomy, and creation of a new armed spacer (Gentamicin, Vancomycin, and Colistin). The patient was treated with aggressive antibiotherapy with Colistin, Daptomycin, and Aztreonam associated with IV administration of a lytic Pseudomonas bacteriophage. At 6 month follow up no recurrence of infection. Dealing with massive bone loss a total knee arthroplasty was performed using a megaprothesis.
Conclusion : The integration of bacteriophage therapy presents a promising approach in the management of complex bone and soft tissue infections, particularly in situations of multidrug resistant bacteria where traditional therapies have failed. Clinical trials are warranted to assess the long-term efficacy and potential complications associated with this novel therapeutic strategy.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Infections
ABSTRACT N° SOFCOT25-426
Antibiothérapie courte vs longue dans la prise en charge des arthrites septiques : Méta-analyse des essais contrôlés randomisées
Freddy Mertens Bombah* 1, 2, Thomas Schubert2, 3, Christine Detrembleur3, Olivier Cornu2, 3
1Département de chirurgie et spécialités/Faculté de médecine et des sciences pharmaceutiques, Université de Douala, Douala, Cameroon, 2Département d'orthopédie et traumatologie, clinique Universitaire Saint Luc, 3Institute of Experimental and Clinical Research (IREC), Université Catholique de Louvain, Louvain, Belgium
Your abstract : La prise en charge de l'arthrite septique est une urgence. Elle consiste en une éradication locale (articulaire) et générale (hématogène)de l’agent causal (bactérie pyogène). L’antibiothérapie est un pilier important. Elle se pratique selon les études pendant une durée courte (moins de 2 à 3 semaines chez l’enfant et 4 à 6 semaine chez l’adulte) ou longue (plus de 3 semaines chez l’enfant et plus de 6 semaine chez l’adulte). Les auteurs ont comparé les résultats d’études randomisées à travers des méta-analyses dans le but de déterminer l’apport de l’antibiothérapie courte par rapport à la longue.
Material and methods : Une recherche exhaustive des bases de données PubMed, Web of Science, Embase, Scopus et Cochrane Library sur les arthrites septiques a été réalisée. La méta-analyse a été réalisée à l'aide de medcalc exprimé en odds ratio. L'hétérogénéité a été testée avec l'indice statistique I².
Results : 6 études contrôlées randomisées ont été retenue sur comparaison antibiothérapie courte vs longue dans la prise en charge de l'arthrite septique. Les résultats des méta-analyses exprimés en Odds ratio révèlent des échecs moins important pour les longues antibiothérapies : court vs long (OR, 1,789 [IC à 95 %, 1,113–2,876] ; p = 0,016). Principalement chez les adultes : court vs long (OR, 1,783 [IC à 95 %, 1,080–2,944] ; p = 0,024). Avec une hétérogénéité faible entre les études (I²<0,001).
Discussion : Aucune méta-analyse sur les études randomisées à propos de la durée (longue vs courte) de l’antibiothérapie dans l’arthrite septique n’a été faites à ce jour. Le biais réside sur la diversité des bactéries et des antibiotiques entre les études. Cependant l'hétérogénéité faible observée parmi les populations de patients et les concepts d’antibiothérapie permet de tirer des conclusions fiables à partir des données disponibles.
Conclusion : Il existe peu d’études probantes de qualité (contrôlé et randomisé) sur la durée idéale de l'antibiothérapie dans l'arthrite septique. Bien que cette dernière, du fait de sa gravité, nécessite une attention particulière.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-969
Les arthroplasties bilatérales simultanées de l'épaule sont-elles suffisamment sûres ?
Étude cas-témoins
Gabriel Pina1, Juan-David Lacouture2, Michel Azar* 3, Christophe Trojani3, Pascal Boileau3
1Orthopedics, Centro Hospitalar Tondela-Viseu, Viseu Dão Lafões, Portugal, 2Orthopedics, Hospital Serena del Mar, Cartagena, Colombia, 3Unité Epaule, ICR, Nice, France
Your abstract : La sécurité des arthroplasties bilatérales simultanées de l'épaule fait encore l'objet de débats.
Objectif : Dans cette étude cas-témoins rétrospective, nous avons comparé la morbidité et la mortalité des patients ayant bénéficié d'une arthroplastie bilatérale simultanée et de ceux ayant bénéficié d'interventions bilatérales séquentielles.
Material and methods : Étude de cohorte rétrospective de toutes les arthroplasties bilatérales de l’épaule (PTE-Bi) réalisées en une temps par un seul chirurgien entre 2007 et 2020. Au total, 16 patients (32 épaules) ayant subi une PTE-Bi simultanée en un temps (groupe PTE-Bi-1) ont été appariés selon l’âge à l’intervention, le sexe, le score ASA et le type de prothèse d’épaule (hémi, totale ou inversée) à 32 patients (64 épaules) ayant subi une PTE-Bi séquentielle avec minimum 6 mois entre les deux interventions (groupe PTE-Bi-2). Le critère d’évaluation principal était l’évaluation des complications peropératoires ou postopératoires, le recours à une transfusion sanguine et le taux de réadmission. Les critères d’évaluation secondaires étaient les résultats cliniques et subjectifs. Le suivi moyen était de 25 mois (extrêmes : 24-36 mois) dans le groupe PTE-BI1 et de 36 mois (intervalle :24-94 mois) dans le groupe PTE-Bi-2.
Results : La mortalité à 90 jours était de 0 % dans les deux groupes. Dans le groupe PTE-Bi-1, l'âge moyen était de 70 ± 6 ans, avec 75 % de femmes et 25 % d'hommes ; l'indice de masse corporelle moyen était de 23,9 ± 3,6 et 38 % étaient ASA 1 et 62 % ASA 2. La durée moyenne d'hospitalisation était de 3,4 ± 3 jours. Aucune complication peropératoire n'a été observée et aucun patient, quel que soit le groupe, n'a subi de transfusion sanguine ni n'a été réadmis dans les 90 jours suivant l'intervention. Une complication neurologique temporaire a été observée chez deux patients : un patient obèse du groupe PTE-Bi-1 présentait une paralysie transitoire du nerf sciatique et un patient du groupe PTE-Bi-2 une paralysie transitoire du plexus brachial. Lors du dernier suivi, les patients PTE-Bi-1 présentaient une amplitude de mouvement finale, une SSV, un score de Constant et un niveau de satisfaction similaires à ceux des patients PTE-Bi-2. Tous les patients PTE-Bi-1 se soumettraient à nouveau à l’intervention en un temps opératoire et la recommanderaient.
Conclusion : L'arthroplastie bilatérale simultanée, réalisée chez des patients sélectionnés (ASA 1 et 2), est aussi sûre et efficace qu'une arthroplastie bilatérale séquentielle. Les résultats cliniques et la satisfaction des patients sont équivalents pour les arthroplasties bilatérales simultanées et séquentielles.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts :
G. Pina: Pas de conflit déclaré ,
J.-D. Lacouture: Pas de conflit déclaré ,
M. Azar: Pas de conflit déclaré ,
C. Trojani: Pas de conflit déclaré ,
P. Boileau Consultancy, Expert: Troneir-Wright-Stryker, Patent or product inventor: Tornier-Wright-Stryker
Communication flash
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-1057
Reconstruction ligamentaire « Box-loop » dans les luxations chroniques du coude
Bernard Hollier-Larousse* 1, Charles Thery2
1Orthopédie, APHP Raymond Poincaré, Garches, 2Orthopédie, APHP Ambroise Paré, Boulogne, France
Your abstract : Les luxations chroniques du coude définies par l'absence de réduction après 3 semaines sont des situations rares qui constituent un défi chirurgical important. En effet, la réduction sanglante est difficile et le chirurgien est ensuite confronté à la nécessité de stabiliser de manière fiable l'articulation sans risquer d'entraîner une raideur définitive du coude.
Nous rapportons dans cette étude notre expérience sur 2 cas récents de luxation chronique de coude traités par réduction sanglante et par reconstruction ligamentaire des 2 plans ligamentaires en cadre selon la technique " box-loop " décrite par Finkbone et al., en 2015.
Material and methods : Suivi rétrospectif de 2 patients opérés en 2022 et 2023. Le critère de jugement principal est l'évolution du score MEPI (Mayo Elbow Performance Index). On était relevé les mobilités en flexion extension et le score Q-DASH (Quick Disabilities of the Arm, Shoulder and Hand)
Results : Les 2 patients ont récupéré une articulation stable et congruente. Le score MEPI post opératoire est satsifaisant avec une moyenne à 82,5 sur 100. Les amplitudes articulaires ont augmenté avec un secteur de mobilité moyen pré-opératoire de 30° contre 100° en post-opératoire.
Discussion : La technique " box loop" a été décrite pour la première fois en 2015 et 2 autres études l'ont évaluée dans le traitement des laxités médiales et latérales. À notre connaissance, seule une série indonésienne de 6 cas a proposé cette technique dans les situations de luxations chroniques avec des résultats similaires aux nôtres. L'équipe américaine de la Mayo de Shawn W. O'Driscoll a publié la plus grande série de 32 cas avec une technique de retente des plans ligamentaire sans avoir recours à une ligamentoplastie
Conclusion : La technique de reconstruction " box-loop" nous paraît adaptée en termes d'efficacité et de simplicité pour prendre en charge les luxations chroniques. Elle a permis, dans notre expérience, de débuter une rééducation précoce afin d'améliorer les mobilités post-opératoires sans compromettre la stabilité du coude.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-789
Latarjet Procedure For Chronic Anterior Shoulder Instability: Current Perspectives
Mohamed Achraf Ferjani* 1, Hedi Belhassen1, Mohamed Taghouti1, Maher Barsaoui1
1Orthopedic Department , El Manar University, Tunis, Tunisia
Your abstract : Chronic anterior shoulder instability is a common clinical problem. While arthroscopy has become
increasingly popular, the open Latarjet procedure remains a viable option for addressing this condition.
The primary objective of our study was to evaluate the functional and anatomical outcomes of this
surgical technique and to examine factors that may influence its effectiveness.
Objectives
The primary objective of our study was to evaluate the functional and anatomical outcomes of this
surgical technique and to examine factors that may influence its effectiveness.
Material and methods : Weconducted a retrospective study of 40 patients who underwent surgical treatment for chronic
anterior shoulder instability using the Latarjet procedure. Functional outcomes were assessed using the
Duplay functional score, while radiological outcomes were evaluated using anteroposterior and
Bernageau view radiographs.
Results : Atotal of 40 patients were included in our study. The mean follow-up period was 4.5 years (range, 1-9
years). The mean patient age was 24.5 years, with a male-to-female ratio of 9:1. The average number of
prior dislocations was 5.6 (range, 2-16 episodes). At final follow-up, 80% of shoulders were completely
stable, one recurrence was observed, and persistent instability was present in 3% of patients. The mean
Duplay score was 86, with 82.5% achieving excellent or good results. At 4.5 years follow-up, 13% of
patients developed postoperative glenohumeral osteoarthritis stage I or II according to the
Samilson-Prieto classification. One case of nonunion was reported, and there were no cases of graft
migration or intraoperative coracoid fracture. Based on our findings and a review of the literature, we
conclude that the risk of recurrence after a first-time dislocation increases with patient age but decreases
with a longer interval between the initial injury and recurrence. While some authors recommend
immediate surgical stabilization, we advocate for intervention only after a first recurrence in young,
active patients with associated risk factors. Our study also identified predictive factors for
unsatisfactory outcomes following coracoid transfer, including older age at surgery, sedentary lifestyle,
a high number of previous dislocations, and a significant delay to surgery. Therefore, it is important to
consider these factors preoperatively.
Conclusion : The open Latarjet procedure remains a reliable method for treating chronic anterior shoulder instability,
demonstrating low rates of recurrence and loss of mobility, as well as a low arthrogenic potential.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-263
Evaluation of MRI as diagnostic and classification tool for brachial plexus injuries cases.
Yassine Zinelabidine* 1, Zied Mansi 1, Jihed Ben Salah 2, hedhili guedhami3, abderrahmen souid3, hedi rbaii3
1service chirurgie orthopedique , hopital Ibn Jazzar kairouan, 2Service d'Orthopedie et traumatologie , Hopital Ibn Jazzar, 3hopital Ibn Jazzar kairouan, kairouan, Tunisia
Your abstract : The upper extremities are innervated by the brachial plexus. Motor vehicle accidents are major source of injury though sports, radiation injury etc also contribute.
The MRI is important diagnostic tool to classify injuries into preganglionic and post ganglionic injures as well as identify the grade of the
injures and obscure injures related to edema and atrophy of the muscles.
Material and methods : The study was conducted on 30 patients of BPI. Axial T2W , coronal 3D/STIR , coronal T1W , STIR neurography , and DW neurography sequences were done.
Location of injury was identified, whether the injury was at root, trunk, division, cord or terminal branch level and whether it was pre- and/or postganglionic. Further, injury was graded
according to Sunderland classification MRI findings were correlated with clinical examination at the time of injury/MRI and on follow-up at three months.
Results : The correlation between MRI findings and clinical presentation was found to be excellent.
Out of 30 cases, 23 showed total correlation, while partial correlation was observed in seven cases. Among the patients, six demonstrated complete recovery, six showed partial recovery, three exhibited minimal recovery, and 15 showed no recovery. Notably, patients
with lower grades of injury (grade I/II) tended to show complete recovery, whereas those with higher grades and extensive injury tended to exhibit minimal or no recovery.
Discussion : MRI emerged as a valuable tool for distinguishing between pre- and postganglionic injuries, especially in cases where both types of injuries were present, thus aiding in surgical decision-making. Additionally, detailed examination and diagnostic procedures such as
electromyography (EMG) and nerve conduction velocity studies were instrumental in localizing the level of lesion, assessing severity of axon loss, and monitoring recovery progress.
MRI not only facilitated accurate diagnosis but also influenced treatment decisions, as evidenced by cases where alternative
pathologies were identified, leading to modified treatment approaches.
Conclusion : MRI is very useful in proper diagnosis and assessment of extent of brachial plexus injury helping in deciding treatment (conservative or surgical) and timing of surgery.
MRI also assesses surrounding normal muscles and nerves in terms of their suitability for nerve transfer.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Wrist / Hand
ABSTRACT N° SOFCOT25-207
Fasciotomie percutanée à l'aiguille de la maladie de Dupuytren, une autre procedure plus performante
Ahmed Ould Hennia* 1
1unité de rhumatologie interventionnelle, Centre hospitalier Louis Pasteur, Chartres, France
Your abstract : La maladie de Dupuytren (MDD) est une prolifération fibreuse rétractile de la paume de la main et des doigts, responsable de la formation des nodules et des brides entraînant une flexion progressive et irréductible d'un ou plusieurs doigts. Son traitement repose sur l'aponévrectomie chirurgicale, la fasciotomie percutanée à l'aiguille (FPA) ou la collagénase de Clostridium histolyticum (CCH).
Traditionnellement, la FPA est réalisée avec une aiguille 25 G, comme préconisée par son inventeur, le Dr Lesrumeaux. Cependant, nous utilisons depuis plus de 25 ans une aiguille 18 G soutenue par un porte-aiguille, technique que nous détaillons ici.
Material and methods : Matériel :
• Aiguille 25 G, aiguille 18 G,
• Seringue de 10 cc,
• Lidocaïne 1 %, corticoïdes,
• Compresses, antiseptique,
• Attelle de Zimmer, gants stériles,
• Echographe avec sonde haute fréquence.
La FPA 18 G est réalisée en ambulatoire sous contrôle échographique. Après un bilan clinique et échographique pré-opératoire identifiant le cordon rétracté (CR) et les structures neurovasculaires, le patient est installé en position assise face à l'opérateur. Une cartographie échographique précise est réalisée.
Après asepsie rigoureuse et anesthésie locale depuis l'origine du cordon souvent à l'insertion du long palmaire, l'aiguille 18 G est introduite perpendiculairement au CR. Son biseau permet une microdissection des bandes fibreuses longitudinales, transversales et sagittales. Une fois la dissection obtenue, une extension passive du doigt est appliquée jusqu'à rupture du cordon. Un stéroïde retard est injecté dans les zones disséquées. Enfin, un pansement sec et une attelle de Zimmer maintenant le doigt en extension pendant une semaine sont mis en place.
Results : • Disparition de la flexion dans plus de 90-95 % des cas.
• Pour les formes sévères (>10 ans d'évolution), persistance d'une faible rétraction <10 %.
Discussion : La fasciectomie chirurgicale, bien que considérée comme l'étalon-or, présente un taux de complications élevé (4 % à 39 %) incluant retard de cicatrisation, infection et lésions neurovasculaires (Penseur, 2010).
Les alternatives mini-invasives, FPA et CCH, offrent de meilleurs profils de tolérance. La FPA 18 G semble supérieure à la CCH en termes de réduction de la flexion et de diminution des récidives, bien qu'associée à une légère augmentation des effets secondaires.
Aucune publication ne décrit notre technique. L'utilisation d'un porte-aiguille permet une orce et une précision accrue et une véritable microdissection du CR.
Conclusion : La FPA 18 G soutenue par un porte-aiguille et contrôlée échographiquement semble plus précise, sûre et plus fiable que la CCH, et moins d'effets secondaires que la chirurgie. Des études comparatives avec la FPA 25 G seraient nécessaires pour valider ces résultats et optimiser la prise en charge des patients.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Wrist / Hand
ABSTRACT N° SOFCOT25-605
Luxation perilunaire du carpe , à propos de 38 cas
Mohammed Yacef* 1, Kamel Achour 1, Lakhdar anis Hassam1, Rachid Azoug1, Abdelhalim Ouldrouis1, Reda Harrar1
1Orthopedie , Ehs salim zemirli , Alger , Algeria
Your abstract : Les luxations et fractures-luxations périlunaires du carpe sont des traumatismes rares mais graves, souvent liés à des mécanismes à haute énergie (chutes de hauteur, accidents du travail). Leur diagnostic peut être retardé en raison d’une présentation clinique parfois discrète, ce qui compromet le pronostic fonctionnel.
Material and methods : Nous avons mené une étude rétrospective sur 38 patients traités pour luxation ou fracture-luxation périlunaire du carpe entre février 2012 et octobre 2022. Les critères d’inclusion comprenaient les patients de plus de 15 ans présentant une luxation ou fracture-luxation fermée ou ouverte, diagnostiquée et prise en charge chirurgicalement. Les critères d’exclusion incluaient les patients ayant des dossiers incomplets ou perdus de vue. Les données recueillies incluaient :
Les caractéristiques épidémiologiques . Les éléments cliniques et radiologiques. La prise en charge thérapeutique . L’évolution postopératoire et les complications.
Results : Épidémiologie : L’âge moyen des patients était de 28 ans (18-64 ans), avec une nette prédominance masculine (100 %). La majorité des patients exerçaient un travail manuel (76,3 %), et les accidents du travail représentaient 44 % des cas.
Délai de consultation : 92 % des patients ont consulté en urgence dans les 48 heures suivant le traumatisme.
Classification des lésions : 68 % des cas étaient des fractures-luxations trans-scapho-périlunaires, tandis que 26 % étaient des luxations périlunaires pures.
Traitement :
Une tentative de réduction orthopédique a été réalisée chez tous les patients, avec un échec dans 78 % des cas.
Un traitement chirurgical à foyer ouvert a été nécessaire chez 94 % des patients, avec une voie d’abord dorsale privilégiée dans 36 cas (94 %).
La stabilisation interne a reposé sur le brochage scapho-lunaire et triquétro-lunaire.
L’immobilisation post-opératoire a duré en moyenne six semaines, suivie d’une rééducation.
Complications et résultats fonctionnels : Le suivi moyen était de 12 mois. Une raideur modérée du poignet a été observée chez 42 % des patients.
Une arthrose radio-carpienne a été notée chez 18 % des patients à un an de suivi.
Discussion : Les luxations périlunaires du carpe sont souvent méconnues et sous-diagnostiquées aux urgences. Leur prise en charge repose sur une réduction anatomique et une stabilisation efficace pour prévenir les séquelles fonctionnelles. Nos résultats montrent qu’une chirurgie précoce associée à une immobilisation de courte durée et une rééducation précoce permet de limiter la raideur articulaire et d’améliorer les résultats fonctionnels. Toutefois, malgré une prise en charge adaptée, le risque d’arthrose reste significatif.
Conclusion : Le diagnostic précoce et la prise en charge chirurgicale rapide des luxations périlunaires du carpe sont essentiels pour optimiser les résultats fonctionnels. Une meilleure sensibilisation des urgentistes et des radiologues est nécessaire pour éviter les diagnostics tardifs et améliorer le pronostic des patients.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : Yes
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Wrist / Hand
ABSTRACT N° SOFCOT25-688
Réduction par manœuvre externe dans le cadre des fractures de l'extrémité inférieure du radius chez les personnes de plus de 75 ans : à propos de 164 patients
Valentin Kamali* 1, Ludovic Labattut1
1chirurgie orthopédique , chu Dijon, Dijon, France
Your abstract : Les fractures distales du radius sont fréquentes après 75 ans en raison de l’ostéoporose et des troubles de l'équilibre. La réduction initiale par manœuvre externe (ME) suivie d’une immobilisation plâtrée est fréquemment choisie, mais elle est associée à un taux élevé de déplacement secondaire (DS). L'objectif principal de cette étude est d’évaluer le taux de DS après réduction par manœuvre externe et d’identifier les facteurs radiographiques et épidémiologiques associés.
Material and methods : Étude rétrospective monocentrique incluant 164 patients de plus de 75 ans, traités entre janvier 2015 et mai 2023 par réduction externe initiale. Les critères d’inclusion comprenaient une fracture fermée du radius distal traitée orthopédiquement après validation en staff, avec suivi radiographiques complet à J7–J21 (T2) et entre J45 et 3 mois (T3). Les paramètres radiographiques évalués étaient l'index radio-ulnaire (IRU), la hauteur radiale, l’inclinaison radiale et l’orientation sagittale (bascule dorsale). Les mesures ont été réalisées par double lecture à l’aide du logiciel PACS. Les données ont été analysées statistiquement avec JASP.
Results : Sur les 164 patients inclus (âge moyen : 85,3 ans, 150 femmes et 14 hommes), 109 (65,66 %) ont présenté un déplacement secondaire (DS). Après réduction initiale, les gains radiographiques moyens étaient de 59,8 % pour l’inclinaison radiale, 40,4 % pour la version de la glène radiale, 46,5 % pour la longueur radiale et 24,8 % pour l’IRU. Toutefois, lors du suivi entre J45 et 3 mois, des pertes significatives ont été observées : 32,0 % d’inclinaison radiale, 42,3 % en version sagittale, 30,2 % pour la longueur radiale et 38,9 % pour l’IRU.
Discussion : Malgré une réduction initiale adéquate, le déplacement secondaire reste fréquent, particulièrement chez le patient âgé ostéoporotique. Les facteurs radiographiques initiaux tels que l'IRU >2mm, la bascule dorsale de la glène radiale >20 degrés marquée semblent fortement corrélés à un déplacement secondaire. Ces résultats sont en accord avec la littérature existante indiquant un déplacement secondaire dans 50 à 60 % des cas chez les sujets âgés.
Conclusion : Chez les sujets âgés de plus de 75 ans, la réduction initiale externe permet d’obtenir temporairement de bons critères radiographiques. Cependant, elle ne prévient pas efficacement le déplacement secondaire à moyen terme. Une stratégie thérapeutique adaptée aux caractéristiques individuelles des patients semble nécessaire.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : Yes
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-250
Sacro-iliite infectieuse chez l'enfant: à propos de 5 cas
Ahmed El Mouloua* 1, 2, Amine EL KHASSOUI1, 2, Tarik SALAMA1, 2, El mouhtadi AGHOUTANE1, 2, Redouane EL FEZZAZI1
1Orthopédie et traumatologie pédiatrique, CHU Mohamed VI , 2Laboratoire de recherche l'enfance, la santé et le développement durable , Université Cadi Ayyad, Marrakech, Morocco
Your abstract : La sacro-iliite infectieuse (SII) est une affection rare, elle représente 1 à 5% des arthrites infectieuses. Les signes cliniques, parfois trompeurs, peuvent orienter à tort le praticien vers une pathologie rachidienne ou viscérale. L’objectif de notre travail est de décrire les différents aspects épidémiologiques et cliniques de la SII, les moyens diagnostiques et la stratégie thérapeutique à adopter.
Material and methods : Nous avons menée une étude rétrospective analytique observationnelle sur une durée de 10ans allant de janvier 2014 au décembre 2024 au service d’orthopédie et traumatologie pédiatrique.
Results : L’âge moyen de nos malades était de 10.6ans. On a noté une légère Prédominance masculine (3/5). Le motif de consultation était principalement une boiterie fébrile (n=4), une lombo-sacralgie (n=1), avec notion de traumatisme pour 3 cas. Le diagnostic a été posé en éliminant les fractures et les infections ostéo-articulaires de la hanche en réalisant des radios (n=5), échographies des hanches (n=3), TDM (n=3) et IRM (n=1), et biologiquement par une élévation de la CRP chez tous les patientes d’une moyenne de 48.2 et une hyperleucocytose.Une antibiothérapie à l’amoxicilline acide-clavulanique a été débuté chez tous les patients à dose de 150 mg/kg/jour pour une durée moyenne d’hospitalisation de 11.4 jours avec une amélioration clinico-biologique. Tous nos malades ont bien répondu au traitement proposé, aucune récidive n’a été observée.
Conclusion : Vu sa rareté, la sacro-iliite infectieuse est difficile à diagnostiquer et doit être évoquée devant toute boiterie aiguë fébrile; des examens radiologiques et biologiques, mettant en évidence le syndrome infectieux orientent le diagnostic.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-871
Les facteurs de risques sont-ils suffisants pour le dépistage de la luxation congénitale de la hanche ?
Rim Boussetta1, Ahmed Msakni1, mohamed Nizar aouinti* 1, ahmed amine mohseni1, walid saied1, sami Bouchoucha1, Mohamed Nabil Nessib1, mohamed zairi1
1service d'orthopédie pédiatrique, hôpital d'enfant Béchir Hamza, Tunis, Tunisia
Your abstract : La découverte tardive de la luxation congénitale de la hanche (LCH), est un problème de santé publique vu les conséquences sur le pronostic fonctionnel de l’enfant et le coût de soins élevé. Les facteurs de risques de cette pathologie représentent la pierre angulaire du dépistage à la naissance. Cependant le taux des LCH découvertes après l’âge de la marche reste important
objectif de notre travail: Vérifier si les facteurs de risque de la LCH sont présents chez les patients présentant une LCH négligée
Material and methods : Etude monocentrique, rétrospective et descriptive de janvier 2015 à décembre 2020
Critères d’inclusions : LCH découverte après l’âge de la marche
Critères de non-inclusions : les luxations de la hanche dans le cadre :
Maladie neurologique
Syndrome poly malformatif
Maladie osseuse constitutionnelles, syndrome de Marfan, Ehlers-Danlos.
Nous avons relevé les caractéristiques épidémiologiques des patients, l’âge de découverte, la présence ou non de facteur de risque.
Results : Nous avons colligé 74 patients, l’âge moyen de découverte était de 2ans et 8 mois, 64% des patients était des filles, la présentation céphalique lors de l’accouchement était de 54%. Seulement 5 patients avaient des antécédents familiaux de LCH, 50% des mères étaient primipares, seulement 5.4% des patients étaient macrosome à la naissance et aucun patient n’avaient de déformations associées à la naissance.
Conclusion : Plus de la moitié des patients avec une LCH de découverte tardive n’avaient que le sexe féminin comme facteur de risque. Le risque de passé à coté d’une LCH est plus fréquent car ils ne représentent pas une population à risque. L’examen des hanches à la naissance risque d’être moins minutieux voir totalement omis chez cette population.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-878
Quelles particularités des arthrites septiques sans fièvres chez la population pédiatrique
Rim Boussetta* 1, mohamed Nizar aouinti1, Oussema Hamdi1, ahmed amine mohseni1, saied walid1, sami Bouchoucha1, mohamed zairi1, Mohamed Nabil Nessib1
1service d'orthopédie pédiatrique, Hôpital d'enfant Béchir Hamza, Tunis, Tunisia
Your abstract : Les arthrites septiques (AS) sont plus fréquentes chez l’enfant, le tableau clinique évocateur est fait d’impotence fonctionnelle aigue dans un contexte fébrile.
Ces dernières années, nous avons remarqué des tableaux cliniques atypique, notamment l’absence de fièvre.
Objectif
Définir les particularités des Arthrites septiques apyrétiques.
Material and methods : Il s’agit d’une étude rétrospective de 2020 jusqu’à2024.
Nous avons inclus toutes les arthrites septiques avec une température inférieure à 37.5 à l’admission
Nous avons étudié les caractéristiques épidémiologiques de ces patients, la localisation de l’arthrite, le bilan inflammatoire initiale, l’imagerie et le germe.
Results : Nous avons colligé 42 cas d’arthrite apyrétique soit 38.5% de toutes les AS.
L’âge moyen était de 40 mois [2jours-10ans], neuf patients ont eu une antibiothérapie préalable, et deux des anti-inflammatoires, le délai moyen entre le début de la symptomatologie et la consultation était de 7 jours environ. Tous les patients avaient une Impotence fonctionnelle.
Le taux des globules blancs moyen était de 12822 éléments, les PNN : 6907, la CRP moyenne était de 62, et la VS était de 53, treize patients avaient bilan inflammatoire initial négatif
Quatorze patients avaient des anomalies radiologiques, dont 5 luxations septiques de la hanche.
Conclusion : L’absence de fièvre dans l’AS se voit surtout chez le nourrisson, ou en cas d’antibiothérapie préalable. Un syndrome inflammatoire biologique est généralement présent mais n’est pas constant. Les lésions osseuses sont fréquentes du au retard diagnostique.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-629
Évolution de l'arthroplastie de la hanche avant l'âge de 20 ans au cours de la dernière décennie en France : Analyse de la base de données nationales PMSI
Galdéric Roblot* 1, Ariski Taleb2, Patrice Mertl1, François Deroussen Deroussen3, Richard Gouron3, Céline Klein3
1orthopédie traumatologie, 2CHU Amiens, Amiens, France, 3chirurgie pédiatrique, CHU Amiens, Amiens, France
Your abstract : L’arthroplastie de hanche (ATH) est une chirurgie courante dont la fréquence continue d’augmenter dans la population générale. Cependant chez les moins de 20 ans, cette intervention est extrêmement rare. Cette étude vise à analyser les tendances d’incidence et les étiologies associées à l’ATH chez les patients de moins de 20 ans sur la période 2014–2023.
Material and methods : Une étude de cohorte rétrospective a été réalisée à partir de la base de données nationale des séjours hospitaliers couvrant la période de janvier 2014 à décembre 2023. Les patients de moins de 20 ans opérés d’une ATH, ont été identifiés grâce aux codes CCAM associés. Les données extraites étaient l’âge, le diagnostic principal (selon la terminologie ICD-10), le type d’implant et la durée d’hospitalisation. Les taux d’incidence annuels ont été calculés à partir des données de population de l’INSEE. Une analyse de régression de Poisson a évalué les tendances des taux d'incidence annuels sur la période étudiée.
Results : En France avec 1 330 arthroplasties réalisées entre 2014 et 2023, l’ATH représente chez des patients de moins de 20 ans 0,084 % de l’ensemble des interventions. Soit une incidence globale annuelle de 1,5 cas pour 100 000. L’âge moyen était de 16,96 ans (min 10 -max 20 ans). La régression de Poisson n'a démontré aucune tendance significative dans l’évolution de l’incidence (p = 0,904). Outre les diagnostics non précisés (51.35%), l’ostéonécrose était la plus fréquente des étiologies (24.21%), suivie par les séquelles de luxation congénitale (10.98%), l’ostéochondrite (6.62%), l’arthrite juvénile (3.31%) et les tumeurs (2.56%). Les implants étaient majoritairement sans ciment (60,4 %) et simple mobilité (55,4 %). La durée moyenne de séjour était de 6,2 jours.
Discussion : Ces données confirment qu’en France l’incidence de l’ATH chez les moins de 20 ans est faible et stable, contrairement à l’augmentation observée dans la population générale. Elles corroborent le registre australien, dans lequel 0,08 % des ATH concernent ces jeunes patients. Les avancées en matière de diagnostic et de traitement conservateur ainsi que la supposée diminution de l’incidence de l’ostéochondrite, n’ont pas entraîné une diminution notable de la fréquence de ces interventions.
Parmi les forces de cette étude figure l’utilisation d’une base de données nationale de haute qualité, garantissant une représentativité étendue sur une période de 10 ans. Toutefois, la conception rétrospective, la dépendance aux codages, l’absence d’informations cliniques détaillées (fonction post-opératoire, complications) et les diagnostics étiologiques manquants représentent des limites.
Conclusion : En dépit des avancées diagnostiques et thérapeutiques en orthopédie pédiatrique, l’incidence de l’ATH chez les moins de 20 ans en France demeure faible et stable. Des études à long terme, portant notamment sur la survie des implants et les résultats fonctionnels, sont nécessaires pour optimiser les stratégies de prise en charge dans cette population.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-787
Tibialis Posterior Tendon Transfer In Pediatric Paralytic Feet
Mohamed Achraf Ferjani* 1, Mohamed Taghouti1, Yousri Abcha1, Mourad Jenzri1, Khaled Kamoun1
1Kassab Orthopedic Institute IMKO, El manar university , Tunis, Tunisia
Your abstract : The transfer of the posterior tibial tendon to the dorsum of the foot is a commonly performed procedure
in conditions that weaken the dorsiflexor and evertor muscles of the ankle. This transfer helps maintain
a plantigrade and stable foot. However, despite promising clinical results, questions persist as to
long-term efficacy and potential complications, including recurrence or secondary deformity. The aim
of this study was to assess the outcomes of this technique and to clarify its indications.The transfer of
the posterior tibial tendon to the dorsum of the foot is a commonly performed procedure in conditions
that weaken the dorsiflexor and evertor muscles of the ankle. This transfer helps maintain a plantigrade
and stable foot. However, despite promising clinical results, questions persist as to long-term efficacy
and potential complications, including recurrence or secondary deformity.
The aim of this study was to assess the outcomes of this technique and to clarify its indications.
Material and methods : This was a retrospective study of 28 tendon transfers (26 patients) performed between 2007 and 2022 in
the pediatric orthopedics department of the Kassab Institute. All patients were evaluated preoperatively
and postoperatively, with a global classification established according to Kling's criteria.
Results : Atotal of 26 patients were included. The average age at surgery was 11 years. All patients underwent
posterior tibial tendon transfer. Additional procedures were performed in 22 cases of the total
deformities, including gastrocnemius lengthening in 7 cases, Achilles tendon lengthening in 14 cases,
and plantar fasciotomy in one case. After an average follow-up of 31 months, we reported 93% patient
satisfaction with 79% excellent results. Achieving better surgical outcomes was significantly associated
with a posterior tibial muscle strength greater than three. Additionally, we did not find a statistically
significant relationship between age, etiology, deformity severity, and the outcomes obtained. Skin
complications were observed in 10% of the deformities. Furthermore, no other complications were
noted.
Conclusion : It was a simple and effective procedure that corrected the imbalance between foot evertors and invertors
while adhering to the principles of tendon transfer. Studies with longer follow-up found in the literature
suggest that these effects remain stable over time, with a low complication rate.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communication flash
Wrist / Hand
ABSTRACT N° SOFCOT25-667
Transfert tendineux de Zancolli « Lasso » pour la correction de la griffe ulnaire : analyse de (12)douze cas
Lakhdar Anis Hassam1, Kamel Achour1, Mohammed Yacef1, Rachid Azoug1, Leila Nebchi1, Nacer Rouag* 1, Abdelhalim Ould Rouis1, kamal Doulache1, Douadi Alem1, Samir Tebani1, Reda Harrar1
1Orthopedie, EHS SALIM ZEMIRLI, Alger, Algeria
Your abstract : La griffe ulnaire, conséquence d’une paralysie du nerf ulnaire, se manifeste par une hyperextension des articulations métacarpophalangiennes et une flexion des interphalangiennes, entraînant une faiblesse fonctionnelle de la main. Cette déformation compromet la stabilité, la coordination et la synergie des mouvements, altérant ainsi l’usage de la main.
l'objectif étant d'évaluer les résultats fonctionnels et cliniques de la correction de la main en griffe par la technique de transfert tendineux de Zancolli « Lasso » chez 12 patients.
Material and methods : Douze patients (23 doigts) âgés de 15 à 52 ans (moyenne : 32 ans), présentant une griffe ulnaire isolée évoluant depuis en moyenne 36,2 mois, ont bénéficié du transfert tendineux de Zancolli « Lasso ». Cette technique repose sur la réinsertion du tendon du fléchisseur superficiel des doigts (FDS) au niveau de la poulie proximale (A1), en formant une boucle autour de celle-ci. L’évaluation pré- et postopératoire a porté sur la correction de la déformation, la force de préhension, l’amplitude de mouvement et la fonction de la main.
Results : Après un suivi moyen de 18 mois, la correction de la déformation a été obtenue dans 20 des 23 doigts opérés. Trois échecs ont été notés, dont deux au niveau de l’auriculaire. L’un des échecs était associé à une contracture préexistante en flexion de l’articulation interphalangienne proximale. Parmi les 10 patients ayant bénéficié d’une mesure de la force de préhension avant et après l’intervention, aucune amélioration significative n’a été constatée.
Discussion : Le transfert tendineux de Zancolli « Lasso » est une technique de ténodèse dynamique qui permet de restaurer une fonction acceptable de la main en réduisant la déformation en griffe. Son efficacité est cependant limitée en cas de contracture articulaire préexistante. L’absence d’amélioration notable de la force de préhension doit être interprétée en tenant compte de la balance entre correction morphologique et récupération fonctionnelle.
Conclusion : La technique de Zancolli « Lasso » est une procédure simple et sûre, permettant une correction esthétique satisfaisante avec un taux de complications limité. Elle constitue une
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : Yes
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Parrainé par Zimmer Biomet
Workshops validant, réservés aux internes DES inscrits
9h - 10h : Partie théorique ouverte à tous
10h - 11h : workshop session 1 / réservé aux internes sur préinscription (nombre de places limité à 40)
11h - 12h : workshop session 2 /réservé aux internes sur préinscription (nombre de places limité à 40)
12h - 13h: workshop session 3 /réservé aux internes sur préinscription (nombre de places limité à 40)
Besoins du Chirurgien Orthopédiste
Orateur(s) : Bertrand Boyer (Saint-Etienne)11h05 / 11h12Bertrand BOYER (Saint-Etienne FRANCE)
Avis de l’Anesthésiste
Orateur(s) : Marc Garnier ()11h12 / 11h19Marc GARNIER ( FRANCE)
Discussions
11h19 / 11h27
Besoins du Chirurgien Orthopédiste
Orateur(s) : Jean-Marie Philippeau (Saint-Herblain)11h27 / 11h35Jean-Marie PHILIPPEAU (Saint-Herblain FRANCE)
Avis de l’Anesthésiste
Orateur(s) : Mehdi Hafiani ()11h35 / 11h43Mehdi HAFIANI ( FRANCE)
Discussions
Orateur(s) : Christophe Hulet (Caen), Karine Nouette (Bordeaux)11h43 / 11h51Christophe HULET (Caen FRANCE), Karine NOUETTE (Bordeaux FRANCE)
Résultats enquête Sofcot
Orateur(s) : Patrice Mertl (Amiens)11h51 / 12h01
Avis de l’anesthésiste
Orateur(s) : Evelyne Combette (Paris)12h01 / 12h11
Avis du chirurgien Orthopédiste
Orateur(s) : Charles Court (Paris)12h11 / 12h21
Syndrome Hanche-Rachis : Le complexe lombo-pelvien influence-t-il le conflit fémoro-acétabulaire symptomatique ?
Présentation 5 min + discussions 2 min
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-902
Le "Pencil Exercise", une alternative économique au "shoulder pacemaker" dans le traitement de l'instabilité fonctionnelle de l'épaule
Johannes Barth* 1, Philippe Delsol1, Juan Cassinelli1
1centre ostéo-articulaire des Cèdres, Echirolles, France
Introduction : L’instabilité postérieure volontaire de l’épaule est une affection rare, dont la prévalence est comprise entre 0,5 % et 2,6 % chez les jeunes adultes. Le patient peut alors provoquer une luxation ou une subluxation par activation musculaire volontaire. Des études ont montré des résultats soulignant l’importance d’une activation corticale anormale dans cette population et suggérant un traitement physiothérapeutique en première intention.
Indications : Il existe actuellement un large éventail d’options de traitement physiothérapeutique pour cette affection, telles que le renforcement musculaire, la coordination scapulo-humérale et/ou l’activation musculaire par électrodes, toutes avec des résultats acceptables. Une rééducation neuromotrice simple et peu coûteuse repose sur la simplicité d’une approche différente. Nous pensons que la rééducation neuromotrice distale-proximale peut améliorer la fonction musculaire physiologique.
Material and methods : Pour exposer la technique, deux cas sont présentés: une patiente de 18 ans et un patient de 55 ans. L’objectif de l’exercice du crayon est de stimuler le cortex cérébral par des mouvements circulaires avec un stylo entre les doigts, comblant ainsi la stimulation et l’activation volontaires anormales des muscles de l’épaule, permettant au patient de se concentrer uniquement sur les mouvements de la main.
Results : Dans ce cas, nous avons réussi à contourner la stimulation et l’activation volontaires anormales des muscles de l’épaule et à améliorer la fonction physiologique de l’épaule du patient grâce à l’exercice du crayon.
Discussion : Cette technique pourrait être une option efficace pour le traitement de la luxation postérieure volontaire de l’épaule, car elle repose sur la stimulation du cortex cérébral et non sur des interventions physiothérapeutiques ou chirurgicales traditionnelles. Il est important de noter que des recherches supplémentaires sont nécessaires pour valider les résultats de cette technique et déterminer son efficacité à long terme.
Conclusion : La rééducation motrice utilisant le "Pencil Exercise" est une solution efficace dans le traitement de l'instabilité postérieure fonctionnelle de l'épaule
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-373
Évaluation clinique des patients opérés d’une épaule douloureuse instable à plus de 4 ans de recul.
Marine Gabai* 1, Claire Bastard1, Geoffroy Nourissat2
1Hôpital Saint Antoine, 75012, 2Clinique des Maussins, 75019, France
Introduction : L’épaule douloureuse instable correspond à une épaule douloureuse chronique lors de la pratique sportive ou lors d’un effort, sans luxation ou sensation d’instabilité. L’objectif de notre étude est d’étudier les résultats à moyen terme de la prise en charge chirurgicale de l’épaule douloureuse instable notamment sur la reprise de l’activité sportive, ainsi que les caractéristiques de la population touchée par cette pathologie, et les éventuelles difficultés liées au diagnostic de cette pathologie.
Material and methods : Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique réalisée entre 2012 et 2020. Trente et un patients ont été inclus dont 32 épaules avec un recul minimum de 4 ans (en moyenne 7 ans). Ils ont tous été traité chirurgicalement par réinsertion labrale type Bankart (4 patients présentaient une lésion isolée du labrum postérieur et 28 patients présentaient une lésion isolée du labrum antérieur). Pour chaque patient, nous avons recueilli, la reprise sportive, la douleur post opératoire, la récupération des amplitudes articulaires et l’existence de signe d’instabilité pouvant remettre en question le diagnostic. En postopératoire, nous avons considéré comme « guéris » les patients qui ne présentaient pas de douleur au sport et au repos. Les patients présentant des douleurs lors de la pratique sportive ont été considérés comme « non guéris » par la chirurgie et les patients présentant des douleurs au repos et/ou des sensations d’instabilité et/ou des luxations comme sortant du cadre pathologique de l’épaule instable et douloureuse.
Results : Quarante-quatre pourcent des patients ont maintenu leur activité sportive (n=12), 33% des patients ont diminué leur activité sportive (n=9) et 22% ont arrêté leur pratique sportive (n=6). Douze patients ont été considérés guéris (39%), 11 patients non guéris (35%) et pour 8 patients (26%) nous avons remis en doute le diagnostic initial d’épaule douloureuse instable. Aucune différence fonctionnelle n'a été mise en évidence entre les patients présentant une lésion labrale antérieure ou postérieure.
Parmi les patients étudiés, 80% (n=24) ont récupéré une mobilité complète en postopératoire.
Discussion : Dans notre étude, l’opération de Bankart isolée réalisée pour un diagnostic d’épaule instable douloureuse tel que définie par Boileau et al. a permis la disparition des symptômes chez 39% des patients. Ces résultats sont à opposer à ceux de Boileau qui retrouvait 95% de bons résultats. La disparité des résultats d’une étude à l’autre nous amène à penser qu’il y a une difficulté dans le diagnostic de cette pathologie. Il n’existe pas de score établi et spécifique pouvant aider au diagnostic.
Conclusion : Il serait donc intéressant, dans une future étude, de développer un score prédictif comme outil au diagnostic de cette pathologie. Ce score pourrait prendre en compte la laxité du patient, l’existence d’un traumatisme préexistant, la nécessité de présenter des lésions de passage à l’imagerie et le type de sport pratiqué et bien sur le taux d’échec des chirurgies.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-862
Réparation arthroscopique de Bankart postérieur : Facteurs de risque de récidive d’instabilité
Valeria Vismara* 1, Susanna Pagnotta1, Andrea Calamita1, Pascal Boileau1
1Unité Epaule, ICR, Nice, France
Introduction : Les taux élevés d’échecs et de réinterventions (jusqu’à 50 %) observés avec la réparation capsulo-labrale arthroscopique pour instabilité postérieure récurrente de l’épaule demeurent préoccupants.
Objectif : Évaluer les résultats à moyen et long terme de la réparation arthroscopique de Bankart postérieur (@BP) chez les patients présentant une instabilité postérieure récurrente de l’épaule et identifier les facteurs de risque de récidive d’instabilité postérieure.
Material and methods : Étude rétrospective monocentrique incluant 44 patients consécutifs (45 épaules) présentant une instabilité postérieure récurrente de l’épaule et ayant bénéficié d’une @BP réalisée par un chirurgien de l’épaule expérimenté. Les patients présentant une instabilité volontaire (musculaire), une instabilité postérieure statique (gléne de type B0) et ceux ayant déjà échoué à une réparation pour instabilité ont été exclus. Les patients étaient majoritairement des hommes (85 %), d'âge moyen de 27 ans au moment de l'intervention. Une réinsertion capsulo-labrale et une retension capsulaire ont été réalisées, à l'aide d'au moins trois ancres de suture. Les patients ont été examinés et évalués fonctionnellement par un observateur indépendant. Le suivi moyen était de 11 ans (de 2 à 18 ans).
Results : Une récidive d'instabilité postérieure est survenue chez 22 % des patients (10/45) : deux patients ont présenté des luxations postérieures franches, six ont signalé des subluxations récurrentes et deux ont présenté un épisode unique de subluxation. La présence d'une érosion osseuse glénoïdienne postérieure (9 patients) était associée à un risque accru de luxation ou de subluxation récurrente postopératoire (p < 0,002). En revanche, une fracture glénoïdienne postérieure (6 patients) n'était pas associée à une récidive d'instabilité postopératoire. Selon le score de Walch-Duplay, 15 patients (33 %) ont présenté des résultats faibles ou moyens et ont été considérés comme des échecs. Malgré cela, 80 % (36/45) des patients pratiquaient encore du sport et étaient toujours satisfaits de l'intervention au dernier recul. Sur les 10 patients présentant une récidive d'instabilité, seuls deux ont été réopérés (taux de révision de 4 %) ; les 8 patients restants ont refusé toute intervention chirurgicale supplémentaire.
Conclusion : La présence de pertes de substance osseuse glénoïdienne postérieure compromet clairement les chances de succès d'une réparation arthroscopique de Bankart postérieur. En revanche, les fractures glénoïdiennes postérieures ne constituent pas une contre-indication à la stabilisation arthroscopique de l'épaule.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-947
L’opération de Trillat pour traiter les luxations antérieures récidivantes de l’épaule avec rupture massive irréparable de la coiffe des rotateurs chez les patients de plus de 50 ans offre des résultats comparables à la réparation arthroscopique des tissus mous (Bankart avec ou sans remplissage).
Matias Hoffman* 1, 2, Kuan-Ting Wu3, 4, Johannes Barth1, 5
1Clinique des Cèdres, Échirolles, 2Centre Hospitalier d'Avignon, Avignon, France, 3Orthopedic Surgery, Kaohsiung Chang Gung Memorial Hospital, 4Chang Gung University College of Medicine, Graduate Institute of Clinical Medical Science, Kaohsiung, Taiwan, 5Centre Hospitalier Universitaire Grenoble Alpes, La Tronche, France
Introduction : Les études cliniques évaluant la réparation arthroscopique des tissus mous ou l’opération de Trillat pour traiter l'instabilité récurrente de l'épaule avec des lésions concomitantes de la coiffe des rotateurs chez les patients de plus de 50 ans restent limitées, en particulier celles avec un suivi à moyen et long terme.
L'objectif de cette étude est d'évaluer et de comparer les résultats cliniques à moyen et long terme de l’opération de Trillat par rapport à la réparation de la coiffe des rotateurs et de Bankart, avec ou sans remplissage, chez les patients de plus de 50 ans présentant une luxation antérieure récurrente de l'épaule et des lésions concomitantes de la coiffe.
Material and methods : Entre 2008 et 2023, un total de 18 patients de plus de 50 ans présentant une luxation antérieure récurrente de l'épaule (≥2 épisodes) et des lésions concomitantes de la coiffe des rotateurs ont été inclus. Parmi eux, 10 patients ont eu une réparation arthroscopique de la coiffe des rotateurs combinée à une réparation de Bankart, avec ou sans remplissage (groupe RCR), et 8 patients ont eu l’opération de Trillat (groupe TR). Après un suivi minimal de 2 ans, les résultats post-opératoires ont été comparés en fonction de l'amplitude des mouvements (élévation antérieure et rotation externe), des scores fonctionnels (score de Walch-Duplay, Subjective Shoulder Value [SSV] et score SANE-instability), la douleur (EVA), des taux de récurrence de l'instabilité et de la satisfaction des patients.
Results : Avec un suivi moyen de 5 ans, les deux groupes ont présenté des résultats post-opératoires comparables en termes d'élévation antérieure, de rotation externe, de douleur (EVA), de SSV, de score SANE-instability et de score de Walch-Duplay (il faut donner les chiffres). Cependant, le groupe RCR a montré une légère perte de rotation externe post-opératoire par rapport au groupe TR (55,0±8,2° vs 45,0±5,3°, p = 0,017). Lors du suivi final, tous les patients du groupe RCR (100%) et 7 patients (87,5%) du groupe TR ont déclaré être satisfaits du résultat chirurgical (p = 0,250). Le taux de récurrence de l'instabilité était de 0% dans le groupe RCR et de 12,5% (1/8) dans le groupe TR (p = 0,250).
Discussion : Les deux techniques ont montré des résultats cliniques comparables, sachant que l’opération de Trillat est réservée aux patients présentant des ruptures de la coiffe des rotateurs non réparables.
Étant donné le temps de récupération prolongé et les taux élevés d’échec de cicatrisation après réparation de la coiffe chez les patients âgés, le choix de ne pas réparer et d'opter plutôt pour une l’intervention de Trillat est une option discutable, d’autant que les suites d’un Trillat sont plus simples.
Conclusion : Sur un suivi à moyen et long terme, l’opération de Trillat sur ruptures irréparables de coiffe a montré des résultats cliniques comparables à la réparation arthroscopique de la coiffe combinée à la réparation de Bankart, pour le traitement des luxations antérieures récurrentes de l'épaule chez les patients âgés.
Conflits d’intérêts :
M. Hoffman: Pas de conflit déclaré ,
K.-T. Wu: Pas de conflit déclaré ,
J. Barth Consultancy, Expert: SBM, Move-Up
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-944
Bristow ou Latarjet ? Suivi à 10 ans des techniques arthroscopiques pour l’instabilité antérieure de l’épaule
Jillian Karpyshyn1, Harry Constantin1, Quentin Rialet1, Luis Suarez Jimenez* 1, Jules Descamps2, Pascal Boileau1
1Unité Epaule, ICR, Nice, 2Chirurgie orthopédique, Hôpital Lariboisière APHP, Paris, France
Introduction : En cas d’instabilité antérieure récurrente de l’épaule, les transferts coracoïdiens, tels que les interventions de Bristow et de Latarjet, sont utilisés pour traiter les déficits osseux glénoïdiens et souvent regroupées dans la littérature sous le nom de « Bristow-Latarjet », malgré leurs différences.
Objectif : Comparer les résultats cliniques et radiographiques de l’intervention arthroscopique de Bristow et de Latarjet après un suivi minimum de 10 ans.
Material and methods : Entre 2011 et 2014, 134 interventions arthroscopiques consécutives de type Bristow-Latarjet (56 Bristow et 78 Latarjet) avec fixation par bouton de suture ont été réalisées pour instabilité glénohumérale antérieure traumatique récurrente. Les patients ont été évalués cliniquement et radiographiquement avec un suivi minimum de 10 ans par trois évaluateurs indépendants. Les critères d’évaluation comprenaient les complications, la reprise chirurgicale, SSV, la récidive d’instabilité, les limitations de la mobilité, la reprise du sport et l’arthrose glénohumérale (OA) selon Samilson-Prieto. Le positionnement et la consolidation du greffon était évalué par scanner.
Results : Les deux groupes étaient comparables pour les variables démographiques. Le suivi moyen était de 10,5 ans dans le groupe Bristow et de 10,8 ans dans le groupe Latarjet. L'âge moyen à l'intervention était de 26 8 ans dans le groupe Bristow et de 25,9 8 ans dans le groupe Latarjet ; 7 patients de chaque groupe avaient subi une réparation de Bankart antérieure. Au dernier suivi, une récidive d'instabilité est survenue chez 7 % (4/56) des patients du groupe Bristow et 8 % (3/36) du groupe Latarjet. Aucune défaillance matérielle, fracture coracoïde ni complication neurologique n'a été observée. Parmi les sportifs, 68 % (38/56) des patients du groupe Bristow et 76 % (28/37) du groupe Latarjet ont repris le sport à un niveau identique ou supérieur. Une appréhension antérieure résiduelle a été observée chez 28 % (16/56) dans le groupe Bristow et 26 % (9/35) dans le groupe Latarjet. L'évaluation radio n'a montré aucune apparition ni progression de l'arthrose chez 77 % (43/56) des patients traités par Bristow et 66 % (5/15) des patients traités par Latarjet. Une consolidation complète du greffon osseux a été observée chez 80 % dans le groupe Bristow (6 consolidations fibreuses et 5 pseudarthroses) et 89 % dans le groupe Latarjet (4 pseudarthroses et 1 consolidation fibreuse).
Conclusion : Au suivi à long terme, les interventions de Bristow et de Latarjet, réalisées sous arthroscopie, sont équivalentes en termes de stabilité de l'épaule et de reprise du sport. Bien qu'une tendance à une meilleure consolidation du greffon osseux ait été observée dans le groupe traité par Latarjet et à une moindre progression de l'arthrose dans le groupe traité par Bristow, ces différences n'étaient pas statistiquement significatives. Ces résultats suggèrent que les deux interventions offrent une stabilité efficace à long terme, avec des profils de complications comparables.
Conflits d’intérêts :
J. Karpyshyn: Pas de conflit déclaré ,
H. Constantin: Pas de conflit déclaré ,
Q. Rialet: Pas de conflit déclaré ,
L. Suarez Jimenez: Pas de conflit déclaré ,
J. Descamps: Pas de conflit déclaré ,
P. Boileau Consultancy, Expert: Smith & Nephew, Patent or product inventor: Smith & Nephew
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-323
A long terme (19 ans), l’opération de Latarjet reste plus efficace pour assurer la stabilité de l’épaule qu’une réparation de Bankart
Philipp Schippers* 1, 2, Charles Bessière3, Mark Mouchantaf1, Manon Biegun1, Gregorio Secci1, Pascal Boileau1
1ICR Nice, Nice, France, 2Dept of Orthopedics and Traumatology, Johannes Gutenberg-University, Mainz, Germany, 3Epaule Var, Fréjus, France
Introduction : Le traitement optimal de l’instabilité antérieure de l’épaule reste débattu. Deux interventions courantes sont la réparation arthroscopique du labrum antérieur (Bankart) et celle de Latarjet à ciel ouvert. De nombreuses études ont rapporté les résultats à moyen et long terme de ces interventions, mais les données sur des suivis très prolongés restent rares.
Material and methods : Dans cette étude comparative rétrospective, 72 patients ayant bénéficié d’une opération selon Latarjet à ciel ouvert ont été comparé à 75 patients ayant subi une réparation arthroscopique de Bankart. Les interventions ont été réalisées entre 2002 et 2006 pour traiter une instabilité antérieure post-traumatique de l’épaule. Les patients ont été appariés en fonction de leur âge au moment de la chirurgie. Les deux groupes étaient comparables, à l’exception d’un plus grand nombre de lésions glénoïdiennes et d’épisodes d’instabilité préopératoires dans le groupe Latarjet. Le suivi a été réalisé par téléphone par un observateur n’ayant pas participé aux interventions. Le suivi moyen était de 19 ans (intervalle : 17–22 ans). Une récidive était définie par tout épisode de luxation ou de subluxation de l’épaule opérée. De plus, les patients ont rapporté le Subjective Shoulder Value (SSV), le SSV Sport, l’échelle visuelle analogique (EVA) et l’appréhension. Enfin, ils ont complété une version raccourcie et validée du Western Ontario Shoulder Instability Index (sWOSI).
Results : Après un suivi moyen de 19 ans, des récidives ont été observées chez 23/75 (30,7%) des patients du groupe Bankart et chez 12/72 (16,7%) du groupe Latarjet (p < 0,05, test du Chi-2). La courbe de Kaplan-Meier a montré une meilleure survie dans le groupe Latarjet (p < 0,05). Le taux de réintervention était de 15% (11/75) dans le groupe Bankart et de 10% (7/72) dans le groupe Latarjet (p = 0,36, test du Chi-2). Aucune différence significative n’a été observée entre les groupes pour la SSV (87 ±15 vs. 88 ±17), la SSV Sport (82 ±17 vs. 84 ±19), la douleur EVA (1,7 ±2,2 vs. 2,0 ±2,4) ou le sWOSI (84 ±17 vs. 86 ±17). Parmi les patients n’ayant pas récidivé, 25% ont tout de même rapporté une appréhension persistante.
Conclusion : Au suivi à long terme, la procédure de Latarjet reste plus efficace que la réparation arthroscopique de Bankart pour assurer la stabilité de l’épaule. Après environ six ans, les résultats se stabilisent et les récidives ultérieures sont principalement liées à des traumatismes. Néanmoins, quel que soit soit le type de chirurgie, 25% des patients continuent à ressentir une appréhension.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-411
Évaluation scanner 3D à long terme de l'état de la greffe osseuse après Latarjet chez les patients avec perte osseuse glénoïdienne absente ou minime : suivi à 5 ans
Lionel NEYTON* 1, Nicolas BONNEVIALLE2, Xavier OHL3
1Unité épaule, Centre Orthopédique Santy, Lyon, 2Clinique universitaire du sport, CHU Toulouse, Toulouse, 3Service Orthopédie, CHU Reims, Reims, France
Introduction : La procédure Latarjet est une procédure efficace pour stabiliser l'épaule en cas d’instabilité antérieure récidivante. Cette intervention est généralement indiquée en cas de perte osseuse glénoïdienne (POG) qui est compensée par la greffe coracoïdienne. En raison de la lyse secondaire du greffon rapportée lors du suivi à court et moyen terme, l'effet de bloc osseux est potentiellement remis en question. Di Giacomo a décrit le remodelage volumétrique avec évaluation par scanner de la greffe qui se produit en supérieur et médial à moins de 2 ans. En outre, l’importance de la lyse du greffon a été corrélée à la POG préopératoire : plus la glène préopératoire est intacte, plus la lyse secondaire du greffon est importante. Notre objectif était d'étudier l'état de la greffe osseuse à un recul d'au moins 5 ans chez des patients présentant une POG de ≤5 % en préopératoire. Notre hypothèse était que la greffe doit disparaitre selon la loi de Wolff.
Material and methods : Etude multicentrique rétrospective de 184 Latarjet. Critères d'inclusion : 1. greffon fixé en position couchée (2 vis) ; 2. Scanner préopératoire et au recul ; 3. Reconstruction 2D pour calculer la surface articulaire totale (glène+greffon). Calcul de la variation entre la surface glénoïde initiale et la surface articulaire totale.
Results : 34 patients ont été inclus, avec un âge moyen de 28±9 ans (14-52). Le recul moyen était de 98± 32 mois (60-172). La récidive de l'instabilité était de 2,9 %. Le taux de révision était de 2,9 %. En excluant quatre patients avec échec de la greffe (pseudarthrose, fracture), la greffe était encore présente dans 30 cas sauf un (lyse complète). La surface articulaire totale mesurée était de 7,45 ± 0,94 pix2, indiquant une augmentation moyenne de la surface de 1,28 ± 0,97 pix2 (p<0,001) et représentant une augmentation moyenne de 15,4 %. Des reconstructions 3D ont été possibles dans 24 cas. Dans le plan coronal, le remodelage du greffon a suivi une ligne oblique allant du supérieur-latéral au inférieur-médial. Dans le plan sagittal, le remodelage s'est produit principalement du côté articulaire proximal, laissant la face médiale de la vis supérieure découverte dans 22 des 24 cas.
Discussion : Notre hypothèse est rejetée. Au recul moyen de 8 ans, la greffe de Latarjet est toujours présente dans 97 % des cas. L'évaluation scanner 2D a démontré une augmentation moyenne de la surface articulaire glénoïdienne de 15,4 %. L'analyse scanner 3D a montré un remodelage systématique du greffon au niveau de l'aspect supéro-médial, confirmant le caractère oblique de la lyse du greffon.
Conclusion : Ces résultats remettent en question l'hypothèse d'une lyse complète du greffon basée sur la loi de Wolff, soutenant l’indication du Latarjet même dans les cas où la perte osseuse glénoïde est minime.
Conflits d’intérêts :
L. NEYTON Consultancy, Expert: Stryker, Arthrex, Patent or product inventor: Stryker/Tornier,
N. BONNEVIALLE Patent or product inventor: SBM, MoveUp,
X. OHL Consultancy, Expert: Stryker
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-501
Résultats cliniques et scanographiques à plus 5 ans de butées de Latarjet avec ou sans perte de substance osseuse glénoïdienne préopératoire
Anselme BILLAUD* 1, Louis LAJOINIE2, Lara MOSCATO3, Clara SOS4, Lionel NEYTON5, Xavier OHL6
1Clinique du Sport, MERIGNAC, 2CHU de Nancy, NANCY, 3CHU de Montpellier, MONTPELLIER, 4CHU de Tours, TOURS, 5Unité Epaule, Centre Orthopédique Santy, LYON, 6CHU de Reims, REIMS, France
Introduction : L'intervention de Latarjet a montré d'excellents résultats fonctionnels et un taux élevé de reprise sportive dans le traitement de l’instabilité antérieure d’épaule. Cependant, certains auteurs considèrent cette intervention comme une procédure de greffe osseuse réservée aux cas de perte de substance osseuse glénoïdienne significative (PDSG) ou de lésion de Hill-Sachs engageante. Peu d'études ont analysé les résultats de l'intervention de Latarjet en fonction des lésions osseuses. Notre hypothèse est que la perte de substance osseuse glénoïdienne n'influence pas les résultats ni le retour au sport après un Latarjet. Cette étude vise à évaluer les résultats à long terme après 5 ans de l'intervention de Latarjet et la reprise sportive en fonction de la perte osseuse glénoïdienne préopératoire.
Material and methods : Cette étude rétrospective multicentrique (8 centres) a été menée de juin 2022 à juin 2023 pour des patients opérés avant juin 2017. Les critères d'inclusion étaient : patients opéré d’un Latarjet à ciel ouvert comme traitement de première intention, butée couchée stabilisée par 2 vis, évaluation clinique et scannographique à 5 ans de recul minimum et scanner ou arthroscanner d’épaule préopératoire.
Results : Au recul moyen de 8,2 ans, 140 patients ont été inclus. L'âge moyen lors de l'intervention était de 29 ans. D'après les scanners préopératoires, les patients ont été répartis en trois groupes : Groupe A (PDSG <5 %), Groupe B (PDSG 5-15 %), et Groupe C (PDSG >15 %). Les trois groupes étaient comparables démographiquement. L'imagerie préopératoire a montré une PDSG moyenne de 10 %, avec corrélation significative entre PDSG et la taille des lésions de Hill-Sachs. Au dernier suivi, les scores de Rowe, Walch-Duplay, et SSV se sont améliorés de manière significative (p<0,001). Le retour au sport était de 85% au dernier suivi. Le taux de récidive était de 6% et l’appréhension subjective persistante était de 17%. La PDSG préopératoire n’avait pas d’incidence sur les résultats ni le retour au sport. L'imagerie a montré un taux de consolidation du greffon osseux de 90 %, avec une résorption osseuse supérieure dans 77 % des cas. La présence de résorption osseuse ou d'autres complications osseuses n'a pas eu d'impact significatif sur les résultats cliniques.
Discussion : L'analyse de la perte de substance osseuse glénoïdienne pré-opératoire nous a permis de répartir les patients en trois groupes. Nos résultats ne retrouvent pas de différence clinique significative en fonction de la PDSG préopératoire. Le taux de retour au sport est identique entre les groupes tout comme le taux de consolidation ou de complications.
Conclusion : L'intervention de Latarjet fournit d'excellents résultats à long terme avec un faible taux de récidive, indépendamment de la PDSG préopératoire. Cette étude confirme l'efficacité du Latarjet dans les cas de perte osseuse minime à significative, et renforce l'idée que cette technique est appropriée pour stabiliser l'épaule quel que soit la PDSG.
Conflits d’intérêts :
A. BILLAUD: Pas de conflit déclaré ,
L. LAJOINIE: Pas de conflit déclaré ,
L. MOSCATO: Pas de conflit déclaré ,
C. SOS: Pas de conflit déclaré ,
L. NEYTON Consultancy, Expert: Stryker, Arthrex, Patent or product inventor: Stryker/Tornier,
X. OHL Consultancy, Expert: Stryker
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-609
Preserved subscapularis muscle volume after Latarjet with a limited muscular subscapularis split: An automated muscle volume analysis
Alexander Vervaecke* 1, 2, An-Sofie Vandekelft2, Beatrice Ricciardi1, Olivier Verborgt2, Jean-David Werthel1
1Hôpital Ambroise-Paré, Boulogne-Billancourt, France, 2AZ Monica, Antwerp, Belgium
Introduction : The Latarjet procedure is a widely used treatment for anterior shoulder instability. While the muscular subscapularis split technique preserves the integrity of the tendon, its effect on muscle volume remains unclear. This study aimed to evaluate whether performing the Latarjet procedure via a limited muscular subscapularis split affects the subscapularis muscle volume, utilizing an automated muscle segmentation analysis. We hypothesized that this technique would not result in significant subscapularis muscle volume loss in the early postoperative period.
Material and methods : A dual-centre retrospective cohort study was conducted on patients undergoing a primary Latarjet procedure between 2022 and 2024 using a limited muscular subscapularis split which preserved the integrity of the tendon. Inclusion required preoperative and postoperative computed tomography (CT) scans with full scapular visualization. Arthro-CT scans were excluded due to segmentation interference. Postoperative CT-imaging was obtained at approximately 6 months postoperatively as part of routine follow-up to assess bony union. Automated muscle segmentation software (Imascap, Plouzané, France) was used to measure muscle volumes of the subscapularis, supraspinatus, infraspinatus, teres minor and deltoid. Volumes were expressed in cubic centimeters (cm³) and analyzed for absolute and percentage changes. A pre-study power analysis (β=0.8, α=0.05) determined that a minimum of 24 patients was required to detect a 12.5% significant decrease in subscapularis volume. Paired t-tests were used to compare pre- and postoperative muscle volumes and Cohen’s d was calculated to assess effect sizes.
