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CONGRÈS DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE Chirurgie Orthopédique et Traumatologique

12-15 Novembre 2018
Palais des Congrès
Paris

Programme

mardi 13 novembre 2018

14h00 - 15h30
salle 352
Table Ronde : [TR-05] - Réseaux de références et pathologies de recours en orthopédie
Thématique : Tumeur/Infection
Modérateur : François Gouin (Nantes / FRANCE), Didier Mainard (Nancy / FRANCE)
  • Orateur table ronde :
    Introduction : Francois Gouin (Lyon)
    14h00 / 14h10
    Auteur(s) :
    • François Gouin (Nantes / FRANCE)
  • 2 exemples de réseaux de référence : Les CRIOAC en infection ostéo-articulaire
    14h10 / 14h20
    Auteur(s) :
    • Didier Mainard (Nancy / FRANCE)
  • 2 exemples de réseaux de référence : RESOS-NETSARC-RREPS en pathologie tumorale
    14h20 / 14h30
    Auteur(s) :
    • François Gouin (Nantes / FRANCE)
  • Dimension culturelle et sociale des réseaux
    14h30 / 14h42
    Auteur(s) :
    • Sophie Arborio (Nancy / FRANCE)
  • Rapports praticiens de proximité et de recours : aspects humains et médico-légaux
    14h42 / 14h52
    Auteur(s) :
    • Bernard Megy (Nimes / FRANCE)
  • Le point de vue d'une coordonatrice de réseaux
    14h52 / 15h04
    Auteur(s) :
    • Françoise Ducimetiere (Lyon / FRANCE)
  • Le point de vue des patients (Inforsarcome)
    15h04 / 15h16
    Auteur(s) :
    • Franck Artzner (Rennes / FRANCE)
  • Conclusion
    15h16 / 15h21
    Auteur(s) :
    • Didier Mainard (Nancy / FRANCE)
  • Discussion
    15h21 / 15h30
    Auteur(s) :
    14h00 - 15h30
    salle Passy
    Communications Orales :
    Thématique : Poignet/Main
    Modérateur : Michel Levadoux (Toulon / FRANCE), Laurent Mathieu (Lyon / FRANCE)
    • Communication Orale :
      Étude 3D par éléments finis des contraintes dans le poignet et effet de différentes ostéotomies utilisées dans la maladie de Kienböck.
      14h00 / 14h08
      Auteur(s) :
      • Emmanuel Camus (Maubeuge / FRANCE)
      • Anna Aimar (Bruxelles / BELGIUM)
      • Luc Van Overstraeten (Tournai / BELGIUM)
      • Frédéric Schuind (Bruxelles / BELGIUM)
      • Bernardo Innocenti (Bruxelles / BELGIUM)

      Abstract : Dans la maladie de Kienböck, les techniques chirurgicales conservatives visent toutes à décomprimer le lunatum. Beaucoup d'ostéotomies sont encore proposées, sur le radius ou le capitatum. L'efficacité est forcément variable, étant donné la diversité des propositions.Les auteurs ont comparé l'effet de sept ostéotomies. Pour que la comparaison soit valable, ils ont utilisé un modèle unique basé sur une modélisation 3D par éléments finis. Ils ont comparé : le raccourcissement axial (RA), la soustraction externe (SE), la soustraction interne (SI) et l'ostéotomie camembert du radius sans (C) et avec ostéotomie ulnaire de Sennwald (CS), le raccourcissement du capitatum(Ca), sans et avec raccourcissement associé de l'hamatum (CaH). Le modèle a été obtenu à partir d'un arthro- scanner de poignet sain. Après segmentation, il a été importé dans un logiciel d'éléments finis (Abaqus- Dassault). Les caractéristiques physiques de l'os, du cartilage, du TFCC, des ligaments ont été intégrées. Les ligaments ont été reproduits en respectant la description anatomique exhaustive de Nanno et Viegas.Sur ce modèle ont été simulées les différentes ostéotomies, et l'on a enregistré les contraintes à toutes les interfaces osseuses. Les auteurs expriment ici les contraintes entre le carpe et l'avant-bras. Dans le modèle anatomique, les contraintes vers l'avant-bras sont apportées par le scaphoïde à 56%, le lunatum à 30%, le triquetrum à 14%. Dans le RA, les proportions sont de 41%, 29%, 28%. Dans la SE, les proportions sont de 50%, 45% et 5%. Dans la SI, les proportions sont de 20%, 61%, 18%. Dans le Ca, les proportions sont de 79%, 11%, 10%. Dans le CaH, les proportions sont de 70%, 5%, 25%. Dans le C, les proportions sont de 53%, 29%, 18%. Dans le CS, les proportions sont de 80%, 0%, 20%.Dans ce modèle, les ostéotomies déchargeant le mieux le lunatum sont l'ostéotomie du capitatum associée à celle de l'hamatum, et le Camembert associé à celle de l'ulna. Mais l'ostéotomie CaH surcharge l'ulna, dont la contrainte passe de 14% à 25%. Dans le CS, l'essentiel des contraintes est supporté par le scaphoïde, la surcharge de l'ulna est moindre, et la décharge du lunatum est complète.L'ostéotomie Camembert associée à celle de Sennwald semble, dans ce modèle, être celle qui décharge le mieux le lunatum, en surchargeant l'ulna au minimum.
    • Communication Orale :
      Intérêt de l'utilisation des plateformes d'émissions en direct pour la formation pratique en microchirurgie sur modèles non vivants
      14h08 / 14h16
      Auteur(s) :
      • Juan Diaz (Strasbourg / FRANCE)
      • Priscille Lazarus (Strasbourg / FRANCE)
      • Stéphanie Gouzou (Strasbourg / FRANCE)
      • Isabelle Talon (Strasbourg / FRANCE)
      • Philippe Liverneaux (Strasbourg / FRANCE)
      • Sybille Facca (Strasbourg / FRANCE)

      Abstract : La présence d'un étudiant lors de l'apprentissage des techniques de microchirurgie, comporte des contraintes organisationnelles et financières. Devant le développement des outils numériques, nous avons voulu évaluer la faisabilité d'une téléformation à distance en microchirurgie.Vingt étudiants ont été évalués dans 3 groupes lors de la réalisation d'anastomoses sur nouilles japonaises. Le 1er groupe (A) de 10 étudiants a été formé en présentiel par des moniteurs dans le cadre d'un diplôme universitaire de microchirurgie à l'aide d'un microscope chirurgical (Grossissement X20). Le 2ème groupe (B) de 5 étudiants a été formé à distance par vidéo-enregistrement et l'évaluation différée à l'aide d'un smartphone (Grossissement X3). Le 3ème groupe (C) de 5 étudiants a été formé à distance par vidéo-conférence avec évaluation en temps réel à l'aide d'un smartphone. Tous les groupes ont suivi 4 séances d'entraînement avec une évaluation à la fin de chaque séance par une grille SARMS (Structured Assessment of Robotic Microsurgery Skills) adaptée à la microchirurgie.Le score dans le groupe A s'est amélioré en moyenne de 18,9/30 à 25,9/30 de la 1ère à la dernière séance. L'amélioration du score entre chaque séance a été de 2.37 [1.9 ; 2.84]. Le score dans les groupes B/C s'est amélioré en moyenne de 17,1/30 à 27,5/30 de la 1ère jusqu'à la dernière séance. L'amélioration du score entre chaque séance a été de 3.51 [3.03 ; 3.99]. L'évolution du groupe B/C par rapport au groupe A a été supérieure avec une différence de 32% en moyenne.L'entraînement en microchirurgie nécessite plusieurs étapes, dont souvent une première étape sur modèles non vivants qui se prête bien à l'apprentissage à distance, contrairement à l'étape sur rats. Les résultats de notre étude suggèrent une supériorité de la téléformation à distance pour les modèles synthétiques contre la formation présentielle, mais le nombre limité d'étudiants n'a pas permis de réaliser des études statistiques. Le vidéo-enregistrement est un nouvel outil pédagogique, qui favorise bien l'apprentissage des techniques microchirurgicales et qui permet d'évaluer plus objectivement la performance par l'étudiant et par le(s) moniteur(s). L'entraînement pratique de niveau 2 en microchirurgie semble bien se prêter à l'évaluation à distance. De nouvelles études pourront prouver si la téléformation et téléévaluation à distance présente bien une supériorité à l'entraînement présentiel dans l'apprentissage de la microchirurgie sur des modèles non vivants.
    • Communication Orale :
      Le RoC : une technique simple et novatrice de suture des tendons fléchisseurs pour une rééducation active immédiate - étude biomécanique in vitro
      14h16 / 14h24
      Auteur(s) :
      • Marie Castoldi (Nice / FRANCE)
      • Olivier Camuzard (Nice / FRANCE)
      • Federico Solla (Nice / FRANCE)
      • Virginie Rampal (Nice / FRANCE)
      • Olivier Rosello (Nice / FRANCE)

      Abstract : La rééducation active précoce après suture tendineuse limite la raideur et optimise la récupération fonctionnelle. Pour autoriser la rééducation immédiate, la résistance de la suture aux forces de traction doit être élevée tout en minimisant les forces de frottement. Nous présentons une nouvelle technique de suture tendineuse à quatre brins, le RoC. Son ancrage dans les trois plans de l'espace permet d'appliquer des microdéformations sur le tendon sans le fragiliser. L'objectif de notre étude était de comparer ses caractéristiques biomécaniques en traction avec l'Adelaide, une des techniques de suture les plus résistantes.Quarante fléchisseurs profonds de porc ont été randomisés en 4 groupes de 10 tendons : groupe A (technique RoC avec fil Prolene 3-0), B (technique RoC avec fil Dyneema 0,25mm), C (technique Adelaide avec fil Dyneema 0,25mm), et D (technique Adelaide avec fil Prolene 3-0). Un test en traction axiale continue (Instron) a été réalisé pour chaque tendon avec mesure de la résistance maximale, du gap à 2mm, de la raideur et du mode d'echec de la suture. Le Dyneema est un polyéthylène de très haut poids moléculaire, composant de plusieurs fils de suture tressés connus pour leur solidité.Les tests en traction du groupe B retrouvaient une résistance maximale moyenne de 159N, contre 64N pour le groupe A, 80N pour le groupe C, et 52N pour le groupe D. Les tendons suturés avec la technique RoC étaient en moyenne 2 fois plus résistants qu'avec la technique Adelaide avec le fil Dyneema et 1,2 fois plus résistants avec le fil Prolene. Le gap à 2mm se formait après 130N pour les tendons du groupe B. Les sutures RoC cédaient par rupture du fil et échec du nœud. Les sutures Adelaide cédaient dans 85 pourcent des cas par dilacération tendineuse. Les tendons réparés avec la technique RoC ont une résistance maximale en traction plus élevée qu'avec la technique Adelaide. La résistance du RoC avec du fil Dyneema est deux fois supérieure aux techniques actuellement utilisées pour la réparation des fléchisseurs. La suture RoC ne dilacère pas les tissus et possède une résistance supérieure aux techniques courantes, permettant d'envisager une rééducation active non protégée en post-opératoire immédiat. Le travail en flexion sera analysé dans une seconde étude.
    • Communication Orale :
      Traitement de l'instabilité scapholunaire chronique: résultats avec la triple ténodèse versus la ligamentoplastie scapholunaire et intercarpienne
      14h24 / 14h32
      Auteur(s) :
      • Lionel Athlani (Nancy / FRANCE)
      • Nicolas Pauchard (Dijon / FRANCE)
      • François Dap (Nancy / FRANCE)
      • Gilles Dautel (Nancy / FRANCE)

      Abstract : L'objectif de cette étude était de comparer les résultats cliniques et radiologiques chez les patients atteints d'instabilité scapholunaire chronique réductible, traités avec la triple ténodèse de Garcia-Elias (3LT) et ceux traités avec la ligamentoplastie scapholunaire et intercarpienne (SLIC).Vingt patients âgés en moyenne de 43 ans ont été traités avec la 3LT et 26 patients avec un âge moyen de 44 ans avec la ligamentoplastie SLIC. Tous les patients présentaient une instabilité scapholunaire chronique réductible sans lésion chondrale. Les deux groupes de patients ont été opérés par des chirurgiens seniors, dans le même établissement, au cours de deux périodes différentes. Tous les patients ont été évalués (douleur, mobilités, force, fonction, radiographies) avec un suivi moyen de 28 mois (12-49) dans le groupe 3LT et de 36 mois (12-54) dans le groupe SLIC.Dans les deux groupes, nous avons constaté une amélioration significative de l'évaluation de la douleur, de la force de préhension et des scores fonctionnels (DASH et PRWE). Le groupe SLIC avait significativement moins de douleur et une plus grande force de préhension que le groupe 3LT. Les patients du groupe SLIC ont eu une meilleure amélioration de leurs scores DASH et PRWE. L'amplitude moyenne de flexion-extension était de 82 ° (102,5 ° préopératoire) dans le groupe 3LT et de 113 ° (préopératoire 115 °) dans le groupe SLIC. Dans le groupe 3LT, il n'y a pas eu d'amélioration significative des espaces scapho-lunaires moyens statiques et dynamiques (3,6 et 4,8 mm postopératoires versus 3,9 et 4,9 mm préopératoires), ni de l'angle scapholunaire (75 ° versus 72 °). Dans le groupe SLIC, les espaces statiques et dynamiques moyens s'amélioraient significativement (2,3 et 3,0 mm en postopératoire contre 3,2 et 4,6 mm en préopératoire), tout comme l'angle (62 ° versus 73 °). Dans le groupe 3LT, 4 patients ont développé une arthrose alors qu'il n'y en avait aucun dans le groupe SLIC. La technique SLIC pour la reconstruction du ligament scapholunaire a conduit à de meilleurs résultats préliminaires cliniques et radiologiques que la technique 3LT.
    • Communication Orale :
      Etude de la cinématique scapholunaire après réparation ligamentaire par ancres souples
      14h32 / 14h40
      Auteur(s) :
      • Francois Loisel (Besancon / FRANCE)
      • Stan Durand (Paris / FRANCE)
      • Sébastien Aubry (Besançon / FRANCE)
      • Daniel Lepage (Vesoul / FRANCE)
      • Xavier Bonnet (Paris / FRANCE)
      • Wafa Skalli (Paris / FRANCE)

      Abstract : Le ligament scapholunaire (SL) est une structure anatomique essentielle du carpe et sa lésion est préjudiciable à moyen et long terme. L'objectif est une analyse comparée de la cinématique scapho-lunaire sur des pièces anatomiques dont le SL est sain, puis lésé et enfin réparé par ancres souples.Sur 6 poignets sains, 3 billes en acier étaient insérées dans le scaphoïde, lunatum, radius et 3ème métacarpe afin de définir des repères locaux. La reconstruction 3D du radius à l'aide d'un TDM préalable a permis de définir les axes du poignet : flexion extension (FE), radio ulnaire (RU) et prono supination. Le banc d'essai permettait des mouvements passifs du poignet de 30 ° de flexion à 60 ° d'extension et de 20 ° d'inclinaison radiale à 30 ° ulnaire. Des radiographies bi-planaires à faible dose étaient réalisées tous les 10° pour chaque configuration : SL sain, lésé, après réparation par des ancres souples à la partie postérieure (I1) puis antérieure (I2) du ligament. Les coordonnées des billes étaient récupérées sur les radiographies. A partir des coordonnées et du repère d'interprétation du poignet, des routines Matlab ont permis de calculer la cinématique des os. La mesure des amplitudes de mouvements a pu être réalisée pour tous les axes, en rotation et translation, et pour chaque configuration du poignet. Lors des mouvements FE du poignet, les amplitudes moyennes (en degré) pour les 6 sujets, du scaphoïde suivant FE pour les configurations saines, lésées, I1 et I2 étaient respectivement de 63,82 ; 72,97 ; 65,61 et 62,72. Pour le lunatum de 47,05; 47,31 ; 49,63 et 52,90. L'amplitude moyenne du déplacement transversal (mm) entre scaphoïde et lunatum : 0,85 ; 1,07 ; 0,71 et 0,86.Les résultats sont concordants avec la littérature, en termes de différences d'amplitudes entre les poignets sains et lésés et de variabilité interindividuelle. Malgré le faible effectif de notre population, nos résultats mettent en évidence, à l'instar d'autres équipes, une amélioration de la cinématique du scaphoïde par la réparation ligamentaire combinée antérieure et postérieure. Par contre cela semble moins évident pour la cinématique du lunatum.Cette étude cadavérique ouvre la voie à une technique d'évaluation des moyens de réparation du SL. Les perspectives sont l'évaluation de la cinématique in vivo et la personnalisation des traitements par la modélisation en éléments finis.
    • Communication Orale :
      Réinsertion arthroscopique des lésions fovéales du TFCC : Réinsertion périfovéale comparée à la réinsertion trans-osseuse
      14h40 / 14h48
      Auteur(s) :
      • Marion Burnier (Lyon / FRANCE)
      • Michael Mak (Hong Kong / HONG KONG)
      • Wing Lim Tse (Hong Kong / HONG KONG)
      • Pak Cheong Ho (Hong Kong / HONG KONG)

      Abstract : Les lésions du TFCC sont l'une des lésions ligamentaires du poignet les plus communes. Elles sont responsables de douleurs ulnaires associées à une instabilité radio-ulnaire distale. Plusieurs techniques arthroscopiques ont été décrites. Le but de cette étude est de comparer la réinsertion périfovéale du TFCC à la réinsertion trans-osseuse; et d'évaluer l'influence de l'âge, du délai avant chirurgie et de la variance ulnaire sur le résultat. Cette étude rétrospective comparait 17 patients avec une lésion fovéale du TFCC: 10 patients traités par la technique périfovéale et 7 patients traités par la technique de réinsertion trans-osseuse. L'âge moyen était de 40 ans (21 à 58 ans). Les 2 groupes étaient comparables selon l'âge, le suivi et le délai avant la chirurgie. Tous les patients présentaient une lésion fovéale du TFCC diagnostiquée par une instabilité douloureuse de l'articulation radio ulnaire distale et des tests arthroscopiques spécifiques(Hook test, trampoline test). La chirurgie était réalisée sous anesthésie locale ou loco-régionale. Les mobilités, la force du poignet, la douleur (Echelle Visuelle Analogique) étaient évaluées en pré et post opératoire, de même que le score DASH et le Modified Mayo Wrist Score (MMWS). Au recul moyen de 19.5 mois, la force était de 82.7% et l'EVA de 1.8 sans différence significative entre les 2 groupes. La mobilité en prono-supination était plus élevée dans le groupe de réinsertion périfovéale (156.4°) avec une différence significative (p=0.04). Le score DASH était de 22.9 et le MMWS de 70 sans différence significative entre les 2 groupes. L'âge, le délai avant chirurgie, la variance ulnaire n'avaient aucune influence sur le résultat. Dans cette étude, la réinsertion périfovéale et la réinsertion trans-osseuse du TFCC permettent d'obtenir des résultats satisfaisant. Dans notre expérience, la réinsertion périfovéale est une technique efficace de réparation du TFCC . Elle permet de réaliser plusieurs sutures autorisant une réduction du TFCC au niveau de son insertion.
    • Communication Orale :
      Longueur du pouce après arthroplastie trapézo-métacarpienne
      14h48 / 14h56
      Auteur(s) :
      • Lobo João (Porto / PORTUGAL)
      • Negrão Pedro (Porto, Portugal / PORTUGAL)
      • Linhares Daniela (Porto, Portugal / PORTUGAL)
      • Luisa Vital (Porto / PORTUGAL)

      Abstract : Lower limb length discrepancy after hip arthroplasty is a recognized complication with consequences described in the literature. The aim of this study was to analyse thumb length discrepancy after TMC arthroplasty and compare with the resulting functional outcome. The study is a retrospective series of 61 TMC arthroplasties on 49 patients operated between January 2009 and June 2016, using the same total cementless prosthesis. The same author measured the length from the proximal extremity of trapezium to the distal extremity of 1º metacarpal, on standardized pre and post op lateral x-ray. In order to validate the measurements in 10 cases we did an additional measurement by an independent physician. Measurement variation between the 2 physicians was in absolute value 2mm maximum, so we considered a difference ≤ 3mm as without length difference that could be attributed to measurement error. Functional outcome was evaluated with DASH score, VAS, Pinch and Grip on pre-op and 3 year post-op.The length difference of the thumb varied from -2,8 to 15 mm, with a mean increase of 4.63 ± 2.99 mm. In 44 arthroplasties (72,1%) there was an increase superior to 3mm. Fourteen arthroplasties had less than 3mm of difference (1,5 ± 1,01) but a positive increase and in 4 arthroplasties there was a diminished thumb length inferior to 3mm (6,5%). There was a statistically significant increase in thumb length (p <0,001). There were 45 prosthesis with a medium neck and 16 with long neck. When comparing patients with and without significant increase in metacarpal diameter (≥ 3mm) there were no statistically differences in the DASH score (p=0,758), VAS (p=0,656), Pinch (p=0,744), Grip (p=0,187).Until know there were no studies evaluating thumb length and its possible functional consequences after TMC arthroplasty. In this study most TMC arthroplasties resulted in an increased thumb but apparently without altered functional outcomes. The prosthesis used has only a medium and large neck without a small neck length which could have influenced the results. As this is a HA coated prosthesis some implants weren't completely seated on bone as with the trial implants which could explain also some thumb length. There is an overall increase in the diameter of the thumb after total joint arthroplasty of the TMC but variation in thumb length does not correlate statistically with functional outcome.
    • Communication Orale :
      Prothèse trapézo-métacarpienne ISIS dans la rhizarthrose : évaluation radio-clinique multicentrique continue
      14h56 / 15h04
      Auteur(s) :
      • Gauthier Menu (Besançon / FRANCE)
      • Etienne Boyer (Vesoul / FRANCE)
      • Francois Loisel (Besancon / FRANCE)
      • Daniel Lepage (Vesoul / FRANCE)
      • Laurent Obert (Vesoul / FRANCE)

      Abstract : L'objectif de cette évaluation était de mesurer les résultats fonctionnels et radiologiques de la prothèse trapézométacarpienne ISIS.89 patients présentant une rhizarthrose ont été opérés par une prothèse Isis entre novembre 2006 et septembre 2016 et évalués au plus grand recul. Ces patients ont été opérés dans 2 centres par 6 chirurgiens. Tous les patients ont été évalués par leur opérateur puis revus par un opérateur indépendant unique au recul minimum de 12 mois afin d'évaluer la douleur, la fonction, la force de la pince et de la poigne, le niveau d'activité ainsi que la survenue de complication. Une évaluation radiologique réalisée par 2 lecteurs recherchait en pré-opératoire la sévérité de la rhizarthrose, et en post-opératoire la survenue de complications ainsi que l'apparition d'un liseré autour des pièces prothétiques. 89 patients avec 107 prothèses ont été évalués avec un recul de 45.6 mois. Aucune reprise chirurgicale n'a été réalisée. Le score de Dell était de 2.44. Un liseré autour de la cupule trapézienne au plus long terme était visible dans 9 cas et autour de la tige dans 1 cas mais sans aucune conséquence clinique. La lecture des radiographies était concordante entre le senior et l'interne. 88 patients étaient très satisfaits. Toutes les valeurs cliniques évaluées ont été améliorées. Le score d'Alnot passait de 3.6 à 0.1. L'EVA estimée à 7.9 passait à 0.23. Le QDASH moyen passait de 77.4 à 10.47. Le score de Kapandji passait de 7.9 à 9.6. La force de la pince de 2.75 à 6.3 Kg/F et de poigne de de 12 à 23. Dans les suites on note 2 cas d'algoneurodystrophie, 2 cas de tendinites de De Quervain, 1 cas de désunion cicatricielle et 1 cas d'hypoesthésie. La survie de la prothèse était de 100% à 10 ans pour les reprises chirurgicales et de 86.9% à 10 ans pour l'apparition de liserés péri-prothétiques.Les courbes anatomiques de la pièce métacarpienne modulaire s'associant de façon rétentive avec la cupule semblent pouvoir répondre aux contraintes biomécaniques de la région trapézométacarpienne. Bien qu'asymptomatiques, les liserés autour des pièces prothétiques semblent être la principale évolution à surveiller.Dans ce travail d'évaluation, la prothèse Isis est un implant qui donne de bons résultats cliniques à ce recul.
    • Communication Orale :
      Ténoarthrolyse antérieure de l'articulation interphalangienne proximale dans le traitement chirurgical de la maladie de Dupuytren : Résultats à long terme
      15h04 / 15h12
      Auteur(s) :
      • Emmanuella Peraut (Montpellier / FRANCE)
      • Michel Chammas (Montpellier / FRANCE)
      • Bertrand Coulet (Montpellier / FRANCE)
      • Cyril Lazerges (Montpellier / FRANCE)

      Abstract : Dans la maladie de Dupuytren, quelle que soit la méthode utilisée, le traitement des rétractions interphalangiennes proximales (IPP) a des résultats inférieurs et un risque de récidive plus important par rapport à celui des rétractions métacarpo-phalangiennes. L'aponévrectomie chirurgicale des rétractions IPP sévères donne une amélioration entre 40 et 46%. L'adjonction d'une ténoarthrolyse antérieure à l'aponévrectomie chirurgicale est controversée. Notre objectif était d'en évaluer les résultats cliniques à long terme. Il s'agit d'étude historico-prospective monocentrique des patients ayant fait l'objet d'une ténoarthrolyse antérieure IPP dans le cadre d'une maladie de Dupuytren entre 2006 et 2014. 33 patients (27 hommes, 6 femmes, âge moyen 63 ans) ont été revus sur 40 soit 37 doigts avec un recul moyen de 52 mois. Il y avait 24% d'antécédents familiaux et 6% de localisations ectopiques. Le doigt le plus atteint était le 5ème doigt (70,3%). Selon la classification de Tubiana et Michon il y avait 11 stades 2, 25 stades 3 et 1 stade 4. 35% des doigts opérés avaient déjà été opérés. La technique de la paume ouverte a été utilisée dans 89% des cas. Une analyse anatomopathologique selon Rombouts a été réalisée. En post-opératoire il y eu une orthèse palmaire d'extension digitale la nuit 3 mois, une auto-rééducation combinée à une rééducation spécialisée. 29 patients (78,4%) ont eu une amélioration clinique, avec une régression du stade selon la classification de Tubiana. 17 patients (48,6 %) ont présenté un flessum résiduel lors de la réévaluation. Le DASH moyen en post opératoire était amélioré (8,6 ± 14,9 vs 15,4± 20 en pré-opératoire) (p=0,028). La satisfaction était en moyenne de 7,4/10. 13,5% des patients opérés ont présenté un syndrome douloureux régional complexe de type 1. Il n'y a eu aucune infection ou complication neurologique. L'atteinte du 5ème doigt était de plus mauvais pronostic (p= 0,0007). Il n'a pas été montré de relation entre stade de la classification de Rombouts et amélioration clinique (p=0,7).Avec un recul plus long que dans les autres séries publiées, la ténoarthrolyse antérieure dans les rétractions IPP sévères (plus de 45°) donne des résultats supérieurs à l'aponévrectomie isolée mais avec un taux de SDRC plus important. La ténoarthrolyse antérieure est recommandée dans les rétractions IPP sévères en complément de l'aponévrectomie sélective dans la chirurgie de la maladie de Dupuytren.
    • Communication Orale :
      Plaque antérieure anatomique de radius dans le cadre des fractures du radius distal. La longueur des vis épiphysaires est-elle prédictible ?
      15h12 / 15h20
      Auteur(s) :
      • Hoel Letissier (Brest / FRANCE)
      • Guillaume Dardenne (Brest / FRANCE)
      • Eric Stindel (Brest / FRANCE)
      • Dominique Le Nen (Brest / FRANCE)
      • Nathalie Kerfant (Brest / FRANCE)

      Abstract : Les fractures du radius distal font partie des fractures les plus fréquentes avec jusqu'à 18% des fractures des personnes de plus de 65 ans. L'irritation et la rupture des tendons extenseurs sont des complications majeures. L'objectif principal est de montrer que la longueur de la vis diaphysaire du trou oblong permet de prédire les longueurs des vis épiphysaires 40 scanners ont été segmentés et modélisés en 3D. Les examens scanographiques issus du PACS retrouvant des radius sans anomalies morphologiques ont été inclus. La plaque était apposée au radius distal grâce au logiciel 3D Builder permettant de simuler l'intervention en 3D. Les mesures étaient réalisées au niveau du trou oblong et au niveau de 4 vis épiphysaires. Une régression linéaire a été réalisée pour chaque vis épiphysaire par rapport à la longueur de la vis diaphysaire mesurée. 2 sous-groupes ont été réalisés en fonction de la taille de la vis diaphysaire retenue dans le cadre d'une ostéosynthèse de fracture du radius distal : un groupe 14 mm et un groupe 16 mm. Cette étude a été approuvée par le comité d'éthique du CHRU. L'analyse par régression linéaire a permis de mettre en évidence que les longueurs des vis épiphysaires étaient fortement corrélées à la longueur de la vis diaphysaire du trou oblong. Le choix d'une vis diaphysaire de 14 mm ou de 16 mm impliquait des moyennes de vis épiphysaires d'ulnaire en radial de respectivement 19,1 ± 1,3 mm, 19,9 ± 1,3 mm, 21,7 ± 1,3 mm, 17,8 ± 1,1 mm, et de 21,5 ± 1,3 mm, 22,6 ± 1,1 mm, 23,7 ± 1,6 mm, 20,6 ± 1,3 mm.Notre étude permet de mettre en évidence des mesures correspondant aux vis épiphysaires dans le cadre d'une ostéosynthèse de fracture du radius distal par plaque anatomique verrouillée. Nous proposons respectivement d'ulnaire en radial le choix des vis suivantes: 18, 18, 20, 16 mm pour le groupe 14 mm et 20, 20, 22, 18 mm pour le groupe 16 mm.Cette étude vise ainsi à diminuer la fréquence de vis débordantes en dorsal lors des ostéosynthèses et donc la fréquence de ruptures des tendons extenseurs au niveau du poignet.
    • Communication Orale :
      Traitement de la compression du nerf median au coude par section echoguidée en WALANT du lacertus fibrosus.
      15h20 / 15h28
      Auteur(s) :
      • Gilles Candelier (Granville / FRANCE)
      • Yann Erwan Favennec (Caen / FRANCE)
      • Thomas Apard (Caen / FRANCE)

      Abstract : La compression du nerf médian au coude (PMNE) est considérée comme rare. Difficile à diagnostiquer, mimant un canal carpien auquel elle peut parfois être associé, elle n'est que difficilement détectable à l'EMG. Le but de cette étude était d'évaluer la faisabilité de la section du lacertus fibrosus échoguidée sous Walant dans le traitement du PMNE.Nous avons menée une étude prospective d'Avril 2015 à Janvier 2017. Seuls ont été inclus les patients présentant un PMNE isolé. Tous les patients ont bénéficié d'un examen clinique bilatéral comportant un testing musculaire , un scratch collapse test, la recherche d'un signe de Tinel (coude et poignet), d'un signe de Phalen. La force a été mesurée au Jamar et la fonction évaluée par Quick DASH. Tous les patients avaient un EMG. Les critères diagnostiques étaient : une anomalie au testing du LFP, FCR et FCP de l'index, un signe de Tinel au coude sous le Lacertus, un scatch collapse test positif se négativant au froid, une absence de signe clinique évocateur de syndrome du canal carpien et un EMG excluant un syndrome du canal carpien. Les patients ont été opérés en ambulatoire, l'anesthésie était réalisée selon le protocole WALANT. Une incision limitée était réalisée en regard du lacertus. Il est sectionné sous guidage échographique à l'aide d'un couteau Kemis. Un testing du LFP et du FCP du II était réalisé systématiquement sur table pour confirmer l'amélioration du testing moteur immédiat du patient. Les patients étaient revu à J8, J45 et J90Nous avons inclus 36 patients (20 femmes et 16 hommes) dont l'age moyen était de 46,2 ans (19-70). L'atteinte du côté dominant concernait 21 patients, deux patients présentaient une atteinte bilatérale. Un patient présentait une atteinte pre opératoire complète du LFP et du FCP du II. Aucun événement indésirable n'a été noté durant la procédure, aucun complément d'anesthésie n'a été utile. Deux hématomes post opératoires ont été constatés, qui n'ont pas nécessité de reprise.Le testing moteur s'est normalisé chez tous les patients au dernier recul. Le Quick DASH qui était de 38 ,9 en pré opératoire est passé à 11 en post opératoire.Le traitement du PMNE par le release échoguidé du lacertus fibrosus est efficace et fiable. Le protocole Walant permet une évaluation immédiate de l'efficacité du traitement.
    15h30 - 16h30
    Amphi Bordeaux
    Séance Inaugurale : Séance d'ouverture du 93ème Congrès annuel de la SOFCOT

    Allocution des Présidents :

    • Jean-François Kempf, Président du CNP-SOFCOT
    • Philippe Rosset, Président de l'AOT
    • conférencier d'honneur - Nation invitée, Christian Gerber (Suisse)
    • 15h30 / 16h30
      Auteur(s) :
      15h30 - 16h30
      Amphi Havane
      Conférence d'enseignement : [CE-07] - Maladie de Blount
      Thématique : Pédiatrie
      • Conférence d'enseignement :
        Maladie de Blount
        15h30 / 16h30
        Auteur(s) :
        • Marc Janoyer ( / )
        • Président de séance : Pierre Journeau (Nancy / FRANCE)
      15h30 - 16h30
      salle 341
      Assemblée générale SNCO : [AG-03] - SNCO - Syndicat national des Chirurgiens Orthopédistes et Traumatologues
      Modérateur : Bernard Llagonne (Epernay / FRANCE)
      16h30 - 18h00
      Grand Amphithéâtre
      Symposium : [SYMPO-02] - RAAC - La Récupération Améliorée après Chirurgie prothétique de la hanche et du genou
      Thématique : Genou| Hanche
      Modérateur : Jean-Yves Jenny (Strasbourg / FRANCE), Aymard de Ladoucette (Saint-Jean / FRANCE)
      • Introduction
        16h30 / 16h40
        Auteur(s) :
        • Aymard de Ladoucette (Saint-Jean / FRANCE)
      • Place de la RAAC - Littérature
        16h40 / 16h50
        Auteur(s) :
        • Michel-Henry Fessy (Lyon / FRANCE)
      • Protocoles péri-opératoires : Hanche : Marc-PIerre Henry - Genou : Claude Schwartz
        16h50 / 17h00
        Auteur(s) :
        • Marc-Pierre Henry (Brest / FRANCE)
        • Claude Schwartz (Saint Louis / FRANCE)
      • Protocoles pré et post hospitalisations
        17h00 / 17h10
        Auteur(s) :
        • Pierre Henky (Strasbourg / FRANCE)
      • RESULTATS SYMPOSIUM - SERIE ET RESULTATS GLOBAUX
        17h10 / 17h20
        Auteur(s) :
        • Julien Chouteau (Argonay / FRANCE)
      • Analyse discriminante des résultats : Hanche, Nicolas Bonin - Genou, Philippe Boisrenoult
        17h20 / 17h30
        Auteur(s) :
        • Nicolas Bonin (Lyon / FRANCE)
        • Philippe Boisrenoult (Versailles / FRANCE)
      • synthèse des résultats
        17h30 / 17h40
        Auteur(s) :
        • Jean-Yves Jenny (Strasbourg / FRANCE)
      • Echecs
        17h40 / 17h45
        Auteur(s) :
        • Philippe Tracol (Cavaillon / FRANCE)
        • Patrice Mertl (Amiens / FRANCE)