Results : A total of 24 patients were included (mean age: 27.2 ± 6.8 years, range: 16.4–39.7). The mean time from the preoperative CT to surgery was 3.6 ± 5.8 months (range: 0.1-24.4) and from surgery to postoperative CT was 5.2 ± 1.9 months (range: 2.9–10.7). The subscapularis muscle volume remained stable (preoperative: 188.5 ± 46.2 cm; postoperative: 181.3 ± 43.7 cm³; mean change -2.4% ± 14.2%; p = 0.179; Cohen’s d = -0.28). Supraspinatus, infraspinatus and deltoid volumes showed no significant changes (p=0.818, p=0.574 and p=0.8111, respectively). Teres minor volume demonstrated a statistically significant decrease (32.9 ± 7.9 cm³ to 31.5 ± 7.4 cm³, mean change -1.5% ± 2.9%; p=0.022), but the effect size (Cohen’s d = -0.51) suggests limited clinical relevance.
Conclusion : This study demonstrates that the subscapularis muscle volume is preserved in the early postoperative period following the Latarjet procedure performed via a limited muscular subscapularis split.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-479
Évaluation du déficit de rotation interne de l’articulation gléno-humérale chez les handballeurs (ses) de haut niveau au cours d’une saison
Ophélie Torres* 1, Jules Cavailhes2, Olivier Mares2, Rémy Coulomb2, Pascal Kouyoumdjian2
1CHU de Nîmes, Nîmes, 2CHU, Nimes, France
Introduction : Les sports de lancer, tels que le handball, imposent d’importantes contraintes sur l’articulation gléno-humérale, favorisant des adaptations biomécaniques, notamment une augmentation de la rotation externe (GRE) et une diminution de la rotation interne (DRI). Ce déficit, bien documenté chez les lanceurs de baseball, reste peu étudié chez les handballeurs. Un DRI significatif pourrait être un facteur favorisant les douleurs de l’épaule et la survenue de pathologies tendineuses et capsulaires. L’objectif principal de cette étude est d’évaluer l’incidence et l’évolution du DRI au cours d’une saison de compétition chez des handballeurs de haut niveau.
Material and methods : Une étude prospective a été menée auprès des joueurs et joueuses des clubs professionnels de Nîmes et de leurs centres de formation. Trois évaluations ont été réalisées : en début de saison (V0), après trois mois (V1) et à six mois (V2). L’amplitude des rotations gléno-humérales a été mesurée en position d’abduction à 90°, avec stabilisation scapulaire, afin de déterminer le DRI, le GRE et leur rapport (DRI/GRE). La prévalence du DRI (défini par un DRI2 > 20°) a été évaluée en fonction du poste, du sexe et du niveau de pratique. Une analyse des associations entre le DRI et la symptomatologie clinique (douleur d’épaule, gêne au tir, pathologie objectivée à l’examen clinique) a été réalisée.
Results : Parmi les 120 sportifs inclus, la prévalence du DRI était de 35 % en début de saison et augmentait à 47 % en fin de saison. Les arrières et pivots étaient les plus touchés. Une corrélation significative a été observée entre un rapport DRI/GRE élevé et la présence de douleurs de l’épaule (p < 0,05). De plus, une diminution du Total Range of Motion (TRM) était associée à la gêne au tir. L’analyse multivariée a confirmé que le DRI était un facteur de risque indépendant de symptomatologie douloureuse et de pathologies objectivables (test de Jobe, test d’O’Brien).
Discussion : Ces résultats confirment l’existence d’une adaptation spécifique de la rotation gléno-humérale chez les handballeurs, comparable à celle observée chez les lanceurs de baseball. L’augmentation du DRI en cours de saison suggère un effet cumulatif des contraintes mécaniques. L’identification précoce des joueurs présentant un DRI marqué pourrait permettre une prise en charge préventive, notamment via des protocoles d’étirements spécifiques (sleeper’s stretch) et un renforcement musculaire ciblé.
Conclusion : Le DRI est une adaptation fréquente chez les handballeurs et constitue un facteur de risque de douleurs et de pathologies de l’épaule. Un suivi régulier et des interventions préventives adaptées pourraient contribuer à réduire l’incidence des blessures et optimiser la performance des joueurs.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-424
Influence de la morphologie scapulaire sur l’instabilité gléno-humérale antérieure chronique
Audrey Manceron* 1, Jean-David Werthel1
1Hôpital Ambroise Paré, Boulogne-Billancourt, France
Introduction : L’instabilité antérieure d’épaule est une pathologie très courante. Le rôle de l’environnement musculaire et capsulo-ligamentaire gléno-huméral est primordial à la stabilité de cette articulation, mais celui de l’anatomie scapulaire reste peu évalué.
L’objectif de cette étude est d’évaluer l’influence de la morphologie scapulaire sur l’instabilité antérieure gléno- humérale chronique.
Material and methods : Il s’agit d’une étude cas-témoin rétrospective. Trente patients opérés d’une stabilisation gléno-humérale par butée de Latarjet ont été comparés à trente patients sains appariés sur l’âge. Des mesures angulaires ont été réalisées sur des scanners pré-opératoire. La rotation de la glène par rapport au plan de la scapula, le tilt, la courbure de la coracoïde, et la divergence de l’arche acromio-coracoïdien ont été mesurées sur des reconstructions tridimensionnelles calibrées de scanner. La couverture latérale de la coracoïde a été mesurée sur des coupes axiales de scanner.
Results : Comparativement au groupe sain, on mesure une augmentation de la rotation antérieure de la glène (en moyenne 20,8° versus 12°) statistiquement significative (p=0,014) ainsi qu’une diminution de la couverture latérale chez les patients présentant une instabilité antérieure (5,6° versus 15,6°), significative (p=0,006). Nous n’observons pas de différence significative sur la divergence acromio-coracoïdienne (131° pour le groupe sain verses 129° dans le groupe instable), la courbure de la coracoïde (61° chez les patients sains contre 68,5°) et le tilt de la coracoïde par rapport au plan de la scapula.
Conclusion : Par rapport au groupe sain, l’étude morphologique de la scapula pathologique chez des patients présentant une instabilité antérieure chronique montre une augmentation de rotation antérieure de la glène, ainsi qu’une diminution de couverture latérale de la tête humérale par la coracoïde. La morphologie de l’arche acromio-coracoïdien ne semble pas jouer de rôle dans cette pathologie et être solidaire du plan de la scapula.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-657
Relation between spino-pelvic parameters and orientation of the scapula in young adults
Yorgho Maalouf* 1, Amer Sebaaly1, Ziad Feghaly1, Doumit Daou2, 3, Christelle Lahoud4, Antoine Haddad4, Rami El Abiad1
1Chirurgie orthopédique et traumatologie, Hotel dieu de France, 2Unité de Médecine Nucléaire, Achrafieh, Centre Médical Saint Joseph, Beyrouth, Lebanon, 3Université de Paris, Biophysique et Médecine Nucléaire, Paris, France, 4Department of Radiology, Hôtel-Dieu de France, Alfred Naccache Boulevard, Achrafieh, Beyrouth, Lebanon
Introduction : The scapula's position relative to the torso is determined by three rotational movements: internal/external rotation, anterior/posterior tilting, and upward/downward rotation. These rotations can also combine with translational movements like protraction.
Thoracic kyphosis correlates with scapular protraction, internal rotation, and anterior tilt. Scapular internal rotation, influencing glenosphere orientation, is a key factor in RTSA, particularly affecting rotational range of motion.
Supine positioning may affect scapulothoracic measurements. In supine position, the upward rotation, anterior tilting, and internal rotation values are greater than in standing position.
Material and methods : A search for patients who received a whole-body PET–CT for non-orthopedic indications until identifying 66 patients who met the following inclusion criteria: age 20 to 65 years , supine position with both arms on the side, complete CT from the base of the skull to the pelvis, sufficient CT quality for 3D reconstruction
Patients with visual pathologies of the upper extremities were excluded. Both shoulders of each patient were analyzed independently, resulting in a total of 132 shoulders.
Using 3D reconstructions of the CT on the software Radiant, the following parameters were acquired: Scapular internal rotation (SIR), Anterior scapular tilt (AST), Scapular protraction (PRO), Scapular upward rotation (SUR)
Based on sagittal reconstruction of whole-body CT, three images were added together to determine the spinopelvic parameters using the software Keops-Spine. The following parameters were acquired: Thoracic kyphosis (TK), lumbar lordosis (LL), pelvic incidence (PI), pelvic tilt (PT), sacral slope (SS)
Statistical analysis were made using Anova and paired T test. Correlations were made using Pearson test.
Results : 66 subjects were included (age 49±9 years).The study cohort comprised 19 male and 47 female patients. The mean SIR left was 62.2±5, SIR right 62.7±6.1, AST left 46.6±7.2, AST right 49.2±6.7, PRO left 87.1±5.3, PRO right 87.5±5.6, SUR left 12.2±4.1, SUR right 13.1±6. There is no difference between the scapula angles on the right and the left side. Correlation between scapular measurements and spino-pelvic measurements did not show any significant correlation beside AST and TK (0.290).
Discussion : The AST and TK showed significant correlation in supine position. Other variables failed to show a significant correlation this might be due to the small size of the sample or the alteration of the scapula orientation in supine position. Further analysis with larger sample sizes and standing position may be warranted for more concrete conclusions on the orientation of the scapula depending on the spine and eventually influencing the glenosphere placement in RTSA.
Conclusion : According to this study, there is no evidence of correlation between spino-pelvic parameters and scapula orientation in patients aged between 20 and 65 years in supine position, but weak correlation was found between AST and TK.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-613
Peut-on classer les glènes en trois familles : petite, moyenne et grande ? Etude scannographique de 200 glènes.
Alexandre Quemener--Tanguy* 1, Etienne Boyer2, Gauthier Menu3, Maxime Antoni4, Emmanuel Beaudouin5, Thierry Authom6, Geoffroy Nourissat7, Emmanuelle Jardin8, François Loisel1, Séverin Rochet1, Laurent Obert1
1CHU Minjoz, Besançon, 2Polyclinique Jean Villar, ELSAN, Bruges, 3Clinique SAint Vincent, ELSAN, Besançon, 4Clinique de l'Orangerie, ELSAN, Strasbourg, 5CHSM, Chambéry, 6Clinique Saint Charles, Lyon, 7Clinique Maussins Nollet, RAMSAY SANTE, Paris, 8SOS main Mulhouse, Mulhouse, France
Introduction : L'analyse des dimensions de la glène est essentielle pour optimiser le choix de la métaglène. De nombreuses métaglènes sur le marché ont un diamètre unique autour de 30 mm et plus parfois. Le but de cette étude était de réaliser une analyse structurale des dimensions de la glène et du stock osseux, dans le but d’optimiser la sélection de la taille des implants glénoïdiens.
Material and methods : Une analyse scannographique rétrospective a été réalisée sur 200 épaules non arthrosiques. Les patients présentant des épaules pathologiques ou dont la taille n’était pas renseignée ont été exclus. Les mesures du grand axe vertical (GAV), du grand axe horizontal (GAH), de la surface glénoïdienne et de l’épaisseur du stock osseux sous-chondral en neuf points spécifiques ont été effectuées. Une classification à l'aide de l'algorithme de clustering K-Means a permis d’identifier trois groupes naturels de taille de glène.
Results : L’âge moyen des patients était de 65 ans, et la taille moyenne de 167 cm. Le GAH moyen mesurait 27,6 mm, le GAV 38,5 mm et la surface glénoïdienne était de 625,5 mm². La taille du patient était fortement corrélée à la largeur (R = 0.54) et à la surface de la glène (R = 0.57). La surface de la glène était plus influencée par le GAH (R = 0.82) que par le GAV (R = 0.68). Ainsi, nous avons identifié trois groupes de taille de glène selon le GAH : Petite < 27 mm, Moyenne 27 - 30 mm et Grande > 30 mm. Une métaglène de 24 mm de diamètre assure un contact osseux complet dans 90 % des cas. Les profondeurs osseuses augmentaient proportionnellement à la taille des glènes, avec des corrélations significatives pour chaque point de mesure.
Discussion : Les résultats confirment une corrélation entre la taille des patients et les dimensions glénoïdiennes, la largeur de la glène étant le principal déterminant de sa surface. L’approche par K-Means a permis d’identifier trois groupes distincts, mettant en évidence des tendances naturelles. Cette classification pourrait s’avérer utile pour la planification chirurgicale, en facilitant le choix des implants en fonction de la morphologie glénoïdienne. De plus, la majorité des glènes étudiées étaient compatibles avec une métaglène de 24 mm, suggérant que cet implant convient à une grande partie de la population, même pour les petites glènes.
Conclusion : Le grand axe horizontal, corrélé à la taille du patient, apparaît comme le critère le plus pertinent pour la classification de taille de glène et la planification chirurgicale. De plus l’analyse de la profondeur osseuse aux 4 points de fixation de la métaglène permet de déterminer des longueurs de vis minimales et maximales en fonction de la taille de la glène.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-786
Analyse morphologique de la scapula dans l'omarthrose centrée
Jean-David Werthel* 1, Julien Ogor2, Arnaud Walch3, Christian Gerber4, Gilles Walch5
1Orthopédie, Hopital Ambroise Paré, Boulogne-Billancourt, 2Imascap, Plouzané, 3Orthopédie, Hopital Edouard Herriot, Lyon, France, 4Orthopédie, Sonnenhof, Berne, Switzerland, 5Orthopédie, Centre Orthopédique Santy, Lyon, France
Introduction : L’objectif de cette étude était de réaliser une analyse 3D de la scapula chez des patients présentant une omarthrose centrée afin d’identifier les différences morphométriques et les seuils discriminants entre des épaules normales et arthrosiques, ainsi qu’entre les types A et B de la classification de Walch.
Material and methods : Au total, 695 scanners d’épaules ont été analysés : 561 épaules arthrosiques (type A : 141, type B : 348, type C : 45, type D : 27) et 134 épaules saines. Dans cette étude, seules les types A et B de la classification de Walch ont été inclus. Les scapulas ont été étudiées à l’aide d’un logiciel automatisé de modélisation 3D permettant de mesurer les principaux paramètres morphologiques : version glénoïdienne, couverture acromiale, hauteur postérieure de l’acromion, angles du processus coracoïde et angle de l’épine scapulaire. Ces paramètres ont été comparés entre les différents groupes et la corrélation entre ces paramètres et la subluxation humérale postérieure a été analysée.
Results : Comparées aux scapulas de type A, les scapulas de type B avaient une rétroversion, une subluxation humérale postérieure, un tilt sagittal de l’acromion et une hauteur postérieure sous acromiale significativement plus importants (p < 0,001) et une couverture acromiale postérieure moins importante (p < 0,001). En revanche aucune différence significative n’était observée en termes d’inclinaison glénoïdienne ou d’angle de l’épine de la scapula. En revanche, les scapulas de type A avaient une inclinaison glénoïdienne significativement plus faible (p < 0,001) et un scapular spine angle significativement plus élevés (p < 0,001) que les scapulas des sujets sains.
Une corrélation négative faible mais significative (r = –0,23 ; p < 0,001) a été observée entre la couverture postérieure et la subluxation postérieure de l’humérus, et une corrélation positive faible mais significative (r = 0,27 ; p < 0,001) entre la hauteur postérieure de l’acromion et la subluxation postérieure.
Discussion : Cette étude met en évidence des différences morphologiques notables entre les scapulas saines et arthrosiques, suggérant que certaines variations de la scapula pourraient favoriser l’apparition et la progression de pathologies dégénératives de l’épaule. Ainsi existe-t-il une différence d’inclinaison glénoïdienne et de position de l’épine de la scapula entre les scapulas saines et les scapulas arthrosiques. Cette différence n’est pas retrouvée entre les types A et les types B. En revanche, l’importance de la subluxation postérieure, qui distingue les types A des types B, soit liée à la forme de l’acromion. Plus l’acromion est haut, plat et court, plus la subluxation postérieure est importante.
Conclusion : Compte tenu de l’interaction entre forme scapulaire et pathologie, la compréhension — voire la modification — de la morphologie scapulaire pourrait avoir des implications préventives et/ou thérapeutiques dans la prise en charge de l’omarthrose centrée.
Conflits d’intérêts :
J.-D. Werthel Consultancy, Expert: Stryker,
J. Ogor Research support/Scientific studies: Stryker,
A. Walch: Pas de conflit déclaré ,
C. Gerber: Pas de conflit déclaré ,
G. Walch Consultancy, Expert: Stryker
Communications orales
Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-966
Le pyrocarbone prévient-il vraiment l’érosion osseuse de l’épaule ? Suivi à long terme de l’arthroplastie d’interposition d’épaule en pyrocarbone.
Arnaud WALCH* 1, Stefan BAUER2, Thibault DRUEL1, Gilles WALCH3, Jean David WERTHEL4, Philippe COLLOTTE3
1Hospices Civils de Lyon, Lyon, France, 2Hopital de Morges, Morges, Switzerland, 3Centre Santy, Lyon, 4Hopital Ambroise Paré, Paris, France
Introduction : Le pyrocarbone a été introduit récemment dans la chirurgie de l’épaule. Son module d’elasticité étant proche de celui de l’os et du cartilage, l’objectif était que ce matériau préveindrait l’érosion osseuse par rapport à du métal. L’objectif de cette étude était de rapporter les résultats cliniques et radiographiques de l’arthroplastie d’interposition de l’épaule en pyrocarbone (PISA).
Material and methods : Nous avons effectué une étude monocentrique rétrospective de tous les patients opérés d’une PISA par un chirurgien entre 2009 et 2013. Il y avait 9 femmes, et 16 côtés dominants. Les indications de la PISA comprenaient une arthrose post-instabilité dans 9 cas (8 instabilités antérieures et 1 postérieure), une arthrose gléno-humérale primitive (PHOA) dans 8 cas, une arthrose post-traumatique dans 4 cas, une ostéonécrose aseptique (ONA) dans 2 cas, et une arthrose après réparation de coiffe dans 2 cas. L’usure glénoïdienne selon Sperling et humérale ont été analysées au dernier recul sur des radiographies.
Results : Tous les patients ont été revus avec un recul médian de 12 ans (IQR, 12-13 ans). Au dernier recul, 22 patients avaient encore leur PISA. Un patient a été converti en prothèse totale inversée (PTEI) un an après la PISA pour un cal vicieux du trochiter. Un autre a été converti en PTEI pour une usure glénoïdienne a 7 ans post opératoire. Un autre a été convertie en hémi-anatomique pour une fracture du trochiter.
L’élévation antérieure médiane était de 160° (IQR, 130°-170°), la rotation externe coude au corps médiane était de 30° (IQR, 20°-50°), la rotation interne médiane était à 8 (IQR, 4-8) sur le score de constant (CS), le CS médian était de 73 (IQR, 61-76), le subjective shoulder value médian était de 80% (IQR, 75%-90%).
Au niveau huméral, 13 patients n’ont pas présenté d’usure face à la PISA. Les 9 autres ont présenté une usure : 3 présentaient une usure modérée (la moitié de l’épaisseur du trochin), et 6 une usure importante (plus de la moitié du trochin ou au contact de la cortical). Un liseré péri-prothétique était présent chez 24 patients (96%) patients dès la première année post-opératoire, ce liseré restait présent et n’empêchait pas l’usure humérale.
Au niveau glénoïdien trois patients présentaient un usure grade 2, 10 une usure grade 3, 3 une usure grade 4.
Conclusion : La PISA permet d’obtenir de bons résultats cliniques avec un recul de plus de 10 ans. Cependant, l’usure osseuse importante, notamment au niveau huméral, doit faire utiliser cet implant avec précaution.
Conflits d’intérêts :
A. WALCH: Pas de conflit déclaré ,
S. BAUER: Pas de conflit déclaré ,
T. DRUEL: Pas de conflit déclaré ,
G. WALCH Research support/Scientific studies: Stryker, Consultancy, Expert: Stryker, Trainings, Teaching: Stryker, Invitation to national or international congresses: Stryker, Patent or product inventor: Stryker,
J. D. WERTHEL Consultancy, Expert: Stryker, Trainings, Teaching: Stryker, Invitation to national or international congresses: Stryker,
P. COLLOTTE Consultancy, Expert: Lepine
Présentation 5 min + discussions 2 min
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-682
Nouvelle technique de reconstruction de la hanche dans la maladie des exostoses multiples
Samuel Georges* 1, Clara Croppi1, Alina Badina1, Georges Finidori1, Eric Mascard1, Stephanie Pannier1, Eric Desailly2, Zagorka Pejin1
1Orthopédie pédiatrique, Hôpital Necker Enfants Malades, Paris, 2UNAM, Fondation Elenn Poidatz, Saint Fargeau Ponthierry, France
Introduction : L’atteinte de la hanche dans la maladie des exostoses multiples est fréquente. La coxa valga et l’élargissement du col fémoral entraînent douleurs et limitations articulaires, souvent liés à un conflit fémoro-acétabulaire, une subluxation progressive ou une arthrose. La résection des exostoses par la technique de Ganz, avec trochantérotomie et luxation de hanche, est la plus décrite, mais est rarement associée à une ostéotomie fémorale de varisation (OFV). Nous avons évalué les résultats cliniques et radiologiques d’une technique combinant OFV et résection des exostoses à travers le site d’ostéotomie chez l’enfant.
Material and methods : Entre 2005 et 2021, 23 hanches ont été traitées selon cette approche. L’indication chirurgicale reposait sur une excentration progressive, une limitation articulaire ou des douleurs. Tous les patients présentaient un angle cervico-diaphysaire (ACD) supérieur à 150°. Une coxométrie standard a été effectuée en préopératoire, en post-opératoire immédiat et au dernier suivi, l’évaluation clinique par le score de Postel-Merle d'Aubigné (PMA).
Results : L’âge moyen à la chirurgie était de 11 ans (4-14 ans), avec un suivi moyen de 6 ans (3-18 ans). Tous les patients ont atteint la maturité osseuse lors du dernier suivi. Le PMA s’est significativement amélioré (p < 0,05). L’ACD est passé de 161° à 125° en post-opératoire immédiat (p < 0,05) et à 130° au dernier recul. Une amélioration significative a été observée en post-opératoire (p < 0,05) pour l’angle de Wiberg (CEA) et l’index de Reimer (IR), tandis que l’index acétabulaire (IA) et l’angle de Sharp (AS) ne se sont améliorés qu’au dernier suivi.
Avant la chirurgie, 82 % des hanches présentaient un AS > 40° (60 % au dernier recul) et 74 % un IA > 15° (30 % au dernier recul). Trois pseudarthroses (13 %) ont nécessité une reprise chirurgicale, avec consolidation secondaire. Une récidive de la coxa valga a été observée chez trois enfants opérés avant 9 ans. Aucune nécrose de la tête fémorale n’a été rapportée. Le temps opératoire moyen était de 180 minutes.
Discussion : La technique de Ganz, bien que répandue, est exigeante et expose à un risque de nécrose de la tête fémorale. Peu d’auteurs associent une OFV. Notre approche, moins invasive, permet la résection des exostoses et la correction morphologique par la même voie d’abord. L’amélioration secondaire de l’index acétabulaire (IA) et de l’angle de Sharp (AS) semble montrer que la normalisation de l’ACD favorise une correction progressive de la dysplasie acétabulaire. Les 3 pseudarthroses seraient liées à une ostéosynthèse insuffisante et à la fragilité descorticales après la résection des exostoses.
Conclusion : La résection des exostoses fémorales associée à la correction de la coxa valga réalisé pendant l’enfance, donne de bon résultats et semble favoriser une correction progressive de la dysplasie acétabulaire. Une ostéosynthèse solide est essentielle pour prévenir le risque de pseudarthrose.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-1037
Faut-il proposer une chirurgie reconstructive de hanche après la fermeture du cartilage triradié chez les enfants GMFCS IV et V ?
Briac Peynet1, Eric Desailly2, Mohamed Laroussi Toumia * 1, Samuel Georges1, Marie Hully3, Stephanie Pannier1, Alina Badina1
1Service d'orthopédie pédiatrique , Hôpital Necker Enfants Malades, Paris , 2Unité d'Analyse du Mouvement, Fondation Ellen Poidatz, Saint Fargeau Ponthierry , 3Service de neurologie pédiatrique , Hôpital Necker Enfants Malades , Paris , France
Introduction : La chirurgie reconstructive est le traitement de référence des luxations de hanche chez l’enfant atteint de paralysie cérébrale (PC). En cas de découverte tardive, les alternatives dites de sauvetage (résection tête-col, ostéotomie de valgisation, prothèse) sont associées à un taux élevé d’échecs et de complications. Cette étude évalue les résultats d’une chirurgie reconstructive réalisée après la fermeture du cartilage triradié.
Material and methods : Nous avons revu rétrospectivement les dossiers de 95 patients GMFCS IV-V (120 hanches) ayant bénéficié d’une chirurgie reconstructive (ostéotomie fémorale + pelvienne ± libération musculaire). Les cas avec ostéotomie fémorale isolée ont été exclus. Les résultats cliniques ont été évalués selon l’évolution de la douleur, de la position assise et des déformations posturales. Les résultats radiographiques ont été analysés via le score MCPHCS, l’index de Reimers (IR) et la classification de Rutz. Les complications et la durée opératoire ont été relevées. Deux groupes ont été comparés : cartilage triradié ouvert (YO, n = 93) versus fermé (YF, n = 27).
Results : La durée moyenne de suivi était de 5,1 ans (± 3,4). L’ensemble de la série a montré une amélioration significative de la douleur, de la station assise et des positions vicieuses. L’IR au suivi était ≤ 20 % dans 92 % des cas, entre 20–30 % dans 3,1 % et >30 % dans 4,7 %. Le taux de complications orthopédiques était de 13,3 % (pseudarthrose, infection, fracture, nécrose, migration de matériel), et les complications médicales de 16,6 %. Une nécrose fémorale a été observée dans 10 cas, avec dans 8 cas une amélioration radiologique sans impact clinique.
L’amélioration de la douleur était significativement plus marquée dans le groupe YF (p = 0,016). Aucune différence significative n’a été retrouvée concernant la position assise, les déformations posturales ou l’évolution des indices radiographiques : MCPHCS, IR, ou forme de la tête fémorale. Le temps opératoire était significativement plus long dans le groupe YF (281,5 vs 236,8 min ; p = 0,017).
Discussion : Nos résultats confirment les bénéfices cliniques de la chirurgie reconstructive de hanche, y compris après la fermeture du cartilage triradié. La douleur plus fréquente dans le groupe YF avant l’intervention pourrait expliquer l’amélioration plus marquée observée. Les résultats radiographiques sont également très satisfaisants dans les deux groupes. Le temps opératoire, plus long chez les patients avec cartilage fermé, reflète la complexité de ces interventions. Le taux de complications, bien que non négligeable, reste acceptable pour ce type de chirurgie.
Conclusion : La chirurgie reconstructive reste indiquée chez les patients GMFCS IV-V, même après la fermeture du cartilage triradié. Il s’agit d’une intervention exigeante, mais elle permet une amélioration durable de la douleur et de la fonction, avec des résultats radiographiques globalement stables et satisfaisants.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-573
Evaluation à long terme des épiphysiolyses fémorales supérieures – Résultats fonctionnels et radiologiques.
Antoine POUZET* 1, Cindy MALLET1, Brice ILHARREBORDE1, Anne Laure SIMON1
1Service de chirurgie orthopédique pédiatrique, Hopital Robert Debré, Paris, France
Introduction : L’épiphysiolyse de hanche est la pathologie de hanche la plus fréquente en pré puberté avec une incidence en constante augmentation. Le type de chirurgie initial dépend de la sévérité du déplacement et de la stabilité. Les 2 complications redoutées sont l’ostéonécrose et la chondrolyse mais le conflit fémoro acétabulaire (CFA) est la problématique principale à l’âge adulte. Il existe des consensus de prise en charge chirurgicale en fonction du type d’épiphysiolyse dans la littérature mais très peu d’analyse à long terme. L’objectif était de rapporter les résultats radiologiques et fonctionnels des patients opérés d’une épiphysiolyse fémorale supérieure (EFS).
Material and methods : Cette étude rétrospective, monocentrique a inclus tous les patients opérés consécutivement d’une EFS entre 2010 et 2020. Un examen clinique complet avec score fonctionnel (WOMAC et Harris Hip Score (HHS) et mesure de la douleur (EVA) ainsi qu’une analyse fonctionnelle de la marche étaient réalisés associées à une radiographie du bassin de face avec un profil de Dunn.
Results : 368 patients (214 garçons, 154 filles) ont été opérés à l’âge moyen de 12,5 ± 1,5 ans dont 8% de formes bilatérales. 54% étaient stables et 46% instables dont 21% sur des formes chroniques. Il y avait 63% de formes à déplacement faible traitées par fixation in situ (FIS) et 37% de formes modérées et sévères traitées par ostéotomie sous capitale par voie antérieure. Au recul moyen de 10 ± 3 ans, il y a eu 10% de complications avec respectivement 5%, 3% et 2% de conflits fémoro-acétabulaires (CFA), chondrolyses et ostéonécroses. 8% des patients étaient opérés d’une arthroplastie totale de hanche au recul. Le WOMAC et le HHS moyen étaient respectivement de 17 ± 2,7 et 82,6 ± 2,3, avec une douleur moyenne à 4 ± 0,3. Sur l’analyse fonctionnelle de la marche, la vitesse de marche était diminuée avec une diminution du simple appui du côté de l’EFS et une augmentation de la base de support. Il existait une asymétrie de l’ange de progression du pas.
Discussion : Le suivi à long terme des EFS montre des complications en lien avec le statut de départ (EFS instables et EFS stables sévères). Cependant, malgré les recommandations de la FIS pour les EFS à déplacement faible, le CFA est une complication fréquente dans la série, responsable de douleurs invalidantes, expliquant les scores fonctionnels moyens retrouvés et les modifications des paramètres de marche en relation avec une persistance d’une boiterie d’esquive.
Conclusion : Le suivi systématique de toutes les EFS est nécessaire à long terme avec la nécessité d’une transition en chirurgie orthopédique adulte spécialisée dans la chirurgie conservatrice de hanche pour le traitement des CFA.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-864
Utilisation des biphosphonates dans le traitement des ostéomes ostéoïdes de localisation difficile chez l’enfant
océane mignon* 1, Rose Elisabeth Jeantet1, Raphael Guillain2, Valérie Bousson3, marion delpont4, damien Fron5, françois robin6, Philippe V. Violas1
1Orthopédie Pédiatrique, 2Radiologie, CHU Rennes, Rennes, 3Radiologie, APHP, Paris, 4Orthopédie Pédiatrique, CHU Montpellier, Montpellier, 5Orthopédie Pédiatrique, CHU Lille, Lille, 6Rhumatologie, CHU Rennes, Rennes, France
Introduction : L’ostéome ostéoïde, tumeur osseuse bénigne fréquente, peut être à l’origine de douleurs importantes. Si un traitement par radiofréquence est souvent réalisé et efficace dans environ 90 % des cas, améliorant rapidement les symptômes et évitant les risques d'une chirurgie, cette procédure comporte néanmoins des risques lorsqu'il s'agit de tumeurs situées dans des situations anatomiques à risque (structures nerveuses, médullaire, cartilagineuses). Dans ces cas, les biphosphonates pourraient permettre une approche moins invasive en agissant médicalement sur la douleur par réduction de l'activité osseuse anormale. En 2017, une étude dirigée par le Dr BOUSSON a montré l’efficacité de l’acide zolédronique sur les Ostéomes Ostéoïdes mais l’inclusion de cas pédiatriques reste anecdotique.
Material and methods : Cette étude rétrospective multicentrique rapporte 11 cas pédiatriques d’ostéomes ostéoïdes situés à proximité d’une structure nerveuse ou cartilagineuse contre indiquant un traitement chirurgical ou par radiofréquence.
Après l’accord des deux parents, la réalisation d’un bilan biologique et dentaire, les patients ont reçu 3 à 9 perfusions mensuelles d’acide zolédronique. Nous avons recueilli les comptes rendus de consultation et l’imagerie avant, pendant et après le traitement par biphosphonates afin d’étudier l’efficacité clinique, radiologique ainsi que les éventuels effets indésirables.
Results : Cliniquement, 8 patients avaient une réduction voire une disparition complète des symptômes après 3 perfusions, 1 après 6 perfusions. 2 patients n’avaient pas d’amélioration malgré 6 et 9 perfusions. Pour 9 patients, une minéralisation complète du nidus avec régression de l’œdème réactionnel était constatée, pour 2 patients aucune évolution radiologique n’a été notée.
Discussion : L’acide zolédronique semble être chez l’enfant une possible alternative au traitement des Ostéomes Ostéoïdes de localisation anatomique complexe. Un syndrome pseudo-grippal est fréquent après la première perfusion, mais les risques importants comme l’ostéonécrose de la mâchoire sont rares. Cette étude, bien que rétrospective, regroupe l’ensemble des cas pédiatriques français que nous avons pu recueillir alors qu’à notre connaissance aucun travail dans ce contexte n’ait été rapporté.
Conclusion : L’acide zolédronique semble être une alternative thérapeutique pour le traitement des ostéomes ostéoïdes de localisation difficile chez l’enfant. Son efficacité est marquée par une minéralisation du nidus osseux, une diminution de la douleur et une amélioration de la qualité de vie.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-625
Arthroplastie interpositionnelle du coude chez l'enfant : une série de cas de 13 patients
Hidaya Zitan* 1, Nidal Mrani Alaoui1, Meryem Ramzi1, Karima Benali1, Sarah Hosni1, Marouane Nour1, M Anouar Dendane1, Zouhair Alami F1, Tarek Madhi1, Abdelouahed Amrani1
1chirurgie orthopedique, hopital d'enfants, rabat, Morocco
Introduction : L'ankylose post-traumatique du coude chez l'enfant représente un défi clinique majeur, avec des options thérapeutiques limitées. Cette étude évalue les résultats de l'arthroplastie interpositionnelle par fascia lata autologue pour la prise en charge de l'ankylose du coude chez une population pédiatrique.
Material and methods : Une revue rétrospective a été menée sur 13 patients de sexe masculin ayant subi une arthroplastie interpositionnelle pour ankylose post-traumatique du coude. Dix patients présentaient une atteinte du coude droit et trois une atteinte du coude gauche. En préopératoire, tous les patients présentaient une amplitude de mouvement (ADM) de 0°. Les étiologies incluaient une fracture ouverte, deux fractures supracondyliennes compliquées d'ankylose après prise en charge chirurgicale et dix luxations négligées du coude initialement traitées traditionnellement.
Toutes les interventions chirurgicales ont été réalisées par un seul chirurgien (A.A.) par voie postérieure. Après excision du tissu obstructif, l'humérus distal a été remodelé par du fascia lata autologue. Une reconstruction ligamentaire a été réalisée et le coude a été immobilisé à 90°. La rééducation précoce a débuté 48 heures après l'intervention.
Results : La durée moyenne de suivi était de 6 ans et 5 mois (2 à 14 ans). L'amplitude de mouvement postopératoire moyenne (ROM) était de 80° (30 à 130°). Les résultats fonctionnels ont été jugés excellents dans 4 cas, bons dans 5 cas, moyens dans 2 cas et insatisfaisants dans 2 cas.
Discussion : La prise en charge de l'ankylose post-traumatique du coude chez l'enfant est complexe en raison du nombre limité d'options disponibles. Cette série de cas examine les bénéfices potentiels de l'arthroplastie interpositionnelle par fascia lata autologue chez l'enfant. Les résultats montrent que cette technique permet d'obtenir une amplitude de mouvement (ADM) raisonnable chez les enfants présentant une ankylose complète du coude.
L'un des points forts de cette étude est le suivi à long terme, d'une durée moyenne de plus de 6 ans. La plupart des patients ont obtenu des résultats bons à excellents, avec une ADM postopératoire moyenne de 80°, contre 0° préopératoire. Ce résultat est particulièrement pertinent compte tenu de l'intensité des présentations initiales.
Cette étude souligne l'importance d'une rééducation précoce dans les 48 heures pour la récupération fonctionnelle du coude en réduisant la raideur et en améliorant les résultats de l'ADM à long terme.
Conclusion : L'arthroplastie interpositionnelle par fascia lata autologue est une option thérapeutique disponible pour l'ankylose post-traumatique du coude chez l'enfant. Cette technique donne des résultats fonctionnels satisfaisants à long terme chez la majorité des patients. Une rééducation précoce semble jouer un rôle essentiel dans l'optimisation des résultats. Des études de cohorte à plus grande échelle sont nécessaires pour valider ces résultats.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-618
Les tiges sur mesure peuvent-elles aider à restaurer la cyphose thoracique chez TOUS les patients atteints de scoliose idiopathique de l'adolescent (SIA) ?
Jean-Charles Serero* 1, Aren-Joe Bizdikian1, Brice Ilharreborde1
1Orthopédie, Hôpital Robert Debré, Paris, France
Introduction : Les tiges sur mesure (TSR) sont une technologie émergente visant à optimiser la correction des déformations et la restauration de l'alignement sagittal. Cependant, à ce jour, peu de preuves existent dans la littérature pour déterminer si la correction chirurgicale finale correspond à la planification préopératoire dans la scoliose idiopathique de l'adolescent (SIA). L'objectif de cette étude était d'évaluer si l'alignement sagittal thoracique obtenu après une fusion postérieure de la SIA à l'aide de TSR correspondait à la planification chirurgicale validée.
Material and methods : Tous les patients atteints de scoliose idiopathique de l'adolescent (SIA) bénéficiant de tiges sur mesure entre février 2022 et février 2024 ont été consécutivement inclus de manière prospective, avec un suivi d'au moins 1 an. Les paramètres radiographiques ont été comparés à la planification initiale. Les patients ont été répartis en 3 groupes en fonction de leur cyphose thoracique (TK) préopératoire T4-T12 : hypocyphose si TK <10°, normocyphose si TK entre 10 et 40° et hypercyphose si TK >40°. La correction sagittale a été définie comme excellente si la TK postopératoire correspondait à la TK prévue ± 5°, acceptable si entre 5 et 15° avec une normocyphose postopératoire, et médiocre si > ± 15° ET/OU une hypokyphose postopératoire avec une TK <10°.
Results : Cent quatre-vingt-seize patients ont été inclus dans l'étude (12 % hypocyphotiques, 71 % normocyphotiques et 17 % hypercyphotiques). La TK s'est améliorée de manière significative chez les patients hypocyphotiques normo et hypercyphotiques (p < 0,001). Au total, 182 patients (92 %) ont atteint un alignement normocyphotique en postopératoire. Des résultats excellents ont été obtenus dans 31 % des cas, acceptables dans 54 % et médiocres dans 15 %.
Dans le groupe hypocyphotique, le taux de résultats excellents diminuait à 9 %, et trois patients sont restés hypocyphotiques lors du dernier suivi.
La TK planifiée était significativement différente de la TK postopératoire dans les 3 groupes, mais la difference était la plus importante dans le groupe hypocyphotique.
La jonction thoraco-lombaire était significativement plus lordotique que prévu (p < 0,0001) et finalement en situation d’hyper-lordose en postopératoire dans les trois groupes. Il en était de même pour la lordose lombaire proximale (p < 0,0001).
Discussion : La TK postopératoire était acceptable dans 85% des cas. La population hypocyphotique restait la plus difficile à corriger, ce qui est cohérent avec études précédentes. Il existait une bonne corrélation entre la planification préopératoire et la correction obtenue en postopératoire. Toutefois, la jonction thoraco-lombaire et la lordose lombaire proximale apparaissaient comme des sources potentielles d'écart entre la planification et le résultat final.
Conclusion : Les tiges sur mesure ont contribué à restaurer ou maintenir la TK dans cette population atteinte de SIA avec une bonne corrélation entre la planification préopératoire et le résultat postopératoire.
Conflits d’intérêts :
J.-C. Serero: Pas de conflit déclaré ,
A.-J. Bizdikian: Pas de conflit déclaré ,
B. Ilharreborde Consultancy, Expert: Implanet, Medtronic, ZimVie
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Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-700
LIPOSOMAL BUPIVACAINE IN THE CONTINUOUS IMPROVEMENT OF MULTIMODAL PAIN MANAGEMENT FOLLOWING POSTERIOR SPINAL FUSION FOR ADOLESCENT IDIOPATHIC SCOLIOSIS
Ahmed Mohseni1, oussema Hamdi* 2, Romdhane Denguezli3, Nizar Aouinti2, Walid Saied2, Sami Bouchoucha2, Mohamed Nabil Nessib2, Mohamed Zairi2, Rim Boussetta2
1orthopedie, hopital d'enfants, 2orthopedie, hopital enfants, tunis, 3Orthopedie, hopital SAhloul, sousse, Tunisia
Introduction : Intraoperative methadone and recent adjustments in our non-opioid protocol medications minimized the frequency of PCA dosing, allowing as needed doses of oral/IV pain to start immediately post. LB has been shown to reduce opioid consumption and length of stay (LOS) in children undergoing spinal fusion (PSF) surgery
Material and methods : Following IRB approval, the electronic medical records (EMR) of 45 children with the diagnosis of AIS who underwent PSF were reviewed. Patients are divided into 2 groups: Group A: Intermittent PCA multimodal regimen Group B: PRN pain meds multimodal regimen. Group A had intermittent morphine PCA. Group B also, received LB injections into erector spinae muscle prior to surgery closure. Oral morphine equivalents (OME) and pain scores (VAS), opioid related side effects, ambulation and length of hospital stay (LOS) were assessed
Results : Data was analyzed using Bonferroni post hoc test, significance was assumed at P value< 0.05. Both groups were similar in demographics. Significant difference was observed between groups in OME and side effects.. There was no significant difference between the groups in pain scores. Ambulation was significantly improved in Group B at 48 hours postop
Conclusion : In this innovative pilot study, we observed that group (lioposomal bupivocaine) showed better mobility and did not require IV morphine rescue in the post-op period. The use of a multimodal approach to pain management that includes liposomal bupivacaine has been found to be effective in opioid avoidance and improving ambulation postoperatively.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-547
Coxavara congénitale chez l'enfant
Amine El Khassoui* 1, Ahmed EL MOULOUA1, Tarik SALAMA1, elmouhtadi Aghoutane1, Redouane El Fezzazi1
1orthopédie-traumatologie pédiatrique , faculté de médecine et de pharmacie, université Cady Ayyad Marrakech, Hôpital mère-enfant, CHU mohamed VI marrakech, Marrakech, Morocco
Introduction : Congenital coxa vara is a rare condition that appears after the age of walking, resulting in a limp. It should be distinguished from other forms of coxa vara. The treatment is often surgical, consisting of a proximal femoral valgization osteotomy. In the absence of standard recommendations, this surgery remains controversial and its results are variable in different studies.
Material and methods : We report a retrospective observational study of 13 children (18 hips) with congenital coxa vara between January 2009 and December 2019. Standard X-Rays of each case were evaluated and analyzed using NSA, HSA, HEA and FNL. Both clinical course and evaluation of postoperative x-rays using NSA and HEA were used to assess the therapeutic outcome
The main goals of our study are to analyze the epidemiological, clinical and therapeutic data of our series, to compare them with those of the literature and to establish therapeutic recommendations, while discussing the age limit of surgery and the best techniques of surgical management.
Results : Over a period of 10 years, 16 cases were operated. The mean age was 8 years with extremes ranging from 3 years to 14 years. There was a clear female predominance (sex ratio of 1.6). Congenital coxa vara was unilateral in 8 children. Surgical treatment was indicated in 16 cases, while 02 patients underwent clinical and imaging monitoring. The surgical procedure performed consisted of a proximal intertrochanteric femoral valgus osteotomy with placement of LCP plate in 09 hips and DCP plate in 07 hips. Among the 16 operated patients in our series, 3 of them presented with necrosis of the femoral head, one patient had displacement of the hardware, one hip showed a pseudarthrosis of the osteotomy site while recurrence was noticed in 2 cases only.
Initial NSA ≤90°, a postoperative HEA ≤ 40° and the placement of the LCP plate are good predictor of good result after valgization osteotomy in congenital coxa vara.
Conclusion : Congenital coxa vara in children requires a thorough understanding of its severity as well as its surgical indications to ensure appropriate management, which is the only guarantee of an acceptable outcome.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-1040
L’antéversion fémorale dans la paralysie cérébrale : une variabilité à ne pas ignorer, une méthode simple pour la mesurer
Briac Peynet1, Eric Desailly2, Mohamed Laroussi Toumia * 1, Marie Hully3, Stephanie Pannier1, Alina Badina1
1Service d'orthopédie pédiatrique , Hôpital Necker Enfants Malades, Paris , 2Unité d'Analyse du Mouvement, Fondation Ellen Poidatz, Saint Fargeau Ponthierry , 3Service de neurologie pédiatrique , Hôpital Necker Enfants Malades, Paris , France
Introduction : Chez l’enfant paralysé cérébral, la chirurgie reconstructive de hanche implique une ostéotomie fémorale destinée à corriger notamment l’hyperantéversion. Si la littérature décrit bien l’hyperantéversion dans cette population, peu d’études précisent la méthode de mesure utilisée, en particulier peropératoire. La variabilité individuelle de l’antéversion est majeure dans cette population, et justifie une évaluation spécifique pour chaque patient. L’objectif de cette étude est de décrire cette variabilité et de valider une méthode simple, peropératoire, de mesure de l’antéversion.
Material and methods : L’antéversion fémorale a été mesurée peropératoirement chez 145 hanches opérées dans le cadre d’une chirurgie de reconstruction, selon une technique standardisée dérivée du profil de Dunn (hanche fléchie à 90°, abduction 40°, rotation interne jusqu’à alignement col-diaphyse). Une analyse corrélative a été menée avec l’âge, le sexe, le GMFCS, la douleur, les rotations passives, le MP préopératoire et l’angle cervico-diaphysaire (NSA). Pour 22 hanches, une comparaison appariée a été réalisée avec une mesure 3D issue d’un scanner low-dose traitée par le logiciel CREO Parametric 6.0. Les analyses comprenaient corrélations de Pearson, ANOVA, test de Wilcoxon apparié et méthode de Bland-Altman.
Results : L’antéversion peropératoire moyenne était de 46,0° ± 20,0° [IC95 % : 42,7–49,2°], avec une variabilité importante (–15° à 90°). Elle était significativement corrélée à l’angle cervico-diaphysaire (r = 0,415 ; p < 0,001), à la rotation interne (r = 0,585 ; p < 0,001) et inversement à la rotation externe (r = –0,29 ; p = 0,037). Aucun lien significatif n’a été observé avec l’âge, la douleur, le MP ou le GMFCS. Les filles présentaient une antéversion significativement plus élevée que les garçons (51,8° vs 42,9° ; p = 0,0129).
Dans l’échantillon comparatif, la mesure peropératoire était très fortement corrélée à la mesure 3D (r = 0,94 ; p < 0,0001), avec une surestimation systématique de 11,5° (p < 0,0001).
Discussion : L’antéversion fémorale chez l’enfant paralysé cérébral est très variable, et toute estimation fondée sur une valeur moyenne de cette population peut s’avérer inadaptée. Notre méthode peropératoire simple permet une mesure fiable, reproductible et validée par la modélisation scannographique 3D. Le biais de surestimation observé reste constant et peut être intégré à l’analyse peropératoire.
Conclusion : La mesure individuelle de l’anteversion femorale en peropératoire est indispensable, et peut être réalisée de manière fiable sans imagerie avancée. Elle constitue un outil de guidage précieux pour la correction fémorale lors de la reconstruction de hanche.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-134
Traitement de l'hallux valgus juvénile par épiphysiodèse combinée métatarso-phalangienne : série de cas sur 44 pieds
Edouard Haumont1, 2, Zoe Janssens* 1, Florent Taquet1, Robert Elbaum1
1Université Livre de Bruxelles, Bruxelles, Belgium, 2Hopital Sacré-Coeur de Montréal, Montréal, Canada
Introduction : La prévalence de l'hallux valgus juvénile (HVJ) atteint jusqu'à 15 % chez les jeunes filles. Les hypothèses actuelles suggèrent que l’angle articulaire métatarsien distal (DMAA) augmenté est le primum movens de cette déformation. L'hémi-épiphysiodesis à la base du premier métatarsien est établie comme traitement de l'HVJ dans le squelette immature ; l'association de cette procédure à l’hémi-épiphysiodesis de la base de la première phalange semble corriger plus efficacement la physiopathologie sous-jacente. Nous présentons ici les résultats d'une étude rétrospective évaluant cette technique combinée.
Material and methods : Nous présentons une revue rétrospective de patients ayant bénéficié d’une technique d’hémi-épiphysiodèse combinée (portion latérale de la physe proximale du premier métatarsien et de la portion médiale de la physe proximale de la première phalange) par curetage ou par vissage. Le suivi minimal était de 2 ans. Nous avons obtenu une cohorte finale de 25 patients, 44 pieds. L’âge moyen au moment de la chirurgie était de 11.3 ans (10.25-12.3). Il était associé dans 40% des cas à un pied plat valgus. Le suivi moyen est de 30.3 mois (24 -62).
Results : Sur les 44 pieds opérés, 27 (61%) ont eu une épiphysiodèse définitive par curetage, 17 (39%) une hémiphysiodèse provisoire par vissage. Cinq pieds ont nécessité une reprise pour échec d'épiphysiodèse par la même technique, aucune complication septique ou cutanée, aucun retrait de matériel nécessaire pour les épiphysiodèse par vissage. L’Angle d’Hallux Valgus (HVA) était de 21.41° en pré-opératoire et 19.92° en post opératoire [Test Student apparié: p = 0.037]. Le DMMA passe de 79.7° en préopératoire à 81.4° en post opératoire [p = 0.024]. L’angle proximal articulaire phalange proximale (PPAA) passe de 96.3° à 92.4°. L’angle inter-métacarpien passe de 11.3° à 10.8°. Aucun cas de sur-correction, HVA <0° en fin de follow up. L’AOFAS-Hallux Score moyen est de 94% en fin de follow up.
Discussion : L’utilisation de la technique combinée semble offrir une meilleure correction des axes phalangiens et métacarpo-phalangiens (DMAA et PPAA) que ceux décrits dans la littérature. Les résultats de correction de l’HVA et IVA sont identiques. Le score AOFAS semble également meilleur. Nous avons réalisé la chirurgie souvent plus précocement dans la déformation (notre série: HVA 22° - la littérature: HVA 29°) ce qui nous permet d’avoir une déformation finale plus acceptable (notre série: HVA 18° - la littérature: HVA 23.8°) sans pour autant avoir plus de sur-correction (HVA <0°) ou une modification de la longueur intermétatarsienne (MTLR: 0.86 en pré-op, 0.84 en post opératoire).
Conclusion : L’utilisation de la technique combinée d’hémiépiphysiodèse métatarsienne et phalangienne précocement dans la déformation semble offrir de meilleurs résultats en termes de correction des angles phalangiens et métacarpo-phalangiens et fonctionnels que ceux précédemment décrits dans les séries d’hémi-éphysiodèse métatarsienne isolée.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-432
Stabilité de la correction du pied plat valgus par arthrorise sous-talienne au retrait de l’implant - Suivi radiologique et clinique sur 76 pieds
Edouard Haumont1, 2, Zoe Janssens* 1, Olivier Delahaut3, Robert Elbaum1
1Université Livre de Bruxelles, Bruxelles, Belgium, 2Hopital Sacré-Coeur de Montréal, Montréal, Canada, 3Chirurgie orthopédique et traumatologie, CHU Charleroi-Chimay, Charleroi, Belgium
Introduction : La prévalence du pied plat valgus (PPV) chez l’enfant est de 25%. Son traitement généralement conservateur mais peut devenir chirurgical en cas de douleurs, fatigabilité, difficultés à se chausser ou troubles trophiques. L’arthrorise sous-talienne (AST) est une technique chirurgicale peu invasive corrigeant le valgus de l’arrière pied, en restaurant l’arche longitudinale médiale et en limitant la pronation de l’articulation sous-talienne. Cette étude évalue la pérennité de la correction du PPV obtenue par AST après le retrait de l’implant.
Material and methods : Etude rétrospective de 45 patients (M/F: 0.28), 76 pieds ayant bénéficié d’une AST pour PPV idiopathique entre 2010 et 2020. Le suivi minimal post retrait de l’implant est de deux ans. L’âge moyen est 12.21ans (+-1.91), et de 14.47 (+-1.95) ans au moment de la chirurgie de retrait. Le suivi consistait au suivi radiologique et clinique par la réalisation d’un score AOFAS.
Results : Ving-cinq (32.9%) patients ont nécessité un allongement du tendon d’Achille en plus de l’AST. Aucune noté de complications septique ou cutanée. Avant le retrait de l’implant, une déviation de la marche a été observée chez 8 (17%) patients, des douleurs chez 14 (31%) patients. Le retrait de l'implant a lieu en moyenne 26 mois après l’AST. Le suivi moyen post retrait de l’implant est de 45 mois. L’angle de Meary préopératoire est de 14.3° (+-6.8°), 5.9° en post op (+-4.8°)[p <0.001] et 4.9° (+- 3.22°) en fin de suivi sans perte de correction [p=0.932]. L’angle de Dijan-Annonier préopératoire est de 143.5° (+-6.8), 129.7° en post opératoire (+-7.6°) [p<0.001] et 128.6° (+-1.9°) en fin de suivi après retrait de l’implant sans perte de correction [p = 0.622]. La perte de correction est de -5.67° (p= 0.022) pour l’angle talo-calcanéen (20° - 12° - 18°), -8.12° (p =0.005) pour la divergence talo-naviculaire (20° - 6° - 14°), et de 4° (Student T: p = 0.019) pour l’angle Talo-Métacarpien 1 (14° - 6.7° - 10°). Le score AOFAS en fin de suivi est de 92%(+-6%).
Discussion : La correction de l’arche plantaire demeure stable après le retrait de l’implant. L’AST a corrigé efficacement le valgus de l’arrière pied valgus avec même parfois un léger varus. Cependant, nous remarquons une perte partielle de la correction après le retrait. Une augmentation de la divergence talo-naviculaire et de l’angle talo-calcéneen a été observée, signifiant un ré-affaissement partiel de l’arche plantaire. Ceci ne semble cependant pas avoir d’incidence sur les très bons résultats fonctionnels obtenus. Le choix d’un implant de plus grande taille n’est pas lié dans la littérature a plus de douleurs et pourrait prévenir la perte de la correction de l’arrière pied.
Conclusion : Les résultats de notre étude montrent que l'AST constitue une option efficace et pérenne pour la correction du PPV. Nous notons une perte partielle de correction du valgus de l’arrière pied. Nous prolongeons notre étude longitudinale pour obtenir les données à 5 ans.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-616
Stratégie Chirurgicale pour la correction des Pieds Plats valgus dans l'Ostéogenèse Imparfaite
Ibrahim Saliba* 1, Samuel Georges1, Stephanie Pannier1, Alina Badina1, Zagorka Pejin1
1Orthopédie, Hôpital Necker, Paris, France
Introduction : Les pieds plats sont une déformation fréquente chez les patients atteints d'ostéogenèse imparfaite (OI), contribuant à une limitation fonctionnelle significative. Le traitement conservateur par appareillages et orthèses présente un taux d’échec important, soulignant la nécessité d'une alternative efficace. Pourtant, la prise en charge chirurgicale de cette déformation reste mal définie, et la littérature sur le sujet est relativement limitée. À ce jour, aucune stratégie chirurgicale complète n'a été spécifiquement décrite pour traiter les pieds plats dans le contexte de l'OI. Cette étude propose une approche chirurgicale graduée, tenant compte de la sévérité de la déformation. Nous analysons également les résultats radiologiques et cliniques de cette prise en charge chirurgicale.
Material and methods : Une revue rétrospective de 11 patients pédiatriques atteints d'OI (15 pieds opérés) de moins de 18 ans a été réalisée. Le suivi moyen était de 20 mois. Les cas ont été classés selon la classification de Sillence. L'évaluation radiologique incluait des radiographies latérales et antéropostérieures (AP) pour mesurer les angles calcanéens, talocalcanéens, talo-premier métatarsien, et la couverture talonaviculaire.
Technique Chirurgicale
Le protocole comprenait : la correction du valgus de l’arrière-pied par une arthrorise talo-calcanéenne par vis (Procédure de Cavalier), l’aponévrotomie du gastrocnémiens, rétention du tendon tibial postérieur. En cas de laxité significative du médio-pied, une arthrodèse talonaviculaire a été réalisée.
Results : • Cliniques : L'EVA est passé de 4,2 ± 1,1 à 1.3 ± 0,8 (p < 0,01). Les scores AOFAS sont passés de 52,4 ± 8,6 à 86,7 ± 6,3 (p < 0,01).
• Radiologiques : Améliorations significatives de l'angle de pente calcanéenne (8,5° à 18,7°), de l'angle talocalcanéen latéral (45,5° à 27,7°), de la couverture talonaviculaire (35,9° à 8,8°) et de l'angle de divergence talocalcanéene de face (36,2° à 15,8°) (tous p < 0,01).
Discussion : Cette étude propose une approche chirurgicale complète pour corriger les pieds plats chez les patients atteints d’ostéogenèse imparfaite, en réponse à l’absence de consensus dans la littérature. La méthodologie adoptée repose sur une prise en charge graduée, adaptée à la sévérité de la déformation, permettant d’obtenir des améliorations cliniques et radiologiques significatives. Comparée aux travaux existants, cette approche se distingue par sa systématisation et son efficacité fonctionnelle, offrant ainsi une alternative aux traitements conservateurs souvent insuffisants.
Conclusion : Ces résultats, bien que prometteurs, doivent être considérés comme préliminaires. Un suivi à plus long terme est nécessaire pour confirmer la durabilité des corrections obtenues et affiner les indications chirurgicales. Cette étude ouvre également des perspectives pour l’optimisation des stratégies chirurgicales dans l’OI, avec des implications cliniques sur la prise en charge des troubles de la statique du pied dans cette pathologie.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-942
Mode de vie et activités des femmes africaines, facteurs de risque de pied bot ? Etude Cas témoin sur deux sites de prise en charge.
Naina Nohasoavina1, Kate Stannage2, Tsiaviry Persisy* 3, Malinirina Fanjalalaina Ralahy4
1Orthopédie, CHU Fianarantsoa, Fianarantsoa, Madagascar, 2Orthopaedic, Princess Margaret Hospital, Western Australia, Australia, 3Clinique des Eaux Claires, Baie Mahault, Guadeloupe, 4Faculté de Médecine, Université de Fianarantsoa, Fianarantsoa, Madagascar
Introduction : Le pied bot affecte 1 à 3 naissances vivantes sur 1000 dans le monde. En dehors des cas avec antécédent familial documenté, les causes exactes restent mal connues. L’objectif de cette étude est d’identifier les facteurs de risque d’apparition Pied bot idiopathique.
Material and methods : Il s’agissait d’une étude cas-témoins rétrospective à visée analytique, appariée selon l’âge de l’enfant, sur une période de 15 mois allant du 09 Février 2023 au 07 Juin 2024. Les cas étaient les enfants traités pour pied bot dans les deux centres de prise en charge de pied bot de la ville et les témoins, les enfants hospitalisés pour autres pathologies dans le service de Pédiatrie. Les enfants étaient appariés selon l’âge avec un cas pour deux témoins.
Results : Au total, 186 enfants ont été recrutés (62 cas et 124 témoins). L’âge moyen était de 8,8 mois avec un écart-type de 8,4 mois [0 – 36 mois] chez les cas et de 9 mois avec un écart-type de 9,1 mois [0 – 46 mois] chez les témoins. Parmi le nombre des cas de pied bot, la prédominance masculine a été constaté dans 72,58% cas (n=45). Le nombre de la fratrie dans notre étude variait de 1 à 8. Le premier enfant était l plus représenté (58,06% pour les cas et de 38,71% pour les témoins). La plupart des mères des enfants pieds bots résidaient en milieu rurale (64,5%). A part l’antécédent familial de pied bot qui est un facteur de risque évidents de pied bot (p<0,01 ; OR= 10,79 [1,85-63,01]). Les autres facteurs identifiés étaient : Les mères cultivatrices (OR= 5,92 [2,97-11,82]), les mères tresseuses p≤0,01 (OR= 10,79 [1,23-94,49]). Et le transport d’eau sur une distance durant la grossesse (p<0,02 ; OR= 2,25 [1,16-4,35]). Il n’y avait pas de corrélation statistique entre la survenue de pied bot et la consommation d’alcool (p<0,10 ; OR= 3,21 [0,87-11,83]), l’exposition au chanvre (p<0,50 ; OR= 0,56 [0,11-2,78]) et la prise de décoction durant la grossesse (p<0,9 ; OR= 1,1 [0,53-2,3]).
Conclusion : Le mode de vie impliquant une position et des activités qui contraignent une pression abdominale répétée peuvent être impliquées dans la survenue de pied bot dit idiopathique.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-960
L’impact de l’anomalie transitionnelle lombo-sacrée sur le développement de la colonne lombaire chez des adolescents symptomatiques : une étude comparative, cas-témoin.
Andreas Tsoupras* 1, Romain Dayer1, Wassim Ben Abdennnebi1, Anne Tabard-Fougere1, Antonio Faundez2
1Unité d'Orthopédie Pédiatrique, Hopitaux Universitaires de Genève, Genève, 2Chirurgie Orthopédique, Hopital de La Tour, Meyrin, Switzerland
Introduction : Le développement et l'ossification de la colonne vertébrale, de la période embryonnaire à l'adolescence, est un processus complexe et graduel. La croissance vertébrale peut être modulée par l'application de forces de compression ou de distraction mécanique. Ainsi, une application asymétrique de forces pendant la croissance, peut créer des déformations angulaires au niveau du corps vertébral. L'objectif de cette étude était d'analyser la forme des corps vertébraux lombaires sur le plan sagittal, chez des sujets symptomatiques présentant une anomalie transitionnelle lombo-sacrée (ATLS) et de les comparer à des sujets asymptomatiques sans anomalie radiologique.
Material and methods : Nous avons comparé des adolescents avec un squelette mature présentant une ATLS avec sacralisation de L5 à des témoins asymptomatiques. Les paramètres spino-pelviens et l’angle formé entre les plateaux vertébraux ont été comparés pour toutes les vertèbres lombaires à l'aide de radiographies du rachis complet debout, en vue de profil, prises entre 2015 et 2023. Les deux groupes ont été homogénéisés en utilisant une régression logistiques multivariée ajustée à l'incidence pelvienne (IP). Le test t de Student a été utilisé pour comparer les rapports entre la lordose attribuée aux corps vertébraux et la contribution osseuse à la lordose L1–S1.
Results : L’IP et la lordose L1–S1 étaient significativement plus grandes (p<0,01) chez les 19 patients ATLS (âge moyen 15,4, écart-type 1,4 ans) que chez les 17 témoins (âge moyen 14,7, écart-type 1,7) avec des rapports hommes-femmes similaires. La régression univariée a montré que les vertèbres étaient plus lordotiques chez les patients ATLS que chez les témoins à tous les niveaux lombaires. Après ajustement à l’IP, en régression multivariée, il n’y avait pas de différence significative au niveau de la lordose L1-S1 entre les deux groupes (p=0,872). Cependant, la courbure lordotique de L5 restait significativement plus importante (p=0,017) chez les patients ATLS.
Conclusion : Nos résultats suggèrent des adaptations morphologiques au niveau transitionnel, avec une angulation lordotique plus importante au niveau L5 chez les patients ATLS que chez les témoins, indépendamment de l’IP. L’ATLS agirait comme un modulateur de croissance vertébrale à point de fixation postérieur pendant la croissance. Ce phénomène pourrait faire partie des mécanismes d'hyperextension qui se produisent au-dessus du niveau transitionnel pour compenser la mobilité réduite du segment L5–S1 et du disque hypoplasique. Des études longitudinales pourraient aider à évaluer le développement spino-pelvien au fil du temps chez les patients ATLS et déterminer les facteurs prédisposant à une symptomatologie lombaire plus précoce.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Pediatrics
ABSTRACT N° SOFCOT25-595
Ostéotomie de réorientation acétabulaire avec modélisation 3D et guides patients-spécifiques : Pièges et astuces.
Nejib Khouri* 1, Samuel Georges1, Philippe Berton2
1Chirurgie Orthopédique Pédiatrique, Hôpital Necker Enfants-Malades, Paris, France, 2Ingénierie et conceptualisation, 3D-Side, Mont-Saint-Guibert, Belgium
Introduction : La correction chirurgicale d’une dysplasie de hanche est une procédure complexe reposant sur une méthodologie de conception 3D assistée par ordinateur (CAO) parfaitement reproductible. Cette approche comprend plusieurs étapes essentielles : les calculs d’angles avec ou sans recalage de la tête fémorale, la localisation des coupes pour la réalisation des ostéotomies, la simulation de la correction dans les trois plans de l’espace, la conception des guides de coupes et de déplacement, l’impression 3D de ces guides et finalement l’exécution peropératoire des déplacements et de leur ostéosynthèse. La mise en œuvre systématique de cette procédure nous a permis d’identifier les pièges et écueils à éviter afin d’optimiser les résultats chirurgicaux.
Material and methods : Vingt-quatre hanches opérées ont été analysées à travers toutes les étapes du processus. L’évaluation a été réalisée en s’appuyant sur les données informatiques des logiciels de modélisation, de conception et de fabrication des guides, sur l’observation peropératoire et sur les résultats radiologiques postopératoires. Toutes les difficultés rencontrées ont été systématiquement relevées à chaque étape.
Results : Les difficultés dans le choix d’une ostéotomie de réorientation acétabulaire étaient liées à la présence d’une tête fémorale déformée et incongruente.
Lors de la planification logicielle préopératoire deux erreurs ont été identifiées : tête fémorale non repositionnée dans l’acétabulum et trait d’ostéotomie trop distal ne ménageant pas suffisamment d’espace pour le guide de déplacement et d’ostéosynthèse.
Les difficultés peropératoires incluent la mobilisation malencontreuse du fragment proximal en crânial, une section incomplète de la branche iliopubienne et l’absence de levier pour mobiliser efficacement le fragment distal.
Discussion : Une tête fémorale déformée ne permet pas une réduction concentrique. Le calcul des corrections ne peut se faire sur une tête fémorale déplacée : son repositionnement préalable est nécessaire.
Le trait d’ostéotomie doit être suffisamment éloigné de l’acétabulum afin de faciliter l’introduction du guide de déplacement, le placement du levier et l’insertion de la vis ascendante d’ostéosynthèse.
La manipulation du fragment acétabulaire doit être facilitée par la mise en place d’un levier de type joystick. La vérification peropératoire de la correction est mécaniquement assurée par une fonction du guide de déplacement.
Enfin, la constitution d’une large base de données scanographiques des acétabulums normaux de l’enfant apparaît essentielle afin d’affiner la planification des réorientations acétabulaires souhaitées.
Conclusion : La CAO de ces ostéotomies impose une collaboration entre ingénieur et chirurgien. À toutes les étapes de cette procédure existent des pièges qu’il convient de maîtriser pour obtenir un résultat optimal. Bien que prometteuse, cette technique reste exigeante en temps de préparation et requiert une rigueur d’exécution absolue.
Conflits d’intérêts :
N. Khouri: Pas de conflit déclaré ,
S. Georges: Pas de conflit déclaré ,
P. Berton Consultancy, Expert: +
Présentation 5 min + discussions 2 min
Communications orales
Risk management
ABSTRACT N° SOFCOT25-474
Administration optimisée de l'érythropoïétine avant une arthroplastie de la hanche ou du genou
Hervé Hourlier* 1
1orthopédie, Polyclinique de la Thierache, Wignehies, France
Introduction : L'administration d'érythropoïétine (EPO) avant une chirurgie peut diminuer le besoin de transfusions sanguines chez les patients anémiques. Cependant, son utilisation présente des défis logistiques et financiers. De plus, les modalités de son utilisation font encore l'objet de discussions.
Objectif :Optimiser la prescription d’EPO pour minimiser les contraintes logistiques, les risques et les coûts lors des prothèses de hanche et de genou.
Material and methods : À partir d'une base de données prospective, une analyse rétrospective a été effectuée sur plus de 2000 patients opérés d’une arthroplastie unilatérale programmée de la hanche ou du genou. Parmi eux, 187 patients présentaient une hémoglobinémie de base inférieure à 12 g/dl. La gestion du capital sanguin comprenait l'utilisation de l'acide tranexamique, l'application de seuils transfusionnels restrictifs, ainsi que l'administration préopératoire d'érythropoïétine (EPO) chez les patients à risque de transfusion élevé.
Parmi les 187 patients, 79 (42 %) ont reçu une thérapie par EPO, tandis que 108 n'en ont pas reçu (groupe témoin). Le protocole d'EPO incluait deux injections d'époétines alpha (20 000 UI), administrées respectivement deux semaines et une semaine avant l'intervention. Les critères évalués comprenaient les taux de transfusion, les niveaux d’hémoglobine, l'indice de saignement des 7 premiers jours (IS-7), les complications et les coûts.
Results : Aucune transfusion n'a été réalisée dans le groupe EPO, contrairement au groupe sans EPO. L’hémoglobinémie de base sous EPO a été augmentée de 1,3 g/dl en moyenne avant l’opération.
L'IS-7 était comparable entre les groupes EPO et non-EPO (2,1 contre 2,3 g/dl ; p = 0,195). Aucun événement thrombotique n'a été observé dans le groupe EPO, et l'incidence des complications est similaire dans les deux groupes.
Discussion : Le protocole d'administration de l'EPO appliqué vise à réduire le risque de transfusions sanguines et à maintenir des niveaux post-opératoires d'hémoglobine appropriés, tout en minimisant les risques et les coûts associés. La formule mathématique de Pierson ajustée sur les relevés d’IS-7 nous a conduit à retenir un seuil d’hémoglobinémie de 11 g/dl et une hémoglobinémie cible de 12 g/dl pour mettre en œuvre le traitement EPO. Au cours de la dernière décennie, le coût de l'EPO a diminué de 75 %, et son administration avec une posologie réduite et des indications restreintes permet de conserver le sang et de réduire les coûts.
Conclusion : Cette étude met en lumière le potentiel d’une thérapie préopératoire optimisée de l'EPO dans les arthroplasties planifiées de hanche et du genou.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Risk management
ABSTRACT N° SOFCOT25-784
Complications postopératoires précoces et risques de transfusion sanguine dans l’arthroplastie bilatérale de hanche et de genou : étude rétrospective monocentrique à propos de 570 prothèses.
Antoine Outrequin* 1, Hannes Vermue2, Gérald Delfosse1, Elvire Servien1, Cécile Batailler1, Sébastien Lustig1
1Department of Orthopedic Surgery and Sport Medicine, Croix-Rousse Hospital, FIFA Medical Center of Excellence, Lyon, France, 2Department of Orthopedic Surgery and Traumatology, Ghent University Hospital,, Ghent, Belgium
Introduction : L’arthroplastie bilatérale de hanche ou de genou est bien documentée dans la littérature, mais les données concernant les complications postopératoires précoces demeurent limitées. Cette étude a pour objectif d’évaluer ces complications, en se concentrant notamment sur les taux de transfusion sanguine, dans le cadre d’une analyse rétrospective monocentrique.
Material and methods : Entre mars 2020 et novembre 2024, 285 patients (570 prothèses) ont bénéficié d’une prothèse totale de hanche (PTH), de genou (PTG) ou unicompartimentale du genou (PUC), réalisée de façon bilatérale et lors d’une même intervention. Cette cohorte monocentrique comprenait 102 patients dans le groupe PTG, 83 dans le groupe PTH et 100 dans le groupe PUC. Les patients étaient majoritairement de sexe masculin (57,2 %), avec un âge moyen de 65,2 ans (écart-type : 10,9) et un indice de masse corporelle moyen de 27,9 (écart-type : 4,5). L’évaluation préopératoire des risques, réalisée selon la classification de l’American Society of Anesthesiologists (ASA), a révélé un score moyen de 1,8 (écart-type : 0,5). Les complications survenues dans les deux mois suivant l’intervention, ainsi que les cas d’anémie nécessitant une transfusion sanguine, ont été enregistrés.
Results : Le taux global de complications précoces était de 2,5 % (7/285), avec aucune complication dans le groupe PUC, 5 % (4/83) dans le groupe PTH, et 2 % (2/100) dans le groupe PTG. Aucun décès, phlébite, embolie pulmonaire ni infection du site opératoire n’a été rapporté. Les complications observées comprenaient trois fractures périprothétiques, une luxation de hanche, une révision précoce et une rupture de l’appareil extenseur. Le taux global de transfusion était de 4,6 % (13/285), avec aucun cas dans le groupe PUC, 6 % (5/83) dans le groupe PTH et 8 % (8/100) dans le groupe PTG.
Discussion : Le principal enseignement de cette étude est que l’arthroplastie unicompartimentale bilatérale du genou entraîne systématiquement une perte d’hémoglobine moindre (14 g/L [écart-type : 6] vs PTG : 33 [7] et PTH : 26 [10] ; p < 0,001) et un séjour hospitalier plus court (3 nuits [±0] vs PTG : 4 [2] et PTH : 3 [2] ; p < 0,001). À l’inverse, la PTG bilatérale est associée à une durée opératoire plus longue (119 minutes [35] vs PTH : 91 [28] et PUC : 98 [23] ; p < 0,001) et une hospitalisation prolongée, bien que le groupe PUC inclut une proportion plus élevée de patients ASA 3 (14 % contre 2 % dans le groupe PTG). Nos résultats contrastent avec certains travaux rapportant des taux de transfusion atteignant jusqu’à 40 % en PTG et 38 % en PTH bilatérales.
Conclusion : Nos résultats soulignent la sécurité de l’arthroplastie bilatérale de hanche et de genou réalisée en un temps, avec un faible taux de complications. L’arthroplastie unicompartimentale bilatérale du genou n’a entraîné aucune complication précoce ni besoin de transfusion, renforçant ainsi la perception d’un risque opératoire limité pour cette intervention.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Risk management
ABSTRACT N° SOFCOT25-868
Reprise d’une anticoagulation curative post opératoire en chirurgie prothétique programmée: Évaluation des pratiques et recommandations nationales en vigueur à propos de 294 arthroplasties du membre inférieur
Adrienne Croux1, Goulven Rochcongar* 2, Michel Pegoix1, Jean Luc Hanouz1, Julien Dunet2, Christophe hulet2
1Département d'anesthésie réanimation, 2Département d'Orthopédie Traumatologie, CHU de Caen, Caen, France
Introduction : La gestion des anticoagulants curatifs après une chirurgie programmée de la hanche ou du genou reste une gestion délicate au quotidien. Il existe des préconisations du GIHP et de HAS et l’objectif de ce travail monocentrique observationnelle rétrospective est d’apprécier le suivi de ces recommandations.
Material and methods : 294 patients programmés pour une prothèse de hanche ou de genou, dans un centre universitaire, qui nécessitaient une anticoagulation curative au long cours du 1 er Janvier 2017 au 31 Décembre 2021 ont été inclus. Le critère de jugement principal était la concordance aux recommandations du GIHP pour les AOD émises en 2015 et à la HAS pour les AVK datant de 2008.
Results : Dans 12,6% des cas une complication a été observée. Dans 3,7% des cas une réintervention a été nécessaire. Le taux de suivi des recommandations était de 18% (n = 53) en regard d’une anticoagulation curative à la sortie d’hospitalisation. Le risque hémorragique est plus important mais de façon non significative en cas d’anticoagulation curative (13,2%) sans diminution du nombre d’évènements thrombo-emboliques (6% contre moins de 1% en posologie préventive).
Le taux de complications n’était pas statistiquement significatif entre les 3 groupes mais était plus élevé en cas d’anticoagulation curative. (13,2%, 9,4% et 18,9% pour l’anticoagulation préventive, intermediaire et curative respectivement, p = 0,22).
Discussion : Le suivi des recommandations actuelles concernant l’anticoagulation curative post-opératoire en chirurgie orthopédique programmée de hanche et de genou est relativement faible.
Ainsi l’application de ces recommandations à cette spécialité chirurgicale est difficile et nécessite une coopération anesthésiste chirurgien en pratique clinique.
Conclusion : Le suivi des recommandations concernant la reprise des anticoagulants en post-opératoire est relativement faible. Néanmoins, cette absence de suivi des recommandations n'entraine pas d'augmentation des complications post-opératoires
Conflits d’intérêts :
A. Croux: Pas de conflit déclaré ,
G. Rochcongar Consultancy, Expert: CORIN, Trainings, Teaching: Asten Sante, Invitation to national or international congresses: Asten Sante,
M. Pegoix: Pas de conflit déclaré ,
J. L. Hanouz: Pas de conflit déclaré ,
J. Dunet: Pas de conflit déclaré ,
C. hulet Consultancy, Expert: CORIN, ENOVI, UNITED ORTHOPAEDICS
Communications orales
Risk management
ABSTRACT N° SOFCOT25-803
Extravasation de propofol au membre supérieur : sous estimation des cas et de la gravité ?
Léa Paradisi* 1, Soline Vericel1, Laurent Obert1, francois loisel1, pauline sergent1, isabelle pluvy1
1CHU besancon, besancon, France
Introduction : L'extravasation de liquide thérapeutique est un événement indésirable connu de longue date peut engendrer des réactions locales allant d'une légère irritation à une nécrose tissulaire sévère. L’objectif de ce travail était de rapporter 5 cas d’extravasation de propofol survenus dans un temps court et de de les comparer aux cas rapportés dans la littérature (17 cas) afin de proposer une stratégie efficace.
Material and methods : 5 patients (2 hommes et trois femmes) ont présenté une extravasation de Propofol secondaire à une perfusion au pli du coude d’une dose comprise entre 146 à 300 cc. 2 patients avaient moins de 40 ans, mais présentaient une immuno suppression relative (insuffisance rénale chronique - streptococcie aiguë systémique) et 3 patients avaient plus de 80 ans.
Results : Dans les trois cas des patients les plus âgés, l’extravasation a été reconnue dans les trois heures. Le volume était faible, l’application de glace et l’élévation du membre ont suffi à éviter la chirurgie ; il n’y a eu aucune séquelle esthétique ou fonctionnelle au 8 ème jour. Chez les 2 patients les plus jeunes, l’extravasation a du nécessiter une chirurgie : dans 1 cas l’extravasation reconnue en fin d’intervention a été évacué à la canule de lipoaspiration à cause du volume (300 c). À la deuxième semaine, il persiste une hypoesthésie cutanée de 15 cm² à cause du décollement cutané au niveau du pli du coude. Dans l’autre cas une suspicion de syd de loge a nécessité une aponévrotomie. À 1 mois et 6 mois il persiste une cicatrice une séquelle esthétique sans douleur ni séquelle fonctionnelle. Le propofol est un agent anesthésique est couramment utilisé pour l'induction et le maintien de l'anesthésie générale avec un délai d'action rapide.
Discussion : Les agents vésicants (toxicité cellulaire intrinsèque) peuvent causer une nécrose sévère même à faible volume. Les agents irritants induisent des réactions inflammatoires sans nécrose. Le propofol agent anesthésique d’action rapide liposoluble est considéré comme un irritant. 17 cas ont été publié dans la littérature, avec 10 femmes sur 15 cas d'âge moyen de 42,5 ans (31 jours - 70 ans). Le délai e prise en charge après l'extravasation était de 26 heures (3 minutes - 120 heures). Le délai diagnostique et le volume sont les deux éléments les plus associés à la survenue de complications (nécrose - syndrome des loges). Les nécroses survenaient plus fréquem-ment dans des zones du dos du pied ou de la main. Le traitement chirurgical a été requis dans 7 cas. La rapidité d’injection la fragilité veineuse et les produits associés sont des éléments
Conclusion : L'extravasation de Propofol, bien que fréquente, semble sous-déclarée, probablement parce qu'elle se résorbe souvent spontanément sans laisser de séquelles significatives. Toutefois, des cas de nécrose des téguments et de syndrome des loges ont été rapportés. Remarquer une extravasation doit permettre de choisir entre le glaçage et la liposapiraton.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Risk management
ABSTRACT N° SOFCOT25-160
ERAS dans le domaine de l'orthopédie : présentation d'un programme multidisciplinaire visant à optimiser la prise en charge des patients subissant une arthroplastie de la hanche ou du genou.
Thibaut Royon* 1, Marcio Oliveira1, Eric Albrecht2, Julien Wegrzyn1
1Service d'orthopédie et de traumatologie, 2Service d’anesthésiologie, CHUV, Lausanne, Switzerland
Introduction : Les protocoles ERAS (Enhanced Recovery After Surgery) visent à développer des programmes périopératoires multidisciplinaires pour raccourcir la durée moyenne de séjour (DMS) et réduire les complications, les réadmissions et les coûts pour les patients subissant une intervention chirurgicale majeure. Dans ce contexte, notre équipe a récemment mis en œuvre le protocole ERAS pour les patients subissant une prothèse totale de la hanche (PTH) et une prothèse totale de genou (PTG).
Material and methods : Nous avons implémenté le programme ERAS en décembre 2022 à l’ensemble de nos prises en charges électives pour la PTH et PTG. Les principaux aspects de ce programme comprenaient l'éducation préopératoire, le jeûne minimal et le retour précoce à l'alimentation, protocole d'anesthésie standardisé, l'optimisation de l'analgésie multimodale, la réduction du cathétérisme urinaire et chirurgical, la gestion active du risque de perte de sang et de thrombose veineuse profonde et la mobilisation précoce des patients. Tous les patients ont bénéficié d'un suivi infirmier, physiothérapeutique et chirurgical.
L'objectif de cette étude est d'évaluer les effets d'un programme ERAS pour la PTH et la PTG en termes de DMS et de complications postopératoires.
Results : Nous avons consulté consécutivement les dossiers de 267 chirurgies avant l’implémentation du programme ERAS (138 PTH et 129 PTG) ainsi que 258 chirurgies après le déploiement du programme ERAS (128 PTH et 130 PTG). La DMS des PTH ERAS a diminué de 1.01 jour ainsi qu’une diminution des complications ≥Grade IIIb. Pour les PTG ayant bénéficié d’un programme ERAS la DMS a été réduite de 1.03 jour ainsi qu’une diminution des complications ≥Grade IIIb.
Conclusion : La mise en œuvre d’un programme ERAS pour les PTH et PTG permet une sortie précoce du patient avec peu de complications postopératoires.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Risk management
ABSTRACT N° SOFCOT25-280
Prédiction des soins de suite après arthroplastie totale de hanche et de genou : un modèle d'évaluation des risques
Henrique Alves* 1, Sébastien Di Tommaso1, Julien Wegrzyn2, Cédric Mabire3
1Hôpitaux Universitaires de Genève, Genève, 2Hôpital orthopédique Lausanne, 3Centre Hospitalier Universitaire Vaudois, Lausanne, Switzerland
Introduction : Les soins post-aigus ou réadmissions après arthroplastie totale de hanche (ATH) ou de genou (ATG) entraînent des coûts significatifs et une utilisation accrue des ressources. Anticiper avec précision les besoins en réhabilitation s'avère déterminant pour optimiser le parcours de soins et minimiser les réhospitalisations. L'objectif est de développer un modèle prédictif permettant d’identifier les patients présentant un risque élevé de nécessiter des soins post-aigus après prothèse totale de hanche ou genou.
Material and methods : Étude rétrospective longitudinale incluant 209 patients ayant bénéficié d’une ATH ou ATG unilatérale primaire (2018-2019, Suisse). Les données collectées comprennent caractéristiques démographiques, comorbidités, destination de sortie. Des analyses univariées et multivariées ont été conduites pour identifier les facteurs prédictifs déterminants de recours aux soins post-aigus.
Results : L'analyse identifie six prédicteurs significatifs de recours aux soins post-aigus : absence d'aidant, âge avancé, sexe féminin, aides à la marche, score ASA élevé, gravité des comorbidités. Le modèle prédictif intégrant ces facteurs démontre une précision de 52% pour l'orientation des patients après chirurgie.
Discussion : Ce modèle confirme l'importance de l'absence d'aidant, du genre féminin, de l'âge et des comorbidités comme prédicteurs de soins de suite, corroborant les données de la littérature. Le soutien social, notamment la présence d'aidant, est un facteur modifiable crucial. Des interventions de soins, comme la consultation pré-chirurgicale, peuvent évaluer et traiter ces facteurs. Certaines variables (vie seul, destination souhaitée) n'ont pu être analysées. Des outils de prédiction comme RAPT, avec une précision de 75-88%, pourraient compléter ce modèle.
Conclusion : Les modèles prédictifs peuvent améliorer la gestion des soins post-opératoires après ATH/ATG. Cette approche permet l'identification précoce des patients vulnérables et la personnalisation des stratégies de transition. Des investigations complémentaires s'avèrent indispensables pour affiner la performance prédictive de ces outils et maximiser leur impact clinique.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Risk management
ABSTRACT N° SOFCOT25-363
Nouveaux risques cognitifs liés à l’innovation en chirurgie : impact de la réalité mixte sur la charge mentale et la distraction
Marie ARMINIO* 1, 2, Edith GALY1, Marc-Olivier Gauci2
1LAPCOS, Université Côte d'Azur, 2Unité ICARE, INSERM U1091, NICE, France
Introduction : L’intégration de nouvelles technologies comme la réalité mixte (RM) en chirurgie traumatologique promettent d’améliorer la prise en charge des patients. Toutefois, leurs indicateurs de performance ne sont pas connus et elles sont souvent mises entre les mains des chirurgiens sans aucune évaluation préalable de l’impact cognitif et de l’influence directe sur les performances techniques et par conséquent sur le bon déroulement de l’intervention. L’objectif était d’objectiver les relations entre l’utilisation de la réalité mixte et la charge mentale des chirurgiens et la distraction de l’équipe chirurgicale.
Material and methods : 22 ostéosynthèses par plaque (radius distal, plateau tibial, malléole externe) étaient réalisées consécutivement, la moitié étaient réalisées de façon conventionnelle et l’autre moitié étaient assistées par un dispositif de RM (HoloLens 2, Microsoft) avec accès à la plateforme Surgiverse (AbysMedical, La Rochelle, France). Cette plateforme permettait d’afficher des hologrammes de modèles 3D osseux, des imageries radiographiques et scanner, des informations relatives au patient, des notes techniques relatives aux implants utilisés. Des éléments relatifs à l’intervention étaient relevés (durée). La distraction était mesurée in situ en évaluant la manière dont les événements observés interféraient avec les tâches des membres de l'équipe opératoire, en notant les individus impliqués, le niveau d'interruption des tâches et les sources de distraction. La charge mentale était évaluée après intervention sur une échelle multidimensionnelle (type Likert) validée basée sur un modèle Individu – Charge mentale – Activité (ICA).
Results : Les durées d’intervention étaient similaires pour les deux groupes (70±36min, p=0.768), avec un port moyen des lunettes de 30±10min. La fréquence des distractions était plus élevée en utilisant la réalité mixte (31±9 vs 21±5 événements/h, p=0.009). Les principales sources de distraction étaient les communications intra-équipe concernant le dispositif (44% en chirurgie augmentée vs 34% en conventionnelle). Pour la charge mentale, le groupe avec réalité mixte montrait un niveau de charge externe temporelle plus bas (4.7±0.9 vs 5.7±1.1 points, p=0.018) en diminuant le temps à chercher des informations sur d’autres supports, en fluidifiant le processus décisionnel et en diminuant l’hésitation avant un geste. Les charges mentales intrinsèque, externe organisationnelle ou pertinente étaient similaires.
Discussion : L’étude des facteurs humains est indispensable pour faciliter l’intégration d’outils innovants dans la pratique chirurgicale et doivent être prise en compte dans les enjeux d’accès au marché mais surtout pour assurer la sécurité du patient et limiter les risques nouveaux qu'ils apportent.
Conclusion : Les chirurgiens utilisant la réalité mixte présentent un niveau de charge externe temporelle inférieur aux chirurgiens ayant opéré de manière conventionnelle. L’intégration de l’outil de RM augmentait la fréquence des distractions dans l’équipe chirurgicale.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Research / Innovation
ABSTRACT N° SOFCOT25-1038
L'impact de la tenue vestimentaire du chirurgien sur la confiance et l'acceptation d'une intervention par les patients.
Aurelien Dorizy* 1, Jawad Rahal1, Flore Devriese1, Robin Lévêque1, Marine Ankri1, Pascal Bizot1, Remy Nizard1, Pierre-Alban Bouché1, Descamps Jules1
1Orthopédie, Lariboisière, Paris, France
Introduction : Dans le cadre du modèle biopsychosocial, il est admis que les facteurs psychologiques et sociaux influencent les résultats d’un traitement. L’expérience du patient, notamment en période péri-opératoire, peut jouer un rôle déterminant dans la réussite d’une intervention, au-delà de la seule technique opératoire. Parmi les éléments contribuant à cette expérience, la relation avec le chirurgien - influencée par des signaux non verbaux comme l’apparence - est essentielle. Pourtant, l’impact des vêtements portés sous la blouse, bien que visibles, est rarement évalué. Cette étude vise à déterminer dans quelle mesure différentes tenues peuvent modifier la perception qu’ont les patients du chirurgien (compétence, professionnalisme, empathie), ainsi que la confiance du patient à accepter l’intervention proposée.
Material and methods : Une étude observationnelle prospective a été menée auprès de 156 patients consultant un chirurgien orthopédique pour la première fois dans un CHU couvrant des populations de tous horizons socio-économiques. Les participants ont évalué à l’aide d’un auto-questionnaire quatre tenues sous la blouse (chemise+cravate, chemise seule, polo, t-shirt), deux types de pantalons (jean, chino) et deux types de chaussures (baskets, chaussures de ville) selon un système de score pondéré.
Results : L’échantillon comprenait 60 % de femmes, 28 % de retraités contre 72% d'actifs. Le niveau socio-économique des patients était équilibré puisque 57 % gagnaient moins de 2000 euros mensuels, et 45 % étaient mariés ou pacsés. Si 76 % des patients déclaraient accorder peu d’importance à la tenue du chirurgien, 19 % (30/156) pouvaient refuser une intervention si la tenue de leur chirurgien était jugée inadaptée. La chemise sans cravate obtenait les meilleurs scores en compétence perçue (248 points) et professionnalisme (253 points), tandis que le t-shirt était le mieux évalué en empathie (220) et aisance à communiquer (224). La chemise avec cravate était systématiquement la moins bien notée, notamment en empathie (136) et aisance à discuter (122). La chemise sans cravate était significativement préférée à la chemise avec cravate (p < 0,05). Le pantalon chino et les chaussures de ville étaient aussi significativement mieux perçus que le jean et les baskets en compétence (p < 0,05) et professionnalisme (p < 0,05). L’analyse par sous-groupes (sexe, niveau d’étude, activité, statut familial, logement, revenu) ne montrait pas de différence significative.
Conclusion : Cette étude démontre que si la majorité des patients ne considèrent pas la tenue comme déterminante, un sur cinq pourrait refuser une intervention si elle ne lui semble pas adaptée. La chemise sans cravate apparaît comme un compromis optimal entre professionnalisme et accessibilité. À l’inverse, la chemise avec cravate semble créer une distance. Le choix vestimentaire du chirurgien mérite donc d'être reconnu comme un facteur influent dans la relation médecin-patient et l’adhésion thérapeutique.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Risk management
ABSTRACT N° SOFCOT25-322
Diminution de 50% des radiations intra-opératoires en orthopédie : Impact des paramètres de radiation minimale du C-arm
Antoine Arsenault* 1, Dominique M Rouleau1, 2, Julien Chapleau1, 2
1Faculté de médecine, Université de Montréal, 2Département de chirurgie orthopédique, CIUSSS du Nord-de-l'île-de-Montréal, Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, Montréal, Canada
Introduction : La fluoroscopie C-arm est fréquemment utilisée en chirurgie orthopédique et expose de façon répétée le personnel du bloc opératoire aux rayonnements ionisants qui présentent des risques documentés pour la santé à long terme. Les stratégies de radioprotection comprennent l'utilisation d'équipements de protection individuelle et des variations dans l'utilisation du C-arm. Cette étude vise à déterminer si l'utilisation des paramètres de radiation minimale (RM) du C-arm peut réduire l’exposition totale aux radiations par rapport au mode standard tout en maintenant une qualité d'image suffisante. Les composantes de RM sont les modes quart de dose (faible dose (FD) au lieu de dose standard) et images pulsées (quatre images par seconde au lieu de 24 images/sec).
Material and methods : Une étude de cohorte rétrospective a été réalisée pour extraire les informations d’imagerie et le type de chirurgie des dossiers patients entre le 15/03/2022 et le 01/08/2024. La dose cumulée de radiation (DC, en milliGray) et la durée d’exposition (d, en secondes) ont été obtenues à partir du rapport généré automatiquement par la console du C-arm. La dose relative de radiation (DR = DC/d, en mGy/sec) a été calculée pour comparer les résultats des différents groupes, qui incluaient quatre régions anatomiques : membre inférieur distal (MId) — tibia, cheville et pied ; membre inférieur proximal (MIp) — hanche, fémur et rotule ; membre supérieur distal (MSd) — avant-bras et poignet ; membre supérieur proximal (MSp) — épaule et humérus.
Results : Quatre cent trente-deux cas ont été examinés, 193 en RM et 239 en mode standard. Les quatre groupes incluaient : 226 MId, 100 MIp, 56 MSd et 50 MSp. L'utilisation des paramètres RM a entraîné des réductions significatives de la DR dans tous les groupes, avec une réduction moyenne globale de 55 % (p<0,01) et des réductions par groupe de 44 % (p<0,01), 68 % (p<0,01), 41 % (p<0,01) et 58 % (p<0,01) respectivement. Le mode RM n’a pas montré d’augmentation de la durée d’exposition, qui reflète le nombre d’images prises. Cette absence d’augmentation de la durée, c’est-à-dire le nombre d’images, suggère que la qualité d’image est suffisante en mode RM pour la chirurgie orthopédique.
Conclusion : L'utilisation du C-arm avec les paramètres de radiation minimale (mode quart de dose et images pulsées) en chirurgie orthopédique permet une réduction moyenne significative de 55 % de l'exposition aux radiations pour le personnel opératoire sans affecter suffisamment la qualité d’image pour avoir un impact sur le nombre d'images requises.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Risk management
ABSTRACT N° SOFCOT25-888
Facteurs de risque de déficience auditive chez les chirurgiens orthopédistes : une étude transversale
Romain Tavignot* 1, roxane Fabre1, olivier Gastaud2
1CHU Nice, Nice, 2hopital privé arnault tzanck, mougins, France
Introduction : L’ambiance sonore et l’exposition au bruit au bloc opératoire est une problématique souvent sous-estimée. En chirurgie orthopédie on retrouve des niveaux allant jusqu’à plus de 100 dB. Ainsi, on pourrait penser qu’une exposition prolongée aux bruits pourrait entraîner des troubles auditifs chez les chirurgiens orthopédistes à court et à long terme. L’objectif principal est d’évaluer l’impact du bruit opératoire sur l’audition des chirurgiens orthopédistes, en identifiant les chirurgies à risque. Les objectifs secondaires sont de savoir si les chirurgiens orthopédistes présentent des symptômes auditifs après avoir opéré, et quelles protections individuelles sont-ils prêts à utiliser.
Material and methods : Un auto-questionnaire standardisé de 35 questions a été diffusé par mail auprès de tous les chirurgiens orthopédistes adhérant à la SOFCOT. Ce questionnaire comprenait un score de dépistage de déficience auditive avec une sensibilité́ calculée à 92 % et une spécificité́ à 43 % pour la détection de surdité moyenne à profonde. Il évaluait le nombre de chirurgie pratiqué, les symptômes auditifs et l’utilisation de dispositifs de protection.
Results : Sur les 515 réponses obtenues, 35,5 % ont un score de détection <37 montrant des troubles auditifs alors que 24,8% de la population générale présente une perte d’audition.
De plus, une part importante de chirurgiens entre 20 et 40 ans, 27,7 % présentent un score <37 alors que 5,9% de la population générale < a 40 ans présente une perte d’audition légère à profonde.
Les chirurgiens réalisant >50/an de PTH et ceux réalisant >50/an PTG semblent augmenter le risque de score <37 respectivement avec un OR à 1,64 (IC95% = [1,08 ; 2,49], p<0,019) et un OR=1,51 (IC95%= [1,00 ; 2,29], p =0,049).
De plus, 34 % ont rapporté des acouphènes et/ou des otalgies et/ou des céphalées et/ou une fatigue auditive. Ces symptômes sont corrélés à un score auditif faible (<37) avec un OR =2,91 (IC95%= [1,90 ; 4,48], p < 0,001).
Malgré le risque auditif 47% ne désirent porter aucune protection auditive individuelle.
Discussion : Notre étude sur un large échantillon confirme l’existence d’une possible influence de la pratique de chirurgie orthopédique en générale et plus particulièrement la chirurgie prothétique sur l’audition. Des études à plus grande échelle devront être menées afin d’améliorer nos connaissances et de limiter les biais, notamment lié à la sensibilité et la spécificité du questionnaire.
Conclusion : Il parait nécessaire de sensibiliser les professionnels sur les protections adaptées, individuelles et collectifs afin de limiter les effets du bruit sur leur audition. Une visite médicale adaptée avec une surveillance de l’audition et des mesures d’expositions aux bruits au bloc opératoire paraissent nécessaire afin de pouvoir réaliser un suivi précis et longitudinal.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Risk management
ABSTRACT N° SOFCOT25-236
Exposition au bruit peropératoire lors des arthroplasties assistées par le robot MAKO : analyse des niveaux sonores et implications pour la santé des chirurgiens
Fanny Delaigue* 1, Yves-Marie Omnes1, Jules Descamps1, Pascal Bizot1, Flore Devriese1, Jawad Rahal1, Axelle Portet1, Rémy Nizard1, Pierre-Alban Bouché1
1Service de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique, Hôpital Lariboisière, Paris, France
Introduction : Les prothèses de hanche et de genou (PTH, PTG) sont des interventions fréquentes, en hausse avec le vieillissement. Les chirurgiens y sont exposés à des niveaux sonores dépassant parfois 85 décibels (dB), seuil maximal du NIOSH pour prévenir la perte auditive. Le bruit des robots en orthopédie reste peu étudié, avec des résultats contradictoires. Notre étude visait à évaluer celui généré par les PTH et PTG avec le robot MAKO afin de vérifier son respect des normes du NIOSH.
Material and methods : Cette étude prospective monocentrique a inclus 10 interventions (3 PTH et 7 PTG) réalisées par le même opérateur entre mars et juin 2024 à l’aide du robot MAKO. Les enregistrements sonores ont été effectués à l’aide de l’instrument PCE-322A, placé au même endroit dans la salle d’opération. Les données ont ensuite été traitées à l’aide du logiciel du fabricant. Le bruit de base moyen d’une salle d’opération vide était de 33 dB. L’exposition au bruit a été mesurée en dB chaque seconde pour chaque intervention. Le Leq (Niveau Sonore Continu Équivalent), un indicateur essentiel en acoustique permettant de quantifier le niveau sonore moyen sur une période déterminée, a été collecté.
Results : En moyenne, 6064 mesures ont été réalisées par intervention, avec un niveau sonore moyen de 60,58 dB (Écart-type ÉT : 0,78), un niveau minimal moyen de 52,26 dB (ÉT : 1,15) et un niveau maximal moyen de 91,91 dB (ÉT : 3,11). Le Leq moyen enregistré était de 70,42 dB (ÉT : 2,38), et le temps d’exposition moyen à un niveau sonore supérieur ou égal à 85 dB était de 94 secondes (ÉT : 73,57). Concernant les PTG, le niveau sonore moyen était de 61 dB (ÉT : 0,36), le niveau minimal moyen de 52,43 dB (ÉT : 1,25) et le niveau maximal moyen de 91,91 dB (ÉT : 2,74). Le Leq moyen enregistré était de 71,66 dB (ÉT : 1,47) et le temps d’exposition moyen à un niveau sonore supérieur ou égal à 85 dB était de 123,6 secondes (ÉT : 68,68). Concernant les PTH, le niveau sonore moyen était de 59,59 dB (ÉT : 0,48), le niveau minimal moyen de 51,87 dB (ÉT : 0,95) et le niveau maximal moyen de 93,53 dB (ÉT : 3,95). Le Leq moyen enregistré était de 67,52 dB (ÉT : 1,00), et le temps d’exposition moyen à un niveau sonore supérieur ou égal à 85 dB était de 25,0 secondes (ÉT : 1). Une différence significative a été retrouvée entre les PTG et les PTH concernant le niveau sonore moyen (p = 0,02) et le Leq (p = 0,04), avec des valeurs plus élevées pour les PTG.
Discussion : Notre étude est l'une des premières à analyser le bruit peropératoire du robot MAKO. Son niveau sonore, proche du seuil nocif de 85 dB, peut aussi accroître stress et risque de pathologies métaboliques. Ces enjeux soulignent l’importance d’évaluer son impact sur la sécurité et la santé des équipes chirurgicales.
Conclusion : Le robot MAKO, expose à un niveau sonore tolérable avec un temps d’exposition moyen supérieur ou égale à 85 dB de 94 secondes. Il serait intéressant de comparer cette technologie aux ancillaires conventionnels.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Présentation 5 min + discussions 2 min
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-348
Réduction de l'incidence de l'instabilité à mi-flexion grâce à l'équilibrage de l'écart contrôlé par la force dans les prothèses totales du genou
Laurent Angibaud1, Amaury Jung2, Prudhvi Chinimilli1, Omar Naji* 3, Hiroshi Watanabe4, Pedro Torrijos5, Mattia Filanti6, James Huddleston7
1Recherche, Exactech, Gainesville, United States, 2Recherche, Blue-Ortho, Meylan, 3Clinique Via Domitia, Lunel, France, 4Nippon Medical School, Tokyo, Japan, 5Hospital Universitario Puerta de Hierro, Madrid, Spain, 6Istituto Ortopedico Rizzoli, Argenta, Italy, 7Stanford University Medical Center, Stanford, United States
Introduction : L'instabilité est l'une des principales causes d'échec précoce après la mise en place d’une prothèse totale du genou (PTG), représentant 11 à 26% des révisions. L'instabilité à mi-flexion (IMF) se produit lorsque le genou est stable en extension et en flexion, mais devient instable à mi-flexion. L'une des explications est l'altération de la tension ligamentaire dans toute l'amplitude du mouvement. Les technologies avancées dédiées aux PTG permettent désormais de planifier les coupes osseuses en fonction de l'équilibre des tissus mous tout au long de l'arc de mouvement, ce qui peut réduire le risque d'IMF. Cette étude visait à évaluer l'incidence de l'IMF en analysant les courbes de laxité articulaire obtenues sous distraction pendant les essais.
Material and methods : Une revue rétrospective a été réalisée à l'aide d'une base de données archivant les dossiers techniques des PTG effectuées à l'aide d'un système de chirurgie assistée par ordinateur. Cette revue comprenait 2864 cas réalisés par 120 chirurgiens. Au cours de la réduction de l'essai, les laxités articulaires finales ont été acquises à l'aide d'un tenseur intra-articulaire contrôlé par la force entre la coupe tibiale proximale et le composant fémoral d'essai tout en manipulant le membre de l'extension à la flexion. Les courbes de laxité articulaire ont été analysées pour détecter une IMF potentielle. Pour cette étude, le risque d'IMF a été défini comme un écart articulaire maximal entre 30° et 60° de flexion (amplitude de flexion moyenne) dépassant de plus de 2 mm les écarts maximaux entre 0° et 20° de flexion (amplitude d'extension) et 85° et 95° de flexion (amplitude de flexion).
Results : L'incidence d'une IMF potentielle était de 1,05 % pour le compartiment médial et de 1,12 % pour le compartiment latéral. L'incidence d'une IMF potentielle dans les deux compartiments chez le même patient était de 0,2 %. Parmi les cas avec une IMF potentielle, l'IMF moyenne était de 2,67 mm (plage de 2,03 à 5,03 mm) dans le compartiment médial et de 2,77 mm (plage de 2,00 à 5,52 mm) dans le compartiment latéral.
Discussion : Malgré l'adoption de technologies avancées telles que la navigation ou l'assistance robotique, l'IMF reste un défi pour TKA. Une analyse récente de l'American Joint Replacement Registry a révélé des chances plus élevées de révision à 2 ans pour l'instabilité pour les PTG assistées par robot par rapport à l'instrumentation conventionnelle. Par conséquent, la gestion de l'équilibre des tissus mous devient cruciale lors de la comparaison des technologies. Certaines s'appuient sur une évaluation manuelle et à des angles discrets pouvant compromettre la précision, tandis que d'autres utilisent des tenseurs contrôlés par la force pour mesurer les laxités sur l'amplitude totale de la flexion.
Conclusion : Cette étude a démontré que la gestion de l'enveloppe des tissus mous par l'acquisition fiable de laxités sur l'ensemble de l'arc de mouvement peut réduire considérablement le risque d'IMF, améliorant potentiellement les résultats cliniques.
Conflits d’intérêts :
L. Angibaud Research support/Scientific studies: Exactech,
A. Jung Research support/Scientific studies: Blue Ortho,
P. Chinimilli Research support/Scientific studies: Exactech,
O. Naji Consultancy, Expert: Exactech,
H. Watanabe: Pas de conflit déclaré ,
P. Torrijos: Pas de conflit déclaré ,
M. Filanti: Pas de conflit déclaré ,
J. Huddleston Consultancy, Expert: Exactech
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-683
Variabilité inter- et intra-opérateur des mesures de l'équilibre ligamentaire dans l'arthroplastie totale du genou avec le système de navigation robotique (ROSA®) : étude in vivo.
Johnatan Everaert* 1, Esfandiar Chahidi2, Maarten Ulrix3, Arnaud Delafontaine3, 4, Erwan Eggermont3, Raphaël Janssens5, Arnaud Clavé6, 7, Jacques Hernigou8, 9, Bruno Baillon5
1Service d'orthopédie et traumatologie, Université Libre de Bruxelles, Bruxelles, 2Service d'orthopédie et traumatologie, CHU Helora, La Louvière, 3Université Libre de Bruxelles, Bruxelles, Belgium, 4Université Paris-Saclay, CIAMS, Paris, France, 5Service d'orthopédie et traumatologie, Hôpitaux Iris Sud, Bruxelles, Belgium, 6Service d'orthopédie et traumatologie, Clinique Saint Georges, Nice, 7LaTIM UMR 1101, Laboratoire d’Analyse et de Traitement de l’Information Médicale, Brest, France, 8Service d'orthopédie et traumatologie, EpiCURA Baudour - Hornu, Ath, 9Laboratoire de recherche en biochimie osseuse et métabolique., Bruxelles, Belgium
Introduction : L’arthroplastie totale du genou assistée par robot vise à améliorer la précision des résections osseuses, de l’alignement et de l’équilibre ligamentaire, mais son bénéfice clinique reste discuté. Sa fiabilité dépend du système robotique et de la qualité des données recueillies par le chirurgien, car une mauvaise acquisition entraîne des erreurs de planification et de positionnement des implants. Cette étude évalue la variabilité inter- et intra-opérateur des mesures peropératoires et des résultats de planification avec le système ROSA® imageless, selon un protocole standardisé comparant un chirurgien expert à un chirurgien en formation.
Material and methods : Étude prospective monocentrique (juillet–septembre 2023) sur des patients opérés d'une arthroplastie totale du genou postéro-stabilisée assistée par ROSA® imageless. La variabilité inter- et intra-opérateur des mesures peropératoires (laxité coronale, espaces articulaires) et de la planification associée a été évaluée par coefficient de corrélation intraclasse (ICC), selon un protocole standardisé d'alignement fonctionnel entre chirurgien expert et en formation.
Results : L'étude porte sur 17 patients. Toutes les valeurs d'ICC montrent une excellente reproductibilité (>0,75) pour l'acquisition. Les résultats sont cohérents pour le chirurgien expert (variabilité intra-observateur <1° pour tous les angles de flexion) et le chirurgien en formation (variabilité inter-observateur <1°), sauf pour le profil de laxité. Celui-ci présente un bon accord inter-observateur (>0,60) en flexion et extension, et un bon accord intra-observateur (>0,60) uniquement en extension. Pour la planification (résections osseuses, positionnement des implants et ajustements par rapport à l'axe PCA), l'accord est bon à excellent (>0,60 à >0,75), sauf pour la hauteur du stylet, la flexion fémorale et la coupe distale médiale du fémur.
Discussion : Cette étude montre une bonne fiabilité inter- et intra-observateur du système ROSA® imageless pour évaluer la laxité et la planification, indépendamment de l’expérience chirurgicale. La reproductibilité est bonne à excellente, sauf pour la hauteur du stylet, la flexion fémorale et la coupe distale médiale du fémur. Ces variations pourraient refléter des approches différentes selon l’expérience qui influence l’importance accordée à certains paramètres, notamment la laxité post résection osseuse.
Conclusion : Le système ROSA® imageless démontre une grande reproductibilité des mesures de laxité et de planification, quel que soit le niveau d'expérience des chirurgiens, tout en conservant une flexibilité pour des stratégies personnalisées.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-195
Arthroplastie Totale de Genou Assistée par Robot : une Courbe d'Apprentissage limitée pour l'Equilibrage Ligamentaire
Fanny Delaigue* 1, Rémy Nizard1, Pascal Bizot1, Flore Devriese1, Jawad Rahal1, Ali Asfour1, Axelle Portet1, Jules Descamps1, Pierre-Alban Bouché1
1Service de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique, Hôpital Lariboisière, Paris, France
Introduction : La prothèse totale de genou (PTG) est une intervention chirurgicale fréquente, avec un taux de survie de 90 % à 20 ans. Cependant, environ 20 % des patients restent insatisfaits, en raison d’un positionnement inadéquat des implants ou d’une laxité postopératoire résiduelle. Pour améliorer la précision et la reproductibilité des gestes chirurgicaux, la chirurgie assistée par robot a été introduite. Son utilisation nécessite toutefois une courbe d’apprentissage (CA) variable selon l’expérience du chirurgien. Cette étude analyse la CA du robot MAKO via le test LC CUSUM, en évaluant l’obtention d’une PTG équilibrée en extension et en flexion sans libération ligamentaire, ainsi que le temps opératoire.
Material and methods : Une étude rétrospective monocentrique a été menée sur les 100 premières PTG postéro-stabilisées MAKO réalisées entre mars 2023 et décembre 2024 par un chirurgien expérimenté. Ce dernier avait suivi une formation au système MAKO et pratiquait auparavant des PTG naviguées avec un alignement mécanique. Chaque patient bénéficiait d’un scanner préopératoire pour qu’une planification standardisée soit réalisée. L’alignement visé était fonctionnel, sans libération ligamentaire. Une PTG était considérée équilibrée si le compartiment latéral n’était pas plus laxe de 1 mm par rapport au compartiment médial en extension, de plus de 2 mm en flexion et de plus de 1 mm entre flexion et extension pour le compartiment médial. Une PTG était parfaitement équilibrée si les trois critères étaient remplis, stable avec deux critères atteints, et instable en dessous.
Results : Parmi les PTG analysées, 79,8 % étaient parfaitement équilibrées, 19,1 % stables et 1,1 % instables. L’équilibrage était atteint en extension dans 88,9 % des cas, en flexion dans 98,8 %, et dans le compartiment médial dans 87,6 %. La CA était estimée à 5 cas pour un équilibrage optimal en flexion et extension, 6 cas pour un équilibrage global et du compartiment médial. Une fois acquise, cette compétence restait stable. Le temps opératoire était équivalent à celui de la chirurgie naviguée après 12 cas. Aucune révision n’a été nécessaire au dernier suivi.
Discussion : Cette étude est la première à évaluer la CA de l’équilibrage ligamentaire sans libération assisté par le robot MAKO. Les résultats indiquent une acquisition rapide et stable, avec une précision accrue pouvant améliorer les scores cliniques postopératoires. Toutefois, son impact sur la satisfaction des patients reste incertain. La CA d’une dizaine de cas pour les chirurgiens expérimentés est conforme aux données de la littérature. Les limites de l’étude incluent son caractère monocentrique, l’évaluation d’un seul opérateur et l’absence d’analyse des résultats fonctionnels postopératoires.
Conclusion : En conclusion, la maîtrise de la PTG assistée par MAKO est rapide et stable, mais des études supplémentaires sont nécessaires pour évaluer son impact sur les résultats fonctionnels postopératoires.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-886
Analyse de la stabilité ligamentaire après PTG robot-assistée avec alignement fonctionnel restreint.
Elhadi Sariali* 1, 2, Sena Boukhelifa1, 3
1Chirurgie Arthroplastique, Hôpital La Pitié Salpêtrière , 2Chirurgie Arthroplastique, 3Sorbonne Université, Paris, France
Introduction : La qualité de l’alignement des PTG est un facteur influençant les résultats cliniques postopératoires ainsi que les taux de survie au long cours. Parmi les techniques utilisées, l’alignement fonctionnel basé sur l’analyse des tensions ligamentaires peropératoires est une option attractive car elle permet d’optimiser les tensions ligamentaires tout le long du range of motion et donc théoriquement d’optimiser la fonction du genou. Notre hypothèse était que l’utilisation du robot ROSA permettait un alignement fonctionnel précis. L’objectif de notre étude était d’analyser la précision de la balance ligamentaire des PTG avec le système robotisé ROSA.
Material and methods : Cette étude prospective, a inclus 30 patients opérés pour une prothèse totale de genou (PTG) primaire entre avril 2024 et décembre 2024. Un système de pose robotisé (ROSA) a été utilisé pour obtenir un alignement fonctionnel basé sur l’équilibre ligamentaire. Pour cela, les angles alignement coronaux ainsi que les distances fémoro-tibiales correspondantes, étaient mesurés en valgus et varus maximaux, d’abord en extension puis à 90° de flexion. Les résections osseuses étaient alors déterminées de manière à (1) recréer l’espace prothétique (2) équilibrer les espaces en flexion et en extension tout en maintenant une laxité différentielle de 1 mm en latéral. Les angles d’alignement coronal utilisés étaient : l’angle hanche-genou-cheville (HKA), et les angles mécaniques fémoral (FMA) et tibial (TMA). L’angle HKA planifié était restreint à l’intervalle 175°-183°. Des gonométries ont été réalisées en préopératoire ainsi qu’à 3 mois postopératoires. Le critère principal de jugement était la différence entre les valeurs planifiées et postopératoires des laxités ligamentaires. Les angles HKA, FMA et TMA ont été calculés en préopératoire et à 3 mois postopératoire.
Results : L’équilibre ligamentaire était atteint dans tous les cas avec une laxité finale de -0.3 +/- 0.8 mm en extension et 0.6 +/- 1.4 mm en flexion. Il n’y avait aucune différence significative entre les valeurs planifiées et réalisées en peropératoire pour les angles FMA, TMA et HKA. En position debout, l’angle HKA moyen était 170° +/- 6.8° en préopératoire et 174°+/- 3.8° en postopératoire, avec un angle FMA moyen de 90°+/- 2.5° et un angle TMA moyen de 85.6°+/- 2.3°
Discussion : La limite majeure de l’étude est son caractère monocentrique, mono-opérateur avec un faible nombre de sujets analysés. En revanche, cette étude a inclus la courbe d’apprentissage montrant la simplicité de la procédure.
Conclusion : La pose robotisée (ROSA) des PTG permet un excellent contrôle de la balance ligamentaire. L’alignement fonctionnel restreint impose un varus tibial final de l’ordre de 4°. Bien que les résultats cliniques précoces soient excellents, il faut rester prudent quant aux résultats au long cours.
Conflits d’intérêts :
E. Sariali Invitation to national or international congresses: Zimmer SA, Symbios SA,
S. Boukhelifa: Pas de conflit déclaré
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-439
L’importance de laxité coronale préopératoire en varus ou en valgus n'influence pas sur les résultats cliniques après une prothèse totale du genou individualisée.
Elliot Sappey-Marinier* 1, Axel Schmidt1, Margot Bouguerra1, Romain Chapuis1, Tarik Ait Si Selmi1, Michel Bonnin1
1Centre orthopédique Santy, Lyon, France
Introduction : L’objectif de cette étude était de déterminer s'il existe une corrélation entre la laxité coronale en varus ou en valgus préopératoire et les résultats cliniques rapportés par les patients (PROM) deux ans après une prothèse totale du genou (PTG) individualisée.
Material and methods : Les dossiers de 150 patients consécutifs ayant bénéficié d'une PTG individualisée ont été analysés rétrospectivement et 126 d'entre eux ayant des données pré- et postopératoires complètes ont été inclus. Des radiographies coronales préopératoires en varus et en valgus (force de 15N) ont été réalisées à l'aide d'un appareil de contrainte Telos, le genou étant en flexion de 5° à 10°. Les angles de contrainte en varus étaient positifs si l'articulation s'ouvrait sur le côté latéral, et les angles de contrainte en valgus étaient positifs si l'articulation s'ouvrait sur le côté médial. La somme des angles de contrainte en varus et en valgus indiquait la laxité totale de l'articulation. Au cours de l'intervention chirurgicale, les cas qui ont nécessité des recoupes tibiales pour équilibrer l'articulation ont été notifiés. Les patients ont rempli trois PROM et évalué leur satisfaction. Les corrélations entre la laxité et les PROM ont été évaluées à l'aide de la corrélation de Pearson.
Results : Les radiographies en stress ont révélé des angles de stress en varus de 6,3°±3,5° (-4,5° à 14,1°), des angles de stress en valgus de 0,1°±3,7° (-8,0° à 10,9°), et la somme des angles de stress en varus et en valgus de 6,4°±3,3° (intervalle, 0,1° à 17,1°). Il n'y avait pas de corrélation entre la laxité et les PROM : r<0,160 pour l'angle de contrainte en varus, r<0,180 pour l'angle de contrainte en valgus et r<0,160 pour la somme des angles de contrainte. Il n'y avait pas de différences statistiquement significatives ou cliniquement pertinentes dans les PROMs entre les genoux sans et avec recoupes tibiales.
Conclusion : La laxité coronale préopératoire en varus ou en valgus n'était pas corrélée aux PROMs après une PTG individualisée avec un suivi d'au moins deux ans. La PTG individualisée avec alignement personnalisé permet une adaptation adéquate à un large spectre de laxités coronales varus-valgus préopératoires.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-295
L’Assistance Robotisée Améliore les Patterns de marche Post-Opératoire dans l’Implantation des Prothèses Totales de Genou : une étude prospective monocentrique.
Cyril Brossier* 1, Rodolphe Testa1, Fréderic Farizon1, Rémi Philippot1
1Orthopédie/42, CHU Saint-Etienne, Saint-Etienne, France
Introduction : L’optimisation des paramètres spatio-temporels de la marche après prothèse totale de genou (PTG) est cruciale pour la récupération fonctionnelle. L’assistance robotisée MAKO permet une implantation plus précise, pouvant améliorer la cinématique du genou et les schémas de marche postopératoires. Cette étude compare les paramètres spatio-temporels de la marche entre les PTG conventionnelles et les PTG robotisées MAKO.
Material and methods : Une étude prospective monocentrique incluant 14 patients avec PTG conventionnelles et 16 avec PTG assistées par robot, opérés par trois chirurgiens séniors. L’analyse de la marche a été réalisée en préopératoire et entre 6 et 12 mois postopératoires à l’aide d’un tapis d’analyse instrumenté muni de plateformes de force. Les paramètres évalués incluaient la cadence, la durée du cycle, la longueur et la largeur du pas, ainsi que les asymétries opérées/non opérées (temps de contact, temps de vol et double appui).
Results : Les deux groupes étaient comparables en préopératoire (âge, sexe, IMC, vitesse de marche, scores KOOS et WOMAC et tous les paramètres spatio-temporels de la marche). A plus de 6 mois postopératoire on retrouve :
• Une cadence plus élevée dans le groupe conventionnel comparé au groupe MAKO (115 ± 13.3 vs. 104 ± 11.5 pas/min ; p = 0.03).
• Une durée de cycle plus longue dans le groupe MAKO (1.17 ± 0.140 vs. 1.05 ± 0.140 s ; p = 0.02).
• L’asymétrie de longueur de plus faible dans le groupe MAKO (0.853 ± 7.06 % vs. 5.24 ± 14.1 % ; p = 0.27)
• Aucune différence sur les asymétries de temps de contact et de double appui (p = 0.47 et p = 0.82).
Discussion : Les patients MAKO adoptent un schéma de marche plus physiologique, caractérisé par une durée de cycle prolongée, indiquant une meilleure stabilité et une prise d’appuis plus confiante. L’asymétrie de longueur de pas tends aussi à s’améliorer suggérant une récupération plus équilibré. A l’inverse, les patients avec PTG conventionnelles adoptent une stratégie compensatoire, avec cadence accrue, probablement pour compenser une restitution articulaire moins optimale, et une phase d’appuis réduite.
Conclusion : L’assistance robotisée améliore la symétrie et la stabilité de la marche après PTG, suggérant une récupération fonctionnelle optimisée. Ces résultats renforcent l’intérêt des PTG robotisées pour une réhabilitation plus physiologique. Des études complémentaires sont en cours pour confirmer ces bénéfices à plus long terme et mieux comprendre les implications biomécaniques de ces résultats.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-336
Analyse des complications et de la survie d’une série de 969 prothèses totales de genou sur mesure ORIGIN Symbios : pas de reprise pour instabilité et excellente survie.
Axel Schmidt* 1, Elliot Sappey-Marinier1, Ambre Lucidi1, Mohammad Alajji1, Marc Barrera2, Tarik Ait Si Selmi1, Michel Bonnin1
169, Centre Orthopédique Santy, Lyon, France, 2Hôpital Fribourgeois, Fribourg, Switzerland
Introduction : La prothèse totale de genou (PTG) sur mesure ORIGIN (Symbios) a été conçue pour restaurer l’anatomie native du genou pré-arthrosique en s’appuyant sur une planification scanner préopératoire des membres inférieurs, une instrumentation personnalisée et une prothèse adaptée à chaque patient. Cette étude a pour objectif d’analyser les complications postopératoires et la survie des premiers cas réalisés.
Material and methods : Neuf cent soixante-neuf PTG (814 PTG postéro-stabilisées et 146 PTG à conservation du ligament croisé postérieur) ont été réalisées en continu entre décembre 2018 et décembre 2023 dans un seul centre par deux chirurgiens séniors. Les indications principales étaient l’arthrose fémoro-tibiale interne (680 cas, 70,2%) et l’arthrose fémoro-tibiale externe (191 cas, 19,7%). L’alignement postopératoire visait à restaurer l’alignement pré-arthrosique et l’obliquité de l’interligne articulaire en suivant les principes de l’alignement cinématique restreint de Vendittoli. Le suivi clinique et radiographique était réalisé à 1 et 2 mois, puis à 1, 2 ans et ensuite tous les 2 ans. Le suivi minimum était de 1 an.
Results : La population était majoritairement féminine (626 cas, 64,6%), avec un âge moyen de 72 ans (46-94). Un resurfaçage patellaire a été effectué dans 68,7% des cas (666 patients). Le suivi moyen était de 3,1 ans (1,2 – 6).
Vingt-six complications (2,7%) ont été observées, avec 20 réinterventions (2,1%) :
• 3 reprises prothétiques (fracture supra-condylienne, descellement fémoral aseptique, infection chronique),
• 3 lavages articulaires pour infection aigue,
• 3 resurfaçages patellaires secondaires,
• 9 arthroscopies secondaires (4 arthrolyses, 2 ténotomies du tendon du poplité, 3 ablations de cimentophytes),
• 2 sutures pour rupture de l’appareil extenseur,
• 6 mobilisations sous anesthésie pour raideur précoce (0,06%).
La survie sans révision prothétique pour cause aseptique était de 99,6% à 60 mois. La survie toutes complications confondue sauf les mobilisations sous anesthésie était de 97,7% à 60 mois.
Aucune reprise pour instabilité n’a été observée. Concernant les complications pour raideur, le taux de ré-intervention était de 10 cas (0,1%).
Discussion : Les résultats de cette série confirment l’intérêt de la PTG sur mesure ORIGIN en termes de préservation de l’anatomie native, de stabilité et de réduction des complications liées à une non adéquation implant-os. La personnalisation des implants permettrait d’améliorer l’adaptation osseuse et limiterait le risque de surdimensionnement. Dans notre série, aucune reprise pour instabilité n’a été observée et le taux de raideur postopératoire était faible alors qu’il s’agit de 2 causes principales d’échec de PTG dans la littérature.
Conclusion : Le concept de PTG sur mesure ORIGIN Symbios montre une excellente survie avec un taux de complication faible, notamment les complications à type de raideur et instabilité. Un suivi à plus long terme est nécessaire pour évaluer la survie des implants et les résultats fonctionnels.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-760
Prothèse totale de genou robotisée : survie comparative à 5 ans des implants tibiaux à stabilisation condylienne VS à conservation du ligament croisé postérieur
Héloïse Lenormand* 1, bertrand boyer1
142, chu saint etienne, 42000, France
Introduction : De nombreuses études évaluent et comparent la survie et les résultats fonctionnels des implants de type conservation du croisé postérieur (CR) et de type postéro stabilisés (PS) ; ainsi qu’entre les implants postéro stabilisés (PS) et les implants à stabilisation condylienne (CS). Cependant il n’existe que peu d’études, ou avec un faible recul, comparant les implants CR et les CS posés à l’aide d’un système robotisé dans un objectif d’alignement cinématique. Le but de cette étude est de comparer la survie des implants de type CR et CS à moyen terme, sur une période de 5 ans.
Material and methods : Cette étude rétrospective, monocentrique et observationnelle a inclus 348 patients opérés d’une prothèse totale de genou mise en place à l’aide d’un système robotisé (Mako, Stryker) selon les principes d’alignement cinématique entre 2019 et 2024 ; dont 54 porteurs d’un implant CR et 294 un implant CS. Nous avons exclu les patients perdus de vue, les reprises pour infection ainsi que les reprises sur traumatisme. Un patient victime d’arrêt cardiaque à l’induction a également été exclu. Au total, 6 patients ont été exclus. Les patients ont été suivis sur le plan clinique et radiologique, et ont été soumis à des questionnaires fonctionnels (KSS, KOOS, new IKS).
Results : Sur 342 patients inclus, aucun patient n’a nécessité de reprise pour descellement ou usure des implants lors de son suivi de 5 ans. En tout, 1 patient a nécessité une mobilisation sous anesthésie générale ; porteur d’un implant de type CS. Chez les patients porteurs d’implant de type CR, les scores fonctionnels étaient comparables (KSS objectif : moyenne à 86,25 ; KSS fonctionnel : moyenne à 95 ; new IKS : moyenne à 188,5 et KOOS : moyenne à 79,5) qu’avec les implants CS (KSS fonctionnel : moyenne à 115,6 ; KSS objectif : moyenne à 91,4 ; new IKS : moyenne à 224,9 ; KOOS : moyenne à 80,4).
Discussion : Ces résultats semblent concordants avec le reste de la littérature déjà publiée, avec une bonne survie des implants à moyen terme et des scores fonctionnels comparables entre les 2 groupes. L’une des limites de notre étude porte sur le fait qu’il y a bien moins de patients porteurs d’implant CR que de CS ; ce qui rend l’extrapolation encore délicate.
Conclusion : Les implants de prothèse totale de genou posés à l’aide d’un système de bras robotisé ont une excellente survie à 5 ans de suivi, ce qui encourage ce type de prise en charge pour les patients atteints d’arthrose tricompartimentale.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-477
Comparaison des résultats de 2 modèles de PTG avec implants tibiaux monoblocs en polyéthylène :
Hervé Hourlier* 1
1orthopédie, Polyclinique de la Thierache, Wignehies, France
Introduction : Le but de cette étude était d’évaluer les résultats des prothèses totales du genou (PTG) contemporaines avec implants tibiaux entièrement en polyéthylène (full PE).
Material and methods : À partir d'une base de données collectées prospectivement, une série mono-opérateur consécutive de 180 PTG (66 Freedom et 114 GMK), implantées entre janvier 2013 et octobre 2020 a été rétrospectivement analysée. L'âge moyen des patients était de 72 ans (entre 54 et 91 ans) et l'IMC moyen était de 27 kg/m² dans le groupe Freedom et de 32 kg/m² dans le groupe GMK. Parmi ces patients, 69 % étaient des femmes. Toutes les prothèses étaient postéro stabilisées . Les implants tibiaux full PE étaient tous symétriques et munis d’une quille cimentée en double couche. Les données prospectives comprenaient des informations démographiques, les scores pré- et postopératoires 'Oxford et de la Knee Society, ainsi que les révisions chirurgicales. Les gains fonctionnels, les complications et la survie ont été évalués avec un recul moyen de 5 ans.
Results : Les paramètres préopératoires des deux groupes sont comparables, à l'exception du score genou de la Knee Society (score KS), qui était plus élevé dans le groupe Freedom (p = 0,025). Il n'y avait pas de différence statistiquement significative pour tous les paramètres postopératoires analysés, sauf pour le gain du score KS, qui était significativement différent (p = 0,027) et en faveur du groupe GMK. Aucun patient ne présentait de signe radiologique de descellement des implants au dernier suivi. Aucune réintervention n'a été notée dans le groupe Freedom, tandis que deux réinterventions ont été effectuées dans le groupe GMK : l'une en raison d'une infection et l'autre à la suite d'une fracture de la rotule. Le taux de survie global à 5 ans des PTG était de 99 % pour le groupe GMK et de 100 % pour le groupe Freedom.
Discussion : Notre étude est la première à comparer deux modèles de PTG modernes avec un implant tibial entièrement en polyéthylène. Les résultats sont satisfaisants. L'amélioration plus marquée du score KS dans le groupe GMK semble liée à une sélection plus large des patients. Le taux de survie de ces implants est confirmé par la littérature
Conclusion : Aucun descellement tibial n'a été observé après un suivi maximal de 13 ans avec l'implant tibial Freedom, malgré l'utilisation de plateaux symétriques et l'absence d'ailerons dans cet implant. Un cas d'infection a été signalé dans le groupe GMK.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-750
Évaluation des bénéfices à court terme de l’assistance robotique dans la prothèse totale du genou (PTG) après une ostéotomie tibiale de valgisation (OTV) préalable : étude comparative
Sarah Descombris* 1, Guillaume Mesnard1, Hannes Vermue1, Cecile Batailler1, Elvire Servien1, Sébastien Lustig1
1Service de Chirurgie Orthopédique et de Médecine du sport, Hôpital de la Croix Rousse, Hospices Civils de Lyon, lyon, France
Introduction : L'ostéotomie tibiale de valgisation (OTV) est une intervention courante chez les patients jeunes et actifs présentant une arthrose fémoro-tibiale interne associée à un genu varum. Cependant, une conversion en prothèse totale du genou (PTG) est souvent nécessaire dans les suites. La PTG post-OTV est plus complexe qu'une PTG primaire en raison des modifications anatomiques de la métaphyse tibiale proximale. L’assistance robotique permet d’améliorer le positionnement de l'implant et l'équilibrage des tissus mous lors de la réalisation de la PTG, mais ses avantages par rapport à la PTG conventionnelle chez les patients ayant bénéficié d’une OTV préalable demeurent encore flous. Cette étude compare les résultats cliniques et radiologiques entre la PTG assistée par robot et la PTG conventionnelle chez ces patients.
Material and methods : Cette étude rétrospective a inclus 87 patients ayant bénéficié d’une PTG post-OTV (46 PTG assistées par robot, 41 PTG conventionnelles) entre août 2017 et octobre 2023. Les données démographiques, les caractéristiques chirurgicales, les résultats cliniques (Knee Society Score [KSS], amplitude du mouvement), les paramètres radiologiques (Hips-Knee-Ankle) et les complications ont été analysés. Les comparaisons statistiques ont été effectuées à l’aide des tests t de Student et des tests du chi carré (p < 0,05). Le suivi moyen était de 15 mois.
Results : Les scores KSS du genou postopératoires étaient similaires (92 (min-max : 59–100) contre 94 (80–100); p = 0,28), tandis que les scores de fonction KSS étaient légèrement plus élevés dans le groupe conventionnel (93 (80–100) contre 96 (80–100); p = 0,048). Le temps opératoire était comparable (82 min (37–178) contre 95 min (50–160); p = 0,07). Les PTG avec assistance robotique ont nécessité moins de libération latérale (30 %, 14/46 contre 54 %, 22/41; p = 0,03) et d’ostéotomie de la tubérosité tibiale (0 %, 0/46 contre 10 %, 4/41; p = 0,03). Le niveau de contrainte des implants était plus faible dans les PTG assistées par robot, avec davantage d'implants de type « condylar stabilized » (CS) (13 %, 6/46 contre 0 %, 0/41; p = 0,001). Les PTG conventionnelles présentaient plus d’implants avec quille tibiale (49 %, 20/41 contre 17 %, 8/46; p = 0,001). Les taux de complications étaient similaires (6,5 %, 3/46 contre 2,4 %, 1/41; p = 0,34).
Conclusion : La PTG avec assistance robotique offre des résultats cliniques comparables à ceux de la PTG conventionnelle tout en réduisant la nécessité de recourir à des implants plus contraints et sans allonger le temps opératoire. Un suivi plus long est toutefois nécessaire pour évaluer la survie des implants et les résultats à long terme chez ces patients complexes.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-602
Étude observationnelle multicentrique de 208 prothèses totales de genou (PTG) cimentées, postéro-stabilisées (PS) individualisées avec alignement personnalisé : Résultats à 1 an et données préliminaires à 2 ans.
Xavier Bayle Iniguez* 1, Jean Yves Simonet1, Thomas Cucurulo2, Olivier Peter1
1Chirurgie orthopédique, Polyclinique Saint Roch Medipole, Cabestany, 2Chirurgie orthopédique, Institut de chirurgie orthopédique et sportive, Marseille, France
Introduction : Les avancées récentes en chirurgie orthopédique, incluant l’alignement personnalisé, la robotique, et les prothèses individualisées, ont transformé la prise en charge des PTG. L’objectif de cette étude était d’analyser les résultats fonctionnels à 1 an et 2 ans d’une PTG individualisée avec l’alignement personnalisé. L’hypothèse posée était que les résultats sont équivalents, voire supérieurs, aux données de la littérature.
Material and methods : Une étude observationnelle multicentrique portant sur 207 PTG (âge moyen 70.5 ans, IMC 27.5 kg/m²) a été menée. Toutes les interventions ont été réalisées par 4 chirurgiens experts entre janvier 2022 et décembre 2023, et avec une prothèse totale de genou PS individualisée avec quille tibiale (ORIGIN® PS Modular, Symbios Orthopédie SA). Les évaluations cliniques incluaient les scores Knee Society score (KSS) et Forgotten Joint Score (FJS) relevés en préopératoire, à 2-6 mois, 1 an et 2 ans de recul. Une analyse de survie a également été réalisée.
Results : A 1 an, 206 PTG étaient suivies (1 révision pour infection). Une amélioration significative des scores a été observée : KSS Genou (37.1 vs 88.2), KSS Fonction (55.7 points vs 92.4 points) et FJS (10.1 vs 69.2). 92 % des patients présentaient des scores bons ou excellents. Aucune complication chirurgicale peropératoire n’a été rapportée. Les données préliminaires à 2 ans sur 72 patients évalués montrent une progression des scores (KSS genou, 90.1 ; KSS fonction, 95.8 ; FJS, 77).