        COMPLICATIONS



        Hanche

        Philippe TRACOL


        Genou

        Patrice MERTL

      • Conclusion
        17h45 / 18h00
        Auteur(s) :
        • Aymard de Ladoucette (Saint-Jean / FRANCE)
        • Jean-Yves Jenny (Strasbourg / FRANCE)
      16h30 - 18h00
      Amphi Bordeaux
      Discussion de dossier : [Dossier-05] -
      Thématique : Epaule/Coude
      Modérateur : Jean-François Gonzalez (Nice / FRANCE)
      • Discussion de dossiers : Epaule/coude, Coordonnateur : Jean-François Gonzalez (Nice), Experts : Bertrand Coulet (Montpellier), Lionel Neyton (Lyon)
        16h30 / 18h00
        Auteur(s) :
        • Bertrand Coulet (Montpellier / FRANCE)
        • Lionel Neyton (Lyon / FRANCE)
      16h30 - 18h00
      Amphi Havane
      Communications Orales :
      Thématique : Pédiatrie
      Modérateur : Richard Gouron (Amiens / FRANCE), Didier Moukoko (Angers / FRANCE)
      • Communication Orale :
        Ostéotomie quadruple péri-acétabulaire du bassin chez les enfants âgés : analyse tomodensitométrique de la rétroversion acétabulaire et de l'over-correction antérieur de la hanche, prévention du conflit fémoro-acétabulaire.
        16h30 / 16h38
        Auteur(s) :
        • Hassan Najdi (Toulouse / FRANCE)
        • Hussein Farhat (Beyrouth / LIBAN)
        • Khairallah Amhaz (Beyrouth / LIBAN)
        • Suha Karnib (Beyrouth / LIBAN)
        • Roger Jawish (Beyrouth / LIBAN)

        Abstract : Periacetabular quadruple osteotomy of pelvis (QOP), with ischial spine osteotomy to release sacrospinal ligament, is reserved to elder children. Different parameters were studied with CT-Scan before (pre-OH), after surgery (post-OH) and for non-operated hip (NOH). our aim was to prove that QOP give great freedom of motion for acetabular fragment during reorientation, and the good manner to avoid retroversion and excessive anterior coverage.15 QOP performed in 13 patients, 10 to 15 years-old. CT scan analysis performed preoperatively and 2 years after. Pathologies were legg-calve-perthes (7 hips) and dysplasia (8 hips). Acetabular index, coverage and version of acetabulum were measured by 2D exam. Frontal lateral inclinations of the lips and sagittal anterior acetabular inclination were measured by 3D images. Mean anterior acetabular index 50.4° (NOH), 56° (pre-OH), 58.7° (post-OH). Posterior acetabular index 48.5° (NOH), 52.2° (pre-OH), 40° (post-OH). anterior coverage angle 37.1° in (pre-OH), 27.6° (post-OH), 30.1° (NOH). Posterior coverage: 20.4° (pre-OH), 17.2° (post-OH), 12.4° (NOH). acetabular version 2.1° (pre-OH), 8.3° (post-OH), 2.5° (NOH). Antero-lateral lip inclination: 50.3° (pre-OH), 35.3° (post-OH), 43.8° (NOH). Posterolateral lip inclination: 56.7° (pre-OH), 43.7° (post-OH), 55.8° (NOH). Anterior acetabular inclination: 21.3° (pre-OH), 15.6° (post-OH), 18° (NOH).QOP is similar in philosophy to Ganz procedure without alteration of triradiate cartilage, it gave full freedom of motion for acetabular fragment reorientation. During reorientation, we emphasised on two components: Anteriorly, and mainly laterally as roulette wheel, avoiding external rotation. Lateral displacement is the sole maneuver that improve anterior and posterior coverage area without expense of one over the other, by increasing lateral inclination of anterior and posterior lip. Anterolateral and psterolateral lip inclination angle improved in OH (35°.3°) exceeding by 8.5° the NOH (43.8°) and (43.7°) exceeding by 8.1° the NOH (55.8°) respectively. Absence of anterior overcorrection proved by anterolateral acetabular inclination angle in sagittal plane. Even though, in absence of concomitant retroversion, excessive anterior coverage couldn't promote hip impingement. this maneuver (roulette wheel), maintaining anteversion, improves anterior and posterior coverage. QOP,similar to Ganz periacetabular osteotomy, give freedom of motion for acetabular fragment needed in severe dysplasia to achieve good acetabular coverage of femoral head.
      • Communication Orale :
        Perforations percutanées supra-acetabulaires chez le lapin en croissance: nouvelle alternative pour le traitement des dysplasies acetabulaires
        16h38 / 16h46
        Auteur(s) :
        • Ismat Ghanem (Beyrouth / LIBAN)
        • Ibrahim Saliba (Beyrouth / LIBAN)
        • Georges El Khoury (Beyrouth / LIBAN)
        • Ayman Assi (Beyrouth / LEBANON)

        Abstract : Residual acetabular dysplasia (RAD) in children older than 3 years may require pelvic osteotomy. We postulated that isolated percutaneous juxta-physeal supra-acetabular perforations could improve bone growth and acetabular coverage of femoral head thereby decreasing the need for invasive surgical techniques.This is an IRB approved experimental study on 10 New Zealand white rabbits aged between 8 and 9 weeks who underwent percutaneous image guided supra-acetabular perforations close to triradiate cartilage on the right side , whereas the left side served as control. Radiological controls using CT-scan with multiplanar reconstruction were performed every 2 months to measure the center-edge angle (CEA) and acetabular depth (AD) on the operated (R) and non-operated (L) sides. A paired 2-tailed t-test was used at the end of the experiments to compare the differences in growth between the right side (operated) and the left side (control). A difference was considered significant for p<0.05.CEA-R was greater than CEA-L by 6.6° (p = 0.02) 2 months and by 9.5° (p = 0.001) 4 months following surgery. Transverse AD-R was greater than AD-L by 0.8mm at 2 months (p = 0.01) and 0.7mm at 4 months (p = 0.02). Coronal AD-R was greater by 0.7mm at 2 months (p = 0.02) and by 1mm at 4 months (p = 0.004).Percutaneous supra-acetabular perforations have shown to produce bone growth and to improve coverage of femoral head in New Zealand rabbits, probably through an increase in physeal activity induced by hyper-vascularization. This study opens prospects for other experimental research assessing non-invasive techniques to modify bone growth.Supra-acetabular perforations may be used in children as an adjunct or even replace pelvic osteotomies in treatment of residual acetabular dysplasia thereby reducing costs and potential complications.
      • Communication Orale :
        Comment basculer l'acetabulum sans le rétroverser lors d'une ostéotomie pelvienne: intérêt de la manœuvre à deux leviers.
        16h46 / 16h54
        Auteur(s) :
        • Nejib Khouri (Paris / FRANCE)
        • Alina Badina (Paris / FRANCE)
        • Zaga Pejin (Paris / FRANCE)
        • Christophe Glorion (Paris / FRANCE)
        • Philipe Wicart (Paris / FRANCE)

        Abstract : Il existe deux méthodes pour réorienter l'acétabulum dans l'espace lors d'une ostéotomie pelvienne : dans le plan de l'aile iliaque (Salter) assurant une couverture antéro latérale ou par embrochage fémoro acétabulaire (Padovani) dans une position déterminée par l'opérateur. Elles peuvent entraîner un certain nombre d'hypo-hyper corrections ou d' orientations non souhaitées. Nous proposons une technique adaptée électivement à la dysplasie sans entraîner d'effet indésirable dans le plan transverse. 13 hanches présentant une dysplasie acétabulaire ont été opérées: congénitales (3cas), neurologiques centrales (7 cas) ou dysmorphiques (3 cas). L' âge lors de l'intervention était de 3 à 16 ans. La technique chirurgicale comportait une réorientation spatiale élective de l'acetabulum autour de deux axes :l'un antéro-postérieur (selon Y) corrigeant dans le plan frontal l'inclinaison acétabulaire, l'autre craniocaudal (selon Z) corrigeant l'antéversion-rétroversion dans la plan transverse à l'aide de deux leviers perpendiculaires implantés au-dessus du toit de l'acétabulum. L'appréciation préopératoire de la dysplasie était mesurée par la couverture acétabulaire, l'index acétabulaire, la projection frontale des bords antérieur et postérieur de l'acétabulum. La version acétabulaire était jugée sur les coupes axiales au scanner. La correction peropératoire de la dysplasie était validée en fluoroscopie après une bascule prédéterminée autour des axes précités. La correction postopératoire était appréciée avec les mêmes critères. L'ostéotomie était périacétabulaire 4 fois , triple de Lecoeur 2 fois, triple juxtaacétabulaire 7 fois. La correction peropératoire vérifiée en fluoroscopie correspondait aux mouvements imprimés successivement dans les deux plans. Au recul maximum allant de 8 mois à 16 mois la correction était maintenue. Le défaut d'inclinaison ou de couverture s'est toujours normalisé. Aucun acétabulum ne s'est retrouvé rétroversé et les acetabulum rétroversés se sont normalisés. La bascule dans le plan de l'aile iliaque dépend de son orientation spatiale et ne permet pas d'antéverser un acétabulum rétroversé. L'embrochage fémoroacétabulaire est tributaire de la représentation 3D de l'opérateur et peut exposer à des hypercorrections et des rétroversions. La vérification fluoroscopique peropératoire sur la projection de face des mouvements autour de l'axe Y est aisée mais moins évidente pour les mouvements autour de l'axe Z. Une bascule autour de deux axes de référence successifs exécutée par deux leviers s'adapte à la dysplasie à corriger. Elle nécessite une bonne connaissance tridimensionnelle pré et perpératoire.
      • Communication Orale :
        Existe-t-il un risque de conflit fémoro-acétabulaire dans la technique de Dunn antérieure pour le traitement des épiphysiolyses à grand déplacement ?
        16h54 / 17h02
        Auteur(s) :
        • Jules Descamps (Paris / FRANCE)
        • Anne Laure Simon (Paris / FRANCE)
        • Kevvan Mazda (Paris / FRANCE)
        • Cindy Mallet (Paris / FRANCE)
        • Brice Ilharreborde (Paris / FRANCE)

        Abstract : Le traitement des épiphysiolyses à grand déplacement, stables ou instables, reste controversé. La tendance actuelle va vers la réduction anatomique pour éviter les complications à long terme liées au conflit fémoro-acétabulaire (CFA) comme cela est le cas dans les fixations in situ des formes à grand déplacement. Différentes techniques chirurgicales ont été décrites, dont celle de l'ostéotomie sous capitale par voie antérieure : le Dunn antérieur. Le but de cette étude était de décrire les résultats fonctionnels et radiologiques de cette technique et d'évaluer l'incidence des CFA à moyen terme. Entre 2010 et 2016, 58 patients ont été consécutivement opérés d'une épiphysiolyse à grand déplacement (> 40°) selon la technique de Dunn antérieur. Tous les patients ont bénéficié d'une IRM préopératoire et d'une IRM postopératoire pour évaluer l'état de la vascularisation épiphysaire. Au recul minimum de 2 ans ont été recueillis les résultats fonctionnels (scores de WOMAC et d'Oxford) ainsi que les complications. L'angle alpha et l'offset fémoral ont été mesurés sur des radiographies de bassin de face et profil de Lauenstein au dernier recul.A leur arrivée, 54% présentaient une forme instable et 12% une hypoperfusion à l'IRM (2 stables, 5 instables). La bascule moyenne était de 59°. Au délai moyen de 56 mois, le taux de nécrose était de 10.5% (n=6), parmi lesquels 4 avaient une hypoperfusion sur l'IRM préopératoire et une forme instable. La réduction postopératoire était anatomique (angle de bascule moyen 9°). Au dernier recul, les résultats fonctionnels étaient bons avec un WOMAC moyen de 16/96 et un Oxford de 39/48. Le sport avait été repris au niveau antérieur pour 40% des patients. Un CFA existait dans 17% des cas, avec un angle alpha moyen de 52° et un offset fémoral moyen à 8 mm.L'ostéotomie de Dunn antérieur est une technique fiable pour le traitement des épiphysiolyses à grand déplacement. Les nécroses postopératoires étaient liées au caractère instable et à l'état de perfusion préopératoire. Malgré la réduction significative du déplacement, des CFA se sont développés.La réduction anatomique est nécessaire dans les épiphysiolyses à grand déplacement mais des phénomènes de remodelage postopératoires peuvent exister, modifiant la morphologie du col et exposant ainsi à un risque de CFA.
      • Communication Orale :
        Epiphysiolyses fémorales supérieures à grand déplacement traitées par ostéotomie cervicale de Dunn : l'IRM de perfusion permet-elle de prédire le risque d'ostéonécrose ?
        17h02 / 17h10
        Auteur(s) :
        • Diala Thomas (Paris / FRANCE)
        • Sylvain Breton (Paris / FRANCE)
        • Alina Badina (Paris / FRANCE)
        • Christophe Glorion (Paris / FRANCE)
        • Nejib Khouri (Paris / FRANCE)

        Abstract : Les traitements des épiphysiolyses fémorales supérieures à grand déplacement (EFS-GD) entrainent un pourcentage variable de nécrose. L'apport de l'imagerie par résonance magnétique (IRM) avec séquence de perfusion, pour identifier précocement les formes à risque d'ostéonécrose, reste à évaluer.Dans cette série prospective, nous avons inclus les patients présentant une EFS-GD et opérés par ostéotomie de Dunn avec trochantérotomie, entre 2014 et 2017. Une IRM avec séquence de perfusion était réalisée en pré-opératoire et en post-opératoire après 2 mois de décharge, puis répétée en cas de résultat perfusionnel péjoratif ou d'évènement traumatique. 23 patients (24 hanches) ont été inclus, d'âge moyen 12,6 ans (8,1-15,7). Le déplacement moyen était de 69,6° (60-82). Sur l'IRM pré-opératoire, l'épiphyse fémorale supérieure (EFS) était en hypoperfusion modérée dans 10 cas (41,7%) et sévère dans 4 cas (16,6%), en perfusion hétérogène dans 5 cas (20,8%), et dévascularisée dans 1 cas (4,2%). A 2 mois post-opératoires, l'EFS était en hypoperfusion modérée dans 14 cas (58,3%) et en perfusion hétérogène dans 8 cas (33,3%) ; 5 hanches (20,8%) présentaient une nécrose épiphysaire partielle. A distance, on retrouvait la persistance d'une perfusion hétérogène dans 5 cas sur 8, la persistance des foyers de nécrose partielle, associés dans 100% des cas à une perfusion hétérogène, et une évolution vers une hypoperfusion sévère après fracture chez 2 patients. Dans cette série homogène, l'IRM de perfusion pré-opératoire ne permet pas de prédire dans tous les cas la nécrose épiphysaire. Néanmoins, toutes les hanches évoluant vers une nécrose ont une perfusion hétérogène à 2 mois post-opératoires. Dans cette étude, la perfusion épiphysaire per-opératoire a également été évaluée par une sonde de pression intracrânienne chez 8 patients. La présence d'une onde était corrélée au saignement épiphysaire dans 100% des cas, et son absence associée à une nécrose sur l'IRM post-opératoire dans 67% des cas. La perfusion épiphysaire pré-opératoire des EFS-GD reste variable en IRM. Néanmoins, la présence d'une perfusion épiphysaire hétérogène dans le suivi précoce permet de dépister, à un stade infraclinique, la dégradation vers l'ostéonécrose. L'IRM de perfusion représente donc un outil intéressant pour la décision de remise en charge. Corrélée aux données per-opératoires (saignement et onde de perfusion), elle permettrait d'identifier plus sensiblement les formes à risque d'évolution vers l'ostéonécrose.
      • Communication Orale :
        Effet de la double ostéotomie par ouverture du cunéiforme et fermeture du cuboïde sur la morphologie du pied en Z, pied bot opéré compliqué et pied bot résiduel.
        17h10 / 17h18
        Auteur(s) :
        • Hassan Najdi (Toulouse / FRANCE)
        • Khairallah Amhaz (Beyrouth / LIBAN)
        • Hussein Farhat (Beyrouth / LIBAN)
        • Suha Karnib (Beyrouth / LIBAN)
        • Roger Jawish (Beyrouth / LIBAN)