Discussion : Les résultats montrent une excellente performance à court terme des PTG PS individualisées, avec alignement personnalisé, surpassant souvent les scores rapportés pour les techniques manuelles ou robotisées décrites dans la littérature, avec une amélioration qui se poursuit lors de la 2ème année postopératoire. L’évolution positive au-delà de la première année, souligne le potentiel de cette approche chirurgicale que ce soit avec des implants PS ou à préservation du ligament croisé postérieur (CR). Depuis 2024, l’utilisation de la version CR individualisée montre également des résultats prometteurs.
Conclusion : Cette étude observationnelle met en évidence les excellents résultats fonctionnels à court terme de la PTG PS individualisée avec alignement personnalisé et confirme l’intérêt clinique et chirurgical.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-182
Optimisation de l’équilibrage du compartiment médial en flexion et extension : un facteur clé pour une PTG équilibrée
Pierre-Alban Bouche* 1, 2, Halah Stern1, 3, Toscan Donat1, 3, Matthieu Zingg1, 3, Didier Hannouche1, 3
1Service d'orthopédie et traumatologie, Hopitaux universitaire de Genève, Genève, Switzerland, 2Université Paris Cité, Paris, France, 3Université de médecine de Genève, Genève, Switzerland
Introduction : Historiquement, l'implantation des prothèses totales de genou (PTG) visait à restaurer un angle HKA (Hip-Knee-Ankle) de 180° ± 3°, correspondant à un alignement dit « neutre ». En 2010, les travaux de Parratte ont remis en question cet objectif, ouvrant la voie à de nouvelles approches en matière d'alignement des PTG. Depuis, la question de l'alignement est devenue centrale, avec la définition de nouveaux objectifs visant à optimiser les résultats fonctionnels. Certaines études suggèrent que les genoux « oubliés » sont les plus stables en post-opératoire. Sur la base de ce principe d'équilibrage ligamentaire, notre étude avait pour objectif principal d'observer l'influence des espaces résiduels post-PTG, des compartiments médial et latéral en flexion et en extension sur les résultats cliniques .
Material and methods : Cette étude de cohorte prospective monocentrique a été menée entre le 1er janvier et le 31 décembre 2023. Un total de 82 patients opérés d'une PTG assistée par robot ont été inclus, avec un âge moyen de 71,3 ans (57-89 ans) et une majorité de femmes (70,7 %, soit 58/82). Les espaces résiduels (mm) de chaque compartiment ont été relevées après la pose des implants finaux. Toutes les interventions ont été réalisées avec des PTG postéro-stabilisées cimentées, par voie transquadricipitale avec resurfaçage rotulien. À un an postopératoire, plusieurs scores fonctionnels ont été collectés : Oxford Knee Score (OKS), Forgotten Joint Score (FJS), Simple Knee Value (SKV), Net Promoter Score (NPS), WOMAC douleur et fonction, ainsi que l'échelle visuelle analogique (EVA).
Results : À un an postopératoire, les scores étaient les suivants : OKS à 14,6 (1-17), FJS à 81,0 (0-100), SKV à 88,6 % (30-100 %), NPS à 80,3 %, delta WOMAC douleur à 38,0 (-15 à 100), delta WOMAC fonction à 30,2 (-21,4 à 92,9) et EVA à 1,6 (0-8). Seule la différence de l'espace résiduel entre la flexion et l’extension du compartiment médial était significativement corrélée aux résultats cliniques. Plus le compartiment médial était laxe en flexion comparé à l’extension, plus les scores fonctionnels étaient bas : FJS (-6,4 [-11,0 ; -1,7], p=0,01), SKV (-3,7 [-6,5 ; -0,93], p=0,01) et NPS (-0,38 [-0,63 ; -0,13], p<0,01). Les courbes ROC ont permis de définir les seuils suivants : 0,8 mm (sensibilité = 77,8 %, spécificité = 59,5 %) pour le FJS, 0,7 mm (sensibilité = 83,3 %, spécificité = 58,3 %) pour le SKV et 0,7 mm (sensibilité = 47,7 %, spécificité = 87,5 %) pour le NPS.
Conclusion : Cette étude met en évidence l'importance de l'équilibrage du compartiment médial entre la flexion et l’extension, avec un impact direct sur les résultats fonctionnels des patients. Un objectif de 1 mm de différentiel d'espace résiduel entre la flexion et l’extension du compartiment médial peut être fixé. L’augmentation du nombre de cas pourrait permettre d’affiner ces seuils et d’établir une définition chiffrée d’une PTG équilibrée, contribuant ainsi à l’optimisation des résultats cliniques et à une meilleure satisfaction des patients.
Conflits d’intérêts :
P.-A. Bouche Research support/Scientific studies: RENACOT,OTSR,
H. Stern: Pas de conflit déclaré ,
T. Donat: Pas de conflit déclaré ,
M. Zingg: Pas de conflit déclaré ,
D. Hannouche: Pas de conflit déclaré
Présentation 5 min + discussions 2 min
Communications orales
Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-284
Détermination des Antéversions Acétabulaires Peropératoires en Fonction des Antéversions Anatomiques Planifiées lors des PTH par Voie Antérieure Directe en Décubitus Dorsal.
Elhadi Sariali* 1, sena Boukhelifa2
1chirurgie orthopédique, Hopital La Pitié Salpêtrière, APHP, 2chirurgie orthopédique, Hôpital la Pitié Salpêtrière, Paris, France
Introduction : La qualité de positionnement des pièces acétabulaires lors des PTH influence le risque de complications postopératoires telles que, l’instabilité, les douleurs et les conflits avec les parties molles. Pour cela, des valeurs cibles d’antéversion et d’inclinaison acétabulaire anatomiques dans le plan pelvien antérieur sont définies lors de planifications 3D. Toutefois, le positionnement à l’aide d’ancillaires mécaniques demeure la technique la plus utilisée malgré leur faible précision, et cette technique nécessite la connaissance non pas de l’antéversion anatomique (AA) mais de l’antéversion opératoire (AO). Notre objectif était de comparer ces mesures d’AO utilisées en peropératoire avec les valeurs mesurées en postopératoire sur des scanners. Ceci permettra de renseigner en préopératoire la valeur d’AO à implémenter en per-opératoire en fonction des cibles d’AA.
Material and methods : Une étude rétrospective sur données collectées prospectivement a inclus 59 patients (26 femmes/ 33 hommes) correspondant à 59 hanches consécutives, âgés en moyenne de 62 ±12 ans (23-83), opérés par voie antérieure directe en décubitus dorsal sur table orthopédique. Une planification 3D préopératoire a été réalisée pour simuler l’implantation des implants et déterminer les valeurs cibles d’antéversion et d’inclinaison anatomique. En peropératoire, une radiographie de profil de la hanche a été effectuée pour tous les patients, avec un rayon horizontal incliné à 45° par rapport à l'axe crânio-caudal du corps, afin de mesurer l'AO. Un scanner post-opératoire a été réalisé pour mesurer les valeurs d'AA finales post-opératoires. La corrélation entre l'AO et l'AA a été évaluée à l’aide du coefficient de corrélation de Pearson. Un modèle mathématique de régression polynomiale univariée a été développé pour évaluer l'AO en fonction de l'AA, et le coefficient de corrélation r correspondant a été calculé. La force de la corrélation a été définie comme forte si r > 0.5, moyenne si 0.3 < r < 0.5, faible si 0.1 < r < 0.3, et inexistante sinon.
Results : L’AO moyenne était significativement plus faible que l’AA (11°± 6.2°, 22°±10.5° p=0.002). Il existait une corrélation forte entre les valeurs de l’AO et de l’AA (r=0.5). Un modèle polynomial du deuxième degré a été déterminé et permettait d’obtenir une corrélation forte (0.62) entre les valeurs d’AO théoriques et réelles.
Discussion : L’antéversion opératoire à utiliser pour régler les positionneurs manuels des cupules acétabulaires est deux fois plus faible que les valeurs d’antéversion anatomique. Cela peut expliquer les valeurs élevées d’AA parfois observées en postopératoire des PTH réalisées par voie antérieure en décubitus dorsal.
Conclusion : Un modèle mathématique a été validé et permettra de calculer les valeurs d’AO à utiliser en peropératoire en fonction des valeurs d’AA de planification.
Conflits d’intérêts :
E. Sariali Invitation to national or international congresses: Zimmer SA, Symbios SA,
S. Boukhelifa: Pas de conflit déclaré
Communications orales
Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-1031
Influence du type de couple de frottement (double mobilité Vs céramique/céramique) sur les fractures péri-prothétiques dans les prothèses de hanche non cimentées
Mahdi Komat* 1, Liam Sabot1, Filip Simion2, Soufiane Diaby1, Alexandre Hupez2, Antoine Callewier2, Olivier Bath2, Jacques Hernigou2
1Université Libre de Bruxelles, Bruxelles, 2CH EpiCURA, Baudour, Belgium
Introduction : Les fractures péri-prothétiques (FPP) de hanche représentent, dans de nombreux registres, la deuxième cause de reprise chirurgicale après les descellements (27,3 % des reprises), avec une incidence atteignant jusqu’à 2,3 % des prothèses totales de hanche (PTH). De nombreux facteurs de risque ont été identifiés, notamment le type de fixation de la tige fémorale, l’âge ou encore le sexe. En revanche, peu d’études se sont intéressées à l’influence du couple de frottement sur la survenue des FPP. Le couple à double mobilité (DM), réputé plus stable que le couple céramique/céramique (CC), pourrait paradoxalement augmenter le risque de FPP.
Hypothèse : le couple DM est associé à un risque plus élevé de fracture péri-prothétique fémorale.
Material and methods : Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique menée de janvier 2017 à mars 2024, incluant toutes les PTH primaires non cimentées utilisant un couple DM ou CC. Les indications opératoires ont été regroupées en deux catégories : fractures du col fémoral et autres étiologies (coxarthrose, ostéonécrose). Les patients ayant un suivi inférieur à un an, une infection, un descellement précoce, ou une reprise d’ostéosynthèse ou d’hémiarthroplastie ont été exclus.
Results : Au total, 1603 patients (953 femmes, 650 hommes), d’âge moyen 70 ans, ont été inclus. Parmi eux, 572 ont reçu une PTH DM et 1031 une PTH CC. L’indication était une fracture cervicale dans 319 cas, et une autre étiologie dans 1284 cas.
Une FPP a été observée chez 20 patients (1,2 %) et une luxation chez 25 patients (1,6 %). Le taux de FPP était significativement plus élevé dans le groupe DM (2,2 %) comparé au groupe CC (0,7 %) (p < 0,01 ; OR 3,4 ; IC95 [1,4–8,6]). À l’inverse, les luxations étaient plus fréquentes dans le groupe CC (1,9 % vs 0,9 %, p = 0,1 ; OR 0,45 ; IC95 [0,2–1,2]). Le sexe féminin était associé à un risque accru de FPP (2,1 % vs 0,07 %, p < 0,05 ; OR 2,8 ; IC95 [1,03–7,42]).
L’analyse univariée n’a pas montré d’effet significatif de l’étiologie sur le risque de FPP, et l’analyse multivariée n’a identifié aucun facteur significatif.
Discussion : Notre étude ne montre pas de différence significative du risque de FPP entre les couples de frottement DM et CC après ajustement sur les facteurs confondants. À notre connaissance, seules deux études précédentes (Ehlinger et al., 2014 ; Valcarenghi et al., 2022) ont exploré ce lien, avec des résultats divergents. Toutefois, l’étude d’Ehlinger n’analysait pas spécifiquement ces deux types de couples, tandis que celle de Valcarenghi se limitait aux fractures du col fémoral. La taille restreinte de notre sous-groupe fracture limite la portée des conclusions dans cette indication.
Conclusion : Le couple de frottement à double mobilité ne semble pas exposer à un risque accru de fracture péri-prothétique comparé au couple céramique/céramique, après ajustement sur les variables confondantes.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-148
Effect of the type of bearing on acetabular bone interfacial strain after total hip arthroplasty
Julien Wegrzyn* 1, Lore Hoffmann2, Alexander Antoniadis1, Alexandre Terrier2
1CHUV, 2EPFL, Lausanne, Switzerland
Introduction : Higher 2-year revision rates for aseptic loosening of cementless cups have been previously reported after total hip arthroplasty (THA) with ceramic-on-ceramic (CoC) compared to ceramic-on-polyethylene (CoP) bearings, indicating potential differences in mechanical behavior at the acetabular bone-cup interface. Hard-on-hard bearings were supposed to absorb the joint force reactions less, transfer them more to the bone-cup interface, and thus compromise osseointegration. Besides, if stiffness of the bearing material has a role, the single mobility versus dual mobility bearings could also affect the bone-cup mechanical state and interfacial strain. Therefore, this finite element analysis study aimed to evaluate whether the type of bearing, mechanical properties of a cementless cup and its abduction angle can affect the acetabular bone interfacial strain after THA.
Material and methods : A geometric model of a hemipelvis was reconstructed from the CT scan of a patient (female, 65 years, 60 kg) who underwent THA. We replicated 5 THA constructs: single mobility CoC (SDCE), single mobility CoP with UHMWPE (SDPE), single mobility CoP with XLPE (SDXL), dual mobility CoP with UHMWPE (DMPE), and dual mobility CoP with XLPE (DMXL). The cup abduction angle was varied within the acetabular cavity from -15° to +15° by steps of 5° relative to the reference cup abduction angle of 45°. A stumbling step corresponding to a 30 cm fall was simulated using a finite element model. At the impact peak, we evaluated the bone-cup force and the distribution of the acetabular bone interfacial strain.
Results : The highest bone-cup force was reached with SDCE (11.2kN), and the lowest with DMPE (7.7kN). Compared to SDCE, the median bone interfacial strain was 3% lower for SDXL, 11% lower for SDPE, 39% lower for DMXL, and 45% lower for DMPE. The cup abduction angle demonstrated a minor effect on the acetabular bone interfacial strain compared to the influence of the types of bearing.
Discussion : This study confirmed that mechanical properties of the bearing influence the acetabular bone interfacial strain after THA. The stiffer the bearing, the higher the acetabular bone interfacial strain. The highest acetabular bone interfacial strain was observed with CoC bearing, whereas dual mobility bearings generated the lowest.
Conclusion : The predicted effect of bearing stiffness on acetabular bone interfacial strain can potentially influence the risk of cup aseptic loosening after THA. Consequently, dual mobility bearings with either UHMWPE or XLPE represent the bearing of choice to protect the acetabular bone-cup interface.
Conflits d’intérêts :
J. Wegrzyn Consultancy, Expert: Stryker, Enovis, Trainings, Teaching: Stryker, Enovis, Patent or product inventor: Dedienne santé,
L. Hoffmann: Pas de conflit déclaré ,
A. Antoniadis: Pas de conflit déclaré ,
A. Terrier: Pas de conflit déclaré
Communications orales
Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-428
Facteurs prédictifs de luxation après chirurgie de révision pour fracture périprothétique fémorale
Lorène Tallet* 1, Rémy Coulomb1, Philippe Marchand1, Aymeric Weiss1, Pascal Kouyoumdjian1
1Service d'orthopédie et traumatologie, CHU Carémeau, Nîmes, France
Introduction : Le nombre d’arthroplasties de hanche de première intention connaît actuellement une croissance continue, conséquence du vieillissement de la population. Le corollaire de ce constat est une augmentation des complications de ces dernières. Parmi elles, les fractures périprothétiques fémorales (FPPF), grevées d’un taux de morbi-mortalité préoccupant, constituent un véritable enjeu de santé publique. Lorsqu’une révision de tige est nécessaire, elle peut faire appel à deux concepts distincts : à verrouillage distal, offrant une stabilité immédiate, ou à press-fit diaphysaire, offrant une réhabitation optimisée. L’objectif de ce travail était de comparer ces deux concepts sur le taux de luxations post-opératoires au dernier recul.
Material and methods : L’étude portait sur une série rétrospective monocentrique continue de 398 FPPF traitées par révision de tige entre janvier 2011 et août 2023. Deux groupes étaient constitués en fonction du concept de fixation de la tige : à verrouillage distal ou à press-fit diaphysaire. L’âge moyen de la série était de 81 ans (± 11 ; 35-103), le recul moyen était de 27 mois (± 32 ; 0-150) et une cupule double mobilité était en place dans 59% des cas après chirurgie de révision. Il n’y avait pas de différence significative entre les deux groupes concernant les paramètres démographiques. Le critère de jugement principal était l’analyse multivariée des facteurs prédictifs de luxation au dernier recul.
Results : Le taux de luxation au recul était de 9%. Il s’agissait, par ordre de fréquence, de la 3e cause de complication chirurgicale, de la 1ère cause de révision la première année et de la 2e cause de révision au recul ainsi que de reprise chirurgicale la première année et au recul. Les facteurs prédictifs de luxation significatifs en analyse multivariée étaient : un traitement par anticoagulants à doses curatives à l’admission (p=0.0382), l’utilisation d’une tige à press-fit (p=0.00743), la présence d’un cotyle simple mobilité (p=0.00969) et la survenue d’un débricolage de l’ostéosynthèse du grand trochanter (p=0.0459).
Discussion : Cette étude confirme le taux élevé de luxations après chirurgie de révision d’arthroplastie de hanche malgré des taux bruts très variables selon les séries en raison de la grande diversité de ces dernières et des implants étudiés. Elle a également permis de confirmer les données de la littérature concernant l’utilisation d’une cupule à double mobilité en chirurgie de révision et de mettre en évidence l’influence jusqu’alors non décrite du type de tige utilisée sur la survenue de luxation post-opératoire .
Conclusion : La luxation est une complication fréquente après chirurgie de révision pour FPPF et figure parmi les principales causes de réintervention et de révision d’implant. L’étude des facteurs prédictifs de luxation a permis de souligner le caractère modifiable de l’ensemble de ces derniers, permettant ainsi de les intégrer dans une démarche de prévention.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-607
Peut-on associer une tige courte et un cotyle à double mobilité ? Etude comparative de survie à moyen terme.
Louis Wuhrmann* 1, Nicolas Reina1, Agathe Cot1, Antoine Degraeve1, Philippe Chiron1, Louis Courtot1
1Service de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique de l'Adulte, Hopital Pierre Paul Riquet, Toulouse, France
Introduction : L’utilisation de tiges courtes ou “calcar-guided " dans les arthroplasties totale de hanche a connu un essor majeur car elles permettent le respect du capital osseux et des forces de contraintes. La littérature montre une excellente survie et de bons résultats cliniques. En parallèle, les cotyles à double mobilité, plutôt réservés historiquement aux patients à risque d’instabilité et aux révisions, rencontrent une diffusion large y compris chez des patients plus jeunes et actifs. La possibilité d’associer un cotyle double-mobilité à une tige courte n’est pas claire, certains auteurs spéculant sur les contraintes excessives sur le fémur proximal.
L’objectif de cette étude était d’évaluer l’influence de la relation entre les tiges courtes et le type de cotyle sur la survie.
Material and methods : Nous avons inclus dans une cohorte cas témoin les patients ayant bénéficié d’une arthroplastie totale de hanche de première intention utilisant un seul modèle de tige courte (Optimys, Mathys), associée à un cotyle double mobilité (Duplex, Adler) – groupe DM, ou avec un cotyle du même fabriquant standard monobloc polyéthylène (Polymax, Adler) – group SM ; avec un matching 1:2, entre 2014 et 2022. Nous avons recueilli les informations concernant la survie des implants et les scores fonctionnels HOOS, FJS-12 et WOMAC. Le recul était de 2 ans de suivi minimum et le recul moyen de 3,6 ans.
Results : Nous avons comparé 372 cotyles simple mobilité à 188 cotyles double mobilité. Au dernier recul, il y avait 9 révisions dont 6 dans le groupe SM (1 luxation, 3 infections, 2 descellements du cotyle) et 3 dans le groupe DM (2 infections, 1 descellement du cotyle). Aucun patient n'a été revisé sur le versant fémoral. La survie au dernier recul était de 95 % dans le groupe SM et 97,9 % dans le groupe DM, sans différence statistiquement significative (p=0,699). Les scores fonctionnels étaient en faveur du groupe DM pour le FJS (p=0,001) et similaires pour le HOOS (p=0,380). Un seul cas de luxation a été retrouvé dans le groupe SM, aucun cas de fracture périprothétique n'a été relevé dans les deux groupes.
Discussion : L’utilisation de tiges courtes avec un implant acétabulaire à double mobilité semble une option fiable et n'entraîne pas de risque augmenté de révision à moyen terme. A notre connaissance, il s’agit de la première étude s'intéressant à ce sujet alors que l'intérêt pour les tiges courtes et raccourcies est croissant. De futures études avec un recul plus important sont nécessaires pour confirmer ces résultats.
Conclusion : Ces résultats semblent soutenir que l’association entre tige courte et cotyle double mobilité est adapté pour les arthroplasties totales de hanche de première intention.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-725
La raideur du bassin n’influence pas les résultats précoces à un an chez les patients bénéficiant d’une PTH primaire assistée par robot en respectant un alignement cinématique 3D
Anthony Marquant* 1, Pascal Kouyoumdjian1, Rémy Coulomb1
1Service de chirurgie orthopédique et traumatologique, CHU nîmes, Nîmes, France
Introduction : La raideur du complexe lombo-pelvien (CLP) est connue pour être associée à un risque accru de complications mécaniques après arthroplastie totale de hanche (PTH), en particulier un risque augmenté de luxation.
L’objectif de cette étude était de comparer les résultats fonctionnels et les complications à un an chez des patients ayant bénéficié d’une PTH assistée par robot avec une planification 3D intégrant les paramètres cinématiques du complexe lombo-pelvien (CLP).
Material and methods : Une étude rétrospective monocentrique a été menée sur 198 patients ayant bénéficié d’une PTH assistée par robot. Tous les patients ont été traités selon un protocole en intention de traiter, avec une planification chirurgicale basée sur les principes d’alignement cinématique et une planification 3D par scanner intégrant le CLP. Les variations de l’inclinaison pelvienne ont été évaluées radiographiquement en mesurant la pente sacrée (PS) entre les positions assise et debout, associées à une simulation de l’impingement prothétique. Sur la base de la littérature, les patients ont été répartis en deux groupes selon la variation de PS (∆PS) : un groupe avec un bassin rigide (G1 : ∆PS ≤ 10°) et un groupe avec un bassin flexible (G2 : ∆PS > 10°). Les évaluations préopératoires et postopératoires des douleurs lombaires (EVA), du Harris Hip Score (HHS), de l’Oxford Hip Score (OHS) et du Forgotten Joint Score (FJS), ainsi que l’évaluation de l’état symptomatique acceptable pour le patient (PASS) pour chaque score, ont été rapportées.
Results : Aucune différence significative n’a été retrouvée entre les groupes concernant l’EVA pour les douleurs lombaires (G1 : 2,52 ± 2,39, G2 : 2,36 ± 2,67), le HHS (G1 : 87,62 ± 17,3, G2 : 88,77 ± 12,17), l’OHS (G1 : 43,32 ± 5,63, G2 : 43,0 ± 6,19) et le FJS (G1 : 71,83 ± 28,88, G2 : 76,36 ± 25,37). Sur la base des valeurs PASS de la littérature (HHS ≥ 89, OHS ≥ 40 et FJS ≥ 68), aucune différence de satisfaction des patients n’a été observée entre les groupes. Aucun cas de luxation ou de complication mécanique n’a été recensé dans les deux groupes à un an.
Discussion : Nous n’avons pas retrouvé que la présence d’une raideur du CLP préopératoire engendrait des résultats moindres concernant les scores algo-fonctionnels. Beaucoup d’études se sont intéressées à l’impact de la raideur lombaire et du CLP sur le risque de luxation de PTH, mais peu ont étudié l’impact de la raideur sur les scores algo-fonctionnels postopératoires.
Conclusion : Bien que la rigidité lombo-pelvienne soit souvent associée à un risque accru de complications et à de moins bons résultats cliniques, notre suivi à un an n’a pas révélé de différence significative sur les résultats cliniques. L’intégration du complexe lombo-pelvien dans la planification préopératoire, permettant une sélection et un positionnement personnalisés des implants grâce à la modélisation des conflits potentiels, combinée à la précision du positionnement assisté par robot, semble être un élément clé pour optimiser les résultats
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-726
La simulation préopératoire et la technique d’alignement cinématique réduisent le risque de complications mécaniques précoces à un an dans l'arthroplastie totale de hanche assistée par robot
Anthony Marquant* 1, Pascal Kouyoumdjian1, Rémy Coulomb1
1Service de chirurgie orthopédique et traumatologique, CHU nîmes, Nîmes, France
Introduction : Les techniques chirurgicales assistées par ordinateur permettent une planification cinématique et personnalisée de l’arthroplastie totale de hanche (PTH) en intégrant le complexe lombo-pelvien (CLP) et en évaluant le risque d’impingement articulaire et de luxation.
L’objectif de cette étude était de comparer l’incidence des luxations et des complications précoces à un an de suivi en fonction de l’alignement cinématique versus mécanique de l’antéversion combinée.
Material and methods : Cette étude monocentrique, prospective et continue, a inclus 656 patients ayant bénéficié d’une PTH assistée par robot (Mako Total Hip ; Stryker, USA). Les groupes ont été définis selon le logiciel utilisé : le groupe V3 (n=406) permettait un alignement mécanique, tandis que le groupe V4 (n=250) permettait un alignement cinématique. La planification basée sur le scanner en V3 était statique, alors que la planification en V4 intégrait le CLP en évaluant radiographiquement les variations d’inclinaison pelvienne entre la position assise et debout et en simulant l’impingement prothétique. À un an, les taux de luxation, de reprise, de mobilisation de la tige ainsi que la récupération clinique ont été évalués.
Results : Le taux de luxation était de 1,72 % (7 cas) dans le groupe V3 contre 0,0 % (0 cas) dans le groupe V4 (p=0,048). Le taux de reprise dans la première année était de 6,68 % pour le groupe V3 et de 2,76 % pour le groupe V4. Le taux de complications à un an était de 6,39 % dans le groupe V3 contre 3,11 % dans le groupe V4 (OR = 0,47 ; IC [0,21 ; 1,06] ; p = 0,092). Les complications mécaniques étaient significativement plus fréquentes dans le groupe V3 que dans le groupe V4 (OR = 4,16, [1,45 ; 11,91], p = 0,0079). Le taux de reprises nécessitant un remplacement d’implant à un an ne différait pas significativement entre les groupes : 3,71 % dans le groupe V3 contre 1,18 % dans le groupe V4 (OR = 0,31 ; IC [0,089 ; 1,08] ; p = 0,083). La mobilisation postopératoire de la tige était plus fréquente dans le groupe V3 : 6,14 % contre 0,78 % dans le groupe V4 (OR = 0,12 ; IC [0,028 ; 0,51] ; p = 0,003).
Discussion : L’intégration des données cinématiques du CLP dans la planification améliore la douleur de hanche, les scores fonctionnels et réduit les complications, les luxations et les réinterventions. Cette amélioration résulte aussi de l’évolution des techniques opératoires et de l’expérience grandissante des chirurgiens.
Conclusion : L’intégration des paramètres cinématiques du CLPapporte des bénéfices à court terme en réduisant les complications précoces, notamment le risque de luxation.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-1000
Influence de la taille de la tête et du sexe sur la survie à cinq ans du resurfaçage de hanche céramique sur céramique : Étude multicentrique internationale
Paul Beaulé* 1, Chuan Kong Koh1, William Walter2, Piers Yates3, Andrew Manktelow4, Koen De Smet5, James Holland6
1Orthopaedic Surgery, The Ottawa Hospital, Ottawa, Canada, 2Orthopaedic and Trauma Surgery, Royal North Shore Hospital, Sydney, 3Orthopaedic and Trauma Surgery, Fiona Stanley Hospital, Murdoch, Western Australia, Australia, 4Orthopaedic and Trauma Surgery, Nottingham University Hospitals NHS Trust, Nottinghamshire, United Kingdom, 5Anca Medical Center, Sint-Martens-Latem, Belgium, Canada, 6Orthopaedic and Trauma Surgery, Freeman and Royal Victoria Infirmary, Newcastle-upon-Tyne, United Kingdom
Introduction : Le resurfaçage de hanche céramique sur céramique (CoCHR) a été introduit pour limiter le risque de réactions tissulaires indésirables associées au resurfaçage métal sur métal (MoM HR), en particulier chez les femmes et pour les composantes de petites tailles. Cette étude examine la survie à cinq ans du resurfaçage CoC hybride, en tenant compte de l’impact du sexe et de la taille de la composante, ainsi que l’amélioration des résultats fonctionnels.
Material and methods : 604 patients (336 hommes, 268 femmes, âge moyen de 50,1 ans, intervalle 20-80 ans) ayant subi un resurfaçage CoC entre 2018 et 2023 dans une étude multi-centrique. Une analyse de Kaplan-Meier a évalué la survie jusqu’à 5 ans, avec des tests de log-rank comparant les résultats selon le sexe et la taille de la tête fémorale. La régression des risques proportionnels de Cox a quantifié le risque de révision.
Results : A un suivi moyen de 4 ans (intervalle 1.4 à 6.4 ans), la survie à 5 ans est de 98,0 % (IC 95 % 96,3-99,0 %) avec 97,6 % chez les hommes (IC 95 % 94,7-98,9 %) et 98,5 % chez les femmes (IC 95 % 96,0-99,4 %). Pour les têtes fémorales < 50 mm la survie est de 98,5 % (IC 95 % 96,1-99,4 %) et 97,5 % pour les têtes ≥ 50 mm (IC 95 % 94,6-98,8 %). Le risque de révision chez les femmes était de 0,79 (IC 95 % 0,14-4,26, p = 0,78) et une augmentation de 1 mm du diamètre de la tête donnait un risque de 1,01 (IC 95 % 0,83-1,23, p = 0,89), indiquant aucun impact significatif sur le risque de reprises. Des améliorations significatives des scores OHS et UCLA ont été observées chez tous les patients (OHS préopératoire 22,3 et OHS postopératoire 45,0 ; UCLA préopératoire 4,96 et UCLA postopératoire 7,97).
Conclusion : Le resurfaçage CoC démontre une excellente amélioration des résultats rapportés par les patients et une survie élevée jusqu’à 5 ans, indépendamment du sexe ou de la taille de l’implant, avec des résultats comparables au resurfaçage MoM. Un suivi à plus long terme est nécessaire pour confirmer ces résultats.
Conflits d’intérêts :
P. Beaulé Consultancy, Expert: MatOrtho, Stock shareholder: MatOrtho,
C. Kong Koh: Pas de conflit déclaré ,
W. Walter: Pas de conflit déclaré ,
P. Yates: Pas de conflit déclaré ,
A. Manktelow: Pas de conflit déclaré ,
K. De Smet: Pas de conflit déclaré ,
J. Holland: Pas de conflit déclaré
Communications orales
Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-1003
Survie du resurfaçage de hanche cimenté versus non cimenté : une analyse de cohortes à 10 ans
Paul Beaulé* 1, Edoardo Viglietta2, Simone Fenucci12, Ariane Parisien3, Andrew Tucker3, George Grammatopoulos1
1Orthopaedic Surgery, The Ottawa Hospital, Ottawa, Canada, 2Orthopaedic Unit, Andrea Hospital, Rome, Italy, 3Orthopaedic Surgery, The Ottawa Hospital Research Institute, Ottawa, Canada
Introduction : Bien que les réactions tissulaires locales indésirables demeurent une préoccupation après le resurfaçage de hanche métal sur métal (MoM HR), les causes les plus fréquentes d'échec restent fracture du col fémoral et descellement aseptique de la composante fémorale. La fixation fémorale non cimentée a été introduite pour limiter ces échecs. L’objectif de cette étude était de comparer la survie du resurfaçage de hanche métal sur métal avec fixation fémorale cimentée versus non cimentée à 10 ans.
Material and methods : Cinq cent quatre-vingt-six patients ayant eu un resurfaçage de hanche métal sur métal (MoM HR) par voie d’Hueter avec un suivi minimal de cinq ans (âge moyen de 50 ans, IMC de 29, 551 hommes et 35 femmes) ont été extraits de la base de données institutionnelle. Cent quarante-trois cas non cimentés (âge moyen 50 ans, IMC moyen 29, 136 hommes et 7 femmes) et 143 cas cimentés (âge moyen 52 ans, indice de masse corporel (IMC) moyen 29, 136 hommes et 7 femmes) ont été appariés selon l'âge, le sexe et l’IMC. Les échecs, les complications et évènements indésirables ont été évalués. Les paramètres radiologiques suivants ont été enregistrés : inclinaison acétabulaire, angle cervico-diaphysaire (NSA), angle tige-diaphyse (SSA), rétrécissement du col et ostéolyses.
Results : Survie globale est de 91 % à un suivi moyen de 8,2 ans (intervalle 5 à 19 ans). 14 échecs (taux de 10 %) dans le groupe cimenté et 12 échecs (taux de 8 %) dans le groupe non cimenté (p > 0,05). Taux de survie chez les hommes est de 92,7 % contre 74,9 % chez les femmes, pour les deux types de fixation (p=0,019). Chez les hommes, la survie est de 96,5 % pour le groupe cimenté et 98 % pour le groupe non cimenté (p > 0,05). Un rétrécissement du col supérieur à 10 % était présent chez 11 patients (8 %) du groupe cimenté et chez 3 patients (2 %) du groupe non cimenté (p < 0,01). Aucune corrélation significative n'a été trouvée entre les paramètres radiologiques étudiés et le risque d’échec.
Conclusion : Le resurfaçage de hanche métal sur métal, qu’il soit cimenté ou non cimenté, est associé à une excellente survie, surtout chez les hommes. La fixation non cimentée montre une incidence plus faible de rétrécissement du col fémoral.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-145
Arthroplasties Totales de Hanche avec Tiges Fémorales Courtes : à propos d’une série prospective de 5 876 implantations primaires
Christian Delaunay* 1, Christian BRAND2, Pierre-Alban BOUCHE1, Sophie PUTMAN1, Antoine POICHOTTE1, Alexandre POIGNARD1, Stéphane BOISGARD1
1RENACOT, Paris, France, 2ISPM, Université de Berne, Berne, Switzerland
Introduction : Dans le registre historique des Prothèses de hanche (PH) de la SoFCOT, la 1ère inscription d’une Tige Fémorale Courte (TFC) remonte à 2011. Cette étude a pour but d’en étudier les résultats en les comparant à ceux des tiges conventionnelles (TCV)
Material and methods : Fin 2023, 5 876 PH 1aires avec TFC ont été enregistrées, âge moyen 68,7 ans (DS, 11,2) avec une majorité de femmes (52%). 15 modèles de TFC ont été inclus, dont 1 seule cimenté ( 8,3%). Une cupule a double-mobilité (CDM) a été utilisée dans 36,7% et une bille en alumine dans 80,6% des cas. Les voies d’abord sont dominées par la voie postéro-latérale (41,3%) juste devant les voies antérieures (39,4%)
Sur la même période, 5 496 1ères révisions de PH ont été colligées dont 99 (1,8%) concernaient une PH-TFC (dont 1 avec cupule mobile), à un âge moyen de 67,2 ans et pour une petite majorité de femmes (52%). Un changement fémoral a été réalisé dans 60 cas (60,6%), isolé (31,3%) ou lors d’une révision complète (29,3%). La grande majorité des cup révisées étaient conventionnelles (76,3%), reprises par une CDM dans 82,8%. Sur 777 révisions de PTH 1aire déjà enregistrée, 64 (8,2%) concernaient une PH-TFC. Le calcul de l’indice de révision pour 100 composants observés année (IRp100coa) permet de comparer les résultats des implants entre eux (seuil d’alerte si > 1,3).
Results : Au recul moyen de 1an, la cause de révision précoce de ces 64 PTH-TFC 1aires, toutes non cimentées, était la luxation (26,6%), suivie par une fracture péri-prothétique (17,2%), un descellement (échec d’ancrage) aseptique (15,6%) et une infection aigüe (10,9%). L’IRp100coa de l’ensemble des 14 TFC non cimentées est de 0,25 (IC, 0,19-0,31) à 4,4 ans de recul moyen et celui de la seule TFC cimentée est de 0,24 (IC 0,10-0,57) à 4,2 ans de recul moyen. A 10 ans, le taux de révision cumulé estimé selon Kaplan-Meier est de 1 (IC, 0,4-2,5) pour les TFC cimentées, 1,3 (IC, 1,1-1,5) pour les tiges conventionnelles (TCV) cimentées, 1,4 (IC, 1,1-1,9) pour les TFC non cimentées et 1,9 (IC, 1,7-2,1) pour les TCV non cimentées.
Discussion : Les causes de révision précoce des PTH 1aires à TFC non cimentées sont dominées par la luxation, malgré le recours à une CDM dans 36,7% des cas alors que le risque de révision précoce pour luxation n’est que de 4,9% (14/284) pour les 284 PTH-CDM 1aires déjà enregistrées, et une fracture péri-prothétique (chez 63% de femmes, d’âge moyen 69,8 ans). Le risque de révision pour fracture péri-prothétique entre TFC (11/64, 17,2%) et TCV (164/713, 23%) n’est pas significativement différent (p = 0,3). L’IRp100coa de l’ensemble des PH-TFC est de 0.25 (0,19-0,31) à 4,4 ans, à peine > à celui des PH-TCV, qui est de 0,24 (IC, 0,23-0,26) mais à un recul moyen supérieur d’un an (5,5 ans).
Conclusion : La survie à 10 ans des PH à TFC se compare favorablement à celle des PH à tiges conventionnelles, en particulier non cimentées. Après 14 années d’observation, aucun effet délétère lié au recours à une tige fémorale courte n’a, à ce jour, été identifié.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Research / Innovation
ABSTRACT N° SOFCOT25-519
Définition de la relation entre la version pelvienne et l'orientation acétabulaire: rôle de la morphologie pelvienne
Renaud Lafage1, Ayman Assi2, 3, Gilles Prince* 2, Emil Haikal1, Marc Boutros2, Bassel Diebo4, Virginie Lafage1
1Lenox Hill Hospital, New York, United States, 2Université Saint-Joseph de Beyrouth, Beyrouth, Lebanon, 3Institut de Biomécanique Humaine Georges Charpak, Arts et Métiers, Paris, France, 4Warren Alpert Medical School, Brown University, Providence, United States
Introduction : Patients with adult spinal deformity (ASD) undergoing total hip replacement (THR) have a higher risk of THR dislocation than the general population. Published reports have suggested that acetabular anteversion increases linearly with pelvic tilt (PT), with 1° increase in PT leading to 0.7 to 0.9° increase in acetabular anteversion. However, those studies assumed linearity between the two parameters without accounting for patient-specific pelvic morphology. The aim was to describe the 3D geometric relationships between positional acetabular and morphologic pelvic parameters.
Material and methods : A mathematical model was first established as follows. Parameters of interest (Figure 1a) included the acetabular morphological angle (AMA), defined as the angle between the acetabular axis and the hip axis, and the sagittal acetabular inclination (SAI), defined as the angle between the acetabular axis projected on the sagittal plane and the horizontal axis. While AMA is a morphological patient-specific angle, SAI increases incrementally with PT (i.e. a 1° increase in SAI corresponds to a 1° increase in PT). The 3D geometrical relationships between AMA, SAI, and acetabular parameters (abduction and anteversion) were first established and then graphically represented. Examples from pre and postoperative ASD patients who underwent 3D pelvic and hip reconstructions from biplanar X-rays were presented.
Results : As illustrated in Figure 1b, acetabular abduction and anteversion can be directly calculated from the AMA and SAI angles. The associated graphical representation demonstrates that acetabular abduction and anteversion exhibit a non-linear relationship with SAI and is impacted by the acetabular morphology (AMA). Specifically, for a given decrease in pelvic retroversion (SAI), changes in abduction and anteversion vary significantly depending on pelvic morphology (AMA). Case examples (Figure 2) highlight this non-linearity: two ASD patients with similar SAI variations (i.e. similar decrease in pelvic retroversion of 16°) exhibited markedly different changes in acetabular abduction (-14° for case 1 vs. -3° for case 2) and anteversion (-10° vs. -2°).
Conclusion : This study establishes that 3D pelvic morphology influence changes in acetabular abduction and anteversion following spinal realignment, resulting in a non-linear relationship between PT and acetabular orientation. Recognizing this interplay is essential for spine and hip surgeons who can use this knowledge to anticipate postoperative shifts in cup orientation and establish patient-specific hip "safe zones" to minimize THR dislocation risk in ASD patients.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-905
La diminution de l’offset global impacte-t-elle les résultats fonctionnels des prothèses totales de hanche ?
Carla Tournoud* 1, Remy Coulomb1, Romain Larsonnier1, Sarah Pradel1, Pascal Kouyoumdjian1
1CHU Nîmes, Nîmes, France
Introduction : L’offset global (OG) joue un rôle biomécanique majeur dans l’équilibre fonctionnel d’une prothèse totale de hanche (PTH). L’objectif principal de cette étude était d’évaluer l’impact d’une variation de l’OG sur les scores fonctionnels à un an. L’objectif secondaire était de comparer les valeurs d’OG peropératoires à celles mesurées en TDM et en radiographie post-opératoire.
Material and methods : Une cohorte de 363 patients ayant bénéficié d’une PTH avec assistance robotique pour la cupule et navigation fémorale a été incluse. Les patients ont été classés selon la variation de leur OG entre le pré- et le post-opératoire : « diminué » (< -4 mm), « non modifié » ([-4 ; +4] mm), « augmenté » (> +4 mm). La valeur d'offset global retenue était la modification homolatérale mesurée en per-opératoire sur les implants définitifs. Les scores fonctionnels à 1 an (OHS, HHS, EVA, FJS) ont été comparés entre les groupes. Une sous-cohorte de 63 patients, ayant eu un TDM pour la planification d’un deuxième coté, a bénéficié d’une évaluation comparative de l’OG planifié, mesuré en TDM et en radiographie.
Results : Les valeurs médianes d’OHS diminuaient quand l’offset global augmentait, <-4, [-4 ; +4], et> +4 respectivement 93.8 (IQR 21.9), 91.7 (IQR 22.9) and 79.17 (IQR 27.1) (p=0.046). L’analyse par paire retrouvait une différence entre les groupes « OG diminué » VS « OG augmenté » (p = 0.015). Les valeurs médianes d’HHS diminuaient quand l’offset global augmentait, respectivement 93.0 (IQR 17.3), 90.0 (IQR 25.5) et 84.0 (IQR 18.5) (p=0.046). L’analyse par paire retrouvait une différence entre les groupes « OG augmenté » et « OG diminué » (p = 0.013) ou « OG non modifié » (p = 0.049). Aucune différence significative n’était retrouvée pour l’EVA (p = 0,353) ni le FJS (p = 0,291).
Concernant l’objectif secondaire, des différences significatives ont été observées entre l’OG planifié et les OG mesurés : médiane OG planifié : -2,0 mm ; TDM : +0,1 mm ; RX : +9,0 mm (p < 0,001). L’OG moyen mesuré en TDM était en moyenne 2,8 mm supérieur à l’OG planifié, contre 12,2 mm en radiographie.
Discussion : Ces résultats suggèrent qu’une légère réduction de l’OG homolatéral pourrait optimiser les PROMs après PTH robot-assistée. L’erreur moyenne de 3° du software par rapport au TDM permet d’estimer une valeur de -4 mm comme objectif de modification de l’OG homolatéral.
Conclusion : Une augmentation de l’offset global per-opératoire de +4 mm est associée à une diminution des scores fonctionnels OHS et HHS à un an. La TDM post-opératoire offre une meilleure corrélation avec la planification que la radiographie.
Conflits d’intérêts :
C. Tournoud: Pas de conflit déclaré ,
R. Coulomb Trainings, Teaching: Stryker,
R. Larsonnier: Pas de conflit déclaré ,
S. Pradel: Pas de conflit déclaré ,
P. Kouyoumdjian Consultancy, Expert: Stryker, Lepine, Trainings, Teaching: Stryker, Lepine
Communications orales
Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-121
Arthroplasties Totales de Hanche avec Cupules à Double Mobilité : à propos d’une série prospective de 25 545 implantations primaires.
Christian Delaunay* 1, Christian BRAND2, Pierre-Alban BOUCHE1, Sophie PUTMAN1, Antoine POICHOTTE1, Alexandre POIGNARD1, Stéphane BOISGARD1
1RENACOT, Paris, France, 2ISPM, Université de Berne, Berne, Switzerland
Introduction : Dans le registre historique des Prothèses de hanche (PH) de la SoFCOT, la 1ère inscription d’une Cupule à Double Mobilité (CDM) date de 2006. L’objectif de ce travail était d’en évaluer les résultats après 18 années de surveillance.
Material and methods : De janvier 2006 à Décembre 2023, 25 545 PTH 1aires avec CDM ont été enregistrées. L’âge moyen était de 74,9 ans (DS, 9,8) avec une majorité de femmes (61%). 2,8% des CDM étaient cimentées alors que 25 modèles, étaient non cimentées. La voie d’abord était essentiellement postéro-externe (72%) et les couples de frottement dominés par : Alumine-PE (35,6%), Cobalt/Chrome-PE (33%) et Acier-PE (29,7%), en 28mm (81,6%).
Sur la même période, 1 331 réinterventions de PTH-CDM 1aires (22,7% des 5 853 réinterventions colligées) ont été enregistrées. Un changement complet a été le plus souvent réalisé (34,4%) suivi par un changement acétabulaire seul dans 32,1%. 93,3% des CDM révisées, ont été reprises par une CDM. Le calcul de l’indice de révision pour 100 composants observés année (IRp100coa) permet de comparer les résultats des implants entre eux (seuil d’alerte si > 1,3).
Results : 284 révisions correspondaient à une PTH-CDM 1aire déjà enregistrée, âge moyen 74,7 ans, majorité de femmes (59,9%). Les causes étaient : fracture péri-prothétique (34,5%), infection aigüe (20,4%) et descellement aseptique (14%), la luxation n’arrivant qu’en 7ème position (14/284, 4,9%) alors qu’elle représente la 2de cause de révision des PTH à cupules conventionnelles (CC, 177/493, 36%) (p<0,001). l’IRp100coa moyen des PTH-CDM 1aires était de 0,24 (0,21-0,26) à un recul moyen de 4,7 ans et de 0,25 (0,23-0,28) à 6 ans pour les PTH-CC. Au dernier recul disponible et quel que soit le mode de fixation, aucune CDM n’indique un IRp100coa > au seuil d’alerte de 1,3. Le risque de révision cumulée à 15 ans estimé selon Kaplan Meier est de 1,5 (IC à 95%, 1,2-1,7) pour les CDM versus 2,1 (IC, 1,8-2,3) pour les CC. Comparativement aux CC, l’usage des CDM réduit le risque de révision pour luxation ou pour usure et ostéolyse respectivement d’un facteur 0,36 et 0,34, mais augmente le risque de révision pour fracture péri-prothétique, douleur et infection aigue respectivement d’un facteur 1,7, 2,5 et 3,2 avec les CDM.
Discussion : Le % annuel de CDM ne cesse d’augmenter, passant de 18% en 2006 à 56% en 2023. Au recul moyen de 5 à 6 ans, l’IRp100coa identique pour les 2 types de cups : 0,25 pour les CC et 0,24 pour les CDM. La survie des PTH-CDM 1aires n’est pas inférieure à celle des PTH à CC qui au contraire indiquent une augmentation du risque de révision cumulé à partir de la 6ème année d’implémentation, ce qui supporte le recours de plus en plus extensif aux CDM.
Conclusion : Malgré des implantations chez des patients de plus en plus jeunes, après 18 année d’observation, aucun effet délétère lié au recours à une CDM n’a, pour l’instant, pu être identifié. Ainsi, dans le registre des PH RENACOT, la balance bénéfice-risque reste à ce jour favorable aux CDM.
Conflits d’intérêts :
C. Delaunay Consultancy, Expert: Renacot, Orthorisq, ODPC-COT, SAS Branchet,
C. BRAND Research support/Scientific studies: ISPM,
P.-A. BOUCHE Research support/Scientific studies: OTSR,
S. PUTMAN Consultancy, Expert: Corin,
A. POICHOTTE Research support/Scientific studies: SOFCOT, Consultancy, Expert: Leo Pharma, Johnson et Johnson ,
A. POIGNARD Consultancy, Expert: Néo médical ,
S. BOISGARD Consultancy, Expert: Zimmer, Adler
Communications orales
Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-311
La classification Rachis-Hanche de Bordeaux est-elle pertinente sur le plan fonctionnel ?
Moustapha Rteil* 1, Ibrahim Hamati1, Rami Rachkidi1, Abir Massaad1, Mohamad Karam1, Aren Joe Bizdikian1, Gilles Prince1, Mohamad Hajj Youssef1, Yamen Beyh1, Frédéric Maatouk1, Michel Ammouri1, Josef Lattouf1, Luna Choukr1, Jean Pierre Saad1, Ismat Ghanem1, Ayman Assi1
1Université Saint Joseph de Beyrouth, Beyrouth, Lebanon
Introduction : Adult spinal deformity (ASD) is known to affect the lumbo-pelvic complex and therefore the relationship between the spine and the hip. Several authors have attempted to describe this relationship to better understand both spine and hip mobility and evaluate risks of dislocation after total hip replacement. The Bordeaux team suggested a classification by including values of PI and PT changes between sitting and standing radiographs. Patients are classified as spine-users if they exhibit harmonious movement between their spine, pelvis and hip, or as hip-users if they mostly recruit their hips. The aim was to determine if the Bordeaux classification is functionally relevant by analyzing pelvic and hip mobility using 3D kinematics.
Material and methods : 189 ASD with different types of deformity (47 coronal, 55 hyperkyphotic and 87 with sagittal malalignment) and 52 controls underwent biplanar X-rays in standing and sitting positions, with the calculation of 3D spinopelvic and global alignment parameters and their adaptation between positions (∆=sitting-standing). ASD were radiographically classified according to the Bordeaux classification as spine-users if both their PI≥40° and ΔPT>10°, otherwise as hip-users. 3D movement analysis of the sit-to-stand movement was performed to calculate pelvic and hip kinematics along with their corridor of normality. ASD patients were classified as having a retroverted pelvis and extended hips attitude (Retro-Ext) compared to controls, an anteverted pelvis and flexed hips attitude (Ante-Flex), or normal pelvis-hip kinematics. Distribution of the Bordeaux classification among pelvis and hip kinematics was evaluated (Fisher’s test).
Results : ASD patients were distributed as 70 hip-users and 119 spine-users. When analyzing the pelvis and hip kinematics, 71 patients presented an Ante-Flex pattern (26 hip-users, 45 spine-users), 77 patients presented a Retro-Ext pattern (30 hip-users; 47 spine-users) and 41 patients presented with a normal pattern (14 hip-users; 27 spine-users). Spine and hip users were equally distributed among the kinematic patterns (Fisher’s test: p=0.8). 55% of ASD with a retroverted pelvis-hip extended kinematic during the sit-to-stand movement had a sagittal malalignment (Fisher’s test: p=0.04); an increased SVA was correlated to more extended hips during movement (r=0.2, p=0.02).
Conclusion : This study showed that spine users and hip users can have the same kinematic pattern during the sit-to-stand movement. The existing spine-hip classifications are all based on standing and sitting radiographs to classify patients according to their spine and hip mobility. As demonstrated in this study, static radiographs show only the start and ending position of the patient and hide the exact movement of the spine, pelvis and hip. Thus, a new classification should incorporate 3D kinematics of the pelvis and hip in addition to the static radiographs in standing and sitting.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-486
Spondylolisthésis : un facteur de risque significatif de mobilité lombopelvienne défavorable et de conflit prothétique avant prothèse totale de hanche.
Thomas Aubert* 1, Guillaume Rigoulot2, Philippe Gerard1, Guillaume Riouallon3
1Groupe hospitalier Diaconesses Croix Saint Simon, 2Clinique Arago, 3Groupe hospitalier Paris St Joseph, Paris, France
Introduction : L'analyse de la relation hanche-rachis permet d’identifier les facteurs de risque de mobilité lombopelvienne défavorable et/ou de conflit prothétique, notamment en présence de pathologies dégénératives lombaires. La prévalence du spondylolisthésis augmente avec l’âge et l'objectif de cette étude était d'analyser son association avec la mobilité pelvienne défavorable et le risque de conflit prothétique.
Material and methods : Les données cliniques de 605 patients consécutifs ayant bénéficié d'une arthroplastie totale de hanche ont été analysées rétrospectivement. Nous avons évalué la présence de spondylolisthésis sur les radiographies du rachis lombaire de profil, ses potentielles associations avec une mobilité lombopelvienne défavorable (∆ bascule pelvienne (SPT) ≥ 20°), ainsi que les facteurs de risque associés à un ∆SPT ≥ 20° dans la population générale. En second lieu, nous avons analysé le risque in silico de conflit avec une orientation standard de la cupule à 40° d’inclinaison et 20° d’antéversion et la zone de sécurité d’antéversion sans conflit.
Results : Les taux de ∆SPT ≥ 20° étaient de 40,3 % chez les patients avec spondylolisthésis et de 14,68 % chez ceux sans spondylolisthésis (odds ratio (OR) = 3,92 ; intervalle de confiance (IC) [2,28 ; 6,75] ; p < 0,001). Dans l’analyse multivariée, les prédicteurs indépendants de ∆SPT ≥ 20° identifiés étaient : SPT ≤ -15° (OR = 3,61 ; [1,44 ; 9,07] ; p = 0,0063), IP-LL ≥ 20° (OR = 2,95 ; [1,24 ; 6,98] ; p = 0,01415), faible IP/faible lordose (OR = 2,11 ; [1,26 ; 3,54] ; p = 0,0043) et spondylolisthésis (OR = 4,05 ; [2,3 ; 7,16] ; p < 0,001).
Les taux de conflit avec une orientation à 40°/20° étaient respectivement de 50,75 % et 24,35 % chez les patients avec et sans spondylolisthésis (OR = 3,2 ; [1,91 ; 5,37] ; p < 0,001).
La zone de sécurité médiane pour l'antéversion était de 17,0° (écart interquartile (IQR) = 25,0) chez les patients avec spondylolisthésis et de 27,0° (IQR = 17,0) chez ceux sans spondylolisthésis (médiane ∆ = -10,0 ; p < 0,001). Au total, 23,88 % des patients avec spondylolisthésis ne présentaient aucune zone de sécurité en antéversion, contre 9,12 % chez les patients sans spondylolisthésis (OR = 3,12 ; [1,66 ; 5,89] ; p = 0,001).
Discussion : L’identification d’un spondylolisthésis s’est révélée être un facteur de risque significatif d’anomalies de la cinématique lombo-pelvienne, avec près de trois fois plus de rotations antérieures pelviennes anormales entre la position debout et assise, ainsi qu’un risque de conflit prothétique avec une orientation standard chez près d’un patient sur deux et un quart de patient sans zone de sécurité d'antéversion de cupule.
Conclusion : Le spondylolisthésis, une pathologie dégénérative fréquente, constitue un facteur de risque de mobilité lombopelvienne défavorable et de conflit prothétique chez les patients bénéficiant d'une arthroplastie totale de hanche. L’identification d’un spondylolisthésis sur les radiographies de profil du rachis doit inciter à adapter l’orientation des implants.
Conflits d’intérêts :
T. Aubert Consultancy, Expert: Corin, Johnson and Johnson Medtech, Trainings, Teaching: Corin, Johnson and Johnson Medtech,
G. Rigoulot Consultancy, Expert: Corin,
P. Gerard Consultancy, Expert: Corin,
G. Riouallon Consultancy, Expert: Medtronic, Euros, Corin
- Préparation cutanée avant arthroplastie totale de hanche : étude coût efficacité monocentrique comparative prospective randomisée entre l’utilisation de la Bétadine Alcoolique® et du Chloraprep®
Nicolas Reina (Toulouse), Eve Prilleux (Toulouse), Anaël Dupré (Toulouse), Jennifer Nerocan (Toulouse)
- L’optimisation de l’instrumentation des prothèses totales de hanche
Nicolas Reina (Toulouse), Marion Anoe (Toulouse), Marion Tisserand (Toulouse), Pauline Pinaud (Toulouse)
Présentation 5 min + discussions 2 min
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-211
Prise en charge des fractures bitubérositaires du plateau tibial par plaque verrouillée: étude rétrospective comparative avec les plaques non verrouillées
François Egrise* 1, Yoann Lévy1, Jacques Tabutin1, joseph attas1, corentin Hercé1, nahel millet1, Michael Lopez1
1Orthopédie , CH Cannes, Cannes, France
Introduction : L’incidence des fractures bitubérositaires du plateau tibial est faible, mais leur prise en charge est techniquement difficile en raison des difficultés de réduction et du risque de complications locales. Différentes modalités d’ostéosynthèse interne (simple ou double plaque) ont été été rapportées avec l’apport plus récent du verrouillage qui permet d’améliorer la stabilité du montage. L’hypothèse est que le verrouillage des vis dans la plaque permet de simplifier le montage à une seule plaque tout en maintenant la stabilité de la réduction jusqu’à consolidation.
Material and methods : Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique, réalisée de janvier 1996 à juillet 2024, incluant les patients ayant eu une fracture du tibia bitubérositaire, ostéosynthésée par double plaque antérieure par abord unique (groupe A), ou plaque latérale standard (groupe B) ou verrouillée (groupe C). L’analyse des critères de réduction, du taux de complication mécanique et des résultats cliniques a été réalisé en fonction des montages.
Results : Au dernier recul l’EVA moyenne était de 2 (0-7). Les scores fonctionnels et les amplitudes étaient meilleurs mais de manière non significative pour le groupe C, L’IKS fonction était de 87 dans le groupe C contre 81,6 dans le groupe A et 82.43 dans le groupe B (p=0.529), l’IKS genou de 77.4 contre 74 et 77.1 (p=0.925), et le score de Lysholm de 76.5 contre 72 et 73.7 (p=0,809). La consolidation osseuse était acquise dans 34/35 cas (97%) du groupe C, 55/58 cas (95%) pour le groupe A et 33/37 cas (89%) pour le groupe B (p=0,412). Le taux de déplacement secondaire était significativement supérieur dans le groupe A et B avec respectivement 5 varisations (8,6%) pour le groupe A et 14 pour le groupe B (38%) contre 2 cas (6%) pour le groupe C (p<0,001).
Conclusion : La prise en charge des fractures bi-tubérositaires par plaque latérale verrouillée entraîne moins de complications que les autres, permet une aussi bonne réduction fracturaire et diminue le risque de déplacement secondaire par rapport à une plaque unique standard ou un montage double.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-1019
Faut-il synthéser la marginale postérieure dans les fractures de cheville ?
Intérêt de la stabilisation de la marginale postérieure pour limiter l’utilisation des dispositifs trans syndesmotiques : étude rétrospective.
Quentin Martial* 1, Philippe Leclerc1, Simon Marmor1, Aloïs Bouy1, Victoria Teissier1, Pierre-Alban Bouché1, Guillaume Auberger1
1Chirurgie orthopédique, Hopital La Croix Saint Simon, Paris, France
Introduction : La prise en charge des fractures bimalléolaires reste sujette à débat : si la réparation de la syndesmose tibio fibulaire distale est un facteur pronostic important, la stratégie chirurgicale vis-à-vis des fragments postérieurs n’est pas tranchée.
Notre stratégie est de synthéser ces fragments dès que possible si l’état général et local le permet, afin de stabiliser la syndesmose.
Nous avons donc réalisé une étude rétrospective comparant la stabilisation de la syndesmose entre un groupe de fractures marginales postérieures synthésées, vs non synthésées.
Notre hypothèse est que la synthèse de la marginale postérieure permet de stabiliser la syndesmose dans un nombre de cas significativement plus important que lorsqu’elle n’est pas synthésée.
Material and methods : Nous avons réalisé une étude rétrospective monocentrique sur toutes les fractures bimalléolaires opérées entre le 01/01/2022 et le 01/02/2025. Tous les patients ont eu un bilan radiographique standard, complété par un scanner. Après immobilisation, dès que l’état cutané le permettait une prise en charge chirurgicale était réalisée. Quand un fragment postérieur était détecté il était synthésé par une voie postéro latérale ou postéro médiale sauf si :
- volume insuffisant
- L’état local défavorable à une voie postérieure
Après ostéosynthèse un hook-test était réalisé, et en cas d’ouverture de la syndesmose, un dispositif de stabilisation trans syndesmotique était utilisé.
Le critère de jugement principal était :
- Comparaison du taux d’utilisation d’un dispositif trans syndesmotique entre les fractures marginales postérieures synthésées et non synthésées.
Le critère de jugement secondaire était :
- Scores cliniques au dernier recul
- Survenue de complications
Results : 86 fractures avec atteinte marginale postérieure ont été incluses dont 56 ont eu une synthèse marginale postérieure.
Il n’y avait pas de différence significative entre les deux groupes sur le type de fracture, l’âge et le chirurgien.
Le taux d’utilisation d’un dispositif trans syndesmotique était de 40% dans le groupe MP- contre 14.2% dans le groupe MP+ (p=0.03).
Il n’y avait pas de différence entre les deux groupes en termes de scores cliniques et de complications.
Discussion : Cette étude permet de démontrer que stabiliser les fragments postérieurs de cheville limite de manière significative l’utilisation des dispositifs trans syndesmotiques et donc de limiter les désagréments potentiels liés à leur utilisation (douleur, gêne, nécessité de retrait).
Cependant le retentissement clinique dans cette étude rétrospective reste à prouver par une étude prospective (retrait de matériel)
Ces résultats sont à modérer par l’absence de différence significative sur les scores cliniques entre les deux groupes.
Conclusion : La synthèse des fragments postérieurs permettrait de stabiliser la syndesmose tibio fibulaire dans un nombre significatif de cas, sans augmentation des complications. L’intérêt clinique reste à débattre à l’aide d’un travail prospectif randomisé.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-190
Etude comparative de l'ostéosynthèse par plaque VS embrochage percutané du péroné associée aux fractures du pilon tibial
Soufiane Abdennaji* 1, youness El Housni1, Jaafar Boutaleb1, charaf eddine El kassimi1, mohamed rafai1
1P32, CHU Ibn Rochd, Casablanca, Morocco
Introduction : Les fractures du pilon sont des lésions complexes de la cheville associées à de nombreuses complications postopératoires. Le traitement optimal des fractures du pilon n'a pas encore été établi. Cette étude visait à déterminer l'efficacité et à comparer les résultats de l’embrochage percutanée de la fracture du péroné associée à la réduction ouverte et à la fixation interne conventionnelle .
Material and methods : Nous avons inclus dans l'étude tous les patients admis dans notre service avec le diagnostic de fracture du pilon et de fracture associée du péroné distal et traités par réduction ouverte primaire et fixation interne entre 2015 et 2024. Nous avons exclu les patients traités par en deux temps et ceux présentant une fracture ouverte.
Results : L'étude a inclus 38 patients ont une fracture du pilon tibial associée à une fracture du péroné ; 27 ont eu une fracture du péroné distal traité par plaque, et les 11 patients restants ont beneficié d’un embroche intramédullaire percutanée de la fracture du péroné. Tous les patients ont bénéficiés d’une ostéosynthèse par plaque anatomique pour la fracture du pilon tibial. Il n'y a pas eu de différences statistiquement significatives entre les groupes en ce qui concerne l'âge, le sexe, le mécanisme de la blessure, et de l'hospitalisation. Le taux d'infection superficielle était plus faible dans le groupe d’embrochage (p =0,04), mais le résultat fonctionnel est meilleur pour le groupe d’ostéosynthèse interne (Score AOFAS à 90 pour le groupe d’ostéosynthèse et 81 pour le groupe d’embrochage).
Le délai de consolidation était similaire pour les deux groupes avec une moyenne de 5mois pour la plaque et 6 mois pour l’embrochage
Discussion : Les fractures du pilon sont des lésions graves qui entraînent de nombreuses complications postopératoires. La broche intramédullaire dans la fracture du péroné associée à une fracture du pilon tibial, est une option de traitement sûre et efficace dans la réduction des taux d’infection superficielle des tissus mous et à des taux similaires d'infection profonde, par rapport à la fixation conventionnelle par plaque.
Conclusion : L’embrochage percutané du péroné est une option de traitement alternative sûre et fiable dans la gestion des fractures du pilon qui pourrait réduire l'incidence des complications infectieux mais l’ostéosynthèse interne reste un moyen thérapeutique plus stable .
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-341
Résultats fonctionnels du traitement chirurgical d’une rupture isolée du tendon proximal du semimembraneux : étude avec un suivi minimal de deux ans
Nicolas Lefèvre1, Hassan Wardani1, Mohamad Moussa* 2, Eugénie Valentin1, Antoine Gerometta1, Frédéric KHIAMI1, Olivier Grimaud1, Alain Meyer1, Yoann Bohu1, Alexandre Hardy1
1Clinique du sport, Paris, 2Groupe Hospitalier Sélestat Obernai, Sélestat, France
Introduction : La rupture isolée du tendon proximal du semimembraneux est une blessure musculosquelettique rare, susceptible d’entraîner un déficit fonctionnel important. Malgré son impact, le rôle de l’intervention chirurgicale dans sa prise en charge demeure peu exploré dans la littérature.
Objectif : Évaluer les résultats du traitement chirurgical chez les patients présentant une rupture isolée du tendon proximal du semimembraneux.
Material and methods : Il s’agit d’une étude rétrospective réalisée entre novembre 2008 et septembre 2022 dans un centre de chirurgie du sport, incluant des patients opérés pour une avulsion proximale isolée du tendon semimembraneux. Le critère de jugement principal était le Parisian Hamstring Avulsion Score (PHAS), évaluant la récupération fonctionnelle postopératoire. Les critères secondaires incluaient l’échelle d’activité de Tegner, l’échelle d’activité UCLA, les paramètres de reprise sportive, la satisfaction des patients et le taux de complications.
Results : Quarante-deux patients ont été inclus, avec un suivi moyen de 5,5 ans (2,0–13,7 ans). Le score PHAS s’est amélioré significativement, passant d’une médiane préopératoire de 67,8 (IQR : 60,0–76,5) à 95,5 (IQR : 87,5–98,5) à la fin du suivi (p < 0,001). Les échelles d’activité ont également montré une amélioration significative : le score Tegner est passé de 2,0 (IQR : 1,0–3,0) à 6,0 (IQR : 3,0–7,0) (p < 0,001), et le score UCLA de 4,0 (IQR : 3,0–4,0) à 9,0 (IQR : 6,0–10,0) (p < 0,001). Au total, 66,7 % des patients ont repris leur sport initial, dont 71,4 % au même niveau ou à un niveau supérieur. Le délai médian de reprise du sport était de 5,3 mois (IQR : 4,4–8,9). Le taux global de satisfaction était de 94,7 %. Le taux de complications s’élevait à 14,3 % (6/42), comprenant des symptômes neurologiques mineurs (4,8 %), une thrombose veineuse profonde (2,4 %), un hématome (2,4 %), un décollement partiel de la fixation (2,4 %) et un cas de rerupture (2,4 %). L’analyse de sous-groupe a montré une amélioration significative des scores fonctionnels (PHAS, Tegner, UCLA) par rapport aux valeurs préopératoires, tant chez les athlètes professionnels/compétitifs que chez les sportifs de loisir (p < 0,002). Toutefois, seuls les athlètes professionnels ou compétitifs ont retrouvé des scores Tegner et UCLA comparables à leur niveau pré-lésionnel.
Conclusion : Le traitement chirurgical des avulsions isolées du tendon proximal du semimembraneux permet une amélioration fonctionnelle significative, avec une forte satisfaction des patients et un taux de reprise sportive favorable. Néanmoins, malgré un profil de complications principalement mineures, la sélection des patients doit être prudente. Par ailleurs, les résultats suggèrent que les athlètes professionnels ou compétitifs ont plus de chances de récupérer leur niveau d’activité antérieur que les sportifs de loisir.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-988
La précision de la navigation 3D avec O-arm dans le placement des vis iliosacrées : forces et limites.