        Abstract : the aim was to evaluate the effect of open wedge osteotomy of first cuneiform and close wedge osteotomy of cuboid (double osteotomy) on morphologic aspect of metatarsus varus and its effect on hindfoot in patients with Z-shaped foot (ZF), complicated operated clubfoot (COCF) and residual clubfoot (RCF).32 children (average 8 years), 39 feet with 12 ZF, 11 RCF and 16 COCF, were treated with double osteotomy. By radiographic analysis we evaluated talo-M1, M1-M2 and calcaneo-M5 angle, mid-metatarsals correction evaluated with bisector (talo-calcaneal)-M2, bisector-M4 and M2-M4 angle, and effect of double osteotomy on hindfoot by measurement of talo-calcaneal angle change and talo-navicular angle. A significant decrease in talo-M1 angle (14°), M1- M2 angle. An improvement in lateral convexity, with good alignment of forefoot and hindfoot. In ZF there was 8° as mean change in talo-calcaneal angle, with no significant change in talo-navicular coverage angle. In RCF and COCF there was no change in talo-calcaneal angle neither in talo-navicular coverage angle.Our results for the ZF showed that the double tarsal osteotomy has proved a correction in the hindfoot valgus, with 8 degrees decrease of the talo-calcaneal angle. Thoroughly the hindfoot valgus in ZF could be considered a transient and reversible deformity and it is secondary to the stiffness of metatarsal varus when the foot is in weight bearing. However, in COCF we didn't observe any effect on the hindfoot valgus, in spite of a 12 degrees' correction in the forefoot there wasn't any change in the talo-calcaneal angle after the double osteotomy (mean change: 0.3 degree) and the valgus remained uncorrected, it is obvious that the hindfoot valgus in COCF became a fixed deformity. As well as in RCF we didn't observe any effect on the hindfoot varus in spite of forefoot correction, this unchang in the talo-calcaneal angle after double osteotomy is related to the stiffness in the hindfoot varus in the RCF. Double osteotomy offered 12° correction of forefoot adduction, whereas all metatarsals were displaced in descending order from first to fifth metatarsal.the effect of the double osteotomy is impressive, resulting in the straightening of the convexity and alignment of lateral edge, as well as an improvement in the aspect of medial column.
      • Communication Orale :
        Faut-il se fier aux résultats de l'IRM post-chimiothérapie pour poser l'indication d'une résection extra-articulaire dans l'ostéosarcome du genou de l'enfant ?
        17h18 / 17h26
        Auteur(s) :
        • Aurélien Hallé (Paris / FRANCE)
        • Anne Laure Simon (Paris / FRANCE)
        • Kevvan Mazda (Paris / FRANCE)
        • Pascal Jehanno (Apris / FRANCE)
        • Brice Ilharreborde (Paris / FRANCE)

        Abstract : Dans les ostéosarcomes du genou de l'enfant, la résection de la tumeur et la mise en place d'une prothèse de reconstruction est nécessaire lorsqu'il existe une atteinte transphysaire. Cette résection peut se faire par voie trans-articulaire ou extra-articulaire devant l'existence ou non d'un envahissement articulaire à l'IRM. Le but de cette étude était d'évaluer la fiabilité de l'IRM pour poser l'indication de résection extra-articulaire dans les ostéosarcomes du genou en pédiatrie. Il s'agit d'une étude rétrospective monocentrique menée entre 2013 et 2016 sur 9 patients (2 garçons et 7 filles) opérés consécutivement d'une résection extra articulaire avec mise en place d'une prothèse de reconstruction pour un ostéosarcome du genou. La résection extra-articulaire était décidée devant des signes d'envahissement articulaire (épanchement, atteinte ligamentaire, méniscale) à l'IRM pré et post-chimiothérapie. Ces résultats ont été confrontés à ceux de l'analyse anatomopathologique de la pièce opératoire. Parmi les 9 patients (âge moyen 12,4 ans, 4 tibia proximaux, 5 fémur distaux), 3 présentaient un épanchement articulaire isolé, 5 une atteinte du pivot central et 5 l'association des deux à l'IRM. Cette atteinte articulaire a été confirmée pour un patient à l'anatomopathologie de la pièce opératoire. Le taux de complication était de 55,6% (1 nécrose cutanée précoce, 3 nécroses cutanée tardives, 1 infection tardive du site opératoire et 1 descellement septique tardif). L'envahissement intra articulaire objectivé par l'IRM, n'a été confirmé que dans 1 cas sur 9. Le taux de complications était plus important que celui des résection trans-articulaires rapportés dans la littérature (jusqu'à 80% dans certaines études) avec une récupération fonctionnelle qui reste controversée. Afin de pouvoir confirmer cette atteinte IRM, une exploration macroscopique per-operatoire par mini arthrotomie peut être proposée. La résection extra-articulaire est une technique fiable oncologiquement mais son indication ne doit pas être portée exclusivement sur l'IRM. La présence d'un épanchement articulaire peut être facilement mise en évidence cliniquement contrairement aux atteintes du pivot central et des ménisques.
      • Communication Orale :
        Reconstruction du MPFL au tendon quadricipital chez l'adolescent : série rétrospective continue à 1 an de recul
        17h26 / 17h34
        Auteur(s) :
        • Thomas Pouderoux (Angers / FRANCE)
        • Kim Bin (Angers / FRANCE)
        • Nicolas Henric (Angers / FRANCE)
        • Didier Moukoko (Angers / FRANCE)

        Abstract : L'instabilité objective fémoro-patellaire est une pathologie fréquente de l'adolescent. La ligamentoplastie du ligament fémoro-patellaire médial (MPFL) a pris une place prépondérante dans le traitement chirurgical des luxations fémoro-patellaires chez l'adulte et chez l'enfant. Ce travail a pour objectif d'évaluer les résultats cliniques et radiographiques à moyen terme d'une reconstruction du MPFL au tendon quadricipital chez l'adolescent.Entre Janvier 2016 et janvier 2017, 16 patients ont été opéré pour stabilisation rotulienne avec reconstruction du MPFL au tendon quadricipital. Pour chaque patient, une chirurgie « à la carte » avait été réalisé afin de permettre la correction des facteurs anatomiques favorisants (transfert ligamento-périosté de l'appareil extenseur et ou section de l'aileron rotulien externe). L'âge moyen lors de la chirurgie était de 14,1 ans. L'évaluation comportait un bilan fonctionnel (score de Kujala) et radiologique (radio du genou de face et de profil et défilé fémoro-patellaire). Le critère de jugement principal était la récidive de luxation ; les critères secondaires étaient l'amélioration des scores fonctionnels et des critères radiologiques. Une analyse en sous-groupe était effectuée afin de comparer les résultats des patients ayant eu une reconstruction isolée du MPFL à ceux ayant bénéficié de procédures associées.Au plus long recul, un seul patient avait présenté une récidive de luxation patellaire. Le score de Kujala était augmenté de manière significative (+ 28 points, p=0,02). L'index de Caton et Deschamps (1.05, p = 0,02) et la bascule patellaire (9,3°, p=0,04) ont été amélioré de manière significative. 8 patients ont présenté une amyotrophie quadricipitale mesurée à 1,6 cm de différence de tour de cuisse mais seuls 2 d'entre eux ont présenté une fonction musculaire diminuée. L'analyse en sous-groupe n'a pas montré de différence significative entre MPFL seul et gestes associés.Nos résultats sont comparables aux données de la littérature en termes de résultat et de morbidité avec les techniques utilisant les tendons de la patte d'oie. La greffe au tendon quadricipital permet de ne pas utiliser de vis d'interférence ou de tunnel trans-osseux sur le versant rotulien. Elle permet donc de s'affranchir de certaines complications comme la fracture de rotule.La reconstruction du MPFL au tendon quadricipital chez l'adolescent montre à moyen terme des résultats cliniques et radiologiques satisfaisants avec une morbidité acceptable.
      • Communication Orale :
        La désinsertion périphérique du ménisque externe : une lésion à rechercher chez l'adolescent sportif.
        17h34 / 17h42
        Auteur(s) :
        • Marion Delpont (Montpellier / FRANCE)
        • Pauline Joly-Monrigal (Montpellier / FRANCE)
        • Yann Thouvenin (Montpellier / FRANCE)
        • Marc Julia (Montpellier / FRANCE)
        • Julie Bolivar (Montpellier / FRANCE)
        • Djamel Louahem M'Sabah (Montpellier / FRANCE)
        • Olivier Prodhomme (Montpellier / FRANCE)
        • Jerome Cottalorda (Montpellier / FRANCE)

        Abstract : L'IRM est à réaliser en cas de symptomatologie méniscale. Peut-il y avoir des lésions méniscales authentiques du ménisque externe diagnostiquées en arthroscopie non vues sur l'IRM ?Nous avons revu de façon rétrospective les IRM préopératoires de patients ayant une symptomatologie clinique évocatrice d'une lésion méniscale externe, avec une IRM réalisée pendant la période symptomatique, et où une désinsertion capsulo-méniscale postérieure a été constatée en peropératoire. Quatre adolescents ont été opérés (âge 13 à 16 ans). Ils pratiquaient tous un sport pivot, dont deux à haut niveau. Il n'y avait pas de notion de traumatisme initial. Les symptômes avaient débuté entre 9 et 28 mois avant la chirurgie. L'IRM initiale était interprétée comme normale. Deux patients ont été opérés en urgence pour une désinsertion capsulo-méniscale majeure du ménisque externe avec un ménisque luxé dans l'échancrure n'étant plus maintenu que par la corne antérieure et postérieure. Les deux autres patients ont été opérés d'une désinsertion périphérique du ménisque externe. En peropératoire, la lésion débutait à la partie postérieure du hiatus poplité et allait en direction de la corne postérieure du ménisque externe, qui restait insérée par la racine. Les IRM préopératoires ont été réinterprétées au vu des constatations peropératoires, par 2 radiologues pédiatres, un radiologue adulte spécialisé en imagerie ostéo-articulaire, et un chirurgien orthopédiste pédiatre. La désinsertion capsulo-méniscale était visible surtout sur les coupes sagittales en DP Fat Sat. Cette image n'a pas été retrouvée sur 10 IRM normales réalisées sur d'autres adolescents. Deux des patients avaient aussi eu un arthro-scanner préopératoire qui objectivait cette lésion.La désinsertion capsulo-méniscale traumatique du ménisque externe a été évoquée par certaines équipes mais reste peu décrite à ce jour. Des désinsertions de la corne postérieures du ménisque interne ont été objectivées depuis quelques années chez l'adulte. Les désinsertions méniscales sont bien connues dans les ménisques discoïdes mais le diagnostic est essentiellement peropératoire. Nous recherchons à présent cette lésion chez tous les patients pratiquant une IRM pour symptomatologie méniscale.Nous attirons l'attention sur un signe visible en DP Fat Sat au niveau du ménisque externe sous-diagnostiqué à l'IRM qui doit orienter vers le diagnostic de désinsertion capsulo-méniscale en cas de symptomatologie évocatrice. En l'absence de traitement, le risque est l'évolution vers une désinsertion capsulo-méniscale majeure avec luxation du ménisque dans l'échancrure.
      • Communication Orale :
        Reconstruction du ligament croisé postérieur chez l'enfant par technique toute arthroscopique
        17h42 / 17h50
        Auteur(s) :
        • Daniel N'Dele (Yverdon-Les-Bains / SWITZERLAND)
        • Camille Thevenin Lemoine (Toulouse, France / FRANCE)
        • Jérôme Sales de Gauzy (Toulouse / FRANCE)
        • Franck Accadbled (Toulouse / FRANCE)

        Abstract : Les ruptures intraligamentaires du ligament croisé postérieur (LCP) représentent des lésions rares en pédiatrie et seuls 4 cas de traitement chirurgical sont décrits. Une attitude non chirurgicale est acceptée en première intention devant le potentiel de cicatrisation et le risque de trouble de croissance en cas de reconstruction chirurgicale. De mauvais résultats au long court ont cependant été décrits avec apparition de douleurs antérieures de genou, instabilité et lésions méniscales. L'objectif de ce travail était de rapporter les résultats pour les cas opérés d'une rupture intraligamentaire isolée du LCP.Trois patients prépubères ont été opérés d'une reconstruction du LCP dans notre service entre 2009 et 2013. L'âge moyen à l'intervention était respectivement de 11, 7 et 8 ans. L'indication à la chirurgie était basée sur une confirmation du diagnostic par IRM, un échec du traitement conservateur sur plusieurs mois avec persistance de douleurs antérieures et incapacité à la participation aux sports ainsi qu'une translation tibiale postérieure augmentée, objectivée par l'examen clinique et par laximétrie instrumentale. Pour les trois cas une reconstruction par la même technique entièrement arthroscopique avec greffon autologue DIDT a été réalisée. Les résultats cliniques ont été évalués par l'IKDC, une analyse quantifiée de la marche (AQM) ainsi qu'une laximétrie. Les effets sur la croissance des membres inférieurs ont été analysé. Le recul moyen était de 6 ans (4.5-9)Au dernier contrôle, les trois patients étaient asymptomatiques du genou opéré. Tous avaient repris leurs sports au niveau antérieur, en compétition pour un cas. L'AQM ne retrouvait plus d'anomalie. Un amendement de la laxité postérieure a été observé tant aux tests cliniques qu'à la laximétrie. Le score IKDC a augmenté en moyenne de 26.7 points entre la phase préopératoire et le dernier suivi. Aucun trouble de l'axe des membres inférieurs n'a été retrouvé. Seule une hypercroissance aboutissant à une inégalité de longueur de 15mm chez un patient a été notée.La majorité des lésions du LCP de l'enfant sont des avulsions tibiales osseuses ou périostées. La lésion intraligamenatire est exceptionnelle. Après échec d'un traitement orthopédique, l'indication chirurgicale doit être discutée au cas par cas dans une équipe spécialisée. La technique n'est indiquée qu'en cas d'instabilité postérieure isolée, sans composante postérolatérale.La technique originale utilisée est fiable et reproductible à moyen terme. Les patients doivent être surveillés jusqu'à maturité squelettique.
      • Communication Orale :
        Evaluation a moyen et long terme du risque de rupture d'une ligamentoplastie du croise antérieur ( LCA) de l'enfant
        17h50 / 17h58
        Auteur(s) :
        • Alexandre Biset (Tours / FRANCE)
        • Walid Lakhal (Tours / FRANCE)
        • Thierry Odent (Tours / FRANCE)
        • Christian Bonnard (Tours / FRANCE)

        Abstract : Compte tenu de la demande sportive et des risques de mauvaise tolérance, les instabilités antérolatérales du genou de l'enfant font souvent l'objet d'une ligamentoplastie malgré les faibles risques de trouble de croissance au prix d'un risque de rupture de transplant élevé de 8.7% à 19 %. L'objectif de l'étude était de préciser le risque de rupture du transplant et de reprise chirurgicale.Entre 1992 et 2015, 108 patients immatures ont été opérés d'une rupture traumatique du ligament croisé antérieur à l'âge de 12.5 ans (6.5 à 15.5 ans) par transplant de ligament patellaire épiphyso-méthaphysaire .Le délai entre l'accident et l'intervention était de 9 mois( 3-48), trente % de lésions méniscales étaient associées et il a été réalisé 80% d'échancruroplastie. Cent un patients (88 garçons) ont été contactés par téléphone par un observateur indépendant pour connaître : l'existence, d'une rupture de la plastie, d'une chirurgie secondaire méniscale, de douleur, d'instabilité. Le niveau sportif et le degré de satisfaction ont été relevés. Au recul moyen de 10 ans [2 à 25ans] a un âge moyen de 22 ans (12 à 40 ans) , 13 patients (12,8 %) ont été réopérés : 3 (2,9%) pour une rupture du transplant 71 mois après la chirurgie initiale [42-123mois] dont 2 nouveaux accidents, 6 (6%) pour une lésion méniscale secondaire, 2 (1,9 %) pour des troubles de croissances ( 1 genu valgum de 9°, 1 recurvatum), 1 pour un cyclope et 1 pour une atteinte traumatique du ligament latéral externe. Aucune lésion méniscale initiale n'a été reprise. Deux patients présentent des sensations d'instabilités mais n'ont pas été réopérés. Les genoux opérés ont été évalués par les patients à 8.8 sur une échelle de 10 par rapport au genou opposé et 97 % avaient une activité sportive.Quel que soit la technique de reconstruction de LCA utilisée, les résultats sont identiques à moyen terme. Notre risque de rupture de transplant a été inférieur au risque publié de 8.7 a 19% probablement en raison de la plastie au ligament patellaire mais aussi en raison des échancruroplasties effectuées. Comme toute enquête téléphonique, notre étude comporte des limites :données subjectives, aucun score fonctionnel.A moyen et long terme, le résultat de cette ligamentoplastie adaptée au genou en croissance reste satisfaisante avec un taux de reprise chirurgicale faible. Le risque de rupture de transplant avec cette technique est observé plus faible que dans la littérature.
      16h30 - 18h00
      salle 341
      Table Ronde : [TR-06] - OTSF (Orthopédie Traumatologie Sans Frontières) et AOLF (Association des Orthopédistes de Langue Française) - Orthopédie plurielle et francophonie
      Modérateur : Jean-Louis Rouvillain (Martinique / FRANCE), Frédéric Dubrana (Brest / FRANCE)
      • Orateur table ronde :
        Introduction
        16h40 / 16h50
        Auteur(s) :
        • Jean Yves Alnot (Boulogne / FRANCE)
      • Orateur table ronde :
        Réduction par ballonnet des fractures des plateaux tibiaux
        16h50 / 17h00
        Auteur(s) :
        • Mahdi Bellil (Tunis / TUNISIE)
      • Orateur table ronde :
        Résultat à moyen terme d'une série de PTH (31 cas) réalisée lors des missions de coopération chirurgicales
        17h00 / 17h10
        Auteur(s) :
        • Amboara Rohimpitiavana (Madagascar / MADAGASCAR)
      • Orateur table ronde :
        Approche orthopédique du pied diabétique au Chri Cheikh Sultan El Quassimi de Samba Kouni (communication annulé faute de visa)
        17h10 / 17h20
        Auteur(s) :
        • Ali Ahmed Assoumani (Samba Kouni / COMORES)
      • Orateur table ronde :
        Le traitement traditionnel des fractures de membres en milieu défavorisé : quelles en sont les complications et leur traitement ?
        17h20 / 17h30
        Auteur(s) :
        • Iréti Fiacre Tidjani (Cotonou / BÉNIN)
      • Orateur table ronde :
        Lésions traumatiques du membre inférieur par rayon de roue de moto
        17h30 / 17h40
        Auteur(s) :
        • Blaise Yao Loukou (Bouaké / COTES D'IVOIRE)
      • Orateur table ronde :
        Embrochage télescopique, apport et indications dans le traitement des déformations et fractures des os longs dans l'ostéogenèse imparfaite
        17h40 / 17h50
        Auteur(s) :
        • Karim Hachelaf (Alger / ALGÉRIE)
      • Orateur table ronde :
        Place de l'urgence dans la prise en charge de l'instabilité antérieure de l'épaule. A propos de 337 cas
        17h50 / 18h00
        Auteur(s) :
        • Rabah Atia (Annaba / ALGÉRIE)
        • Mohamed Laid Benazzouz (Annaba / ALGERIA)
      16h30 - 18h00
      salle 342
      Communications Orales :
      Thématique : Cheville/Pied
      Modérateur : Christophe Piat (Créteil / FRANCE), Thomas Bauer (Boulogne / FRANCE)
      • Communication Orale :
        Reconstruction de la parabole métatarsienne en charge: étude in vitro EOS versus scanner
        16h30 / 16h38
        Auteur(s) :
        • Louis Dagneaux (Montpellier / FRANCE)
        • Julien Bourlez (Montpellier / FRANCE)
        • François Canovas (Montpellier / FRANCE)
        • Michel Maestro (Monaco / FRANCE)

        Abstract : L'analyse de la parabole métatarsienne est essentielle à la compréhension des pathologies de l'avant-pied, mais également pour planifier sa correction. Dagneaux et al. ont récemment confirmé la capacité d'analyser la position des têtes métatarsiennes par le biais d'une imagerie biplanaire avec une forte reproductibilité. L'objectif de ce travail était de valider la reconstruction de la parabole métatarsienne en 3D au cours d'une étude de validation cadavérique comparant scanner et EOS. Six pièces anatomiques étaient étudiées dans un dispositif maintenant le pied en charge avec application d'une sollicitation mécanique axiale de 400 N. Un opérateur indépendant faisait varier la longueur relative des métatarsiens en réalisant des ostéotomies métatarsiennes fixées par vis autosécables, représentatif des différents morphotypes de l'avant-pied (normal, M2 long, M3 long, M23 long, hypoplasie M4M5). Chaque avant-pied était analysé au cours d'un protocole radiographique standard, biplanaire EOS et scannographique. La position relative du centre des têtes métatarsiennes et la longueur métatarsienne étaient comparées après modélisation EOS et reconstruction scannographique considérée comme méthode de référence. La comparabilité des 2 mesures était assurée par coefficient de corrélation intra-classe et méthode de Bland et Altman. La parabole reconstruite dans le plan axial permettait de définir la position relative de chaque tête métatarsienne en charge, la reconstruction dans le plan frontal confirmait la tendance en charge de l'arche transverse à se conformer à une droite de type ax+b. Le coefficient de corrélation entre ces critères était compris entre 0,76 et 0,94 (p<0.05). Le reproductibilité inter et intra-opérateur était bonne (ICC entre 0,814 et 0,892), sauf pour la variabilité inter-opérateur du critère c1 (ICC=0,71). Cette étude de validation in vitro confirmait les résultats de notre étude de reproductibilité in vivo, en comparant les résultats EOS à un examen d'imagerie de référence. Cette étude confirmait la possibilité de reconstruction de la parabole de Lelièvre par le bais des vues biplanaires. Nous confirmons également l'alignement des têtes métatarsiennes en charge dans le plan frontal (arche transverse) comme plusieurs auteurs l'ont analysé avec d'autres moyens d'imagerie.Cette étape de validation était fondamentale pour le développement d'une nouvelle méthode d'analyse en routine clinique. Il s'agit de la première reconstruction de la parabole métatarsienne sans imagerie en coupes.
      • Communication Orale :
        Corrélation entre l'alignement frontal de l'arrière-pied et du membre inférieur: étude clinique de 124 membre inférieur par imagerie 3D en charge
        16h38 / 16h46
        Auteur(s) :
        • Maryama Dufrenot (Marseille / FRANCE)
        • Louis Dagneaux (Montpellier / FRANCE)
        • François Lintz (Saint-Jean / FRANCE)

        Abstract : Les études concernant la relation entre l'alignement frontal de l'arrière-pied et du genou ont porté sur les effets de la chirurgie du genou sur l'alignement de l'arrière-pied, et non sur la relation préopératoire. L'avènement de nouvelles techniques d'imagerie 3D (PedCAT et EOS) en charge permet d'explorer et de confirmer ce concept du point de vue statique. L'objectif de cette étude était d'analyser les relations préopératoires entre les alignements coronaux du genou et de l'arrière-pied en utilisant une tomodensitométrie bilatérale (WBCT) et une radiographie biplanaire à faible dose (BLDR). Nous avons émis l'hypothèse que le valgus et le varus de l'arrière-pied compensent respectivement le varus du genou et le valgus.Il s'agissait d'une étude comparative rétrospective comprenant 124 membres chez 62 patients pour une enquête combinée WBCT et BLDR. Les cas ayant des antécédents pouvant provoquer une modification de l'alignement des membres inférieurs, ont été exclus. L'alignement de l'Hindfoot était mesuré à l'aide d'un logiciel semi-automatique (TALAS, Curvebeam, Warrington PA, USA) par le Foot Ankle Offset (FAO). L'alignement du genou était mesuré (EOS Imaging, Paris, France) par l'HKA. La répartition et la démographie de l'alignement de l'arrière-pied dans les groupes de varus et de valgus ont été étudiées. Les corrélations ont été étudiées en utilisant la régression linéaire et les graphiques de Bland et Altman.L'incidence de Varus de l'arrière-pied était de 15,8% dans le groupe du genu Valgum et de 25,5% dans le groupe Varus du genou, sans différence significative (p = 0,82). Aucune corrélation linéaire n'a été trouvée entre les alignements coronaux de l'arrière-pied et du genou dans la population étudiée. Trois groupes pouvaient être identifiés: faillite des parties molles, overused syndrome et compensateur.Nos résultats ne confirmaient pas les résultats antérieurs concernant le valgus compensatoire du genou varum, et ne confirmaient pas l'hypothèse des mécanismes compensatoires linéaires entre alignements de genou et d'arrière-pied. Des études ultérieures sont nécessaires pour déterminer si d'autres types de corrélations non linéaires peuvent être trouvés dans des populations sélectionnées. la rotation semble jouer un rôle adaptatif primordial.
      • Communication Orale :
        Analyse scanner 3D du traitement des fractures intra articulaires déplacées du calcanéum par un clou verrouillé percutané
        16h46 / 16h54
        Auteur(s) :
        • Antoine Fourgeaux (Bordeaux, France / FRANCE)
        • Olivier Laffenetre (Bordeaux / FRANCE)
        • Julien Lucas (Bordeaux / FRANCE)

        Abstract : En 2010, une nouvelle procédure de fixation interne à foyer fermé des fractures du calcanéum articulaires a été développé. L'objectif était de diminuer les complications cutanées en conservant les principes de la réduction à foyer ouvert à l'aide d'un ancillaire dédié. L'objectif principal était de contrôler les paramètres radiologiques sur la radiographie (angle de Boelher, hauteur calcanéenne) sur le scanner (longueur et largeur du calcanéum) et sur le scanner 3D (hauteur calcanéenne et réduction articulaire thalamique) L'objectif secondaire était de décrire les résultats fonctionnels et la survenue de complications. Les patients étaient inclus prospectivement entre 2014 et 2016 avec un suivi radiographique et scannographiques. Les résultats fonctionnels et les paramètres radiologiques étaient évalués en postopératoire, à 3 mois, un an et au dernier contrôle. 26 patients étaient inclus, 2 étaient perdus de vue, 2 ont nécessité une arthrodèse sous-talienne secondaire. Le suivi moyen était de 2,8 ans. Le score AOFAS et le SEFAS au dernier contrôle étaient respectivement de 79 et 35,8. L'angle Bohler moyen était passé de -1,29 à 33 en postopératoire. La hauteur calcanéenne moyenne et la longueur du calcanéum passèrent respectivement de 0,44 à 0, 86 et de 82,4 mm à 86,7 mm. La largeur calcaneenne diminua de 49,8mm à 46,3 mm. L'évaluation globale de la réduction selon Goldzak était excellente dans 39% des cas, bonne dans 42% des cas et mauvaise dans 19% des cas. On relevait un cas d'infection profonde et un cas de cicatrisation retardé chez deux patients tabagiques. Les paramètres radiologiques étaient restaurés en post opératoire et se maintenaient au dernier recul.le score AOFAS, le SEFAS et l'echelle visuelle analogique était satisfaisante au dernier contrôle. Les complications cutanées et infectieuses étaient moindre que par des techniques à foyer ouvert et uniquement chez des patients tabagiques. Cette étude, utilisant le scanner et les reconstructions 3D, a permis la description de nouveaux paramètres pour juger de la qualité de la réduction des fractures articulaires du calcanéum. Le maintien des paramètres radiologiques entre le post opératoire et le dernier recul confirme l'étude biomécanique sur la résistance de la fixation à une remise en charge précoce. Cette étude confirme l'efficacité et la reproductibilité de la procédure calcanail pour la réduction des fractures articulaires du calcanéum.
      • Communication Orale :
        Étude anatomique de faisabilité de la résection du processus latéral du talus sous arthroscopie.
        16h54 / 17h02
        Auteur(s) :
        • Aymeric Weiss (Nimes / FRANCE)
        • Rémy Coulomb (Nïmes / FRANCE)
        • Olivier Mares (Nimes / FRANCE)
        • Philippe Marchand (Nîmes / FRANCE)
        • Gérard Asencio (Nimes / FRANCE)
        • Pascal Koujoumdjian (Nimes / FRANCE)
        • Nicolas Cellier (Nîmes / FRANCE)

        Abstract : Les fractures du processus latéral du talus sont peu fréquentes, mais leur incidence augmente ces dernières années. Souvent sous diagnostiquées, l'absence de traitement adapté évolue généralement vers une pseudarthrose ou une arthrose sous-talienne localisée. Les objectifs de cette étude étaient d'évaluer : (1) la faisabilité de la résection arthroscopique du processus latéral du talus, (2) la qualité de cette résection et (3) les risques pour les structures adjacentes. Dix chevilles cadavériques ont été utilisées pour réaliser le geste de résection arthroscopique du processus latéral du talus. La procédure arthroscopique utilisait une voie pré-malléolaire (optique de 4 mm à 30°, au-dessus du ligament talo-fibulaire antérieur) et une voie sous-malléolaire (instrumentale, shaver ou fraise). Une dissection permettait ensuite de juger de la qualité de résection et des lésions associées. La résection était jugée totale en cas de résection complète du processus latéral du talus, partielle si le volume restant était inférieur à 1/3 et mauvaise si le volume restant était supérieur à 1/3.(1) Seul le premier cas a été un échec. La durée moyenne opératoire était de 33 minutes +/- 9.6 (15-60). (2) La résection du processus latéral du talus était totale dans 7 cas, partielle dans 2 cas et mauvaise dans 1 cas. La résection atteignait l'articulation sous-talienne dans 90% des cas. (3) Il n'existait aucune lésion des tendons fibulaires, des ligaments talo-fibulaires ou fibulo-calcanéens, et des nerfs sensitifs environnants. Un cas présentait des lésions de passage sur le cartilage fibulaire.La difficulté principale de cette technique est l'estimation arthroscopique de la limite de résection sur un talus non lésé. La présence d'une fracture ou d'une pseudarthrose devrait aider à fixer cette limite. La résection arthroscopique du processus latéral du talus est une option intéressante dans la stratégie chirurgicale de leurs fractures ou pseudarthroses au dépend d'une courbe d'apprentissage rapide et de faibles risques.
      • Communication Orale :
        Arthrodèse tibio-talo-calcanéenne par enclouage transplantaire rétrograde en milieu septique : étude rétrospective multicentrique à propos de 20 cas.
        17h02 / 17h10
        Auteur(s) :
        • Quentin Dumoulin (Arles / FRANCE)
        • Bogdan Zaharia (Nancy / FRANCE)
        • Jean Hennequin (Nancy / FRANCE)
        • Aude Lozano (Nancy / FRANCE)
        • Sibylle Bevilacqua (Nancy / FRANCE)
        • Henry Coudane (Nancy / FRANCE)
        • Didier Mainard (Nancy / FRANCE)

        Abstract : Le but de l'arthrodèse tibio-talo-calcanéenne est d'obtenir une cheville indolore, axée avec fusion des interlignes articulaires. En cas de chirurgie itérative en contexte septique, l'enclouage transplantaire permet une épargne cutanée et diminue le risque de complications post opératoires. L'objectif principal de l'étude était d'analyser le taux de guérison de l'infection, les objectifs secondaires d'analyser la fusion articulaire, d'évaluer le résultat fonctionnel et d'étudier les complications secondaires.Il s'agit d'une étude rétrospective multicentrique incluant tous les patients ayant bénéficié d'une arthrodèse tibio-talo-calcanéenne dans un contexte septique par un enclouage transplantaire entre 2008 et 2015. L'infection était diagnostiquée par des critères cliniques, biologiques et d'imagerie, confirmée par des prélèvements per-opératoires. Tous les patients ont bénéficié d'une antibiothérapie de 6 semaines, adaptée au germe identifié. La guérison supposée de l'infection était définie par la disparition des critères cliniques et biologiques à 2 ans. La fusion osseuse était basée sur la radiographie de cheville en charge face et profil. Elle était considérée comme complète quand des travées osseuses étaient présentes au sein des 2 interlignes. Le score fonctionnel était évalué par le score de l'AOFAS. Le suivi était effectué à 6 semaines, 3 mois, 6 mois, 1 an puis annuellement.20 patients ont été inclus, d'âge moyen 59 ans. La durée moyenne de suivi était de 30 mois. Aucun patient n'a présenté de récidive du sepsis à 2 ans (recul maximum 99 mois). On retrouve une fusion complète des 2 articulations dans 86% des cas à 3 ans. Le score clinique moyen est de 68/100 en postopératoire contre 27/100 en préopératoire. Le score douleur passe de 14/40 à 33/40 en postopératoire et le score fonctionnel de 15/45 à 29/45. On objective une régression du syndrome inflammatoire biologique avec une normalisation de la CRP entre 3 mois et un an ainsi que du taux de polynucléaires à 6 semaines. Les prélèvements montraient 40% de Staphylocoque Aureus.Cette étude démontre que l'arthrodèse tibio-talo-calcanéenne par enclouage transplantaire en milieu septique n'est pas une contre-indication sous réserve d'un suivi pluridisciplinaire, d'une antibiothérapie adaptée et d'un avivement-nettoyage articulaire. Dans notre série, cette technique permet d'obtenir 100% de guérison sur un suivi moyen de 30,3 mois avec un taux de consolidation de 86% à 3 ans. L'enclouage transplantaire apparaît comme une solution de sauvetage dans les ostéo-arthrites complexes de la cheville.
      • Communication Orale :
        Comparaison du taux de non fusion de deux techniques d'arthrodèse sous talienne
        17h10 / 17h18
        Auteur(s) :
        • Jean-Charles Giunta (Lyon / FRANCE)
        • Brice Rubens Duval (Echirolles / FRANCE)
        • Yves Tourne (Echirolles / FRANCE)
        • Christophe Chaussard (Saint-Martin D'Hère / FRANCE)
        • Regis Pailhe (Grenoble / FRANCE)
        • Dominique Saragaglia (Échirolles / FRANCE)

        Abstract : Les résultats des arthrodèses sous-taliennes sont controversés avec des taux de fusion allant de 47 à 100%. L'objectif de cette étude était d'analyser deux méthodes de fixation par vissage isolé d'une arthrodèse sous-talienne réalisées à ciel ouvert et de quantifier le nombre de pseudarthrodèses pour chacune d'elle à 1 an de recul. Notre hypothèse principale était qu'il n'y avait pas de différence entre ces deux techniques. Nous avons conduit une étude rétrospective et comparative sur 110 patients consécutifs ayant bénéficié d'une arthrodèse sous-talienne entre janvier 1990 et janvier 2016. L'avivement des surfaces articulaires était réalisé à ciel ouvert par voie latérale. Les techniques différaient par l'orientation de la vis de fixation. Dans tous les cas, une vis spongieuse canulée AO diamètre 7 partiellement filetée était utilisée. 56 patients (51%) avaient bénéficié d'un vissage antérograde du col du talus jusqu'à la grande tubérosité du calcanéus et 54 (49%) un vissage rétrograde de la grosse tubérosité du calcanéus vers le col du talus. L'arthrodèse était considérée comme fusionnée en l'absence de douleurs résiduelles avec présence d'une trabéculation osseuse sur la radiographie de profil en charge à 1 an. En cas de doute, une tomodensitométrie était réalisée. Une analyse statistique descriptive et comparative a été réalisée par test de Student pour les variables quantitatives et test de Chi2 pour les variables qualitatives.On a retrouvé 5 pseudarthrodèses (9%) dans les vissages antérogrades contre 4 (7%) dans les vissages rétrogrades (p>0.05). Le délai de fusion était plus long dans le groupe antérograde que dans le groupe rétrograde (231 jours (180-365) versus 190 jours (90-270) (p<0.05). Dans le groupe rétrograde, la tête de vis entraînait un conflit cutané chez 18 patients (33%), avec nécessité d'ablation de matériel.L'orientation de la vis n'influe pas sur l'arthrodèse elle-même mais sur son temps de consolidation. Cet écart peut être expliqué par la différence de constitution osseuse entre le calcanéus et le col du talus. Ce dernier est en effet plus dense et plus compact, ce qui favoriserait une meilleure compression et donc une meilleure stabilité. Le vissage en compression à 1 seule vis, quelque soit sa direction, permet un taux fusion de l'arthrodèse dans plus de 90% des cas. Le vissage rétrograde semble entrainer une fusion plus rapide mais la gène occasionnée par le matériel peut nécessiter l'ablation du matériel à consolidation.
      • Communication Orale :
        Etude rétrospective comparant les mobilités et le positionnement d'une prothèse de cheville à patin mobile (SALTO®) à une prothèse de cheville à patin fixe (TALARIS®)
        17h18 / 17h26
        Auteur(s) :
        • Yoann Varenne (Nantes / FRANCE)