Antonio Gilli* 1, Pierre-Emmanuel Moreau1, Samih Daoudi2, Guillaume Riouallon1
1Hôpital Saint-Joseph, Paris, 2Hôpital NOVO, Pontoise, France
Introduction : La fixation percutanée des fractures pelviennes avec des vis iliosacrées (IS) est reconnue comme une alternative moins invasive à la chirurgie ouverte. Malgré les améliorations apportées à cette technique, des complications subsistent, notamment le mauvais positionnement des vis, avec des taux pouvant atteindre 26%. Cette étude vise à évaluer la précision du placement des vis IS assisté par navigation peropératoire 3D, constituant la plus grande série rapportée à ce jour avec 241 vis.
Material and methods : Une étude rétrospective a été réalisée sur des patients traités pour des fractures sacrales ou des dislocations de l'articulation IS entre 2016 et 2023 dans une institution unique. Toutes les procédures ont été réalisées en utilisant un système de navigation 3D pour guider le placement des vis, spécifiquement le système O-Arm combiné avec la navigation StealthStation S8, Medtronic.
Les patients ont été positionnés en décubitus dorsal ou ventral, selon la morphologie de la fracture. Après les éventuelles manœuvres de réduction, une première acquisition avec le système O-Arm a été réalisée. Les vis ont ensuite été placées sous le guidage du système de navigation. Une acquisition 3D finale a été effectuée pour chaque patient pour vérifier le placement des vis. Toutes les mesures de précision des vis, incluant la longueur, l'angulation et la perforation, ont été réalisées sur les acquisitions 3D finales.
Results : Parmi les 241 vis implantées, 83,2% n'ont montré aucune perforation. L'angulation des vis a été globalement moins précise, avec seulement 26,5% des vis qui ont montré une divergence mineure de 5° par rapport à la direction idéale. La majeure imprécision a été enregistrée sur le plan axial, avec une différence statistiquement significative par rapport à celle observée sur le plan coronal. La précision globale, dérivée de la somme des scores de perforation et d'angulation et évaluée sur une échelle de 0 (meilleure précision) à 6 (pire précision), a été de 1,45. Médianement, les vis implantées atteignaient 78% de la longueur maximale possible.
Discussion : La navigation s'est démontrée sûre et précise dans le placement des vis IS. Toutefois, la précision globale de nos vis a été légèrement inférieure à celle d'autres études utilisant l'O-Arm (1,45 vs 0,95), mais avec six fois plus de patients, plusieurs chirurgiens traitants et une cohorte hétérogène. Par ailleurs, obtenir une angulation parfaite sur le plan axial reste un défi même avec la navigation.
Conclusion : Cette étude représente la plus grande série à ce jour de vis IS implanté utilisant la navigation 3D. Nos résultats soulignent l'efficacité de la technologie de navigation par rapport aux méthodes fluoroscopiques traditionnelles, qui ont historiquement montré des taux plus élevés d’imprécision. La navigation 3D avec O-arm s'est révélée plus utile pour éviter les perforations corticales que pour améliorer l'angulation des vis.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-445
Impact de l'hypercorrection sur les résultats fonctionnels et anatomiques des fractures unitubérositaires des plateaux tibiaux : comparaison avec la normocorrection
Leila N. Nebchi* 1, Rachid Azoug1, Nasreddine Rouag1, Anis - Lakhdar Hassam1, Atika Mazari1
1Medecine: service de chirurgie orthopédique, faculté de medecine d'Alger1:hopital public Alger centre, Alger, Algeria
Introduction : L’objectif de cette étude est d’évaluer les résultats fonctionnels et anatomiques de l’hypercorrection chez les patients présentant une fracture récente unitubérositaire des plateaux tibiaux par enfoncement et séparation-enfoncement, et de les comparer avec les résultats obtenus avec la normocorrection
Material and methods : Il s'agit d'une étude prospective menée sur un échantillon de 96 patients opérés et suivis dans notre service d’orthopédie-traumatologie. Les patients ont été répartis en deux groupes : ceux ayant bénéficié de la technique d’hypercorrection pour traiter l’enfoncement et ceux ayant été traités par normocorrection. Les deux groupes ont été comparés en termes de caractéristiques sociodémographiques, cliniques et du score international knee society.
Results : Parmi les patients souffrant de fractures unitubérositaires des plateaux tibiaux, 91 % présentaient un enfoncement-séparation, contre 9 % un enfoncement pur. 53 % des patients ont reçu un traitement par hypercorrection, tandis que 47 % des patients traités par normocorrection présentaient un enfoncement résiduel de la surface articulaire, contre 0 % dans le groupe hypercorrection. De plus, 17 % des patients en normocorrection ont développé une dégénérescence arthrosique (contre 3 %), 21 % ont présenté une raideur du genou et 9 % ont souffert de cal vicieux (contre 3 %). Ces comorbidités ont exposé les patients à des risques de reprise chirurgicale, tels qu’une arthrolyse ou un remplacement prothétique. La qualité fonctionnelle du genou était plus altérée chez les patients en normocorrection, avec un mauvais score d’IKS de 34,4 % dans ce groupe, contre 8,8 % dans le groupe hypercorrection (p = 0,01). Les patients ayant subi une hypercorrection ont montré une meilleure mobilité du genou, avec des scores respectifs de 95 et 84 (p = 0,01).
Discussion :
Les résultats fonctionnels, mesurés par le score IKS, montrent un bénéfice significatif pour les patients ayant bénéficié de l’hypercorrection. En effet, la proportion de patients présentant un mauvais score d’IKS est plus faible dans ce groupe (8,8 %) que dans le groupe normocorrection (34,4 %), ce qui souligne l'impact positif de l'hypercorrection sur la mobilité du genou et la qualité fonctionnelle. Une meilleure fonction articulaire pourrait se traduire par une diminution de la douleur, de la raideur et une plus grande flexibilité du genou, permettant ainsi aux patients de reprendre des activités quotidiennes avec moins de limitations.
Conclusion : Les résultats prometteurs obtenus avec l’hypercorrection incitent à adopter un consensus afin d’optimiser notre technique de relèvement des enfoncements des fractures unitubérositaires des plateaux tibiaux, ce qui améliorerait à la fois l’anatomie et la fonction du genou ainsi que la qualité de vie des patients.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-624
Light Cured Immobilizers: an investigation of bone healing and patient comfort
Chirag V Thakkar* 1, Avijit Bansal2, Phenil Shah1
1Orthopaedic Surgery, GMERS Hospital and Medical College , 2Research and Development, OrthoHeal Inc, Vadodara, India
Introduction : Orthopaedic casting has evolved over time, yet an effective, comfortable and quick cast remains elusive. Plaster casts are economic but lack strength. Fiberglass is strong but not breathable or fully waterproof. 3D-printed casts, though waterproof and breathable, are cumbersome. Light-cured polymer casts are claimed to be strong, lightweight, breathable and fully waterproof . This study compared fracture healing, patient comfort, and adverse events associated with Light-cured polymer, Fiberglass and Plaster casts.
Material and methods : A multi-center, randomized, controlled prospective study, was conducted comparing the performance of light-cured casts (FlexiOH®, OrthoHeal (sponsor, funded by NBM-BIRAC) ; FOH) with Fiberglass (FG) and Plaster casts (POP), with a targeted sample size of 300 patients, of which, we present here, the results of 60 patients from a single site, while data from other sites is awaited. Patients with distal forearm fractures prescribed a short arm cast by the treating physician were recruited for the study. They were randomized to receive a FOH, FG or POP cast. Patients were assessed clinically and radiologically on the day of cast application, day 7 and day 42 (cast removal) and later in case of delayed healing.
Results : Out of the 60 patients recruited, 4 were lost to follow up (FG:2, POP:1, FOH:1). Among the 56 patients that completed the study, 49 showed fracture healing within 42-49 days, followed by cast removal. 7 patients showed a delay in healing beyond 42 days (FOH:2, 56-58 days; FG: 2, 54, 60 days; POP:2, 56, 70 days. 15 fractures were undisplaced, 20 were minimally displaced and 25 were displaced. At the end of treatment, all fractures healed in acceptable alignment. No patient, in any group, had skin related adverse events such as rashes, pressure sores ulcers or compartment syndrome. When asked to rate comfort on a scale of 1-5, patients gave an average rating of 4.6, 3.44 and 2.05 to FOH, FG and POP respectively. The treating physician rated skin condition upon cast removal as 4.8, 3.56 and 1.9 with FOH, FG and POP respectively. Green and Obrien Score (Cooney’s modification) was good or above for 63%, 50% and 47% patients on FOH, FG and POP respectively.
Discussion : Ours is the first study to compare FOH with FG and POP casts. Previously, Bali et al found a similar 100% fracture healing rate with FOH casts. Our subjects included patients with displaced fractures, manually reduced and successfully held in reduction by FOH, addressing an important question about this novel technology.
Conclusion : FlexiOH® achieved comparable clinical and radiological outcomes and with FG and POP cast groups. Patient-reported comfort and clinician-reported skin health were superior to FG and POP cast groups. One limitation of the present analysis is that it relies on clinician’s interpretation of radiographs and condition of the skin after cast removal. Subsequent work should use digital radiograph analysis, and study the use of FOH for other fractures.
Conflits d’intérêts :
C. V. Thakkar Research support/Scientific studies: 6500 Euros,
A. Bansal Consultancy, Expert: 2000 Euros,
P. Shah: Pas de conflit déclaré
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-664
Déplacements secondaires des fractures pertrochanteriennes après enclouage centro-médullaire: le cimentage de la vis céphalique est-il un facteur évitant ?
Ethan Abittan* 1, Abdel Boukadoum1, Camille Vorimore1, Pascal Guillon1
1Chirurgie orthopédique , 1, Montfermeil, France
Introduction : Les déplacements secondaires (DS) sont des complications fréquemment décrites après ostéosynthèse centro-médullaire des fractures per-trochantériennes (FPT). En présence d’un cut-out ou cut-through, une reprise chirurgicale s’impose le plus souvent chez des patients fragiles. Pour éviter ce genre de complications, le cimentage de la vis a été proposé pour améliorer la tenue de la vis dans la tête. Le but de cette étude est de comparer la survenue de ces déplacements secondaires chez des patients ayant été opérés par enclouage centro-médullaire avec cimentation et sans cimentation de la vis céphalique, et d’en étudier les facteurs favorisant.
Material and methods : Ce travail rétrospectif a revu les dossiers radiologiques à J0 et J45 ou plus des patients de plus de 70 ans, opérés par ECM d’une FPT entre 2021 et 2024. L’âge, le sexe, le type de fracture (classification AO) et la qualité de la réduction selon Baumgartner ont été relevés. L’analyse à chacune de ces dates portait sur la position de l’extrémité de la vis céphalique sur les clichés de face et de profil. Pour cela, sur chaque incidence, la tête était divisée en 9 zones définies à partir de l’axe du col et du centre de la tête. Une zone de placement optimal de la vis à J0 a été définie sur chaque cliché. Le critère principal retenu était l’existence d’un changement de zone sur l’un des deux clichés entre J0 et J45, définissant ainsi le déplacement secondaire. L’analyse statistique a recherché un lien de causalité entre le déplacement secondaire et la cimentation de la vis, ainsi que des facteurs indépendants influençant le DS.
Results : Dans le groupe sans ciment (C0), nous avons 102 patients (80 femmes, âge moyen de 86 ans). On retrouvait 34 fractures stables A1 (33%). La réduction initiale de la fracture était bonne pour 75 patients (74%). Sur les clichés de face et de profil, la vis à J0 était optimale dans respectivement 77 et 68 % des cas. Un DS a été retrouvé pour 10 patients (9,8 %). Une reprise chirurgicale a été nécessaire pour 6 patients (5,8 %). Dans le groupe avec ciment (C+), nous avons 30 patients (27 femmes, âge moyen de 90 ans). On retrouvait 5 fractures stables A1 (17 %). La réduction initiale de la fracture était bonne pour 16 patients (54 %). Sur les clichés de face et de profil, la vis à J0 était optimale dans respectivement 19 et 63 % des cas. Un DS a été retrouvé pour 3 patients (10 %). Une reprise chirurgicale a été nécessaire pour 1 patient (3,3 %). L’analyse univariée et multivariée ne montrait pas de lien de causalité entre DS et cimentation, mais que seule la qualité de la réduction initiale influençait le DS.
Conclusion : Nos résultats ne montrent pas de différence significative sur la survenue des DS en fonction de la cimentation de la vis céphalique. L’influence de la réduction initiale reste le facteur essentiel au risque de DS, quelle que soit la technique employée. Le cimentage ne permet pas de se soustraire à une réduction optimale.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-806
La chirurgie est efficace pour le traitement des luxations aiguës des tendons péroniers chez les sportifs ou sportifs de haut niveau, comparée à la population non sportive. Résultats à 6 ans chez 46 patients
Guillaume Veyrat* 1, Jean Charles Giunta2, Brice Rubens Duval1
1Chirurgie orthopédique, Chu sud , Echirolles, 2Chirurgie orthopédique, Clinique du Parc, Lyon, France
Introduction : La luxation aiguë des tendons péroniers est une lésion rare et souvent méconnue, touchant principalement les sportifs. Le traitement chirurgical par réparation du rétinaculum péronier supérieur (RPS) est recommandé, mais peu de données sont disponibles sur les résultats à long terme, notamment chez les sportifs de haut niveau.
L'objectif de cette étude est d'évaluer les résultats fonctionnels, la reprise du sport (RTS) et du travail (RTW) après réparation du RPS, en fonction du niveau sportif
Material and methods : Étude rétrospective monocentrique incluant 46 patients (47 chevilles) opérés entre 2014 et 2022. Trois groupes ont été définis : sportifs de haut niveau (n=9), sportifs (n=22) et non-sportifs (n=15). Les données recueillies comprenaient : délais de RTS/RTW, scores fonctionnels (AOFAS, FAAM-AVQ, FAAM-Sport, Karlsson), complications, récidives et satisfaction.
Results : Tous les patients ont repris le sport et le travail. Les scores AOFAS et FAAM-Sport étaient significativement meilleurs chez les sportifs de haut niveau (p<0,01). Le délai moyen de RTS était de 17,9 semaines chez les sportifs de haut niveau et 17,5 semaines chez les sportifs. Le délai de RTW était similaire entre groupes (~11 semaines), mais allongé en cas d’accident du travail (p=0,0015). Le taux de récidive était faible (2,2 %) et la satisfaction élevée, sans différence significative entre groupes.
Discussion : Ces résultats confirment l’efficacité de la réparation du RPS avec une récupération rapide et durable. Le niveau sportif influence positivement les performances post-opératoires, tandis que les traumatismes professionnels retardent la reprise. À notre connaissance, il s’agit de la première étude rapportant des résultats spécifiques chez les sportifs de haut niveau. Les limites sont l’absence de groupe comparatif et le caractère rétrospectif de l’étude.
Conclusion : La réparation du rétinaculum supérieur dans les luxations aiguës des tendons péroniers permet d'obtenir de bons résultats à long terme, une satisfaction élevée des patients, ainsi qu'une reprise rapide du travail et du sport. Le niveau sportif élevé et le caractère professionnel du traumatisme sont étroitement liés aux résultats fonctionnels.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-814
Fracture périprothétique d’épaule sur tige verrouillable : évaluation fonctionnelle et radiologique d’une plaque d’ostéosynthèse vissées dans la tige
Axel Koehly* 1, Tristan Lascar2, Bertand Damien3, Beaudouin Emmanuel4, Xavier De Soras5, Gauthier Menu6, Séverin Rochet1, Giorgio Gresta7, Safire Ballet1, Alexandre Quemener-Tanguy1, Pascal Clappaz8, Thierry Authom9, François Loisel1, Emmanuelle Jardin10, Laurent Obert1
1CHU Jean Minjoz, Besançon, France, 2Centre Hospitalier Princesse Grace, Monaco, Monaco, 3CH, Alés-Cévennes, 4CH, Chambéry, 5Hôpital Privé Médipôle de Savoie, Challes-les-Eaux , 6Centre Epaule Main, Besançon, 7CHU, Saint-Etienne, 8Clinique Convert, Bourg-en-Bresse, 9Clinique Saint Charles, Lyon, 10SOS Mains Haut-Rhin – Chirurgie du membre supérieur, Mulhouse, France
Introduction : Les fractures périprothétiques de l’épaule présentent une prévalence de 0,6 à 3 % et constituent des situations complexes à traiter, associées à un risque élevé de complications et de perte fonctionnelle, en particulier lorsqu'un changement de l'implant huméral est nécessaire. L'objectif de cette étude était d’évaluer les résultats de l’ostéosynthèse par plaque avec des vis verrouillées dans une tige prothétique verrouillable.
Material and methods : 12 patients, d’un âge moyen de 74 ans (55-99), ont présenté une fracture périprothétique de l’épaule de type B2 ou C selon la classification de Worland et opéré dans 4 centres. Il s’agissait de tiges verrouillées anatomique (2 cas) ou inversée fracture (10 cas). La fracture est survenue en moyenne 35,6 mois après la pose de la prothèse (1-12). L’intervention chirurgicale a été réalisée en moyenne 9 jours après le traumatisme (5-13). Tous les patients ont bénéficié d’une ostéosynthèse par plaque réalisée par voie delto-pectorale élargie avec les vis de la plaque unissant plaque et tige prothétique. Une évaluation clinique fonctionnelle (score de Constant, Quick Dash) et radiologique (consolidation, déplacement, complications) ont été effectués jusqu’à consolidation.
Results : Les 12 patients ont été suivis et évalués prospectivement avec un recul de 16,8 mois (12-36). Parmi eux, 11 fractures ont consolidé en 3 mois. Une patiente a présenté une nouvelle fracture un mois après l’intervention. Aucune complication nerveuse ni fracture peropératoire n’a été observée. Une infection est survenue, résolutive après lavage et antibiothérapie. Au recul de 12 mois minimum, la flexion active était mesurée à 106° (80-130), l’abduction à 92° (70-110), la rotation interne entre T12 et L5, la RE2 à 26° (0-60), le score de Constant 55 (32-68), le QDash 28,5 (18-38). Tous les patients ont retrouvé leur mobilité préfracturaire ainsi qu’une qualité de vie à celle d’avant la fracture en l’espace de 6 mois.
Discussion : Le symposium 2024 de la SOFCOT a montré que le traitement orthopédique des fractures périprothétiques de type B ou C permet d’éviter les risques iatrogéniques liés à la chirurgie, mais que la récupération fonctionnelle reste incertaine. Il existe 17 séries publiées de fracture périprothétique autour des tiges humérales regroupant 1 à 45 cas de fractures. Ces séries sont hétérogènes en raison des variations dans les stratégies thérapeutiques et les techniques chirurgicales employées. La consolidation osseuse, clé de la récupération fonctionnelle, est régulièrement obtenue avec un traitement orthopédique. En cas de chirurgie il existe des complications nerveuses régulières, surtout aux dépens du nerf radial, le plus souvent résolutives.
Conclusion : La tige verrouillable permet d’utiliser les trous de verrouillage afin de solidariser une plaque, dédiée ou non, à la tige prothétique, créant ainsi un montage stable tout en maintenant un temps opératoire réduit. Dans cette série la complication nerveuse, complication la plus grave dans la littérature, a été évitée.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-880
Impact de la taille du défect osseux sur le devenir des pseudarthroses du membre inférieur
Sarah Descombris* 1, Jean Baptiste Masson1, Antoine Bertani1, Frederic Rongieras1
1Chirurgie Orthopédique et Traumatologie du membre inférieur, Hôpital Edouard Herriot, Hospices Civils de Lyon, Lyon, France
Introduction : Les pseudarthroses surviennent dans environ 2 % des fractures fémorales et tibiales. Les fractures du membre inférieur avec pertes de substance osseuse (PDS) importantes, bien que rares, posent un défi thérapeutique en raison de leur complexité et du taux de consolidation osseuse incertain. Peu d’études ont examiné l’impact de la taille de la PDS sur la consolidation osseuse dans ces fractures. L’objectif de cette étude est d’évaluer les résultats de la technique de Masquelet dans le traitement des fractures fémorales et tibiales présentant des PDS larges.
Material and methods : Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique de 74 patients avec pseudarthrose fémorale ou tibiale traitée par la technique de Masquelet entre janvier 2018 et juin 2023 (41 petites PDS < 5 cm et 19 grandes PDS ≥ 5 cm). Les données démographiques, caractéristiques per opératoires, taux de consolidation, délai de consolidation et complications ont été analysées. Le suivi moyen était de 28 mois.
Results : La PDS moyenne était de 2,4 cm (0,2-4,5) dans le groupe petite PDS et de 8,9 cm (5,1-15) dans le groupe grande PDS. Le nombre de cas septiques était similaire entre les groupes. Le taux de consolidation osseuse était de 82,9 % dans le groupe petite PDS et de 68,4 % dans le groupe grande PDS, sans différence significative. Le délai de consolidation radiologique était de 6,31 mois pour le groupe petite PDS et de 8,45 mois pour le groupe grande PDS, sans différence significative. Le taux de guérison septique était de 84,6 % dans le groupe petite PDS et de 70 % dans le groupe grande PDS. Les deux groupes avaient des taux de complications et de reprises chirurgicales similaires. L’analyse multivariée a montré que la PDS segmentaire tibiale inférieure à 5 cm était un facteur de succès pour la consolidation osseuse.
Conclusion : La technique de Masquelet est une méthode efficace pour la reconstruction des fractures du membre inférieur avec PDS importantes et permet une bonne gestion des infections. Nos résultats suggèrent que les fractures avec PDS segmentaire tibiale inférieure à 5 cm ont un taux de consolidation plus élevé et un risque réduit de complications.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-1043
Number and location of iliolumbar vessels lateral to the obturator nerve - implications in pararectus access
Diane Wernly 1, Blaise Pellegrini1, Louis Englebert* 1, Daniel Wagner1
1CHUV, Lausanne, Switzerland
Introduction : The pararectus approach is used more and more frequently, especially due to the increase of fractures of the acetabulum in old age concerning the anterior pillar as well as the quadrilateral surface. Coagulation of the iliolumbar vessels results in significantly reduced blood loss, but their morphology is highly variable and poorly studied lateral to the obturator nerve.
Material and methods : Twelve body halves below L5 of six cadavers were examined. An extraperitoneal approach anterior to the psoas muscle to the sacroiliac joint (SIJ) was chosen. Here, the iliolumbar vessels lateral to the obturator nerve at the level of the SIJ were dissected and their position in relation to the anterior margin of the sacrum was measured. Afterwards, a dissection was performed further laterally between the psoas muscle and the iliac muscle; here, too, the iliolumbar vessels were dissected and their position in relation to the anterior margin of the sacrum was measured.
Results : A median of 4 iliolumbar vessels (range 3-5) were found at the level of the SIJ lateral to the obturator nerve, from 0 - 52 mm (mean 24mm) cranial to the anterior ala of the sacrum. A median of two iliolumbar vessel were found between the psoas and iliac muscles (range 1 - 4), at an average height of 21.4mm cranial to the anterior sacrum (range 5 - 42 mm).
Conclusion : The anatomic location and number of iliolumbar vessels in pararectus approach are highly variable and must be considered in its dissection.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Communications orales
Traumatology
ABSTRACT N° SOFCOT25-228
Résultats fonctionnels et retour au sport à long terme après traitement chirurgical des avulsions distales des ischio-jambiers
Pierre Denis-Aubrée* 1
1Chirurgie du sport, Clinique du sport , Paris , France
Introduction : Les avulsions distales des ischio jambiers sont rares mais entraînent de longues périodes de rééducation et un risque élevé de limitation fonctionnelle. La chirurgie est souvent nécessaire en cas de rupture complète. Les résultats fonctionnels à long terme et de reprise du sport (RTS) sont peu documentés.
L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats fonctionnels, le retour au sport (RTS) et les complications à plus de deux ans après la prise en charge chirurgicale des avulsions distales des ischio-jambiers.
Nous émettons l’hypothèse que le traitement chirurgical de ces avulsions distales est associé à de bons résultats fonctionnels et à un RTS correct avec peu complication (flessum, infection) et de récidive.
Material and methods : Une étude rétrospective a été menée sur 22 patients ayant été opéré (réinsertion, suture ou stripping) pour une rupture distale aiguë ou chronique des ischio-jambiers documentée par une IRM pré opératoire entre 2008 et 2022 dans un centre de chirurgie du sport. À plus de deux ans après l'opération les scores UCLA, PHAS et Tegner ont été documenté comme critère de jugement principal. Le niveau de retour au sport (RTS R), le délai de retour au sport (RTS T) et les complications ont également été recueilli comme critères de jugement secondaires.
Cohorte rétrospective, observationnelle, Level of Evidence III
Results : Il y avait 2 perdus de vue. La population d’analyse comprenait 20 patients. La durée moyenne de suivi était de 4.5 ans (SD 3.0). Les lésions ont été opérées au stade aigu dans 80 % des cas. Au dernier recul, le score PHAS médian était de 99.5 (IQR 95.0,99.5), le score UCLA médian était de 10.0 (IQR 9.0,10.0) et le score de Tegner médian de 7.0 (IQR 5.0,9.0). La majorité des patients (90 %) avaient repris leur activité sportive initiale à un niveau équivalent ou supérieur à celui d’avant la blessure. Le délai moyen de reprise du sport était de 4.0 mois (SD 3.5). Il n’y avait pas de différence significative entre les scores fonctionnels avant blessure et post opératoires. Un patient a présenté un flessum post opératoire traité avec succès par rééducation. Il n’y avait pas de récidive.
Conclusion : Cette étude rétrospective montre que la chirurgie des avulsions distales des ischio-jambiers donne de bons résultats fonctionnels, un taux de retour au sport élevé à délai raisonnable et un faible risque de complications.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
Notre profession est en danger !
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Débat organisé par le CNP-COT, le SNCO et l'UCDF
Animé par Roger Badet président du CNP-COT, Jean-Charles Le Huec président du SNCO, Philippe Cuq président de L’UCDF
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Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-1050
Résultats fonctionnels et radiologiques du traitement chirurgical des fractures luxations de Lisfranc
Hichem Abid1, Khali Ben Cheikh Larbi1, Ahmed Amine Ben Henia* 1, Mohamed Taher Ghannouchi1, Hassen Yanes1, Anis Bousrih1, Mouadh Nefiss1
1CHU Mongi Slim, Tunis, Tunisia
Your abstract : Les fractures-luxations de Lisfranc sont des lésions complexes et relativement rares du pied, souvent associées à un mauvais pronostic fonctionnel si elles ne sont pas correctement prises en charge.
Cette étude examine les résultats fonctionnels et radiographiques du traitement chirurgical des fractures-luxations de Lisfranc.
Material and methods : Cette étude rétrospective a inclus 25 patients traités chirurgicalement pour des fractures luxations de Lisfranc entre 2019 et 2023, avec un suivi post opératoire de deux ans minimum. Les résultats fonctionnels ont été évalués à l'aide de l'échelle du Foot Function Index (FFI). Des variables radiologiques spécifiques, telles que les critères de Buehren, ont été analysées.
Results : Les résultats fonctionnels ont montré une amélioration significative avec un score moyen du Foot Function Index de 32,5 au dernier recul. 80% des patients ont rapporté une satisfaction générale modérée à excellente. 90% des patients ont montré une réduction satisfaisante sur les radiographies de contrôle post-opératoires. Cependant, 15% des patients ont présenté des signes de pseudarthrose, de déplacement secondaire ou d’arthrose précoce entraînant une révision chirurgicale dans deux cas. Aucun patient n’a développé de complications majeures telles qu’une infection ou des lésions nerveuses permanentes.
Discussion : Les résultats fonctionnels du traitement chirurgical des fractures luxations de Lisfranc sont généralement favorables, avec une amélioration significative du score Foot Function Index et une majorité de patients satisfaits du résultat.
Conclusion : Les résultats suggèrent que bien que le traitement chirurgical améliore les résultats fonctionnels, des techniques chirurgicales adaptées et une prise en charge rigoureuse sont essentielles pour minimiser les complications.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-1088
Résultats du traitement des arthroses précoces de la cheville par arthrodèse chez les sujets jeunes.
Kevin P. B. Bouhelo-Pam* 1, Marius MONKA1, Moise Radam ELLAH1, Arnauld Sledje Wilfrid BILONGO-BOUYOU1, Paul Yèlai IKOUNGA2, Fabrice Marc NKOUA1, Zifa Francis ZENGUI1
1Traumatologie-Orthopédie, CHU, 2Chirurgie, Hopital de Talangai, Brazzaville, Congo, Republic of the
Introduction : L’arthrodèse de cheville demeure l’alternative thérapeutique la plus indiquée, simple et accessible pour le traitement des altérations articulaires graves de la cheville. Le sujet jeune développe l’arthrose précoce à la suite d’un traumatisme ou de séquelles infectieuses. Le but de notre travail a été d’étudier les résultats fonctionnels et radiologiques à moyen terme du traitement par arthrodèse chez les sujets jeunes.
Material and methods : Nous avons mené une étude prospective dans un centre hospitalier universitaire sur une période de 6 ans, entre le 1er août 2018 et le 31 juillet 2024. Nous avons colligé 21 patients adultes âgés de moins de 60 ans, présentant une arthrose talo-crurale précoce séquellaire de traumatisme négligé ou d’arthrite septique traitée tardivement. Une arthrodèse talo-crurale stabilisée par deux vis tibio-talienne descendantes a été pratiquée chez nos patients. Le score AOFAS (American Orthopedic Foot and Ankle Score) a été utilisé pour l’évaluation fonctionnelle, et l’analyse périodique des radiographies de cheville a été faite pour l’évaluation thérapeutique avec un recul moyen de 30 mois.
Results : 13 hommes et 8 femmes ont été colligés. Le score AOFAS post-opératoire moyen était de 72,5. La fusion osseuse a été obtenue chez tous nos patients. Au plus grand recul, 15 patients étaient très satisfaits de la chirurgie, 5 moyennement satisfaits, et 1 non satisfait. Une arthrose sous-talienne a été enregistrée dans 4 cas après 12 mois de suivi. Une infection du site opératoire compliquant une arthrodèse pour séquelle d’arthrite a été noté, jugulée par le traitement médical.
Discussion : La prise en charge de l’arthrose de cheville reste un défi en chirurgie orthopédique. L’apport positif de l’arthrodèse sur la douleur et sur la fonction de cheville, les résultats qui en découlent font l’objet de discussions.
Conclusion : Les résultats fonctionnels dans notre série confortent la place de l’arthrodèse chirurgicale pour la prise en charge de l’arthrose précoce de cheville chez le sujet jeune. La technique chirurgicale utilisée reste facilement reproductible avec des résultats encourageants.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-326
Prise en charge chirurgicale du pied équin chez le paralysé cérébral marchant dans le cadre de la chirurgie multisite
Nassima S. Azzouz* 1, Amel Dehou-Mahmoudi2, Yamina Ouadah1
1EHS mère-enfant, Tlemcen, 2EHS Canastel, Oran, Algeria
Your abstract : Le pied équin est la déformation orthopédique la plus courante chez les enfants atteints de paralysie cérébrale avec une prévalence de 83,3%. il est du à un déséquilibre entre muscles agonistes parétiques (fléchisseurs dorsaux) et antagonistes spastiques plus ou moins raccourcis (fléchisseurs plantaires). Afin d'améliorer la prise en charge thérapeutique des pieds équins secondaires à des rétractions des muscles du mollet, il est nécessaire de corriger les atteintes associées du membre inférieur et d'établir un algorithme de la prise en charge du pied équin du paralysé cérébral.
Material and methods : une étude prospective longitudinale sur 60 pieds équins neurologiques (34 patients) traités dans le service d’orthopédie pédiatrique a été réalisée. Ces enfants étaient âgés de 6 à 15 ans (âge moyen 8.76). Nous avons utilisé chez eux l’échelle de Tardieu pour évaluer la spasticité du membre inférieur, ainsi que la vidéo de face et de profil pour analyser la marche de ces enfants en pré et en postopératoire. Dans cette étude nous avons utilisé aussi la radiologie et le goniomètre pour mesurer les angulations, ainsi que les tests de Silfverskiold et d’Ely.
Results : Nous avons constaté chez ces patients une prédominance masculine avec un sex-ratio de 1,63. L’atteinte était bilatérale dans 79.4% de cas. Les enfants marchants (autonome ou avec aide) représentaient 94,1% des cas. L’équinisme était sévère (˂ - 20°) dans 46,66% de cas et ne se réduisait pas à la mise en flexion du genou dans 93,33% de cas. 71,66% de cas étaient associés à d’autres atteintes du membre inférieur, et 64,7% de nos patients ont bénéficié d’une chirurgie multi-site. L’allongement musculo-tendineux a été pratiqué dans 50% de cas selon le procédé de Vulpius, et dans 43,33% de cas selon le procédé de Baker. Alors que 3,33% de cas ont bénéficié d’un allongement aponévrotique type Baker, associé à un allongement du tendon d’Achille, et ceci chez les patients qui ont présentés une récidive de l’équinisme après allongement isolé en Z du tendon d’Achille. La neurotomie sélective a été réalisée chez 3,33% patients présentant une spasticité rebelle à tout traitement (rééducation et toxine botulique). Nous avons observé une récidive de l’équinisme dans 3.1 % de cas après 3 mois et dans 8.3 % de cas après 6 mois.
Conclusion : la prise en charge du pied équin neurologique constitue toujours un défi, elle est pluridisciplinaire et exige la création de centres spécialisés, où la chirurgie multi site prend tout son intérêt.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-510
Lipome intraosseux du calcaneus (A propos de 08 cas)
Hadia Haouari* 1, Lyes Ait El Hadj1, Abdesselam Benamirouche1, Mustapha Yakoubi1
1Chirurgie orthopédique, Hopital Benaknoun, Alger, Algeria
Your abstract : Les lipomes intra-osseux sont des tumeurs bénignes rares, représentent 0,1% des tumeurs squelettiques, la localisation au niveau du calcanéum est de 15% des cas, avec une légère prédominance féminine. Elle touche le sujet de la quatrième ou cinquième décennie. La clinique est dénuée de toute spécificité à savoir des douleurs mécaniques de l'arrière pied. L'imagerie et particulièrement l'IRM permet de poser le diagnostic. Le traitement reste partagé entre l'abstention et la chirurgie. Le curetage lésionnel et greffe spongieuse dans les formes douloureuses ou comportant un risque de fracture pathologique.
Material and methods : Nous rapportons une série de 08 patients avec une moyenne d'âge: 33,75 ans: 05 patients de sexe masculin et 03 femmes. La clinique était des talalgies pour 03 patients, découverte fortuite: 05 patients (entorse,…) La radiographie standard était faite pour tous les patients (image lacunaire typique sous l’éventail de sustentation), calcification centrale:03 patients. La TDM et l'IRM revenant en faveur d'un lipome intra osseux. Le traitement chirurgical pour 07 patients, et 01 patient: abstention. L’histologie a confirmé le diagnostic pour tous les patients opérés. L'intervention chirurgicale a consisté en un abord externe, évidemment de la tumeur et un comblement par de l'os spongieux était nécessaire vu l’importance de la lacune osseuse.
Results : La symptomatologie clinique a disparu chez 07 patients, une patiente a bénéficié d'une infiltration aux corticoïdes car présentait une fasciite plantaire. Le recul est de 24 mois en moyenne avec évolution favorable pour tous les cas.
Discussion : Tumeur très rare pour environ 0.1 % de toutes les tumeurs osseuses, au membre inférieur, sa localisation au calcanéum est retrouvée dans 10% des cas. Les Lipomes intra-osseux sont généralement asymptomatiques, de découverte fortuite lors d´un examen radiologique dans 40% des cas. L’imagerie et particulièrement l'IRM permet de poser avec quasi-certitude le diagnostic en objectivant une tumeur de signal typiquement graisseux. Typiquement le lipome se présente comme une image lacunaire bien limitée par un liseré d’ostéosclérose et dans plus de la moitié on retrouve une calcification et parfois des travées osseuses donnant un aspect cloisonné, dont les localisations calcanéennes, certains caractères sémiologiques quasi-pathognomoniques sont suffisants pour le diagnostic. L´étiologie de lipome intraosseux est inconnue et à l´heure actuelle, la plupart des auteurs pensent que le lipome intraosseux est une tumeur primaire de la graisse de moelle osseuse. Quand l'aspect est typique et asymptomatique sans risque fracturaire ne nécessite ni biopsie ni traitement. La persistance de la douleur postopératoire nous mène à rechercher une pathologie sous-jacente.
Conclusion : Pathologie rare, la connaissance de certains signes pathognomoniques radiologiques dans la localisation calcanéenne avec l'apport de la TDM et surtout l'IRM donne le diagnostic donc l'abstention peut être proposée dans certains cas.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-603
Traitement de l'hallux valgus par l’ostéotomie métatarsienne type SCARF à propos de quinze cas et revu de la littérature
Hemza Amrane* 1, toufik boussaha1, ilies hasrouri1, nazim benmayouf1, chaouki derdous1, nacer khernane1
1chirurgie orthopédique et traumatologique, centre hospitalo universitaire benflis touhami batna, batna, Algeria
Your abstract : L'hallux valgus est une pathologie fréquente qui peut être responsable d'une gêne fonctionnelle et esthétique.
L'objectif de notre travail est d'analyser nos résultats, de soulever les différents facteurs influençant ces résultats.
Material and methods : Quinze patients ont été retenus. Les évaluations préopératoires et post-opératoires comportaient un volet clinique en décharge puis en charge et un volet radiologique basé sur la méthode de Miller.
L’intervention chirurgicale s’est déroulée sous anesthésie locorégionale, la voie d’abord est unique et interne , on procède d’abord à la bursectomie et à l’exostosectomie, on libère la sangle des sésamoïdes par la section du ligament reliant le sésamoïde externe au deuxième métatarsien tout on respectant l’adducteur du gros orteil, on procède par la suite à l’ostéotomie du premier métatarsien, cette ostéotomie en forme de Z, comprend trois trais dont un longitudinal selon l’axe de l’os allant d’une métaphyse à l’autre et deux autres (proximal plantaire et distal dorsal) obliques en arrière et en dehors, puis on translate le fragment inférieur en externe qu’on fixe au fragment supérieur par deux vis placées de façon divergente. L’excédent osseux interne du fragment supérieur est réséqué à la scie et on termine par la capsuloraphie tout en contrôlant la rotation du gros orteil
Results : Notre série comporte douze femmes et trois hommes avec un âge moyen de 45 ans. Le motif de consultation représenté par les douleurs et la gêne au chaussage avec es métatarsalgies. L'examen clinique préopératoire a objectivé que nos patients avaient une bursite du gros orteil. Des signes d'arthrose au niveau de la métatarso-phalangienne du gros orteil étaient présents dans un seul cas. Au dernier recul de 12 mois, les métatarsalgies ont disparu dans 80 % des cas. Sur le plan radiologique, une correction significative des différentes mesures angulaires est retrouvée comme le montre une réaxation des sésamoïdes a été constatée dans la majorité des cas. Aucune complication observée au dernier recul.
Discussion : Notre série est certes courte mais elle corrobore avec ce qui a été proposé par la plupart des travaux de la littérature sur l'ostéotomie de Scarf.
Les résultats radiologiques sont moins importants aux yeux des malades mais néanmoins il faut retrouver une anatomie normale afin d'éviter les récidives.
L'hypo correction est définie par un angle métatarso-phalangien supérieur à 25° alors que la récidive correspond à un angle supérieur à 30°. Le symposium de la SOFCOT en 2002 avait conclu à un taux de récidive de 3 à 8%. L’hallux varus iatrogène survenant après ostéotomie de Scarf est incontestablement mal vécu par le malade et le chirurgien vu qu'il est douloureux et invalidant.
Conclusion : L'ostéotomie de Scarf avec fixation est un geste simple, sûr, stable et efficace . Cependant, les bons résultats ne sont obtenus qu'au prix d'une évaluation préopératoire soigneuse, d'une correction peropératoire adéquate et d'une technique chirurgicale rigoureuse .
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-712
Les fractures du calcanéus souffrent d’une insuffisance de l’analyse anatomopathologique des lésions en miroirs sous talienne empêchant une réduction la plus anatomique possible afin d’espérer un bon résultat fonctionnel conditionnant les résultats du traitement A propos de 472 cas
Rabah Atia* 1
1Hôpital Ibn Rochd , Université Annaba Badji Mokhtar, Annaba, Algeria
Introduction : Les lésions osteo-cartilagineuses des fractures thalamiques du calcanéum entravent la réduction anatomique et sont la source des séquelles fonctionnelles
Material and methods : Etude rétrospective 472Fractures (1987_2023), Age moyen 34,4ans (16_76ans) ; 89,79% Hommes (sex-ratio 6,28) ; 99% d’homme au-delà de 50ans, 55,55 % gauche et 18,36% Bilatéral 73,23% sans antécédents, 33,07% sans profession et 22,05% manuels, 37,52% ; 62,21% citadins ; 30,61% poly fracturé avec 14,28% de rachis 85,04% de chute d’un lieu élevé (0,79% défenestration) Bilan clinique surtout cutané, et Habitude hygiénique Bilan radiologique standard des deux pieds Classification selon Bohler (2et3) Duparc et de la Caffinière (3et4), d’Utheza et de Sanders (3et4) Traitement fonctionnel par plâtre de marche immédiatement de type Graffin sans aucune manipulation 81,08% Chirurgie a foyer fermé sous scopie réduction-enclouage à foyer fermé associé à un plâtre marche type de Graffin de 9 à 12 semaines suivi d’une chaussure type Pataugas pendant 9 jours Pas de chirurgie à foyer ouvert ni de traitement fonctionnel Marche autorisée d’emblée avec deux béquilles Résultat à six et douze mois
Results : 24,36% de fractures de type II de Bohler, 76,63% type III 64,9% de fractures de type IV de Duparc, 12,57% type III Sepsis 2 fractures ouvertes, aucun postopératoire 5 algodystrophies sévères 84,25% Reprise de la marche avec appui total pour le traitement orthopédique avec le plâtre et avec les chaussures pataugas à six semaines Ablations des broches 4à6mois Douleurs et raideurs matinales tous les patients 81,32% tolérance ou résignation à un an de recul et les patients refusent un geste chirurgical complémentaire correction du varus calcanéen ou une arthrodèse
Discussion : Discussion : La radiographie standard reste la basse du diagnostic et de la décision thérapeutique et de l’analyse du résultat de la chirurgie La TDM et même l’IRM n’ont eu aucune influence sur la décision thérapeute mais nous ont donné certes une meilleure analyse sur les lésions articulaire sans nous faire changer la décision prise à la vue du bilan standard Par contre les chances de reconstruction et l’âge peuvent oriente vers une chirurgie a ciel fermé La chirurgie a un impact négatif sur la reprise de la marche et l’appui Les lésions associées rachidiennes et fractures des membres inférieurs influent sur la reprise de la marche et la qualité du résultat final
Conclusion : Conclusion : La tolérance des cals vicieux est un facteur décisionnel du traitement orthopédique
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-840
L'intérêt des vis de syndesmodèse dans les fractures bimalléolaires une "umbrella review"
Mohamed Sadok Chtai* 1, Sofien Benzarti1, Mohamed Ghammem1, amine Sioud1, Mohamed Ali Khalifa1, Karim Bouattour1
1CHU Sahloul de Sousse service d'orthopédie, université de Sousse, Sousse, Tunisia
Your abstract : L'intégrité de la syndesmose est essentielle pour la stabilisation de la cheville. Les vis de syndesmose ont longtemps été considérées comme référence pour stabiliser la syndesmose mais leur utilisation est de plus en plus controversée.
L'objectif de notre étude est d'évaluer l'efficacité des vis de syndesmodèse dans les fractures bimalléolaires
rechercher les complications liées à l'utilisation de ces vis
Material and methods : On a mené une umbrella review (revue des revues de littérature). Pour cela on a recherché les revues systémiques de littérature et les méta-analyses publiées jusqu'en 2024 dans les bases de données Pubmed, Embase, Cochrane library avec les mots clé "vis de syndesmodèse" et "fracture bimalléolaire"
Les critères d'inclusion ont été les revues systématiques et méta-analyses publiées en Français ou en Anglais portant sur la fixation par vis de syndesmose, les revues rapportant les résultats fonctionnels utilisant le score d'aofas ainsi que les taux de complications et de ré-opération.
250 revues et méta-analyses ont été identifiées, les titres et les résumés ont été examinés pour éliminer les articles non pertinents.. 35 revues et méta-analyses répondant aux critères d'inclusion ont été retenus
Results : Les vis de syndesmose stabilisent efficacement la syndesmose sous réserve d'avoir une bonne réduction en peropératoire. Le nombre de vis (1 ou 2) le diamètre de la vis (3.5 ou 4.5 mm), leurs position tri-corticale ou quadri-corticale ainsi que la position de la cheville lors du vissage ne semblent pas modifier le résultat. La majorité des revues préconisent l'utilisation des vis de façon sélective après avoir réalisé les tests de stress. L'ablation systématique des vis n'est plus recommandée. Les complications sont dominées par la rupture des vis (5-20%) , le taux de mal-réduction (10-15%), un élargissement résiduel de la syndesmose et une arthrose (10-20% des cas). Le taux de complications est moins élevé avec la stabilisation par l'endo-bouton. Les résultats fonctionnels à long terme mesurés par le score d'AOFAS sont généralement favorables.
Conclusion : Les vis de syndesmose restent une option fiable et économique pour les stabilisation de la syndesmose. les alternatives plus modernes tel que les endo-boutons semblent limiter les complications
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : Yes
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Ankle / Foot
ABSTRACT N° SOFCOT25-952
Allongement per-cutanée sous guidage échographique de la lame aponévrotique du jumeau médial au niveau du genou - Étude cadavérique
Jefffrey Michaud* 1, Nicolas Cellier1, Thomas Grosso2, Remy Coulomb1, Pascal Kouyoumdjian1
1Service d'orthopédie et traumatologie, 2Chirurgie orthopédique et traumatologique, CHU Nimes, Nimes, France
Introduction : L'allongement de l'aponévrose du gastrocnémien médial est une technique utilisée depuis de nombreuses années pour traiter diverses pathologies du pied et de la cheville. Si la section chirurgicale ouverte reste le gold-standard et est bien documentée, les techniques mini-invasives sous guidage échographique restent peu développées. L'objectif de cette étude était d'évaluer la faisabilité, la sécurité et l'efficacité d'une technique de libération mini-invasive à un seul opérateur sous guidage échographique.
Material and methods : Une étude cadavérique a été menée sur six cadavres (12 membres inférieurs). L'intervention consistait en une section de l'aponévrose du gastrocnémien médial sous guidage échographique. Les mesures de la dorsiflexion de la cheville avant et après l'intervention étaient effectuées par un évaluateur indépendant. Les taux de section de l'aponévrose étaient classés en cinq catégories (<25%, 25-50%, 50-75%, 75-99%, 100%). Les temps opératoires, les complications péri-procédurales et l'amélioration de la mobilité articulaire étaient analysés statistiquement.
Results : Dans 83% des cas, plus de 75% de l'aponévrose était sectionnée. Le temps de repérage échographique était compris entre 2 et 3 minutes, et le temps de section entre 2 et 5 minutes. L'amélioration moyenne de la dorsiflexion était de 10,83° (±2,86, p < 0,001). Aucune lésion nerveuse ou vasculaire n'a été observée. Une seconde incision était nécessaire dans 50% des cas pour assurer une libération complète.
Discussion : Les résultats obtenus démontrent que cette technique est efficace et reproductible, avec des temps opératoires courts et une amélioration significative de la mobilité articulaire. L'absence de complications majeures suggère une bonne sécurité de la procédure. Comparée aux techniques ouvertes ou percutanées classiques, cette approche présente l'avantage de réduire le traumatisme chirurgical tout en conservant une efficacité similaire.
Conclusion : La libération mini-invasive du gastrocnémien médial sous guidage échographique semble être une alternative prometteuse aux techniques conventionnelles. Son application en chirurgie ambulatoire, sans immobilisation post-opératoire, ouvre la voie à de nouvelles perspectives en chirurgie orthopédique. Des études cliniques sur patients vivants sont nécessaires pour confirmer son efficacité et sa sécurité en pratique clinique.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-1024
Révision de descellement glénoïdien aseptique de prothèse inversée par une nouvelle prothèse inversée : résultats à propos de 24 cas
Philippe Valenti* 1, jean gabriel devalque1, Moussa Mohamad1
1clinique bizet , Institut de la Main et Epaule , Paris , France
Introduction : Le descellement de l’implant glénoïdien d’une prothèse inversée est de moins en moins fréquent mais la reprise chirurgicale est souvent très difficile.
L’objectif de cette étude rétrospective monocentrique est de vous rapporter les techniques utilisées et les résultats cliniques L’hypothèse était que la greffe osseuse ainsi que l’utilisation d’un implant glénoïdien avec un long plot diminuaient le risque de complications.
Material and methods : Entre 2010 et 2023 , 36 patients ont été réopérés d’un descellement glénoïdien d’une prothèse inversée. Nous avons exclu 6 infections , 3 complications mécaniques(désassemblage géosphère (2) et Polyéthylène (1) et 3 descellements repris par une hemiarthroplastie. 24 patients ont été inclus ( 14 femmes, 10 hommes) de moyenne d’âge 70 ans (45-86) . Le bilan pré opératoire comportait systématiquement une radiographie et un scanner pour évaluer la perte osseuse glénoïdienne et la trophicité de la coiffe restante. Un implant glénoïdien avec un long plot et au moins 10 mm dans l’os natif a toujours été utilisé, avec un tilt inferieur d’environ 10°(5- 20°). Une greffe osseuse complémentaire supérieur provenant coracoïde (10) , humérus recoupe(5) iliaque (2) , allogreffe (7) comblait le déficit osseux glénoïdien. L’implant huméral a du être changé dans 12 cas (50%) avec une allogreffe dans 2 cas et du ciment dans 2 cas pour rehausser la tige. Les résultats cliniques ont été évalués selon le score de Constant Absolu et Pondéré, l’échelle de la douleur (EVA) etla fonction globale de l’épaule(SSV) .
Results : Avec un recul moyen de 42 mois (12-128 moi), 24 patients ont été revus. 3 patients se plaignaient de sensation d’instabilité et deux ont été repris. Un descellement glénoïdien est en attente de révision (résorption allogreffe) et un patient reste douloureux sans aucun signe de descellement.
L’analyse des 19 patients satisfaits rapportent un score de Constant Absolu moyen de 56,2±13,8 (31,5-81), Pondéré de 79,2±21,6 (42-108), un EVA à 1,1±1,4 (0-5) et un SSV de 64,7±14,6 (50-90) . L’élévation active antérieure de 123,5±33,3 (60-170) avec une rotation externe en abduction à 44,7±25,5 (0-90). La greffe osseuse en position supérieure , comprimée par l’implant glenoidien avec un tilt inferieur a toujours consolidé excepté une allogreffe
Discussion : Nous comparerons nos résultats à la littérature et à la prothese inversée de premiere intention
Conclusion : L’utilisation d’un implant glénoïdien avec un long plot avec un tilt inferieur associée à une greffe osseuse en position supérieure asymétrique , a permis d’obtenir la survie du nouvel implant dans 90% des cas. Bien que les résultats cliniques soient modestes, 78 % des patients sont satisfaits
Conflits d’intérêts :
P. Valenti Consultancy, Expert: fh orthopedic , Patent or product inventor: FH ORTHOPEDIQUE,
J. G. devalque: Pas de conflit déclaré ,
M. Mohamad: Pas de conflit déclaré
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Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-1081
Résultats préliminaires des prothèses d'épaule inversées chez les patients de moins de 60 ans,
avec angulation cervico-diaphysaire à 145 degrés.
Patrick Boyer* 1, Bryan Carmeci1, Faysal Adi1, Marc Antoine Rousseau1
1orthopédie, APHP, Paris, France
Introduction : Si la prothèse totale d’épaule inversée a été développée pour des patients âgés et peu actifs, son implantation tend à se devellopper chez des patients plus jeunes.
L’objet de ce travail était de rapporter les résultats radio cliniques après prothèses totales d’épaule inversées dans une population de moins de 60 ans et à rechercher des complications qui lui sont spécifiques.
Material and methods : 38 patients (âge moyen 54 ans) ont répondu aux critères d’inclusion.
Les indications les plus fréquentes étaient les ruptures de coiffe irréparables de première intention ou les échecs de réparations (Fukada Stade 4 ou plus) et les séquelles de fractures.
Toutes les tiges humérales étaient non cimentées, avec un revêtement à
hydroxyapatite en région proximale. L’angle cervico-diaphysaire inversé était de 145° à l’aide de la technique d’onlay standard.
L’évaluation Clinique faisait appel aux scores de Constant et SST ainsi que le retour au travail.
L’analyse radiologique recherchait tout signe d’ostéolyse ou de descellement, stress shielding, ainsi que l’orientation des pièces et les possibles encoches.
Toutes les complications ont été notées, et le suivi se faisait à 6 semaines, 3 mois, 6 mois puis tous les ans.
Results : Le suivi moyen était de 31 ± 7 mois
Les scores de Constant score et SST étaient significativement respectivement augmentées de 48 points (26-59 points) à 79 points (, 68-87 points) et de 33% (moyenne 20%-50%) à 80% (moyenne 70%-90%), respectivement(P < 0,005). En post-opératoire 85% des patients (41 of 38) sont retournés au travail avec cependant dans près de 50 % avec un aménagment ou changement de poste.
L’Alignemment frontal était bon dans plus de 90 % des cas et aucun stress-shielding ,osteolysis ou descelllement n’étaient observés.
2 reprises ont été nécessaires une pour infection et une autre pour descellement précoce aseptique de glène.
Discussion : Dans cette population jeune et active, la prothèse inversée a donné des résultats très satisfaisant tant sur le soulagement des douleurs, l’amélioration des mobilités. Elle a par ailleurs permis un retour au travail.
Le taux de complication était faible et aucune complication spécifique liée à l’âge n’a été observée.
Conclusion : Un plus grand recul est nécessaire pour confirmer ses résultats et valider l’implnatation de la prothèse inversée dans une population jeune et active.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-1094
Quelle est la survie de l’hémiarthroplastie au pyrocarbone chez les jeunes patients actifs ?
Pascal Boileau* 1, Caroline Cointat2, Jean-Luc Raynier3, Philipp Schippers4, Riccardo Ranieri5, 6
1Unité Epaule, ICR, Nice, 2Orthopédie, Pôle Santé Saint Jean, Cagnes-sur-Mer, 3Unité Genou, ICR, Nice, France, 4Orthopédie, University Medical Center of the Johannes Gutenberg University, Mainz, Germany, 5Dept of Biomedical Science, Humanitas University, 6Orthopaedic and Traumatology Surgery, IRCCS Humanitas Research Hospital, Milan, Italy
Introduction : L’arthroplastie de l’épaule chez les patients jeunes et actifs atteints d’arthrose gléno-humérale (OA) est complexe et n’a pas encore un standard de référence. L’érosion glénoïdienne est la principale cause de reprise de l’hémiarthroplastie de l’épaule.
Objectif : Évaluer la survie et les résultats de l’hémiarthroplastie avec tête en pyrocarbone (HA-PYC) chez une cohorte de patients jeunes et à forte demande, et identifier les facteurs de risque de reprise chirurgicale.
Material and methods : Étude de cohorte monocentrique incluant les données prospectives de 96 patients consécutifs (103 épaules) ayant bénéficié d’une HA-PYC pour arthrose primaire (N = 44) ou secondaire (N = 59). Les patients étaient jeunes (âge moyen : 56 ± 8 ans) et actifs (79 travaillaient et 59 pratiquaient un sport). En cas d’érosion glénoïdienne biconcave (B2/B3), un alésage correcteur et concentrique (« double alésage ») a été réalisé pour recentrer la tête humérale. La courbe de Kaplan-Meier a été utilisée pour évaluer la survie de la prothèse. La qualité de la reconstruction humérale a été évaluée par scanner postopératoire selon la « méthode du cercle ». L'augmentation de l'érosion glénoïdienne a été évaluée en comparant les radiographies de suivi immédiat et de dernier contrôle selon la classification de Sperling. Le suivi moyen était de 5,6 ans (2 à 10 ans).
Results : Le taux de récidive était de 94 % à 5 ans et de 89 % à 10 ans. Au dernier suivi, sept épaules ont nécessité une réintervention avec conversion en prothèse inversée (n = 6) ou prothèse totale (n = 1). Le délai moyen de récidive était de 31 mois (10 à 85 mois). Aucune différence n'a été observée en termes de résultats et de survie prothétique entre l'arthrose primaire et secondaire. Une érosion glénoïdienne a été observée dans 33 % des cas. L'alésage glénoïdien n'a eu aucun impact sur la survie prothétique et les résultats. Le surdimensionnement de la tête en pyrocarbone (24 %) était associé à un taux significativement plus élevé d'érosion glénoïdienne (OR = 3,46, [1,13 ; 10,55], p = 0,0295) et à une diminution du taux de survie (78 % contre 98,5 %, p < 0,001). Globalement, 88 % (91/103) des patients étaient satisfaits de l'intervention ; 92 % (73/79) ont pu reprendre le travail et 93 % (55/59) le sport.
Conclusion : À moyen et long terme, la prothèse HA-PYC offre un bon taux de survie avec un retour au travail et au sport élevé chez les jeunes patients arthritiques. Malgré son faible modulus d'élasticité, la prothèse HA-PYC entraîne néanmoins une érosion glénoïdienne significative dans environ 67 % des cas. Le surdimensionnement de la tête prothétique en pyrocarbone compromet clairement les chances de succès de la prothèse HA-PYC, avec des taux accrus d'érosion glénoïdienne et de révision. Au suivi actuel, l'alésage glénoïdien (en cas d'érosion B2/B3) ne montre aucun effet indésirable sur la survie et les résultats de la prothèse.
Conflits d’intérêts :
P. Boileau Consultancy, Expert: Tornier-Wright-Stryker, Patent or product inventor: Tornier-Wright-Stryker,
C. Cointat: Pas de conflit déclaré ,
J.-L. Raynier: Pas de conflit déclaré ,
P. Schippers: Pas de conflit déclaré ,
R. Ranieri: Pas de conflit déclaré
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Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-122
Existe-il une différence sur les résultats fonctionnels des butées d’épaule à ciel ouvert en fonction du profil de la tête des vis utilisées ?
Matthieu Peras* 1, Alexandre Caubère1, Romain Pacull1, Bernard De Geofroy2, Christophe Butin1, Olivier Barbier1, Camille Choufani1
1Chirurgie Orthopédique, HIA Sainte-Anne, Toulon, 2Chirurgie Orthopédique, HIA Laveran, Marseille, France
Introduction : La butée coracoïdienne selon Latarjet modifiée par Walch a largement prouvé son efficacité dans le traitement de l’instabilité antérieure chronique de l’épaule. Cependant il est rapporté en post-opératoire des douleurs résiduelles, une perte de force en rotation interne et une raideur rotation externe. Une explication serait un conflit entre les têtes de vis et la face profonde du muscle sous-scapulaire. Des vis spécifiques aux butées coracoïdiennes avec des têtes « enfouies » dans la corticale osseuse de la butée ont été développées. L’objectif de notre étude est de comparer les résultats cliniques et fonctionnels entre les butées fixées par des vis à tête « débordante » et celles fixées par des vis à tête « enfouie ». Notre hypothèse est que les vis à tête «enfouie» donnent de meilleurs résultats fonctionnels que celles à tête «débordante» par diminution du conflit avec le sous-scapulaire.
Material and methods : Il s’agit d’une étude monocentrique prospective non randomisée comparative. Étaient inclus des patients opérés d’une butée coracoïdienne à ciel ouvert selon la technique de Latarjet. Au total 53 patients âgés de 19 à 42 ans ont été inclus avec 28 patients dans le groupe 1 « têtes enfouies » et 25 patients dans le groupe 2 « têtes débordantes ». La seule différence entre les deux groupes était le profil des têtes de vis utilisées pour fixer la butée. Le critère de jugement principal était l’EVA à un an de la chirurgie. Les critères de jugement secondaire étaient le SSV, le SST, le WOSI, le délai au retour au sport et le niveau sportif à 1 an.
Results : Nous ne retrouvions aucune différence significative entre les deux types de vis sur l’EVA (0,62 vs. 1,43 ; p=0,48), le SSV (92 vs. 88 ; p=0,36), le SST (97 vs. 92 ; p=0,46), le WOSI (26 vs. 24 ; p=0,44), le délai du retour au sport (5,7 mois vs. 7 mois ; p=0,26) et le niveau sportif à 1 an (P=0,4).
Conclusion : Le profil des têtes de vis qu’elles soient enfouies ou débordantes n’a pas d’influence sur la douleur et les résultats fonctionnels des butée de Latarjet à un an post-opératoire d’une chirurgie pour instabilité gléno-humérale antérieure.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-142
Paraostéoarthropathies neurogènes (POAN) au cours des lésions médullaires post traumatiques : rapport de cas et revue de littérature
Achraf Saifi* 1, Bouhadiba Touffik1
1CHIRURGIE ORHTOPEDIQUE ET TRAUMATOLOGIE, EHU, ORAN, Algeria
Introduction :
L objectif de ce travail est de faire une communication ciblée avec étude d un cas et une revue de littérature existant sur le thème des
paraostéoarthropathies neurogènes, et plus Particulièrement au cours des lésions médullaires post traumatiques, en se fondant des deux articles publié s sur le sujet dans le Journal scandinave de médecine de réadaptation Physique et the journal of Bone and Joint Surgery
Material and methods : Nous rapportons le cas d un homme âgé de 44 ans victime d une chute accidentelle de 9 mètres de hauteur ayant entrainé un œdème cérébral frontal avec hémorragie méningée et un traumatisme médullaire de type fracture luxation L 2 L 3 . le patient a séjourné durant 35 jours au niveau du service de réanimation par la suite il a consulté pour une raideur invalidante du coude droit.
la mobilité préopératoire du coude a été 28 0 80 °°)
ses radiographies montrent des ossifications périarticulaires hétérotopiques avec des ponts osseux et une destruction importante du cartilage conduisant à une ankylose articulaire complète.
Notre cas est très original en raison de l ampleur des ossifications et de leur caractère agressif et invalidant. L évaluation a comporté le profil épidémiologique, le bilan articulaire et fonctionnel avant et après la chirurgie .
Results : Dans notre cas l'intervention est une exérèse arthrolyse par voie postérieure après repérage du nerf cubital et éventuellement neurolyse de celui ci . Notre patient a récupéré la totalité de l'arc de mobilité du coude droit et nˈa présenté, à ce jour, aucune complication post opératoire ni de récidive .
Discussion : La prise en charge des POAN vise à limiter sa progression et à maximiser la fonction de l articulation affectée. Le traitement non chirurgical est approprié pour l ossification hétérotopique précoce; Cependant, l excision chirurgicale doit être envisagée en cas d ankylose articulaire ou de diminution significative de l amplitude des mouvements avant que les complications ne surviennent. La sélection des patients, le moment de l excision et la prophylaxie postopératoire sont des éléments importants d une bonne prise en charge .
• La prise en charge devra également être rapide devant des signes de souffrance neurologique périphérique. Cette complication est fréquemment rencontrée au coude, lorsque la POAN se développe dans sa partie postéro interne induisant une souffrance du nerf ulnaire
•La localisation de la POAN guide la voie dˈabord chirurgicale .
•Un geste associé à l ablation de la POAN sera parfois nécessaire (neurolyse, libération vasculaire, ténotomie, pose d une PTH)
Conclusion : Les paraostéoarthropathies neurogènes (POAN) constituent une déficience qui s’ajoute aux divers déficits moteurs, sensitifs, sensoriels ou cognitifs du patient ayant des lésions médullaires post traumatiques. La chirurgie suivie d’une rééducation appropriée ont comme but la r éduction de la douleur et l’amélioration de la fonction .
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-156
Comparaison de l’impact environnemental d’une butée coracoïdienne réalisée à ciel ouvert par rapport à une butée réalisée sous arthroscopie
Matthieu Peras1, Louis Lajoinie2, Thomas Cuinet2, Sixtine Regnard3, Théophile STOCLET* 4
1Orthopédie, HIA Sainte-Anne, Toulon, 2Orthopédie, CHU de Nancy, Nancy, 3Orthopédie, Ambroise Paré, Paris, 4Orthopédie, CH Dieppe, Dieppe, France
Introduction : Le réchauffement climatique que nous subissons actuellement doit nous faire trouver des alternatives moins polluantes dans notre travail. Concernant l’instabilité gléno-humérale antérieure avec un haut risque de récidive la stabilisation par butée coracoïdienne peut-être réalisée à ciel ouvert ou sous arthroscopie. Il n’existe aucune différence en termes de résultats cliniques entre les deux techniques. Dans la mesure où ces deux techniques chirurgicales donnent des résultats excellents et identiques pour les patients, nous avons donc décider de comparer leur impact environnemental entre une technique à ciel ouvert ou sous arthroscopie. Notre hypothèse était que la réalisation d’une butée coracoïdienne sous arthroscopie a un impact environnementale plus élevé que la réalisation à ciel ouvert.
Material and methods : Il s’agit d’une étude prospective comparative non randomisée, multicentrique (2 centres), réalisée en France entre mai et septembre 2024. Deux groupes (butée à ciel ouvert et butée réalisée sous arthroscopie), ont été réalisés avec 4 procédures consécutives dans chaque groupe. Pour chaque opération était relevée : les consommables utilisés, le nombre de litre de sérum physiologique stérile utilisé, le temps d’occupation de salle, le temps d’anesthésie générale et le poids total des déchets. A partir de ces données et grâce à un logiciel d’éco-conception étaient estimés : la production de CO2 et la consommation électrique de chaque intervention.
Results : La butée réalisée sous arthroscopie émet en moyenne 179,5 kg (p<0,05) de CO2 de plus que la butée réalisée à ciel ouvert elle consomme également 41 kW/h (p<0,05) d’électricité de plus, 18 litres (p<0,05) d’eau de plus et produit 2,5 kilogramme (p<0,05) de déchets de plus.
Conclusion : La butée réalisée sous arthroscopie a un impact environnemental plus important que la butée réalisée à ciel ouvert. La production de CO2 supplémentaire estimée correspond au bilan carbone d’un passager d’un vol Paris-Nice.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-205
A propos d’un cas : exostose bilatérale du scapula
Naell Abdallah Mohamed* 1
1traumatologie-orthopedie, hôpital Ibn tofail, marrakech, Morocco
Your abstract : Les ostéochondromes ou exostoses (prolifération osseuse externe qui déforme l'os) sont les tumeurs osseuses bénignes les plus fréquentes.
Ces tumeurs sont généralement asymptotiques et découvertes fortuitement. Certains patients peuvent présenter une douleur due à une pression mécanique sur les structures environnantes, une fracture du pédoncule osseux de la tumeur, un conflit neurovasculaire, la formation d'une bourse et, rarement, une transformation maligne de la coiffe cartilagineuse, ce n'est que dans ce cas que la chirurgie est considérée comme le meilleur traitement.
Material and methods : Présentation clinique :
Il s’agit d’un patient âgé de 25ans, qui est référée à notre consultation pour l’apparition de deux masses en regard de la scapula, provoquant chez lui une douleur lors du décubitus dorsal et évoluant depuis 5ans.
En effet, il s’agit une masse dure immobile indolore de (3cm) de diamètre de face costale de la scapula à droite, palpable, donnant un aspect de ‘’winging scapula’’ et gênant la mobilité de l’articulation scapulo-thoracique avec une limitation minime de l’antépulsion de l’articulation de l’épaule droite.
Results : on retrouvait une image d’addition siégeant au niveau de la face ventrale de la scapula avec une base d’implantation large, aspect en chou-fleur. l'IRM du cote gauche révéle une formation bien limitée de contours lobulées aux dépens de la face ventrale de la scapula de signal osseux hétérogène siège de calcifications mesurant 26*32*45mm. Une TDM a été faite du cote gauche montrant la Présence au niveau de la partie inféro-interne du bord latéral de l'omoplate gauche d'une excroissance osseuse dont la corticale et la médullaire sont en continuité avec celles de l'omoplate, présentant une base d'implantation pédiculée (de12mm). Il mesure 52x34mm étendue sur 50mm.
Discussion : L'exostose ostéochondromateuse est une tumeur osseuse bénigne fréquente, principalement observée dans les os longs (3). Cependant, sa localisation au niveau de la scapula, et encore plus rare sous forme bilatérale, reste exceptionnelle.(2) Dans notre cas, nous présentons un patient présentant une exostose bilatérale de la scapula, ce qui rend ce cas particulièrement singulier.
Le traitement de l'exostose scapulaire repose sur l'observation dans les cas asymptomatiques, ou l'excision chirurgicale lorsque des symptômes gênants ou un risque de complications sont présents. Dans ce cas, l'exérèse de l’exostose du coté gauche a été envisagée en raison des douleurs persistantes ressenties par le patient et la limitation des amplitudes articulaires , améliorant ainsi sa qualité de vie post-opératoire.
Conclusion : Bien que l'exostose scapulaire bilatérale soit une entité clinique rare, elle doit être envisagée chez les patients présentant des douleurs scapulaires inexpliquées. Un suivi clinique et radiologique rigoureux est recommandé pour écarter tout risque de transformation maligne et pour décider de l’indication opératoire en fonction de la symptomatologie.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-260
Evaluation de la densité minérale osseuse de l’humérus proximal et son impact sur les prothèses totales d’épaule anatomiques sans tige
Héléna Guerra Bresson* 1, Pierre Desmoineaux1, Nicolas Pujol1, Tiphanie Delcourt1
1Centre hospitalier de Versailles, Le Chesnay, France
Introduction : Les prothèses totales d’épaule anatomiques sans tige sont de plus en plus fréquentes. Elles permettent une diminution des contraintes et une meilleure gestion des complications humérales. La densité minérale osseuse diminue avec l’âge et l’ostéoporose est une contre-indication théorique à la mise en place d’une prothèse sans tige. Cependant, dans notre expérience les descellements huméraux précoces sont rares quel que soit l’âge du patient. L’hypothèse est que la densité minérale osseuse diminue avec l’âge sans augmenter le risque de descellement précoce huméral.
Material and methods : Tous les patients ayant un scanner d’épaule réalisé dans le cadre d’un bilan pré opératoire pour prothèse totale anatomique d’épaule au cours des dix dernières années ont été inclus. Une mesure de la densité minérale osseuse en Unité Hounsfield (UH) a été réalisée au niveau de la zone d’ancrage métaphysaire du composant huméral par deux évaluateurs avec étude de la corrélation inter et intra-observateurs. Les patients ont été regroupés selon quatre tranches d’âge. Un descellement huméral précoce a été recherché.
Results : La densité minérale osseuse dans la zone d’ancrage métaphysaire de l’implant huméral diminue significativement avec l’âge après 60 ans. La corrélation inter et intra observateurs pour les mesures scanographiques était forte. Aucun cas de descellement précoce n’a été observé et un cas de descellement tardif a été mis en évidence chez une patiente avec une densité minérale osseuse élevée au moment de la pose.
Discussion : La densité minérale osseuse diminue avec l’âge mais ne semble pas influer le résultat des prothèses d’épaule anatomiques sans tige.
Conclusion : La diminution de la densité minérale osseuse ne favorise pas de descellement précoce de l'implant huméral dans les prothèses d'épaule anatomiques sans tige.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-286
Incidence et facteurs de risque de descellement aseptique glénoïdien des prothèses totales d’épaule inversées de première intention en utilisant une métaglène à base convexe avec un suivi minimal de deux ans.
Aurélien Klein* 1, Laurent Nové-Josserand1, Philippe Collotte1, Stanislas Gunst1
1Ramsay Santé, Hôpital Privé Jean Mermoz, Centre Orthopédique Santy, Lyon, France
Introduction : La prothèse totale d’épaule inversée (PTEI) est désormais l’arthroplastie la plus utilisée pour le traitement de diverses pathologies de l’épaule. Le descellement aseptique glénoïdien (DAG) est une complication grave dans les suites d’une implantation d’une PTEI, conduisant dans la majorité des cas à une révision de l’implant. L’objectif principal de l’étude était d’évaluer l’incidence du DAG dans notre série de patients ayant eu une PTEI de première intention utilisant un implant latéralisé sur le versant glénoïdien et sur le versant huméral avec une embase glénoïdienne à surface convexe. L’objectif secondaire était d’analyser les facteurs de risques associés au DAG.
Material and methods : Dans cette étude rétrospective multicentrique, 194 PTEI de première intention implantées entre 2013 et 2019 avec le même implant par deux chirurgiens seniors ont été analysées. Tous les patients ont été évalués cliniquement et radiographiquement avec un suivi minimal de deux ans en préopératoire et au dernier suivi. Nous avons ensuite évalué l’association entre le DAG et les caractéristiques démographiques de la population, les caractéristiques de l’implant, les paramètres chirurgicaux et la présence d’un notching scapulaire ou d’éperon au pilier de la glène.
Results : L’incidence du DAG était de 5.7% (11 PTEI). Le suivi moyen était de 4.2 ans ± 1.78 (de 2 à 9.3 ans). Les résultats de l’analyse univariée retrouvent une association significative (p<.05) entre le DAG et la constatation peropératoire d’une fracture de glène, une glénosphère positionnée trop haute par rapport à la glène native, un implant pas assez distalisé (angle DSA bas) et la présence d’éperon au pilier de la glène. En analyse multivariée, la constatation d’une fracture de glène peropératoire (OR 15 [1.4; 157] ; p=.027) et un implant trop latéralisé (angle LSA élevé) (OR 1.07 [1.00; 1.14] ; p=.045) ont été identifié comme facteur de risque indépendant de DAG.
Discussion : L'incidence du DAG dans cette étude est comparable à celui des études évaluant des implants latéralisés sur le versant glénoïdien (5,8 à 8,8 %), mais des méta-analyses récentes incluant différents types d'implants ont retrouvé des taux de descellement inférieurs.
Nous n'avons pas retrouvé d'étude antérieure évaluant la fracture de glène per-opératoire dans la survenue du DAG.
Conclusion : L’incidence du DAG dans notre étude sur un implant latéralisé sur le versant huméral et glénoïdien avec une embase glénoïdienne à surface convexe était de 5.7%. Notre étude a permis de mettre en évidence deux facteurs de risque indépendant de DAG : la fracture de glène peropératoire et la latéralisation globale de l’implant excessive.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-321
Reprise monopolaire et mix-match de prothèse totale inversée d’épaule : analyse de deux cas et de la compatibilité inter-laboratoire
Léa Joly* 1, Sébastien Zilber2
1APHP, 2Hôpital Arago, Paris, France
Introduction : L’arthroplastie totale inversée de l’épaule est une intervention courante et efficace, entre autres, pour le traitement de l’omarthrose, les ruptures massives de la coiffe et les fractures humérales proximales. Environ 4 % des patients nécessiteront une révision de leur prothèse au cours de leur vie. La chirurgie de révision pour une prothèse inversée de l’épaule est complexe et s’accompagne de complications plus fréquentes que la chirurgie primaire. La stratégie de reprise d’une prothèse totale inversée d’épaule est variable en fonction du diagnostic et du projet thérapeutique. L’association d’implants prothétiques de laboratoires différents est largement utilisée en arthroplastie de hanche pour diminuer la morbidité du geste chirurgical. Cette pratique est aussi réalisée en chirurgie de l’épaule. C’est un acte peu documenté et les données manquent concernant les résultats cliniques de ces associations et leur légitimité.
Material and methods : Notre étude repose sur l’analyse de deux cas de reprise de prothèse totale inversée d’épaule pour lesquels seul l’implant glénoïdien a été changé pour un implant provenant d’un laboratoire différent. Nous avons revu les patients à distance de leur chirurgie, analysé les radiographies post opératoire et les résultats fonctionnels des patients. Dans un second temps nous avons comparé les dimensions des implants de prothèses inversés de différents laboratoires utilisés en pratique courante pour évaluer leur compatibilité.
Results : Les deux cas analysés présentent des résultats radiologiques et cliniques satisfaisant avec une amélioration des capacités fonctionnelles et des douleurs. Aucune complication n’a été rapportée autant en post opératoire immédiat qu’à distance de la chirurgie. Nous avons recueilli les caractéristiques des implants des différents laboratoires proposant des prothèses inversées afin d'établir un tableau de compatibilité entre chacune d'entre elles.
Conclusion : La chirurgie de révision de prothèse inversée d’épaule est une chirurgie exigeante qui est parfois nécessaire et qui s’accompagne de bons résultats fonctionnels. Diminuer la morbidité du geste doit être une priorité pour le chirurgien et réaliser une reprise monopolaire avec un implant provenant d’un laboratoire différent est une option thérapeutique possible.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-369
Existe-t-il une corrélation entre la concavité osseuse et la concavité labro-cartilagineuse de la glène ?
Charles Thery* 1, Alexander Vervaecke1, Victor Housset1, Jean-David Werthel1
1Hopital Ambroise Paré, Boulogne, France
Introduction : Il a été démontré le rôle de la concavité osseuse et labro-cartilagineuse de la glène comme stabilisateur passif de l’articulation gléno-humérale. Le risque de luxation augmente lorsque la concavité est faible. Le labrum pourrait compenser une faible concavité osseuse, permettant une stabilité de l’épaule chez des patients sains.
Notre étude a pour but d’établir une corrélation anatomique entre la concavité osseuse et la concavité globale labro-cartiagineuse de la glène, avec l’hypothèse que la concavité labro-cartilagineuse compense une concavité osseuse faible.
Material and methods : 36 arthroscanners de patients sans antécédents d’instabilité d’épaule ont été étudiés. Un ratio de stabilité labro-cartilagineux (LSSR) a été défini et calculé à partir de la formule du ratio de stabilité osseux (BSSR) défini par Moroder et al. sur des coupes scannographiques par 2 chirurgiens de l’épaule. Une comparaison inter-observateurs des mesures a été étudié par une analyse de Bland-Altman et une corrélation statistique entre le BSSR et le LSSR a été étudié par un test de corrélation de Pearson.
Results : Le BSSR moyen était de 28,3% (± 11,1% (10,2% to 52,5%) et le LSSR moyen de 77.9% ± 10.8% (49,1% to 100%). Il n’y avait pas de différence significative de LSSR chez les patients avec un faible BSSR (≤ 25th percentile) et ceux avec un BSSR élevé (≥ 75th percentile) : 78,8% vs 75,9%. Nous n’avons pas trouvé de corrélation statistique significative entre le BSSR et le LSSR (r = 0.01, p = 1,000).
Conclusion : Nous n’avons pas retrouvé qu’il existe de corrélation entre la concavité osseuse et la concavité labro-cartilagineuse chez des patients sains. Le labrum ne semble pas compenser une faible concavité osseuse. De même, nous n’avons pas retrouver de valeur constante du LSSR chez les patients sains.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-392
Tige Perform Humeral Stem (prothèse inversée) : résultats cliniques et radiographiques à 2 ans de suivi.
Lionel NEYTON* 1, Edoardo PIERPAOLI2, Alessandro MAZZOLA3, Matthew DONALDSON1, Khaled GHANNAM1
1Unité épaule, Centre Orthopédique Santy, Lyon, France, 2Orthopedic department, Fondazione IRCCS San Gerardo dei Tintori, Monza, 3Orthopaedic and Trauma Surgery, Campus Bio-Medico University, Rome, Italy
Introduction : L'implant Perform Humeral Stem (PHS) à tige courte repose sur une fixation métaphysaire press-fit avec un taux de remplissage (TR) distal réduit afin d’éviter l’effet de stress-shielding observé avec les tiges remplissantes en distal. L'angle d’inclinaison (AI) est de 135°, ajustable à 145° avec un insert polyéthylène asymétrique. Notre objectif était d'analyser les résultats cliniques et radiographiques des prothèses inversées PHS avec un recul minimum de 2 ans.
Material and methods : Série prospective monocentrique de patients consécutifs opérés par PHS (prothèse inversée). Évaluations préopératoires et au recul : amplitudes articulaires, SSV, score ASES et Constant. L'analyse radiographique comprenait le calcul du TR, l'alignement (angle ⍺), les lisérés, mobilisation de l’implant ou stress-shielding.
Results : 31 patients (9 hommes, 22 femmes ; âge moyen : 73 ans) ont été inclus. Dans tous les cas, une inclinaison 135° a été choisie (insert polyéthylène symétrique). La stabilité primaire de l'implant était jugée satisfaisante dans 26 cas (fixation press-fit). Cinq tiges ont été cimentées. Toutes les glènes ont été latéralisées (29 BIO-RSA, 2 latéralisations métalliques).
Complications : une luxation prothétique précoce, nécessitant une réduction à foyer fermée et entraînant un léger enfoncement de la tige press-fit après la manœuvre de réduction.
Amplitudes moyennes au recul : élévation antérieure : 144°± 16 ; RE1 : 45°±14 ; RE2 : 77,5° ±21 ; RI: 6,5 pts± 2,0 (L3) ; force : 4,7 kg± 1,6 ; Score ASES : 95 pts±8,25 ; Score Constant : 76,8 pts±9,4. Tous les paramètres, à l'exception de la RI, étaient statistiquement améliorés (p<0,05). Le score SSV était de 87 %±12,4.
Le TR proximal moyen était de 74,8 %±5,3 et TR distal de 46,8 %±7,7 ; l'angle ⍺ moyen était de 3,8°±4, avec 21 cas en alignement neutre et 10 en valgus. L’AI final moyen était de 137°±2,86.
Parmi les tiges non cimentées, 12 (46 %) présentaient une ligne de condensation à l'extrémité de la tige. Aucun liséré ou signe d'ostéolyse n'a été observé. Une encoche scapulaire de grade 1 a été enregistrée. Les greffons BIO-RSA ont montré une évolution de grade 1 dans tous les cas (remodelage de la partie inférieure).
Discussion : Cette première étude avec tige PHS (avec latéralisation glénoïdienne) a démontré de bons résultats cliniques avec un faible taux de complications. La stabilité primaire a été obtenue à 84 % par press-fit d'une tige courte avec un alignement final satisfaisant. Un TR proximal élevé et moindre en distal semble entraîner une répartition des contraintes le long de la tige courte sans stress-shielding à 2 ans de recul.
Conclusion : La poursuite de l’évaluation prospective de cette cohorte est nécessaire afin de confirmer que la tige courte PHS à fixation métaphysaire et TR distal réduit protège le capital osseux en évitant le stress-shielding.
Conflits d’intérêts :
L. NEYTON Consultancy, Expert: Stryker, Arthrex, Patent or product inventor: Stryker/Tornier,
E. PIERPAOLI: Pas de conflit déclaré ,
A. MAZZOLA: Pas de conflit déclaré ,
M. DONALDSON: Pas de conflit déclaré ,
K. GHANNAM: Pas de conflit déclaré
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Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-415
Défilé Cervico-Thoracique Neurogénique : libération supra claviculaire à ciel ouvert et libération petit pectoral avec exploration sous acromial et gléno- huméral par arthroscopie : résultats préliminaires
Philippe Valenti* 1, Luis Suárez J2, Mohamad Moussa1
1shoulder unit BIZET , institut Main Epaule, 2shoulder unit BIZET , institut Main Epaule, 75116, France
Introduction : Les formes neurogéniques du syndrome du défilé cervico thoracique (TOS) peuvent être associés, avant et après l'opération, à des douleurs de l'épaule et à des mouvements anormaux de l’articulation scapula thoracique (STAM). Une étude de M. Merle et al. a rapporté 23 à 33 % de conflit sous-acromial, 7 à 19 % des patients ayant une contracture du trapèze supérieur dans une série de 100 cas de TOS neurogénique traités par une libération supra claviculaire ouverte du plexus brachial. Nous avons émis l'hypothèse que cette technique de libération ouverte supra-claviculaire, combinée à l'arthroscopie pour libérer le muscle petit pectoral et explorer l'espace sous-acromial ainsi que l'articulation glénohumérale, entraînerait moins de STAM et de douleurs à l'épaule. Nous rapportons les résultats préliminaires d'une étude prospective monocentrique impliquant 20 patients.
Material and methods : Entre 2021 et 2023, 20 patients (17 femmes, 3 hommes), âge moyen de 37 ans (13-52), ont subi une libération ouverte du plexus brachial en supra-claviculaire, combinée à une arthroscopie pour libérer le petit pectoral et explorer et traiter la pathologie de l'épaule. Avant l'opération, le TOS neurogénique était associé à un pincement sous-acromial dans 35 %, une contracture du trapèze supérieur dans 45 %, un petit pectoral douloureux dans 75 % et une STAM dans 15 %. Per-opératoirement, nous avons pratiqué une bursectomie pour conflit sous-acromial(4cas), une acromioplastie(4 cas) ainsi qu'une ténodèse du biceps dans 3 cas.. Dans un cas, nous avons identifié un ligament de Caldani et dans un autre une bande fibreuse à la limite supérieure du petit pectoral.
Results : Vingt patients ont été inclus, avec une période de suivi allant de 6 à 36 mois (moyenne : 20 mois). 85 % des symptômes neurogéniques ont disparu, y compris les maux de tête et les paresthésies du membre supérieur après un mois, ainsi qu'une amélioration de la force et une réduction de l'engourdissement des doigts après six mois. Dans cette première étude prospective monocentrique, aucun cas de STAM n'a été observé après l'opération, un cas de capsulite et un cas de conflit sous-acromial. 75 % étaient très satisfaits, 10 % satisfaits et 15 % déçus (engourdissement des doigts IV et V et absence de force).
Discussion : Les autres techniques de traitement des formes neurogeniques du TOS seront rapportées en insistant sur les résultats
à la fois pour les symptômes neurologiques mais aussi au niveau de la scapula et de l'articulation glénoïdaux humerale et sous acromiale.
Conclusion : La libération supra-claviculaire du plexus brachial à ciel ouvert combinée à une arthroscopie de l'épaule pour la section du petit pectoral et du muscle sous-claviculaire, ainsi que le traitement du conflit sous-acromial et des lésions du biceps, est une procédure efficace. Un suivi plus long, une série plus large et un groupe témoin sont nécessaires pour confirmer les résultats cliniques favorables et la réduction de l'incidence des complications à l'épaule avec cette nouvelle technique.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-459
Le bloc du nerf supra-scapulaire dans l’arthroscopie de l’épaule : une alternative au bloc interscalénique
Taha Hrar* 1, Jaafar Boutaleb1, Hamza Bazi1, Mohamed Bouhouche1, Abdessamad Rajaalah1, Charafeddine El Kassimi1, Abdeljebbar Messoudi1, Mohamed Rahmi1, Mohamed Rafai1
1Traumatologie-Orthopédie P32, CHU Ibn Rochd, Casablanca, Morocco
Introduction : L’arthroscopie de l’épaule est une technique couramment réalisée pour traiter diverses pathologies. Le bloc du nerf supra-scapulaire (BNS) est une technique d’anesthésie loco-régionale qui pourrait offrir une alternative efficace aux opioïdes, avec moins d’effets secondaires.
L'objectif est d'évaluer l’efficacité du BNS dans le contrôle de la douleur post-opératoire et son impact sur la récupération fonctionnelle.
Material and methods : Une étude prospective portant sur 15 patients ayant bénéficié d’une arthroscopie de l’épaule avec un BNS pré-opératoire. Les critères d’évaluation comprenaient : la douleur post-opératoire évaluée par l’échelle visuelle analogique à 2h, 6h, 12h et 24h, la consommation d’antalgiques et la récupération fonctionnelle.
Results : L’âge moyen était de 55 ans, avec une prédominance masculine. Les gestes réalisés sous arthroscopie étaient une acromioplastie chez 12 patients, la réparation de la coiffe des rotateurs chez six patients, ténotomie du long biceps chez six patients et une synovectomie chez trois patients. Les patients ayant reçu un BNS ont présenté une diminution significative de l’EVA par rapport aux données de référence sans bloc ou avec une analgésie conventionnelle. À 2h et 6h post-opératoires, la douleur était <3/10 chez 80% des patients. À 24h, une légère augmentation des scores EVA était observée, nécessitant une prise en charge complémentaire chez 5 patients. On a noté une réduction significative de l’usage des opioïdes, seuls 4 patients ont nécessité une dose unique de morphiniques dans les premières 24 heures. L’amplitude articulaire passive était significativement meilleure chez les patients bénéficiant du BNS, avec une élévation antérieure moyenne de 80° à J1. À J7, avec une meilleure tolérance aux exercices de rééducation.
Discussion : Plusieurs études (Cho et al., 2019 ; Tran et al., 2020) ont démontré que le BNS permet une analgésie satisfaisante avec un risque réduit d’effets secondaires tels que la paralysie phrénique, souvent observée avec les blocs interscaléniques. Par ailleurs, l’amélioration de la récupération fonctionnelle observée dans notre étude est cohérente avec les travaux de Abdallah et al, qui ont rapporté une meilleure mobilité post-opératoire et une satisfaction accrue des patients grâce à la diminution de la douleur. La durée d’action du BNS semble toutefois limitée, nécessitant parfois un relais analgésique optimisé après 24 heures.
Conclusion : Le bloc du nerf supra-scapulaire est une option analgésique prometteuse après arthroscopie de l’épaule, permettant un meilleur contrôle de la douleur, une réduction de la consommation d’opioïdes et une récupération fonctionnelle plus rapide. Ces résultats encouragent son utilisation, mais des études supplémentaires restent nécessaires pour préciser son efficacité comparée aux autres techniques d’analgésie loco-régionale.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-461
Ostéome ostéoïde du coude
Toufik Boussaha* 1, Hamza Allaoua1, Hemza Amrane1, ilies hasrouri1, Chaouki Derdous1, Nacer Khernane1
1service chirurgie orthopédique batna, sacot, batna, Algeria
Your abstract : L’ostéome ostéoïde est une tumeur osseuse qui affecte principalement les os longs des membres inférieurs, notamment le fémur et le tibia (75 % des cas). Sa localisation intra — ou périarticulaire, bien que rare, peut entraîner des douleurs récurrentes et une limitation des mouvements, rendant ainsi le diagnostic complexe et souvent tardif, en particulier lorsqu’il touche la palette humérale. Nous présentons un ostéome ostéoïde de la palette humérale chez un adolescent traité chirurgicalement à foyer ouvert avec succès.
Material and methods : Adolescent de 15 ans, adressé pour douleurs spontanées et nocturnes au niveau du coude gauche, persistantes depuis 18 mois. L’examen clinique révèle une limitation des amplitudes articulaire, sans signes inflammatoires locaux. La radiographie du coude, met en évidence une image géodique avec des calcifications au niveau de la fossette olécranienne, associée à des appositions périostées sur la colonne latérale. La TDM révèle une lésion ostéolytique, située sur le bord latéral de la fossette olécranienne, mesurant 8 × 9 mm, en faveur d’un ostéome ostéoïde. Le patient a été opéré par une voie postérieure médiane trans-olécranienne. Le repérage peropératoire a été réalisé macroscopiquement grâce à la présence d’une réaction synoviale et complété par un repérage radiologique peropératoire. L’exérèse chirurgicale en bloc de la lésion a été effectuée avec étude anatomopathologique.
Results : L’évolution postopératoire a été favorable, sans complications avec disparition complète de la douleur le lendemain de l’intervention. L’analyse anatomopathologique a confirmé le diagnostic d’ostéome ostéoïde. Quatre mois plus tard, le patient avait retrouvé une amplitude de mouvement normale au niveau du coude, sans aucune douleur.
Discussion : L’ostéome ostéoïde représente 2 à 3 % des tumeurs osseuses et 12 % des tumeurs osseuses bénignes. Cliniquement la douleur inflammatoire nocturne, soulagée par les anti-inflammatoires non stéroïdiens ou les salicylés, constitue le symptôme principal. Cependant, les formes sous-périostées ou intra-articulaires posent souvent des difficultés diagnostiques. Un diagnostic tardif peut entraîner des complications à long terme, notamment une chondrolyse irréversible. Le scanner est l’examen de référence, il permet d’identifier un nidus radiotransparent en cocarde, parfois doté de calcifications centrales, et de préciser ses contours. Une prise en charge médicale par anti-inflammatoires peut être envisagée pour les formes extra-articulaires. Toutefois, en cas d’atteinte intra-articulaire, une ablation est nécessaire. L’exérèse chirurgicale en bloc a été le traitement de référence, remplacée par des techniques moins invasives, notamment l’ablation percutanée par radiofréquence scanno-guidé. Le succès du traitement repose sur repérage précis du nidus son ablation complète.
Conclusion : En raison de son mimétisme avec diverses pathologies articulaires inflammatoires, le diagnostic de l’ostéome ostéoïde intra-articulaire demeure complexe et souvent tardif.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-494
Une méthode fiable de stabilisation après luxation de l’endoprothèses de l'humérus proximal
Nikolai N. Chirkov* 1, Andrei V. Kaminskii1, Danil R. Gopey1, Natalia I. Mishina1
1 Centre national médical de recherches en orthopédie et traumatologie académicien G.A. Ilizarov » Ministère de santé publique de la Fédération de Russie, Kurgan, Russia
Introduction : La méthode principale de traitement des patients présentant les conséquences de fractures comminutives extra-articulaires de l'humérus proximal est la pose d’une prothèse d'épaule inversée. La pose des prothèses chez tels patients est difficile.
Analyse des résultats de pose des prothèses inversées pour de séquelles posttraumatiques de l'humérus proximal.
Material and methods : Les résultats du traitement de 142 patients présentant des séquelles des fractures de l'humérus proximal d’ancienneté de 8 mois à 2,5 ans ont été évalués. Tous les patients ont bénéficié d’une pose d’une prothèse d'épaule inversée. En fonction des lésions, on a divisé les patients en 2 groupes: les 73 patients avec grande tubérosité intacte de l'humérus (1er groupe ), les 69 patients avec non-union de la grande tubérosité de l'humérus (2eme groupe ). Au 2eme groupe, l’ostéosynthèse addiotionnelle de la grande tubérosité de l'humérus et la reconstruction des rotateurs externes de l'épaule (m. infraspinatus, m. teres minir) a été associée. La période d’observation était de 1 à 7 ans (Me = 3,5). Les résultats ont été évalués à l’aide des échelles UCLA, ASES et CSS.
Results : Lors de l’évaluation des bons et excellents résultats selon les échelles UCLA, ASES, CSS, les patients du 1er groupe avaient un avantage par rapport à ceux du 2eme groupe de 43,8 % contre 18,8 %, p = 0,009. Le pourcentage de luxations de la prothèse était significativement plus faible chez les patients du 1er groupe de 1,4 % (1/73), contre 28,9 % (20/69) dans le 2eme groupe, p < 0,001, parmi lesquels 58,3 % des luxations ont été observées chez les patients présentant un défect total de l'humérus proximal. Les patients présentant des luxations après pose de prothèse (n = 21) ont subi une réduction avec immobilisation, remplacement des composants de prothèse de révision suivie d’une formation d'une capsule articulaire artificielle à l'aide d'un treillis en polypropylène. Les autres complications n’étaient pas statistiquement significatives entre les deux groupes.
Discussion : Notre étude confirme les données de la littérature selon lesquelles la complication la plus fréquente après la pose des prothèses chez ces patients est la luxation. Nous avons constaté que les patients sans fusion de la grande tubérosité de l'humérus constituent un groupe présentant un risque accru de luxation de prothèse. Il existe peu d’informations sur les méthodes de stabilisation des prothèses après luxations. La formation d’une capsule artificielle pour stabiliser la prothèse est une technique prometteuse.
Conclusion : La non-consolidation de la grande tubérosité de l'humérus prédit une luxation de la prothèse de l'épaule. La stabilisation de révision d’une luxation de la prothèse par formation d'une capsule articulaire artificielle est une méthode fiable.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-522
Latarjet vs.Bankart Hill-Sachs remplissage : résultats d'une série comparative appariée
Kenza Limam* 1, Nicolas Bonnevialle1, Xavier Ohl2, Lionel Neyton3, Hugo Barret1, Pierre Mansat1
1Chirurgie orthopédique, CHU Toulouse Purpan, Toulouse, 2Chirurgie orthopédique, CHU Reims, Reims, 3Chirurgie orthopédique, Clinique Santy, Lyon, France
Introduction : Contexte : Deux techniques sont communément proposées pour le traitement de l’instabilité antérieure d’épaule : à ciel ouvert le Latarjet (Lt) et sous arthroscopie le Bankart associé à un comblement de l’encoche autrement nommé Bankart Hill-Sachs remplissage (BHSR).
Hypothèse : Dans le cas de caractéristiques épidémiologiques et de pertes osseuses équivalentes les résultats cliniques après Lt et BHSR sont similaires.
Conception de l’étude : étude de cohortes rétrospectives ; Niveau de preuve 3
Material and methods : Méthode : Étude multicentrique rétrospective, incluant 325 patients opérés d’une instabilité chronique antérieure d’épaule primaire, dont 220 ont été revus à un recul minimum de 5 ans. Issus de cette base de données, Lt et BHSR ont été appariées 1 :1 selon les 5 critères suivants : âge à la chirurgie, sexe, perte de substance osseuse glénoïdienne, longueur et largeur de l’encoche de Hill-Sachs. Les résultats cliniques ont été évalués par la mesure des amplitudes articulaires actives, et le calcul de 3 scores : Subjective Shoulder Value (SSV), Rowe et Walch-Duplay. Les complications post-opératoires, la récidive d’instabilité et le retour au sport ont été comparés. L’arthrose a été évaluée selon la classification de Samilson.
Results : Résultats : Au total, 68 patients (34 Lt appariés à 34 BHSR) ont été analysés à un recul moyen de 90+/-25 mois. En moyenne en pré-opératoire, l’âge était de 25 ans, la perte de substance glénoïdienne de moins de 6%, la largeur et la profondeur de l’encoche de Hill-Sachs de moins de 16mm et 5mm respectivement dans les 2 groupes. En post-opératoire, une reprise précoce a été nécessaire dans le groupe Lt, pour cause d’hématome. Au dernier recul, le taux de récidive était de 6% (n=2) dans le groupe Lt contre 14% (n=5) dans le groupe BHSR (p=0.2). Le retour au sport à un an était meilleur dans le groupe Lt (82% contre 62% ; p<0.01).
Discussion : Cette première étude de cohortes appariées rapporte à 5 ans de recul des résultats objectifs similaires entre les interventions de Latarjet à ciel ouvert et Bankart Hill-Sachs remplissage sous arthroscopie pour le traitement de l’instabilité gléno-humérale antérieure. Aucune différence significative n’a été retrouvée concernant la récupération des amplitudes articulaires actives et pour les scores de Rowe et Walch-Duplay. Cependant, le SSV était plus élevé dans le groupe Lt, 92% contre 81% (p=0.003). Le taux d’arthrose était de 20% dans le groupe Lt (grade 1 n=6, grade 2 n=1), contre un cas de grade 1 dans le groupe BHSR (p=0.054), sans répercussion clinique retrouvée, ni en mobilités ni dans les scores fonctionnels.
Conclusion : Conclusion : À plus de 7 ans de recul moyen, le taux de récidive tend à être moindre et le retour au sport plus rapide après Latarjet. Néanmoins, l’évolution arthrosique à long terme reste un élément essentiel à surveiller, ce qui nécessite une évaluation à plus grand recul pour établir un potentiel impact clinique.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-526
MRI Evaluation of Brachial Plexus Injuries
Yassine Zinelabidine* 1, Zied Mansi1, Jihed Ben Salah 2, hedhili guedhami1, abderrahmen souid1, hedi rbaii1
1service de chirurgie orthopédique, hopital ibn jazzar kairouan, 2Service d'Orthopedie et traumatologie , Hopital Ibn Jazzar, Kairouan, Tunisia
Your abstract : The upper extremities derive their motor as well as sensory innervation through brachial plexus, a major neural structure. Motor vehicle accidents are major source of injury though sports, radiation injury etc also contribute.
Material and methods : Thirty patients with brachial plexus injuries were subjected to MRI on 3.0T MRI Discovery 750w with GEM suit of GE make, Milwaukee, WI, USA using head-neck forty coil.
Axial T2W, coronal 3D/STIR, coronal T1W, STIR neurography, DW neurography, oblique sagittal T2W fat sat of ipsilateral shoulder, axial T2W/STIR of ipsilateral arm, sagittal T2W and axial cube T2W of cervical spine were done. MRI findings were correlated with clinical signs and symptoms at the time of injury and at three months.
Results : Nerve roots were involved in 18 (60%), trunks in 17 (56.7%), divisions in 5 (16.7%) and no direct injury of brachial plexus was seen in one patient. Ten patients had preganglionic injury, 17 had postganglionic injury while three had both pre- and postganglionic injuries.
C5 nerve root was involved in 21 patients, C6 in 27, C7 in 18, C8 in 19 and T1 in 14 patients.
Grade I injury was seen in three patients, grade III in nine, grade V in eight and multiple grades of injuries were seen in 10 patients. No isolated grade II and IV injuries were seen. Patients having lower grades of injury (grade I/II) showed complete recovery and those with higher grades and extensive injury showed minimal or no recovery
Discussion : MRI helps to classify an injury as pre- and post-ganglionic or mixed1, specially in patients where there are both pre- and postganglionic injuries which are difficult to assess. This is important as timing and type of surgery depends on whether the injury is pre- or postganglionic.
Detailed examination is a must to assess motor and sensory functions, presence or absence of Horner’s syndrome, to know the dermatomes and myotomes involved and whether the injury is pre- or postganglionic.
Conclusion : There was excellent correlation between MRI and clinical findings. MRI played a major role in management of BPI.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-535
Surgical treatment of anterior shoulder instabilities using the Latarjet technique (about 40 cases)
Yassine Zinelabidine* 1, Zied Mansi1, Jihed Ben Salah 2, hedhili guedhami1, abderrahmen souid1, hedi rbaii1
1service de chirurgie orthopédique, hopital ibn jazzar kairouan, 2Service d'Orthopedie et traumatologie , Hopital Ibn Jazzar, Kairouan, Tunisia
Your abstract : The anatomical organization of the glenohumeral joint gives it great mobility, while exposing it to problems of dislocation andinstabilities. Among these instabilities, theanterior location is the most common form with a frequency of over 90%. When this dislocation heals poorly, it can lead to chronic instability.
Material and methods : It's about a study retrospective carried out over a period of six years, from January 2015 to December 2020.
This work included 40 patients hospitalized in our department for chronic anterior shoulder instability, and treated surgically using the Latarjet technique modified by Patte.
All patients were operated on using the Latarjet technique modified by Patte, under general anesthesia and in positionhalf seated to facilitate approach. The subscapularis has always been open at the upper 2/3 lower 1/3 junction.
Results : No postoperative complication, particularly infectious, or migration of synthetic material was observed in the study. All patients were reviewed clinically with an average follow-up of 27 months. The results were expressed according to the patient's degree of satisfaction with the intervention and also according to the Walch and Duplay score
Half of the patients no longer had pain or presented meteorological pain. Patients who started rehabilitation early had the best results in terms of mobility.
Discussion : Several factors, of which age is the most significant factor, play a role in recidivism. Many studies have shown that the younger the subject, the greater the risk of recurrence, especially in the two years following the accident.
As far as we are concerned, the average age at the time of the intervention was between 25 and 35 years old.
Conclusion : Chronic anterior shoulder instability is a pathology of young and active subjects. The late management of patients is responsible for the large number of recurrences and leads to almost systematic bone lesions, hence the need to prevent recurrences after the first dislocation. The preregulenoid coracoid block according to Latarjet represents the therapeutic method of choice in the treatment of chronic anterior instabilities of the shoulder,
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-590
Prothèse total du coude de première intention
Fouzi Korti* 1, Fouzi Korti1
1SACOT, Tlemcen, Algeria
Your abstract : Les séquelles traumatiques au niveau du coude posent un problème de prise en charge, compte tenu du dégâts cartilagineux et des exigences des patients . À l heure actuelle on a pas d'autre alternatives à part la dése du coude qui ne donne pas un confort fonctionnel, et.qui répond pas aux souhaits des patients.
Material and methods : La prothèse totale est une option thérapeutique lorsque l’interligne articulaire est détruit. Une patiente à bénéficié d,une prothèse à charnière dans le cadre d’une arthrose post-traumatique, c était la première dans notre service. L’âge au moment de l’intervention était de 65 ans . Le délai entre le traumatisme initial et la chirurgie prothétique était de 6 ans .
Results : Résultats Au recul moyen de 24 mois , le score de Quick-DASH était de 32 points. Un liseré radiographique évolutif était noté sans conséquence clinique, et une usure modérée des paliers en polyéthylène Pas de sepsis, ni de désunion cutanée.
Discussion : d’après le MEPS, le score au Quick-DASH était de 34 points, avec un résultat jugé bon et excellent dans 75 % . Résultats comparable à notre patiente.
Conclusion : Dans les séquelles traumatiques, les prothèses totales de coude à charnière permettent de récupérer un arc de mobilité fonctionnel avec un coude stable et indolore. L’âge au moment de la chirurgie est un facteur de risque accru de complications. C'est une expérience encourageantes et demande a voir le jour danns nos établissements pour pouvoir pallier aux exigences des patients les plus jeunes.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : Yes
Conflits d’intérêts :
F. Korti Consultancy, Expert: SACOT,
F. Korti Consultancy, Expert: SACOT
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Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-717
Les comminutions supra condylienne et inter condylienne des fractures totales de l'humérus distal de l'adulte orientent le traitement et son impact sur le résultat A propos de 546 cas
Rabah Atia* 1
1Hôpital Ibn Rochd , Université Annaba Badji Mokhtar, Annaba, Algeria
Introduction : La comminution supra condylienne et inter condylienne des fractures de l'humérus distal est une source d'instabilité et une précarité de l'ostéosynthèse
Material and methods : Etude retrospective 546 dossiers (1996-2020) Fractures supra condyliennes simples et complexes, Fractures condyliennes simple à trois fragments et complexe avec comminution supra condylienne et / ou condylienne; Traitement orthopédique ( plâtre sans réduction, traction olécranienne plus plâtre), durée 3 à 6 semaines. Rééducation dirigée durant l'immobilisation et à la sortie du plâtre. Traitement chirurgical à ciel ouvert, voie postérieure , olécranectomie ( tout type de synthèse) et à foyer fermé (embrochage et/ ou vissage). Rééducation dirigée systématique après une immobilisation d'une semaine; Fixateur externe toujours en deuxième intention. Evaluation: 10 Critères (deux points: Bon, un point moyen et zéro point mauvais): Flexion , Extension, Pronation, Supination, Préhension, Douleur, Déformation, Cicatrice, Gestes usuels, Radiographie. 20 points ( Bon 16-20 points, Moyen 11-15; Mauvais moins de 11
Results : Age moyen 29 ans (fréquent 16 à 40 ans); Fracture supracondylienne simples (A2), 9,7% et complexes ( A3), 22,5%; Fractures condyliennes simples C1 , 5,9%, complexes C2, 39,1%, et complexes C3, 22,8%; 32,20% traitement orthopédique , 53,1% chirurgie à ciel ouvert, 14,68 % autres; 3,38 % Sepsis graves, 1,69% Paralysie postopératoire Recul moyen 9,5 ans (5 à 17ans); Résultats globaux: 44,77% Bon, 37,27% Moyen, 17,95% Mauvais; Fractures supra condylaires: 27,36% bon, 24,10% moyen, 5,36% mauvais; Fractures condylaires: 17,41% bon résultats, 13,17% moyen, 12,59 mauvais; Complications graves: 2 raideurs en extension, 7 pseudarthroses , 2 nécroses, 12 cals vicieux gênants, 4 cubitus varus, 1 chondrolyse
Discussion : la comminution supracondylienne influe la réduction à ciel fermé et ouvert et le débricolage du matériel; donnant des cals vicieux et des pseudarthroses; La comminution condylaire laisse des fragments libres se nécrosant et donnant un défaut de réduction et une incongruence olécranienne; Les fractures simples traitées à ciel fermé ont un meilleur résultat; Les fractures avec comminution bénéficiant d'un montage simple, plaque pré moulée latérale, ont mieux évoluées que celles ayant eu un adjuvant d'ostéosynthèse; Une meilleur stratégie peut aboutir à un montage simple.
Conclusion : La multiplication des montages est source de fragilisation de l'épiphyse déjà sérieusement atteinte par la comminution et par les manipulations du chirurgien
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-740
Ténodèse arthroscopique du sous-scapulaire selon McLaughlin associée à une réparation de Bankart postérieur pour les luxations postérieures récurrentes avec lésions humérales
Valeria Vismara* 1, Harry Constantin2, Charles Bessière3, Pascal Boileau2
1Scuola di Specializzazione in Ortopedia e Traumatologia,, Università degli studi di Milano, Milan, Italy, 2Unité Epaule, ICR, Nice, 3Pôle médical Epsilon 3, Saint Raphaël, France
Introduction : Les luxations postérieures de l’épaule sont de plus en plus fréquentes, ce qui pose d’importants défis diagnostiques et thérapeutiques. Une fracture par impaction antérieure large et profonde de la tête humérale (ou lésion de Hill-Sachs inversée – rHSL) est rare, mais peut être source d’échec postopératoire ou d’appréhension. McLaughlin a proposé de réaliser une ténodèse du sous-scapulaire afin d’éviter l’engagement de la lésion sur le bord glénoïdien postérieur.
Objectif : Évaluer les résultats à long terme de la ténodèse arthroscopique du sous-scapulaire selon McLaughlin (ou remplissage de Hill-Sachs inversé) associée à une réparation de Bankart postérieur chez les patients présentant des luxations postérieures récurrentes et des lésions antérieures sévères de la tête humérale.
Material and methods : Quatre patients (âge moyen : 30 ans ; 24-57 ans) présentant des luxations postérieures traumatiques récurrentes de l’épaule présentaient des pertes de substance osseuse humérales antérieures significatives (profondes et importantes) et ont bénéficié d’une intervention arthroscopique de McLaughlin associée à une réparation postérieure de Bankart. Le remplissage antérieur a été réalisé par sutures ancres, par voie trans-scapulaire. L’intervention, entièrement arthroscopique, a été réalisée par un chirurgien de l’épaule expérimenté et les patients ont été suivis par un observateur non impliqué dans la chirurgie. Le suivi moyen était de 10 ans (extrêmes : 8-12 ans).
Results : Les quatre patients ont bénéficié d’un suivi clinique et trois sur quatre étaient disponibles pour une évaluation radiologique de leur épaule. Aucune récidive d’instabilité ou d’appréhension postérieure de l’épaule n’a été observée. Comparativement au côté controlatéral, aucune modification significative de l’amplitude de mouvement, en particulier de la rotation externe, n’a été observée. La valeur subjective de l’épaule (SSV) s’est améliorée significativement, passant de 35 % en préopératoire à 88 % après la chirurgie. Au dernier suivi, le score moyen de Walch-Duplay était de 79 points, indiquant une évolution favorable. Trois patients ont repris le sport à leur niveau antérieur et étaient très satisfaits. Il est important de noter qu'aucune reprise chirurgicale n'a été nécessaire et qu'un seul patient a développé des signes radiographiques d'arthrose glénohumérale.
Conclusion : Dans le traitement de l'instabilité postérieure récidivante traumatique de l'épaule avec perte de substance humérale antérieure sévère, la procédure de McLaughlin entièrement arthroscopique avec réparation de Bankart postérieur démontre une efficacité à long terme. Cette procédure combinée offre une grande satisfaction aux patients et un retour réussi aux activités sportives avec un impact minimal, voire nul, sur l'amplitude des mouvements et l'arthrose.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-837
Le Score ADLER : Développement et validation d’un outil de mesure de l’absence de rotation externe active de l’épaule
Harry Constantin1, Quentin Rialet1, Pascal Boileau* 1
1Unité Epaule, ICR, Nice, France
Introduction : Le score ADLER (Activités de la Vie Quotidienne en Rotation Externe) a été développé suite à l’identification d’un sous-groupe de patients présentant des ruptures massives et irréparables de la coiffe postéro-supérieure, présentant une incapacité à positionner leur bras dans l’espace secondaire à une perte de rotation externe active de l’épaule. Ce score est né des limitations fonctionnelles rapportées par les patients. Nombre de ces patients ont dû soutenir leur bras avec leur main controlatérale ou compenser par une abduction obligatoire de l’épaule (signe du Hornblower). D’autres se sont adaptés en fléchissant le cou ou en inclinant le tronc pour rapprocher leur visage de leur main plutôt que l’inverse. Ce déséquilibre musculaire peut être corrigé par un transfert tendineux isolé ou associé à une arthroplastie inversée de l'épaule (PTEI). L'absence d'un système standardisé et universellement accepté pour évaluer les résultats de cette intervention chirurgicale constitue un obstacle à l'avancement de la recherche chirurgicale.
Objectif : Cette étude vise à expliquer le développement du score ADLER et à souligner son utilité clinique en tant qu’outil de mesure fiable et validé pour l’évaluation de l’efficacité des transferts tendineux postérieurs.
Material and methods : Le cadre de mesure des indices de qualité de vie a été bien défini par Kirshner et Guyatt (1985). Les attributs de l'instrument (sélection des items, mise à l'échelle, réduction, fiabilité, validité et réactivité) ont été évalués. Le score ADLER comprend 10 items qui aident le chirurgien à quantifier le degré de handicap dû à l'absence de RE active avec un bras tombant ; chacun est noté entre 0 et 3, pour un maximum de 30.
Results : Le score ADLER présente une fiabilité inter-observateur élevée et est validé par rapport au score de Constant-Murley et à la valeur subjective de l'épaule. L'élément le plus important du score est de reconnaître qu'il ne s'agit pas d'une mesure de résultat rapportée par le patient ni d'un questionnaire mené par le patient, mais plutôt d'un outil de mesure chirurgicale. Il est réalisé par le chirurgien. Il exige des patients qu'ils démontrent des tâches plutôt que de les rapporter. Par exemple, au lieu de demander « Pouvez-vous vous coiffer ? », le chirurgien devrait demander « Montrez-moi comment vous vous coiffez ». Cette approche objective permettra de stimuler des mécanismes compensatoires. Le score pourra ensuite être réévalué en postopératoire afin de déterminer l’efficacité de l'intervention.
Conclusion : Le score ADLER est un outil de mesure chirurgicale fiable et validé pour évaluer les limitations fonctionnelles des patients présentant une altération du positionnement spatial du bras due à une perte de rotation externe active. Nous suggérons son utilisation pour évaluer l'intérêt de différents transferts tendineux postérieurs, avec ou sans PTEI.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-860
Instabilité après arthroplastie inversée de l’épaule : revue rétrospective
Quentin Rialet1, Valeria Vismara* 2, Pascal Boileau1
1Unité Epaule, ICR, Nice, France, 2Scuola di Specializzazione in Ortopedia e Traumatologia,, Università degli studi di Milano, Milan, Italy
Introduction : L’instabilité est l’une des principales indications de révision de PTEI. Malgré les progrès des techniques chirurgicales, l’instabilité récurrente demeure un défi persistant. Une compréhension approfondie des facteurs prédisposant à l’instabilité de PTEI pourrait permettre de réduire les taux de révision et d’améliorer les résultats.
Objectif : Analyser rétrospectivement l’étiologie et les facteurs de risque d’instabilité après prothèse totale d’épaule inversée (PTEI).
Material and methods : Étude rétrospective monocentrique portant sur 37 patients (âge moyen : 68 ans ; 24-84 ans) traités pour une instabilité de PTEI entre 2000 et 2024. Les patients ayant bénéficié d’une chirurgie de révision suite à une instabilité de PTEI réalisée dans des centres externes ont été exclus. Un système de classification de l’instabilité de PTEI, décrit précédemment, a été utilisé. Les caractéristiques des patients, les variables chirurgicales (type d'implant, latéralisation glénoïdienne, transfert tendineux, intégrité de la coiffe des rotateurs (CR) et réparation du sous-scapulaire (SSC)) et la récidive de l'instabilité ont été analysées.
Results : L'arthropathie par rupture de coiffe (40 %) et l'échec de la reprise d'arthroplastie (38 %) étaient les deux principales causes d'instabilité de PTEI. Des interventions chirurgicales antérieures ont été documentées dans 68 % des cas. La perte de compression était la cause la plus fréquente d'instabilité de la PTEI (30/37), suivie du conflit (4/37) et de la perte de contention (3/37). Cinq patients ont bénéficié d'une réduction fermée réussie sous anesthésie, tandis que trois patients ont bénéficié d'une réduction ouverte et un patient a bénéficié d'une ostéosynthèse coracoïdienne. Une distalisation isolée par allongement de l'humérus a été réalisée dans 18 cas et une latéralisation isolée par la glène dans deux cas. Une procédure bipolaire, impliquant à la fois une distalisation/allongement huméral et une latéralisation glénoïdienne, a été réalisée dans neuf patients. Le taux de récidive était de 38 %. Une deuxième révision a été nécessaire chez 45 % de ces patients, tandis que 43% de ce sous-groupe a subi une révision tertiaire. L'absence de réparation du SSC et la perte/raccourcissement osseux de l’humérus proximal étaient des facteurs prédictifs statistiquement significatifs de récidive d'instabilité (p = 0,038 et p = 0,017, respectivement).
Conclusion : L'instabilité de la PTEI est principalement observée chez les patients ayant déjà subi une intervention chirurgicale et est fortement associée à une perte de compression. La perte/raccourcissement osseux de l’humérus proximal et l'absence de réparation du SSC sont les facteurs de risque les plus pertinents d'instabilité de PTEI. Malgré une révision chirurgicale, avec distalisation et/ou latéralisation, le taux de récidive reste élevé.
Conflits d’intérêts :
Q. Rialet: Pas de conflit déclaré ,
V. Vismara: Pas de conflit déclaré ,
P. Boileau Consultancy, Expert: Tronier-Wright-Stryker, Patent or product inventor: Tornier-Wright-Stryker
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Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-869
Résultats cliniques et radiographiques d’une série des arthroplasties totales d’épaule mises en place avec une greffe osseuse de la glène
Cristian Geageac* 1, Marius Ozun2, Rawan Al Ansari3
1Orthopedie, Centre Orthopedique Santy, Lyon, 2Ortopedie, Hopital Jorges Pianta, Thonon les Bains, 3Orthopedie, Hopital Hautpierre, Strasbourg, France
Introduction : L'objectif principal de ce travail était d’étudier les résultats cliniques des prothèses totales d’épaule avec une greffe osseuse de la glène posées en première intention dans les fractures traumatiques et omarthrose de l'humérus proximal. Les objectifs secondaires sont d’évaluer le taux de complications et les résultats radiographiques. L'hypothèse était que les résultats des greffes osseuses dans le cadre des arthroplasties totales d’épaule aident à la stabilité, positionnement de l’implant glénoïdien et donnent des résultats fonctionnels satisfaisants.
Material and methods : Il s’agit d’une étude cas-témoin rétrospective. 11 patients, d’âge médian 81 (71-93) ans opérés d’une prothèse totale d’épaule avec autogreffe osseuse glénoïdienne en première intention d’une fracture traumatique ou une omarthrose de l’humérus proximal, entre janvier 2017 et janvier 2024. L’examen clinique a utilisé le calcul du score de CONSTANT et du score de Quick DASH), les complications et les ré-opérations ont été relevées dans le dossier. Le suivi clinique et radiographique moyen était de 47,5 mois (4-91 mois).
Results : Les résultats cliniques montrent une amélioration nette du Scores CONSTANT (89% ou 34 points), Quick DASH (35% ou 9 points) et les radiographies montrent une intégration satisfaisante du greffe. Concernant les complications, on retrouve 1 infection du site opératoire et 2 lises du greffe osseuse glénoïdienne.
Discussion : Notre étude montre de résultats satisfaisants fonctionnels et radiologiques de taux de complications, pour les patients âgés opérés dans le cadre d’une fracture extrémité supérieure de l’humérus avec fracture de la glène ou une omarthrose primaire avec perte de substance glénoïdienne.
Les bons résultats fonctionnels, et le taux peu élevé de complications peuvent s’expliquer par une reproductibilité de la technique opératoire utilisée, et le type d’implant utilisé, identiques pour tous les patients, depuis plus de 2 ans et un suivi radio-clinique rapproché à long terme.
Dans notre série tous les patients ont été opérés avec l'approche supéro-externe.
Nos résultats fonctionnels s’expliquent également par la nature de la prothèse : anatomique, non-cimentée, qui permet de retrouver rapidement une épaule stable et mobile, et commencer la rééducation fonctionnelle immédiatement sans risque de complications.
Les limites de notre étude concernent la petite taille de l'échantillon (11 patients).
Le recul était important (47,5 mois). De plus, ce travail concernait une population rare de patients ayant une perte de substance glénoïdienne ou une fracture glénoïdienne, et pour lesquels on pouvait retenir l’indication d’implantation de prothèse totale de l’épaule avec une greffe osseuse de la glène.
Conclusion : : L’implantation d’une prothèse totale d’épaule avec mise en place d’une autogreffe glénoïdienne dans les fractures et omarthroses de l’humérus proximal donne de bons résultats fonctionnels, radiographiques et un faible taux de complications.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-915
Complication nerveuse à craindre avant prise en charge chirurgicale d’une instabilité antérieure de l’épaule par Latarjet
Mohamed Hedi Gharbi* 1, Malek Fakhfekh1, Achraf Abdennadher 1, Houssem Eddine Chahed1, Khalil Amri1
1Service d'orthopédie, Hopital Militaire de Tunis, Tunis , Tunisia
Your abstract : la prise en charge chirurgicale des instabilités antérieures de l'épaule par la butée osseuse glénoïdienne type Latarjet est une technique qui a montré ses épreuves. Toutefois, cette intervention n’est pas dépourvue de risque de complications neurologique, en particulier, les lésions des nerfs axillaire et musculo-cutané qui sont particulièrement vulnérables. L'objectif de cette étude est de mettre en évidence le risque de lésions nerveuses au cours de cette chirurgie.
Material and methods : Nous rapportons le cas d'un patient de 25 ans, sportif, ayant subi une chirurgie de butée antérieure selon Latarjet pour une instabilité antérieure de l'épaule, réalisée il y a 4 mois.
Results : Lors de l'examen clinique, le patient présentait une perte du galbe antérieur du bras, une diminution de la force de flexion du coude, ainsi que des paresthésies gênantes dans le territoire du nerf musculo-cutané. La radiographie de l'épaule a montré une butée consolidée en position inférieure. L'échographie a révélé un épaississement hypoéchogène au niveau de la pénétration du nerf musculo-cutané dans le muscle coraco-brachial. Lors de la reprise chirurgicale, une compression et torsion importante du nerf musculo-cutané ont été observées, avec la présence d'un névrome important près de la butée. La stimulation électrique n'a pas montré de réponse motrice. Une résection de la zone cicatricielle et du névrome a été réalisée, suivie d'une suture nerveuse secondaire sans tension. Le patient a montré une récupération progressive de la force de flexion du coude, et les paresthésies ont disparu. À 18 mois après la suture nerveuse, la force du biceps était cotée M4.
Discussion : Les complications nerveuses suite à l'intervention de Latarjet sont bien documentées dans la littérature. Le transfert non anatomique du processus coracoïde perturbe l'anatomie des nerfs environnants, notamment le nerf axillaire et le nerf musculo-cutané. Après l'intervention, le nerf musculo-cutané se déplace inférieurement et médialement par rapport au bord antérieur de la glène, augmentant ainsi sa vulnérabilité lors de l'exposition, de la préparation de la glène et de la fixation du greffon.
Conclusion : Le nerf musculo-cutané est particulièrement exposé à des lésions lors du transfert du processus coracoïde sur la glène. Une connaissance approfondie de l'anatomie normale, une attention particulière aux variantes anatomiques et un soin minutieux des détails techniques sont essentiels pour minimiser le risque de complications nerveuses.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-961
L’effet de l'inclinaison de la tige humérale et de la conception de l'implant (onlay ou inlay) sur la mobilité dans l'arthroplastie inversée de l'épaule : étude sur un modèle informatique
Jillian Karpyshyn1, Harry Constantin1, Quentin Rialet1, Luis Suarez Jimenez* 1, Pascal Boileau1
1Unité Epaule, ICR, Nice, France
Introduction : Plusieurs modifications de l'arthroplastie inversée de l'épaule (PTEI) de Grammont ont été développées afin d'optimiser la mobilité (ROM). Cependant, l'impact de l'inclinaison de la tige humérale et de la conception de l'implant (onlay ou inlay) sur la cinématique de l'épaule reste incertain, et la configuration optimale pour maximiser le ROM reste à déterminer.
Objectif : Évaluer l'effet de l'inclinaison de la tige humérale et de la conception de l'implant (onlay ou inlay) avec différentes configurations glénoïdiennes dans la PTEI à l'aide d'un logiciel de planification préopératoire validé.
Material and methods : Cette étude a porté sur 50 épaules (35 femmes, 15 hommes ; âge moyen : 71,7 ans) ayant bénéficié d’une PTEI primaire par un seul chirurgien. À l’aide d’un logiciel de planification, quatre configurations glénoïdiennes ont été simulées : (1) sans correction de l’angle RSA et sans latéralisation (C-M+), (2) médialisation avec correction de l’angle RSA (C+M+), (3) correction de l’angle RSA sans latéralisation (C+L) et (4) correction de l’angle RSA avec latéralisation (C+L+). Chaque configuration a été évaluée avec trois types de composants huméraux : un inlay à 135°, un inlay à 145° et un onlay à 145°. Les paramètres simulés comprenaient la flexion, l’extension, l’abduction, l’adduction, la rotation interne (RI) et la rotation externe (RE).
Results : La tige inlay à 135° avec la configuration glénoïdienne C+L+ (glénosphère latéralisée avec correction de l’angle RSA) offrait la mobilité globale la plus favorable, notamment en adduction, en extension et en RE. Les tiges à 135° ont systématiquement surpassé les tiges à 145° en adduction, en extension et en RE, toutes configurations glénoïdiennes confondues. Cependant, la flexion et la RI étaient supérieures avec la tige à 135° uniquement lors de l’utilisation de configurations glénoïdiennes médialisées (C+M+, C-M+). L’adduction n’était pas affectée par les variations d’angle d’inclinaison, et aucun bénéfice significatif en termes de distalisation du bras n’a été observé avec la tige à 145° par rapport aux tiges inlay à 135°. Quant aux conceptions avec onlay et inlay, la tige d’onlay à 145° a montré une abduction significativement améliorée par rapport à l’inlay à 145°, mais il n’y avait aucune différence pour les autres paramètres. L’évaluation du positionnement du bras a montré une meilleure distalisation avec la tige d’onlay à 145
Conclusion : Une tige inlay à 135° associée à une configuration glénoïdienne latéralisée optimise la mobilité, notamment en adduction, en extension et en rotation externe. La tige onlay à 145° a amélioré l’abduction et la distalisation du bras, ce qui pourrait être bénéfique dans les cas nécessitant une stabilité prothétique accrue. Ces résultats soulignent l’importance d’un choix d’implant personnalisé, basé sur des considérations anatomiques et fonctionnelles individuelles, pour optimiser les résultats de l’implant.
Conflits d’intérêts :
J. Karpyshyn: Pas de conflit déclaré ,
H. Constantin: Pas de conflit déclaré ,
Q. Rialet: Pas de conflit déclaré ,
L. Suarez Jimenez: Pas de conflit déclaré ,
P. Boileau Consultancy, Expert: Tornier-Wright-Stryker, Patent or product inventor: Tornier-Wright-Stryker
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Shoulder / Elbow
ABSTRACT N° SOFCOT25-985
Conflit glénoïdien postéro-supérieur chez les sportifs lanceurs : La reprise du sport est-elle possible après une prise en charge arthroscopique ?
Caroline Cointat* 1, Harry Constantin2, Hugo Barret3, Pascal Boileau2
1Orthopédie-traumatologie, Pôle Santé Saint Jean, Cagnes-sur-Mer, 2Unité Epaule, ICR, Nice, 3Orthopédie-traumatologie, Hôpital Pierre Paul Riquet - CHU de Toulouse, Toulouse, France
Introduction : Le conflit glénoïdien postéro-supérieur de l’épaule est une affection clinique qui touche les sportifs de lancers en raison de douleurs en fin de phase d’armée du lancer. En cas d’échec d’une prise en charge conservatrice, il n’existe que peu ou pas de consensus sur l’intervention appropriée.
Objectif : Évaluer les résultats postopératoires du traitement arthroscopique d’un conflit glénoïdien postéro-supérieur chez les sportifs lanceurs, plus particulièrement sur le retour au sport (RS) et le retour à la compétition/performance (RP).
Material and methods : Etude rétrospective monocentrique portant sur des sportifs pratiquant le lancer et opérés d’un conflit entre 2006 et 2018. Le traitement chirurgical a été réalisé « à la carte », en fonction des lésions intra-articulaires découvertes lors de l’arthroscopie : un débridement des lésions du labrum et de la coiffe a été réalisé isolé ou en association avec une plastie glénoïdienne (en cas d’exostose postérieure), une retension capsulaire (en cas de laxité antérieure excessive) ou une ténodèse du biceps (en cas de rupture ou de désinsertion proximale). Le critère d’évaluation principal était la reprise de la pratique sportive. Les critères d’évaluation secondaires étaient la douleur, la mobilité, le résultat subjectif, les complications et la progression radiologique de l’arthrose.
Results : Vingt-sept sportifs pratiquant des lancers au-dessus de la tête et présentant un conflit glénoïdien postéro-supérieur (âge moyen : 30 ans) ont été opérés et évalués avec un suivi moyen de 8 ans (2 à 16 ans). Les sports les plus pratiqués étaient le tennis (44 %), le volley-ball (33 %) et le handball (22 %). Globalement, 93 % (25/27) des patients ont obtenu un RS en 7,6 mois (2 à 18 mois) en moyenne. Le RP a été obtenu chez 81 % (22/27) des patients, avec un délai postopératoire compris entre 12 et 18 mois. Les joueurs de volley-ball ont présenté le délai le plus long pour obtenir un RS (19 mois). La douleur a diminué de 7,6 en préopératoire à 0,7 après la chirurgie (p < 0,001) et le score SSV sport s'est significativement amélioré, passant de 20 % à 87 % (p < 0,001). Les résultats cliniques et le RS étaient similaires entre les groupes débridement et plastie glénoïdienne. Cependant, l'ajout d'une retension capsulaire a doublé le délai moyen pour obtenir un RS (5 vs 10 mois, p = 0,009). La ténodèse du biceps, réalisée chez 33 % (9 patients), n'a eu aucun impact sur le RS ni le RP.
Conclusion : La prise en charge arthroscopique des conflits glénoïdiens postéro-supérieurs permet des taux élevés de retour au sport, mais au prix d'une longue période de rééducation postopératoire de 12 à 18 mois avant le retour à la compétition. Le débridement du labrum et de la coiffe, avec ou sans plastie glénoïdienne, semble être le traitement de choix ; cependant, une retension capsulaire supplémentaire doit être proposée avec prudence, car il double le temps de récupération.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-1082
Complications de la prothèse totale de reprise du genou : à propos de 29 cas
Mohamed Abid* 1, Mohamed Sadok CHTAI1, Alaeddine Jellali1, Mourad MTAOUMI1, Mahmoud Ben Maitigue1, Karim Bouattour1, Mohamed Ali Khalifa1
1orthopédie, CHU Sahloul , Sousse, Tunisia
Your abstract : Le nombre de prothèses totales du genou (PTG) ainsi que les reprises posées chaque année est en augmentation croissante.
Le but de ce travail est de mettre l’accent sur la gravité des complications survenant sur les prothèses de reprises et d’étudier les moyens de leur prise en charge.
Material and methods : Une étude rétrospective descriptive, monocentrique, a été réalisée incluant tous patients ayant subi une révision de PTG de janvier 2000 et décembre 2014 avec un suivi minimum de 2 ans.
Ont été noté tous les incidents peropératoires, les complications postopératoires précoces et tardives par une évaluation clinique et radiologique à l’aide de radiographie standard ou de tomodensitométrie. nous avons aussi noté le délai entre la révision initiale de la TKA et l’apparition des complications.
Results : 29 révisions de prothèses totales de genou (TKA) ont été réalisées, dont 22 semi-contraintes et 7 à charnière contrainte. Les indications de révision étaient aseptiques dans 17 cas et septiques dans 12 cas. Sept révisions itératives ont été effectuées. Le suivi moyen était de 38 mois.
Les complications précoces trouvées incluent une paralysie du nerf cutané fémoral après prélèvement de greffon osseux, une thrombose veineuse profonde, un cas de nécrose cutanée, trois complications septiques précoces, dont deux infections superficielles et un érysipèle compliquée d'une infection profonde et une avulsion partielle du tendon patellaire distal peropératoire.
Concernant les complications tardives, 3 cas de raideur articulaire et 2 luxations de prothèse nécessitant une révision avec implant à charnière contrainte ont été observés. Un cas de descellement aseptiqu, 5 cas d’infection profonde ont dont 3 ont nécessité une arthrodèse du genou. La principale cause de révisions itératives était l’infection, suivie des luxation (2 cas) puis le descellement (1 cas).
Discussion : La révision de la prothèse totale de genou est une intervention complexe, dont les résultats sont généralement moins favorables que ceux de la chirurgie primaire. L'infection profonde s'est révélée être la complication la plus fréquente dans notre série, avec un taux plus élevé que celui rapporté dans la littérature. Le suivi limité, d'une moyenne de 38 mois, ne permet de détecter que les complications précoces et à moyen terme. De plus, la taille relativement petite de l'échantillon et la nature rétrospective de l'étude représentent des limites importantes. Toutefois, cette étude a permis de mettre en évidence des cas rares dans la littérature, tels que la lésion du nerf cutané fémoral et la luxation intra-prothétique postopératoire de prothèses semi-contraintes.
Conclusion : La reprise de la prothèse totale de genou (PTG) représente un véritable défi chirurgical en raison des complications potentielles qui y sont associées. Le taux d'infection plus élevé met en évidence l'importance cruciale du respect strict des règles d'asepsie et de la prudence particulière lors de cette intervention.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-1086
Quelle est l’incidence de la laxité pré-opératoire sur la satisfaction patient après PTG ?
Franck Lacaze* 1, Joel Rouviere2, Alais Kalonji2
1ORTHOSUD, St Jean de Vedas, 2MPS, Stryker, Pusignan, France
Introduction : L’obtention d’un genou stable participe de la satisfaction patient dans les suites d’une arthroplastie totale de genou. Afin d’équilibrer la balance ligamentaire, le chirurgien dispose de différents outils : Ajustement du positionnement des implants, libération des parties molles, contrainte prothétique. Ces arbitrages dépendent pour une part de la laxité pré-opératoire.
Cette laxité initiale conditionne-t-elle la qualité du résultat précoce? Nous faisons l’hypothèse qu’une plus grande laxité pré-opératoire corrigée de façon satisfaisante améliore les PROMs à 3 mois post opératoire.
Quels caractères épidémiologiques ou radiographiques influencent la laxité pré-opératoire?
Material and methods : La série comportait 110 arthroplasties successives réalisées par le même opérateur, à l’aide d’une assistance robotisée de type Mako. Il s’agissait d’un implant avec conservation du LCP de type Triathlon CR non cimentée, sans garrot. L’alignement utilisé était un alignement personnalisé de type cinématique inversé (iKA). Pas de libération des parties molles.
Valeurs radiographiques pré-opératoires : HKA, Kellgreen Lawson, JLCA.
Evaluation de la laxité en subextension en pré-opératoire et post opératoire à l’aide de l’assistance robotisée (espaces médial et latéral en stress en subextension).