        Abstract : La prothèse de cheville est une bonne alternative à l'arthrodèse tibio-talienne dans le traitement de l'arthrose de cheville notamment pour préserver les articulations adjacentes. Les prothèses à patin fixe sont de retour au premier plan sur le marché avec de nouveaux designs plus anatomiques et la diminution des géodes periprothétiques comparé aux prothèses à patin mobile. Le but de cette étude est de comparer les amplitudes radiologiques de ces deux types d'implants ainsi que leur positionnement dans le plan frontal et sagittal.L'étude comparait de façon retrospective une série mono-centrique, mono-opérateur, consécutive de prothèse de cheville Salto Tornier patin mobile de juin 2011 à septembre 2014 puis Salto Talaris Tornier patin fixe de septembre 2014 à septembre 2016. Étaient exclus les patients repris pour un changement de prothèse ou une arthrodèse ainsi que les dossiers ou il manquait des données radiologiques. Les deux groupes ainsi constitués était comparés selon leurs caractéristiques puis sur des clichés radiographiques sur lesquels était évalué les amplitudes en flexion extension maximales, le positionnement des implants et des mesures d'offset dans le plan sagittal par deux observateurs indépendants qui n'ont pas participé à la prise en charge des patients. Sur les 87 patients opérés d'une prothèse de cheville, 62 ont été inclus, 31 dans chaque groupe. Il n'y avait pas de différence significative entre les deux groupes sur leurs caractéristiques étiologiques et épidémiologiques, quant au positionnement des implants, au niveau des amplitudes. La tendance globale des mesures d'offset montrait une majoration de la projection antérieure de l'implant talien dans le groupe Talaris. Une tendance non significative montrait un gain supérieur d'amplitudes dans le temps dans le groupe Talaris par rapport au groupe Salto. L'analyse en sous-groupes sur les grandes déformations ne montrait pas de différence significative sur les amplitudes.Les prothèses à patin fixe semblent donner au moins d'aussi bons résultats sur les amplitudes radiologiques, avec une amélioration des amplitudes dans le temps comparé aux prothèses à patin mobile avec des résultats. Ceci confirme les résultats de la littérature sur les résultats fonctionnels des prothèses à patin fixe. Il serait intéressant de réévaluer les patients à long terme et sur une cohorte plus importante pour vérifier si la tendance se confirme.La prothèse à patin fixe offre des amplitudes satisfaisante tout en diminuant la survenue de complications
      • Communication Orale :
        Prothese totale de cheville akile : evolution au scanner des geodes périprothetiques à 4 ans d'intervalles et courbes de survie à 13 ans de recul
        17h26 / 17h34
        Auteur(s) :
        • Antoine Fourgeaux (Bordeaux, France / FRANCE)
        • Olivier Laffenetre (Bordeaux / FRANCE)
        • Julien Lucas (Bordeaux / FRANCE)

        Abstract : Les études à long terme des prothèses totales de cheville montrent fréquemment la présence de géodes périprothétiques, qui est liée à un risque majoré de révision, de douleur ou de boiterie. En 2012, la PTC Akile a fait l'objet d'une analyse clinique et tomodensitométrique (TDM) des géodes périprothétiques. L'objectif principal de cette étude était d'analyser l'évolution TDM des géodes périprothétiques entre 2012 et 2016 de cette même cohorte de patient. L'objectif secondaire était de présenter les résultats cliniques et de dresser les courbes de survies des implants.Cette étude rétrospective analysait l'évolution de la cohorte de 68 cas de 2012. La durée moyenne de suivi était de 13 ans. Quarante-deux analyses TDM des géodes étaient réalisées au dernier recul et comparées à l'analyse de 2012. Les géodes périprothétiques étaient classées en 3 groupes, leur caractéristiques repertoriées. L'évaluation fonctionnelle était réalisée en 2012 et au dernier recul avec le score AOFAS. Les courbes de survie étaient calculées pour les 68 patients et pour les 34 derniers pour éviter l'effet courbe d'apprentissage. Deux points de fin étaient définis : la révision ou la dépose de l'implant toute cause confondue et pour descellement.La taille et l'incidence des géodes n'étaient pas significativement différentes à 4 ans d'intervalle (p>0,05). Le score AOFAS moyen était de 77,6 en 2012 et stable à 75 au dernier contrôle. (p > 0,05) Les courbes de survies à 5 ans pour les 34 derniers cas étaient de 85,2% pour un changement d'au moins une pièce métallique toutes causes confondues et de 90,7% pour un descellement aseptique. Ce travail montre une absence d'augmentation significative du volume des géodes périprothétiques à 4 ans d'intervalle dans les PTC AkileTM. Les résultats cliniques et les courbes de survie sont similaires à ceux de la littérature. La force de cette étude est son recul moyen supérieur à 13 ans et l'analyse TDM des géodes.Le design d' Akile (implant tibial sphérique, patin mobile à double courbure), ses matériaux (implants en acier céramisé en surface au Carbioceram) et sa fixation (revêtement aluminique) assure au long terme et à résultat clinique semblable, une stabilité de l'incidence et de la taille des géodes périprothétiques.
      • Communication Orale :
        Injection intra-articulaire d'un viscosupplément (HANOX-M-XL) dans l'hallux rigidus. Résultats d'une étude pilote prospective multicentrique (étude REPAR)
        17h34 / 17h42
        Auteur(s) :
        • Laurent Galois (Nancy / FRANCE)
        • Jerome Porterie (Auch / FRANCE)
        • Benoit Loze (Cornebarrieu / FRANCE)
        • Jean Yves Coillard (Lyon / FRANCE)
        • Jean Fulpin (La Crau / FRANCE)
        • Jacques Despaux (Montélimar / FRANCE)
        • Sylvie Melac-Ducamp (Nevers / FRANCE)
        • Karim Sebaa (Viry Chatillon / FRANCE)
        • Thierry Conrozier (Belfort / FRANCE)

        Abstract : L'objectif principal de cette étude est de préciser l'influence du stage radiologique de l'arthrose de la 1ère articulation métatarso-phalangienne (AMTP) de l'hallux sur l'efficacité de la viscosupplémentation. L'objectif secondaire est de déterminer s'il existe d'autres facteurs prédictifs d'efficacité ou d'échec.Il s'agit d'une étude prospective, observationnelle, ouverte et multicentrique menée entre septembre 2016 et septembre 2017 avec un recul de 3 mois. Les critères d'inclusion étaient une arthrose métatarso-phalangienne de l'hallux symptomatique (arthrose radiologique) échappant au traitement médical. Tous les patients ont reçu une injection unique radio ou écho-guidée de HANOX-M-XL (Happymini) dans la 1ère AMTP. Les résultats ont fait l'objet d'une analyse statistique uni-et multivariée.soixante-cing patients ont été inclus. Neuf (13.5%) ont été perdus de vue. Quarante-sept patients (72.3%) étaient des femmes. L'âge moyen était de 60 ans (38-85ans). L'arthrose était de stade 1 dans 28 cas, de stade 2 dans 29 cas et de stade 3 dans 6 cas. Dans 2 cas, il n'existait aucun pincement articulaire. L'injection était radio-guidée dans 59% et écho-guidée dans 41% des cas. A J0, la moyenne de la douleur était de 6,5. Il n'y avait pas de corrélation statistiquement significative entre le stade radiologique de l'arthrose et la douleur. A J90, la moyenne de la douleur était de 2,65. Il existait une différence hautement significative du score douleur entre J0 et J90. Il n'y avait pas de corrélation entre l'importance des ostéophytes et la douleur à J0 et J90. La technique de guidage (échographie ou radiographie) n'avait pas d'influence sur les résultats cliniques. Quarante-cinq patients considéraient le traitement efficace. La consommation d'antalgiques et d'anti-inflammatoires était diminuée dans 59% des cas. Des effets indésirables ont été rapportés dans 15 cas. Il s'agissait d'une exacerbation transitoire de la douleur dans les heures suivant l'injection et résolutive spontanément. il s'agit de la plus large étude prospective réalisée sur la viscosupplémentation dans l'hallux rigidus.L'injection intra-articulaire de 1ml d'Hanox-M-Xl améliore significativement la douleur à 3 mois dans l'hallux rigidus.des études complémentaires à plus long recul sont nécessaires pour confirmer les résultats prometteurs de cette étude pilote.
      • Communication Orale :
        Le Scarf « autostable » dans la chirurgie de l'hallux valgus développe-t-il plus de métatarsalgies de transfert ?
        17h42 / 17h50
        Auteur(s) :
        • Sylvain Harrosch (Marseille / FRANCE)
        • Mathias Rouveyrol (Marseille, France / FRANCE)
        • Georges Curvale (Marseille, France / FRANCE)
        • Jean-Camille Mattei (Marseille / FRANCE)
        • Alexandre Rochwerger (Marseille / FRANCE)

        Abstract : L'ostéotomie de type Scarf est une technique chirurgicale fiable dans la prise en charge de l'hallux valgus. Une technique dite « autostable » a été développée dans le service depuis 1995. Nous nous sommes intéressés à l'impact de cette technique sur les rayons latéraux par transfert de charge, après cette chirurgie potentiellement raccourcissante. Nous rapportons une série rétrospective d'ostéotomie métatarsienne du premier rayon de type Scarf pour prise en charge d'un hallux valgus sans ostéosynthèse revue à moyen terme. L'objectif de notre étude rétrospective, était d'analyser la survenue de métatarsalgies de transfert après chirurgie du premier rayon selon notre technique de Scarf autostable. Tous les patients opérés dans notre centre entre janvier 2012 et janvier 2017 selon la technique dite « autostable » ont été inclus dans l'étude. Il s'agissait d'une ostéotomie avec des angles de coupe plus aigus permettant d'encastrer les deux fragments de coupe en zone spongieuse avec une translation importante. Nous avons analysé l'ensemble des données du dossier médical et des radiographies. Tous les patients ont été revus fonctionnellement, physiquement et radiologiquementLe recul moyen était de 1 an et 8 mois (1 à 4 ans). 114 pieds ont été opérés par cette technique entre 2014 et 2017, 18 exclus (geste sur les métatarsiens latéraux, perdus de vue). 96 % présentaient un résultat satisfaisant. Tous les paramètres ont été améliorés significativement : chaussage, douleurs, fonction, alignement. 12 pieds ont présenté des métatarsalgies, apparues durant l'année suivant la chirurgie (AOFAS 75/100). 10 autres complications (2 névromes de Morton, 3 algodystrophies, 1 infection superficielle, 1 paresthésie, 2 récidives avec reprise chirurgicale et une pseudarthrose). Aucune complication générale n'a été retrouvée. L'analyse radiologique retrouve un raccourcissement moyen de M1 de 3,3 mm (6,3 dans le groupe métatarsalgies). L'angle M1-P1 est passé de 28,1° à 12,1°. Aucune pseudarthrose radiologique. En comparant avec les données de la littérature, les résultats globaux de la technique « autostable » sont satisfaisants. Les corrections angulaires sont légèrement meilleures. En revanche le raccourcissement de M1 est plus important que dans les autres techniques.L'ostéotomie « autostable » du premier métatarsien selon Scarf donne de bons résultats fonctionnels et anatomo-radiologiques à moyen terme, avec un taux légèrement plus important de métatarsalgies développées dans l'année suivant l'intervention.
      • Communication Orale :
        Utilisation du Lambeau neuro-cutané sural a pédicule distal chez des patients diabétiques et des patients traumatisés : Etude comparative des résultats
        17h50 / 17h58
        Auteur(s) :
        • Chahine Assi (Beyrouth / LEBANON)
        • Camille Samaha (Beirut / LEBANON)
        • Moussa Chamoun (Zahlé / LEBANON)
        • Toni Hayek (Beirut / LEBANON)
        • Kaissar Yammine (Beirut / LEBANON)

        Abstract : Les pertes de substance des parties molles de la cheville et de l'arrière pied sont des conditions difficiles pour la couverture secondaire. Le lambeau neuro-cutané sural (LNCS) à pédicule distal, largement utilisé, a été rapporté avec de grandes variations dans la fréquence de ses complications. Certains auteurs ont décrit des complications plus élevées dans la population diabétique par rapport aux patients victimes de traumatismes externes. Nous avons comparé la fiabilité du LNCS dans le traitement des défauts de couverture chez ces deux populations. Il s'agit d'une série rétrospective mono centrique continue avec collection prospective de données de 24 patients (11 avec un diabète de type 2 et 13 dans un contexte de traumatologie) traités avec un LNCS ipsilatéral à pédicule distal pour des pertes de substance des parties molles de la jambe distale et de l'arrière pied. La cicatrisation, la viabilité et les complications ont été enregistrées et comparées pour les deux groupes. Le suivi moyen était de 32 mois.Le groupe diabétique versus le groupe trauma a montré les résultats suivants; temps moyen de guérison des lambeaux de 24 jours vs 22 jours, temps de cicatrisation du site donneur de 14 vs 16 jours, un cas de nécrose totale du lambeau dans les deux groupes, 3 vs 2 cas de nécrose partielle du pourtour du lambeau, 2 cas de congestion veineuse temporaire dans les deux groupes, et 8 vs 10 cas d'hypoesthésie transitoire du bord latéral du pied. Aucune infection n'a été observée dans les deux groupes et aucune récurrence d'infection chez les patients diabétiques ayant une infection préopératoire. Nous avons trouvé le LNCS à pédicule distal utile, reproductible et fiable dans le traitement des pertes de substance des parties molles autour de la cheville et de l'arrière pied avec une très faible fréquence de complications graves. Les patients diabétiques ont présenté des résultats similaires comparés aux patients victimes de traumatismes externes. Par conséquent, le diabète type 2 ne semble pas être un facteur péjoratif pour la viabilité du lambeau neuro-cutané sural à pédicule distal.
      16h30 - 18h06
      salle 352
      Communications Orales :
      Thématique : Tumeur/Infection
      Modérateur : Valérie Dumaine (Paris / FRANCE), François Gouin (Nantes / FRANCE)
      • Communication Orale :
        Nécessité d'utiliser un compte rendu standardisé dans la chirurgie des tumeurs osseuses malignes : à propose de l'étude OS2006
        16h30 / 16h38
        Auteur(s) :
        • Eric Mascard (Paris / FRANCE)
        • Bob Valery Ocean (Villejuif / FRANCE)
        • François Gouin (Nantes / FRANCE)
        • Laurence Brugières (Villejuif / FRANCE)
        • Anne Gomez Brouchet (Toulouse / FRANCE)
        • Marie Cécile Le Deley (Villejuif / FRANCE)

        Abstract : Dans un travail précédent nous n'avons pas trouvé de corrélation, en étude multivariée, entre la survenue des récidives locales et les marges de résection enregistrées dans l'étude OS 2006. La taille de la tumeur, la réponse à la chimiothérapie et les marges, étaient des facteurs dépendants. Une autre explication à cette absence de corrélation était peut être l'hétérogénéité d'évaluation des marges selon les 48 différents centres participants. Le but de l'étude était de vérifier si une rélecture critique des comptes rendus permettait de requalifier les marges enregistrées dans la base de données du protocole OS 2006Nous avons revu 337 dossiers de patients inclus dans OS2006, traités pour un ostéosarcome ayant eu une chirurgie de leur tumeur primitive après chimiothérapie néoadjuvante. Les patients pour lesquels nous n'avions pas le compte rendu anatomopathologique de la pièce de résection ont été exclus. Les auteurs ont revu de façon aveugle, sans connaître le résultat du contrôle local, les compte rendu anatomopathologiques de la pièce de résection et ont étudié la réponse à la chimiothérapie, les marges minimales en mm dans l'os et les parties molles, le type de tumeur résiduelle au niveau de la tranche de section, selon la classification modifiée de la FNCLCC (R0, R1abc, R2). Ces données nouvelles ont été comparées à celles collectées dans l'étude OS 2006. L'analyse statistique a été réalisée avec le logiciel SAS 9.4. L'incidence cumulative de récidive locale estimée à 5 ans était de 7,5% (5,2-10,4%). 25 patients ont récidivé localement dont 21 étaient supposé avoir eu une résection large ou radicale. Nous avons trouvé des différences significatives entre notre analyse et les données colligées dans OS2006. L'incidence de récidive locale cumulée à 5 ans après résection large ou radicale était de 0,06 alors qu'elle était de 0,15 pour les patients avec une résection marginale ou contaminée. Parmi les 337 dossiers, une information complète n'a été retrouvée que dans 99 compte rendus. La qualité des données collectées dans les études multi centrique est discutable. Cette étude met en avant la nécessité de disposer de compte rendus d'anatomopathologie reproductibles. Une mauvaise description des marges de résection peut conduire à des choix thérapeutiques inappropriés. Les auteurs proposent un compte rendu standardisé de description des pièces de résection dans la chirurgie osseuse tumorale.
      • Communication Orale :
        Antibioprophylaxie avant changement de prothèse de hanche et de genou en un temps pour infection. Etude préliminaire.
        16h38 / 16h46
        Auteur(s) :
        • Cyril Boéri (Illkirch-Graffenstaden, France / FRANCE)
        • Jean-Yves Jenny (Strasbourg / FRANCE)
        • Jeannot Gaudias (Illkirch-Graffenstaden, France / FRANCE)
        • Cécile Ronde-Oustau (Illkirch-Graffenstaden, France / FRANCE)
        • Philippe Riegel (Illkirch-Graffenstaden, France / FRANCE)