La satisfaction des patients était évaluée par les PROMs à 3 mois post-opératoire.
Results : Laxité préopératoire :
Du compartiment médial (valgus forcé) 3,2 ± 1,4 (0,5, 7,0) mm
Du compartiment latéral (varus forcé) 3,2 ± 1,8 (0,5, 8,0) mm
Laxité postopératoire :
Du compartiment médial (valgus forcé) 2,1 ± 0,7 (0,5, 5,0) mm
Du compartiment latéral (varus forcé) 2,9 ± 1,1 (0,5, 6,5) mm
PROMs à 3 mois
WOMAC 34,0 ± 14,9 (4, 73)
SF12 41,8 ± 13,0 (17, 68)
FJS 38,6 ± 24,0 (0, 94)
Corrélations significatives
Laxité du comp médiale préopératoire avec le FJS (r=0,53 p=0,04), le WOMAC (r=-0,54, p=0,03) pour 177≤HKA≤183
La différence de laxité entre les compartiments médial et latéral post opératoire avec le WOMAC (r=0,63, p=0,01)
Laxité du compartiment médial post opératoire avec le WOMAC (r=0,54, p=0,04) pour 177≤HKA≤183
Correction post opératoire de la différence de laxité entre les compartiments médial et latéral avec le WOMAC (r=-0,28, p=0,04) et le SF12 (r=0,29, p=0,03)
Incidence significative de l’IMC sur la laxité du compartiment médial (p=0,01) et de la différence de laxité entre les compartiments médial et latéral (p=0,01) pré-opératoires
Pas d’incidence significative dans la série de l’âge et du genre sur la laxité initiale
Discussion : Dans cette série, l’ajustement du positionnement des implants a permis d’équilibrer la balance ligamentaire tout en préservant les parties molles et sans avoir à recourir à une contrainte prothétique complémentaire.
Conclusion : La laxité initiale est bien un facteur pronostique de la satisfaction précoce du patient à condition d’obtenir la correction de celle-ci.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-143
Impaction bone grafting using fresh-frozen femoral head addressing severe bone defect in complex primary and revision TKA
Yoann Durand* 1, Thibaut Royon1, Maja Kaegi1, Alexander Antoniadis1, Julien Wegrzyn1
1CHUV, Lausanne, Switzerland
Your abstract : Severe tibial and/or femoral bone defects pose a significant challenge in both complex primary and revision total knee arthroplasty. Various techniques of reconstruction have been reported to address these defects, including adjustable augments, porous metal cones or sleeves, and the cement-and-screw technique.
Material and methods : This technical note described the technique of impaction bone grafting to address tibial or femoral defects. We first used a hand-carved fresh-frozen femoral head as structural allograft, followed by a second femoral head that was morselized and impacted into the remaining cavitary defect. The shaft was then prepared for the placement of cemented and stemmed implants. Finally, either semi-constrained total knee arthroplasties or a modular rotating hinge prosthesis was implanted. Although IBG is poorly documented in the literature and has been predominantly utilized in revision TKA, we presented its application in three cases : one complex primary TKA and two revision TKA (one involving tibial reconstruction and the other femoral reconstruction).
Results : Immediate postoperative radiographs demonstrated successful reconstruction. At 6 weeks, all patients achieved >90° knee flexion and full weight-bearing without crutches. They reported significant pain relief and high satisfaction. 5-year follow-up radiographs confirmed osseointegration of the allografts without implant instability, migration or loosening.
Discussion : The use of fresh-frozen femoral heads offers advantages in both mechanical strength and biological compatibility : retaining viable bone matrix, it promotes osteointegration and reduces the risk of graft resorption. It has been described in revision TKA by several authors but has not yet been widely reported in primary arthroplasty. In recent years, modular constrained TKA systems have also proven effective in managing substantial bone loss in complex primary and revision surgeries. Alternatively, porous tritanium metaphyseal cones can provide effective structural support for tibial implants in cases of severe tibial bone loss. Custom-made porous metaphyseal cones have also shown promising biomechanical results due to their homogeneous stress distribution and lower bone stress transmission. Another reconstructive option is the cement-filling or cement-and-screw technique, which can be used to compensate for intermediate circumferential bone loss in the medial and lateral tibial plateau. This approach is relatively simple and cost-effective, making it more commonly used in low-income countries, but has higher risk of mechanical failure.
Conclusion : In conclusion, impaction bone grafting with fresh-frozen femoral head allograft appeared to be an effective method for managing severe tibial and femoral bone defects, not only in revision TKA but also in complex primary TKA. This technique provides a viable alternative to other reconstructive options, demonstrating satisfactory functional outcomes with no implant loosening at the five-year follow-up.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts :
Y. Durand: Pas de conflit déclaré ,
T. Royon: Pas de conflit déclaré ,
M. Kaegi: Pas de conflit déclaré ,
A. Antoniadis: Pas de conflit déclaré ,
J. Wegrzyn Consultancy, Expert: Enovis, Stryker, Patent or product inventor: Dedienne Santé
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Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-150
L'arthroplastie de resurfaçage de la hanche réduit les taux de luxation et d'infection sans différence des résultats cliniques par rapport aux tiges courtes et standard : une méta-analyse en réseau.
Lola Riché* 1, Noémie Baccon1, Julien Girard1, Philippe-Alexandre Faure1, Henri Migaud1, Pierre-Alban Bouché2
1Service d'orthopédie II, CHU Lille, Lille, 2Orthopédie, Hôpital Lariboisière, Paris, France
Introduction : La prothèse totale de la hanche (PTH) et le resurfaçage de la hanche (RH) sont des traitements établis pour la coxarthrose. Récemment, les tiges courtes dans les PTH ont été introduites. L'objectif de cette étude, à l’aide d’une méta-analyse en réseau (MAN), était de comparer les PTH standards, le resurfaçage et les tiges courtes en terme de : 1) taux de complications (global, infections et taux de luxation), 2) résultats cliniques (WOMAC, Harris Hip Score (HHS), Oxford Hip Score (OHS), Forgotten Joint Score (FJS), Postel Merle Aubigné Score (PMA) et SF-36) à court et moyen terme, 3) variables liées à la procédure (temps opératoire, douleur au premier jour et durée de séjour).
Material and methods : Après une revue de littérature dans Medline, Central et Embase, les études qui comparaient au moins deux des trois techniques et qui collectaient au moins un de nos critères de jugement ont été identifiées. Un total de 72 études, 793 593 patients (âge moyen 54,7 ans (47-63.8)), ont été incluses. La comparaison la plus fréquente était PTH standard/RH (94,4 % des études). L’analyse des données a été effectuée à l’aide d’une MAN bayésienne.
Results : Aucune différence n’a été observée, concernant le taux de complications globales entre les trois techniques. Les PTH standards présentaient un taux plus important d’infection (2.14 [95% CI 1.33 to 5.44]) et de luxation (13.45 [95% CI 3.37 to 98.21]) comparé au RH. Concernant les résultats fonctionnels à court et moyen terme, aucune différence n’a été observée entre les différentes techniques. Le temps opératoire était plus court pour le RH comparé aux PTH à tige courte (-34,05 minutes [IC 95 % -53,25 à -13,28]) et à la PTH à tige standard (-16,25 minutes [IC 95 % -24,84 à -7,53]). Aucune différence n’a été observée entre RH et PTH à tige standard pour la douleur à J1 (0,22 [IC 95 % -1,90 à 2,13]) et pour la durée de séjour (0,48 jours [IC 95 % -0,27 à 1,34]).
Conclusion : Le RH a montré un taux d'infection et de luxation plus bas comparé à la PTH standard. Le RSA offre également un temps opératoire plus court. Cependant, aucune différence n’a été observée à court terme pour les résultats fonctionnels entre les trois techniques. Ces résultats renforcent l'idée que le choix de la technique chirurgicale doit être ajusté en fonction des caractéristiques individuelles du patient, mettant ainsi en évidence l'évolution favorable vers une arthroplastie de la hanche personnalisée.
Conflits d’intérêts :
L. Riché: Pas de conflit déclaré ,
N. Baccon: Pas de conflit déclaré ,
J. Girard Consultancy, Expert: Corin, Smith and Nephew, Medacta,
P.-A. Faure: Pas de conflit déclaré ,
H. Migaud Research support/Scientific studies: Chief editor of Orthopasdics & Traumatology: Surgery & Research, Consultancy, Expert: Corin and Zimmer-Biomet,
P.-A. Bouché Research support/Scientific studies: Associate editor of Orthopaedics & Traumatology: Surgery & Research
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Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-174
Injection de BMAC dans la gonarthrose dégénérative : analyse de l’évolution clinique et symptomatique à 12 mois
Siham Dkhissi* 1, Nizar NOUIDI2, Oumaima JADAOUI2, Brahim DEMNATI3, Yasser BERRADA4, Hamza KHATTAB5, Mariam HAKKOUR5, Youness ABDELFETTAH6, Anass BELBACHIR5, Mohamed Amine BENHIMA2
1Université Cadi Ayyad, Faculté de Médecine et de Pharmacie Marrakech, 2Service de Traumatologie-Orthopédie B, CHU MOHAMED VI-MARRAKECH, Marrakech, 3Université Hassan II, Faculté de Médecine et de Pharmacie Casablanca, Casablanca, 4CHU MOHAMED VI, Faculté de Médecine et de Pharmacie Marrakech, 5Centre de Médecine Régénérative, 6Service de Médecine physique et réadaptation fonctionnelle, CHU MOHAMED VI-MARRAKECH, Marrakech, Morocco
Introduction : La gonarthrose, pathologie articulaire dégénérative, entraîne une altération progressive du cartilage et un handicap fonctionnel. Les traitements conventionnels soulagent les symptômes sans régénérer le cartilage. La médecine régénérative, grâce aux cellules souches mésenchymateuses autologues (BMAC ), offre une alternative prometteuse.
Material and methods : Il s'agit d'un essai clinique non randomisé mené auprès de 11 patients âgés de 21 à 65 ans et atteints d'une gonarthrose dégénérative, classée aux stades I à IV selon la classification de Kellgren et Lawrence. Un prélèvement autologue de moelle osseuse et de tissu adipeux au niveau des flancs a été réalisé, suivi d’un traitement des échantillons en laboratoire. Une injection intra-articulaire de 3 à 4 ml de BMAC a ensuite été administrée dans le genou atteint. L’évaluation clinique a reposé sur un examen physique et des scores fonctionnels (WOMAC, KOOS, EVA, SF-36), permettant d’analyser la mobilité articulaire, la douleur, la raideur et l’impact psychologique de la maladie. Le suivi des patients s’est déroulé sur quatre visites post-injection, aux mois 1, 3, 6 et 12.
Results : Une amélioration clinique a été observée chez la majorité des patients, avec une diminution significative de la douleur, une réduction de la raideur articulaire et une amélioration de la fonction articulaire. L’impact psychologique de la gonarthrose a également été atténué.
Discussion : L’effet maximal du traitement a été noté à 6 mois post-injection. Cependant, une détérioration des résultats a été constatée chez certains patients à 12 mois, probablement en lien avec des activités physiques intenses identifiées lors des interrogatoires.
Conclusion : L’injection intra-articulaire de BMAC constitue une option thérapeutique innovante pour le traitement de la gonarthrose, offrant une amélioration clinique et fonctionnelle notable. Cependant, la diminution progressive des bénéfices chez certains patients met en évidence l’importance d’un suivi prolongé et d’une sensibilisation accrue à la gestion de l’effort physique après le traitement.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-175
Impact de la sévérité de gonarthrose (KL Grade) sur la réponse au traitement par concentré de Moelle Osseuse (BMAC)
Siham Dkhissi* 1, Nizar NOUIDI2, Oumaima JADAOUI2, Brahim DEMNATI3, Yasser BERRADA4, Hamza KHATTAB5, Mariam HAKKOUR5, Youness ABDELFETTAH6, Anass BELBACHIR5, Mohamed Amine BENHIMA2
1Université Cadi Ayyad, Faculté de Médecine et de Pharmacie Marrakech, 2Service de Traumatologie-Orthopédie B, CHU MOHAMED VI-MARRAKECH, Marrakech, 3Université Hassan II, Faculté de Médecine et de Pharmacie Casablanca, Casablanca, 4CHU MOHAMED VI, Faculté de Médecine et de Pharmacie Marrakech, 5Centre de Médecine Régénérative, 6Service de Médecine physique et réadaptation fonctionnelle, CHU MOHAMED VI-MARRAKECH, Marrakech, Morocco
Introduction : Le concentré d’aspirât de moelle osseuse (BMAC) est une thérapie régénérative innovante pour la gonarthrose, visant à réduire la douleur et à améliorer la fonction articulaire. Son efficacité peut varier en fonction de plusieurs facteurs, notamment le grade KL, l’IMC et l’âge des patients. Cette étude analyse l’influence de ces paramètres sur la réponse clinique au traitement par BMAC.
Material and methods : Un total de 34 patients présentant une gonarthrose dégénérative symptomatique a reçu une injection intra-articulaire de BMAC et a été suivi pendant 6 mois. Les patients ont été stratifiés selon leur grade KL afin d’analyser l’impact de ce facteur sur l’efficacité du traitement. L’évaluation clinique a été réalisée à l’aide de scores fonctionnels (WOMAC, KOOS, EVA, SF-36) permettant d’analyser la douleur, la raideur articulaire et la qualité de vie.
Results : Une amélioration significative de la douleur et de la fonction articulaire a été observée dans les groupes avec un grade KL 2 et 3. Le score VAS, indicateur de l'intensité de la douleur, montre une diminution progressive dans tous les groupes, suggérant une réduction significative de la douleur, en particulier chez les patients atteints de KL grade 2 et KL grade 3. De même, le score WOMAC, qui évalue la douleur, la raideur et la fonction physique, montre une nette amélioration au fil du temps, bien que l'effet soit moins prononcé chez les patients dont l'arthrose est plus avancée (KL 4).
Discussion : L'amélioration plus prononcée des scores chez les patients souffrant d'arthrose modérée peut s'expliquer par un environnement articulaire encore partiellement préservé, offrant un terrain plus favorable aux effets trophiques et anti-inflammatoires.
Conclusion : Le traitement par BMAC est une option thérapeutique efficace pour la gonarthrose, offrant une amélioration notable des symptômes. Cependant, son efficacité semble être optimisée chez les patients aux stades précoces de la maladie et ayant un âge plus jeune,suggérant l’intérêt d’une intervention précoce pour maximiser les bénéfices cliniques.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-209
Migration of Modular Fluted Tapered Stems after Femoral Revision: Associated Risk Factors
Jaad Mahlouly* 1, Alexandre Terrier2, Olivier Borens3, Arnaud Meylan1, Gilles Dietrich1, Julien Wegrzyn1, Sylvain Steinmetz1
1Service d'Orthopédie et Traumatologie, CHUV, 2Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), 3Bone and Motion, Lausanne, Switzerland
Introduction : Modular fluted tapered stems are widely used in femoral revision surgery for their ability to provide axial and rotational stability in bone loss scenarios. However, stem migration remains a key factor in assessing implant stability and long-term outcomes. This study analyzes migration patterns over time and identifies associated factors.
Material and methods : A retrospective study was conducted on 357 femoral revision procedures in 342 patients who received modular fluted tapered stems (LimaCorporate Revision stem - Enovis). Stem migration during follow-up (28.52 ± 23.84 months) was assessed using the Einzel-Bild-Röntgen-Analyse (EBRA) method. After excluding 31 greater trochanter fractures and 146 with insufficient follow-up (<4 x-rays), 180 patients were analyzed. The sex ratio was 1.37:1 (male:female), with an age range of 29-99 years and a mean weight of 80.53 ± 17.60 kg. Bone defects were classified according to the Paprosky classification. Additionally, stem length and the presence of a proximal femoral extended osteotomy were analyzed to assess their potential impact on stem migration. Critical migration was defined as ≥5mm, and patients were categorized into two groups accordingly. Odds ratios for critical migration were estimated using logistic regression, with age, weight, Paprosky classification and follow-up duration included as standardized variables, while sex, osteotomy, and short-stem use were included as categorical variables.
Results : High migration (≥5mm) was most strongly associated with severe bone defects (Paprosky IIIA-IIIB) (OR=5.68,95%CI=[2.44-17.36],p=0.0004). Shorter modular fluted tapered stems were linked to an increased risk of higher migration (OR=4.27,95%CI=[0.99-24.82],p=0,0706). Extended proximal femoral osteotomy showed a trend toward increased migration (OR=3.03,95%CI=[0.85,12.26],p=0.097), as male sex (OR=3.86,95%CI=[0.84,24.16],p=0.107) and weight (OR=1.15,95%CI=[0.55,2.32],p=0.706).
Conclusion : In this retrospective study, severe proximal femoral bone defects and shorter fluted tapered stems were identified as the strongest risk factors for stem migration after femoral revision surgery. These findings underscore the importance of selecting an appropriate stem length in high-risk patients.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Ligamentous knee
ABSTRACT N° SOFCOT25-210
Comparaison de trois techniques de reconstruction du point d’angle postéro-médial, une étude cadavérique
Alexandre Santoli* 1, Charles Pioger2, Vincent Tambosco2, Pierre-Alban Bouché3, Nicolas Pujol1
1Orthopédie, Centre hospitalier de Versailles, Le Chesnay, 2Orthopédie, Hôpital Ambroise Paré, Boulogne Billancourt, 3Orthopédie, Hôpital Lariboisière, Paris, France
Introduction : Les lésions du point d’angle postéro-médial sont des lésions fréquentes et nécessitent parfois une reconstruction. L'objectif principal de l'étude était de comparer trois techniques de reconstruction du plan postéro-médial (Lind, Laprade et Versailles) sur le contrôle de la laxité en valgus, mais également sur la rotation interne et externe
Material and methods : 15 genoux cadavériques ont été testés afin de comparer les trois différentes techniques chirurgicales. La mesure radiographique de la laxité en valgus en extension complète ainsi que la mesure de la laxité en rotation externe à 30° (dial test) et en rotation interne en extension ont été réalisé à trois reprises : le genou intact, après section du point d'angle postéro-médial et après reconstruction selon les différentes techniques
Results : La laxité moyenne en valgus ne différait pas significativement entre les différentes techniques que ce soit genou intact (p=0,56), plan postéro-médial sectionné (p=0,70) ou plan postéro-médial reconstruit (p=0,12). La laxité en valgus après reconstruction était restaurée dans les 3 groupes sans différence significative par rapport à la laxité sur genou intact (p=0,25) respectivement pour la technique de Lind, Laprade et Versailles (-1,76, -1,35, -1,16). Il n’y avait pas de différence significative sur la laxité moyenne en rotation externe à 30° et en rotation interne en extension dans les 3 groupes respectivement genou intact (p= 0,14) (p=0,47), plan postéro médial sectionné (p=0,83) (p=0,36) et après reconstruction (p=0,071) (p=0,17). La laxité en rotation externe à 30 degrés et en rotation interne en extension après reconstruction était restaurée sans différence significative par rapport aux laxités sur genou intact respectivement (p=0,11) (p=0,15)
Conclusion : La technique versaillaise de reconstruction du plan postéro-médial a donné des résultats similaires aux techniques de Laprade et de Lind sur le contrôle de la laxité en valgus en extension, de la rotation externe à 30 degrés et de la rotation interne en extension. Il s’agit d’une technique intéressante car ne nécessitant pas de tunnel fémoral ce qui peut être un atout majeur dans les reconstructions multi-ligamentaires
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-214
Prothèses totales de hanche cimentées chez les drépanocytaires : nos résultats avec un recul minimum de 2 ans, a-t-on fait le bon choix ?
Herijaona Manasse* 1, Thomas Daoulas2, Manitr’Oliva Iarimanalina Ranaivoson1
1Faculté de Médecine Antananarivo, Antananarivo, Madagascar, 2Institut Main Nantes Atlantique, CHU Brest, Saint-Herblain, France
Introduction : La drépanocytose est la maladie héréditaire la plus répandue à travers le monde. D’après l’OMS, elle touche environ 3,2% de la population mondiale , très répandue dans la race noire . Les atteintes ostéoarticulaires sont les plus fréquentes avec 80 % des sujets atteints qui en souffrent. C'est une grande pourvoyeuse d’ostéonécrose aseptique par accès vaso-occlusif qui constitue à ce stade une véritable affection invalidante avec un pronostic très sombre.
Material and methods : Étude descriptives monocentrique des patients opéré d’une PTH pour coxopathie chez les drépanocytaire entre 2011 et 2022. Les données étaient recueillies à partir des dossiers et des radiographies dans le service de l'hôpital, le suivi était fait par appel téléphonique pour ceux qui ne pouvait pas se déplacer avec un recul minimal de 2 ans.
Results : Seize patients ont été opéré pendant la période d’étude, avec un âge moyen de 38,3 ans. L’indication principale était l’ONTF stade 4 dans 44,75% des cas. La durée d’hospitalisation était moins de 10 jours dans la moitié des cas. 31,25% des patients présentaient des complications en post-opératoires. Il y avait une amélioration significative du score PMA, avant et après l’intervention chirurgicale était observé (p <0,005)
Discussion : La prothèse totale de hanche représente la principale option thérapeutique pour l’ostéonécrose aseptique de la tête fémorale chez les patients drépanocytaires. Cependant, sa réalisation reste un défi en raison du risque élevé de complications et reste controverse concernant le choix du mode de fixation. Malgré ces difficultés, l’option d’une PTH cimentée semble envisageable sous certaines conditions.
Une prise en charge péri-opératoire rigoureuse est essentielle pour optimiser les résultats et réduire les complications. Ces patients présentent souvent des altérations vasculaires et une fragilité osseuse qui rendent la fixation prothétique plus complexe. La décision entre une fixation cimentée ou non cimentée dépend de la qualité osseuse et du risque de descellement précoce.
Les résultats fonctionnels restent un objectif clé, en particulier la réduction de la douleur et l’amélioration de la mobilité. Ces patients, souvent lourdement handicapés avant l’intervention, bénéficient d’une réhabilitation postopératoire adaptée pour maximiser leur récupération.
L’amélioration des techniques chirurgicales et des protocoles anesthésiques contribue aussi à réduire le taux de complications.
Conclusion : La PTH demeure la solution pour les coxopathies secondaires à l’hémoglobinopathie drépanocytaire, au prix d’un taux de complication relativement élevés notamment de descellement mais une amélioration nette du résultat fonctionnel.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-220
Arthroplastie primaire du genou en cas de déformation sévère, à l’aide d’une extension tibiale dans 107 cas - usage de l’alignement fonctionnel
Stefan Cristea* 1, Florin Groseanu1, Stefan Cuculici1, Yanis Hamaz1, Mihai-Nicolae Cristea2
1Département de chirurgie orthopédique , Hôpital d’urgence” St Pantelimon”, Bucarest Roumanie – Département de chirurgie orthopédique –UMF Carol Davilla, Bucarest , Romania, 2Département de chirurgie orthopédique , Hôpital Saint Pierre Bruxelles Belgique, Bruxelles, Belgium
Introduction : Le nombre d’arthroplasties primaires du genou avec une déformation sévère augmente. Dans ces cas, une tige tibiale ajoutée à l’implant peut dissiper les niveaux de stress de l’os de l’implant, réduisant ainsi le risque d’échec. En utilisant l’alignement fonctionnel, atteignez la stabilité avec une obliquité de ligne de joint plus neutre.
Material and methods : Nous avons examiné 107 PTG primaires en utilisant des composants tibiaux cimentés proximal avec des extensions de tige, courtes ou longues. Nos indications pour l’extension de la tige tibiale dans la PTG primaire étaient : déformation varus-valgus (plus de 15°), structure osseuse ostéoporotique, polyarthrite rhumatoïde avec structure osseuse ostéoporotique, défaut préexistant proximal tibial important, ostéotomie de correction proximale antérieure ou déformation des callosités. Les patients ont été réévalués en moyenne 3 ans après l’intervention clinique et par imagerie.
Results : Les scores moyens de douleur et de fonction de l’IKS au moment de l’évaluation étaient de 85 et 83. Il y avait des signes d’os ostéosclérotique autour de la tige dans 45 % des cas. Aucun genou n’a présenté de luxation, de rupture d’insert ou l’usure du polyéthylène, de paralysie péronière ou d’infection.
Discussion : Objectifs: Établir la bonne indication de l’utilisation des extensions de la tige tibiale dans l’arthroplastie primaire du genou difficile.
Conclusion : Le rôle de l’extension de la tige tibiale dans PTG primaire dans les cas compliqués est d’augmenter la stabilité tibiale. La longueur et le diamètre de la tige doivent être choisis avec précision dans une planification très minutieuse pour diminuer les taux d’échec. Les résultats cliniques soutiennent l’utilisation de tiges dans les arthroplasties primaires totales des genoux difficiles.
Conflits d’intérêts :
S. Cristea Research support/Scientific studies: Hôpital d’urgence” St Pantelimon”, Bucarest Roumanie – Département de chirurgie orthopédique –UMF Carol Davilla, Consultancy, Expert: Hôpital d’urgence” St Pantelimon”, Bucarest Roumanie – Département de chirurgie orthopédique –UMF Carol Davilla, Trainings, Teaching: AAOS, EFORT, SICOT, SOROT, Invitation to national or international congresses: AAOS, EFORT, SICOT, SOROT,
F. Groseanu Research support/Scientific studies: AAOS, SOFCOT, SOROT, Consultancy, Expert: AAOS, SOFCOT, SOROT, Trainings, Teaching: AAOS, SOFCOT, SOROT, Invitation to national or international congresses: AAOS, SOFCOT, SOROT,
S. Cuculici: Pas de conflit déclaré ,
Y. Hamaz: Pas de conflit déclaré ,
M.-N. Cristea: Pas de conflit déclaré
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Ligamentous knee
ABSTRACT N° SOFCOT25-227
Immobilisation post ligamentoplastie du ligament croisé antérieur : revue systématique de la littérature
Paul Chanzy* 1, Laura Marie-Hardy1, Hugues Pascal-Mousselard1, Romain Rousseau2, Sammy Kassab Hassan1
1Orthopédie, APHP - Pitié Salpétrière, 2Orthopédie, Clinique Nollet, Paris, France
Introduction : Depuis la première reconstruction ouverte du ligament croisé antérieur (LCA) par le Dr Mayo en 1895 et l’essor de l’arthroscopie dans les années 1980, la littérature sur ce sujet s’est considérablement développée. Aujourd’hui, ce sont près de 45.000 reconstructions qui sont effectuées chaque année en France. Cependant, les pratiques postopératoires restent hétérogènes quant au type et à la durée de l’immobilisation.
Material and methods : Il s’agit d’une revue systématique de la littérature sur l'immobilisation post-opératoire après chirurgie de reconstruction du ligament croisé antérieur. L’objectif principal est d’analyser les pratiques en place et d’identifier les preuves scientifiques qui les appuient.
Results : Une recherche approfondie a été menée dans les principales bases de données disponibles à l'aide des termes « ligament croisé antérieur », « attelle » et « immobilisation ». Cette exploration a permis d'identifier plus de 600 articles, dont ceux avec la meilleure méthodologie ont été sélectionnés. Au total, 36 publications, parues entre 1984 et 2024, ont été retenues pour cette revue de littérature.
Discussion : Les suites opératoires après reconstruction du LCA ont beaucoup évolué ces 30 dernières années. Historiquement, une immobilisation en extension stricte était recommandée pour éviter la rupture précoce ou le flessum postopératoire. Devant l’absence d’évidence en faveur de cette immobilisation stricte et avec l’avènement des attelles dynamiques, les pratiques se sont assouplies. Puis, celles-ci ont progressivement été abandonnées jusqu’à tendre vers une mobilisation libre immédiate. Exceptés certains cas particuliers – notamment les skieurs et les adolescents, la littérature disponible n’a pas retrouvé de bénéfice à une immobilisation quel qu'en soit la nature. L’intérêt principal de l’attelle postopératoire semble résider dans la réduction de la douleur et le renforcement de la confiance des patients envers leur ligament reconstruit. La durée d’immobilisation ne doit cependant pas excéder 2 à 3 semaines.
Conclusion : L’immobilisation après reconstruction arthroscopique du LCA ne semble pas être associée à une amélioration du résultat fonctionnel ou une diminution du risque de complication (re-rupture, flessum…).
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Ligamentous knee
ABSTRACT N° SOFCOT25-254
Impact of graft diameter on the functional results of anterior cruciate ligament reconstructions by hamstring tendons
Yassine Zinelabidine* 1, Zied Mansi 1, Jihed Ben Salah 2, hedhili guedhami3, abderrahmen souid3, hedi rbaii3
1service chirurgie orthopedique , hopital Ibn Jazzar kairouan, 2Service d'Orthopedie et traumatologie , Hopital Ibn Jazzar, 3hopital Ibn Jazzar kairouan, kairouan, Tunisia
Your abstract : Hamstring tendons are commonly utilized autografts for anterior cruciate ligament reconstruction (ACLR).
However, recent instances of failure or revision have been observed with smaller diameter grafts.
This study aims to assess the functional outcomes of hamstring tendon technique based on graft diameter.
Material and methods : This retrospective study examined 80 patients with ACL involvement who underwent arthroscopic HT ligamentoplasty at University Hospital Ibn El Jazzar Kairouan between 2016 and 2020.
Evaluation relied on clinical examination and functional scores (Lysholm Tegner score, IKDC2000 score).
Results : The average patient age was 30.9±10 years, predominantly male (M/F=7). Graft length averaged 10.49±1.5 cm with a mean diameter of 9.1±0.7 mm.
Postoperative rehabilitation was consistent, with an average return to daily activity at 38.4±20 days. Follow-up averaged 31.3±16.7 months.
Most patients exhibited positive clinical tests, with the Lachman test hard stop in 86%, Jerk test negative for all, and absent anterior drawer in 89% of cases.
Lysholm Tegner and IKDC scores were satisfactory, particularly with a 9 mm graft diameter yielding superior postoperative functional results according to the IKDC score (p=0.02).
Discussion : Hamstring technique carries a higher failure risk, especially in younger patients, compared to other autografts. Biomechanical studies suggest a minimum graft strength requirement, with diameters ≥8 mm demonstrating better outcomes.
Literature supports larger diameters reducing failure risk, with grafts ≥7 mm associated with lower failure rates. Our study corroborates these findings, indicating a 9 mm diameter graft as optimal for postoperative results based on IKDC scores.
Conclusion : Hamstring tendon reconstruction for ACL ruptures is gaining popularity, yet poses inherent rupture risks. Existing literature underscores the significance of graft diameter, with diameters ≥8 mm significantly lowering failure rates.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-257
Optimisation de l’alignement post-opératoire des prothèses totales du genou (PTG) en utilisant un guide de coupe couplé à la Navigation NEXTAR.
Allan FERREIRA* 1, Pierre DENIS-AUBREE1, Alexandra VILLARD1, Moussa HAMADOUCHE1, Philipe ANRACT1
1Cochin, AP-HP, Paris, France
Introduction : Cette étude vise à comparer l’alignement radiographique post-opératoire (HKA) et le positionnement des implants dans le plan frontal est sagittal obtenus avec des guides de coupe sur mesure (PSI MYKNEE – MEDACTA) seuls versus leur association à la navigation NEXTAR (MEDACTA) ainsi que les résultats fonctionnels dans les 2 groupes.
Material and methods : Il s’agit d’une étude observationnelle rétrospective monocentrique menée entre mars 2021 et décembre 2023, comparant 2 techniques de pose des PTG : les guides de coupe sur mesure PSI MYKNEE seuls et leur association à la navigation NEXTAR. Les 84 patients inclus présentaient une gonarthrose. Tous les patients ont bénéficié d’une TDM préopératoire et d’une planification pour des guides PSI MYKNEE, visant un alignement mécanique optimal (HKA = 180°). Dans le groupe NEXTAR, la navigation a permis d’évaluer et d’ajuster les coupes osseuses en temps réel afin d’optimiser l’axe HKA, la pente tibiale et l’équilibrage ligamentaire. En post-opératoire, tous les patients ont suivi un protocole de récupération améliorée après chirurgie. L’HKA postopératoire à 6 semaines était le critère principal de jugement, analysé sur un pangonogramme EOS. Les critères secondaires incluaient le score fonctionnel Oxford Knee Score, la mobilité articulaire, la pente tibiale. L’analyse statistique a comparé les résultats entre les 2 groupes à l’aide de tests du chi², de Student et de Mann-Whitney/Wilcoxon selon la distribution des données.
Results : Pour les 84 patients 48 étaient dans le groupe NEXTAR et 36 PSI. L’HKA post-opératoire moyen était meilleur avec NEXTAR : 2,5° (± 1,8°) versus 3,3° (± 2,7°), mais sans différence significative (p = 0,543). L’analyse stratifiée suggère un meilleur contrôle de l’alignement, notamment chez les patients en valgus. Concernant les critères secondaires, la flexion post-opératoire semblait meilleure avec NEXTAR : 109,0°( ± 9,5°) vs. 105,4° (± 9,5°) et le flessum plus faible : 1,7° (± 1,1°) vs. 3,7° (± 4,7°). Le score fonctionnel OKS post-opératoire était en moyenne de 2/12 pour le groupe NextAR contre 5/12 pour le groupe PSI avec un recul minimum de 14 mois, suggérant une récupération plus favorable avec NEXTAR.
Discussion : Bien que les résultats n’aient pas montré de différence significative sur l’alignement postopératoire (HKA), la navigation NEXTAR semble offrir une meilleure reproductibilité du positionnement des implants. Les critères secondaires (mobilité, flexion, et score OKS) suggèrent un bénéfice pour NEXTAR. Une analyse de puissance indique qu’environ 899 patients auraient été nécessaires pour une différence significative. Une étude multicentrique à plus grande échelle est donc nécessaire pour confirmer ces résultats.
Conclusion : L’ajout de NEXTAR aux guides PSI montre un potentiel prometteur pour améliorer l’alignement et la récupération fonctionnelle. Des recherches plus larges sont nécessaires pour valider pleinement ces bénéfices et confirmer l’impact clinique à long terme.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-272
Suivi rétrospectif de l’implantation des prothèses totales de hanche et de genou
Wiem Guibane* 1
1Service Pharmacie, Centre de Traumatologie et des Grands Brûlés, Ben Arous, Tunisia
Your abstract : Les prothèses totales de hanche (PTH) et de genou (PTG) sont des solutions chirurgicales couramment utilisées pour traiter les affections articulaires dégénératives, notamment l’arthrose. Cette étude rétrospective vise à analyser les résultats cliniques et les facteurs de risque influençant les complications postopératoires chez les patients opérés en 2023.
Material and methods : L’étude a porté sur une cohorte de 125 patients ayant bénéficié d’une arthroplastie en 2023, répartis en 60 PTH et 65 PTG. Les paramètres analysés incluent le sexe, l’âge, le type de prothèse (cimentée ou non), ainsi que les complications survenues dans les six mois suivant l’intervention. L’analyse statistique a été réalisée à l’aide du logiciel SPSS Version 22, avec un seuil de significativité fixé à p < 0,05.
Results : L’âge moyen des patients opérés pour une PTH était de 68,5 ans, avec une prédominance masculine (58 %). Les principales indications étaient l’arthrose (80 %), les fractures (15 %) et la nécrose avasculaire (5 %). Pour les PTG, l’âge moyen était de 69,2 ans, avec une majorité féminine (54 %), et 90 % des cas étaient dus à l’arthrose.
La cimentation a été utilisée chez 60 % des patients PTH et 70 % des patients PTG. Les complications postopératoires ont été observées dans 9,6 % des cas, comprenant 6 infections (4 %) – plus fréquentes chez les PTG (4 cas) que chez les PTH (2 cas) – et 3 luxations de PTH (2 %), majoritairement associées aux couples métal/polyéthylène. Une corrélation significative a été établie entre l’âge avancé (>70 ans) et une incidence plus élevée des complications (r = 0,54, p < 0,05).
Discussion : L’analyse des complications montre que l’âge avancé, en particulier chez les patients avec prothèses cimentées, constitue un facteur de risque majeur d’infections postopératoires. L’utilisation de couples céramique/polyéthylène semble améliorer la stabilité et réduire le taux de luxation, en particulier chez les patients plus jeunes. Ces résultats soulignent l’importance d’adapter le choix des implants et des techniques chirurgicales en fonction du profil du patient afin d’optimiser les résultats cliniques et de minimiser les complications.
Conclusion : Cette étude met en évidence l’impact de l’âge et du type de prothèse sur les complications postopératoires des arthroplasties de hanche et de genou. Une meilleure personnalisation des stratégies chirurgicales et prothétiques pourrait contribuer à améliorer les résultats fonctionnels et réduire le risque d’échec.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Ligamentous knee
ABSTRACT N° SOFCOT25-318
Fat embolism syndrome after arthroscopic knee reconstruction with a favourable outcome:a case report
Ben Salah Jihed1, Zied Mansi* 1, hedhili guedhami1, abderrahmen souid2, Hedi Rbai1, 1
1Orthopeadic Department, CHU Kairouan, Kairouan, 2Orthopeadic Department, Hopital Regional de Gafsa, Gafsa, Tunisia
Your abstract : Fat embolism syndrome (FES) is an infrequent postoperative complication,always associated with a poor clinical prognosis. Normally,Its diagnosis rely on clinical experience, data reporting and ruling out other causes of embolism.
Material and methods : Here we present a young patient without risk factors for thromboembolism, but complicated with FES after hip arthroscopy and rapidly developed symptoms of pleural effusion and edema, providing experience for the early diagnosis and treatment of FES .
CT scan showed uneven filling of pulmonary artery and intermittent development.
Head MRI showed cerebral fat embolism.
Results : After ensuring oxygen supply, actively anti-inflammatory and brain function protection,the patient's blurred vision and dull response were significantly relieved.
Discussion : When patients have long bone surgery, multiple fractures, and neurologic symptoms, FES should be considered. Additional, FES may occur without risk factors. The early identification of FES and ensuring an oxygen supply still alleviate most of neurologic compromise and should be recommended.
Conclusion : Fat Embolism Syndrome (FES) requires close attention due to the rapid progression of the disease in patients with consciousness disorders following bone surgery. The acute inflammatory response seen in FES helps distinguish it from thromboembolism. Monitoring through chest CT and head MRI is beneficial for assessment.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-324
Navigation des arthroplasties totales du genou couplée à un dispositif de tension ligamentaire, résultats cliniques à 1 an
Omar Naji* 1, Laurent Angibaud2, Francois Boux de Casson3
1Service de chirurgie orthopédiquee, Clinique VIA DOMITIA, Lunel, France, 2Exactech, Gainsville, United States, 3Blue ortho, Meylan, France
Introduction : L'instabilité après une prothèse totale de genou (PTG) reste une cause majeure de révision. La chirurgie assistée par ordinateur (CAO) et l'analyse de l'enveloppe ligamentaire ont permis d'améliorer la stabilité en optimisant ces éléments. Cette étude visait à évaluer les résultats fonctionnels à un an après PTG utilisant un tenseur ligamentaire navigué.
Material and methods : Toutes les PTG primaires réalisées dans le même centre et par le même chirurgien utilisant une technique standardisée, furent incluses.
Par voie d'abord parapatellaire médiale et après fixation des capteurs de navigation (Exactech GPS, Blue-Ortho, France) au niveau du fémur et du tibia, la coupe tibiale était naviguée en premier, perpendiculairement à l'axe mécanique. Un distracteur intra-articulaire sans fil était ensuite utilisé pour évaluer la laxité articulaire sur l'ensemble de l'arc de flexion, guidant la planification et la navigation des coupes fémorales.
Les données analysées incluaient les caractéristiques démographiques des patients, la taille des implants, les scores fonctionnels (KOOS, OKS) en préopératoire et à un an, ainsi que le Net Promoter Score (NPS).
Results : 69 patients ont été inclus entre novembre 2022 et mars 2024, dont 55 % de femmes et 45 % d'hommes. L'âge moyen était de 69,9±10,5 ans, la taille moyenne de 1,68±0,1m et le poids moyen de 78,55±16,33 kg, soit un IMC moyen de 28,01±5,75 kg/m². La taille moyenne du composant fémoral était de 3,30±0,96, celle de l’insert tibial de 3,27±0,92 et son épaisseur de 9,86±1,36 mm. Le score KOOS est passé de 57,24±9,43 en préopératoire à 80,90±13,14 à un an, le score OKS de 23,81±5,57 à 43,92±5,55. Le NPS à un an était de 9,46±1,3
Discussion : Malgré des patients de relativement grande taille, les composants implantés, notamment les inserts tibiaux, sont de taille modérée. Cela suggère que la technologie utilisée permet une évaluation précise de la laxité articulaire, optimisant ainsi les coupes osseuses et préservant le stock osseux tout en assurant un équilibre articulaire adéquat.
L'amélioration moyenne du score KOOS à un an (23,66±15,69) dépasse largement la différence minimale cliniquement importante (MCID), évaluée à 12. Idem pour le score OKS, avec une amélioration de 20,11±7,25, bien au-delà du MCID de 5.
Jade P.Y. Ho et al. ont récemment comparé les scores KOOS entre les cas opérés par navigation et ceux assistés par robotique. Alors que les scores préopératoires de notre cohorte sont inférieurs à ceux rapportés, les postopératoire sont supérieurs à ceux du groupe robotisé (80,90±13,14 versus 79,9±14,6) à un an.
Enfin, la satisfaction particulièrement élevée des patients confirme l'acceptabilité de cette approche chirurgicale.
Conclusion : L'utilisation de la CAO couplée à un distracteur ligamentaire permet d'optimiser l'équilibre articulaire et de préserver le stock osseux tout en garantissant de bons résultats fonctionnels. L'amélioration des scores KOOS et OKS est notable et la satisfaction des patients très élevée.
Conflits d’intérêts :
O. Naji Consultancy, Expert: Exactech,
L. Angibaud Patent or product inventor: Exactech,
F. Boux de Casson: Pas de conflit déclaré
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Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-344
Mesures peropératoires de la profondeur du fraisage acétabulaire et de la coupe du col fémoral lors de la pose d’une prothèse totale de hanche : intérêt d’une formule pour éviter l’inégalité de longueur et la différence d’offset fémoral.
Benoit Goudot* 1, laurence MAINARD2, 3
154, Clinique pasteur, ESSEY LES NANCY, 254, Clinique de Gentilly, 354, Radiologie, NANCY, France
Introduction :
L'inégalité de longueur et la restauration de l’offset après pose de prothèse totale de hanche est un enjeu important avec des conséquences sur le plan fonctionnel, et pouvant nécessiter une reprise chirurgicale. Il existe plusieurs techniques pour limiter ce risque. L'objectif de ce travail est d’évaluer une formule calculant la longueur d’enfoncement de la tige fémorale qui prend en compte les paramètres anatomiques de la hanche native et les caractéristiques de la prothèse afin de limiter l'inégalité de longueur du membre inférieur et de restaurer l’offset entre le pré- et le post-opératoire.
Material and methods :
La formule est ainsi définie : enfoncement de la tige (E; mm) = rayon du cotyle prothétique (R; mm) + longueur du col prothétique centré(L; mm) – fraisage acétabulaire (F; mm) – coupe du col (C; mm): E = R+L–F–C. La profondeur du fraisage acétabulaire était mesurée à l’aide d’un mensurateur. L'enfoncement de la tige fémorale calculé en peropératoire a été comparé à l'inégalité de longueur évaluée sur radiographie avec méthode EOS pour tous les patients ainsi que l’offset fémoral. Cette approche a été évaluée prospectivement dans une série monocentrique de patients opérés pour coxarthrose .
Results :
92 patients ont été prospectivement inclus en 2023 et 2024. L'âge était de 68 ±10 ans et l’indice de masse corporelle était de 27±5 kg/m2. La profondeur du fraisage cotyloïdien était de 8,1± 1,9 mm, la longueur du col fémoral était de 38,2±4,9 mm. L’enfoncement de la tige par la formule était de 4.0±7.2 mm. L’inégalité de longueur post-opératoire mesurée par le système EOS en 2D était de 5.0±4.0 mm, vs. une inégalité de longueur préopératoire de 5.1±4.2 mm. La différence de longueur de l’offset post-opératoire était de 3.1±3.0 mm, vs. 3.6±3.0 mm en préopératoire. Aucune luxation de prothèse n’a été retrouvée dans cette série.
Discussion : La profondeur du fraisage acétabulaire (F) en per opératoire est un paramètre de la formule : on mesure la profondeur de la fossette digitale en veillant à ce que le fraisage ne dépasse pas le fond de cette fossette. Certains auteurs ont étudié la modification du centre de rotation de la hanche et de l’offset acétabulaire lors du fraisage acétabulaire . D'autres en ont fait une étude radiologique mais ne donnent pas de valeur de la profondeur du fraisage. La mesure de l’inégalité de longueur par la radiographie EOS est plus reproductible lorsqu'on utilise le mode 3D ce qui n'est pas le cas dans cette série qui utilise le mode 2D dont la précision ne parait pas meilleure que la radiographie conventionnelle.
Conclusion :
Cette formule paraît simple et non invasive. Utilisée pendant l'opération elle permet de limiter l'inégalité de longueur post-opératoire à moins d'un centimètre dans la plupart des cas. L’offset paraît diminué suggérant l'utilisation de tiges à grand offset. Son utilisation très simple pourrait permettre, en association à d'autres techniques, de limiter l'inégalité de longueur post-opératoire et de restaurer l’offset.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-367
Apport de l’évaluation numérique de l'extrémité proximale du fémur à-propos 50 tomodensitométries.
François Bonnel* 1
1service orthopédie 34000, orthopédie , Montpellier, France
Introduction : L’ évaluations angulaires de l'extrémité proximale du fémur dans le cadre de la mise en place d'une prothèse totale de hanche est basée sur la mesure d'angle essentiellement cervico-diaphysaire en deux dimensions avec des précisions limitées. Avec la tomodensitométrie et l'utilisation d'un logiciel d'analyses d'image spécifique nous proposons la mesure des angles inertiels tridimensionnels.
Material and methods : Notre étude était basée sur l’analyse de 50 tomodensitométries de sujets adultes dans le cadre de traumatisme abdominopelvien 5 cas, et 45 cas d'exploration du cadre pelvien 23 femmes,27 hommes âgés de 28 à 65 ans . Pour chaque dossier il était procédé à des mesures biométrique destinée à déterminer le diamètre de la tête fémorale et après segmentation semi-automatique on évaluait avec un logiciel d'analyses d'image expérimental de façon automatique les bounding boxes et les angles inertiels.
Results : L'analyse des bounding boxes ou cadre englobant permettait d'avoir une visualisation spatiale réelle de l'orientation des structures osseuses articulaires de l'extrémité proximale du fémur. Les angles inertiels tridimensionnels étaient évalués automatiquement par rapport à deux plans de référence sagittal et axial et entre le côté droit et gauche, ils étaient comparées aux valeurs classiques obtenues par projection sur des radiographies conventionnelles.
Discussion : À partir de ces données numériques nous proposons son utilisation en préopératoire et postopératoire pour des cas destinés à l’implantation d’une prothèse totale de hanche robotisée ou non avec utilisation d’explorations tridimensionnelles par des méthodes moins irradiantes en charge telle quelles sont proposées par certains fabricants. L’écueil de cette méthode est celui de la segmentation des structures qui n’est pas entierement automatique.
Conclusion : Dans la majorité des cas la mise en place d'une prothèse totale de hanche donne un résultat satisfaisant. Il serait souhaitable dans l'avenir de pouvoir valider par l’analyse des angles inertiels tridimensionnels les techniques chirurgicales robotisée ou non. En matière de reprise de prothèse totale de hanche cette méthodologie qui ne fait pas intervenir l'opérateur permettrait de juger des anomalies angulaires tridimensionnelle lors de l'implantation d'une prothèse et ainsi pouvoir la corriger secondairement.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-381
Prothèse totale de hanche dans la spondylarthrite ankylosante : résultats et défis chirurgicaux
Mohamed Habib Sanaa* 1, Mohamed Sedik Akermi 1, Souha Bennour1, Adnen Benammou1, 1, Mehdi Bellil1, Mohamed Ben Salah1
1Service de chirurgie orthopédique, Hôpital Charles Nicolle, Tunis, Tunisia
Introduction : L'atteinte de la hanche dans la spondylarthrite ankylosante (SPA) est observée chez 25 à 40 % des patients et provoque une raideur et des douleurs importantes, compromettant ainsi la mobilité et la qualité de vie.
Pour soulager ces symptômes, la prothèse totale de hanche (PTH) constitue une solution efficace, mais pose des défis spécifiques en raison de la raideur rachidienne associée à la maladie.
L'objectif de cette étude était d'évaluer les résultats de la PTH chez les patients atteints de SPA et d’analyser les spécificités de cette intervention.
Material and methods : Il s’agit d’une étude descriptive rétrospective portant sur les patients atteints de SPA ayant bénéficié d’une PTH entre janvier 2015 et décembre 2023.
Les résultats fonctionnels ont été évalués en utilisant le score Harris et le score PMA.
Results : Vingt-cinq patients ont été inclus dans l’étude, avec une moyenne d’âge de 34 ans et un sex-ratio de 1,5. Le recul moyen était de 6 ans.
La durée moyenne d’évolution de la SPA était de 8 ans, avec un délai moyen de 3,7 ans entre le début des symptômes et la chirurgie. L’atteinte de la hanche était unilatérale dans 30 % des cas.
Avant l’intervention, 88 % des patients étaient partiellement autonomes. Une PTH bilatérale en un seul temps opératoire a été réalisée dans 15 % des cas.
La voie d’abord chirurgicale était antérieure dans 45 % des cas et postérolatérale dans 55 %. Une transfusion a été nécessaire dans 18 % des cas en raison d’un saignement peropératoire.
Le score de Harris moyen est passé de 46/100 en préopératoire à 77/100 à 6 mois postopératoires. De même, le score PMA moyen est passé de 10,15/18 à 15,5/18 sur la même période.
Concernant les complications, un cas de luxation, deux infections précoces, une infection tardive et un descellement aseptique ont été recensés.
Discussion : La PTH apporte des améliorations significatives en termes de fonction et de qualité de vie chez les patients atteints de SPA, en réduisant la douleur et en améliorant la mobilité.
Toutefois, la raideur rachidienne et la perte de la lordose lombaire altèrent l’équilibre spinopelvien, posant des défis supplémentaires pour le positionnement optimal de l’implant.
L’ajustement précis de l’orientation des composants prothétiques est essentiel pour minimiser les risques de luxation et d’usure prématurée.
Une surveillance accrue est également nécessaire pour dépister précocement les complications, notamment les infections et les descellements.
Conclusion : La PTH est une solution efficace pour améliorer la fonction et la qualité de vie des patients atteints de SPA avec atteinte de la hanche.
Une évaluation préopératoire rigoureuse de l’alignement spinopelvien et une planification chirurgicale adaptée sont essentielles pour optimiser les résultats fonctionnels et minimiser les complications.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-382
Taux de survie et complications d'une Prothèse de Genou Charnière avec Cône Morse spécifique : une étude de cohorte rétrospective
Solène Feyel* 1
1Chirurgie Orthopédique et Traumatologique, CHU de la Réunion, Saint-Pierre, France
Introduction : L’utilisation des prothèses de genou type charnière (PTG-C) concerne les chirurgies de première intention et également les chirurgies de révision de prothèses. Malgré des avancées techniques depuis les années 1950, les PTG-C souffrent d’un fort taux de complications.
L’objectif de cette étude monocentrique était d'évaluer la survie radiologique et les résultats cliniques précoces d’une nouvelle charnière rotatoire avec un recul d’au minimum deux ans post-opératoire et de colliger la survenue de complications spécifiques à l’implant et à son design.
Material and methods : Une étude rétrospective a été menée sur 26 patients (25 genoux) à deux ans post-opératoire de la pose d’une prothèse de genou type charnière (MULTIGEN PLUS®) de LIMA®. 88,5% des indications étaient des révisions de prothèse. Des radiographies de contrôle ont été réalisées lors de chaque consultation de suivi afin de dépister les descellements et complications spécifiques liées à l’implant. Les scores de Western Ontario and McMaster Osteoarthritis (WOMAC) d’une part, Oxford Knee Score(OKS) d’autre part ont été recueillis rétrospectivement et lors de la dernière consultation de suivi.
Results : Les résultats montrent une survie d’implant de 73% à 2 ans. Sept descellements sont survenus conduisant à une reprise chirurgicale. On note une amélioration significative des scores de WOMAC et d’OKS. Aucune complication spécifique liée à l’implant n’a été observée.
Discussion : Malgré un manque de puissance et une population hétérogène, les résultats sont en accord avec la littérature. L'analyse chronologique des radiographies montre un manque de fixation primaire en zone métaphysaire. D'autre part la longueur des quilles ne semble pas être un facteur protecteur de descellement d'après l'analyse univariée réalisée. Il conviendrait de réaliser une nouvelle étude avec un suivi post-opératoire plus important ainsi que de plus grand effectif.
Conclusion : Les résultats indiquent un design de charnière approprié mais souffrant d’une survie médiocre dans les cas de révision de prothèse pour infection. Les résultats cliniques sont bons malgré les facteurs de comorbidité de la population étudiée.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-386
Prothèse totale de hanche sur séquelles de fracture du cotyle : résultats, complications et enjeux techniques
Adnen Benammou1, 1, Mohamed Habib Sanaa* 1, Mohamed Sedik Akermi 1, Souha Bennour1, Mehdi Bellil1, Mohamed Ben Salah1
1Service de chirurgie orthopédique, Hôpital Charles Nicolle, Tunis, Tunisia
Introduction : Les séquelles de fracture du cotyle peuvent évoluer vers une arthrose post-traumatique, entraînant douleur et limitation fonctionnelle. La prothèse totale de hanche (PTH) constitue une option thérapeutique efficace, bien que techniquement exigeante en raison des altérations anatomiques et du risque de complications.
Cette étude vise à évaluer les résultats de la PTH sur séquelle de fracture du cotyle.
Material and methods : Il s’agit d’une étude descriptive rétrospective menée entre janvier 2015 et décembre 2022 intéressant les patients opérés par prothèse totale de la hanche pour arthrose post-traumatique après fracture du cotyle.
Results : Notre étude a intéressé 15 patients avec un âge moyen de 58 ans et un sex ratio= 1,5.
Le délai médian entre la fracture et la prothèse totale de hanche était de 44 mois.
40% des fractures de l’acétabulum ont été traitées fonctionnellement et 60% ont eu un traitement chirurgical.
Le recul moyen était de 34 mois.
Le score de Harris moyen (HHS) s’est amélioré de 41,5 en préopératoire à 87,6 en postopératoire.
Pour les complications postopératoires, on a noté un 3 cas de classification hétérotopique, un sepsis précoce et un cas de descellement aseptique du cotyle à 3 ans post opératoire.
Discussion : La PTH réalisée sur séquelles de fracture du cotyle est une intervention techniquement exigeante. Les altérations anatomiques de l’acétabulum et les possibles déformations de la hanche augmentent la complexité de l’intervention, ce qui rend la planification chirurgicale d'autant plus cruciale.
Malgré un taux de complications relativement élevé, principalement des ossifications hétérotopiques et des infections, la procédure permet une amélioration notable de la fonction et une réduction significative de la douleur.
Conclusion : La PTH sur séquelles de fracture du cotyle offre des résultats fonctionnels satisfaisants, avec une amélioration significative de la qualité de vie des patients.
Une planification chirurgicale rigoureuse, associée à une surveillance attentive postopératoire, est essentielle pour optimiser les résultats et anticiper les complications possibles.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-389
Corrélation entre axe mécanique et fonction après prothèse totale du genou : mythe ou réalité ?
Mohamed Habib Sanaa* 1, Mohamed Sedik Akermi 1, Adnen Benammou1, 1, Mokhtar Abderrahim1, Mehdi Bellil1, Mohamed Ben Salah1
1Service de chirurgie orthopédique, Hôpital Charles Nicolle, Tunis, Tunisia
Your abstract : L'axe mécanique du membre inférieur est un paramètre clé dans la planification et l’évaluation des résultats des prothèses totales du genou (PTG). Un alignement optimal est souvent recherché pour améliorer la longévité de l’implant et la fonction post-opératoire. Cependant, la relation entre l’axe mécanique post-opératoire et la récupération fonctionnelle reste débattue.
Cette étude vise à évaluer la corrélation entre l’axe mécanique post-opératoire et les résultats fonctionnels des patients après PTG.
Material and methods : Il s’agit d’une étude descriptive rétrospective menée entre janvier 219 et décembre 2023 intéressant les patients opérés par prothèse totale du genou.
Pour l'évaluation fonctionnelle, nous avons utilisé le score OXFORD.
L'évaluation radiologique a été basé sur la mesure de l'angle HKA.
Results : Notre étude a intéressé 40 patients avec une moyenne d’âge de 67 et un sex ratio= 0,2.
16 patients avaient une gonarthrose fémoro-tibiale interne stade 3, 7 une gonarthrose fémoro-tibiale interne stade 4 et 17 une gonarthrose tricompartimentale.
En préopératoire l’angle HKA moyen était égale à 13,3°.
En post opératoire, l’angle HKA était inférieur ou égale à 3° dans 17 PTG et supérieur à 3° dans 23 PTG.
Sur le plan clinique, le score Oxford moyen a passé de 23,11/48 en préopératoire à 41,9/48 en post opératoire pour les PTG avec un angle HKA inférieur ou égale à 3° et de 21,9 /48 en préopératoire à 42,4/48 pour les PTG avec un angle HKA supérieur à 3°sans aucune différence statistiquement significative entre les 02 groupes.
Une amélioration de la mobilité articulaire a été noté chez tous nos patients.
Discussion : Nos résultats montrent une amélioration fonctionnelle significative après PTG, mais sans corrélation statistiquement significative entre l’axe mécanique post-opératoire et le score fonctionnel.
Ces données suggèrent que d’autres facteurs, tels que la qualité de la rééducation et l’état musculaire, jouent un rôle déterminant dans la récupération post-opératoire.
Bien que l’alignement mécanique reste un objectif chirurgical, ces résultats mettent en évidence l’importance d’une prise en charge globale pour optimiser les résultats fonctionnels.
Conclusion : Bien que l'alignement mécanique post-opératoire soit essentiel dans la planification de la PTG, il semble que d’autres facteurs influencent davantage la récupération fonctionnelle.
Une gestion complète, incluant la rééducation et le renforcement musculaire, reste cruciale pour garantir les meilleurs résultats à long terme.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : Yes
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-408
La prothèse totale de la hanche bilatérale en un seule temps limite les complications post opératoire comparativement en deux temps
Abderrahmen Souid* 1, zied mensi2, aymen fekih3
1orthopédie, HR Gafsa, gafsa, 2orthopédie, CHU Kairouan, kairouan, 3orthopédie, CHU Monastir, monastir, Tunisia
Your abstract : La prothèse totale de hanche (PTH) bilatérale en un temps offre un confort logistique avec un seul séjour à l'hôpital, une unique anesthésie, période de rééducation, de mobilité réduite. Toutefois peu d’études s’intéressent à son avantage sur la gestion de l'inégalité de longueur intra-articulaire (LIA) entre les deux hanches. L’objectif principal de cette étude était de comparer la LIA post-opératoire entre des PTH mises en 1 temps versus 2 temps. Les objectifs secondaires étaient de comparer les éléments de morbi-mortalité, de couts et de scores fonctionnels entre les deux groupes.
Material and methods : Il s’agissait d’une étude rétrospective monocentrique, de patients opérés de PTH bilatérales en 1 ou 2-temps, par le même opérateur. Il y avait 5 patients dans le groupe 1 temps (10 PTH) et 10 dans le groupe 2 temps (20 PTH). On a mesuré sur les radiographies La différence de LIA controlatéral (entre les deux hanches) en préopératoire, après la première chirurgie (groupe 2-temps) et à 1 an postopératoire de la seconde chirurgie. Les données démographiques, de complications, d’hospitalisation cumulée, de temps de vacation opératoire cumulée, de saignement cumulée, d’irradiation cumulée et de cout pour la société cumulée (GHS) était colligées. Les scores fonctionnels de Harris, Oxford et Forgotten Joint Score (FJS) étaient comparés au recul de 1 an postopératoire.
Results : Les groupes étaient comparables sur le score ASA (p=0.079), l’IMC (p=0.935) et le sexe (p=0.176) mais pas sur l’âge (p=0.002). La différence LIA controlatéral après la première chirurgie (2 temps) 4 mm +/- 2.8 était significativement supérieure à celle après 1 temps, 1 mm +/-1 (p<0.001). La différence LIA controlatérale après la deuxième chirurgie en 2 temps, 2.8 mm +/- 4.0 était significativement supérieure à celle après 1 temps, 1 mm +/-1 (p=0.028). Toute les données cumulées de durée d’hospitalisation (9 jours versus 4 jours, p=0.006), de perte sanguine cumulée (5.2 versus 3.8 point d’hémoglobine ; p = 0.044). Il n’y avait pas de différence concernant le temps de vacation opératoire (140 minutes versus 180 minutes ; p=0.198), le taux de complications per et postopératoires (p=0.107 et p=0.291) et les scores fonctionnels au recul (Harris, p=0.342 ; Oxford, p=0.763 ; FJS, p=0.707).
Conclusion : La PTH bilatérale en 1temps est supérieure au 2 temps pour la gestion de l'égalisation des longueurs intra-articulaires des PTH. Cette étude confirme l’intérêt logistique mais aussi financier, pour la société, du 1 temps.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-430
Analyse comparative entre tiges de révision à press-fit diaphysaire et tiges à verrouillage distal dans la prise en charge des fractures périprothétiques fémorales
Lorène Tallet* 1, Rémy Coulomb1, Philippe Marchand1, Jeffrey Michaud1, Pascal Kouyoumdjian1
1Service d'orthopédie et traumatologie, CHU Carémeau, Nîmes, France
Introduction : Le nombre d’arthroplasties de hanche de première intention connaît actuellement une croissance continue, conséquence du vieillissement de la population. Le corollaire de ce constat est une augmentation des complications de ces dernières. Parmi elles, les fractures périprothétiques fémorales (FPPF), grevées d’un taux de morbi-mortalité préoccupant, constituent un véritable enjeu de santé publique. Lorsqu’une révision de tige est nécessaire, elle peut faire appel à deux concepts distincts : à verrouillage distal, offrant une stabilité immédiate, ou à press-fit diaphysaire, offrant une réhabitation optimisée. L’objectif de ce travail était de réaliser une analyse comparative de ces deux concepts de tige sur des paramètres radio-cliniques per et post-opératoires
Material and methods : L’étude portait sur une série continue rétrospective monocentrique de 398 FPPF traitées par révision de tige entre janvier 2011 et août 2023. Deux groupes étaient constitués en fonction du concept de fixation de la tige : à verrouillage distal (n=280) ou à press-fit diaphysaire (n=118). Un appariement sur score de propension sans remplacement en ratio 1:1 a été réalisé, laissant ainsi 118 cas dans chaque groupe. Les paramètres étudiés concernaient des données générales per-opératoires, des mesures radiographiques en post-opératoire immédiat et à un an ainsi que les complications la première année post-opératoire
Results : Il n’existait aucune différence significative sur les données démographiques des patients, leurs antécédents, les caractéristiques de la prothèse princeps et les paramètres radiographiques pré-opératoires. Le groupe « tiges à verrouillage distal » présentait une durée opératoire significativement plus longue (p<0.01), un taux plus important de sous-dimensionnement de tige (p<0.01), un index cortical de Hofmann à un an post-opératoire plus faible (p=0.024) et davantage de grades 1 et 3 d’ostéointégration selon Engh et Massin (p=0.043). Le groupe « tiges à press-fit diaphysaire » présentait un taux plus élevé de fractures per-opératoires (p=0.017), une valeur d’enfoncement de la tige à un an plus élevée (p=0.019), un taux plus important de luxations (p=0.029) et plus de grades 2 et 4 d’ostéointégration (p=0.043)
Discussion : L’originalité de ce travail réside dans la comparaison de deux concepts de tiges de révision non cimentées dans le cadre de la prise en charge des FPPF. Si l’ostéointégration, les fractures per opératoires, les luxations, les enfoncements et sous dimensionnement de tiges ont déjà été étudiés isolément dans le cadre d’un concept de tige spécifique, cette étude est la première à comparer ces paramètres entre des concepts de tiges différents
Conclusion : Si cette étude ne permet pas de trancher sur la supériorité d’un concept de tige, elle peut en revanche constituer un complément d’aide à la décision, en ayant connaissance du risque majoré de complication spécifique présenté par chacun de ces concepts
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-449
Utilisation d'un guide pour la coupe fémorale distale dans les prothèses totales du genou obtenu par fabrication additive et impression 3 D à partir de données radiographiques standards des patients
Ngambo Patrick P. Ngounou* 1
1orthopédie, centre hospitalier Nord Ardennes , charleville mezieres, France
Introduction : Nous avons développé un guide de coupe fémorale distale pour la pose des prothèses totales de genou sur la base d'une modélisation logicielle numérique issue des données radiologiques des patients. Le but était de réaliser une coupe fémorale distale en contournant les limites de la visée centromédullaire fémorale quelque soit la morphologie du fémur, ou la présence d'un implant long centromédullaire. Nous voulions démontrer également que nos résultats cliniques en ce qui concerne l'alignement mécanique sont équivalents à ceux obtenus avec un guide de coupe conventionnel mécanique, la chirurgie naviguée ou assistée, les guides de coupe personnalisés . Ce guide de coupe obtenu par fabrication additive et impression 3D a ensuite été utilisé sur une cohorte de dix patients entre Janvier 2023 et décembre 2024.
Material and methods : Dix patients ont pu bénéficier de l'utilisation de ce guide de coupe , sur base de leurs données radiographiques standards. Ils avaient tous une gonarthrose en varus inférieure à 10 degrés . Les radiographies standards protocolisées étaient envoyées à l'ingénieur du laboratoire XNOV , fournisseur de la prothèse TKAPS à insert polyéthylène rotatoire et ultra congruent , puis le guide était imprimé et envoyé en stérilisation trois jours avant l'intervention .
Ce guide de coupe servait juste de goniomètre HKS pour mettre en place le bloc de coupe fémorale distale métallique afin de réaliser la coupe osseuse. Le reste de l'intervention était classique conventionnel avec une visée extramédullaire pour la coupe tibiale.
Tous les patients ont été revus à six semaines avec des radiographiess simples, et à 3 mois avec des grands axes en charge des membres inférieurs, puis à six mois au dernier recul avec des radiographies simples.
Results : Nous n'avons eu aucun échec de pose pour tous nos patients en per opératoire. Tous les patients avaient un arc de mobilité comparable à la technique conventionnelle mécanique classique . L'analyse de nos données radiographiques en consultation de suivi n'a montré aucune anomalie, notamment sur l'obliquité de l'interligne articulaire ou l'orientation dans le plan sagittal de l'implant fémoral.
Conclusion : Ce guide de coupe fémorale distale a toute sa place dans l'arsenal existant lorsqu'on veut mettre en place une prothèse totale de genou, particulièrement dans les cas où la visée fémorale centromédullaire est difficile, lorsque la chirurgie naviguée ou assistée n'est pas disponible, avec un coût de fabrication moindre, un circuit rapide dès l'obtention des radiographies , et des suites au moins équivalentes à une technique de pose conventionnelle mécanique.
Conflits d’intérêts :
N. P. Ngounou Research support/Scientific studies: SOCIETE XNOV
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Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-507
Corrélations entre les mesures préopératoires et peropératoires de la tête fémorale et le choix de l'implant cotyloïdien d'une PTH : Analyse rétrospective de 100 cas.