        Abstract : Lors d'un changement de prothèse infectée, il est recommandé de ne pas réaliser d'antibioprophylaxie. Mais l'absence d'antibioprophylaxie expose à majorer le risque infectieux iatrogène. L'objectif de ce travail était de vérifier la pertinence de l'attitude recommandée. L'hypothèse testée était que la pratique d'une antibioprophylaxie conventionnelle avant changement de prothèse totale de hanche (PTH) ou prothèse totale de genou (PTG) pour infection chronique augmente le taux de prélèvements bactériologiques peropératoires négatifs.Ont été inclus dans cette étude rétrospective monocentrique 133 dossiers d'infection périprothétique chronique de PTH (74 cas) ou de PTG (59 cas) opérés par changement de prothèse en un temps, chez 129 patients, d'un âge moyen de 69 ± 12 ans, avec un indice de masse corporelle (IMC) moyen de 29 ± 7 kg/m². Le diagnostic était posé selon les critères de la Musculo-Skeletal Infection Society. Les effectifs ont été calculés pour pouvoir détecter une baisse de 10% du taux de positivité des cultures peropératoires dans le groupe d'étude par rapport au groupe témoin avec un seuil de 5% et une puissance de 80%. L'intervention chirurgicale et l'antibiothérapie postopératoire étaient standardisées. Deux groupes consécutifs ont été comparés : un groupe témoin sans antibioprophylaxie (82 cas) suivi d'un groupe d'étude avec antibioprophylaxie (51 cas). Ont été notés la positivité des cultures peropératoires, leur concordance avec les cultures préopératoires, la guérison de l'infection avec un recul de 24 mois. Une au moins des cultures peropératoires était positive dans 78/82 cas (95%) du groupe témoin et 51/51 cas (100%) du groupe d'étude (ns). Parmi les cas avec bactériologie préopératoire positive, les résultats peropératoires étaient concordants pour 31/56 cas du groupe témoin (55%) et 20/25 cas (80%) du groupe d'étude (ns). 60 patients du groupe témoin (73%) et 42 patients du groupe d'étude (82%) ont été considérés comme guéris de leur infection à 24 mois de recul (ns). 14 patients du groupe témoin (17%) et 5 patients du groupe d'étude (10%) présentaient une nouvelle infection (ns).L'hypothèse testée n'a pas été confirmée par cette étude. L'antibioprophylaxie est accusée à tort de négativer les prélèvements bactériologiques peropératoires.Nous suggérons de pratiquer systématiquement une antibioprophylaxie conventionnelle lors des changements de PTH ou de PTG pour infection.
      • Communication Orale :
        La densité des groupements hydroxyles de surface est une des explications de la différence d'adhésion des bactéries sur les matériaux
        16h46 / 16h54
        Auteur(s) :
        • Eric Denes (Limoges / FRANCE)
        • Tan Sothéa Ouk (Limoges / FRANCE)
        • Guislaine Barrière (Limoges / FRANCE)
        • Guillaume Lévèque (Limoges / FRANCE)
        • Daniel Setton (Limoges / FRANCE)
        • Evelyne Poli (Limoges / FRANCE)

        Abstract : L'adhésion bactérienne est dépendante du matériau. Récemment, il a été suggéré que les couples céramique-céramique étaient moins sujets à l'infection que d'autres comme métal-métal ou métal-polyéthylène. Par ailleurs, notre expérience avec une alumine poreuse retrouve moins de 1‰ infections lors d'implantations osseuses. Nous avons donc réalisé une étude pour vérifier si l'adhésion bactérienne était plus faible sur l'alumine poreuse que sur d'autres matériaux. Comme les groupements hydroxyles sont un facteur important régissant les propriétés de surface, nous avons émis l'hypothèse que leur densité était moindre sur l'alumine poreuse que sur d'autres matériaux et entraînait donc une adhésion bactérienne plus faible.Nous avons réalisé in vitro des cultures de bactéries (Staphylococcus aureus et Pseudomonas aeruginosa) connues pour former du biofilm sur de l'alumine poreuse, du titane, de l'acier inoxydable et du polyéthylène. Pour évaluer la densité d'hydroxyle, nous avons utilisé un colorant (Rouge neutre) que nous avons greffé sur les hydroxyles via un bras espaceur. L'évaluation de la densité était faite avec des mesures du Rouge neutre en spectrophotométrie en UV-visible.L'adhésion de P. aeruginosa était significativement plus faible sur l'alumine (2,25E+04 UFC/cm2) que sur les autres matériaux (Acier inoxydable : 2,44E+05 UFC/cm2, p=0,02 ; titane : 4,27E+05 UFC/cm², p=0,01 ; polyéthylène : 7,29E+05 UFC/cm2, p<0,001). L'adhésion de S. aureus était plus faible sur l'alumine (3,22E+05 UFC/cm2) que sur le polyéthylène (5,23E+06 UFC/cm2, p=0,01) mais pas que sur les autres matériaux. La densité des groupements hydroxyles était significativement plus faible sur l'alumine (0,09 µg/cm²) que sur tous les autres matériaux (titane : 11,8 µg/cm², p<0,0001 ; Acier inoxydable 53,1 µg/cm², p=0,002 ; polyéthylène : 4,5 µg/cm², p<0,01). Cependant, nous n'avons pas pu mettre en évidence de corrélation entre l'adhésion et la densité.Ces résultats obtenus in vitro corroborent ce qui est rapporté dans la littérature avec une adhésion bactérienne plus faible sur l'alumine que sur les autres matériaux. Les facteurs en causes dans cette adhésion sont multiples mais les premières étapes reposent sur des forces non-spécifiques comme des forces électrostatiques ou de Van der Waals qui pourraient utiliser les groupements hydroxyles, expliquant ainsi les résultats obtenus sur la céramique.
      • Communication Orale :
        Prise en charge du sepsis chronique de prothèse totale de genou par arthrodèse avec clou de Juvara.
        16h54 / 17h02
        Auteur(s) :
        • Jérémy Plassard (Dijon / FRANCE)
        • Ludovic Labattut (Dijon / FRANCE)
        • Philibert Alixant (Dijon / FRANCE)
        • Emmanuel Baulot (Dijon / FRANCE)
        • Pierre Martz (Dijon / FRANCE)

        Abstract : Le sepsis chronique sur prothèse totale de genou (PTG) peut aboutir à une impasse thérapeutique, le changement des implants en un ou deux temps n'étant pas toujours envisageable. Compte tenu de leurs comorbidités ou des conditions locales défavorables certains patients nécessitent un traitement unique, radical et définitif. L'arthrodèse de genou peut ainsi être un recours avant l'amputation. Nous proposons le clou fémoro-tibial dit « de Juvara » comme moyen d'arthrodèse efficace après dépose de PTG septiques. Nous présentons ici les résultats de notre première série au recul moyen de 35 mois.Il s'agit une étude rétrospective, monocentrique et continue de janvier 2010 à mars 2017. Les critères d'inclusions sont : sepsis chronique sur PTG chez des patients présentant un état général précaire avec des conditions mécaniques locales et/ou microbiologiques rendant inenvisageable la pose d'une nouvelle PTG. Le critère d'évaluation principal est le retour à la marche du patient avec ou sans aide technique. Le critère secondaire est l'obtention de la guérison clinique et biologique du sepsis. 35 patients ont été inclus de 2010 à 2017, d'âge moyen 77,8 ans [52-92] avec 14 hommes et 21 femmes. La durée moyenne de suivi était de 35 mois [1-75]. Au plus long recul, 75% des patients (26/35) ont retrouvé la marche et on observe 71% (25/35) d'absence de récidive septique. Une fracture de clou post-chute, une reprise pour amputation et 10 reprises pour lavage dans le cadre d'une récidive septique ont été retrouvées.L'arthrodèse par le clou dit « de Juvara » a été initialement décrite pour la chirurgie oncologique nécessitant de large résection tissulaire. Le traitement des sepsis chroniques sur prothèse peut parfois présenter des situations comparables. Ce montage est suffisamment solide pour une reprise d'appui complet et ce même avant la fusion de l'arthrodèse, parfois difficile à obtenir dans ce contexte. Dans la littérature, pour ce type d'indications, le taux de retour à la marche après amputation de cuisse est inférieur à 50% contre 75% dans notre série.Dans ces indications, l'arthrodèse par clou de Juvara semble offrir une récupération fonctionnelle au moins comparable à l'amputation pour les mêmes indications avec un taux de guérison du sepsis similaire. Ce geste est simple, et adapté à une population fragile avec un faible espoir de récupération fonctionnelle.
      • Communication Orale :
        Sarcomes des tissus mous, une revue de 221 cas
        17h02 / 17h10
        Auteur(s) :
        • Boris Morattel (Lausanne / SWITZERLAND)
        • Anaïs Luyet (Lausanne / SWITZERLAND)
        • Maeder Benoit (Lausanne / SWITZERLAND)
        • Frederic Vauclair (Lausanne / SWITZERLAND)
        • Hannes Ruediger (Zurich / SWITZERLAND)
        • Antonia Digklia (Lausanne / SWITZERLAND)
        • Patrick Omoumi (Lausanne / SWITZERLAND)
        • Igor Letovanec (Lausanne / SWITZERLAND)
        • Marie Nicod Lalonde (Lausanne / SWITZERLAND)
        • Raphael Jumeau (Lausanne / SWITZERLAND)
        • Maurice Matter (Lausanne / SWITZERLAND)
        • François Saucy (Lausanne / SWITZERLAND)
        • Stephane Cherix (Lausanne / SWITZERLAND)

        Abstract : Soft tissue sarcomas (STS) are rare tumours (1-2% of all cancers) that should be referred to specialized centers with multidisciplinary teams. As compared to neighboring countries, our sarcoma center is of small size, with 74 new cases treated in 2017 (34 musculoskeletal). The purpose of our study was to compare our results with the literature.From 2000 to 2014, we found 221 patients treated for musculoskeletal STS in our institution. We analysed the medical files regarding the epidemiologic data, treatment modalities and oncological outcome. There were 125 male and 97 female patients. Median age was 49 y.o. (12 to 94.) The most frequent histotypes were unclassified sarcomas (28%), liposarcomas (24%), myxofibrosarcomas (10%) leiomyosarcomas (7%) and synovial sarcomas (7%). Most of the tumours were located on lower limb (82%) mostly on the thigh (49%), 14% were on upper limb and 4% in the spine. Location was deep in 71% and subcutaneous in 29 %. Size was > 10 cm in 33% and < 5 cm in 37%. Twenty-nine percent were referred after unplanned excision and needed a re-excision; it increased to 59% for subcutaneous STS. Most patients had surgical excision (96%) in our centre, 62% had radiotherapy, mostly pre-operative, 14% chemotherapy and 10% had isolated limb perfusion. All patients who did not have a surgical excision were in a palliative situation. Mean follow-up was 6.5 years (9 month to 10 years). Eleven patients were lost for follow-up. Local recurrence rate was 9%, distant recurrence 30% and mortality due to STS was 15% (9% after 2 years and 14% after 5 years). Mortality rate may be underestimated because some patients had less than 5 years of follow-up. All patients but one who died of the disease had distant recurrence.Our demographic data, mode of treatment and results are comparable with literature. Minimal caseload is a major concern in the treatment of rare diseases like sarcomas. As compared to most neighbouring countries, Switzerland has more so-called “specialized centres” per inhabitant. European CanCer Organisation (ECCO) established checklists of essential requirements for Sarcoma reference centres to provide a high-quality care. To maintain quality of treatment, there should be only a limited number of certified sarcoma centres, and any patient with a suspicion of bone or soft tissue sarcoma should be referred to one of them.
      • Communication Orale :
        Résection de sarcome des tissus mous inguinaux : analyse des facteurs prédictifs de complications
        17h10 / 17h18
        Auteur(s) :
        • Audrey Patoué (Angers / FRANCE)
        • Aurélie Bourdais-Sallot (Tours / FRANCE)
        • Loïc Bouilleau (Tours / FRANCE)
        • Arnaud Geffray (Tours / FRANCE)
        • Philippe Rosset (Tours / FRANCE)
        • Louis Romée Le Nail (Tours / FRANCE)

        Abstract : Les sarcomes des tissus mous sont des tumeurs malignes rares qui nécessitent une prise en charge standardisée en centre de référence. La prise en charge chirurgicale des tumeurs du compartiment adducteur proximal est difficile en raison des complications locales fréquentes. L'objectif principal de notre étude était d'identifier les facteurs prédictifs de complications locales majeures dans la prise en charge chirurgicale des sarcomes primaires des tissus mous inguinaux. Les objectifs secondaires étaient d'identifier les facteurs prédictifs de retard de radiothérapie adjuvante et de définir une attitude thérapeutique chirurgicale optimale afin de permettre un traitement adjuvant aussi rapide que possible.Il s'agit d'une étude monocentrique rétrospective incluant tous les patients de notre centre de référence, entre janvier 1995 et décembre 2016, ayant eu la résection d'un sarcome primaire des tissus mous inguinaux. Les complications majeures devaient nécessiter une reprise chirurgicale (parage, drainage opératoire ou fermeture secondaire par greffe de peau ou lambeau), un geste invasif (ponction) ou des pansements prolongés (supérieurs à 6 semaines).Parmi les 55 patients inclus, 13 ont eu des complications majeures (24%) : 10 patients ont nécessité une reprise chirurgicale (18,2%), 2 patients ont nécessité des ponctions itératives et 1 patient a nécessité des pansements prolongés. Deux lambeaux de sauvetage pédiculés ont été effectués. Les patients avec des complications majeures étaient plus souvent des fumeurs et l'os était plus souvent exposé pendant la chirurgie. Sur les 39 (71%) patients nécessitant une radiothérapie adjuvante, 5 patients (12,8%) ont eu un retard de radiothérapie et 3 patients (7,7%) ne l'ont pas eu.Dans notre étude, des facteurs prédictifs tels que le tabagisme, l'exposition osseuse lors de l'exérèse tumorale, ont été associés à une complication locale majeure (infection postopératoire, désunion cicatricielle et lymphorrhée) suite à la résection de sarcome des tissus mous du compartiment adducteur proximal. Nous recommandons donc la couverture par lambeau, dans ce type de chirurgie, en cas de facteurs prédictifs de complication majeure.
      • Communication Orale :
        Métastases infra-clinques détectées par un Body-IRM dans le suivi des liposarcomes myxoïdes.
        17h18 / 17h26
        Auteur(s) :
        • François Gouin (Nantes / FRANCE)
        • Arthur Renault (Nantes, France / FRANCE)
        • Louis Romée Le Nail (Tours / FRANCE)
        • Axelle Bertrand-Vasseur (Nantes, France / FRANCE)
        • Louis Bouilleau (Tours, France / FRANCE)
        • Vincent Crenn (Nantes / FRANCE)
        • Philippe Rosset (Tours / FRANCE)
        • Ramy Samargandi (Tours / FRANCE)

        Abstract : Les liposarcomes myxoïdes (LPSM) sont des tumeurs des parties molles évoluant vers la dissémination métastatique dans des localisations inhabituels. Les outils de surveillance habituels ont une faible sensibilité pour détecter ces métastases. En revanche le B-IRM semble performant dans ce contexte. Nous rapportons les résultats d'une série continue de patients suivis par B-IRM après traitement chirurgical d'un LPSM. 51 patients suivis dans 2 centres, ont bénéficié d'une B-IRM annuelle. 47 ont eu un suivi continu. 23 étaient de grade 1 (selon la FNLCC), 14 de grade 2 et 3 de grade 3 (7 non précisé). La B-IRM comprenait une analyse de tout le rachis, les membres supérieurs et inférieurs jusqu'aux genoux avec injection de gadolinium.Tous les patients ont eu la première B-IRM en pré-opératoire ou dans les 6 mois qui ont suivi la résection (sauf 4 patients). Au denier recul (45 + 30 mois), 10 patients ont présenté une ou plusieurs métastases infra-cliniques (à l'exception d'un patient). Chez 4 patients le diagnostic a été fait lors de la première année. Les métastases étaient dans les parties molles dans 2 cas, osseuses dans 6 cas et osseuses et parties molles dans 2 cas. Aucune métastase est restée unique dans l'année qui a suivi le diagnostic. La survie sans métastase à 5 ans était de 69% [54-88]. La survie globale à 5 ans était de 93 + 6 % et la survie sans maladie à 5 ans de 63 % [47-83]. L'apparition d'une métastase n'était pas corrélée au grade histologique. Cette étude confirme la fréquence des diffusions métastatiques infra-cliniques après traitement des lPSM. Les localisations sont différentes de celles rapportées pour les autres sarcomes des tissus mous. Bien que nous n'ayons pas comparé le B-IRM avec les autres examens d'imagerie, les localisations osseuses n'étaient, le plus souvent, pas détectées sur la radiographie. L'apparition d'une métastase semble de mauvais pronostic, puisqu'elles ne restent jamais isolées dans notre expérience. Le B-IRM met en évidence des métastases infra-cliniques après traitement des LPSM. Cet examen doit être pratiqué lors du bilan initial. Du fait de la signification péjorative de l'apparition d'une métastase osseuse ou des parties molles, un traitement systémique doit être discuté, dont les modalités ne soient pas standardisées à ce jour.
      • Communication Orale :
        Evaluation des tumeurs primitives malignes de l'appareil locomoteur: le futur de l'imagerie est il dans l'IRM de ultra-haut champ?
        17h26 / 17h34
        Auteur(s) :
        • Jean-Camille Mattei (Marseille / FRANCE)
        • Alexandre Foure (Marseille / FRANCE)
        • Arthur Varoquaux (Marseille / FRANCE)
        • Alexandre Rochwerger (Marseille / FRANCE)
        • Sébastien Salas (Marseille / FRANCE)
        • Sandrine Guis (Marseille / FRANCE)
        • David Bendahan (Marseille / FRANCE)
        • Christophe Chagnaud (Marseille / FRANCE)

        Abstract : Planifier la résection d'un sarcome grâce à une IRM préopératoire avec des experts radiologues, augmente la possibilité d'épargner les structures nobles. Cependant, les constatation per-opératoires peuvent varier par rapport à l'IRM, compromettant une résection sûre ou provocant des difficultés techniques non prévues. La résolution et les séquences des IRM de routine entraînent souvent des incertitudes, notamment au niveau de l'œdème péri-tumoral (réaction inflammatoire ou envahissement tumoral?), résultant dans l'immense majorité des cas à des sacrifices tissulaires inutiles. But de l'étude: évaluer au travers d'une étude préliminaire la faisabilité et le potentiel offert par l'imagerie d'ultra haut champ (7 Tesla) dans l'évaluation pré-opératoire des sarcomes. Un patient souffrant d'un chondrosarcome du fémur distal a pu bénéficier d'une imagerie par scanner, IRM 1,5 Tesla et IRM 7 Tesla. Les séquences conventionnelles T1, T2W et en diffusion ont été réalisées. Nos experts radiologues ont comparé la qualité des images, les coefficients de diffusions et les zones d'intérêt (envahissement des parties molles, analyse de l'oedème, limites tumorales) entre les deux IRM et le scanner.La résolution spatiale des appositions périostées et de la médullaire osseuses étaient largement supérieures à l'IMR conventionnelle, équivalente à celle du scanner. Les limites distales de la tumeur étaient clairement distinguables en 7T mais pas en 1,5T. De manière intéressante, les coefficients de diffusion étaient significativement supérieurs dans la tumeur en comparaison à l'œdème environnant, permettant une distinction nette entre tissus tumoraux et réaction inflammatoire. L'analyse a été permise notamment grâce à un rapport signal/bruit sans commune mesure avec une IRM classique.Il s'agit de la première évaluation décrite en 7 Tesla d'un sarcome. La plupart des études sur l'imagerie actuelle s'attellent à la définition de la réponse à la chimiothérapie ou au suivi des patients. Cependant l'évaluation de l'envahissement tumoral reste très objective et nous proposons ici une étude préliminaire sur une avancée technologique majeure dans le planning pré-opératoire des sarcomes.Vue la résolution spatiale obtenue et grace à un rapport signal/bruit remarquable, la délimitation de la tumeur et de son œdème peut être finement évaluée, limitant la résection de tissus sains. Une étude en cours sur un échantillon de sarcomes nous permettra de définir de manière statistique la supériorité de cette utilisation.
      • Communication Orale :
        Chondrosarcomes myxoïdes extra squelettiques : étude rétrospective monocentrique
        17h34 / 17h42
        Auteur(s) :
        • Louis Romée Le Nail (Tours / FRANCE)
        • Jan Balko (Birmingham / UNITED KINGDOM)
        • Vaiyapuri Sumathi (Birmingham / UNITED KINGDOM)
        • Tomohiro Fujiwara (Birmingham / UNITED KINGDOM)
        • Jonathan Stevenson (Birmingham / UNITED KINGDOM)
        • Lee Jeys (Birmingham / UNITED KINGDOM)
        • Michael Parry (Birmingham / UNITED KINGDOM)

        Abstract : Le chondrosarcome myxoïde extra squelettique (CME) est une tumeur maligne des tissus mous d'origine mésenchymateuse. Il s'agit d'un sous type de sarcome qui est rare et qui est caractérisé sur le plan cytogénétique par une translocation spécifique. Le but de cette étude était d'analyser les données générales de cette tumeur à la recherche de facteurs pronostics.Cette analyse rétrospective incluait 34 malades (25 hommes et 9 femmes) avec un âge moyen de 57 ans, traités dans un seul centre de référence. Tous les malades ont été opérés entre 1989 et 2017. Les symptômes présentés initialement étaient majoritairement une masse indolore. Les lésions étaient généralement sous aponévrotiques (94%) et se développaient dans la fesse ou la cuisse (68%).Le suivi moyen était de 102 mois (2-272). Dans la majorité des cas une chirurgie conservatrice du membre a pu être réalisée. Toutefois, 4 amputations ont été requises. Dans 20 cas, un traitement adjuvant a été entrepris : radiothérapie externe dans 17 cas et chimiothérapie dans 3 cas. La survie moyenne sans évènement était de 71 mois (0,7-267). Les survies globales à 5 ans et 10 ans étaient respectivement de 89 et 68%. En cas de survenue de métastases, ces dernières étaient principalement pulmonaires et ganglionnaires. La survie moyenne avec une maladie métastatique était de 54 mois (3-110). Au recul minimum de 5 ans, les facteurs de risque de récidive locale étaient des résections non planifiées (« whoops ») et des marges de résections inadéquates. Le risque métastatique était augmenté en cas de tumeur de grande taille (11,9 cm de grand axe moyen contre 7,7 cm). Le CME est une tumeur généralement indolore et à croissance lente. Cependant, il s'agit d'une tumeur de haut grade de malignité, associée à un risque de récidive locale et de métastases tardives. Comme tous les sarcomes, cette tumeur doit être prise en charge en centre de référence. Bien que notre série mono centrique avec un long recul soit l'une des plus importantes, des études comprenant plus de malades sont nécessaires à la recherche d'autre facteurs pronostics afin d'adapter le traitement et la surveillance.
      • Communication Orale :
        Résultats cliniques et radiographiques du curetage-comblement-greffe des lésions cartilagineuses endo-médullaires de l'extrémité supérieure de l'humérus
        17h42 / 17h50
        Auteur(s) :
        • Pierre Gaeremynck (Lille / FRANCE)
        • Christophe Szymanski (Lille / FRANCE)
        • Carlos Maynou (Lille / FRANCE)

        Abstract : Les tumeurs cartilagineuses endo-médullaires de l'extrémité supérieure de l'humérus peuvent être bénignes et de découverte fortuite (enchondrome) ou comporter des critères d'agressivité radiographique et histologique (enchondrome agressif ou tumeur cartilagineuse atypique).Les limites des examens cliniques et complémentaires lorsque coexiste une pathologie de la coiffe des rotateurs et l'impact psychologique pour les patients se sachant porteurs d'une lésion «tumorale» nous ont conduit à opérer ces lésions par curetage–comblement-greffe d'emblée (CCG).L'objectif de notre travail était d'évaluer la morbidité, les résultats fonctionnels et le taux de récidive après chirurgie. La cohorte était constituée de 37 patients opérés entre janvier 2009 et Juin 2016. L'évaluation fonctionnelle reposait sur les scores SST, quick-Dash et sur la satisfaction des patients complétés des scores de Constant et MSTS. Tous les patients disposaient d'un bilan radiographique pré et post-opératoire. Une IRMN pré-opératoire était disponible dans 33 cas et 18 IRMN post-opératoire ont été réalisées.La technique chirurgicale était conduite par une voie d'abord deltopectorale. Une fenêtre humérale permettait le curetage lésionnel, le fraisage des parois osseuses et un comblement par allogreffe.35 patients d'un âge moyen de 44,7 ans (24-71) ont été revus au recul moyen de 31,3 mois. Le taux de complication était de 8,8% dont une fracture humérale au 15ème jour post-opératoire L'analyse histologique des pièces opératoires rapportait 28 chondromes bénins et 9 chondromes agressifs (24%) Au recul, le score SST était de 9,5/12 (3-12), le quick-Dash était de 25,5 (0-100) et le score de Constant moyen de77,1 (25,5-100 ) Le score MSTS moyen était de 25,9/30 (14-30) 94,3% des patients étaient satisfaits de l'intervention, les douleurs régressaient de 4,97 avant l'intervention à 2,4 lors de la révision. Deux patients ont présenté une récidive aux délais de 30 et 78 mois. Les résultats fonctionnels n'étaient pas corrélés à la présence d'une pathologie co existante de la coiffe ni au type histologique de la lésion. Parmi l'ensemble des critères radiographique et IRMN étudiés, seule une taille lésionnelle supérieure ou égale 6 cm était statistiquement liée à un chondrome agressif. Notre travail confirme la faible morbidité du CCG dans le traitement des tumeurs cartilagineuse endomédullaire de l'humérus proximal que nous pratiquons de principe s'il existe des critères cliniques ou radiographiques d'agressivité ou s'il existe une pathologie de la coiffe sous-jacente.
      • Communication Orale :
        Le fardeau chirurgical des tumeurs à cellules géantes opérées pour la première fois dans un centre spécialisé: une analyse rétrospective de 194 patients
        17h50 / 17h58
        Auteur(s) :
        • Anne Barnaba (Paris / FRANCE)
        • Manon Colas (Paris / FRANCE)
        • Antoine Babinet (Paris / FRANCE)
        • Valérie Dumaine (Paris / FRANCE)
        • Frédérique Larousserie (Paris / FRANCE)
        • Philippe Anract (Paris / FRANCE)
        • David Biau (Paris / FRANCE)

        Abstract : Les études sur les tumeurs à cellules géantes (TCG) rapportent souvent le taux de reprise pour récidive locale (de 10% à 40%). En revanche, les causes de reprises sont multiples et ignorées dans la littérature. L'objectif de notre étude était d'évaluer le taux et les causes de reprises chirurgicales des patients opérés pour une première TCG.Il s'agit d'une étude monocentrique, rétrospective, d'une cohorte de 193 patients opérés pour une TCG dans un centre de référence pour la prise en charge des tumeurs osseuses. L'âge médian était de 34 ans. Le fémur distal (n=61), tibia proximal (n=39), et radius distal (n=26) étaient les sites les plus fréquents. 60 tumeurs étaient de grade 3 de la classification de Campanacci. 41 patients ont eu une résection et 152 un curetage. La reconstruction était un comblement dans 136 cas, une prothèse dans 18 cas, une arthrodèse dans 14 cas, et aucune reconstruction n'avait été effectuée dans 25 cas. La méthode de l'incidence cumulée et des modèles de Cox ont été utilisés. Au total il y a eu 176 reprises chirurgicales pour 94 patients. La probabilité cumulée d'une nouvelle opération, quelque soit la cause, était de 62% (95% CI: 51% - 70%) à 10 ans. Les probabilités cumulées de reprise à 10 ans était de 36% pour cause tumorale, 26% pour cause mécanique, et 13% pour cause infectieuse. Le chirurgien, le type de reconstruction, une extension dans les parties molles étaient associés au risque de reprise chirurgicale quelque soit la cause. Le type de traitement oncologique (curetage ou résection) et le type de reconstruction étaient associés au risque de reprise pour cause mécanique. La taille de la tumeur et le site de la tumeur étaient associés au risque de reprise pour cause infectieuse. Seul le chirurgien était associé au risque de récidive locale. Si les chirurgiens sont souvent intéressés par le risque de récidive locale, les patients présentent d'autres risques de reprise constituant pour plus de la moitié des reprises chirurgicales.Lors de l'information au patient, il est important de rapporter l'ensemble des risques associés au traitement des TCGs et non pas uniquement le risque de récidive locale. Parmi ces risques, certains sont associés à des variables modifiables, notamment le chirurgien, le choix du traitement oncologique et le mode de reconstruction.
      • Communication Orale :
        Reconstruction diaphysaire fémorale par allogreffe intercalaire après résection carcinologique : Résultats à long terme et intérêt d'une autogreffe associée
        17h58 / 18h06
        Auteur(s) :
        • Yonis Quinette (Nantes / FRANCE)
        • Vincent Crenn (Nantes / FRANCE)
        • Gilles Missenard (Kremlin-Bicetre / FRANCE)
        • Brice Viard (Kremlin-Bicetre / FRANCE)
        • Sylvain Briand (Kremlin-Bicetre / FRANCE)
        • Philippe Anract (Paris / FRANCE)
        • Eric Mascard (Paris / FRANCE)
        • François Gouin (Nantes / FRANCE)

        Abstract : Les reconstructions fémorales par allogreffes intercalaires après résection diaphysaire carcinologique visent la restauration de la fonction du membre en préservant les articulations sus et sous-jacentes. Les complications sont fréquentes, dominées par les infections, pseudarthroses et fractures. L'adjonction d'une autogreffe de fibula vascularisée pourrait diminuer le taux de complications. Le devenir d'une reconstruction intercalaire de fémur par allogreffe isolée (ALLO) est-elle améliorée par son augmentation par une fibula vascularisée (ALLO-FIB)?Nous avons étudié rétrospectivement 51 reconstructions fémorales par allogreffes, 34 étaient des ALLO et 17 des ALLO-FIB. Notre critère principal de jugement était la survie du greffon. Les critères secondaires étaient le taux de complications (réinterventions, infection, pseudarthrose, fracture), le délai avant consolidation aux deux jonctions et le résultat fonctionnel (score MSTS).La survie des greffons était de 95,2% à 5 ans, 91,6% à 10 ans et 81,4% à 20 ans, sans différence significative entre les 2 techniques (100% pour les ALLO-FIB et 92.3% pour les ALLO à 5 ans, 87.5% pour les ALLO-FIB et 92.3% pour les ALLO à 10 ans). Il n'a pas été retrouvé de différence significative en terme de nombre de réinterventions (1.45 en moyenne; 1.29 pour les ALLO-FIB et 1.53 pour les ALLO) et de complications (80.4% en global, 70,6 % pour les ALLO-FIB (12/17) et 85,3% pour les ALLO (29/34)). Le taux de consolidation est de 84.3 %, 100% pour les ALLO-FIB et 76.5% pour les ALLO, avec un délai moyen de 19.5 mois, significativement plus court en cas d'ALLO-FIB (14 mois contre 25, p=0,02). Le score fonctionnel MSTS moyen est de 27.4/30, significativement supérieur en cas d'allogreffe isolée (28,14 vs 26,2/30, p=0,04).La survie des allogreffes augmentées par une fibula vascularisée n'est pas significativement améliorée par rapport aux allogreffes seules. L'autogreffe associée d'un péroné vascularisé diminue significativement le délai avant consolidation et donc le délai avant reprise d'appui. Celle-ci s'accompagne en revanche d'une diminution significative du score MSTS, pouvant peut être s'expliquer par la présence d'un second site opératoire.Notre série retrouve de bons résultats fonctionnels et une survie acceptable au prix d'un nombre non négligeable de reprises chirurgicales, du fait de nombreuses complications.
      16h30 - 18h00
      salle Passy
      Discussion de dossier : [Dossier-06] -
      Thématique : Poignet/Main
      Modérateur : Olivier Mares (Lille / FRANCE)
      • Discussion de dossiers : Poignet/Main - Coordonnateur : Olivier Mares (Nimes), Experts : Cyril Lazerges (Montpellier), Christophe Bosch (Nimes)
        16h30 / 18h00
        Auteur(s) :
        • Cyril Lazerges (Montpellier / FRANCE)
        • Christophe Bosch (Nimes / FRANCE)

      mercredi 14 novembre 2018

      08h00 - 09h00
      Amphi Bordeaux
      Conférence d'enseignement : [CE-15] - Techniques de prothèse fémoro-patellaire
      Thématique : Genou
      • Conférence d'enseignement :
        Techniques de prothèse fémoro-patellaire
        08h00 / 09h00
        Auteur(s) :
        • Franck Rémy (Blendecques / FRANCE)
        • Président de séance : Jean-Noël Argenson (Marseille / FRANCE)
      08h00 - 08h45
      Amphi Havane
      Conférence d'enseignement : [CE-09] - La gestion des échecs de réparation de la coiffe
      Thématique : Epaule/Coude
      • Conférence d'enseignement :
        La gestion des échecs de réparation de la coiffe
        08h00 / 08h45
        Auteur(s) :
        • Pierre Desmoineaux (Versailles / FRANCE)
        • Président de séance : Hervé Thomazeau (Rennes / FRANCE)
      08h00 - 12h30
      salle 341
      Société de spécialité : SFCM : [SPE-07] - SFCM (Société Française de Chirurgie de la Main)
      Thématique : Poignet/Main
      Modérateur : Gilles Dautel (Nancy / FRANCE), Marie-Laure Abi Chalha (Bordeaux / FRANCE), Stéphane Guero (Paris / FRANCE), Philippe Bellemere (Nantes / FRANCE), Jerome Pierrart (Paris, France / FRANCE)
      • Société de spécialité :
        Traitement des pertes de substances pulpaires et de la face palmaire des doigts
        08h00 / 08h45
        Auteur(s) :
        • Marie-Laure Abi Chalha (Bordeaux / FRANCE)
      • Société de spécialité :
        Raideurs digitales
        08h45 / 09h30
        Auteur(s) :
        • Michel Rongieres (Toulouse / FRANCE)
      • Société de spécialité :
        Pseudarthroses du scaphoïde
        09h30 / 10h15
        Auteur(s) :
        • Jerome Pierrart (Paris, France / FRANCE)
      • Société de spécialité :
        Transferts articulaires vascularisés à la main
        10h15 / 11h00
        Auteur(s) :
        • Gilles Dautel (Nancy / FRANCE)
      • Société de spécialité :
        Implants en pyrocarbone à la main et au poignet
        11h00 / 11h45
        Auteur(s) :
        • Philippe Bellemère (Nantes / FRANCE)
      • Société de spécialité :
        Biologie du développement embryonnaire de la main
        11h45 / 12h30
        Auteur(s) :
        • Stéphane Guero (Paris / FRANCE)