Théo Groenendaels* 1, Pierre Georis1, Thierry Thirion1
1Chirurgie de l'Appareil Locomoteur - Traumatologie, CHU de Liège, Liège, Belgium
Introduction : La prothèse totale de hanche fait partie des interventions chirurgicales les plus fréquemment réalisées en chirurgie orthopédique. Cette intervention chirurgicale est toutefois associée à des risques potentiels, tels que une différence de longueur entre les membres en post-opératoire, un descellement prothétique, ainsi que des douleurs résiduelles. La présente étude se concentre sur la planification de l'implant cotyloïdien, en explorant une éventuelle corrélation entre les diverses mesures pré- et peropératoires de la tête fémorale. Celles-ci pourraient également nous renseigner sur les erreurs de planification liées à la perfectibilité de la calibration permettant au chirurgien d’anticiper une modification du choix de la taille des implants.
Material and methods : Cette étude rétrospective porte sur 100 patients ayant bénéficié d’une prothèse totale de hanche entre 2018 et 2024. Pour chaque patient, outre la planification des implants, le diamètre de la tête fémorale a été mesuré sur la radiographie calibrée. La tête fémorale native a également été mesurée en peropératoire. Les données issues de la planification radiographique (correspondance entre la mesure de la tête fémorale et la taille de l’implant cotyloïdien) ont été comparées aux mêmes données peropératoires. Des analyses statistiques, incluant des tests de Student et un modèle de régression, ont été réalisées afin de mettre en évidence les facteurs influençant ces écarts.
Results : L'analyse statistique des données révèle une disparité entre les valeurs préopératoires de la taille de la tête fémorale et celle de l'implant cotyloïdien (moyenne : − 4,402 +/- 1,87 mm ; p < 0,001). En peropératoire, l'examen des écarts entre la tête fémorale native et l'implant cotyloïdien final révèle une moyenne de − 3,86 +/- 2,84 mm (p < 0,001). De même, la différence de mesure du diamètre de la tête fémorale (pré- versus peropératoire) semble être un indicateur de la précision de la calibration.
Discussion : La mesure radiographique de la tête fémorale permet une estimation précise dans 93 % des cas de la taille de l’implant cotyloïdien (+ 4 mm). Ceci correspond au données de la littérature. La planification acétabulaire prédit la taille de l’implant à +/- une taille dans 81 % des cas. La mesure peropératoire, plus précise, indépendante et peu corrélée aux écarts de planification préopératoire compense les erreurs de planification et permet d’ajuster la taille des implants.
Conclusion : La mesure peropératoire de la tête fémorale, rapide et précise, est une aide précieuse pour déterminer la taille de l’implant cotyloïdien, surtout en cas de planification souffrant d’un défaut de calibration. En outre, une incohérence entre le diamètre de la tête fémorale en pré et peropératoire sera une signe évident d’une erreur de calibration justifiant une modification du choix de la taille des implants définitifs tant en fémoral qu’en acétabulaire.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-536
Intérêt des cupules double mobilité dans le traitement prothétique de la dysplasie de hanche. Résultat d’une série rétrospective de 31 patients avec un recul moyen de 10 ans.
Michel Tramini* 1, Alban Stordeur1, Frédéric Farizon1, Rémi Philippot1
1CHU NORD, Saint-Etienne , France
Introduction : La dysplasie congénitale de la hanche (DCH) est une pathologie fréquente pouvant évoluer vers une coxarthrose précoce nécessitant une arthroplastie totale de hanche (PTH). La réalisation d’une arthroplastie chez les patients présentant des dysplasies de hanche est une opération techniquement exigeante et le taux de complications
dans la littérature varie de 9 à 40 %. Les taux de luxation peuvent aller jusqu’à 14% après PTH simple mobilité. L’utilisation de PTH Double Mobilité (DM) semble pertinente dans le traitement de ces hanches dysplasiques.
Notre hypothèse est que l’utilisation de PTH DM sur les dysplasies de hanche permet de diminuer le taux de luxations tout en donnant de bons résultats cliniques avec une restitution du centre de tête fémorale à 10 ans de recul.
L’objectif principal est donc d’évaluer le taux de luxations ainsi que les résultats cliniques et radiographiques à 10 ans de recul après l’utilisation de PTH DM dans cette indication.
Material and methods : Il s’agit d’une étude rétrospective et monocentrique conduite entre 2008 et 2018.
Notre population est constituée uniquement de dysplasie Crowe 1 et 2. Il y a 19 femmes et 12 hommes.
Au total 31 arthroplasties ont été inclues.
Tous les patients ont été opérés par voie postéro latérale avec une cupule DM implantée dans le paléocotyle.
Une évaluation clinique (scores de Postel-Merle d’Aubigné, de Harris, de Devane, EVA, évaluation de la
boiterie et des mobilités articulaires) et radiographique était réalisée en préopératoire, à 1 an post opératoire puis au dernier recul.
Results : L'âge moyen à l’implantation était de 55,06 (13,35) ans.
Le recul moyen est de 10,06 (1,98) ans.
Au dernier recul, le score de Postel-Merle d’Aubigné moyen est de 16.93 (1,39) ; le score de Harris est de 92.54 (9,10) ; le score de Devane est de 4.07 (0,86).
Aucun patient ne rapporte de boiterie à la marche.
Au dernier recul, aucun cas de luxation prothétique, de descellement, de sepsis ou de fracture péri prothétique n’a été relevé.
Quelque soit la définition de l'échec, le taux de survie des implants est de 100 % à 10 ans.
Conclusion : L’utilisation d’une cupule DM dans le traitement des dysplasies est associée à un faible taux d’instabilité post-opératoire et à des résultats cliniques et radiographiques satisfaisants à long terme. Son utilisation peut être recommandée dans cette indication.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Ligamentous knee
ABSTRACT N° SOFCOT25-560
Post-Traumatic ossification of the medial collateral ligmanet of the knee: About a case
Yassine Zinelabidine* 1, Zied Mansi1, Jihed Ben Salah 2, hedhili guedhami1, abderrahmen souid1, hedi rbaii1
1service de chirurgie orthopédique, hopital ibn jazzar kairouan, 2Service d'Orthopedie et traumatologie , Hopital Ibn Jazzar, Kairouan, Tunisia
Your abstract : Heterotopic ossification (OH) is defined as soft tissue metaplasia into bone formation, sometimes extensive. It is often idiopathic, involving the transformation of pluripotent stem cells into osteoblasts, and is benign, recurrent and unpredictable.
Material and methods : Retrospective study based on a single case; a 37-year-old male patient with no antecedents operated on for a post-traumatic fracture of the left tibial plateau at D7 with placement of a screwed plate of the proximal tibia, complicated at 2 months post-operative by heterotopic ossification of the medial collateral ligament of the operated knee.
Results : Several etiopathogenic mechanisms have been suggested. Two hypotheses can be cited:
the first involves a graft of osteoblastic cells.
The second hypothesis involves osteoblastic metaplasia of mesenchymal cells within a rapidly renewing tissue.
Discussion : The etiology of heterotopic soft tissue ossification is unknown. Two etiopathogenic mechanisms have been suggested. The first is osteoblastic cell transplantation. The second hypothesis involves osteoblastic metaplasia of mesenchymal cells within a rapidly renewing tissue. This metaplasia may be induced by a hormonal stimulus (coma), or by mechanical stimuli such as repeated trauma or metabolism. Repeated trauma is probably a factor in the induction of cellular metaplasia in fast-growing tissue. According to Ekelund
Conclusion : The aetiology and pathogenesis of heterotopic ossification of the soft tissues remain unknown despite the advanced work carried out over the last few decades. It therefore remains a problem that continues to preoccupy orthopaedic surgeons.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Ligamentous knee
ABSTRACT N° SOFCOT25-563
Reconstruction of chronic quadriceps tendon rupture using autologous semitendinosus graft: a case report
Yassine Zinelabidine* 1, Zied Mansi1, Jihed Ben Salah 2, hedhili guedhami1, abderrahmen souid1, hedi rbaii1
1service de chirurgie orthopédique, hopital ibn jazzar kairouan, 2Service d'Orthopedie et traumatologie , Hopital Ibn Jazzar, Kairouan, Tunisia
Your abstract : Chronic quadriceps tendon rupture is a relatively rare injury that can bechallenging to treat . Several techniques have been described for chronic quadriceps tendon repair, including the use of autografts, allografts, and synthetic mesh.
Material and methods : A 17-year-old male presented with left knee pain since 8 months ago after he fell into a ditch. Physical examination demonstrated palpable gap on suprapatellar region. Magnetic resonance imaging demonstrated quadriceps discontinuity and
hyperintensity surrounding the insertion of the quadriceps tendon.
Results : The patient underwent quadriceps tendon reconstruction using ipsilateral autologous semitendinosus graft. After 3
weeks the patient was sent for physiotherapy to regain his left knee’s range of motion.
At final follow up at six months, patient was able to walk with bipedal unassisted normal gait.
Active knee extension and straight leg raising was possible. Final knee range of motion was from 0° to 130°
Discussion : In this case, we demonstrated a successfully treated chronic quadriceps tendonrupture using autologous semitendinosus graft. For cases of chronic quadriceps tendonrupture with tissue loss, it is advisable to utilise an autologous graft for the purpose of
repairing and restoring the structure and function of the quadriceps tendon.
Conclusion : Surgical treatment of chronic quadriceps tendon rutpure is challenging and lacksevidence-based guidelines. We propose the use of ipsilateral semitendinosus tendonautograft as choice for chronic quadriceps tendon rupture in this report, as it leads to
favorable outcome postoperatively.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-577
Résultats clinique d’une PTG bilatérale à glissement sur
Genu valgum de 27 degré avec genu varum controlatéral
Fouzi Korti* 1, Fouzi Korti1
1SACOT, Tlemcen, Algeria
Your abstract : L'arthroplastie totale du genou sur genu valgum est réputée plus difficile que pour les genoux axés ou varus, et il n'existe aucun consensus quant à sa prise en charge technique. L'analyse de cette prothèse totale de genou (PTG) sur genu valgum, confrontée à celle de la littérature, nous permet d’encourager cette stratégie opératoire, adaptée à la grande déformation du genu valgum.
La classification de la Société d'orthopédie de l'Ouest (SOO) proposée en 2003, distingue quatre types de genu valgum de difficulté chirurgicale croissante
Classiquement on a l’habitude de prendre en charge des genu varum ou valgum bilatéral, dans ce cas on a pris en charge ces grandes déformations en coup de vent constitutionnel.
.
Material and methods : C’est une patiente de sexe féminin, âgé de 62 ans, sans antécédents médicaux particuliers hormis une hypertension. Opéré de son genou gauche avec un aspect radiologique de gonarthrose évolué sur genu varum de 27 degré. Opérer après exploration radiologique standard et une télémétrie, et après consentement. Geste réalisé sous rachi - anesthésie avec un remplacement prothétique par une PTG à glissement à quille par voie interne. Repris 6 mois après pour une PTG à glissement avec une quille réalisé par voie de kebliche.
Patiente mise en charge dés le lendemain de l’intervention avec accompagnement physiologique
Results : Aucune complication spécifique ou non spécifique à ce type de chirurgie avec une mise en weight Bearing sans tuteur externe après 02 mois.
- Disparition de la douleur.
- Un appui monopodal possible dés deux cotés.
- Intégration social après 06 mois.
Discussion :
PTG sur genu valgum : voie d’abord interne ou externe ? Étude rétrospective comparative de 285 cas à plus de 5 ans de recul TKA in genu valgum:
Les patients étaient revus à un minimum de 5 ans, par un examinateur non-opérateur évaluant la survie de la prothèse (survenue d’une révision avec dépose des implants) comme critère principal de jugement, des résultats cliniques et fonctionnels (amplitude articulaire, Traitement de la gonarthrose associée au genu valgum (options thérapeutiques)
Williot, P. Rosset ⁎ , L. Favard, J. Brilhault, P. Burdin
Les genu valgum de type III et IV (avec laxité interne associée), posent la question des gestes de rétention interne, auxquels nous avons rarement eu recours.
Conclusion : Les voies d’abord interne et externe permettent d’obtenir des résultats comparables lors des PTG sur genu valgum. La voie externe grâce aux libérations des parties molles qu’elle engendre permet probablement une meilleure course rotulienne ce d’autant plus que le valgus est important avec la réalisation des coupes condyliennes postérieures en référence au plan
Enfin, il est certainement prudent d'utiliser une prothèse permettant d'avoir avec le même ancillaire des possibilités de plateaux plus ou moins de contraintes et de disposer de cales d'augmentation
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : Yes
Conflits d’intérêts :
F. Korti Consultancy, Expert: SACOT,
F. Korti: Pas de conflit déclaré
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Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-586
The management of Blount disease in children
Fadwa Chichaoui* 1, Amine Elkhassoui1, Ahmed elmoulouaa1, tarik salama1, aghoutane elmohtadi1, Redouane el Fezzazi1
1Traumatologie et orthopédie pédiatrique , Faculté de Médecine et de pharmacie de Marrakech , CHU Mohammed VI , Hopital mere et enfant, Marrakech, Morocco
Introduction : The management of Blount's disease is a challenge for the pediatric surgeon, especially in
advanced forms accompanied by depression of the medial tibial plateau.
The aim of our study is to analyze our therapeutic management of Blount's disease, to specify the surgical techniques used and
to evaluate them by comparing them with data from the literature and to propose at the end a practical approach in the light of international studies.
Material and methods : We report a retrospective observational study concerning Blount's disease, during the period from
January 2009-January 2021 (12 years).
Results : Our series included 10 children (13 knees), with a sex ratio of 2.33, the average age was 5.6
years, with a predominance of the young child age group.
Knee deformity was the main reason for consultation found in 80% of cases. The involvement was unilateral in 60% of cases.
The orthopedic treatment was performed in one child (7%) aged 6 years and consisted of the
placement under general anesthesia of a cast in a reduction position with progressive correction by new
casts every 3 weeks.
The results were satisfactory with a follow-up of 3 years.
The surgical treatment concerned 9 patients, (12 knees), it consisted of closing wedge osteotomy in 6 patients (7 knees) and
tibial osteotomy according to RAB in 4 patients (5 knees).
After a mean follow-up of 14 months, the result was good in 7 cases (53.8%), fair in 2 cases (15.3% ) and poor in 4 cases (30%) , of cases. Four cases of major complications: 1 case of compartment syndrome, recurrence in 1 case, 1 case of
pseudarthrosis and 1 case of early wound infection
Conclusion : closing wedge osteotomy is a simple, safe and effective technique for acute correction of severe
Blount’s disease. Complications appeared to be higher in young children and with tibial osteotomy
according to The RAB ( Réaxation Axiale Biocorticale technique)
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-596
Etude prospective monocentrique à 10 ans de recul de 125 prothèses totales de hanche (PTH) avec tiges anatomiques sans ciment (SPS® Evolution) associées à une cupule pressfit céramique/céramique (APRIL® Ceramic).
Xavier Bayle Iniguez* 1, Alexandre Mouttet1, David Forget1, Jean Yves Simonet1
1chirurgie orthopédique, Polyclinique Saint Roch Medipole, Cabestany, France
Introduction : La littérature et les registres orthopédiques nationaux montrent que les prothèses totales de hanche non cimentées égalent, voire surpassent, les implants cimentés en termes de survie à long terme. L’objectif de cette étude est d’évaluer à 10 ans, les performances cliniques, radiologiques et la survie d’une série de PTH anatomiques non cimentées.
Material and methods : Une série de 123 patients (125 hanches), d’âge moyen 72 ans (35-89), atteints majoritairement d’arthrose primaire (75 %), a été opérée entre 2012 et 2013 avec une tige anatomique non cimentée et un cotyle pressfit (SPS® Evolution, APRIL® Ceramic, Symbios) à couple de frottement céramique-céramique. Les évaluations incluaient des scores clinique (scores de Harris et Oxford), un bilan radiologique et une analyse de survie.
Results : Au recul de 10 ans, 78 patients étaient encore suivis. 29 patients étaient décédés, 16 étaient perdus de vue. Le score de Harris moyen est passé de 46,3 [14-78] en préopératoire à 95,4 [70-100], avec 94 % des patients présentant un score bon ou excellent. Une seule complication chirurgicale peropératoire a été observée. Trois prothèses ont été révisées pour fractures fémorales post-traumatiques, avec conservation de la cupule et de l’insert. Le taux de survie global était de 97,3% (IC 98,9%-95,7%), et celui de la tige de 98,4% (IC 99,5%-97,3%).
Discussion : Les résultats confirment l’excellente performance clinique et radiologique de la tige SPS® Evolution associée à la cupule APRIL® Ceramic. Le taux de survie global de 97,3% à 10 ans est comparable, voire supérieur, aux données de la littérature sur les implants similaires. L’un des principaux atouts de cette PTH est son design anatomique, respectant la transmission des contraintes osseuses et favorisant le remodelage fémoral. Aucun descellement n’a été reporté pour la tige ou la cupule. Le couple de frottement céramique/céramique a démontré son efficacité en réduisant l’usure, principal facteur de reprise chirurgicale à long terme.
Deux des trois fractures fémorales post-traumatiques ont eu lieu en postopératoire immédiat ce qui souligne l’importance d’une sélection rigoureuse des patients et d’une prise en charge postopératoire adaptée, notamment chez les patients âgés ou ostéoporotiques. Nos résultats doivent être interprétés avec prudence en raison du taux de suivi, affecté par 12,8% de pertes de vue et 23% de décès.
Conclusion : La PTH anatomique non cimentée SPS® Evolution montre d’excellents résultats cliniques et radiologiques à 10 ans, grâce à son design anatomique favorisant la préservation osseuse et son couple céramique-céramique limitant l’usure. Ces résultats sont comparables, voir supérieurs aux implants similaires rapportés dans la littérature
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-610
Il ya une corrélation entre la coxarthrose destructive rapide (CDR) et l'amyloïdose ? A propos d'une série de 35 cas .
Dezso Barabas1, Marc Andre Tremblay* 2, 3, Julianna Melinda Barabas4
1Service Orthopedie, CIUSSS Saguenay Lac St Jean, Saguenay, 2Hopital Alma, 3Service Orthopedie, CIUSSS Saguenay Lac St Jean, Alma, 4service de cardiologie, CIUSSS Saguenay Lac St Jean, Saguenay, Canada
Introduction : L' amyloïdose est un ensemble de maladie des protéines sanguines pouvant avoir des conséquences funestes lorsqu'elle cause une insuffisance cardiaque. De nouveaux traitements à forte prix sont maintenant disponible. Cependant plusieurs questions reste en suspens: comment dépister la maladie, quels patients auront une évolution défavorable et quand doit on débuter le traitement pour freiner l'évolution de la maladie. Certaines manifestations musculo squelettiques précoces de l'amyloïdose tels le syndrome du tunnel carpien, la sténose spinale récidivante pourraient aider à diagnostiquer prématurément la maladie et peut être en prédire l'évolution. . La coxarthrose destructive rapide(CDR) décrit par Forestier semble avoir un certain intérêt. Nous suspectons une certaine corrélation entre la CDR et la présence des dépôt d'amyloïde dans l'articulation de la hanche.
Material and methods : C'est une étude prospective, monocentrique sur 35 cas de CDR, étude réalisé entre 2022et 2024. Démographie: 23 femmes et 12 hommes, avec un moyen d'âges de 74 ans (55-87 ans). La sélection des patients avec CDR c'été fait selon les critères décrit par Lequesne en 1970: chondrolyse de plus de 2 mm dans 6 mois ou l'espace articulaire réduit de plus de 50% dans un année, avec les critères radiologiques bien connues. Touts les patients ont bénéficie d'un remplacement prothétique de la hanche et en même temps d'une biopsie du labrum et de la synoviale avec coloration au rouge Congo.
Results : Dans notre série de 35 patients, 19 patients (54%) ont présente des dépôt d'amyloïde au niveau du labrum, tous de type ATTR. Parmi les 19 cas positives seulement 2 cas ont présente des symptômes d'amyloïdose cardiaque confirmé par examens complémentaires.
Discussion : L'étiologie de la CDR et de l'amyloïdose reste incertaine. Une corrélation entre CDR et un processus inflammatoire ou une pathologie rachidienne à été étudié. Le diagnostique précoce de l'amyloïdose est difficile, la biopsie cible n'est pas dans les procédures habituelles. La biopsie per opératoire du labrum et la synoviale pendant un remplacement prothétique de la hanche est très facile, et l'examen histo pathologique avec la coloration rouge Congo abordable. Dans notre série plus de la moitié des patients avec CDR ont présenté des dépôt d'amyloïde. Notre étude c'est le premier qui mettre en évidence une certaine corrélation entre la CDR et l'amyloïdose. . En révisant les anciens dossiers des patients qui ont souffert de CDR ont développés l'amyloïdose cardiaque environ 10 ans plus tard.
Conclusion : La biopsie per opératoire dans le cadre d'une PTH c'est un moyen facile et très peut couteuse de dépistage de l'amyloïdose. Est-ce que il y a une corrélation évidente entre la CDR et l'amyloïdose à date difficile à dire, par les nombres limité des cas. D'autres études plus approfondi et multidisciplinaires sont nécessaires pour déterminer l'avenir de ses patients et les traitements approprie.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-722
Etude comparative des voies antérieures bikini et standard longitudinales dans les PTH primaires : Une étude de non-infériorité appariée sur le score de propension comparant la reconstruction de la hanche en postopératoire précoce
Elhadi Sariali1, Sena Boukhelifa* 1
1Hôpital la Pitié Salpêtrière , Chirurgie orthopédique , Paris, France
Introduction : La voie antérieure directe avec incision transversale de type bikini permet d’améliorer la qualité de cicatrisation par sauvegarde des suppléances vasculaires transversales à risque d’être sacrifiées lors d’incisions longitudinales classiques. Cependant, l’exposition du fémur peut être plus difficile dans ces incisions bikini générant un risque théorique plus élevé de malposition d’implants et de fractures fémorales précoces. Peu d’études ont comparé ces deux types d’incisions en termes de qualité de reconstruction de hanche et de complications précoces. Notre hypothèse était que le groupe bikini n’était pas inférieur au groupe standard en termes de reconstruction de la hanche.
Material and methods : Cette étude rétrospective de non infériorité, conduite à partir d’une cohorte prospective de patients opérés pour une prothèse totale de hanche (PTH) primaire entre juillet 2020 et janvier 2025. Le groupe bikini a été sélectionné et apparié à un groupe contrôle d'incision longitudinale selon un score de propension incluant l’âge, le sexe, l’IMC, l’étiologie et le type d’implant. Au total, 100 patients ont été inclus dans chaque groupe, tous bénéficiaient d'une planification 3D préopératoire. La qualité de reconstruction de la hanche a été jugée sur les radiographies du bassin debout à 3 mois postopératoire selon : l’angle ACT, l’offset fémoral (OF) et acétabulaire (OA), l’inégalité de longueur de membre (ILMI), l’antéversion (AA) et l’inclinaison acétabulaires (IA) et enfin l’antéversion fonctionnelle de la tige fémorale (AFF) par rapport au plan coronal. Le critère de jugement principal était l'orientation coronale de la tige fémorale (ACTF) en varus-valgus, avec une marge de non-infériorité de 2°. Les complications précoces spécifiques étaient colligées prospectivement: l’infection, les fractures fémorales, la luxation, les atteintes neurologiques. Les scores cliniques à 1 an (HHS et OHS) ont été comparés entre les deuc groupes.
Results : Au total 70 patients ont été analysés, répartis de manière équilibrée entre le groupe bikini (n = 35) et le groupe standard (n = 35). L’analyse de non-infériorité a montré que la voie « bikini » n’était pas inférieure à la voie standard, avec une différence de moyennes de de l’angle ACT à 0.3° [IC 95 % : -0.67 ; 1.28]. Aucune différence significative n’a été observées pour le reste des paramètres évalués. Il n’y avait aucune différence significative entre les 2 groupes en termes de complications précoces et de scores cliniques.
Discussion : La limite majeure de l’étude est son caractère monocentrique et mono-opérateur avec un seul chirurgien sénior expérimenté. Par ailleurs, la planification 3D a permis d’anticiper les difficultés techniques et les tailles définitives d’implant fémoral simplifiant ainsi la chirurgie.
Conclusion : L’incision bikini est une technique fiable qui n’est pas inférieure à l’incision longitudinale en termes de qualité de reconstruction et de taux de complication spécifique. Cependant, nous conseillons de la réserver aux opérateurs entraînés.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Ligamentous knee
ABSTRACT N° SOFCOT25-753
RECIDIVE DE SYNDROME DU CYCLOPE: CARACTÉRISTIQUES ET FACTEURS DE RISQUES
Victor MEISSBURGER* 1, Alexandre HARDY1, Mohamad MOUSSA1, Yoann BOHU1, Antoine GEROMETTA1, Olivier GRIMAUD1, Alain MEYER1, Frédéric KHIAMI1, Nicolas LEFEVRE1
1Clinique du Sport , Paris , France
Introduction : L'une des complications de la reconstruction du ligament croisé antérieur est la survenue d'un syndrome du cyclope. Néanmoins, il n'existe actuellement dans la littérature qu'un article traitant de sa récidive clinique. Nous avons donc cherché à identifier et décrire les caractéristiques des patients présentant une récidive de syndrome du cyclope.
Material and methods : Il s'agit d'une étude observationnelle rétrospective incluant tous les patients opérés d'une arthrolyse du genou dans notre établissement entre 2005 et 2022. Le diagnostic de syndrome du cyclope était porté sur la présence d'un déficit d'extension après chirurgie du LCA, associé à un geste d'arthrolyse arthroscopique retrouvant un nodule fibreux caractéristique. Ont été exclus les patients opérés d'une arthrolyse arthoscopique pour une autre raison. Les données suivantes ont été recueillies : âge, type de greffe pour la reconstruction du LCA, la présence d'un geste associé, la survenue de complication postopératoire, les mobilités pré et postopératoire (6 semaines) ainsi que le délai de prise en charge de syndrome du cyclope. Dans cette population, nous avons spécifiquement recherché la survenue d'une rechute de syndrome du cyclope.
Results : Le taux de récidive de syndrome du cyclope était de 6,9 % (25 patients sur 359). Les patients présentant une récidive étaient significativement plus âgés (âge moyen 30,6 ± 8,45 ans vs. 24,94 ± 5,73 ans, p = .003). On constate une proportion plus élevée de KJ (48%, 12 patients) et DT4 (16%, 4 patients) dans le groupe "rechute" par rapport au groupe "sans rechute" (KJ : 7,78%, 26 patients ; DT4 : 12,87%, 43 patients) (p < .001). Il y avait moins fréquemment de retour externe dans le groupe "rechute" (0,56 %, 2 patients) que dans le groupe "sans rechute" (30,08 %, 108 patients) (p = 0,011). Ces différences significatives se retrouvaient dans l'analyse multivariée. A 6 semaines, les patients du groupe "rechute" présentaient un flessum plus important que les patients du groupe "sans rechute" (moyenne de 1 ± 2,5 degrés par rapport à 0,05 ± 0,5 degrés (p < 0,001)). Le flessum postopératoire était significativement diminué entre la première artholyse (5 ± 2,89 degrés) et la seconde (1 ± 2,5 degrés, p < 0,001).
Conclusion : Le résultat principal de cette étude est que la récidive de syndrome du cyclope existe et pourrait expliquer la persistance d'un déficit d'extension chez certains patients opérés d'un cyclope après LCA. Cette récidive se fait selon certaines caractéristiques proches de celle du syndrome du cyclope. Bien qu'extrêmement rare, sa détection pourrait améliorer les résultats fonctionnels chez certains patients.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-767
Une cure première aux biphosphonates donne-t-elle de meilleurs résultats dans le traitement conservateur des ostéonécroses aseptiques de la tête fémorale ?
Saadedine-Hichem H. Amouri* 1, Mohamed Faouzi Djidi1, Lina Nour benkharfallah1, salim FOURMAS1, MUSTAPHA YAKOUBI1
1ORTHOPEDIE, EHS BENAKNOUN, ALGER, Algeria
Introduction : L’ostéonécrose aseptique de la tête fémorale est de plus en plus fréquente. Sa prise en charge, malgré l’évolution des nouvelles thérapeutiques, reste difficile, et les résultats à long terme sont toujours mitigés. L’action inhibitrice de l’activité ostéoclastique des biphosphonates est clairement démontrée. Une cure de biphosphonates avant un forage biopsique d’une ostéonécrose de la tête fémorale permet-elle d'améliorer les résultats ?
Material and methods : Nous avons réalisé une étude prospective sur 28 patients et 38 hanches présentant une ostéonécrose de la tête fémorale aux stades I et II de Ficat. Tous les patients ont reçu une injection d’acide zolédronique 4 mg ou 5 mg selon un protocole précis. Puis, dans les trois semaines suivantes, un forage biopsique a été réalisé, et une greffe spongieuse prélevée localement du grand trochanter à l'aide de trocarts utilisés habituellement lors des mosaïcoplasties. Un suivi clinique et biologique a été réalisé pour chaque patient après l’injection de biphosphonates, et nous avons évalué les résultats fonctionnels et radiologiques, ainsi que les complications et les échecs.
Results : Nous avons constaté une diminution de la douleur chez tous les patients, ainsi qu’une amélioration des scores fonctionnels (Harris Hip Score et PMA) pour 24 hanches sur une période de suivi de 36 mois. Une patiente a nécessité une arthroplastie totale un an après, deux autres ont présenté un passage au stade III, et un patient a présenté une fracture sous-trochantérienne post-opératoire. Aucune infection ou autre complication n’a été enregistrée.
Conclusion : La cure néoadjuvante de biphosphonates semble améliorer les résultats du forage biopsique dans les ostéonécroses de la tête fémorale.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Ligamentous knee
ABSTRACT N° SOFCOT25-791
Surgical Management Of A Spectacular Bilateral Genu Valgum In
Renal Osteodystrophy: A Case Report
Mohamed Achraf Ferjani* 1, Mohamed Taghouti1, Khaled Kamoun1
1Kassab Orthopedic Institute IMKO, El Manar University, Tunis, Tunisia
Your abstract : Growth disturbances and angular knee deformities are among skeletal abnormalities related to renal
osteodystrophy (ROD). Although improved by medical treatment, some severe cases are still
challenging for orthopaedic surgeons even if surgical correction was indicated. In our case, we report a
management of a spectacular bilateral genu-valgum.
Material and methods : A27-year-old woman presented to our department with severe bilateral genu valgum. The patient had
been suffering from kidney failure since the age of nine and able to walk with a scissor gait. The knee’s
range of motion was quite normal with a mild lack of extension (extension/ flexion: 10/120°of the right
and left knee). Physical examination noted a slack medial collateral ligaments, dislocated patellae with
no evidence of torsional tibial or femur abnormalities.Lower limb x-ray showed the importance of
femoro-tibial angle (FTA: Right limb 48°/ Left 56°), bilateral lateral femoral condyle and tibial plateau
hypoplasia . This case was classified as a sever deformity according to the Keblish classification. We
performed a combined medial closing wedge osteotomy on the distal femur and the proximal tibia since
the deformity interested both segments. Due to our experience with children, we decided to stabilise
osteotomies with cross K-wires associating an above knee cast for two months.
Results : We performed a combined medial closing wedge osteotomy on the distal femur and the proximal tibia
since the deformity interested both segments. Due to our experience with children, we decided to
stabilise osteotomies with cross K-wires associating an above knee cast for two months. Six months
following surgery, patient seems very satisfied, walking with no limping, with a full range of knee
motion (0/130°). Clinical correction was confirmed by plan lower limb x- ray showing a neutral
mechanical axis and completely healed osteotomies.
Conclusion : ROD can disrupt physeal maturation, leading to various deformities exacerbated by biomechanical factors like asymmetric weight distribution. Our patient presented with severe bilateral genu valgum (56° and 48°) involving both the femur and tibia.
Surgical correction was achieved through bilateral closed-wedge osteotomies of the femur and tibia,
stabilized with crossed K-wires and an above-knee cast. This approach was chosen over open-wedge
osteotomies and more complex fixation methods to minimize surgical time and complication risk, given
the patient's potential for impaired bone healing. Early intervention for secondary hyperparathyroidism
and growth modulation techniques may help prevent severe deformities associated with ROD. Surgical
management, while feasible in adults, is ideally performed during childhood to optimize outcomes and
prevent premature osteoarthritis.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Ligamentous knee
ABSTRACT N° SOFCOT25-805
Résultats du traitement par reconstruction du ligament fémoro-patellaire médial seul ou combiné à une trochléoplastie dans l’instabilité fémoro-patellaire
Malek Fakhfakh* 1, Mohamed Hedi Gharbi1, Houssemeddine Chahed1, Achraf Abdennadher1, Khalil Amri1
1Service de chirurgie orthopédique et traumatologie, Hopital militaire principal d'instruction de Tunis, Tunis, Tunisia
Your abstract : L’instabilité fémoro-patellaire (IFP) est une pathologie fréquente surtout chez les patients jeunes. Cette atteinte peut être à l’origine d’une altération de la fonction articulaire. La reconstruction du ligament fémoro-patellaire médial (MPFL) présente une alternative chirurgicale pour la stabilisation de la rotule. Ce geste peut nécessiter l’association d’une trochléoplastie.
L’objectif de notre travail est d’évaluer les résultats de la reconstruction MPFL isolé ou combiné à une trochléoplastie dans les IFP congénitales.
Material and methods : Nous avons mené une étude descriptive rétrospective entre 2018 et 2023, comportant 20 genoux de 18 patients (âge moyen 20,2 ± 4,9 ans) atteints d’instabilité fémoro-patellaire congénitale. Nous avons évalué en pré et post opératoires les Scores de Tegner, Kujala et IKDC, test d’appréhension, la dysplasie trochléenne selon Dejour, l’angle sulcus, le sillon trochléaire, l’index de Caton-Deschamps ainsi que l'arthrose fémoro-patellaire selon la classification d'Iwano et al. La reconstruction du MPFL était associée systématiquement à une section l’aileron externe. Une trochléoplastie était pratiquée dans le cas d’une dysplasie trochléenne de haut grade. Le recul minimal était de 12 mois.
Results : À une moyenne de 21,7 ± 4,1 mois, tous les patients sauf un étaient subjectivement satisfaits du résultat de la procédure. Aucun cas d’appréhension positive ou de reluxation n’a été objectivé. Nous avons observé une réduction significative de la douleur selon le score EVA de 5,4 à 2,5 ± 1,4 points, et une augmentation des échelles de Tegner, Kujala et le score IKDC de 49,5 à 81.1 ± 21,0 %. Une amélioration significative des paramètres radiologiques avec une restauration d’une anatomie plus normale a été notée, sans signes d’arthrose à court terme.
Discussion : La reconstruction par MPFL est une technique efficace pour stabiliser la rotule et réduire le risque de la reluxation patellaire. En cas de présence d’une dysplasie trochléenne sévère, un complément de trochléoplastie est nécessaire. La décision thérapeutique nécessite une évaluation préopératoire objectivé par des mesures de la hauteur rotulienne, l’index de la dysplasie trochléenne et la distance entre la tubérosité tibiale antérieure et la gorge trochléenne. Les dernières études montrent que l’association de ces deux techniques en cas d’anomalie anatomique sous-jacentes permet de garantir un résultat optimal avec limitation de risque de complications post-opératoires.
Conclusion : La reconstruction du MPFL constitue une thérapie efficace pour l’instabilité fémoro-patellaire avec des résultats satisfaisants. L’association d’une trochléoplastie est indiquée dans le cas d’une dysplasie trochléenne de haut grade. Une évaluation clinique et radiologique est nécessaire pour choisir la stratégie thérapeutique.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Hip
ABSTRACT N° SOFCOT25-824
Résultats cliniques et radiologiques des cupules double mobilité cimentées dans des implants acétabulaires sur-mesure
Nicolas Blum* 1, Guillaume Mesnard1, Sébastien Lustig1, Elvire Servien1, Cécile Batailler1
1Chirurgie Orthopédique et Traumatologie, HCL Croix Rousse, Lyon, France
Introduction : La reconstruction acétabulaire en arthroplastie totale de hanche (PTH) de révision avec pertes osseuses majeures (Paprosky 3A/3B) constitue un défi chirurgical. L’utilisation d’implants acétabulaires sur-mesure (SM) associée à des cupules double mobilité (DM) cimentées est une solution prometteuse. Cette étude vise à évaluer les résultats cliniques, fonctionnels et radiologiques de cette association.
Material and methods : Il s’agit d’une étude observationnelle monocentrique rétrospective incluant 16 patients (70 ans en moyenne, 9 femmes) opérés entre mai 2016 et décembre 2024 pour une PTH de révision avec cupule DM cimentée dans un implant acétabulaire SM. Les patients présentaient des défects osseux Paprosky 3A (31%) ou 3B (69%), avec un antécédent d'infection dans 38% des cas. Les scores Oxford Hip Score (OHS) et Harris Hip Score (HHS) ont été évalués avant et après intervention. L'analyse radiologique incluait la mesure des déviations des centres de rotation (COR) par rapport à la hanche controlatérale, l’inclinaison et l’antéversion acétabulaire (via TDM). La survie a été estimée par Kaplan-Meier.
Results : À un recul moyen de 15,4 mois, la survie globale de l’implant était de 75%, portée à 93,8% si l’on exclut les révisions limitées à la cupule DM. 4 complications mécaniques précoces (3 luxations, 1 descellement aseptique) ont nécessité une reprise, toutes survenues dans le premier mois. Aucune infection postopératoire n’a été observée malgré les antécédents infectieux. Les scores fonctionnels se sont significativement (p<0,001) améliorés : OHS de 15,7 à 29,4 (+87%) et HHS de 30,4 à 56,9 (+87%). Radiologiquement, seul l’écart du COR sur l’axe vertical (y) était corrélé négativement aux scores fonctionnels (p<0,01), suggérant l’importance de sa restauration en y. Les mesures d’inclinaison (43,1°) et d’antéversion (26,4°) étaient globalement dans les zones cibles recommandées.
Discussion : Ces résultats confirment la faisabilité et l’efficacité de la combinaison cupule DM cimentée et implant CM dans les reconstructions complexes du cotyle. La survie de l’implant et l’amélioration fonctionnelle sont comparables aux séries publiées, avec un taux de complication (25%) dans la moyenne. L’absence d’infection malgré les antécédents infectieux suggère l’efficacité de l’approche multidisciplinaire. La restauration du COR vertical apparaît comme un élément clef du résultat fonctionnel.
Conclusion : La pose de cupules double mobilité cimentées dans des implants acétabulaires sur-mesure est une option sûre et efficace en révision complexe de hanche. La restauration précise du centre de rotation, en particulier sur l’axe vertical, conditionne les résultats fonctionnels. Une planification préopératoire rigoureuse et une exécution chirurgicale précise sont essentielles pour optimiser les résultats et limiter les complications.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Ligamentous knee
ABSTRACT N° SOFCOT25-839
Anterior Tibial Tubercle Internal Torsion Osteotomy (ATTITO) pour le traitement de l’instabilité patellaire
Glauco Loddo* 1, 2, Jean-Louis Blin 3, Frédéric Khiami 4, Matthieu Ollivier 2, Vincent Chassaing5
1Ortopedia e Traumatologia, AOU Biagio e Cesare Arrigo, Alessandria, Italy, 2Hôpital Sainte-Marguerite, Institut du Mouvement et de l’appareil locomoteur, Marseiile, 3Département d'orthopédie et traumatologie, Clinique de Saint-Germain, Saint Germain en Laye, 4Département d'orthopédie et traumatologie, , hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris, 5Hôpital Privé d’Antony, Ramsay Santé, Antony, France
Introduction : L'instabilité Patellaire (IP) est une cause fréquente de douleur et de problèmes fonctionnels, en particulier chez les jeunes. La dysplasie trochléenne, le positionnement latéral de la tubérosité tibiale antérieure (TTA), la patella alta et les lésions du ligament fémoro-patellaire médial (MPFL) sont les causes les plus courantes de l'IP. Selon les études de Chassaing et al. la torsion externe de la TTA semble être un des facteurs morphologiques impliqués dans l'IP. La valeur moyenne normale de cette torsion est de 6,0°± 2,0°. En cas de valeur de torsion externe de la TTA supérieure à 11,5° une situation de IP peut se présenter. Pour modifier et corriger la torsion de la TTA, nous proposons une technique d'ostéotomie intra-spongieuse de torsion interne de la TTA, Anterior Tibial Tubercle Internal Torsion Osteotomy (ATTITO) en utilisant une ostéotomie triangulaire distale à sommet en forme de V qui aboutit à un prisme pyramidal de la TTA. Le but de cette étude est de décrire et de valider cette nouvelle technique d’ostéotomie de torsion interne de la TTA.
Material and methods : Depuis juin 2020 à juin 2023 29 patients consécutifs (âge moyen de 21 ± 8 ans ;17 femmes, 12 hommes), ont été traités par ATTITO. Des antécédents de luxation patellaire étaient présents chez 8 patients. Les autres patients présentaient une instabilité avec épisodes de subluxation fréquents. La torsion externe de la TTA a été évaluée au scanner/IRM, la valeur moyenne était de 17,5° [12,5° ; 21,5°]. La planification a été effectuée sur la base d'une étude CT/IRM préopératoire. Deux techniques opératoires sont décrites : Une technique à main levée, utilisée chez 22 patients et une technique utilisant une « patient specific instrumentation » (PSI) chez 7 patients.
Results : Une fracture per-opératoire de la TTA a été observée chez un patient, qui a subi la technique ATTITO à main levée et a été traitée par une immobilisation supplémentaire post-opératoire. Après 3 mois, chaque radiographie a montré des signes de consolidation osseuse sans mobilisation des vis; après un an de suivi, aucune pseudarthrose n'a été identifiée et aucune récidive de l'instabilité patellaire n'a été observée chez tous les patients traités.
Discussion :
Conclusion : L'évaluation de la torsion externe de la TTA est récente dans la pratique orthopédique, son évaluation et sa correction pourraient conduire à d'excellents résultats pour traiter l’IP. La technique ATTITO permet de réduire la torsion externe de la TTA en restaurant son alignement tridimensionnel plus proche de l'anatomie normale et en réduisant la nécessité d'une médialisation excessive de la TTA. Également ce type d'ostéotomie semble diminuer le risque de retard de consolidation et de pseudarthrose. Cependant l’efficacité de cette ostéotomie de torsion interne sur l’instabilité patellaire nécessitera des études ultérieures.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Ligamentous knee
ABSTRACT N° SOFCOT25-855
Facteurs prédictifs de retour précoce au sport chez le militaire après ligamentoplastie ligament croisé antérieur.
Mohamed Hedi Gharbi* 1, Malek Fakhfekh1, Achraf Abdennadher 1, Dhia Bouzrara1, Khalil Amri1
1Service d'orthopédie, Hopital Militaire de Tunis, Tunis , Tunisia
Your abstract : La rupture du ligament croisé antérieur (LCA) est une des blessures les plus courantes chez les sportifs, y compris les combattants. Malgré les progrès de la prise en charge chirurgicale, le retour à l'activité sportive et militaire reste insuffisamment standardisé.
L'objectif de cette étude est d'analyser les facteurs influençant le retour aux activités militaires et de proposer un protocole de reprise adapté.
Material and methods : Cette étude rétrospective descriptive a porté sur 100 militaires ayant subi une intervention chirurgicale pour une rupture totale du LCA, entre 2019 et 2020. Nous avons évalué les délais de reprise des activités physiques ainsi que les performances des militaires à travers un test d'aptitude sportive.
Results : Parmi les 100 militaires inclus dans l’étude, 9 étaient des femmes et 91 des hommes, avec un âge moyen de 28 ans. Une ligamentoplastie de type DIDT a été réalisée chez 66 patients, tandis que 34 patients ont eu une ligamentoplastie utilisant le long fibulaire. Le délai moyen de reprise des activités physiques et militaires était de 12 mois, et 62 patients ont retrouvé leur niveau de performance pré-traumatique. Les facteurs influençant significativement le délai et le niveau de reprise des activités de terrain incluent les facteurs psycho-sociaux et professionnels, la présence d’une lésion méniscale ou chondrale associée et un retard dans la prise en charge chirurgicale.
Discussion : Cette étude a permis d'identifier les obstacles à la reprise des activités sportives après ligamentoplastie du LCA, qui demeure l'objectif principal de cette intervention chirurgicale. Un protocole de prise en charge rapide en post-traumatique semble essentiel pour préserver le capital cartilagineux, méniscal et musculaire. En postopératoire, une rééducation et un suivi psychologique adaptés et standardisés sont cruciaux pour optimiser les résultats.
Conclusion : Le retour à une activité physique complète et au sport après une reconstruction du LCA est un processus complexe, influencé par de nombreux facteurs. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre les facteurs de risque modifiables, en particulier au sein de la population militaire.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : Yes
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Ligamentous knee
ABSTRACT N° SOFCOT25-856
Le prélèvement du rectus femoris dans les reconstructions ligamentaires du genou : trucs et astuces
Arthur Lille-Monnet* 1, Anais Rimbert1, Hugo Francois1, Anthony Viste1, Thomas Neri1
1Orthopédie traumatologie Groupement hospitalier Sud, Hospices civils de Lyon, Oullins, France
Introduction : La greffe au Rectus femoris (RF) a été proposé comme une alternative aux greffes classiques dans la chirurgie de reconstruction ligamentaire du genou. Le prélèvement de cette greffe reste néanmoins peu connu en France. L’objectif est de proposer à travers une série prospective les trucs et astuces permettant de prélever cette greffe dans des conditions optimales.
Material and methods : Il s’agit d’une série prospective continue incluant 20 patients pour lesquels le RF, a été prélevé dans le cadre d’une chirurgie primaire ou de reprise du ligament croisé antérieur, ou de chirurgie multi ligamentaire.
Plusieurs conditions de prélèvement ont été testées et comparées : taille cicatrice, position cicatrice, direction du prélèvement, taille et type de stripper, avec ou sans garrot et en laissant ou non la greffe attachée sur la patella.
Results : Le protocole ci-joint donnait le meilleur type de résultats en termes de longueur et de diamètre de greffe ainsi que le moins d’échec de prélèvement. Le patient est installé classiquement avec le genou à 90° de flexion. Le garrot ne doit pas être gonflé le temps du prélèvement afin de permettre un meilleur passage du stripper. L’incision idéale se situe à 3 cm en proximal du pole supérieur de la patella, car proche de la patella les 2 feuillets superficiel et profond se confondent et le plan de clivage est difficile à trouver. Une incision de 3 cm permet d’avoir une bonne vue sur les plans anatomiques. L’incision est décalée latéralement de 1 cm par rapport au centre du tendon, correspondant à la plus longue partie tendineuse du fascia superficiel.
Une bandelette de 1cm de large est disséquée à la partie superficielle du tendon quadricipital avec 2 incisions longitudinales, isolant ainsi le RF. Un dissecteur d’O’Shaughnessy est glissé entre le faisceau superficiel et le faisceau profond du tendon, pour cliver les plans et tracter sur le greffon. La dissection est poursuivie à l’aide d’un ciseau de Mayo sur quelques centimètres afin de stripper avec une course d’élan et dans la bonne direction (antérolatérale). Le tendon est laissé pédiculé en distal afin de pouvoir le transformer en greffe de tendon quadricipital si la greffe venait à se rompre prématurément lors du stripping. Parmi les différents strippers utilisés, celui le plus adapté était ouvert avec une virole de fermeture (pour éviter de détacher le tendon distalement) avec un diamètre d’au moins 6mm de diamètre (idéal 6-10mm) pour permettre un prélèvement de qualité. Le tendon du RF peut être disséqué ensuite distalement sur quelques centimètres supplémentaires et être désinséré de la patella si la longueur n’est pas suffisante.
Discussion : Ce protocole est reproductible avec une courbe d’apprentissage rapide estimée à 5 ou 6 prélèvements.
Conclusion : Ces détails techniques permettent un prélèvement du RF fiable et reproductible avec une greffe de bonne qualité et de bonne dimension tout en évitant les risques d’échec de prélèvement.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Ligamentous knee
ABSTRACT N° SOFCOT25-857
Résultats fonctionnels précoces après reconstruction du LCA par rectus femoris : étude prospective
Hugo Francois* 1, Arthur LILLE-MONET1, Anaïs RIMBERT1, Anthony VISTE1, Thomas NERI1
1orthopédie lyon sud, hospices civils de Lyon, LYON, France
Introduction : La reprise chirurgicale du ligament croisé antérieur (LCA) concerne environ 10 à 20 % des patients opérés, et le choix du greffon en contexte de révision reste un sujet de débat. Alors que les ischio-jambiers (IJ) sont fréquemment utilisés en primaire, le tendon du rectus femoris (RF) apparaît comme une alternative prometteuse en reprise, bien que peu documentée dans la littérature. Cette étude visait à évaluer, à 3 mois, les résultats fonctionnels, la douleur postopératoire, la récupération et la fonction musculaire chez des patients ayant bénéficié d’une reprise du LCA avec greffe de RF après un premier échec sur greffe d’IJ.
Material and methods : Une étude prospective monocentrique a été menée auprès de 30 patients ayant initialement bénéficié d’une reconstruction du LCA par autogreffe des IJ, suivie d’une reprise par greffe de RF. Tous les patients ont été opérés selon une technique standardisée, et la rééducation postopératoire a suivi un protocole institutionnel. Les évaluations ont été réalisées à J45 et à 3 mois, et comprenaient les scores IKDC et KOOS, l’échelle visuelle analogique (EVA) pour la douleur, la mesure de la mobilité articulaire, ainsi qu’une évaluation isocinétique quadriceps à 3 mois.
La greffe de RF a été prélevée selon une technique mini-invasive. Tous les patients ont bénéficié de la même stratégie opératoire pour la reconstruction ligamentaire, et ont suivi un programme de réhabilitation homogène. Les évaluations cliniques et fonctionnelles ont été réalisées à J45 et M3, avec ajout des tests isocinétiques à 3 mois.
Results : Les patients ayant bénéficié de la greffe de RF ont présenté des résultats fonctionnels supérieurs à ceux observés après la greffe primaire d’IJ. Les scores IKDC et KOOS étaient significativement plus élevés à J45 et à 3 mois (p < 0,05). L’intensité de la douleur évaluée par l’EVA était également inférieure dans le groupe RF aux deux temps d’évaluation. Sur le plan clinique, une meilleure extension du genou (moins de flessum) a été observée chez les patients du groupe RF. Les mesures isocinétiques à 3 mois ne montraient pas de déficit significatif du quadriceps par rapport à la greffe d’IJ.
Discussion : La greffe de RF constitue une option fiable et efficace dans les reprises de reconstruction du LCA. Elle présente plusieurs avantages : prélèvement simple, absence de prélèvement osseux, et morbidité faible au site donneur. Malgré les réserves initiales quant à un possible déficit du quadriceps, les résultats à 3 mois montrent une récupération musculaire comparable à celle observée après prélèvement des IJ, lorsque la rééducation est bien conduite.
Conclusion : La reconstruction du LCA à l’aide du tendon de RF offre de bons résultats fonctionnels précoces, une douleur postopératoire modérée, et une récupération musculaire satisfaisante. Ces éléments soutiennent l’intérêt du RF comme greffon de choix dans les reprises chirurgicales du LCA.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Ligamentous knee
ABSTRACT N° SOFCOT25-874
Quelles dimensions de greffe peut-on espérer avec un prélèvement du Rectus Femoris dans les reconstructions ligamentaires du genou
Anaïs Rimbert* 1, Arthur Lille-Monnet1, Hugo Francois1, Anthony Viste1, 2, Thomas Néri1, 1
1Hospices Civils de Lyon, Hôpital Lyon Sud, Chirurgie Orthopédique et Traumatologique, Lyon, France; University Lyon, Claude Bernard Lyon , 2University, Gustave Eiffel University, IFSTTAR, LBMC UMR_T9406, F69622, Lyon, France
Introduction : L’autogreffe par rectus femoris (RF) constitue désormais une alternative de plus en plus utilisée dans les reconstructions ligamentaires du genou. Il n’existe pas d’étude qui analyse spécifiquement les dimensions de ce type de greffe. L’objectif était donc à travers une série prospective d’analyser les dimensions en terme de longueur et de diamètre des greffes au RF et de les corréler aux caractéristiques démographiques du patient.
Material and methods : Il s’agissait d’une étude descriptive prospective monocentrique continue incluant 20 patients ayant eu une reconstruction ligamentaire au RF.
Les conditions de prélèvement étaient identiques avec l’utilisation d’un stripper unique (stripper ouvert avec virole de fermeture, 6mm de diamètre). Les dimensions en terme de longueur et de diamètre (1,2,3 ou 4 brins) étaient recueillis. Les données démographiques (taille, IMC, âge, sexe, tegner...) des patients étaient également consignées.
Results : La longueur moyenne était de de 350 ±10 mm pour une largeur au point le plus large de 20±5 mm. Le diamètre de greffe était de 5mm en monobrin et de 9 mm, 12 mm, et 14 mm. Selon si la greffe était repliée respectivement en 2, 3 ou 4 brins.
Discussion : Le prélèvement de RF offre un accès à une auto-greffe de longueur et de diamètre permettant une reconstruction sans difficulté de n’importe quelle ligament central ou périphérique. Ces dimensions sont supérieures au tendons ischio-jambier, tendon patellaire ou tendon quadricipital et peuvent la reconstruction conjointe de plusieurs ligaments dans le cadre de reconstruction combinée du LCA et du plan antérolatéral.
Conclusion : La greffe au RF présente des dimensions supérieures aux autogreffes classiquement utilisées et est tout à fait compatible avec la reconstruction d’un ou plusieurs ligament dans le genou.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-894
La survie à moyen terme des prothèses de reprise du genou
Mohamed Sadok Chtai* 1, romdhane denguezli1, aymen hannefi1, mahmoud Ben Maitigue1, nader Naouar1, Mohamed Ali Khalifa1, Karim Bouattour1
1CHU Sahloul service d'orthopédie, Université de sousse, sousse, Tunisia
Your abstract : Le nombre de prothèses totales du genou posées est en constante augmentation vu l'évolution des implants prothétiques et le vieillissement de la population. La durée de vie des prothèse est limitée et par conséquent on observe une augmentation du nombre de prothèses de reprises du genou. Les objectifs de notre travail étaient de définir les causes d'échec de la PTG initiale et d'évaluer la survie des prothèses de reprise au dernier recul
Material and methods : Il s'agit d'une étude rétrospective monocentrique menée dans notre service sur une période de 12 ans entre 2010 et 2022. Nous avons répertorié les PTG de reprise posées durant cette période . Nous n'avons pas inclus les reprise sans changement d'implants ou les changements unipolaires d'implants. Nous avons écarté les patients perdus de vue ou ayant des dossiers incomplets. Nous avons réalisé une évaluation clinique et radiologique de tous les patients. Nous avons utilisé le score d'IKS pour les résultats fonctionnels
Results : Nous avons retenu 43 cas de reprise de PTG (R-PTG). Il s'agissait de 12 hommes et 29 femmes. Dans deux cas la reprise était bilatérale. L'âge moyen était de 69,3 ans[58-83 ans]. La cause de la reprise était aseptique dans 27 cas et septique dans 16 cas. L'évolution était favorable dans 33 cas avec des résultats fonctionnels satisfaisants. Dans notre série, le recul moyen était de 4 ans 8 mois [2-15 ans].
Au dernier recul, le taux de survie des prothèses était de 77%: la survie des reprises septiques était de 62,5% et de 85,2% pour les reprises aseptiques. Dix prothèses de reprise ont nécessité un changement de prothèse (reprise de la prothèse de reprise RR-PTG): 6 cas de reprise septique et 4 cas de reprise aseptique. Deux cas de RR-PTG septique ont nécessité une dépose de la deuxième prothèse de reprise et une arthrodèse du genou afin de juguler l'infection.
Conclusion : La reprise d'une prothèse totale du genou est une intervention lourde et nécessite une planification rigoureuse.
Les résultats des prothèses totales de reprise sont moins bons que ceux des prothèses de première intention. Leurs complications sont rares et peuvent conduire aux reprises itératives voir aux arthrodèses du genou et des amputations trans-fémorales.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Ligamentous knee
ABSTRACT N° SOFCOT25-925
Reconstruction multi-ligamentaire du genou : standardiser pour mieux opérer
Estelle Fontaine* 1, 2, Anthony Viste1, 3, Thomas Neri1, 3
1Chirurgie Orthopédique et Traumatologique, Hospices Civils de Lyon, Hôpital Lyon Sud, 2University Claude Bernard, 3Gustave Eiffel University, IFSTTAR, LBMC UMR_T9406, F69622, Lyon, France
Introduction : La chirurgie de reconstruction multiligamentaire (MLKR) est particulièrement complexe, nécessitant un enchaînement précis de gestes techniques. L’organisation des différentes étapes opératoires constitue un véritable défi. L’objectif de cette étude était de proposer une stratégie opératoire standardisée, structurée et reproductible pour faciliter la gestion des séquences chirurgicales lors des MLKR.
Material and methods : Il s’agit d’une étude prospective incluant 30 patients consécutifs opérés d’une MLKR selon un même protocole. Les patients ayant bénéficié de gestes osseux associés ou d’une stratégie opératoire différente du protocole prédéfini ont été exclus. La durée opératoire totale, le temps de garrot et les durées spécifiques de chaque étape ont été consignés. Les complications peropératoires ont été relevées. Un questionnaire de "satisfaction" était complété par l'équipe chirurgicale.
La séquence opératoire, identique pour tous les patients, se composait de quatre temps distincts. Le premier temps était consacré au prélèvement et à la préparation des greffes (autogreffes ou allogreffes). Le deuxième temps correspondait à la réalisation des tunnels extra-articulaires avec passage de fils relais. Le troisième temps, arthroscopique, incluait la réalisation des tunnels intra-articulaires pour la reconstruction du pivot central ainsi que les gestes méniscaux et cartilagineux associés. Enfin, le quatrième temps concernait la fixation des greffes selon un ordre systématique : LCA en extension, LCP à 90° de flexion, puis fixation des greffes extra-articulaires et fermeture.
Results : Le temps opératoire moyen observé dans la cohorte était de 125±30 minutes [110-200]. Le temps moyen de garrot était de 75±15 minutes. Les durées moyennes des différentes étapes étaient respectivement de 15±5 minutes pour le premier temps, 20±9 minutes pour le deuxième, 60±24 minutes pour le troisième, et 30±3 minutes pour le dernier. Les principaux facteurs allongeant la durée opératoire étaient la nécessité d’une suture méniscale, le nombre de ligaments à reconstruire, la réalisation d’un temps latéral, la reconstruction du LCP, ainsi que la survenue d’une complication peropératoire. La "satisfaction" des équipes était bonne en moyenne.
Discussion : L’organisation structurée de la MLKR en temps chirurgicaux distincts permet une meilleure maîtrise du déroulement opératoire. Cette approche favorise l’optimisation de la durée opératoire globale, la gestion plus efficace du matériel, l’anticipation des difficultés, une meilleure coordination des équipes opératoires, et constitue un support pertinent pour l’enseignement et la formation.
Conclusion : La mise en œuvre d’une stratégie opératoire codifiée, reposant sur des séquences chirurgicales clairement identifiées et ordonnées, constitue un levier essentiel pour optimiser la réalisation des MLKR. Cette approche améliore l’efficience opératoire, renforce la sécurité du geste, et participe à l’harmonisation des pratiques au sein des équipes chirurgicales spécialisées.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Ligamentous knee
ABSTRACT N° SOFCOT25-954
Posterior Tibial Slope, Lateral Extra-Articular Tenodesis, and Meniscal Root Injuries Are Independent Predictors of Tunnel Widening After ACL Reconstruction
Maher Ghandour* 1, Romir Patel2, Fabio Sammartino3, Drew Slater4, 5, Wiemi Douoguih4, 5, Matthieu Ollivier1
1Sainte-Marguerite Hospital, Institute for Locomotion, Aix-Marseille University, Department of Orthopedics and Traumatology, 2Department of Orthopedics and Traumatology, Sainte-Marguerite Hospital, Institute for Locomotion, Aix-Marseille University, Marseille, France, 3Department of General Surgery and Medical Surgical Specialties, Section of Orthopaedics and Traumatology, University Hospital Policlinico “Rodolico-San Marco”, University of Catania, Catania, Italy, 4MedStar Lafayette Orthopaedic and Sports Medicine Center, MedStar Washington Hospital Center, 5Department of Orthopaedic Surgery, MedStar Georgetown University Hospital, Washington, United States
Introduction : Tunnel widening is a common radiographic finding after anterior cruciate ligament reconstruction (ACLR). Although posterior tibial slope (PTS) has been suggested as a contributing factor, its exact impact remains uncertain. Similarly, the roles of lateral extra-articular tenodesis (LET) and meniscal root injuries in tunnel widening have not been clearly established. This study aimed to determine the effect of medial and lateral PTS, LET, and meniscal root injuries on femoral and tibial tunnel widening following ACLR with hamstring tendon graft.
Material and methods : This retrospective cohort study included 307 patients who underwent primary ACLR using a hamstring tendon autograft. Patients with revision ACLR or multiligament injuries were excluded. Tunnel diameters were measured immediately and 2-year postoperatively using standardized radiographs. PTS was measured on long lateral radiographs. Demographic and surgical data were collected.
Tunnel widening was defined as the difference between follow-up and immediate postoperative tunnel diameters. Linear regression analyses were used to identify predictors of tunnel widening. Variables included medial and lateral PTS, BMI, presence of meniscal root injuries, and use of LET.
Results : The mean tibial tunnel diameter increased from 9.46 ± 1.00 mm to 11.35 ± 1.55 mm (p < 0.001), and femoral tunnel diameter increased from 9.27 ± 0.83 mm to 11.52 ± 1.63 mm (p < 0.001) at 2 years postoperatively. Univariate analysis showed significant associations between tunnel widening and steeper medial (p < 0.0001) and lateral PTS (p < 0.0001), meniscal root injuries (p = 0.0024), and higher BMI (p = 0.0127). In multivariate regression, medial PTS (β = -0.321, p < 0.0001), lateral PTS (β = -0.137, p = 0.0356), LET (β = 0.2207, p = 0.0257), and meniscal root injuries (p = 0.0024) remained independent predictors.
Discussion : This study confirms that specific anatomical and surgical factors, including PTS, LET, and meniscal root status, significantly influence tunnel widening after ACLR. These findings are consistent with recent biomechanical hypotheses but expand current clinical understanding by quantifying their independent contributions in a large cohort.
Conclusion : Medial and lateral posterior tibial slope, LET, and meniscal root injuries are independent predictors of tunnel widening following ACL reconstruction with a hamstring graft. These factors shoudl be considered during surgical planning and patient counseling to optimize outcomes and anticipate postoperative outcomes.
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Degenerative knee condition
ABSTRACT N° SOFCOT25-994
Perception et idées reçues d'une population locale à propos de l'arthroplastie du genou
Youssef Othman1, 2, Anas Ghozzi1, Saber Rabhi1, 2, Firas Chaouech* 1, 2, Makram Zrig1, 2, Abderrazek Abid1, 2
1Orthopédie, CHU Fattouma Bourguiba, 2Faculté de Médecine, Université de Monastir, Monastir, Tunisia
Your abstract : La prise de décision pour un patient auquel une arthroplastie du genou est proposée est déterminée par sa perception de cette chirurgie. Cette perception influence aussi le résultat fonctionnel. L'objectif de ce travail est de décrire la perception de l’arthroplastie du genou chez la population générale.
Material and methods : Les adultes présents aux salles d’attente des consultations externes sont invitées à remplir un formulaire sur leurs connaissances générales à propos de l’arthroplastie du genou. Une version en ligne est aussi publiée sur les réseaux sociaux. Les réponses des professionnels de santé et des porteurs de prothèse du genou ont été exclues.
Results : 188 réponses ont été inclues. La source d’information à propos de l’arthroplastie était « la famille, les amis et les voisins » chez 46% des répondeurs. Seulement 15% savent que la reprise de la marche est possible dès le premier jour postopératoire alors que 41% estiment que la reprise de la marche n’est possible qu’au bout de 3 semaines au moins. 24.5% estiment que l’arthroplastie donne de bons résultats fonctionnels. 32% des répondeurs estiment qu’il est possible d’utiliser les escaliers pour un porteur de prothèse du genou et 54% estiment qu’il peut réaliser ses tâches ménagères. La principale limite de notre étude est que l’échantillon représente une seule région tunisienne.
Discussion : Nos résultats montrent une appréhension par rapport à l’arthroplastie du genou en opposition aux bons résultats fonctionnels de cette chirurgie. La communication avec les candidats une arthroplastie du genou devrait être améliorée.
Conclusion : Une communication médiatique efficace est nécessaire pour mettre en valeur l’expertise du pays dans ce domaine.
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré
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Ligamentous knee
ABSTRACT N° SOFCOT25-1044
Résultat du traitement chirurgical de l’instabilité rotulienne à propos de 26 cas
Alaeddine Jellali* 1, mohamed ABID1
1orthopedie hopital universitaire sahloul, orthopedie , sousse , Tunisia
Your abstract : L’instabilité fémoro-patellaire touche essentiellement les adolescents de sexe féminin. Elle est souvent associée à une dysplasie de la trochlée, une patella alta, un valgus fémoral…
Elle pose un problème de prise en charge thérapeutique. Il existe des techniques chirurgicales avec des gestes osseux tel que l’ostéotomie de la tubérosité tibiale antérieure et la trochléoplastie. Il existe aussi des techniques chirurgicales agissant uniquement sur les parties molles telle que la plastie du ligament fémoro-patellaire médial
Material and methods : Nous avons mené une étude rétrospective descriptive mono-centrique sur les patients opérés au CHU Sahloul de Sousse pour une instabilité rotulienne avec une plastie du MPFL sur une période de 14 ans entre le1 janvier 2008 et le 31 décembre 2022.
Results : Dans notre étude . l’age moyen était de 20 ans le sexe ratio était de 0.6. La flexion moyenne du genou était de 122°en préopératoire. Nous n’avons pas noté de déficit d’extension active.
La hauteur rotulienne moyenne était de 1.12 selon l’indice de caton et Deschamps et la TA-GT moyenne était de 16 mm. Nous avons constaté des lésions ostéochondrales de passage chez 3 patients. Un morphotype en genu valgum a été observé chez 6 patients.
le score de Kujala moyen est passé de 63 à 87 et celui de Lillois est passé de 60 à 90 et Tegner est passé de 2 à 4.5.
cette amélioration est significative (p<0.05)
Discussion : Au dernier recul, la flexion moyenne des patients était de 135 degrès. Avec un gain de 13 degrés par rapport à la mobilité préopératoire. Cette différence n’est pas significative. Ces résultats sont comparables à ceux de la littérature, En effet la stabilisation de la rotule par technique de MPFL n’a pas d’effets sur la mobilité du genou.
Trois de nos patients ont gardé une appréhension . Une revue systématique de la littérature a trouvé une persistance de l’appréhension à des proportions très variables selon les séries
Le score Kujala moyen est passé de 63 à 87 en postopératoire. Cette différence est significative. Différentes séries de la littérature montrent une amélioration nette du score du Kujala en postopératoire
Les complications de notre série étaient, une infection superficielle et un hématome post opératoire. Nous n’avons noté aucun cas de fracture de rotule ni de luxation. Mikashima [20] a noté deux fractures de la patella dans les suites d’une reconstruction du MPFL sans récidive de luxation associée. Fithian [21] a eu un cas de fracture rotulienne.
Conclusion : La plastie isolée du MPFL donne de bons résultats et nous parait une alternative intéressante pour les dysplasies trochléennes faibles et modérées et avec un TAGT< 20 mm. Cette technique présente moins de morbidité que les techniques associant des gestes osseux.
En cas de dysplasie sévère de la trochlée, une patella alta ou TAGT > 20 mm, le résultat d’une plastie isolée du MPFL peut être insuffisant et nous recommandons de réaliser des gestes osseux associés afin de corriger ces anomalies osseuses
L'IA a-t-elle été utilisée pour ce résumé en dehors du correcteur orthographique ou de la traduction? : No
Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré