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CONGRÈS DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE Chirurgie Orthopédique et Traumatologique

12-15 Novembre 2018
Palais des Congrès
Paris

Programme

mardi 13 novembre 2018

11h00 - 13h00
Amphi Bordeaux
Communications Orales : Genou ligamentaire
Thématique : Genou
Modérateur : Christophe Hulet (Caen / FRANCE), Philippe Landreau (Doha / QATAR)
  • Communication Orale :
    Evolution de la laxité et de la compliance des ligamentoplasties du LCA par greffe courte aux ischio-jambiers.
    11h00 / 11h08
    Auteur(s) :
    • Thomas Pouderoux (Angers / FRANCE)
    • Adrien Pauvert (Angers / FRANCE)
    • Henri Robert (Mayenne / FRANCE)

    Abstract : Les plasties primaires du LCA par greffe courte aux ischio-jambiers sont souvent utilisées en raison des bons résultats fonctionnels. L'objectif de cette étude était d'analyser l'évolution post-opératoire de la laxité et de la compliance (inverse de la raideur) de la greffe. L'hypothèse était que les propriétés mécaniques évoluaient pendant la 1ère année post-opératoire.47 patients d'âge moyen 28 ans, opérés d'une greffe courte aux ischio-jambiers, associée ou non à une plastie extra-articulaire, ont été inclus. Les critères d'inclusion étaient une rupture primaire du LCA et un suivi laximétrique régulier d'au moins 1 an. Les patients présentant des genoux multi-ligamentaires, une rupture controlatérale du LCA ont été exclus. Les laximétries étaient évalués sur le GNRB, en préopératoire puis à M1, M3, M6, M9, 1 an et au dernier suivi à 30,60,90 et 134N. La compliance locale était définie comme la tangente à la courbe force-déformation (modèle mathématique de régression linéaire) pour une force donnée. L'analyse statistique était réalisée par test de Student apparié sur les laxités (DeltaL en mm) et les compliances différentielles (DeltaC en micromètre/N).Le recul moyen était de 14,6 mois. DeltaL et DeltaC étaient diminuées de manière significative entre le pré-opératoire et M1 pour toutes les forces données. Entre M1 et M9, DeltaL augmentait significativement à 30N (+ 0,47 mm) et à 60N (+ 0,98 mm). A 90 et 134N, on ne retrouvait pas de différence significative. DeltaC était également augmenté de manière significative entre M1 et M9 à 30N (+ 15,22 micromètre/N) et 60N (+ 14,87 micromètre/N) puis baissait significativement entre M9 et le dernier recul à 30 et 60N. On ne retrouvait pas de différence significative entre M9 et le dernier recul à 90 et 134N.Pour les faibles contraintes, les greffes courtes suivaient une évolution en 3 phases. Jusqu'à M1, la laxité et la compliance diminuaient en raison de la tension initiale du greffon. De M1 à M9, les laxités et compliances augmentaient pendant la phase de nécrose et de remodelage du processus de ligamentisation. Après M9, les propriétés mécaniques se stabilisaient. Ce cycle mécanique pourrait correspondre au cycle biologique de la greffe.Le suivi laximétrique post-opératoire des greffes courtes aux ischio-jambiers permet de suivre l'évolution mécanique du greffon. Un retour aux sports de pivot-contact ne devrait pas être envisagé avant la stabilisation des propriétés mécaniques.
  • Communication Orale :
    Intérêt de la balnéothérapie après ligamentoplastie pour rupture du ligament croisé antéro-externe (LCAE) du genou chez le sportif
    11h08 / 11h16
    Auteur(s) :
    • Didier Mainard (Nancy / FRANCE)
    • Laetitia Peultier-Celli (Nancy / FRANCE)
    • Franck Wein (Nancy / FRANCE)
    • Nicolas Paris (Nancy / FRANCE)
    • Jean Paysant (Nancy / FRANCE)
    • Philippe Perrin (Nancy / FRANCE)

    Abstract : Les techniques actuelles de ligamentoplastie après rupture du LCAE chez le sportif permettent d'obtenir d'excellents résultats fonctionnels et d'espérer à terme une reprise au même niveau de performance y compris dans les sports à pivot-contact. Cependant l'intérêt des différents types de protocoles de rééducation sur les résultats et sur la rapidité de la récupération est mal connu. Le but de ce travail a été d'étudier l'intérêt d'une balnéothérapie associée à une rééducation conventionnelle sur les résultats fonctionnels et proprioceptifs après ligamentoplastie du LCAE chez le sportif. Cette étude prospective randomisée multicentrique contrôlée a inclus 67 patients sportifs amateurs ou professionnels. 35 patients ont suivi le protocole de rééducation conventionnelle (Gr1) et 32 ce même protocole avec balnéothérapie (Gr2). Les patients ont été opérés soit par greffe courte de type TLS, soit par la technique de Kenneth-Jones. Les patients ont fait l'objet d'une évaluation pré opératoire, à 2 semaines, 1, 2 et 6 mois après l'intervention, par posturographie, étude de la force musculaire, de la marche, de la proprioception et par les scores de Lysholm-Tegner, IKDC et KOOS. Pour une même qualité de contrôle postural, le Gr2 recourait plus à la somesthésie que le Gr1 à 6 mois. Le côté de la lésion avait un impact sur le contrôle postural et en particulier sur la latéralisation du centre de pression des pieds en préopératoire, à 2 semaines et à un mois après l'intervention. La latéralisation était liée au côté du traumatisme du genou, avec latéralisation moins importante dans le Gr2. La force musculaire du quadriceps était plus importante dans le Gr2 que dans le Gr1 à deux et à six mois et celle du biceps fémoral était plus importante dans le Gr2 que dans le Gr1 à six mois. Le test d'isocinétisme a montré une plus grande force musculaire du quadriceps dans le Gr2. Un mois après l'intervention, la distance de marche parcourue était plus importante dans le Gr2. Il a été observé dans le Gr2 une amélioration des capacités proprioceptives du membre opéré lors de sa flexion pendant les deux premiers mois.L'introduction de la balnéothérapie dans le protocole de rééducation après ligamentoplastie du genou a permis une récupération plus rapide, favorisant la reprise des activités sociales, sportives et professionnelles. Elle permet de prévenir les risques de lésions par compensation du genou controlatéral.
  • Communication Orale :
    Evaluation de la cinématique du genou après reconstruction du ligament antérolatéral : comparaison avec la tenodèse latérale de Lemaire
    11h24 / 11h32
    Auteur(s) :
    • Thomas Neri (L'Etrat / FRANCE)
    • Margaux Dehon (Saint-Etienne / FRANCE)
    • Rodolphe Testa (Saint-Etienne / FRANCE)
    • Loic Laurendon (Saint-Etienne / FRANCE)
    • Fabien Palpacuer (Saint-Etienne / FRANCE)
    • Frederic Farizon (Saint-Etienne / FRANCE)
    • Remi Philippot (Saint-Etienne / FRANCE)

    Abstract : L'hypothèse de cette étude était que la reconstruction du ligament antérolatéral (LAL) était plus anatomique et permettait un retour à une cinématique plus physiologique du genou qu'une ténodèse latérale extra-articulaire (LET) classique de Lemaire. Notre objectif était donc, grâce à un système de Motion analysis, de comparer les cinématiques du genou après une reconstruction du LAL et après une procédure de LET.L'analyse cinématique de genoux cadavériques a été réalisée à l'aide d'un système optoélectronique 3D type Motion Analysis. Cinq conditions d'état du genou étaient comparés (intact, LAL+LCAsec : section du LAL et du LCA, LCArec : reconstruction isolée du LCA, LCA+LALrec : reconstruction combinée du LCA et du LAL, LCA+LETrec : reconstruction du LCA associée à une LET (Lemaire)) en mesurant les effets des différentes reconstructions sur la rotation (neutre RN, interne RI, externe RE) et sur la translation tibiale antérieure.La section des 2 ligaments (LAL+LCAsec) entrainait une majoration significative de la RI et de la translation tibiale antérieure (p<0.05). La reconstruction isolée du LCA (LCArec) permettait de restaurer une cinématique d'un genou intact tout en corrigeant la RI et la translation tibiale antérieure (p>0.05). Avec la reconstruction combinée du LCA et du LAL (LCA+LALrec), la cinématique restait comparable à celle du genou sain. Il existait une tendance non significative à diminuer la RI sans modification de la translation tibiale antérieure (p>0.05). La procédure de Lemaire (LCA+LETrec) entrainait une modification non physiologique de la cinématique avec un décalage du secteur de mobilité vers la RE, une diminution de la RI et de la translation tibiale antérieure (p<0.05).La reconstruction du LAL affecte peu la cinématique du genou (tendance à diminuer la RI). A l'inverse, la LET (Lemaire) change significativement la cinématique du genou en diminuant la RI et translation tibiale antérieure. La reconstruction du LAL peut donc être envisagée comme un renfort mécanique permettant de protéger la greffe du LCA le temps de sa ligamentisation, et d'éviter les ruptures itératives, tout en restant anatomique afin d'éviter les raideurs et les hypercontraintes constatées avec les LET. Son efficacité sur le contrôle des instabilités rotatoires devra être évaluée avec des études plus puissantes.Avec une cinématique de genou proche de celle d'un genou normal, la reconstruction du LAL est plus anatomique et physiologique que la ténodèse de Lemaire.
  • Communication Orale :
    Evolution du score psychologique ACL-RSI et retour au sport après reconstruction du ligament croisé antérieur. Etude prospective chez 681 sportifs au recul de 2 ans
    11h32 / 11h40
    Auteur(s) :
    • Shahnaz Klouche (Boulogne-Billancourt / FRANCE)
    • Mansour Sadeqi (Paris, France / FRANCE)
    • Yoann Bohu (Paris / FRANCE)
    • Serge Herman (Paris / FRANCE)
    • Nicolas Lefevre (Paris / FRANCE)
    • Antoine Gerometta (Paris / FRANCE)

    Abstract : Le retour au sport après une reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA) nécessite une récupération physique et psychologique optimales. L'échelle ACL-RSI (Anterior Cruciate Ligament-Return-to-Sport after Injury) est le premier outil d'évaluation globale de cette dimension psychologique. L'objectif principal de l'étude était d'analyser l'évolution du score ACL-RSI du préopératoire à 2 ans de recul. Une analyse d'une cohorte prospective a inclus une série continue de sportifs âgés de plus de 15 ans, tous sports et niveaux de pratique confondus, opérés en 2012-2015 pour une reconstruction isolée du LCA. Le critère principal de jugement était le score ACL-RSI, évalué en préopératoire puis à 4 mois, 6 mois, 1 an et 2 ans postopératoires. Les critères secondaires de jugement étaient le retour au sport (la course et le sport habituel) et les différents scores fonctionnels (IKDC subjectif, KOOS et Lyshom). La valeur seuil optimale du score ACL-RSI a été déterminée avec la courbe ROC. Les autres facteurs associés à la reprise du sport habituel à 2 ans de recul ont été recherchés par une analyse multivariée.681 patients ont été inclus, 467 hommes et 214 femmes âge moyen 30,2+/-9,5 ans. 298 (43,8%) patients étaient des sportifs professionnels ou des compétiteurs. En cours d'évolution, le score ACL-RSI a progressé fortement et significativement (p<0,00001). A 2 ans de recul, 74,9% des patients avaient repris la course et 58,4% leur sport habituel. Leur score ACL-RSI était significativement supérieur en cas de retour au sport (p<0,00001) et chez les patients ayant repris à un niveau supérieur ou identique (81,6+/-16,1 vs 53,2+/-24,1, p<0,00001). La valeur seuil optimale de l'ACL-RSI à 2 ans était 65%. Les facteurs favorisants la reprise du sport habituel à 2 ans étaient une reconstruction primaire (OR=2,2), une pratique sportive professionnelle ou de compétition (OR=2,7), un score ACL-RSI à 6 mois>60% (OR=3,1) et l'absence de complications en cours de suivi (OR=2,5).Ces valeurs ACL-RSI devront permettre de dépister les patients qui nécessiteraient un soutien psychologique et un travail de remotivation renforcé. Après une reconstruction du LCA, le score psychologique ACL-RSI augmente progressivement en cours de suivi et est fortement et significativement lié au retour au sport.
  • Communication Orale :
    Reconstruction du LCA selon la technique du DT4-TLS: quel est l'impact du type de vis d'interférence sur les résultats cliniques? Etude prospective comparative chez 521 patients
    11h40 / 11h48
    Auteur(s) :
    • Romain Chevallier (Paris / FRANCE)
    • Shahnaz Klouche (Boulogne-Billancourt / FRANCE)
    • Serge Herman (Paris / FRANCE)
    • Antoine Gerometta (Paris / FRANCE)
    • Yoann Bohu (Paris / FRANCE)
    • Nicolas Lefevre (Paris / FRANCE)

    Abstract : La reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA) selon la technique du DT4-TLS utilise un seul tendon ischio-jambier: le demi-tendineux en greffe courte (4 faisceaux). La greffe est fixée dans les tunnels osseux via des bandelettes TLS (Tape Locking Screw) par des vis d'interférence. Celles-ci peuvent être résorbables (polymère seul ou composite), non résorbables (titane) ou plus récemment en PEEK (PolyEtherEtherKetone). L'objectif principal de l'étude était d'évaluer l'impact des 3 types de vis sur les résultats cliniques. Une étude comparative basée sur une analyse de données collectées prospectivement a inclus des patients âgés de plus de 15,5ans, opérés en 2012-2015 pour une reconstruction primaire du LCA, selon la technique du DT4-TLS. Les critères d'exclusion étaient les ruptures associées du ligament croisé postérieur et le refus du patient. Trois groupes ont été constitués selon le type de vis. Le critère principal de jugement était la survenue d'événements indésirables pendant les 2 premières années (hématomes, hémarthrose, arthrite septique, phlébite, syndrome du cyclope, algodystrophie et re-rupture) . Un calcul du nombre de sujets nécessaire pour une étude de non-infériorité a montré qu'il fallait inclure 36 patients par groupe. Les critères secondaires étaient le retour au sport et les scores fonctionnels (IKDC, KOOS, ACL-RSI) à 2 ans de recul.521 ligamentoplasties primaires ont été inclus, 344 hommes et 177 femmes, âge moyen 30,1+/-9,3 ans, 507 (97,3%) sportifs dont 205 (39,4%) professionnels/compétiteurs. La répartition selon le type de vis était 229 (44%) "non résorbables", 222 (42,6%) "résorbables", et 70 (13,4%) "PEEK". Une plastie extra-articulaire a été associée chez 66 (12,7%) patients. Aucune différence significative n'a été retrouvée sur la survenue d'événements indésirables (p=0,85) y compris les re-ruptures (p=0,96), le retour à la course (p=0,54), le retour au sport habituel (p=0,16) et les scores fonctionnels à 2 ans (p>0,05). 1 patient a présenté un kyste de résorption avec une vis résorbable.Hormis les kystes de résorption, l'imputabilité des événements indésirables aux vis d'interférence, y compris les re-ruptures, est difficile. Après une reconstruction d'une rupture isolée du LCA selon la technique DT4-TLS, le type de vis d'interférence n'a aucun impact sur la survenue d'événements indésirables et les résultats cliniques à 2 ans de recul.
  • Communication Orale :
    Etude comparative de deux techniques au demi-tendineux dans la reconstruction du ligament croisé antérieur : SAMBBA vs ST4 Graftlink®
    11h48 / 11h56
    Auteur(s) :
    • Azeddine Djebara (Hellemmes Lille / FRANCE)
    • Simon Rattier (Amiens, France / FRANCE)
    • Patrice Mertl (Amiens / FRANCE)
    • Romain Letartre (Lille, France / FRANCE)

    Abstract : La conservation des reliquats ligamentaires dans les reconstructions du ligament croisé antérieur (LCA) semble apporter des avantages biomécanique, vasculaire et proprioceptif. Notre étude compare deux techniques de reconstruction au demi-tendineux, l'une conservant le reliquat (SAMBBA) et l'autre pas (ST4). L'hypothèse principale était que la technique SAMBBA permettait d'obtenir un meilleur contrôle de la laxité antérieure que la technique ST4.Dans une étude comparative, rétrospective, mono-opérateur, ont été revus les patients ayant bénéficié d'une reconstruction du LCA par une des deux techniques avec un recul minimum de 2 ans. Le critère de jugement principal était la laxité différentielle mesurée au GnRB®. Les critères de jugement secondaires étaient les scores fonctionnels subjectifs et le grade IKDC objectif. Une analyse radiographique du positionnement des tunnels a été réalisée selon les critères d'Aglietti.Soixante-quatorze patients ont été revus. Parmi eux, 59% étaient des hommes, l'âge moyen était de 34 ans. La laxité différentielle moyenne était diminuée dans le groupe SAMBBA comparativement au groupe ST4, mais de manière non significative (0.83 vs 0.94 ; p=0.706). Aucune différence n'a été observée sur les scores fonctionnels subjectifs (Lysholm, ACL-RSI et IKDC subjectif).Dans cette étude, les résultats entre la technique SAMBBA et la technique ST4 sont aussi bons en terme de laxité résiduelle et de scores fonctionnels. Il n'a pas été mis en évidence de différence statistiquement significative. La ligamentoplastie SAMBBA avec préservation du reliquat peut être proposé à tout patient. Des études menées sur de plus gros effectifs et avec un recul plus important, sont nécessaires pour retrouver les avantages théoriques du reliquat.
  • Communication Orale :
    Evaluation de la participation du patient à sa chirurgie de reconstruction du Ligament Croisé antérieur
    11h56 / 12h04
    Auteur(s) :
    • Etienne Cavaignac (Toulouse / FRANCE)
    • Louis Courtot (Toulouse / FRANCE)
    • Nicolas Reina (Toulouse / FRANCE)
    • Vincent Marot (Toulouse / FRANCE)
    • Emilie Berard (Toulouse / FRANCE)
    • Jerome Murgier (Toulouse / FRANCE)
    • Philippe Chiron (Toulouse / FRANCE)

    Abstract : 25% des patients se disent insatisfaits après chirurgie reconstruction du ligament croisé antérieur. Un des facteurs explicatifs pourrait être le manque de compréhension de la procédure. Nous définissons la participation du patient comme le fait que le patient est accès à l'écran d'arthroscopie pendant le geste et qu'il lui soit donné une information standardisée pendant le geste. L'objectif de cette étude était d'évaluer la compréhension et la satisfaction dans deux groupes de patients : un participant (GP) et l'autre non (nonGP) .Dans cette étude prospective monocentrique ont été inclus 31patients dans le groupe nonGP et 31 dans le groupe GP. Le groupe GP bénéficiait également d'une information standardisée orale par l'opérateur. L'information pré opératoire, la technique chirurgicale, la technique anesthésique et les suites post opératoires étaient identiques dans les deux groupes. Les données ont été recueillies par auto-questionnaires distribués la veille et le lendemain comportant l'évaluation de la compréhension par le score de Matava, de la satisfaction par le score EVA satisfaction, le Net Promoter Score et le score EVAN-LR. L'analyse statistique était dans un premier temps descriptive puis comparative à l'aide de test t student pour comparer les caractéristiques des deux groupes ainsi que les critères de jugement. Le nombre de sujet nécessaire a été établi à 30 dans chaque groupe selon les recommandations sur les études pilotes.La compréhension était significativement améliorée dans le groupe GP avec une progression de leur score de Matava en moyenne de 7,1 points  5,3 vs une augmentation de 2,7 points  5,6 pour non GP (p=0,024). La satisfaction était également améliorée dans le groupe GP : L'EVA satisfaction moyen était de 9,8  0,6 versus 8,9  1,9 (p=0,0033) ; le Net Promoter Score était respectivement de 96,8% (GP) versus 64,5% (non GP)(p=0,0057) ; le score EVAN-LR total moyen respectivement de 89,1  6,5 (GP) versus 84,6  9,9 (non GP)(p=0,0416).La participation permet d'améliorer sa compréhension de l'ensemble de la procédure et sa satisfaction vis-à-vis de la prise en charge. Cette pratique simple doit à notre sens être généralisé sous couvert de l'acceptation du patient. Les retombées sont directes sur la compréhension et la satisfaction, on peut y voir aussi un intérêt médicolégale .
  • Communication Orale :
    Reconstruction du LCA avec le tendon quadricipital :Méta-analyse
    12h04 / 12h12
    Auteur(s) :
    • Etienne Cavaignac (Toulouse / FRANCE)
    • Danny Mouarbes (Toulouse / TOULOUSE)
    • Emilie Berard (Toulouse / FRANCE)
    • Philippe Chiron (Toulouse / FRANCE)

    Abstract : Le choix de la greffe dans la chirurgie du Ligament Croisé Antérieur (LCA) est une source de débat. Le tendon quadricipital (TQ) est une option validée par la littérature existante mais il reste moins utilisé utilisé que le tendon rotulien (TR) ou les ischiojambiers (IJ). Les données issu des études comparatives sont contradictoires. Nous n'avons pas retrouvé dans nos recherhces de revue de la littérature / méta-analyse comparant les résultats des reconstructions du LCA avec le TQ VS TR ou IJ. Notre hypothèse est que les résultats et les complications d'une reconstruction du LCA utilisant TQ sont comparables à ceux des deux autres techniques. Nos objectif sont donc d'identifier la littérature existante sur le sujet et de réaliser une méta-analyse des données dusponiblesCette revue de la littérature a été réalise en accord les critères de PRISMA Statement sur les bases de données PUBMED, EMBASE , Cochrane et Ovid. Nous avons recherché les études donnant les résultats d'une recnstruction du LCA avec TQ ainsi que les études comparant les résultats des reconstructions avec TQ Vs TR ou IJ. Les mots clés récherchés étaient : ACL, Quadriceps Tendon, Autograft. Les données extraites de chaque articles étaient : le nombre de cas, le recul, les scores fonctionnels, la laximétrie résiduelle (clinique et paraclinique), la rupture de la greffe, le nombre de reprise chirurgicale, la morbidité du prélèvement et les complications. Les analyse statistiques ont été réalisé selon les recommandations de PRISMA statement par un médecin statisticien. Au total, 180 articles ont été incluse dans a revue de la littérature et vingt-sept études ont été incluses dans la métanalyse représentant 2847 reconstructions du LCA. Sept études comparaient TQ (581) et TR (514), cinq comparaient TQ (181) et IJ (176) Aucune différence n'était statistiquement significative concernant les scores fonctionnels, la laximétrie résiduelle (clinique et paraclinique), la rupture de la greffe, le nombre de reprise chirurgicale. Par contre, une différence significative a été trouvée concernant la morbidité, avec moins de douleur antérieure du genou dans le groupe de TQ. L'utilisation du tendon quadriceps comme autogreffe dans la reconstruction du LCA est soutenue par la littérature orthopédique actuelle. Il représente une alternative fiable avec des résultats comparables aux techniques historiques. La morbidité est moindre si on le compare au TR.
  • Communication Orale :
    Quelle est la greffe idéale pour la reconstruction du LCA
    12h12 / 12h20
    Auteur(s) :
    • Peter Stutz (Aigle / SUISSE)

    Abstract : In modern day arthroscopic shoulder surgery we reattach avulsed tendons routinely with good success. Tendons and ligaments are structurally very similar, so logically reinsertion should be possible in ACL avulsions too. We document the reliability, clinical outcome and rate of recurrence after arthroscopic transosseous reinsertion of the patients own avulsed ACL. The litterature is reviewed and compared to our results. We started this well before the Bernese group (Ligamys TM), whose low failure rate confirm our results.From 2001 to 2015 we performed 52 transosseous reinsertions of the ACL within 14 days following acute traumatic avulsion using exclusively absorbable material and modern day arthroscopic technology adapted from rotator cuff surgery. We analyzed our results retrospectively to evaluate the rate of healing of the ligament and restoration of stability and found that our results compare favorably to those published for replacement by graft and reconstruction by Ligamys TM, considering the rate of recurrence of instability as primary, range of motion, Lachman's test, Tegner activity scale, postoperative pain, satisfaction of the patient, return to sports and work as secondary outcome.Reinsertion of the patient's own torn ACL had a slightly higher rate of recurrence (re-rupture 9.6%) than replacement by graft (hamstring autografts 7.8% for single-bundle, 1.9% for double-bundle technique and 4.9% in patellar tendon autograft). There were no complications such as donor site pain, fracture or patello-femoral problems, misplacement of graft or enlargement of tunnels, loss of proprioception, infection. The one and only revision concerned a case of an extension deficit by formation of a “cyclops” and was resolved successfully by arthroscopic resection of the hypertrophy.We can show that preserving at least one physiological attachment and taking advantage of the self-healing capacity of the vascularized stump produces a very high patient satisfaction, restoring the anatomy and physiological function in over 90% of patients, who are victim of LCA rupture. Failure and complication rate is low, there is no donorsite morbidity and no need for costly devices for graft preparation. While results healing rates are almost identical, our results compare favorably to the Ligamys®-technique as to number of revisions. The 25 year old dogma: “reattachment of the ACL is not reliable" needs to be replaced. Modern techniques adapted from shoulder surgery make it highly reliable. Using modern day techniques the best possible graft is the patient's own torn ACL.
  • Communication Orale :
    Reconstruction en un temps par allogreffe des lésions multiligamentaires du genou : Résultats cliniques et laxité post-opératoire par radiographie dynamique.
    12h20 / 12h28
    Auteur(s) :
    • Julien Billières (Genève / SUISSE)
    • Charlotte Labruyère (Le Chesnay / FRANCE)
    • Camille Steltzlen (Le Chesnay / FRANCE)
    • Amanda Gonzalez (Genève / SUISSE)
    • Philippe Boisrenoult (Versailles / FRANCE)
    • Philippe Beaufils (Le Chesnay / FRANCE)
    • Nicolas Pujol (Versailles / FRANCE)

    Abstract : Alors que le traitement chirurgical des lésions multiligamentaires du genou mène à de bons résultats, la stratégie de prise en charge optimale est débattue, notamment sur le choix du type de greffe : autogreffe, allogreffe ou une combinaison des deux. Le but de cette étude était d'évaluer les résultats cliniques et la laxité post-opératoire par radiographie dynamique après reconstruction par allogreffe en un temps. Entre novembre 2013 et juillet 2015, 36 patients ont eu une reconstruction en un temps par allogreffe fraiche non-irradiée pour des lésions de deux ligaments ou plus du genou. Le recul minimum était de deux ans. L'utilisation d'autogreffe était un critère d'exclusion. Les patients ont été évalués par les scores KOOS, Lysholm et IKDC. La laxité antérieure, postérieure, en varus et en valgus a été mesurée par des radiographies dynamiques et exprimée par une différentielle en millimètres par rapport au genou sain controlatéral.23 patients ont été inclus. 3 perdus de vue. Ont été évalués : 6 KD-I, 12 KD-III et 2 KD-IV dont 10 lésions médiales, 12 latérales, 13 aigues et 7 chroniques. 3 patients avaient une lésion neurovasculaire. Le suivi moyen était de 29,4 mois (24-42). La laxité différentielle moyenne en valgus était de 0,2 mm (±1,4, -2,1-2,2), tous de grade A selon l'échelle IKDC. En varus, 1,4 mm (±2,5, -1,7-6). 10A et 2C. La différentielle au tiroir postérieur était de 7,2 mm (±3,9, 1,2-16), 2A, 5B, 5C et 4D. Au tiroir antérieur, 3,6 mm (±5,1, -4,8-16,8), 12A, 1B, 3C et 2D. L'IKDC global était : 4A, 3B, 7C et 6D. 3 patients présentaient une sensation d'instabilité et était grade D. Les moyennes des scores étaient : IKDC 67,2 ±19,6, Lysholm 77,3 ±16,5 et KOOS : douleur 78,5 ±16,6, symptômes 67,7 ±17,4, activités quotidiennes 86,5 ±14,2, sport 56 ±25,4 et qualité de vie 47,2 ±28,6. 19 des 20 patients avait repris une activité sportive dont 6 au même niveau. Un patient a eu une arthrolyse arthroscopique pour une raideur post-opératoire.Les lésions multiligamentaires du genou peuvent être traitées avec succès par reconstruction en un temps par allogreffe avec un taux faible de laxité.
  • Communication Orale :
    Lésions multi-ligamentaires du genou : profil lésionnel et résultats cliniques
    12h28 / 12h36
    Auteur(s) :
    • Thomas Neri (L'Etrat / FRANCE)
    • David Anthony Parker (Sydney / FRANCE)

    Abstract : Les lésions multiligamentaires du genou (MLKI) sont complexes et les résultats cliniques post-opératoire sont difficilement prévisibles. Notre objectif était à travers une large cohorte d'analyser le profil lésionnel, le taux de lésions associées ainsi que les résultats cliniques des patients MLKI.Tous les patients traités pour des lésions multi-ligamentaires entre 1989 et 2012, ont été inclus. Les caractéristiques démographiques, le profil lésionnel (classification de Schenk) et les lésions associées ont été collectés de façon rétrospective avant 2002 et de façon prospective après cette date. Le suivi clinique comportait une évaluation fonctionnelle avec les scores IKDC et KOOS et une évaluation objective des amplitudes articulaires et du score IKDC objectif.165 patients MLKI étaient éligibles pour l'inclusion (Age moyen : 32.4 ans, 120 hommes, 45 femmes). Les lésions associées étaient fréquentes (lésions nerveuses :18.9%, lésions vasculaires : 5.3%). Le profil lésionnel était le suivant : 102 patients avec 2 ligaments atteints (KD IL: 30.1%, KD IM : 17.2% ,KD II : 6.7%), 57 avec 3 ligaments atteints (KD IIIL :19.6%, KD IIIM :23.3%) et 2 patients avec 4 ligaments atteints (KD IV: 3.1%). Comparés à la population normale, les scores IKDC subjectifs (70.5 [36.6, 98.9]) et de KOSS restaient bas. Pour le KOOS, les catégories douleurs, fonction/vie-quotidienne étaient plus améliorées que les catégories symptômes, sports et qualité de vie. Concernant l'IKDC objectif, 63% des patients étaient classifiés “presque normal”, 31 % “anormal”, et 6% « normal ». Les patients opérés d'une reconstruction avaient de meilleurs résultats que ceux ayant bénéficié d'une réparation ligamentaire. Les patients opérés pendant la phase aigüe avaient de meilleurs résultats que ceux opérés à distance. L'amplitude articulaire moyenne au dernier recul était de 123°.Même si les lésions multiligamentaires sont rares, elles restent graves avec un taux important de complications associées. Parmi les patients opéré, le profil lésionnel le fréquemment observé est l'atteinte d‘un croisé et du plan latéral. La chirurgie permet un retour à la normal que dans une minorité de cas. Les meilleurs résultats étaient observés avec les reconstructions réalisée pendant la phase aiguë.Les résultats cliniques sont encourageants mais seule une minorité de patient retrouve un genou oublié. Afin de maximiser les résultats cliniques, le geste chirurgical devra privilégier les reconstructions et devra être réaliser dans les 3 premières semaines dès que les conditions locales le permettent.
  • Communication Orale :
    Influence de la pente tibiale postérieure et des lésions méniscales sur la laxité préopératoire du ligament croisé antérieur (LCA)
    12h36 / 12h44
    Auteur(s) :
    • Pungitore Marco (Lyon / FRANCE)
    • Yves Malemo (Lyon / FRANCE)
    • Jeremy Valluy (Lyon / FRANCE)
    • Luca Nover (Lyon / FRANCE)
    • Guillaume Demey (Lyon / FRANCE)
    • David Dejour (Lyon / FRANCE)

    Abstract : Contexte: La mesure de la translation tibiale antérieure et la laximétrie permettent de quantifier l'importance de la laxité après une rupture du LCA puis d'apprécier les résultats de la reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA). Les données de la laxité préopératoire ont une valeur pronostique qui permet d'adapter les interventions chirurgicales et les protocoles de rééducation selon un « menu à la carte ». Objectif: Déterminer les facteurs démographiques et anatomiques qui influence la translation antéro-postérieure et l'instabilité en rotation en préopératoire.Cette étude prospective recueille les données préopératoires et peropératoires de 251 patients opéré d'un LCA. La laxité antéropostérieure préopératoire «statique» a été mesurée objectivement par des radiographies de profil en appui monopodal et «dynamique» par la mesure différentielle de la translation tibiale antérieure (TTA) sur les radiographies en stress. La composante rotationnelle a été évaluée subjectivement par le test du pivot shift.La cohorte finale de 251 patients, consistait en 173 hommes, âgés de 29.8ans (16–62). Les régressions multivariées ont révélé que la TTA statique augmente uniquement avec la pente tibiale (beta=0,30;p<0,001), alors que la TTA dynamique augmente avec la pente tibiale (beta=0,19;p=0,41), les lésions méniscales médiales (beta=1,27;p=0,007), les lésions complètes du LCA (beta=2,06;p<0,001) et diminuent avec l'âge (beta=-0,09;p<0,001). Les régressions multivariées ont également indiqué qu'un pivot shift élevé diminue avec l'âge (OR=0,94;p<0,001) et chez les femmes (OR=0,25;p<0,001) mais augmente pour les lésions complètes du LCA (OR=3,04;p=0,002) ou les lésions méniscales médiales (OR=2,28;p=0,010).Dans les genoux avec lésions du LCA, la laxité préopératoire peut avoir une valeur pronostic et peut être utilisée pour adapter les traitements selon le profil du patient. Au delà de la pente tibiale et les lésions méniscales, nos résultats ont démontré que la laxité du genou dépend également de l'âge, du sexe et de la nature partielle ou complète de rupture du LCA.La pente tibiale influence la translation tibiale antérieure statique et dynamique, sans influencer le pivot shift, alors que les lésions méniscales médiales augmentent la translation tibiale antérieure dynamique et le pivot shift.
  • Communication Orale :
    L'augmentation de la pente méniscale latérale est associée à une élévation du risque de contusion osseuse latérale lors des ruptures du LCA sans contact
    12h44 / 12h52
    Auteur(s) :
    • Etienne Cavaignac (Toulouse / FRANCE)
    • Li Ke (Chongqing / CHINA)
    • Vincent Marot (Toulouse / FRANCE)
    • Nicolas Reina (Toulouse / FRANCE)
    • Philippe Chiron (Toulouse / FRANCE)

    Abstract : les ruptures du ligament croisé antérieur sans contact (r.LCA.sc ) sont souvent associées à des contusions osseuses dont la sévérité est corrélée à l'apparition précoce de lésions dégénératives. Plusieurs études ont montré qu'une pente méniscale latérale (PML) pathologique augmentait le risque de r.LCA.sc. L'hypothèse était qu'une augmentation de la PML mesurée sur IRM était corrélée à une augmentation quantitative et de sévérité des contusions osseuses lors des r.LCA.sc. Notre objectif était de mesurer la PML dans deux groupes de lésion du LCA avec et sans contusions Dans une étude rétrospective monocentrique de types cas-contrôle ont été colligé 196 reconstructions après r.LCA.sc du 1/1/ 2013 au 1/5/ 2017. Les 98 patients inclus dans le groupe de ruptures du LCA avec contusion osseuse ont été appariés sur un mode 1:1 (en fonction de taille, poids, niveau d'activité) à 98 patients contrôles sans contusion osseuse constatée en IRM. La présence et la sévérité des contusions osseuses a été évaluée sur des IRM préopératoires par un observateur indépendant. La sévérité était évalué selon la classification de Song et coll en minime , modéré et sévère . La PML et la pente tibiale postérieure latérale (PTPL) ont été mesurées selon la méthode de Hudek et coll. L'analyse a d'abord été descriptive puis comparative afin de mesurer la comparabilité des deux groupes ainsi que les critères de jugement. Les statistiques ont été réalisés avec SPSS22.0.Les données démographiques (âge, BMI, niveau d'activité) n'étaient pas statistiquement différentes dans les deux groupes . La PML moyenne du groupe avec contusion osseuse (4.1°±0.8) était significativement supérieure à celle du groupe contrôle (2.6°±0.7 ; P<0.01). Une PML augmentée était significativement associée au risque de contusion osseuse latérale (P<0.01). Nous avons observé plus de contusions sévères dans le groupe r.LCA.sc que dans le groupe standard (60% vs 35%, p<0.05). Nous n'avons pas mis en évidence de lien entre PTLP augmenté et augmentation du nombre ou de la sévérité des contusions latérales une PML augmentée est associée à une élévation du nombre et de la sévérité des contusions osseuses latérales . La PML doit être prise en compte par les chirurgiens lors de l'évaluation des ruptures du LCA : une augmentation de PML représente une indication à une ténodèse latérale
  • Communication Orale :
    Faut-il réviser les plasties du ligament croisé antérieurs devant une anse de sceau méniscale secondaire ? Résultats d'une étude de survie comparative de 65 patients.
    12h52 / 13h00
    Auteur(s) :
    • Yassine Bulaïd (Amiens / FRANCE)
    • Sebastien Parratte (Marseille / FRANCE)
    • Jean Charles Escudier (Marseille / FRANCE)
    • Christophe Jacquet (Marseille / FRANCE)
    • Jean-Noël Argenson (Marseille / FRANCE)
    • Matthieu Ollivier (Marseille / FRANCE)

    Abstract : La survenue d'une lésion méniscale après ligamentoplastie du ligament croisé antérieur (LLCA) grève le pronostic fonctionnel du genou opéré. Notre hypothèse était que la survenue d'une lésion méniscale après LLCA est la consequence d'une laxité résiduelle. Notre objectif principal était de comparer la survenu de l'échec d'une suture méniscale (SM) après LLCA selon qu'elle était isolée ou associée à une reprise de LLCA (r-LLCA).Il s'agit d'une étude retrospective sur une cohorte prospective de patients agés de 18 à 52 ans et ayant été opérés d'une lésion méniscale en anse de seau après LLCA avec un recul minimal de 12 mois. Les critères d'exclusions étaient les antécédents de chirurgie du genou excepté la ligamentoplastie de première intention. Deux groupes de patients ont été défini: ceux opérés par SM isolée (SMI) et les autres par SM associée à une r-LLCA (SMr-LLCA). Un bilan clinique était effectué tous les 6 mois et comprenait: l'évaluation des amplitudes articulaires, de la laxité par le GNRB®, les scores International Knee Documentation Committee (IKDC). Le critère de jugement principal était la prévalence d'échec des SM dans les deux groupes. L'analyse de la survie sans échec a été effectué par la méthode de Kaplan Meier.Soixante-cinq patients ont été analysés, 29 dans le groupe SMI et 36 dans le groupe SMr-LLCA. L'age moyen était de respectivement 30 et 33 ans pour les groupes SMI et SMr-LLCA. Le recul moyen était de 25 et 37 mois dans les groupes SMI et SMr-LLCA. Le nombre d'échec de suture était de respectivement de 14 (SMI) et de 6 (SMr-LLCA) p=0,02. La survie était de respectivement 55% pour le groupe SMI et 70% pour le groupe SMr-LLCA p=0,0085. Neuf méniscectomie secondaires ont été effectuée dans le groupe SMI et 0 dans le groupe SMr-LLCA p=0,002. L'IKDC moyen était de 65(30-100) (SMI) et 71(40-105) (SMr-LLCA) p=0,008. La reprise du sport a été possible à 7,6 mois (SMI) et 9,7 mois (SMr-LLCA) p=0,04.Une attitude plus interventionniste sur les plasties de LCA augmente le taux de succès des sutures méniscales sur anse de sceau secondaire à une ligamentoplastie.
11h00 - 13h00
Amphi Havane
Communications Orales : Pédiatrie
Thématique : Pédiatrie
Modérateur : Djamel Louahem M'Sabah (Montpellier / FRANCE), Franck Launay (Marseille / FRANCE)
  • Communication Orale :
    Intérêt du mode scout view au scanner pour l'étude des scolioses en décubitus
    11h00 / 11h08
    Auteur(s) :
    • Fabrice Thevenin (Paris / FRANCE)
    • Pilar Pujadas (Paris / FRANCE)
    • Gabriel Corcos (Paris / FRANCE)
    • Henri Guerini (Paris / FRANCE)
    • Gérard Morvan (Paris / FRANCE)

    Abstract : Le système EOS a permis de réduire considérablement la dose des radiographies réalisées sur la colonne en entier pour le dépistage et le suivi des scolioses. Cependant il s'agit d'un système vertical. Il est parfois utile de réaliser des clichés en décubitus en complément. L'objectif de ce travail est de présenter l'intérêt des radiographies réalisées en mode scout view au scanner à la place des radiographies conventionnelles et du système EOS avec traction simulant le décubitus. Etude rétrospective à partir de notre PACS de la dose au du scout view au scanner, de la dose de radiographies de la colonne entier en EOS, en EOS micro-dose et en capteur plan. Puis nouvelle étude après optimisation de la dose du scout view au scanner et de la table capteur plan.La dose en scout view est de 0,12 mSv avant optimisation, après elle est de 0,018mSv. La dose est de 0.09 mSv en EOS et 0,0086 mSv en micro dose. En radiographie après optimisation la dose est de 0.04 mSV (pour une analyse de la statique et non dans un but diagnostic).La réalisation de radiographies en mode scout view au scanner permet d'irradier deux fois moins qu'en radiographie conventionnel optimisée. L'appareil EOS utilisé pour l'étude de la statiques debout peut être couplé à un système de traction pour simuler le décubitus. L'tulisation du scout view du scanner est beaucoup plus simple , plus rapide sans artéfact de mouvements.L'acquisition en mode scout view au scanner couché est une alternative simple, peu irradiante, plus reproductible que l'EOS microdose avec traction simulant le décubitus et la radiographie conventionnelle.
  • Communication Orale :
    L'incidence des déformations thoraciques et rachidiennes lors du suivi des patients opérés d'une hernie diaphragmatique congénitale
    11h08 / 11h16
    Auteur(s) :
    • Naïma Loucheur (Marseille / FRANCE)
    • Elke Viehweger (Marseille / FRANCE)
    • Julia Boubnova (Marseille / FRANCE)
    • Thierry Merrot (Marseille / FRANCE)

    Abstract : Au cours des dernières décennies, le taux de survie des hernies diaphragmatiques congénitales (HDC) s'est amélioré notamment pour les formes sévères. Bien que les progrès des soins néonataux aient permis d'améliorer la mortalité et la morbidité initiales, ces patients présentent à long terme à des comorbidités, et parmi elles les déformations rachidiennes et thoraciques. Malgré les recommandations, le dépistage des comorbidités squelettiques est mal cerné. L'objectif de notre étude était de décrire l'incidence des déformations thoraciques et rachidienne, décrire les facteurs favorisants leur survenue et d'évaluer la qualité de vie de cette population. Une étude descriptive, observationnelle, transversale a été menée auprès de patients atteints de HDC. Ils étaient âgés de plus de 1 an et ne présentaient pas de malformations squelettiques congénitales associées. Le critère de jugement principal était d'évaluer le taux de scoliose, de pectus et d'asymétrie thoracique. L'évaluation à l'aide d'un scanner optique 3D et le questionnaire de qualité de vie KIDSCREEN a été proposée aux patients. Soixante-deux patients ont été inclus, 48,3% ont développé une ou plusieurs anomalies squelettiques avec respectivement 24%, 21% et 19,3% de scoliose, de pectus excavatum (PE) et d'asymétrie thoracique. Le diagnostic anténatal tend à être prédictif pour la scoliose (P=0,056).La scoliose et le pectus sont en lien avec la sévérité du defect diaphragmatique, nécessitant la réparation par patch et la tension de la suture diaphragmatique. L'asymétrie thoracique est plus fréquente lors de HDC droit, la réparation par patch et la voie de thoracotomie. Le scanner optique est un atout intéressant et non irradiant pour le dépistage de ses déformations.La qualité de vie est peu altérée et tend à s'améliorer au fur et à mesure qu'ils grandissent.Les déformations rachidiennes et thoraciques sont fréquentes chez les patients opérés de HDC. Le suivi orthopédique systématique à ce jour n'est pas inscrit dans les recommandations. Il est indispensable d'établir un suivi orthopédique spécifique de ces patients au moins jusqu'à l'âge de 10 ans, voire plus en fonction de l'apparition ou non de déformations squelettiques. Le scanner 3D, non irradiant fournit des informations précises, pouvant aider au diagnostic ainsi qu'au suivi. Malgré la présence de multiples comorbidités chez ces patients, leur qualité de vie semble peu altérée.
  • Communication Orale :
    Comment améliorer l'information préopératoire des patients et des parents ?
    11h16 / 11h24
    Auteur(s) :
    • Anais Delgove (Bordeaux / FRANCE)
    • Audrey Angelliaume (Bordeaux / FRANCE)
    • Pauline Savidan (Bordeaux / FRANCE)
    • Luke Harper (Bordeaux / FRANCE)
    • Yan Lefèvre (Bordeaux / FRANCE)

    Abstract : En chirurgie en général et en pédiatrie en particulier, l'information donnée au patient et à ses parents en préopératoire est capitale. En effet, les questions sans réponse et les informations mal comprises sont source d'anxiété. Notre travail avait pour but d'évaluer comment les différents aspects de l'information donnée en préopératoire sont perçus par les parents d'enfants opérés. Nous avons mené une étude prospective entre décembre 2016 et décembre 2017. Etaient inclus tous les patients opérés sous anesthésie générale dans notre service de chirurgie pédiatrique. Les parents des enfants opérés devaient répondre à des questions variées relatives à l'information qu'ils avaient reçu en préopératoire et au questionnaire validé : Amsterdam Preoperative Anxiety and Information Scale (APAIS). L'accord des parents était obtenu avant toute inclusion.101 patients ont été inclus. Chez 44% des parents on retrouvait une anxiété significative. Dans tous les cas, l'apport de dessins pendant la consultation préopératoire rendait plus claires les explications et 91% des inclus ont été rassurés par ces dessins. Pour 85% des parents la consultation d'anesthésie préopératoire permettait de les rassurer et de clarifier les informations. 21% des parents ont recherché des informations complémentaires sur internet mais seulement la moitié de ces parents recommanderaient cette pratique. Le degré d'éducation des parents n'influait pas sur l'information qu'ils percevaient. La confiance que les parents avaient en le chirurgien de leur enfant était en rapport avec la relation qu'ils avaient créée lors de la consultation préopératoire (90% des cas) plus qu'avec n'importe quel autre critère étudié. Lorsque nous demandions aux parents quelle(s) information(s) pouvai(en)t être améliorée(s), dans un cas sur 5 ils ont répondu les informations pratiques relatives à l'hospitalisation (repas, vêtements). La connaissance de l'information nécessaire et souhaitée par les parents des enfants opérés est capitale pour diminuer l'anxiété autour de la chirurgie et ainsi faciliter l'hospitalisation et les suites opératoires. L'apport de dessin explicatif semble être un outil rassurant. Enfin, les aspects pratiques de l'hospitalisation ne doivent pas être négligés car ils sont source de stress.
  • Communication Orale :
    Évaluation par élastographie de l'altération de l'annulus fibrosus dans les scolioses idiopathiques de l'adolescent
    11h24 / 11h32
    Auteur(s) :
    • Tristan Langlais (Toulouse / FRANCE)
    • Claudio Vergari (Paris / FRANCE)
    • Raphael Pietton (Paris / FRANCE)
    • Jean Dubousset (Paris, France / FRANCE)
    • Wafa Skalli (Paris / FRANCE)
    • Raphael Vialle (Paris / FRANCE)

    Abstract : L'analyse in vitro a montré une perturbation du réseau lamellaire de l'annulus fibrosus (AF) dans la scoliose. L'élastographie ultrasonore par ultrasons peut être utilisée pour mesurer la vitesse d'onde de cisaillement (SWS) dans l'AF, un paramètre lié aux propriétés biomécaniques du disque intervertébrale (DIV). L'objectif était d'évaluer la faisabilité de la mesure du SWS discale chez des adolescents scoliotiques et de déterminer la pertinence de cette technique en comparant le SWS à une cohorte témoin. Notre hypothèse était que les DIV des scoliotiques sont plus rigides que les DIV sains et que la mesure du SWS dans l'AF pourraient détecter cette différence.180 DIV lombaires (L3L4, L4L5, L5-S1) chez 60 sujets ont été mesurés prospectivement et répartis en deux groupes appariés selon l'âge : 30 adolescents sans pathologie rachidienne (13 +/- 1,9 ans, 10-16) et 30 scolioses (13 +/- 2 ans ,10-18 ; angle de Cobb moyen = 28,8 ° +/- 10,5 °). Le groupe scoliose était composé de 6 courbures thoraciques majeures, 7 thoraco-lombaires, 6 lombaires, 7 doubles majeures et 4 triples majeures. Chaque session de mesure a duré 10 minutes. Les parents ont signé un consentement éclairé et approuvé par un comité d'éthique (CPP Paris VI). Le SWS était de 3,0 +/- 0,3 m.s-1 (2,3 à 3,7 +/- m.s-1) chez les témoins et de 3,5 +/- 0,3 m.s-1 (2,7 à 4,8 +/- m.s-1) chez les scoliotiques. Le SWS était significativement plus élevé chez les scoliotiques que chez les témoins à tous les niveaux discales (p<0,02 pour tous les niveaux, test de Mann - Whitney) et quand tous les niveaux ont été regroupés (p<0,001). Aucune corrélation de SWS n'a été trouvée avec l'âge, le poids ou la taille et aucune différence n'a été observée entre les mâles et les femelles.Cette étude est la première application concernant la caractérisation biomécanique de l'AF des scoliotiques utilisant un outil non invasif et rapide. Une plus large cohorte serait nécessaire pour caractériser cette perturbation suivant les types de courbures. Cette technique de mesure par voie antérieur permet uniquement la mesure des quatre derniers DIV mobiles.Cette étude est encourageante et permet d'envisager l'élastographie comme marqueur biomécanique de l'altération de l'AF.
  • Communication Orale :
    Tiges sur mesure dans la scoliose idiopathique de l'adolescent
    11h32 / 11h40
    Auteur(s) :
    • Federico Solla (Nice / FRANCE)
    • Cunin Vincent (Bron / FRANCE)
    • Rampal Virginie (Nice / FRANCE)
    • Jean-Luc Clément (Nice / FRANCE)

    Abstract : La restauration d'une cyphose thoracique normale est cliniquement importante dans la correction chirurgicale de la scoliose idiopathique de l'adolescent (SIA). Nous proposons des tiges spécifiques aux patients pour améliorer l'adéquation entre la planification et la chirurgie. Le but était d'évaluer le taux de patients ayant des cyphoses finales équivalentes aux cyphoses prévues +- 5 ° et d'analyser les cas sur-corrigés et sous-corrigés. Des tiges sur mesure avec des courbures cyphotiques entre 20° et 35° ont été panifiées et implantées dans une cohorte prospective de patients atteints de SIA. Nous avons mesuré les cyphoses en préopératoire et au dernier recul. Nous avons considéré optimales les cyphoses au recul égales aux cyphoses planifiées +- 5°. Les valeurs moyennes ont été comparées par ANOVA. 37 adolescents (âge moyen = 14 ans) atteints de SIA ont été opérés avec des tiges su mesure. Le suivi était de 12 à 24 mois. La cyphose moyenne est passée de 21° à 34° au dernier recul (p = 0,001). L'angle de Cobb coronal moyen est passé de 54° à 13° au recul (correction = 73%). Au dernier recul, 12 patients avaient des cyphoses optimales (= cyphose prévue ± 5°), 12 étaient sous-corrigés et 13 sur-corrigés. La cyphose moyenne initiale était de 27° dans le groupe sur-corrigé, de 19° dans le groupe optimal et de 13° dans le groupe sous-corrigé (p = 0,004). Nous n'avons obtenu la cyphose cible +- 5 ° que chez 1/3 des patients. En cas d'hypocyphose préopératoire, nous devrions exagérer le cintrage des tiges pour augmenter le cyphose. Au contraire, nous ne devrions pas trop les cintrer en cas de cyphose préopératoire normale. Cette analyse permet de préciser les cintrages des tiges pour le futurs cas de scoliosis idiopathiques de l'adolescent en fonction de la cyphose pré-opératoire et de la cyphose souahitée.
  • Communication Orale :
    Expérience française de la modulation de croissance vertébrale dans les scolioses idiopathiques de l'adolescent. Résultats à 1 an
    11h40 / 11h48
    Auteur(s) :
    • Aurélien Courvoisier (Grenoble / FRANCE)
    • Vincent Cunin (Bron / FRANCE)

    Abstract : Les scolioses idiopathiques de plus de 30° d'angle de Cobb avant le pic pubertaire ont un risque majeur de nécessiter une arthrodèse en fin de croissance en l'absence de traitement. Le corset reste la méthode de prise en charge de référence mais certaines scolioses échappent à ce traitement. D'autres se présentent en consultation avec un angle de Cobb déjà supérieur à 40°. Pour ces scolioses, le traitement par modulation de croissance est une alternative au traitement conventionnel et peut permettre d'éviter l'arthrodèse vertébrale. Depuis 2010, cette technique se développe avec des résultats encourageants. Nous rapportons notre expérience des premiers patients traités par cette méthode encore peu diffusée en France15 patients d'âge moyen 11 ans, Risser 0 ou 1, ont été traités par la méthode de modulation de croissance sous thoracoscopie dans 2 centres. Scoliose Lenke 1 uniquement. Angle de Cobb moyen 46° lors de l'intervention. Le dispositif utilisé était le Dynesys (DTL) Zimmer Spine. La correction de la scoliose obtenue par le positionnement en décubitus latéral et par la tension du hauban. Les mesures d'angle de Cobb post-opératoire immédiat, à 6 mois et 1 an, ont été recueillies. Les complications, les durées de l'intervention, le saignement et la durée de d'hospitalisation ont été collectésAngle de Cobb moyen post-opératoire 22° (10° - 30°), 17° à 6 mois (10° - 25°), 15° à 1 an (5° - 20°). Durée moyenne d'intervention 180 minutes (90 – 300). Saignement moyen 170 cc (100 – 250). Durée moyenne d'hospitalisation 4 jours (3-5). Aucune complication n'a été rencontrée (matériel ou infectieuse)La modulation de croissance permet de stabiliser les scolioses sévères pendant le pic de croissance pubertaire. Dans 2/3 des cas on constate une amélioration progressive de la courbure par un effet d'épiphysiodèse convexe. La technique, après une courbe d'apprentissage, est plus rapide qu'une arthrodèse classique et moins invasive. Les durées d'hospitalisation sont raccourcies par rapport à une chirurgie conventionnelle.L'effet à plus long terme sur la stabilité angulaire et sur le devenir des disques est encore à évaluer Cette méthode peut devenir une alternative à l'arthrodèse vertébrale pour des scolioses à fort potentiel évolutif. Il est nécessaire de poursuivre le suivi jusqu'en fin de croissance et au-delà, même si les études internationales montrent déjà des corrections progressives significatives
  • Communication Orale :
    Influence de la densité des clamps universels dans le traitement des scolioses idiopathiques Lenke 1 chez l'adolescent
    11h48 / 11h56
    Auteur(s) :
    • Pierre Laumonerie (Toulouse / FRANCE)
    • Franck Accadbled (Toulouse / FRANCE)
    • Kerezoudis Panagiotis (Rochester / UNITED STATES)
    • Jérôme Sales de Gauzy (Toulouse / FRANCE)

    Abstract : La densité de l'instrumentation dans le traitement chirurgical des scolioses Lenke 1 est débattue. L'objectif de la présente étude était d'évaluer la correction des courbes thoraciques selon la densité des clamps universels (DCU) chez les adolescents avec une scoliose idiopathique Lenke 1.131 patients (117 filles) opérés d'une scoliose idiopathique Lenke 1 entre 2012 et 2015 ont été inclus. La DCU était mesurée par le nombre de CU rapportés au nombre de vertèbres instrumentées. Les mesures radiographiques de l'angle de Cobb, du Cincinnati Correction Index (CCI), et de la correction de la Cyphose ont été réalisées en post-opératoire immédiat et à 2 ans.L'âge médian (interquartile (IQ)) des patients était de 15 ans (14-17). Le nombre médian de vertèbres instrumentées et de CU étaient respectivement de 13 (IQ 12-13) et 5 (IQ 5-6). La DCU était significativement corrélée à l'angle de Cobb préopératoire (r=0.33, p<0.001). Aucune corrélation significative entre le DCU et le CCI post-opératoire (r=0.03, p=0.71) et à 2 ans de suivi (r=0.01, p=0.87) n'ont été constatées. La corrélation entre la correction de la cyphose et la DCU était faible en post-opératoire (r=-0.05, p=0.61) et à 2 ans de suivi (r=-0.07, p=0.72). L'analyse multivariée ajustée à l'angle de Cobb pré opératoire n'a pas montré d'effet significatif de la DCU sur le CCI post-opératoire immédiat (Odd Ratio -0.13, Intervalle de confiance à 95% -0.77-0.52, p=0.71) et à 2 ans de suivi (OR -0.21, 95% I.C -0.80- 0.37, p=0.87). La DCU n'influence pas la correction à 2ans de recul de la courbure thoracique chez les patients atteints d'une scoliose Lenke 1.
  • Communication Orale :
    Evaluation de l'asymétrie du tronc par topographie de surface pour la surveillance des scolioses idiopathiques
    11h56 / 12h04
    Auteur(s) :
    • Manon Bolzinger (Marseille / FRANCE)
    • Sébastien Pesenti (Marseille / FRANCE)
    • Camille Thevenin Lemoine (Toulouse, France / FRANCE)
    • Franck Accadbled (Toulouse / FRANCE)
    • Jérôme Sales de Gauzy (Toulouse / FRANCE)

    Abstract : Le risque d'aggravation des scolioses idiopathiques de l'adolescent (AIS) pendant la poussée de croissance nécessite une surveillance par des examens radiographiques répétés, avec des effets délétères, notamment un risque augmenté de cancer du sein. L'utilisation de systèmes non irradiant comme la topographie de surface (TS) peut être intéressant. L'objectif de cette étude était d'évaluer la fiabilité de la mesure de l'asymétrie du tronc analysée par TS pour le suivi de la déformation de la colonne vertébrale chez les patients atteints d'AIS.Etude prospective chez des patients AIS, avec un angle Cobb entre 10 et 40°. Tous les 6 mois, des acquisitions radiographiques EOS et de TS ont été réalisées. Deux paramètres de TS sont étudiés : l'angle de sinuosité (classiquement proposé par Biomod) et l'asymétrie du tronc (décrit pour cette étude). L'angle de sinuosité est formé par la déviation dans le plan frontal des marqueurs externes de la ligne des épineuses. L'asymétrie du tronc est calculée à partir de l'acquisition de TS. Pour le calcul de l'asymétrie du tronc, le tronc a été divisé de crânial à caudal en 100 sections. Pour chaque section, on évalue la rotation axiale du tronc. Une courbe représentant la globalité du tronc pour chaque patient est tracée; plus la courbe est haute, plus la rotation axiale de la coupe est importante. La surface sous la courbe représente l'asymétrie globale du tronc. Nous avons analysé la corrélation entre les variations d'angle de Cobb et les variations d'asymétrie du tronc.123 patients ont été inclus, 111 filles, 12 garçons, âge moyen 12 ans (10-13). L'angle de sinuosité présente une mauvaise reproductibilité inter-observateurs et aucune concordance avec l'angle de Cobb. Leurs évolutions sur un an ne sont pas corrélées. La mesure de l'asymétrie du tronc fait preuve d'une excellente fiabilité inter observateurs (ICC: 0,816). Les variations d'asymétrie du tronc étaient significativement plus élevées chez les patients présentant une aggravation d'angle Cobb > 5° (p=0,0294). Un changement de l'aire sous la courbe d'asymétrie du tronc supérieur à -15,3 indique une augmentation de l'angle Cobb de 5° (Sensibilité 79, Spécificité 63).L'asymétrie du tronc que nous avons mis au point une mesure simple, reproductible et fiable permettant d'évaluer l'aggravation de la scoliose par surface topographique.
  • Communication Orale :
    Etude de l'équilibre sagittal du rachis cervical dans une population d'adolescents non scoliotiques et description de nouveaux paramètres d'équilibre sagittal du rachis cervical.
    12h04 / 12h12
    Auteur(s) :
    • Adele Happiette (Nancy / FRANCE)
    • Eric Nectoux (Lille / FRANCE)
    • Damien Fron (Lille / FRANCE)
    • Nathalie Boutry (Lille / FRANCE)
    • Eva Polirsztok (Nancy / FRANCE)
    • Pierre Journeau (Nancy / FRANCE)

    Abstract : L'équilibre sagittal du rachis cervical chez l'enfant reste peu étudié, contrairement aux segments rachidiens sous-jacents. Néanmoins, son rôle semble être prépondérant dans le maintien de l'équilibre sagittal global. Notre objectif était d'étudier d'une part l'équilibre sagittal du rachis cervical chez des adolescents non scoliotiques et par la même occasion de décrire pour la première fois chez l'enfant de nouveaux paramètres d'équilibre, appliqués récemment chez l'adulte.Il s'agissait d'une étude rétrospective descriptive et analytique d'une cohorte d'adolescents de 12 à 18 ans ayant réalisé une radiographie du rachis entier selon EOS entre 2011 et 2015. Les patients ne devaient pas être scoliotiques, ne pas avoir déjà été opérés du rachis ni avoir une inégalité de longueur des membres inférieurs supérieure à 1 cm. La normalité des paramètres numériques a été vérifiée graphiquement et testée à l'aide du test de Shapiro-Wilk. Des tests de corrélation de Pearson ont été utilisés pour tester le lien entre les paramètres numériques. 96 patients ont été inclus pour l'étude de l'équilibre sagittal global du rachis, dont 56% de filles. Les valeurs moyennes de la cyphose thoracique étaient de 38,8° et 31,2° pour les courbures T1-T12 et T4-T12 respectivement. Les valeurs moyennes de la lordose lombaire étaient de 42° et 53,7° pour les courbures L1-L5 et L1-S1. L'incidence pelvienne moyenne était de 47°. L'angle spino-sacré moyen était de 130°. 69 patients ont été inclus pour l'étude spécifique du rachis cervical. Les courbures cervicales moyennes étaient de 25,5°, 27,7° et -2,81° pour les courbures C1-C7, C1-C2 et C2-C7. L'incidence crânienne moyenne était de 27,8°, la pente de C7 était mesurée à 14,5°. L'incidence crânienne était significativement corrélée à la cyphose thoracique, à la lordose lombaire, à la pente sacrée et à l'incidence pelvienne. La pente de C7 était significativement corrélée aux courbures cervicales. Les paramètres d'équilibre sagittal couramment utilisés sont semblables à ceux des séries pédiatriques connues. Près de la moitié des patients présentaient une cyphose cervicale. La pente de C7 et l'incidence crânienne semblent être des paramètres d'équilibre sagittal déterminants. Ainsi, lors de l'étude du plan sagittal du rachis, ces 2 paramètres devraient être intégrés dans l'analyse globale.
  • Communication Orale :
    Nouvelle tige de croissance rachidienne auto-extensible. Résultats préliminaires sur une série de 23 scolioses neuromusculaires
    12h12 / 12h20
    Auteur(s) :
    • Lotfi Miladi (Paris / FRANCE)
    • Rabih Hajj (Paris / FRANCE)
    • Nejib Khouri (Paris / FRANCE)
    • Vicken Topouchian (Paris / FRANCE)
    • Christophe Glorion (Paris / FRANCE)

    Abstract : Les instrumentations sans greffe sont de plus en plus utilisées dans les scolioses précoces évolutives, mais elles comportent un taux élevé de complications favorisées par les interventions répétées d'allongement de tige. Nous rapportons dans ce travail les résultats préliminaires de l'utilisation d'une nouvelle tige auto-extensible, dans une série de scolioses neuromusculaires.Etude prospective de 23 cas de scolioses neuromusculaires, 11 filles et 12 garçons, d'un âge opératoire moyen de 11 ans et un recul moyen de 2 ans. Composée de 12 encéphalopathes, 5 amyotrophies spinales infantiles, 3 dystrophies musculaires et 3 autres neuropathies. Tous opérés d'une instrumentation rachidienne sans greffe, avec un montage bilatéral étendu de T1 jusqu'au bassin, utilisant une tige auto extensible de chaque côté, réalisé par voie mini-invasive, sans contention externe postopératoire. Les patients ont tous été revus avec une radio de contrôle à 3 mois de l'intervention, puis tous les 6 mois. Aucune manœuvre postopératoire complémentaire n'a été appliquée sur les tiges. La longueur des segments T1-T12 et T1-S1 ainsi que la quantité d'allongement des tiges ont été analysées, en plus des données cliniques et radiographiques habituelles.Les tiges ont grandi dans tous les cas, sauf dans 5 anciens, réopérés à un délai moyen de 14 mois pour l'ablation d'un DTT lombaire empêchant leur coulissement. L'angle de Cobb moyen est passé de 30° en postopératoire immédiat, à 26° au dernier recul. Le segment T1-T12 a augmenté de 13mm, celui de T1-S1 de 23mm depuis la chirurgie. Le bassin oblique est passé de 12° en postop à 3° au recul. On déplore 5 complications chez 3 patients (13%) : 2 infections, une saillie sous cutanée d'un DTT, une atteinte radiculaire spontanément résolutive et un allongement rapide des tiges entrainant une cyphose lombo sacrée. Il n'y a eu ni arrachage ni fracture d'implant, ni cyphose jonctionnelle proximale.Le nouveau dispositif comporte un domino qui coulisse librement en sens unique. Utilisé en montage bilatéral, il suit la croissance osseuse et en plus permet la poursuite d'une correction progressive des déformations résiduelles. Grâce à sa solidité, il donne moins de complications mécaniques que les systèmes magnétiques, tout en ayant un coût plus réduit.Les résultats préliminaires de la tige de croissance auto extensible sont prometteurs dans les scolioses neuromusculaires, grâce à son expansion spontanée et à un taux relativement réduit de complications. Un plus grand recul est nécessaire pour le confirmer.
  • Communication Orale :
    Insertion mini-invasive de vis ilio-sacrées par assistance robotique au cours des instrumentations sans fusion des scolioses neuromusculaires chez l'enfant.
    12h20 / 12h28
    Auteur(s) :
    • François Deroussen (Amiens / FRANCE)
    • Michel Lefranc (Amiens / FRANCE)
    • Céline Klein (Amiens / FRANCE)
    • Corentin Roger (Amiens / FRANCE)
    • Marie-Christine Plancq (Amiens / FRANCE)
    • Richard Gouron (Amiens / FRANCE)

    Abstract : La chirurgie sans fusion couplée à des techniques de tige de croissance sont de plus en plus préconisées dans les scolioses précoces et particulièrement dans les scolioses neuromusculaires. La technique présentée repose sur une construction bilatérale à double tige ancrée proximalement à l'aide de 6 crochets ou de bandes sous-laminaires et distalement au bassin à l'aide de vis ilio-sacrées. Ces vis Ilio-sacrées présentent d'excellentes caractéristiques biomécaniques mais sont particulièrement difficiles à placer en toute sécurité. Nous décrivons les premiers résultats d'une technique innovante de mise en place de ces implants par assistance robotique. Depuis Octobre 2017, 10 patients ont été opérés par cette technique. Le forage des trajets des vis ilio-sacrées était guidé à l'aide du robot ROSA Spine couplé avec une imagerie intra-opératoire par O-Arm. Le contrôle du bon positionnement des implants était réalisé par l'imagerie 3D per-opératoire. La série comportait 10 patients (6 garçons et 4 filles). L'âge moyen était de 10,8 ans (6,8 à 18,2), tous porteurs d'une scoliose sévère d'origine neuromusculaire. L'indication opératoire était portée devant une scoliose évolutive avec échec ou intolérance du traitement orthopédique. Le positionnement des vis était, dans tous les cas, parfaitement conforme à la planification opératoire.La mise en place de vis ilio-sacrées peut être réalisée par ancillaire dédié. Malgré tout, le contrôle du bon positionnement des implants ne peut être parfaitement assuré et un faux trajet peut être source de faillite d'ancrage ou de lésions radiculaires. La mise en place par assistance robotique permet aussi de choisir le meilleur positionnement de l'implant en fonction de la déformation locale pour un meilleur ancrage au sacrum. L'utilisation combinée de l'assistance robotique et de la tomodensitométrie per-opératoire permet un positionnement précis et sûr de la vis ilio-sacrée au cours de la chirurgie de correction sans fusion des scolioses d'origine neuro-musculaire.
  • Communication Orale :
    La correction angulaire des dérotations fémorales unilatérales est-elle corrélée à l'amélioration de la cinématique transverse du membre opéré chez les enfants et adolescents atteints de paralysie cérébrale ?
    12h28 / 12h36
    Auteur(s) :
    • Eric Desailly (Saint-Fargeau-Ponthierry / FRANCE)
    • Alina Badina (Paris / FRANCE)
    • Nejib Khouri (Paris / FRANCE)

    Abstract : Des troubles transverses des membres inférieurs sont fréquemment ciblés par les procédures chirurgicales proposées aux enfants et adolescents lors de programmes multi-étagés. Parmi celles-ci la dérotation fémorale est couramment réalisée. Lorsque les déviations cinématiques sont asymétriques, son indication est fréquemment unilatérale. Cette stratégie est-elle efficace ? Les corrections de la rotation interne de hanche, de la progression du pied ou de la rotation du bassin sont-elles proportionnelles à l'angle de dérotation fémorale ? Parmi 170 enfants atteints de paralysie cérébrale opérés avec au moins une analyse quantifiée de la marche avant et après la chirurgie, sont inclus ceux ayant eu une dérotation fémorale unilatérale. les patients ayant eu des dérotations tibiales sont exclus. Les variations cinématiques sont comparées par t-test appariés et les corrélations par test de spearman (p<0.05).42 patients (12.6 +- 2.8 ans - GMFCS I : 14 ; II : 25 ; III : 3) sont inclus. Ils présentaient en préopératoire une antéversion fémorale de 46+-8°. En cinématique : tous étaient en rotation interne de hanche de 25+-8°, leur rotation externe du bassin homolatéral était de 8+-6° et leur angle de progression interne était de 7+-13°. La correction chirurgicale a été de 28+-6°. En cinématique tous les paramètres étudiés ont été significativement améliorés. La rotation interne postopératoire de hanche est de 8+-10°, celle du bassin de -1+-6°, celle du pied de -6+-11°. Aucune corrélation n'est retrouvée entre les quantités de dérotation et de correction cinématique de la rotation de la hanche ou du bassin. Une légère corrélation (r=0.39, p<0.05) est identifiée entre variation de l'angle de progression du pas et correction chirurgicale. La dérotation unilatérale modifie les paramètres cinématiques transverses du côté opéré. Conformément à certains résultats de la littérature cette correction locale a non seulement un effet articulaire sur la hanche mais également un effet sur le positionnement spatial du bassin et du pied. La dérotation unilatérale de hanche chez les patients « asymétriques » ne réduit pas que la rotation interne cinématique de hanche. Cependant toutes les améliorations ne sont pas proportionnelles à la correction chirurgicale.
  • Communication Orale :
    Altération des muscles des membres inférieurs chez les enfants atteints de paralysie cérébrale ayant différents niveaux GMFCS avec des âges variés
    12h36 / 12h44
    Auteur(s) :
    • Abir Massaad (Beyrouth / LIBAN)
    • Ziad Bakouny (Beyrouth / LIBAN)
    • Aren Joe Bizdikian (Beyrouth / LIBAN)
    • Wafa Skalli (Paris / FRANCE)
    • Ismat Ghanem (Beyrouth / LIBAN)
    • Ayman Assi (Beyrouth / LEBANON)

    Abstract : Muscular pathology in CP progresses with growth and affects muscle morphology of the lower limbs. Little is known about how this morphology is altered in children with different GMFCS levels. Moreover, it is not known how the relationship between muscle morphology and age is affected in children with CP. 18 spastic CP(GMFCS I:N=10,GDI:80±13;GMFCS II:N=8,GDI:64±13;age:12±4years), with no orthopaedic history, and 17 age-matched typically-developing children (TD ) underwent MRI of the lower limbs with semi-automatic 3D reconstructions of the belly-muscles. Normalized volumes and lengths were calculated for 17 muscles bilaterally. The 20th and 5th percentile in TD were used to classify spastic muscles as subnormally or abnormally low, respectively. Differences in distribution between classes in different groups were studied and the effect size was quantified by Cramer'sV(CV) coefficient. Linear-regressions between muscle volumes and age in TD were displayed with 95%Confidence Interval (CI). In order to assess whether the relationship between CP muscle volume and age was similar to TD, muscle volumes of children with GMFCS levels I&II were plotted on the graph of the TD regressions.Hamstrings,rectus-femoris,adductor-longus,gastrocnemii,soleus and anterior-tibialis showed more subnormally and abnormally low volumes in children with GMFCS I&II compared to TD (CV:[0.3-0.6],p<0.05). As for muscle lengths, adductor-longus,gracilis and anterior-tibialis showed more subnormally and abnomally low lengths in children with GMFCS I&II compared to TD (CV:[0.3-0.5],p<0.05). Although muscle volumes showed an increase with age in both CP and TD groups (i.e.R2=0.2 for biceps-brevis and 0.7 for adductor-magnus), muscles in CP showed a slower increase in volumes with age when compared to TD. Rectus-femoris,soleus,gastrocnemius-medius and semimembranous, showed significantly more CP subjects below 95% CI of the regression line between muscle-volume and age in TD (CV: [0.3-0.5],p<0.05).Subjects with GMFCS I&II have higher prevalence of abnormally small and short muscles compared to TD , which could account for the known reduction in force generation during gait. This cross-sectional study is the first to show that volume growth with age is altered in children with CP. This might explain deterioration of walking abilities of these subjects with increasing age.
  • Communication Orale :
    Les dérotations fémorales unilatérales ont-elles un effet sur la cinématique du bassin, de la hanche et du pied controlatéraux chez les enfants et adolescents atteints de paralysie cérébrale ?
    12h44 / 12h52
    Auteur(s) :
    • Eric Desailly (Saint-Fargeau-Ponthierry / FRANCE)
    • Alina Badina (Paris / FRANCE)
    • Nejib Khouri (Paris / FRANCE)

    Abstract : Lors de chirurgies multiétagées, la dérotation fémorale est couramment réalisée. Lorsque les déviations cinématiques sont asymétriques son indication est fréquemment unilatérale. Quels sont les effets de cette procédure à distance de la région opérée sur la cinématique transverse du bassin, de la hanche controlatérale et sur l'angle de progression du pied ?Parmi 170 enfants atteints de PC, opérés, avec au moins une analyse quantifiée de la marche avant et après la chirurgie, sont inclus ceux ayant eu une dérotation fémorale unilatérale. Les patients ayant eu des dérotations tibiales sont exclus. Les variations cinématiques sont comparées par t-test appariés. Sont classées « anormales » les cinématiques différentes de plus de deux écart-types de la distribution normale (bassin : µ=0.2 σ=4.4° ; hanche : µ=-0.5 σ=6.8° ; progression des pieds : µ=-8.5 σ=6.1°). Les améliorations de plus de 1 σ sont classées « améliorées ».42 patients (12.6 +- 2.8 ans - GMFCS I : 14 ; II : 25 ; III : 3) sont inclus. Ils présentaient en préopératoire une antéversion fémorale de (46+-8°) du coté opéré et de (27+-11°) en controlatéral. Globalement, les rotations de bassins sont améliorés de (8+-6°) à (-1+-6°), les rotations de hanches controlatérales n'ont pas été significativement modifiées de (3+-11°) à (2+-11°), les pieds controlatéraux ont leur progression modifiée significativement de (-4+-11) à (-9+-10). L'analyse en sous-groupes montre 16 bassins préopératoire en rotation asymétriques (13+-4°) et 26 « normaux » (4+-4°). En postopératoire, le groupe asymétrique (4+-6°) et le groupe « normal » (0+-6°) ont variés de façon significative. Dans le groupe « asymétriques » 75% des bassins sont classés améliorés. L'analyse en sous-groupe des 8 hanches controlatérales en rotation interne excessive ne montre pas d'effet significatif de la dérotation. Les pieds controlatéraux en progressions internes preopératoires (n=9) sont significativement améliorés (11+-7) à (-0+-7) p<0.05.Cette étude ne rapporte pas les résultats des dérotations sur les paramètres cinématiques homolatéraux mais se focalise sur les effets « à distance » sur le bassin et le coté controlatéral.Les dérotations unilatérales de hanche chez les patients « asymétriques » sont efficaces pour réduire l'asymétrie de bassin sans pour autant modifier la cinématique de hanche controlatérale, elles ont ainsi un effet sur l'angle de progression du pied controlatéral.
  • Communication Orale :
    Les enfants ayant une paralysie cérébrale avec différents types de marche présentent un alignement postural différent
    12h52 / 13h00
    Auteur(s) :
    • Abir Massaad (Beyrouth / LIBAN)
    • Ayman Assi (Beyrouth / LEBANON)
    • Fares Yared (Beyrouth / LIBAN)
    • Aren Joe Bizdikian (Beyrouth / LIBAN)
    • Nour Khalil (Beyrouth / LIBAN)
    • Ziad Bakouny (Beyrouth / LIBAN)
    • Wafa Skalli (Paris / FRANCE)
    • Ismat Ghanem (Beyrouth / LIBAN)

    Abstract : Standing postural alignment in children with cerebral palsy (CP) is usually altered by skeletal deformities due to muscles spasticity. While knee flexion is known to be frequent in the standing position in children with CP, little is known about head and spinal alignment. The aim was to describe postural alignment from head to feet in children with CP presenting different gait patterns. 26 children with spastic diplegia (age:11±6years), age matched to 22 TD children, underwent 3D gait analysis and were classified according to their gait pattern. All children performed full body EOS® biplanar X-rays in order to calculate knee-flexion (KF), pelvic incidence (PI), sacral slope (SS), pelvic tilt (PT), sagittal-vertical-axis (SVA:horizontal offset of a plumb line dropped from C7 to the sacral plate), CAM-HA (horizontal offset of a plumb line dropped from the center of the auditory canal and the hip axis), spino-sacral angle (SSA:angle between C7/S1 line and the sacral plate), thoracic kyphosis (TK), lumbar lordosis (LL), T1 and T9 tilt. Comparison between groups was performed using ANOVA with post hoc analysis. Gait patterns for children with CP were: apparent equinus (N=9), true equinus (N=9) and crouch (N=8). The 3 groups of children with CP presented increased KF in standing posture and anterior shift of the head (CAM-HA) and the trunk (SVA,T1 tilt and T9 tilt) when compared to the TD group. PI and PT were significantly different in the 3 groups of CP compared to TD children and only children with true equinus were anteverted compared to the TD group. Only children in the crouch group presented a decreased LL and SSA compared to TD children (LL:54±6° vs 45±9°, p=0.002; SSA:131±9° vs 123±9°,p=0.008). Moreover, the crouch group presented an increased anterior shift of the head (CAM-HA) compared to the apparent equinus group (50±28mm vs 18±24mm,p=0.007) and true equinus group (18±36mm,p=0.004).Children with CP presented an anterior shift of the head and trunk probably to compensate the posterior displacement of the center of mass which resulted from increased KF. This pattern was particularly apparent in children with crouch gait, who markedly compensated for their increased KF by decreasing their LL, which resulted in a more anterior position of their head compared to children walking in apparent and true equinus.
11h00 - 13h00
salle 342
Communications Orales : Traumatologie
Thématique : Traumatologie
Modérateur : Jean-Marc Feron (Paris / FRANCE), Jean-Christophe Bel (Lyon / FRANCE)
  • Communication Orale :
    Qualité de vie et récupération fonctionnelle dans les 6 premières semaines après une fracture déplacée du tiers moyen de la clavicule : traitement fonctionnel versus traitement chirurgical
    11h00 / 11h08
    Auteur(s) :
    • Camille Echalier Echalier (Besançon, France / FRANCE)
    • Etienne Boyer (Vesoul / FRANCE)
    • Gauthier Menu (Besançon / FRANCE)
    • Damien Bertrand (Besançon, France / FRANCE)
    • Guillaume Marillier (Besançon, France / FRANCE)
    • Thomas Rondot (Besançon, France / FRANCE)
    • Julien Uhring (Nancy, France / FRANCE)
    • Séverin Rochet (Besançon / FRANCE)
    • Francois Loisel (Besancon / FRANCE)
    • Laurent Obert (Vesoul / FRANCE)

    Abstract : En cas de fracture déplacée du tiers moyen de la clavicule, des études randomisées ont montré une meilleure consolidation à 6 mois après traitement chirurgical. Nous rapportons la première évaluation de la récupération fonctionnelle à court terme. Tous les patients qui présentaient une fracture déplacée fermée du tiers moyen de la clavicule, 2B1 ou 2B2 selon Robinson, étaient informés dans la semaine des options thérapeutiques : plaque anatomique (P) ou écharpe (E) et choisissait avec le chirurgien de l'épaule l'option retenue. Un score de QuickDash était rempli chaque semaine pendant 6 semaines et à 3, 6, et 12 mois. De même, un score de Constant était réalisé à 3 et 6 semaines puis à 3, 6 et 12 mois. Les complications et la consolidation étaient évaluées. Quatre-vingt fractures chez 80 patients ont été suivi avec un recul moyen d'un an. Cinquante-deux patients ont choisi le traitement chirurgical (P) (plaque anatomique, 2 chirurgiens) et 28 le traitement fonctionnel (E). Il n'y avait pas de différence significative entre les caratcéristiques des deux groupes sauf pour l'âge (35,7 groupe S vs 24,9 ans groupe P - p<0,001). Le Quick Dash était significativement meilleur dans le groupe P pendant 3 mois post-opératoires (5,0 vs 16,9 - p<0,05) et restait inégalé jusqu'à un an après. Le score de Constant était significativement meilleur pendant 6 semaines après chirurgie (84,3 vs 65,9 - p<0,01). Dans le group P on retrouvait 5 gênes sur plaques, 1 déplacement post-opératoire n'ayant pas nécessité de reprise mais aucune pseudarthrose. Dans le groupe E on retrouvait 4 pseudarthroses, 5 cal vicieux hypertrophiques symptomatiques. Le retour au travail et la reprise des activités sportives se faisait plus tôt dans le groupe P. Les études comparant les traitements d'une fracture déplacée ne montrent plus de différence après 6 mois à 1 an. Cependant en fonction du patient et de ses exigences une meilleure autonomie à court terme peut être cruciale. Il s'agit de la première étude impliquant le choix du patient, reflétant des décisions de la « vraie vie » et réalisant une évaluation hebdomadaire de l'activité. Il faudrait réaliser un monitoring de cohorte pour une évaluation précoce et tardive pour adapter au mieux le traitement en fonction des besoins du patient.
  • Communication Orale :
    Fracture céphalo tubérositaire impactée en valgus (CT2) : faut il vraiment les opérer ?
    11h08 / 11h16
    Auteur(s) :
    • Laurent Obert (Vesoul / FRANCE)
    • Séverin Rochet (Besançon / FRANCE)
    • Sebastien El Rifai (Besançon / FRANCE)
    • Antoine Adam (Vesoul / FRANCE)

    Abstract : Le groupe des fractures à quatre fragments regroupe une variété de type fracturaire bien démembré dans la classification de Duparc. Cependant parce qu'ils ne sont pas individualisés dans les séries utilisant la classification de Neer, des études randomisées ne mettent pas en évidence de différence entre les traitements. l'objectif de ce travail était de comparer les fractures céphalo tubérositaires impactées en valgus (CT2) traitées orthopédiquement ou par ostéosynthèse. 22 fracture CT2 chez 22 patients d'âge moyen 54 ans (35-71) ont été évaluées rétrospectivement par deux opérateurs. 10 patients avaient été traités orthopédiquement par un gilet orthopédique 4 à 6 semaines (TO), 12 patients opérés par enclouage et ostéo suture (FIX). L'évaluation clinique (score de constant, Quickdash) et radiographique (réduction, consolidation, nécrose) a été réalisée avec un recul minimum de deux ans Au recul de 33 mois (24-47), la comparaison du score de constant brut TO= 72 (67-98), (-), FIX = 69 (32-99), du Constant pondéré TO= 98 %(90-121), FIX = 93 % (59-123), du Quickdash TO= 16(2,27-19,55), FIX = 18 (2,27-38,64), et des amplitudes analytiques ne montrent aucune différence significative (10° de moins d'abduction dans le groupe TO ,NS). Il n'y avait pas de déplacement secondaire dans le groupe TO et 50% de réduction médiocre dans le groupe FIX. Il n'y avait aucune différence concernant le nombre de jours d'immobilisation mais le nombre de séances de rééducation était moindre dans le groupe TO (NS). La consolidation était acquise dans tous les cas. Il existait 1 cas de nécrose et une reprise dans le groupe FIX. Le déplacement de la grosse tubérosité est le facteur prédictif de bons résultats en cas de fracture à 3 ou 4 fragments si sa réduction anatomique est stable et pérenne. La variété de traitement (fixation par plaque, clou, bilboquet, par hémiprothèse ou prothèse inversée) se justifie dans les CT3 ou les CT4 car l'articulation n'est plus congruente et les tubérosités déplacées. Dans les CT2, le fait que la tête soit impactée en valgus modifie peu la congruence articulaire et c'est surtout le déplacement en arrière de la grosse tubérosité qui fait que la fonction sera plus ou moins bonne dans ces fractures impactées en valgus. Si la grosse tubérosité est peu déplacée en arrière cette série montre que le traitement chirurgical n'apporte aucun bénéfice fonctionnel.
  • Communication Orale :
    Hemiarthroplasties en fractures de l'humerus proximal - résultats cliniques et complications de 10 ans d'expérience
    11h16 / 11h24
    Auteur(s) :
    • Bernardo Nunes (Porto / PORTUGAL)
    • Maria João Almeida (Porto / PORTUGAL)
    • Jorge Lopes (Porto / PORTUGAL)
    • Manuel Ribeiro Silva (Porto / PORTUGAL)
    • António Nogueira Sousa (Porto / PORTUGAL)
    • Manuel Gutierres (Porto / PORTUGAL)

    Abstract : Aim: evaluate clinical results and complications in shoulder hemiarthroplasties(HA) for proximal humerus fractures(PHF).Retrospective. Inclusion: patients with HA for PHF(2007–2017). Demographics and Neer classification were assessed. Clinical records were reviewed for infection, periprosthetic fracture, instability, neurologic injury, revision/reintervention. Radiographies were evaluated for stem position, loosening, tuberosities migration (TM) or resorption/non-healing (TR). Range of motion (ROM) and Constant-Murley score (CS) were assessed in a sample of patients. Statistics: SPSSv22.0.96patients were included(79F), age 76±9,7years, mostly Neer III/IV fractures(82%,n=79). Mean follow-up:14,4±19,6 months. Overall complication rate was 9% - loosening 7%(n=7), infection 1%(n=1), periprosthetic fractures 5%(n=5), instability 2%(n=2), and transitory neurologic injury 2%(n=2). TM was found in 18%(n=17),TR in 39%(n=37) and 53%(n=51) had either TM/TR. Revision was performed in 6%(n=6). Mean CS was 42±11,4(59,26±10,7 for the contralateral side,p=0,0001). Patients with TM/TR, had a lower mean Constant score–37,6Vs46,5–although not statistically significant(p=0,08). CS was also lower for patients with periprosthetic fracture (28Vs44) and humeral loosening (33vs44), also not relevant statistically. Overall ROM: forward flexion(FF)-20% had elevation higher than 90º; abduction-10% had more than 90º ROM. In ER, only 1 patient was able to perform full elevation, and in IR 70% were able to reach at least L3 level. Patients with TM/TR had significantly less FF and abduction(p=0,048 and p=0,05, respectively). Concerning loosening, stem valgus showed a positive correlation (p=0,006).Despite a relatively small number of overall complications(9%) and revision/reintervention rate(6%), patients presented CS significantly lower than the opposite side, severely impaired ROM, and a high rate of TM and TR(>50%). TM/TR were described as one cause of poor clinical results, and in our study, these patients presented lower outcomes in CS, and FF and abduction were significantly affected. Valgus stem correlated positively with loosening, suggesting a possible role. Notwithstanding, loosening was not associated with revision and its importance remains uncertain. Despite several limitations (retrospective, short follow-up), a large sample and several data were assessed.HA after PHF showed few major complications, although clinical results demonstrated significant impairment.
  • Communication Orale :
    Résultats de l'enclouage antérograde dans les fractures diaphysaires de l'humérus : À propos de 50 cas
    11h24 / 11h32
    Auteur(s) :
    • Karim Masmoudi (Sidi Bouzid / TUNISIA)
    • Walid Balti (Kairouan / TUNISIA)
    • Ayman Ben Fradj (Kairouan / TUNISIA)
    • Zied Mensi (Kairouan / TUNISIA)
    • Anouar Boughattas (Kairouan / TUNISIA)
    • Hédi Rbai (Kairouan / TUNISIA)

    Abstract : Les fractures diaphysaires de l'humérus sont des lésions fréquentes. L'enclouage centro-médullaire (ECM) antérograde occupe une place de plus en plus prépondérante dans l'arsenal thérapeutique de ces fractures. Le but du travail était d'évaluer les résultats fonctionnels et anatomiques, d'analyser les complications et de proposer les limites et les indications de cette technique.Nous avons mené une étude rétrospective portant sur 50 fractures diaphysaires de l'humérus traitées par ECM sur une période de 7 ans, avec un recul moyen de 18 mois. L'âge moyen des patients était 41.6 ans, et le sexe ratio 1.94. Les fonctions de l'épaule et du coude ont été évaluée selon le score de Constant. Tous nos patients ont été explorés par des radiographie de l'humérus de face et de profil avec une stadification selon l'AO. Trois quarts des fractures étaient de type A. L'ECM a été réalisé sous AG avec installation en décubitus dorsal et position semi assise pour tous les patients. Le verrouillage du clou était bipolaire dans 96% des cas. La consolidation a été obtenue chez 98% des patients, dans un délai moyen de 75 jours. Le score moyen de Constant était de 88,62/100 avec des extrêmes allant de 30 à 100, et 88% de résultats bons à excellents. Nous avons déploré un cas de retard de consolidation, un cas de pseudarthrose, deux cas de fracture sur clou, une saillie antérieure de vis proximale. Trois types de séquelles ont été constatées : une douleur chez 22% des patients, une gêne lors des travaux de force chez 14 % des patients, et une limitation sévère de la mobilité de l'épaule dans 14 % des cas.L'enclouage centro-médullaire à foyer fermé constitue une technique peu invasive pour la stabilisation des fractures diaphysaires de l'humérus, réduisant le risque infectieux et la durée du séjour hospitalier. Ses résultats sont corrélés à l'âge, au type et au siège de la fracture, au type de verrouillage et au respect des critères de l'ECM. Les fractures diaphysaires de l'humérus posent un problème dans leur prise en charge vu qu'il n'y a pas de technique de référence. Pour les fractures transversales, spiroïde longue du 1/3 moyen, ou bifocale chez un polytraumatisé ou sujet âgé l'ECM serait l'indication idéale. Les fractures diaphysaires proches des métaphyses supérieures ou inférieures et / ou associées à une lésion préopératoire du nerf radial constituent les principales limites de l'ECM.
  • Communication Orale :
    La transposition antérieure du nerf radial dans le traitement des pseudarthroses de l'humérus
    11h32 / 11h40
    Auteur(s) :
    • Pierre Boutroux (Paris / FRANCE)
    • Alain-Charles Masquelet (Paris / FRANCE)
    • Julien Gaillard (Paris / FRANCE)
    • Adeline Cambon Binder (Paris / FRANCE)
    • Alain Sautet (Paris / FRANCE)

    Abstract : La paralysie radiale (PR) est une complication fréquente de la chirurgie primaire ou secondaire des fractures de la diaphyse humérale. La transposition antérieure (TA) du nerf radial (NR) est susceptible d'éviter cette complication notamment en cas de chirurgie itérative. L'analyse de la série rapportée a pour but d'évaluer l'intérêt et les résultats de la TA dans ce cadre.Notre étude est rétrospective et comprend 7 cas (3 hommes, âge moyen : 47 ans) : 6 pseudarthroses rebelles traitées par la technique de la membrane induite avec TA lors du premier temps et une fracture opérée à 1 mois d'un déplacement secondaire. La fracture diaphysaire était localisée au 1/3 moyen (3 cas) ou au 1/3 inférieur (4 cas). Les patients ont bénéficié d'une plaque posée par voie externe (5 patients) ou postérieure (2 patients). La TA était pratiquée dans le même temps : après repérage, le NR était disséqué en conservant le tissu cellulo-fibreux périphérique et transposé en ouvrant le foyer avec des daviers. Les critères étudiés étaient les suivants : nombre de PR après la transposition et lors des interventions itératives.Le suivi moyen était de 8 mois. Après la TA, on relevait 3 PR incomplètes. Une existait en pré-opératoire et ne s'est pas aggravée. Les deux autres ont récupéré totalement en deux mois. Les six patients traités pour pseudarthrose ont bénéficié d'une intervention de greffe osseuse après la transposition. Aucune PR n'a été constatée dans les suites. Nos résultats confirment les données de la littérature : la TA ne réduit pas les PR post-opératoires mais met le NR à l'abri lors des interventions ultérieures. Par ailleurs, les PR observées apparaissent plus liées à la libération (manipulation du nerf englobé dans la fibrose) qu'à la TA. Les arguments retrouvés dans la littérature pour une transposition du NR sont les suivants : éloignement du champ opératoire, trajet rectiligne permettant un gain de longueur et une diminution de la tension du nerf. Les différentes études cadavériques ont confirmé ces données et montrent la faisabilité et l'innocuité de la TA. La transposition du NR apparaît comme un procédé justifié lorsque des interventions chirurgicales itératives sont envisagées après chirurgie primaire ou secondaire de la diaphyse humérale. La discussion reste ouverte pour le traitement d'une fracture récente par plaque vissée.
  • Communication Orale :
    Traitement de la pseudarthrose de l'humérus par la technique d'ilizarov : étude rétrospective à propos de 19 cas.
    11h40 / 11h48
    Auteur(s) :
    • Yassine Mahjoubi (Ben Arous / TUNISIA)
    • Wael Chebbi (Tunis / TUNISIA)
    • Houssem Rhimi (Ben Arous / TUNISIA)
    • Mohamed Ali Kedous (Ben Arous / TUNISIE)
    • Mohsen Trabelsi (Ben Arous / TUNISIA)
    • Mondher Mbarek (Ben Arous / TUNISIA)

    Abstract : Le taux de pseudarthrose diaphysaire de l'humérus varie de 1 à 10 % selon la modalité thérapeutique initiale. Elle est responsable d'une morbidité importante avec retentissement fonctionnel. Plusieurs techniques sont disponibles afin de les consolidés. La technique d'Ilisarov permet de corriger le défaut d'axe et de consolider la pseudarthrose. Le but de cette étude était d'évaluer le résultat de cette méthode dans la pseudarthrose de la diaphyse humérale. Nous avons réalisé une étude rétrospective sur une période de 12 ans (2002 jusqu'à 2014) des dossiers de 19 patients, traités chirurgicalement et ayant évolués vers une pseudarthrose aseptique. Notre série comportait 19 patients opérés avec un recul moyen de 9 ans. A la révision, l'âge moyen était de 48 ans. La localisation de la fracture initiale était essentiellement au niveau du tiers moyen et à troisième fragments (63%). L'ostéosynthèse initiale était réalisée par soit un embrochage ascendant (73%) soit un plaque vissée (21%). Les patients était repris dans un délais de 6 à 14 mois post opératoire, pour une pseudarthrose hypertrophique (84%) ou eutrophique (16%), avec ablation du matériel d'ostéosynthèse et réalisation d'un montage Ilizarov en compression. Une complication à type de parésie du nerf radiale a été récupéré après 6 mois de rééducation suite à la reprise d'une plaque visée. La consolidation était obtenue dans un délai de 3 à 6 mois. Les résultats étaient excellents à très bon et bon dans 68% des cas. Le montage Ilizarov permet de minimiser le risque septique, la dévitalisation du périoste, la paralysie radiale des plaques vissées et les difficultés de blocage de la rotation des enclouages centromédullaires. Ce fixateur externe permet une fixation stable et une compression du foyer et en cas de besoin, une réduction progressive. Il s'agit d'un montage solide, léger de réalisation relativement facile mais encombrant. Cette technique permet une consolidation à des taux identiques à celui des autres séries avec traitement par plaque et par fixateur de Hoffman. Les principaux risques d'un tel montage sont : atteintes nerveuses lors de la mise en place des fiches, l'arthrite du coude, fractures itératives à l'ablation du fixateur et la suppuration sur fiches. La reprise chirurgicale des pseudarthroses de l'humérus par un fixateur externe, type Ilizarov, constitue une solution facile, peu couteuse, non délabrante et efficace. Les principaux inconvénients sont le caractère encombrant et un courbe d'apprentissage, en particulier au niveau du membre supérieur.
  • Communication Orale :
    Pseudarthroses de l'humérus traitées Par la technique de la membrane induite
    11h48 / 11h56
    Auteur(s) :
    • Julien Gaillard (Paris / FRANCE)
    • Pierre Boutroux (Paris / FRANCE)
    • Adeline Cambon Binder (Paris / FRANCE)
    • Alain Sautet (Paris / FRANCE)
    • Alain-Charles Masquelet (Paris / FRANCE)

    Abstract : Le traitement des pseudarthroses de l'humérus avec ou sans perte de substance osseuse est complexe et comporte un taux de complications et d'échecs élevé. Cette étude a pour objectif d'évaluer la technique de la membrane induite dans les pseudarthroses déjà multi-opérées. L'étude portait sur 11 patients, d'âge moyen 46,4 ans (21-70 ans) présentant une pseudarthrose humérale depuis 24 mois en moyenne (8-53 mois). Le nombre moyen d'interventions préalables pour cure de pseudarthrose était de 3,1 (1-8). La pseudarthrose siégeait au 1/3 inférieur (6 patients), moyen (4 patients) ou supérieur (1 patient). Il existait une perte de substance chez 6 patients. La reconstruction se faisait selon la technique de la membrane induite. Le premier temps consistait en une neurolyse du nerf radial et ablation de tout matériel. Le foyer de pseudarthrose était réséqué, le fût médullaire reperméabilisé suivi d'une synthèse par plaque vissée. 6 patients ont eu une transposition antérieure du nerf radial à travers le foyer de pseudarthrose. Une entretoise en ciment était mise en place dans la perte de substance sous forme de bloc dans 4 cas ou de billes dans 2 cas. Dans 5 cas de pseudarthrose sans perte de substance une virole de ciment entourait le foyer. Le deuxième temps de greffe iliaque spongieuse était réalisé à 6-8 semaines. Dans 2 cas la greffe spongieuse a été associée à un segment de fibula pour obtenir la stabilisation primaire d'une perte de substance étendue. La consolidation a été obtenue chez tous les patients. La durée moyenne de consolidation était de 4,6 mois (3-8 mois). 2 patients ayant présenté une paralysie radiale motrice après la transposition ont totalement récupéré dans un délai de 2 mois. La technique de la membrane induite appliquée aux pseudarthroses de l'humérus permet d'obtenir une consolidation osseuse en raison des propriétés biologiques de la membrane qui sont l'absence de résorption de la greffe et la promotion de l'ostéogenèse. Nous insistons sur l'intérêt de transposer le nerf radial lors du 1er temps opératoire ce qui facilite la mise en place de l'ostéosynthèse, du ciment et de la greffe osseuse lors du 2ème temps. La technique de la membrane induite nous paraît indiquée dans le traitement des pseudarthroses de l'humérus avec ou sans perte de substance.
  • Communication Orale :
    La technique de la membrane induite dans le traitement des pertes de substance osseuse, une série de 25 cas
    11h56 / 12h04
    Auteur(s) :
    • Mohamed Mimeche (Batna / ALGÉRIE)
    • Nazim Benmayouf (Batna, Algeria / ALGÉRIE)
    • Chaouki Derdous (Batna / ALGÉRIE)
    • Nacer Khernene (Batna / ALGÉRIE)

    Abstract : La technique de la membrane induite décrite par Masquelet est une méthode innovante pour le traitement des pertes de substance osseuses (PDS). Nous présentons une série de 25 cas de PDS d'origine diverse (post-traumatique, tumorale, congénitale et infectieuse) traitées par cette technique. L'objectif de ce travail est d'évaluer nos résultats.C'est une série rétrospective continue mono centrique de 25 cas (2006 à 2016). 21 adultes et 4 enfants. La PDS était secondaire a une pseudarthrose du fémur : 9 cas dont 4 septiques, une pseudarthrose du tibia : 3 cas, une pseudarthrose des os de l'avant-bras : 3 cas, une ostéonécrose du talus, une résection de tumeurs bénignes : 5 cas, d'origine traumatique : 1 cas, chez 4 enfant il s'agissait d'une pseudarthrose congénitale de jambe, une ostéite du radius, un kyste anevrysmale du fémur proximale, et après résection d'un ostéosarcome du tibia. La taille de la perte de substance, le segment osseux concerné, et le type de greffe utilisé ont été répertoriés La longueur moyenne d'os à reconstruire était de 7 cm (3,8-19,2). Le recul moyen : 26 mois. 23 patients ont consolidé sauf 2 cas de pseudarthrose du fémur qui ont présenté une rupture de plaque vissée (dans ces 2 cas le substitut osseux a été utilisé et ils ont été repris avec une 2ème greffe spongieuse). Le délai de consolidation moyen après le deuxième temps était de 5 mois (4- 7). Ce délai était plus long au fémur. Aucune fracture du régénérat n'a été répertoriée. Une désunion cutanée survenue après la greffe dans le cas de l'ostéosarcome du tibia d ‘un enfant. Aucune infection n'a été répertoriée. La technique de la membrane induite offre de nouvelles possibilités dans le traitement des PDS. Elle permet d'apporter les deux principaux éléments favorisant la consolidation : la présence d'une membrane assimilable au périoste ainsi qu'une greffe cortico-spongieuse. De manière à augmenter le volume des greffons, nous avons utilisé un substitut osseux. La technique de Masquelet a initialement été décrite pour le comblement des PDS post-traumatiques. Nous l'avons élargie à d'autres indications avec de bon résultat. Notre série illustre les possibilités de reconstruction de PDS de cette technique. La technique de la membrane induite permet la reconstruction de grandes PDS. Les indications peuvent être élargies à d'autres pathologies congénitales, tumorales bénignes ou malignes. Cette méthode est parfaitement utilisable chez l'enfant.
  • Communication Orale :
    Modalités pratiques de la technique de la membrane induite en traumatologie
    12h04 / 12h12
    Auteur(s) :
    • Alain-Charles Masquelet (Paris / FRANCE)

    Abstract : Introduction : la technique de la membrane induite a été initialement décrite pour traiter les pertes de substance osseuses résultant des parages segmentaires dans le cadre des pseudarthroses septiques de jambe. Les bons résultats obtenus par cette technique, confirmés par la littérature, ont incité à en étendre les indications et les diverses modalités de mise en œuvre.A partir d'une série rétrospective de 32 patients traités par la technique de la membrane induite entre 2012 et 2017, sont rapportés les localisations, les indications, le type d'ostéosynthèse, le type et la forme de l'entretoise et le matériel de reconstruction.- les localisations osseuses concernaient l'humérus (12 cas), l'avant bras (8 cas), la clavicule (3 cas), le fémur (7 cas) et le tibia (2 cas). - Les indications portaient sur des pseudarthroses septiques ou des fractures récentes avec perte de substance, et des pseudarthroses aseptiques rebelles sans perte de substance. - L'entretoise a été modelée dans tous les cas dans du ciment chirurgical PMMA sans antibiotiques. Les formes d'entretoise variaient selon l'indication et la localisation : bloc compact pour pseudarthrose diaphysaire avec perte de substance, billes fabriquées à la main pour les pertes de substance épiphysaires, viroles hémicylindriques pour les pseudarthrose sans perte de substance. - Le type d'ostéosynthèse se répartissait en plaque vissée, clou centromédullaire et fixateur externe. - La reconstruction osseuse a fait appel à plusieurs sources de prélèvement : greffe spongieuse autologue, associée dans certains cas au matériel osseux extrait par RIA ou à des substituts osseux à base d'hydroxyapatite et de tricalcium phosphate. Le recours à un segment de fibula non vascularisé mais multiperforé, combiné au spongieux autologue, a été développé pour les grandes pertes de substance diaphysairesLa sélection des procédés était discutée au cas par cas pour obtenir le meilleur compromis entre les contraintes mécaniques et les conditions biologiques, ce qui rend les évaluations comparées difficiles. La principale avancée concerne l'utilisation de la technique dans les défauts de consolidation rebelles sans perte de substance.En dépit des avancées techniques, le mode d'action de la membrane induite reste mystérieux et justifie l'essor des études fondamentales pour en préciser les modalités d'application, concernant notamment le type d'entretoise et le matériel de comblement.
  • Communication Orale :
    Greffe inter tibio fibulaire : retentissement sur l'articulation de la cheville à moyen terme
    12h12 / 12h20
    Auteur(s) :
    • Geoffroy Dubois de Mont Marin (Tours / FRANCE)
    • Jean Brilhault (Tours / FRANCE)
    • Louis Romée Le Nail (Tours / FRANCE)
    • Philippe Rosset (Tours / FRANCE)
    • Rodolphe Burgade (Tours / FRANCE)
    • Vincent Hardy (Tours / FRANCE)
    • Ramy Samargandi (Tours / FRANCE)
    • Sylvain Rigal (Clamart / FRANCE)

    Abstract : La greffe intertibiofulaire (GITF) permet de rétablir la continuité osseuse de la jambe en pontant le foyer de pseudarthrose tibiale. Elle entraîne une rigidification du segment jambier. L'objectif de notre étude était d'en rechercher le retentissement aux articulations sous-jacentes au moyen d'examens cliniques et radiologiques et de scores fonctionnelsIl s'agissait d'une étude rétrospective sur deux centres, chez des patients avec une GITF consolidée, en plein appui depuis au moins 2 ans et sans atteinte initiale de la cheville. Les données démographiques, les caractéristiques initiales de la fracture et de la pseudarthrose étaient relevées. Les paramètres analysées étaient les amplitudes articulaires, l'axe de la jambe de face et de profil et la présence d'arthrose talo crurale et sous talaire sur les radiographies, ainsi que les scores fonctionnels AOFAS, SEFAS et l'EVA. Une cheville raide était définie par une flexion dorsale inférieure ou égale à 10° et l'arthrose symptomatique par une EVA supérieure à 4 et un périmètre de marche inférieur à 1000 mètres.Trente deux cas ont été inclus dans l'étude, avec un recul moyen de 7 ans. L'ensemble des mobilités de la cheville étaient diminuée de manière significative. La flexion dorsale était la mobilité proportionnellement la plus diminuée. Trois cas (10%) présentaient une arthrose talo crurale et 6 cas une arthrose sous talienne (19%). Trois cas (10%) présentaient une arthrose symptomatique de la cheville, ou de la sous talaire. Un cas présentait une arthrose asymptomatique de la cheville. L'EVA moyen au dernier recul était de 3,1 Les scores fonctionnels étaient plus faibles pour les cas présentant une arthrose mais pas de manière significativeConformément à la littérature, la flexion dorsale était l'amplitude la plus diminuée. Les résultats fonctionnels de la cheville étaient moyens au dernier recul comme en témoigne une EVA supérieure à 4 rapportée par près d'un tiers des patients. Néanmoins, à 7 ± 2,8 ans de recul, le taux d'arthrose de cheville était faible, mais dont l'implication de la GITF est difficile à affirmer. Cette étude confirme que l'enraidissement de la cheville dans les suites d'une GITF est prédominant sur la flexion dorsale. Le taux d'arthrose symptomatique reste faible à moyen terme. La consolidation s'obtient au prix de douleurs résiduelles à la cheville. Ces conséquences sont néanmoins multifactorielles.
  • Communication Orale :
    Traumatismes Balistiques de la Main lors des Attentats de 2015 : Prise en Charge Initiale et Bilan Fonctionnel à 2 ans de Recul.
    12h20 / 12h28
    Auteur(s) :
    • Mathilde Gaume (Paris / FRANCE)
    • Adeline Cambon Binder (Paris / FRANCE)
    • James Murison (Clamart, France / FRANCE)
    • Amir Ghazanfari (Paris / FRANCE)
    • Gregoire Ciais (Paris / FRANCE)
    • Emmanuel de Panafieu (Paris / FRANCE)
    • Violaine Beauthier (Paris / FRANCE)
    • Alain Sautet (Paris / FRANCE)
    • Alain-Charles Masquelet (Paris / FRANCE)

    Abstract : Lors des attentats terroristes de Paris en 2015, certaines victimes ont subi un traumatisme balistique de la main. Nous rapportons l'expérience d'un service spécialisé en traumatologie de la main civile dans un contexte atypique : l'afflux massif de traumatismes complexes à haute énergie.Ont été inclus l'ensemble des patients opérés d'un traumatisme balistique de la main dans le service, qu'ils aient été pris en charge dès l'urgence, ou secondairement après un premier temps de damage control dans un autre centre. Les associations lésionnelles et stratégies thérapeutiques ont été analysées rétrospectivement. Au recul minimal de 2 ans, l'évaluation des résultats a porté sur la qualité de vie et la fonction de la main.Des 33 patients pris en charge dans notre service durant les attaques, 7 présentaient une lésion balistique de la main: directe par balle (2) ou écrous de bombe artisanale (1), indirecte par éclats métalliques (4). 2 patients souffraient de plaies balistiques associées des membres et du tronc. La prise en charge initiale a reposé sur le principe du damage control pour 2 cas traités initialement dans un autre centre. Ces patients ont fait l'objet d'une stratégie séquentielle pour la réparation de pertes nerveuses et osseuses. Pour les 5 autres cas, une stratégie du tout en un temps a été mise en œuvre. Ils ne présentaient pas de perte de substance osseuse ni nerveuse. En moyenne, les patients ont subi 3.8 interventions [entre 1 et 9]. Si à plus de 2 ans les résultats cliniques peuvent être jugés stables à la main, le traumatisme psychologique constitue un frein à la reprise du travail et à la qualité de vie.3 stratégies se discutent lors de la prise en charge d'un traumatisme balistique de la main :damage control, "tout en un temps", ou traitement séquentiel. La décision doit tenir compte de 3 facteurs : du patient (état local de la main et lésions vitales associées), de l'infrastructure d'accueil (plateau technique et compétences), ainsi que de la contingence, en particulier dans ce contexte d'afflux massif de blessés dans le cadre d'un attentat urbain. Grâce à un afflux de blessés qui n'a pas été saturant dans notre centre, les lésions balistiques de la main pris en charge en urgence ont été traitées en un temps. La stratégie séquentielle reste néanmoins indiquée dans les traumatismes complexes associant des pertes de substance osseuses et nerveuses.
  • Communication Orale :
    Traumatismes par armes blanches et leur prise en charge
    12h28 / 12h36
    Auteur(s) :
    • S. Pascal Chigblo (Cotonou / BENIN)
    • Eric Lawson (Cotonou / BENIN)
    • Iréti Fiacre Tidjani (Cotonou / BENIN)
    • Adebola Padonou (Porto Novo / BENIN)
    • Francois Amossou (Porto-Novo / BENIN)
    • Soumaïla Madougou (Cotonou / BENIN)
    • Aristote Hans-Moevi Akue (Cotonou / BENIN)

    Abstract : Les traumatismes par armes blanches sont assez fréquents en milieu défavorisé, les étiologies sont dominées par les violences volontaires. Le but de cette étude est de décrire les aspects épidémiologiques, cliniques et d'apprécier les résultats de la prise en charge. Il s'agissait d'une étude prospective descriptive portant sur la période de Novembre 2012 à Août 2013. Elle concernait tous les patients victimes d'un traumatisme par armes blanches admis et pris en charge dans le Service de Chirurgie Générale d'un l'hôpital régional.Quatre-vingt-seize patients cas ont été répertoriés. La prédominance était masculine avec 82,3% des hommes. L'âge moyen était de 30,18 ± 9,95 ans. Les patients étaient majoritairement des bouviers (37,5%) et cultivateur (19,8%). Les circonstances de survenues étaient dominées par les rixes 84,4% suivies des violences conjugales (11,2%). Le transport à l'hôpital était non médicalisé dans tous les cas. 125 lésions ont été dénombrées ; il s'agissait essentiellement des plaies (51,2%) et des fractures (30,4%). Ces lésions siégeaient préférentiellement aux membres avec 55,1% des cas (les membres thoraciques étaient les plus atteints), à la tête-face avec 15,8% et au thorax-abdomen avec 15,2%). Les lésions thoraco-abdominales étaient les plus graves par le choc hémorragique engendré. Les plaies ont été suturées, les fractures était traitées chirurgicalement par fixateur externes(2cas), plaques vissées, embrochage (3cas), ou orthopédiquement par d'immobilisations plâtrées (18 cas. Des amputations ont dû être réalisées (7cas). Pour les lésions viscérales, des sutures digestives et des splénectomies d'hémostase ont été réalisées La durée d'hospitalisation moyenne était de 9,05 ± 1,08 jours et la mortalité de 2,94%.Les traumatismes par armes blanches constituent une pathologie relativement fréquente dans notre hôpital. Ils surviennent volontiers dans un contexte de rixe. Leur traitement est chirurgical Les traumatismes par armes blanches posent un véritable problème de santé publique dans la région. La mise en place d'un programme de sensibilisation des populations pourrait d'atténuer ce péril traumatique
  • Communication Orale :
    Modification de la Technique Shoelace pour la Prise en Charge des Plaies après Fasciotomie
    12h36 / 12h44
    Auteur(s) :
    • Leite Maria João (Porto / PORTUGAL)
    • Duarte Filipe (Porto / PORTUGAL)
    • Almeida Santos Sara (Porto / PORTUGAL)
    • Vasconcelos Castro Sofia (Porto / PORTUGAL)
    • Morgado Helder (Porto / PORTUGAL)
    • Antonio Sousa (Porto / PORTUGAL)

    Abstract : Compartment syndrome is a serious injury and orthopedic emergency, which outcome correlates with time until diagnosis and treatment, that may lead to fasciotomies with the potencial of saving the limb and the patient life. However fasciotomies increase morbidity and prolong hospitalization, and can also lead to serious local and systemic complications. There are several methods for management of fasciotomy wounds, however none of them is without faults. The two most commonly used are the vacum therapy and shoelace technique. In recent year, studies have been trying to compare the cost-effectiveness of these two methods, and have been favoring the shoelace technique, however the later may present some challenges, manly in controlling the pressure around all the wound and lesions to the skin. In this paper, we present the results of a Modified Shoelace Technique, applied on eight patients with fasciotomy wounds over the past two years. With our Modified Technique we achieved a better control of skin tension and muscular compartments pressure, less tension on skin edges, better pressure distribution along the skin, and easier dressings. This resulted in quicker healing times comparing with vacum therapy and even the conventional shoe lace technique. This Modified Shoelace Technique is effective, save, cheap and reliable for closure of fasciotomy wounds. With all the advantages of the classic shoelace technique, with this Modified Technique we achieve better control of the skin and muscular compartment tension, less aggressive dressings with less skin lesions, and quicker healing times.
  • Communication Orale :
    La couverture des fractures ouvertes de jambe par hémi-lambeau du tibial anterieur
    12h44 / 12h52
    Auteur(s) :
    • Mohamed Hichem Labassi (Algeria / ALGERIA)

    Abstract : Le but de ce travail est d'analyser les différents arguments qui font des lambeaux musculaires, un arsenal thérapeutique important et incontournable du traitement. La technique du lambeau de l'hémi-tibial, vient enrichir cet arsenal, et obéit à des indications précises, afin de trouver sa place dans toute la gamme de lambeaux connus depuis longtemps, Il s'agit d'une étude prospective descriptive et sélective visant à déterminer le taux de succès d'une technique chirurgicale de recouvrement par un hémi-lambeau du muscle tibial antérieur lors des fractures ouvertes de jambe avec perte de substance cutanèe, chez une population jeune active ,dont l age varie de 20 à 48 ans Notre série comprend 52 cas, scindée en deux groupes : • Un groupe de 26 patients qui a bénéficié d'une couverture par les lambeaux classiques du membre inferieur. • Un second groupe de 26 patients qui a bénéficié d'une couverture de la perte de substance par le muscle hémi-tibial, cette étude a été réalisée pendant une période de 9 années, de 2009 à 2018. Nous avons enregistré un taux de réussite 93,3% Les lésions cutanées deviennent l'élément pronostique essentiel, d'une fracture ouverte de jambe et prennent le pas sur la fracture elle-même. Si l'accord est fait, sur la nécessité de recouvrir et de combler les pertes de substances cutanées importantes de la jambe avec des lambeaux, le choix du lambeau et la date de sa réalisation prêtent encore à discussion.Cette technique est indiquée dans les traumatismes ouverts de jambe siégeant au niveau du tiers moyen de la jambe dont la superficie ne dépassant pas les quinze centimètres carrés par un lambeau musculaire pédiculé hémi tibial antérieur, dont le taux succès est de 93% des cas en comparaison avec les autres lambeaux musculaires de la littérature . Cette technique est simple, aisément reproductible, par les chirurgiens orthopédistes ou plasticiens dans le cadre de l'urgence ou en différé dont l'acquisition de la courbe d'apprentissage est assez rapide. Elle apportera sans nul doute un grand bénéfice au patient, par la rapidité de la cicatrisation, de la consolidation et de la guérison avec une réinsertion socio-professionnel rapide.
  • Communication Orale :
    Luxation de genou avec ischémie de membre: importance d'une prise en charge précoce
    12h52 / 13h00
    Auteur(s) :
    • Victoria Teissier (Paris / FRANCE)
    • Philippe Tresson (Paris / FRANCE)
    • Caroline Scemama (Paris / FRANCE)
    • Fabien Koskas (Paris / FRANCE)
    • Hugues Moussellard (Paris / FRANCE)

    Abstract : Le traumatisme de l'artère poplitée est une complication rare des luxations de genou. L'objectif de cette étude était d'analyser les résultats de la prise en charge initiale, d'évaluer les résultats fonctionnels et d'identifier des facteurs de mauvais pronostic. Une série rétrospective monocentrique de 16 luxations de genou associées à un traumatisme vasculaire avec ischémie aigüe de membre consécutivement admises entre 2005 et 2017 a été réalisée. Il s'agissait de traumatismes à haute énergie après accident de la voie publique dans 9 cas, d'un traumatisme sportif dans 2 cas et suite à une chute dans 5 cas (dont 4 intéressant des patients obèses). Huit luxations étaient postérieures, 7 étaient associées à une fracture. Onze patients avaient une atteinte neurologique (sensitive ou motrice) dont 4 déficits complets du nerf fibulaire commun. La réparation vasculaire était faite par un pontage fémoro-poplité dans la majorité des cas. La stabilisation était maintenue par un fixateur externe dans 12 cas, dont 4 pour lesquels le temps orthopédique précédait la revascularisation. Il y a eu 3 amputations trans-fémorales précoces pour sepsis ou ischémie dépassée. Le suivi médian était de 27 mois. Il n'y a pas eu d'amputations secondaires tardives. A la fin du suivi, le score fonctionnel a été calculé suivant le score Oxford (OKS). L'OKS médian post-traumatique était de 30 contre 47 avant le traumatisme (significatif). Les patients conservaient des séquelles motrices dans 14 cas, et sensitives dans 4 cas. Aucun facteur de risque d'amputation n'a été mis en évidence. Ces résultats ont donné des indications pour la prise en charge thérapeutique de ces atteintes, rares mais sévères. Cette étude a montré la gravité du pronostic fonctionnel du membre et souligne l'importance d'un diagnostic précoce et d'une prise en charge multidisciplinaire rapide. Les facteurs de mauvais pronostic devront être recherchés dans une étude à plus large échelle.
11h10 - 12h40
Grand Amphithéâtre
Table ronde 1ère guerre mondiale : [TR-03] - Apport de la 1ère guerre à l'orthopédie traumatologie, d'hier à aujourd'hui - World War I and Surgical Advances
Thématique : Généralités
Modérateur : Sylvain Rigal (Clamart / FRANCE)
  • Introduction
    11h10 / 11h15
    Auteur(s) :
    • Sylvain Rigal (Clamart / FRANCE)
  • France
    11h15 / 11h25
    Auteur(s) :
    • Sylvain Rigal (Clamart / FRANCE)
  • Germany
    11h25 / 11h40
    Auteur(s) :
    • Christian Willy (Berlin / ALLEMAGNE)
  • English
    11h40 / 11h55
    Auteur(s) :
    • Helen Mackay (Liverpool / UK)
  • Australian
    11h55 / 12h10
    Auteur(s) :
    • David Martin (Sydney / AUSTRALIA)
  • Belgique
    12h10 / 12h25
    Auteur(s) :
    • Yves Andrianne (Bruxelles / BELGIQUE)
  • France
    12h25 / 12h35
    Auteur(s) :
    • Alain-Charles Masquelet (Paris / FRANCE)
11h10 - 12h40
salle 351
Table Ronde : [TR-04] - CJO Collège des Jeunes Orthopédistes : Comment optimiser la prise de fonction de l'interne au-delà des seules compétences chirurgicales ?
Modérateur : Louis Dagneaux (Montpellier / FRANCE)
  • Orateur table ronde :
    - Rappel des missions du CJO, Morgane Le Chatelier - Présentation de la nouvelle version de l'appli, Pierre Emmanuel Chammas - Résultats du sondage « EUROPE », Louis Dagneaux - Présentation du sujet de la Table Ronde
    11h10 / 11h25
    Auteur(s) :
    • Louis Dagneaux (Montpellier / FRANCE)
    • Pierre-Emmanuel Chammas (Montpellier / FRANCE)
    • Morgane Le Chatelier (Lyon / FRANCE)
  • Orateur table ronde :
    Optimiser sa qualité de vie au travail et son apprentissage par les Neurosciences
    11h25 / 11h40
    Auteur(s) :
    • Jean Chazal (Clermont-Ferrand / FRANCE)
  • Orateur table ronde :
    Savoir gérer son image professionnelle et son réseau social numérique
    11h40 / 11h55
    Auteur(s) :
    • Pascal Maurel (Paris / FRANCE)
  • Orateur table ronde :
    Comment réaliser une présentation orale avec brio et panache ?
    11h55 / 12h10
    Auteur(s) :
    • Philippe Rouch (Paris / FRANCE)
  • Orateur table ronde :
    Techniques modernes de management et gestion du travail en équipe
    12h10 / 12h25
    Auteur(s) :
    • Eric Boustouller (Boulogne-Billancourt / FRANCE)
  • Orateur table ronde :
    Discussion et conclusion
    12h25 / 12h40
    Auteur(s) :
    • Louis Dagneaux (Montpellier / FRANCE)
    • Morgane Le Chatelier (Lyon / FRANCE)
11h40 - 12h40
salle 352
Conférence d'enseignement : [CE-06] - Méthodes modernes de diagnostic de l'infection sur matériel ostéo-articulaire
Thématique : Tumeur/Infection
  • Conférence d'enseignement :
    Méthodes modernes de diagnostic de l'infection sur matériel ostéo-articulaire
    11h40 / 12h40
    Auteur(s) :
    • Cédric Arvieux (Rennes / FRANCE)
    • Président de séance : Philippe Rosset (Tours / FRANCE)
12h15 - 13h45
salle 343
Assemblée générale Orthorisq : [AG-01] - Orthorisq
12h30 - 14h00
salle 341
Rédaction Médicale : Table ronde Rédaction Médicale
Thématique : Généralités
Modérateur : Henri Migaud (Lille / FRANCE), Rémi Kohler (Lyon / FRANCE)

PANNIERS REPAS OFFERTS

  • Orateur table ronde :
    Pourquoi publier dans OTSR : avantages et limites
    12h30 / 12h42
    Auteur(s) :
    • Henri Migaud (Lille / FRANCE)
  • Orateur table ronde :
    La valeur d'un article, d'une publication, d'un tweet,…
    12h42 / 12h54
    Auteur(s) :
    • Marius Scarlat (Toulon / FRANCE)
  • Orateur table ronde :
    Open Access : une affaire de riches ?
    12h54 / 13h06
    Auteur(s) :
    • Philippe Massin (Paris / FRANCE)
  • Orateur table ronde :
    Discussion
    13h06 / 13h21
    Auteur(s) :
    • Orateur table ronde :
      Déclaration d'intérêts
      13h21 / 13h33
      Auteur(s) :
      • Rémi Kohler (Lyon / FRANCE)
    • Orateur table ronde :
      Atteinte à l'intégrité scientifique : quelques cas concrets rencontrés à OTSR
      13h33 / 13h45
      Auteur(s) :
      • Philippe Beaufils (Le Chesnay / FRANCE)
    • Orateur table ronde :
      Discussion
      13h45 / 14h00
      Auteur(s) :
      13h00 - 14h00
      salle Passy
      Assemblée Générale CFCOT : [AG-02] - CFCOT - Collège Français des Chirurgiens Orthopédistes et Traumatologues
      • 13h00 / 14h00
        Auteur(s) :
        14h00 - 15h30
        Grand Amphithéâtre
        Communications Orales :
        Thématique : Hanche
        Modérateur : Jean-Louis Prudhon (Grenoble / FRANCE), Michel Bonnin (Lyon / FRANCE)
        • Communication Orale :
          PTH bilatérales en une session opératoire : complications tardives, résultats et courbe de survie
          14h00 / 14h08
          Auteur(s) :
          • Grégoire Micicoi (Nice / FRANCE)
          • Régis Bernard de Dompsure (Nice / FRANCE)
          • Laurie Tran (Nice / FRANCE)
          • Pascal Boileau (Nice / FRANCE)
          • Christophe Trojani (Nice / FRANCE)

          Abstract : Le remplacement prothétique bilatéral de hanche en une session opératoire (PTH Bi) offre l'avantage d'une seule anesthésie, d'un seul séjour hospitalier, d'une rééducation raccourcie et d'un coût hospitalier moindre. Cette stratégie est répandue à travers le monde, mais pas en France. Notre objectif est d'étudier les complications tardives, les résultats cliniques ainsi que la survie des PTH Bi en une session opératoire. L'hypothèse est que les PTH Bi ont une survie et des résultats cliniques satisfaisants et que cette stratégie engendre peu de complications tardives. Cette étude rétrospective porte sur une série continue de patients opérés d'une arthropathie de hanche bilatérale par PTH Bi entre 2004 et 2017. Depuis le début de la période d'étude, seuls les patients ASA 1 ou 2, de moins de 80 ans avec un taux d'hémoglobine ≥ 13 g/dl en préopératoire se sont vus proposer cette stratégie. Les complications tardives (survenant après 90 jours postopératoires), les scores fonctionnels (Oxford hip Score, Harris, PMA, EQ-5D, EQ-VAS), de satisfaction et la survie prothétique ont été analysées. La population étudiée se compose de 111 patients, d'âge moyen 61 ans. Le recul moyen est de 4 ans [3-140 mois]. Six patients sont décédés d'autres causes au cours de l'étude. Cinq complications majeures (4,5 %) ont été observées, une luxation de hanche, trois fractures péri-prothétiques et une infection. Les complications mineures concernaient 18.9 % de notre série comprenant douleurs résiduelles et ossifications hétérotopiques. Quatre révisions (3.6 %) ont été observées, la survie prothétique est de 97.1 % à 4 ans (IC95% = [0.91 - 0.99]). L'Oxford Hip Score (41.8), L'EQ-5D, l'EQ-VAS étaient significativement améliorés après PTH Bi. 89.1 % des patients referaient l'intervention, 94.7% des patients étaient satisfaits ou très satisfaits des résultats de l'intervention. Le PMA post-opératoire était de 17.7, le Score de Harris était de 86.9. Cette étude montre que les PTH Bi ont une survie et des résultats cliniques satisfaisants et que cette stratégie engendre peu de complications tardives. Malgré l'absence de groupe comparatif dans notre étude, nos résultats et ceux retrouvés dans la littérature nous permettent de proposer une PTH Bi aux patients ASA 1 et 2 âgés de moins de 80 ans présentant une arthropathie bilatérale symptomatique de hanche. La stratégie de remplacement prothétique bilatéral de hanche en une session opératoire est une solution de choix pour une population sélectionnée de patients.
        • Communication Orale :
          RAAC – PTH en ambulatoire : Leviers d'optimisation dans le parcours patient
          14h08 / 14h16
          Auteur(s) :
          • Nicolas Verdier (Bordeaux / FRANCE)
          • Jérôme Magendie (Bordeaux - Bruges / FRANCE)
          • Benoit Boutaud (Bordeaux - Bruges / FRANCE)

          Abstract : Dans l'objectif d'améliorer la qualité de prise en charge des patients opérés pour une prothèse de hanche (PTH) au sein de notre établissement, nous avons organisé une « école des patients ». Les patients sont conviés en groupe, tous les mercredis matin, pour un parcours de consultations préopératoires pluridisciplinaires ordonné en une demi-journée: cardiologie, anesthésie, radiographie standardisée, conseils pré et post opératoire en kinésithérapie pour s'achever par une synthèse avec leur chirurgien sur l'éligibilité du patient lui-même à entrer dans ce parcours ambulatoire. - Présentation d'une étude descriptive prospective exhaustive de nos PTH consécutives non sélectionnées. Tous les patients ayant une indication chirurgicale de PTH opérés sur l'année 2017 ont été inclus. Tous les patients ont eu leurs consultations obligatoires couplées avec l'école des patients. Les prothèses de hanche étaient posées sous anesthésie générale par deux opérateurs, par voie antérieure sans table de traction, avec un protocole de récupération améliorée après chirurgie. Sur les 207 PTH opérées : - 63 % (130) en parcours ambulatoire ; - 61 % retour à domicile le jour même ; - 2 % transfert en centre de convalescence le jour même ; - 23% sortis à J+1 (éloignement du domicile, refus de sortir, opération tardive) ; - 14% sortis entre j2 et J5 - 0.5% réadmis pour douleurs à J+1 (en début d'expérimentation) - 0.5 % infection - 0.5% luxation - 100 % des patients sont satisfaits de leur parcours au travers de l'école des patients ; - 95 % des patients recommandent à leur entourage cette prise en charge médico-chirurgicale ; La nécessité d'une prise en charge en centre de convalescence était la principale cause de non éligibilité à l'ambulatoire (37/77). Après avoir réalisé notre première PTH en ambulatoire début 2017, nous sommes à 63% des PTH opérées sur l'année en parcours ambulatoire ; l'organisation trouvée récemment avec les centres de convalescence devrait permettre d'améliorer encore ce pourcentage. L'organisation de l'école des patients en groupe par demi-journée, a été pour nous un levier indispensable pour permettre de passer de la récupération améliorée à l'ambulatoire, permettant d'optimiser la qualité du parcours de nos patients et de ce fait, de nos pratiques. Le faible taux de complications et, à contrario, le fort taux de satisfaction de nos patients nous encouragent à poursuivre dans cette voie.
        • Communication Orale :
          Evaluation prospective comparative des patients opérés de prothèse de hanche selon le mode d'hospitalisation : ambulatoire ou hospitalisation conventionnelle
          14h16 / 14h24
          Auteur(s) :
          • Frédéric Mouilhade (Rouen / FRANCE)
          • Sylvie Pottier (Rouen / FRANCE)
          • Julien Synave (Rouen / FRANCE)
          • Pierre Brasseur (Rouen / FRANCE)
          • Christophe Mas (Rouen / FRANCE)

          Abstract : Nous avons souhaiter préciser s'il y avait un bénéfice à une prise en charge en ambulatoire pour la pose de prothèse de hanche.une évaluation prospective continue a été menée auprès de 2 groupes de patients éligibles à une prise en charge ambulatoire selon des critères définis (ASA 1,2 ou 3 en cas d'HTA nécessitant plus d'un traitement antihypertenseur, BMI<35, sans traitement par corticoïdes, environnement social compatible avec un retour le jour même). Les patients ont choisi le mode d'hospitalisation qui leur convenait : ambulatoire ou hospitalisation conventionnelle. Tous les patients ont eu une même consultation d'éducation thérapeutique. Les modalités opératoires étaient les mêmes, menées par un seul opérateur. Les suites post-opératoires étaient standardisées dans les 2 groupes. Entre octobre 2015 et janvier 2017 nous avons opéré une série continue de 73 patients éligibles à une prise en charge ambulatoire. 43 ont choisi l'ambulatoire, 30 ont préféré l'hospitalisation conventionnelle. Les 2 groupes étaient comparables selon les critères étudiés : Sexe, Age, Taille, Poids, côté opéré, étiologie, score ASA, Tabac, Diabète, niveau d'activité par le score de Devane, activité professionnelle, scores pré-opératoires de Charnley, PMA, HARRIS et WOMAC. Il n'y a pas eu de complication ni réhospitalisation dans un délai de 6 semaines, mais un échec d'ambulatoire pour état nauséeux. Il n'a pas été retrouvé de différence significative de douleur avant la prise des antalgiques à J0 et J1, pas de différence du sevrage progressif des antalgiques ni des étapes de récupération (délai de sevrage des cannes, montée/descente des escaliers, conduite, progression du périmètre de marche, scores PMA, HARRIS et WOMAC à 6 semaines). En revanche il a été retrouvé une différence significative de la consommation d'antalgiques avec plus de consommation de PARACETAMOL et de MORPHINE dans le groupe ambulatoire au cours des 3 premiers jours. Une hypothèse émise afin d'expliquer cette moindre consommation d'antalgiques lors d'une hospitalisation conventionnelle est que les patients n'étant pas autonomes dans leur traitement mais dépendants de la disponibilité du personnel soignant, cette différence est le reflet d'un retard de délivrance d'antalgique. Ces résultats incitent à une meilleure responsabilisation et autonomisation des patients dans leur prise en charge, ainsi qu'à une meilleure vigilance et réactivité concernant le traitement antalgique post-opératoire des patients hospitalisés.
        • Communication Orale :
          Reprise du sport après PTH bilatérale en un temps : a propos de 32 cas
          14h24 / 14h32
          Auteur(s) :
          • Marcelle Mercier (Lyon / FRANCE)
          • Cécile Batailler (Lyon / FRANCE)
          • Romain Gaillard (Lyon / FRANCE)
          • Elvire Servien (Lyon / FRANCE)
          • Sebastien Lustig (Lyon / FRANCE)

          Abstract : L'arthroplastie totale de hanche (PTH) en un temps est indiquée chez les patients en bon état général, pratiquant un sport de manière régulière. Nous avons étudié les résultats fonctionnels chez les patients opérés de PTH bilatérale en un temps ainsi que la reprise du sport et recherché les facteurs prédictifs de cette reprise.Il s'agit d'une étude rétrospective, mono centrique menée entre 2013 et 2017. Tous les patients opérés de PTH bilatérales en un temps ont été inclus. Le score de Harris, le score de l'HOOS (Hip disability and Osteoarthritis Outcome Score) ainsi que le score d'activité UCLA (University of California, Los Angeles) ont été recueillis au dernier recul. Un questionnaire concernant la reprise du sport, la motivation et la satisfaction a également été effectué. La voie d'abord utilisée était une voie antérieure. La prothèse posée était non cimentée, simple mobilité ou double mobilité selon les cas. Une analyse uni variée puis multi variée a été effectuée sur les différentes variables ainsi qu'un test non paramétrique de Mann-Withney pour la comparaison pré et post-opératoire du score de l'HOOS.32 patients ont été inclus dont 11 femmes et 21 hommes. La moyenne d'âge était de 60.7 ans (34-74 ; SD 9.6), l'IMC de 26 (18-36 ; SD 4) et le recul moyen de 20.1 mois (3-48 ; SD 11.6). Le gain moyen du score de Harris était de 32.7 (9-72 ; SD 13.4) (p<0.005). Le score moyen HOOS post opératoire était de 94.5 (68.8-100 ; SD 8.1). Le score UCLA moyen post opératoire était de 5.6 (3-9 ; SD 1.6). 28 patients (87 %) reprenaient le sport après l'intervention, dont 25 (89%) le même et 17 (68%) à la même intensité. Le délai moyen de reprise était de 4 mois (1-12 ; SD 2.8). La motivation apparaissait comme seul facteur prédictif de reprise du sport (p<0,001) et aucune reprise ou complication n'a été relevée.La littérature ne retrouve aucune étude sur la reprise du sport après PTH bilatérales en un temps. Nos résultats sont comparables aux différentes études récentes après PTH unilatérale.La pose de PTH bilatérale en un temps permet un retour au sport rapide (4 mois en moyenne) chez la majorité des patients présentant une atteinte bilatérale et sportifs initialement.
        • Communication Orale :
          Arthroplastie de hanche et pratique du judo
          14h32 / 14h40
          Auteur(s) :
          • Harold Common (Rennes / FRANCE)
          • Romain Rousseau (Paris / FRANCE)
          • Sophie Putman (Lille / FRANCE)
          • Henri Migaud (Lille / FRANCE)
          • Julien Girard (Lille / FRANCE)

          Abstract : Le retour aux activités sportives est une demande croissante après une arthroplastie de hanche. Le but de cette étude était d'évaluer le retour au judo après resurfaçage de hanche (RTH) en termes de délai et de niveau de pratique chez une population experte et déterminer le taux de révision chirurgicale. Il s'agissait d'une étude rétrospective mono-centrique mono-implant incluant tous les judokas de niveau expert (au moins ceinture noire 3ème Dan), ayant été opéré d'un RTH entre mars 2007 et avril 2016. Tous les patients ont répondu à un questionnaire détaillant leur niveau et type de pratique, le grade, le volume horaire hebdomadaire, le délai et les caractéristiques de reprise du judo (judo technique, au sol, combat). Les scores cliniques suivants ont été analysés : HHS, Oxford 12, PMA.L'étude incluait 60 patients (67 RTH), avec un âge moyen de 45 ans (17-65) et un niveau de pratique du judo international pour 11 cas, national pour 3, régional pour 8 et loisir pour 38. Concernant les grades, la série était constituée de 18 cas troisième Dan, 18 quatrième Dan, 7 cinquième Dan et 17 hauts gradés (sixième et septième Dan, 5 et 12 cas respectivement). Le recul moyen était de 65,3 mois (6,7-111,9). Tous les scores cliniques mettaient en évidence une amélioration statistiquement significative. Sur les 60 patients, 53 avaient repris le judo au dernier recul (89,5%) à un délai moyen de 4 mois (2-7) post-opératoire pour le judo technique, 6 mois (3-10) pour le judo au sol et 7 mois (3-12) pour les combats. Les motifs d'absence de reprise du judo étaient : un changement volontaire de sport (3 cas), une appréhension psychologique (2cas) et une douleur inguinale résiduelle (2 cas). Aucune luxation et aucune révision n'a été déplorée. Le volume horaire hebdomadaire était significativement augmenté : de 0,9 heures par semaine (0-5) en pré-opératoire à 5 heures (2-18) (p<0,001).Le retour à des sports à haut niveau d'impact et de type pivot contact chez des jeunes patients souffrant de coxarthrose est un challenge thérapeutique difficile. Le RTH est une alternative à la prothèse de hanche qui conserve la biomécanique de la hanche.Le RTH dans une population de judokas de haut niveau permet un retour au sport sans complications de type fracture, luxation ou descellement au recul de 5,5 ans.
        • Communication Orale :
          Cupule à double mobilité de première intention chez des patients jeunes et sportifs : Résultats à plus de 10 ans de recul.
          14h40 / 14h48
          Auteur(s) :
          • Jacques Caton (Lyon, France / FRANCE)
          • Jean-Marc Puch (Nice / FRANCE)
          • Loys Descamps (Nice / FRANCE)
          • Guy Derhi (Cagnes Sur Mer / FRANCE)

          Abstract : Depuis 40 ans l'utilisation de la cupule a Double Mobilité (plus de 230 publications depuis 1986) dans les PTH, quelle soit de première intention ou de reprise, a fait la preuve de son efficacité notamment dans la prévention et le traitement des instabilités prophétiques. Dans ce domaine une population est particulièrement à risque : celle des sujets jeunes et sportifs. En cas de nécessité faut il leur proposer cet implant de façon régulière? Pour répondre à cette question nous avons analysé une série continue de 85 patients (96 PTH de première intention) âgés en moyenne de 50 ans avec un recul minimum de 12 ans. Les facteurs d'inclusion étaient l'âge inférieur à 55 ans à l'intervention, et un score de DEVANE 4 et 5 maintenu à 1 ans postoperatoire. Ces patients ont été opérés par voie postérieure avec cupule double mobilité de seconde génération et une tige sans ciment, ils ont été revus régulièrement. Cette série a bénéficié d'une analyse statistique avec notamment courbes de survie selon Kaplan Meyer. 2 patients (2,3%) étaient décédés au dernier recul (sans rapport avec la PTH) et 5 (5,8%) étaient perdus de vue. Sur le plan étiologique cette population était a risques: âge moyen 49,9 ans, 75% d'hommes, seulement 56,9% de coxarthrose, avec 12,5% de nécrose et 25% de dysplasies. Le score PMA au plus long recul était à 17,7 vs 8,89 en préop. Il n'y a eu aucune luxation classique ni intra prophétique, et aucune infection. Concernant le revenir de la cupule 3 ont été reprises pour descellement, et une pour conflit avec l'iliopsoas. La courbe de survie selon Kaplan Meyer avec comme limite le changement de cupule pour descellement aseptique est de 94,7% à 15,2 ans. Si on compare ces résultats à ceux de séries identiques en âge mais avec des interfaces différentes (metal/PE type Charnley ou céramique/céramique), la survie cotyloïdienne est identique mais sans les inconvénients liés à ces types d'implants.Ces résultats sont encourageants et confirment ceux de la littérature quelque soit l'âge des patients au même recul. Il nous parait que la cupule à double mobilité moderne ne doit donc plus être réservé au patients âges et neurologique.
        • Communication Orale :
          Résultats à long terme des resurfaçages de hanche chez les patients de moins de 50 ans : à propos d'une série de 11386Résultats à long terme des resurfaçages de hanche chez les patients de moins de 50 ans : à propos d'une série de 11386 cas provenant de 1
          14h48 / 14h56
          Auteur(s) :
          • Julien Girard (Lille / FRANCE)
          • Koen de Smet (Gand / BELGIQUE)
          • Sophie Putman (Lille / FRANCE)
          • Henri Migaud (Lille / FRANCE)
          • Catherine Van Der Straeten (Gand, Belgique / BELGIQUE)

          Abstract : Le resurfacage de hanche est une alternative séduisante à la prothèse dans le groupe des patients jeunes (moins 50 ans). Cependant, ses résultats à long terme sont encore mal connus et nous les avons analysé au travers d'une une série comprenant 11386 RTH (13 pays) au recul minimal de 3 ans. L'analyse clinique reposait sur les scores de PMA, HHS et Oxford. Les complications, reprises et courbe de survie étaient rapportées.Le recul et l'âge moyen étaient respectivement de 7,6 ans (3-22) et 42,7 ans (12-50) pour 8459 hommes (74,3%) et 2926 femmes (25,7%). Le diamètre moyen prothétique était de 51,2mm chez les hommes et de 45,4mm chez les femmes. Les étiologies principales étaient la coxarthrose primitive (75%) et la dysplasie (10%). Les 2 implants principaux étaient la BHR (48%) et la Conserve+ (28%). Au recul, les scores moyens HHS, OHS et UCLA étaient respectivement de 94,6 (16-100), 45,8 (5-48) et 7,4 (1-10). Les taux moyens de Cobalt et et Chrome au délai de 8 ans étaient respectivement de 1,3 microgramme/l (0-140) et de 2 microgramme/l (0-89). Au dernier recul, on notait 9% de perdu de vue, 92 décès (0,8%) et 400 révisions (3,5%) dont les raisons principales étaient descellement (34%), douleurs (11%), fracture du col (9%), infection (6%) et réactions adverses aux ions (5%). Les facteurs de risque de révision étaient : implants ASR et Cormet, diamètre de tête inférieur à 46mm et sexe féminin. Au recul de 22 ans, la survie était de 89,1% (88,5-89,7) en prenant une révision qu'elle qu'en soit la cause ; 92,7% (92,1-93,3) pour les hommes et 81,6% (80,3-82,9) pour les femmes. Dans le Registre Suédois 2016 analysant 14454 PTH (moins 50 ans), on retrouvait une survie de 52,2% chez les femmes et de 57,4% chez les hommes au recul de 24 ans, bien loin des résultats de notre série. Cette série n'a pas de précédent dans la littérature et analyse le groupe le plus à risque des prothèses. Le nombre de cas de la série fait que la comparaison avec les Registres est possible. Les résultats à long terme sont excellents dans le groupe des coxarthroses primitives chez l'homme (largement supérieurs aux Registres).
        • Communication Orale :
          Coxarthrose avec matériel d'ostéosynthèse et resurfaçage de hanche
          14h56 / 15h04
          Auteur(s) :
          • Harold Common (Rennes / FRANCE)
          • Sophie Putman (Lille / FRANCE)
          • Henri Migaud (Lille / FRANCE)
          • Denis Huten (Rennes / FRANCE)
          • Julien Girard (Lille / FRANCE)

          Abstract : Malgré l'amélioration des techniques d'ostéosynthèse articulaires, certains malades développent des coxarthroses post-traumatiques. En cas de matériel difficilement extractible à la hanche ou de déformation post-traumatique, le resurfacage de hanche semble une alternative à la prothèse totale de hanche qui reste à évaluer.Il s'agissait d'une étude rétrospective mono-centrique incluant tous les patients souffrant de coxarthrose avec matériel d'ostéosynthèse en échec d'extraction, ayant été opéré d'un resurfaçage entre décembre 2011 et juin 2017. Les implants utilisés étaient : dans 14 cas la Conserve Plus (Wright Medical Technology), dans 4 cas la Birmingham Hip Resurfacing (Smith & Nephew) et dans 3 cas la DynaMoM (Tornier). Le recul moyen était de 50,8 mois (10-111). Les scores cliniques suivants ont été analysés : HHS, Oxford 12, PMA et une analyse radiographique a été menée.Notre série comprenait 21 cas (3 femmes et 18 hommes) âgés en moyenne de 51 ans (27-68). L'étiologie de la coxarthrose était : post-traumatique dans 19 cas, et autres dans 2 cas (dysplasie congénitale de hanche et épiphysiolyse). Les matériaux d'ostéosynthèse en place étaient : des plaques de cotyles (6 cas), des clous fémoraux (5 cas), des vissages multiples (6 cas), des plaques de fémurs proximales (4 cas). La position frontale et sagittale du resurfaçage correspondait aux critères de bon positionnement de ce type d'implant. Toutes les chirurgies ont été menées à terme avec un resurfaçage et dans 2 cas avec clou centro-médullaire le positionnement de la quille fémorale a du être adaptée. Le temps opératoire ne différait pas des resurfaçages sans matériel. Un patient a présenté une infection post-opératoire précoce avec une bonne évolution après lavage et antibiothérapie. Aucune luxation ou révision n'ont été déplorées. Tous les scores cliniques mettaient en évidence une amélioration statistiquement significative.L'ablation du matériel d'ostéosynthèse doit rester une priorité. Dans les cas de coxarthrose post-traumatique du sujet jeune, le resurfaçage est une alternative satisfaisante et techniquement réalisable, sans rencontrer les difficultés de l'introduction d'une tige fémorale. Chez le sujet âgé, l'indication doit être discutée car une tige fémorale induit un temps opératoire long et un risque important de complications fémorales alors que le resurfaçage simplifie grandement l'acte. Le resurfaçage de hanche permet dans les coxarthroses avec présence de matériel difficilement extractible de s'affranchir de toute difficulté fémorale et de mener une chirurgie conventionnelle sans risque de luxation ultérieure.
        • Communication Orale :
          Planification préopératoire 2D d'une PTH : doit-elle impérativement être réalisée par le chirurgien ? Etude comparative à propos de 100 PTHs
          15h04 / 15h12
          Auteur(s) :
          • Thierry Thirion (Oupeye / BELGIUM)
          • Pierre Georis (Liège, Belgique / BELGIUM)
          • Zoé Szecel (Liège, Belgique / BELGIUM)
          • Philippe Gillet (Liège, Belgique / BELGIUM)

          Abstract : Outre le soulagement de leurs douleurs, nos patients demandent une restauration complète de leur fonction. Celle-ci passe notamment par le choix d'implants (cupule et tige) de bonne taille et correctement positionnés. Une planification préopératoire rigoureuse est essentielle afin d'obtenir ce résultat ; elle permettra au chirurgien d'anticiper certaines difficultés peropératoires. Nous souhaitions vérifier que notre planification est superposable à ce qui est décrit dans la littérature. Voir si celle-ci peut être confiée à un interne ou à un attaché scientifique ayant des connaissances dans le domaine.100 PTHs chez 89 patients ont été incluses dans cette étude. Il s'agit de tiges Corail associées à une cupule Pinnacle Gription (DePuy-Synthes). Le couple de frottement était systématiquement de type céramique/céramique (Biolox Delta Ceramax). Le programme utilisé pour la planification était IMPAX-Orthopaedic-tools. La calibration était réalisée à l'aide d'une tête de 28 mm. La planification a été réalisée par trois intervenants différents (chirurgien, interne et attaché scientifique) de manière indépendante et sans concertation. La taille de la tige fémorale était correctement prédite par le chirurgien, l'interne et l'attaché scientifique dans 88 %, 87 % et 90 % respectivement ; celle de la cupule était de 92 %, 91 % et 94 % respectivement. Aucune différence significative n'a été objectivée entre les différents intervenants aussi bien pour la taille de la cupule que pour celle de la tige. Les modifications d'offset et de longueur des membres ont été prédites par la planification. La planification d'une PTH peut aider à déterminer la taille et la position des implants. Sa précision permet de minimiser les risques de complications per et post opératoires comme la luxation, la différence de longueur des membres inférieurs, la fracture périprothétique, le descellement aseptique et la perte de stock osseux. La planification digitale 2D est une technique précise mais consommatrice en temps. Elle nécessite un matériel couteux, spécifique et de ce fait doit être réalisée en milieu hospitalier. Il peut arriver que le chirurgien référent n'ait pas la possibilité technique de réaliser cette planification en temps et en heure alors qu'il est bien démontré le caractère essentiel de celle-ci.La planification digitale 2D est une méthode précise et reproductible pour la détermination de la taille des composants et de l'offset fémoral dans les PTHs. Au vu des résultats, il peut être envisagé de la confier à une tierce personne.
        • Communication Orale :
          Analyse quantitative de la cinématique pelvienne du bassin utilisant des reconstructions 3D à partir d'images rayons X bi-planaires
          15h12 / 15h20
          Auteur(s) :
          • Youngwoo Kim (Paris / FRANCE)
          • Francois Girinon (Paris / FRANCE)
          • Jean-Yves Lazennec (Paris / FRANCE)
          • Wafa Skalli (Paris / FRANCE)

          Abstract : La cinématique pelvienne qui permet le passage debout-assis (SSPK : Stand to sit pelvis kinematics) est généralement décrite comme une rotation autour des têtes fémorales. Une cinématique anormale pourrait survenir chez les patients souffrant de troubles musculo-squelettiques. En utilisant la reconstruction 3D à partir d'images RX bi-planaires, cette étude analyse quantitativement cette transition posturale.26 patients ont été examinés, 11 sujets asymptomatiques (43 ± 11 ans, 6 femmes) et 15 sujets pathologiques (36,9 ± 10,2 ans, 11 femmes), avec atteintes rachidiennes (9 sujets) et / ou de la hanche (7 sujets). Les acquisitions ont été réalisées en utilisant des radiographies biplanaires à faible dose en position debout et assise. La reconstruction 3D a été réalisée dans chaque configuration puis translatée afin que la ligne passant par le milieu des deux acetabulum (Lc) se confonde avec l'origine. A partir de ces deux positions et grâce à un recalage rigide, les paramètres de l'axe helicoïcal fini (FHA) ont été déterminés (α représente l'angle absolu autour de cette FHA, β est l'angle 3D absolu entre FHA et Lc). Selon notre hypothèse, le mouvement attendu impliquerait que la FHA soit alignée avec le Lc (β est nul). A l'inverse, un mouvement anormal impliquerait une valeur élevée de β. Dans le cas où α est inférieur à 5 °, le mouvement du bassin serait également considéré comme anormal. 70% de la population totale présentait le mouvement attendu (β <10 °), 19% des cas avaient un angle β entre 10° et 20° et 33% des patients pathologiques avaient un mouvement anormal (β> 10° ou α <5°). Plus précisément, 27% des patients asymptomatiques ont montré des mouvements anormaux, seulement 14% pour ceux souffrant de troubles de la hanche contre 44% pour ceux qui présentaient des problèmes rachidiens. La moitié de ces derniers présentaient une petite valeur α.Pour la première fois une analyse quantitative de la SSPC a pu être réalisée grâce à une méthode de reconstruction 3D précise. Cette étude montre une tendance à présenter une SSPC anormale pour les sujets avec des problèmes rachidiens à la différence des patients asymptomatiques ou même de ceux porteurs d'une atteinte coxofémorale.La principale limite de cette étude réside dans le nombre limité de patients, mais l'évaluation quantitative de la SSPC mise en œuvre fournit des informations significatives qui justifient des travaux complémentaires sur les cas d'associations lésionnelles en particulier rachidiennes
        • Communication Orale :
          Développement de la chirurgie ambulatoire pour les prothèses totales de hanche et de genou dans un service universitaire.
          15h20 / 15h28
          Auteur(s) :
          • Jean-Yves Jenny (Strasbourg / FRANCE)
          • Geoffrey Ginot (Strasbourg / FRANCE)

          Abstract : Si les protocoles de récupération rapide se sont développés et diffusés pour l'implantation des prothèses de hanche et de genou programmées, la réalisation de ces gestes en ambulatoire reste encore marginale. Les incitations politiques et les gains financiers potentiels justifient de réfléchir à cette possibilité qui pourrait représenter une réelle amélioration de la qualité des soins pour le patient et une diminution des coûts pour le système de santé. Cette étude rapporte les résultats de l'introduction de la procédure ambulatoire pour l'implantation des prothèses de hanche et de genou unilatérales programmées dans un service universitaire.L'activité d'un chirurgien innovateur dans cette procédure a été étudiée de façon prospective sur une durée de 12 mois. Il s'agissait de 140 patients (50 hommes et 90 femmes) d'un âge moyen de 71 ans et avec une IMC moyen de 31 kg/m², opérés de façon unilatérale pour primo-implantation d'une prothèse totale de hanche (34 cas), prothèse totale (72 cas) ou unicompartimentale (34 cas) de genou. Les critères suivants ont été colligés : éligibilité à la chirurgie ambulatoire (intervention unilatérale chez un patient ASA 1 ou 2 ne vivant pas seul), acceptation du patient et cause éventuelle du refus, acceptation de l'anesthésiste et cause éventuelle du refus, succès de la procédure avec cause d'échec éventuelle, complication. Pendant la durée de l'étude, 53 patients (38%) étaient éligibles (39 contre-indications pour état général précaire, 48 patients vivant seul). 4 ont refusé le protocole ambulatoire pour des raisons personnelles non médicales. 3 ont été contre-indiqués après le bilan anesthésique. 46 patients ont donc débuté la procédure (33% du total, 87% des patients éligibles). 7 patients n'ont pas pu sortir le soir de l'intervention (15%). Le taux de réalisation de l'acte ambulatoire était donc de 28% des patients recrutés et 85% des patients éligibles.L'introduction de l'implantation ambulatoire des prothèses de hanche et de genou dans un service universitaire permet rapidement d'atteindre un pourcentage de réussite important. Les échecs étaient dus essentiellement à des difficultés anesthésiques et à des saignements importants ayant induit une adaptation des procédures définies initialement.Dès son introduction dans un service universitaire, l'implantation d'une prothèse de hanche ou de genou en ambulatoire est possible pour un pourcentage significatif de l'ensemble des patients relevant de ces indications.
        14h00 - 15h30
        Amphi Bordeaux
        Communications Orales : Epaule
        Modérateur : Pierre Desmoineaux (Versailles / FRANCE), Christel Conso (Paris / FRANCE)
        • Communication Orale :
          Prothèse Totale d'Epaule Inversée sans tige, à plus de 10 ans de recul
          14h00 / 14h08
          Auteur(s) :
          • Hamid Ghersi (Montpellier / FRANCE)
          • Philippe Teissier (Montpellier / FRANCE)
          • Jacques Teissier (Montpellier / FRANCE)
          • Samih Kacem (Montpellier / FRANCE)
          • Haroun Bouhali (Montpellier / FRANCE)

          Abstract : Les prothèses totales d'épaule inversées (PTEI), développées depuis les années 90, apportent des résultats fiables et reproductibles, pour traiter les ruptures massives de coiffe et les omarthroses excentrées. Les paramètres de conception et de pose, influencent les résultats fonctionnels et les complications, et ont évolué progressivement. Depuis 2004, sont apparues des prothèses sans tige humérale, moins invasives, pour préserver le stock osseux et faciliter une éventuelle reprise. L'objectif de cette étude est de rapporter les résultats de la Total Evolutive Shoulder System (TESS, Zimmer), basée sur une corolle inversée inlay sans tige à plus de dix ans de recul.Nous avons inclus 53 patients avec une PTEI sans tige, dans une étude prospective, avec un recul minimal de 120 mois. L'analyse portait sur les résultats fonctionnels basés sur le score de Constant, le taux de survie, et l'évaluation radiographique incluant le positionnement et les modifications osseuses autour de l'implant, et le taux d'encoche. Quarante six patients (31 hommes et 15 femmes), d'âge moyen 77 ans, ont pu être revus au dernier recul. Le recul moyen était de 129 mois. 95% des patients ont évalué leur satisfaction comme bonne ou excellente. Le score de Constant est passé de 40 points en préopératoire à 68 points au dernier recul (P <0,001). Les modifications osseuses, à type de liserés, progressaient à 75% des cas en zone 1 et 5, à 40% en zone 2. Aucun descellement, aucune migration, aucune reprise n'ont été retrouvés. Les prothèses sans tige se sont développées depuis une dizaine d'année, avec différents concepts, inlay / onlay. La TESS, basée sur un concept inlay. Il s'agit de la première étude qui rapporte les résultats d'une prothèse inversée sans tige à plus de 10 ans de recul. Les résultats fonctionnels et les modifications osseuses sont équivalents aux séries publiées de prothèses avec tige. Les prothèses totales d'épaule inversées TESS apportent des résultats favorables. Cet implant sans tige est fiable et reproductible aux longs reculs.
        • Communication Orale :
          Révisions de prothèse après prothèse d'épaule : 20 ans d'expérience de 2 centres français
          14h08 / 14h16
          Auteur(s) :
          • Marc Olivier Gauci (Nice / FRANCE)
          • Maxime Cavalier (Nice / FRANCE)
          • Jean-François Gonzalez (Nice / FRANCE)
          • Pascal Boileau (Nice / FRANCE)
          • Gilles Walch (Lyon / FRANCE)

          Abstract : Les registres des rapports hospitaliers et des systèmes de santé nationaux aident les chirurgiens à suivre le taux de complication et de révisions des prothèses d'épaule. Nous avons voulu évaluer l'activité de révision de deux centres français de référence et déterminer la cause des échecs nécessitant une reprise chirurgicale.Sur une période de 20 ans, toutes les hémiarthroplasties (HA), prothèses totales anatomiques (PTEA) ou prothèses totales inversées d'épaule (PTEI) ont été incluses. Les données démographiques, l'indication de la première arthroplastie et des révisions, le délai à la révision, les implants utilisés pour la révision et les révisions multiples ont été analysées.542 épaules ont nécessité une ou plusieurs reprises à 59 mois en moyenne tandis que 4295 arthroplasties primaires de l'épaule ont été réalisées dans le même temps. Le taux de chirurgie de reprise par rapport aux chirurgies primaires était de 12,6%. L'HA était reprise majoritairement des PTEA en cas d'érosion glénoïdienne (14%) ou par une PTEI (54%) si il y avait une lésion de coiffe ou une instabilité associée. Les révisions de PTEA étaient initialement dues à une instabilité puis le descellement glénoïdien devenait après 8 ans la principale cause d'échec au dernier recul. Les révisions de PTEI faisaient principalement suite à une instabilité (32%), une infection (24%) ou un descellement glénoïdien (24%) et une PTEI était principalement utilisé dans ces cas (75%). La survie sans révision était significativement plus faible pour les HA que pour les PTEA ou les PTEI. 21% des épaules incluses ont nécessité plusieurs révisions. Les séquelles de fracture (25%) et arthrose secondaires à une rupture de coiffe (24%) étaient les principales étiologies initiales et ont nécessité de multiples interventions. L'instabilité (26%), l'infection (25%) et le descellement glénoïdien (14%) étaient les principales indications de révisions multiples et le dernier implant choisi était une PTEI (48%).Les indications de la chirurgie de reprise sont plus liées à l'usure glénoïdienne et à la qualité des tissus mous. Les problèmes huméraux surviennent plus tard dans les PTEI. L'infection est la rançon d'interventions longues et souvent multiples sur un os de mauvaise qualité et l'instabilité succédait à une incompétence des tissus mous et à des problèmes de longueur causés par de mauvais choix successifs.Le taux de révision des prothèses d'épaule dans ces deux centres français de référence reflète les difficultés à évaluer correctement les indications d'arthroplasties.
        • Communication Orale :
          Latéralisation de la prothèse inversée d'épaule : analyse descriptive de la latéralisation humérale et glénoïdienne.
          14h16 / 14h24
          Auteur(s) :
          • Jean David Werthel (Paris / FRANCE)
          • Gilles Walch (Lyon / FRANCE)
          • Emilie Vegehan (Paris / FRANCE)
          • Pierric Deransart (Plouzané / FRANCE)
          • Joaquin Sanchez-Sotelo (Rochester / FRANCE)
          • Philippe Valenti (Paris / FRANCE)

          Abstract : Depuis sa description initiale par Paul Grammont, le concept de la prothèse inversée (RSA) a considérablement évolué et il en existe à présent plus de 30 modèles différents sur le marché. Différents designs d'implants conduisent à des modifications de la position du centre de rotation et des insertions tendineuses. Le terme « latéralisation » demeure imprécis et est utilisé de façon équivoque pour désigner la latéralisation glénoïdienne, humérale ou les deux. L'objectif de cette étude était de donner une définition claire de la latéralisation (glénoïdienne, humérale, globale) et de mesurer précisément la latéralisation obtenue avec les implants les plus utilisés du marché.28 configurations différentes avec 22 implants différents ont été analysées. La latéralisation glénoïdienne, humérale et globale était mesurée sur des calques numérisés. L'offset latéral des différents implants était comparé à celui de la Delta III pour déterminer la latéralisation de chaque implant. Les implants glénoïdiens étaient divisés en 2 catégories (glène médialisée, MG ou latéralisée, LG) et les implants huméraux en 4 catégories (médialisé, MH ; latéralisation minime, LH ; latéralisé LH+ ; latéralisation importante LH ++). De plus, les implants étaient séparés en fonction de leur latéralisation globale en catégories de 5 mm : RSA médialisée (M-RSA), RSA avec latéralisation minime (ML-RSA), RSA latéralisée (L-RSA), RSA hautement latéralisée (HL-RSA) et RSA très hautement latéralisée (VHL-RSA).L'offset latéral global de la Delta III était 13,1 mm ; l'offset latéral global des différents implants inclus dans l'étude variait entre 13,1 mm et 35, 5 mm. Concernant la latéralisation globale, cinq implants étaient médialisés (M-RSA ; lateral offset < 18,1 mm), 4 avaient une latéralisation minime (ML_RSA ; 18,1 – 23,1 mm), 4 étaient latéralisés (L-RSA ; 23,1 – 28,1 mm), 4 hautement latéralisés (HL-RSA ; 28,1 – 33,1 mm), and 2 très hautement latéralisés (VHL-RSA ; 33,1 – 38,1 mm). Concernant la latéralisation glénoïdienne et humérale, 18 configurations ont une MG et 10 une LG ; 9 ont un MH, 8 LH, 9LH+ et 1 LH++.Il existe une variabilité importante entre les différentes RSA disponibles sur le marché. Le degré de latéralisation idéal et la contribution idéale provenant de la glène et de l'humérus demeurent. Cette étude peut aider les chirurgiens à choisir leur implant et à adapter leur technique chirurgicale compte tenu de l'offset latéral attendu avec le design implanté.
        • Communication Orale :
          Les résultats cliniques de la prothèse inversée associée au transfert du grand dorsal et du grand rond selon Episcopo se maintiennent ils à moyen et long terme ?
          14h24 / 14h32
          Auteur(s) :
          • Philippe Valenti (Paris / FRANCE)
          • Leila Zanjani (Paris / FRANCE)
          • Jean David Werthel (Paris / FRANCE)

          Abstract : La prothèse inversée associée au transfert du grand dorsal et du grand rond selon Episcopo permet de restaurer à la fois l'élévation active mais aussi la rotation externe active . Le but de cette étude était d'évaluer si les résultats à court terme (2-5 ans) de cette intervention se maintiennent avec un plus long recul (5 -12 ans). Entre janvier 2006 et janvier 2016, 31 prothèses inversées associées à un transfert tendineux selon Episcopo ont été réalisées par voie delto pectorale chez 30 patients (1 bilatérale). Il s'agissait de 16 femmes et 14 hommes d'age moyen 70 ans(52-83). Tous les patients présentaient une atrophie du teres minor et une atrophie avec une infiltration graisseuse égale ou supérieure à 3 du supra et infraspinatus (classification de Goutallier). L'évaluation des résultats a été effectuée à l'aide de l'EVA (échelle de la douleur de 0 à 10), la valeur fonctionnelle de l'épaule (SSV) et le score de Constant Murley absolu avec une analyse détaillée des mobilités actives. Avec un recul moyen de 74 mois (25-141), tous les scores post opératoires ont été améliorés de façon significative(p<0.5). L'EVA de 6±2,5 à 1±1. L'élévation active de 71°±33,1 à 134°±36 ; la rotation externe coude au corps de -12,6°±20,5 à 19°±14 ; La rotation externe en abduction de -8°±16 à 39°±24. Le score de Constant Murley absolu progressait de 26±10 à 63±12 et pondéré de 38%±12 à 87%±17. L'analyse selon les mêmes critères du groupe de patients avec 2 à 5 ans de recul (13 patients) et du groupe avec 5 à 12 ans de recul (17 patients) ne retrouvait aucune différence significative. Le score de Constant absolu de 64(47-75) à court terme est de 62(24-88) (p<0.5) au plus long recul. L'élévation active de 148° était de 124° à long terme(p<0.6) et la rotation externe coude au corps de 15°(-20-30°) était de 22°(0-40) à long terme . La valeur fonctionnelle de l'épaule de 75%(30-90) entre 2 et 5 ans de recul était de 69%(10-90) entre 5 et 12ans. Les autres techniques de restauration de la rotation externe seront discutées.Les bons résultats à court terme (2-5 ans) de cette intervention ne se dégradent pas avec le temps et sont confirmés avec un recul de 5 à 12 Ans.
        • Communication Orale :
          Le résultat fonctionnel après Prothèse Totale d'Epaule Inversée pour Rupture Massive de la Coiffe des Rotateurs dépend de l'état musculaire de la coiffe postérieure
          14h32 / 14h40
          Auteur(s) :
          • Jean-François Gonzalez (Nice / FRANCE)
          • Mikaël Chelli (Nice / FRANCE)
          • Luc Favard (Tours / FRANCE)
          • Daniel Molé (Nancy / FRANCE)
          • Jean-François Kempf (Strasbourg / FRANCE)
          • Gilles Walch (Lyon / FRANCE)
          • Pascal Boileau (Nice / FRANCE)

          Abstract : La prothèse totale d'épaule inversée (PTEI) a montré son efficacité pour améliorer la fonction de l'épaule de patients présentant une rupture symptomatique massive et irréparable de la coiffe des rotateurs (RMCR). Seules des études à court terme ont été rapportées. Le but de notre étude était de rapporter le résultat clinique et radiologique des PTEI à 5 ans minimum chez des patients présentant une RMCR. Il s'agit d'une étude rétrospective multicentrique d'avril 1993 à décembre 2010 incluant 114 PTEI chez 112 patients, d'âge moyen de 73 ans, présentant une RMCR jamais opéré sans arthrose. Les patients ont été revus cliniquement et radiologiquement avec un recul moyen de 8 ans (5-20). Parmi les 18 épaules (16%) ne présentant pas de teres minor (tm) fonctionnel, 11 ont bénéficié d'un transfert tendineux de type L'Episcopo associant un transfert du latissimus dorsi et du teres major. Le taux de survie est de 96% à 10 ans. Le score de Constant progresse de 27 à 61 points (p<0,001). Les patients présentant une rupture postéro-supérieure ont une élévation antérieure active (EAA) (134° vs 152°, p<0.005) et une rotation externe active (REA) (18° vs 36°, p<0.005) inferieures à ceux présentant une rupture antéro-supérieure. L'infiltration graisseuse sévère de l'infra-épineux (Goutallier 3 et 4) associé ou non à l'absence de tm influence négativement également l'EAA et la REA. En cas d'absence de tm, L'Episcopo permet d'améliorer significativement l'EAA (155° vs 108°, < 0.01) et la REA (+9° vs -14°, p < 0.05). A 10,5 ans de recul, le taux d'encoche scapulaire et de résorption du trochiter était respectivement de 77% et de 13% ; ce taux continue d'augmenter avec le recul. La PTEI est une option thérapeutique pertinente dans les RMCR sans arthrose ; ces résultats sont bons et se maintiennent dans le temps. La détérioration du résultat radiologique avec le temps est une inquiétude pour l'avenir, même si elle n'est pas corrélée au recul de l'étude avec une diminution des résultats. Les mobilités post-opératoires dépendent de la qualité préopératoire des muscles rotateurs externes. En l'absence de rotateurs externes, le transfert tendineux de type L'Episcopo associé à la PTEI permet d'améliorer significativement les mobilités et la fonction de l'épaule de ces patients.
        • Communication Orale :
          Traitement de l'omarthrose centrée du sujet de plus de 75 ans : prothèse inversée versus prothèse anatomique
          14h40 / 14h48
          Auteur(s) :
          • Jean David Werthel (Paris / FRANCE)
          • Jean Kany (Toulouse / FRANCE)
          • Philippe Valenti (Paris / FRANCE)

          Abstract : Les indications de prothèse inversée d'épaule (RSA) n'ont eu de cesse de s'élargir depuis sa description initiale dans le traitement de l'omarthrose excentrée. Les résultats des prothèses anatomiques (TSA) sont supérieurs à ceux des RSA et il est acquis que lorsque la coiffe des rotateurs le permet, une TSA doit être préférée à une RSA. Chez les sujets âgés, chez qui les tendons de la coiffe sont plus fragiles et le stock osseux glénoïdien moins important, peut se poser la question d'implanter d'emblée une RSA devant une omarthrose centrée avec une coiffe intacte. L'objectif de cette étude était de comparer les résultats des TSA et des RSA pour omarthrose centrée chez les patients de 75 ans et plus ayant une coiffe intacte.Tous les patients de 75 ans et plus ayant reçu une prothèse d'épaule (TSA ou RSA) de première intention pour omarthrose centrée avec une coiffe intacte entre 2003 et 2015 ont été inclus dans l'étude. Le suivi minimum des prothèses était de 2 ans (moyenne, 4 ans). La douleur (score sur 5), les mobilités et les scores SST, SSV et de Constant postopératoire étaient évalués.17 RSA (15 femmes, 2 hommes ; âge moyen 79,2 ans) et 14 TSA (12 femmes, 4 hommes ; âge moyen 80,4 ans) ont été inclus. Les groupes étaient comparables en terme d'âge et de sexe. Tous les paramètres étudiés étaient significativement améliorés entre le pré- et le post-opératoire dans les 2 groupes. Au dernier recul (48 mois ; 24-98), l'élévation antérieure, la rotation externe coude au corps et le score de Constant étaient significativement plus élevés après une TSA qu'une RSA (147° versus 128°, 40° versus 29°, 69,4 versus 60,2 respectivement). Il n'y avait aucune différence significative en terme de douleur ou de rotation externe en abduction. 2 RSA (12%) ont été reprises et 3 TSA (18,75%).Les RSA et les TSA donnent toutes deux des résultats satisfaisants en terme de fonction et d'indolence chez les patients de 75 et plus ayant une omarthrose centrée. La TSA permet cependant d'obtenir de meilleurs résultats en terme de mobilité avec toutefois un taux de reprise plus important à moyen terme.
        • Communication Orale :
          Précision de guides PSI pour la préparation glénoïdienne de prothèse inversée de l'épaule : étude scanographique in vivo
          14h48 / 14h56
          Auteur(s) :
          • Axel Marcoin (Reims / FRANCE)
          • Laurent Blasco (Reims / FRANCE)
          • Antoine Ferrier (Reims / FRANCE)
          • Xavier Ohl (Reims / FRANCE)
          • Cécile Nérot (Reims / FRANCE)

          Abstract : L'optimisation du positionnement de l'implant glénoïdien dans les prothèses totales inversées d'épaule (PTEI) est fondamental pour diminuer le risque de survenue d'encoche du pilier de la scapula et amélioration de la survie des implants. L'utilisation de guide personnalisé (Patient Specific Instrumentation : PSI) permet de définir en pré-opératoire le positionnement des implants et de le reproduire en per-opératoire. Le but de cette étude est d'évaluer in-vivo l'efficacité des guides de coupe spécifiques pour le positionnement des implants glénoïdiens et des vis lors des prothèses totales d'épaule inversées. Trente cinq patients opérés entre 2014 et 2016 et nécessitant la pose d'une prothèse totale d'épaule ont été inclus de façon prospective dans ce travail. Tous ont bénéficié d'un scanner préopératoire, d'une planification sur ordinateur et de la pose d'une prothèse avec l'utilisation d'un guide de coupe spécifique. L'analyse du positionnement de l'implant glénoïdien et des vis de fixation a été effectuée sur un scanner et une radiographie post opératoires et comparée à la planification préopératoire. La concordance entre la longueur des vis programmées et celle des vis posées a aussi été étudiée. La différence moyenne observée entre la planification et l'analyse post-opératoire était de 2,45° (+/- 2,38°) pour l'inclinaison frontale et de 2,25° (+/- 1,09°) pour la version axiale. Le niveau de la platine glénoïdienne était en moyenne à 1,9mm du point le plus inférieur de la glène. La taille planifiée des vis supérieures était correcte dans 74% des cas des vis supérieures et dans 69% des cas des vis inférieures. Il n'existait pas de corrélation entre le différentiel de longueur de vis et le différentiel de l'inclinaison axiale ou frontale. Les guides de coupe spécifiques permettent une implantation fiable de l'implant glénoïdien dans le plan frontal et axial avec une différence moyenne inférieure à 2,5°. Le positionnement planifié des vis est correct dans plus de 2/3 des cas. L'utilisation de guide de positionnement type PSI permet de reproduire fidèlement le positionnement choisi de la platine glénoïdienne. L'intérêt de ce procédé sur la survenue d'encoche et sur la survie des implants à long terme reste à déterminer.
        • Communication Orale :
          3D printing technology for the classification of complex distal humerus fractures
          14h56 / 15h04
          Auteur(s) :
          • Jaber Alkhaili (Bobigny / FRANCE)
          • Thomas Gregory (Paris / FRANCE)

          Abstract : The aim of the study was to investigate the 3D printing technology and its clinical potential in the evaluation of complex distal humerus fractures and use it as a tool for pre operative planning. Distal humerus fractures consider one of the most complex fractures with many different classifications used to determine the severity of the fractures. Recent studies had demonstrated superiority of interobserver reliability of classification over others and some studies showed no superiority of CT over X ray for the interobserver reliability.22 different complex distal humerus fractures between 2014 to 2016 in main university hospital were evaluated by 4 orthopedic observers ( resident, specialist, consultant and professor) using 6 different distal humerus fractures classifications. Interobserver agreement was tested by Kappa testThe Interobserver agreement between different classification were as following Morry K 0.53 ,Dubberley K 0.38 ,Jupiter k 0.42 ,Riseborough k 0.48, AO k 0.51 and SOFCOT k 0.67 By using the 3D printing technology between the 6 different classification . SOFCOT classification showed the highest interobserver agreement (k:0.67). This study also showed that 3D printing has higher interobserver agreement comparing with X ray or CT scan.3D printing technology is a better mean for evaluating complex distal humerus fractures between different observers and it can be consider as a tool for preoperative planning.
        • Communication Orale :
          Epidémiologie, prise en charge et résultats des fractures-luxations du coude : à propos de 110 coudes.
          15h04 / 15h12
          Auteur(s) :
          • Florie Alech (Lyon / FRANCE)
          • Guillaume Renard (Martinique / FRANCE)
          • Stéphanie Delclaux (Toulouse / FRANCE)
          • Nicolas Bonnevialle (Toulouse / FRANCE)
          • Jean-Louis Rouvillain (Martinique / FRANCE)
          • Pierre Mansat (Toulouse / FRANCE)

          Abstract : Les fractures-luxations du coude sont des traumatismes graves, déstabilisant un équilibre ligamentaire et osseux complexe. Leur prise en charge est difficile et les résultats aléatoires. Le but de ce travail était de rapporter les résultats fonctionnels de la prise en charge des fractures-luxations du coude, et d'en dégager des éléments pronostiques au recul.Entre 2004 et 2015, 110 coudes (106 patients) ont été inclus dans cette étude. Il s'agissait de 73 hommes pour 33 femmes de 44 ans (15-85) d'âge moyen. Le délai moyen de prise en charge était de 1.39 jours mais 12 ont été traités secondairement. 105 coudes ont été pris en charge chirurgicalement. Il s'agissait d'une luxation associée à une : terrible triade (38), fracture épicondyle (15), lésion de Monteggia (24), fracture olécrane (4), fracture isolée de la tête radiale ou de la coronoïde (29). 63 coudes ont été examinés en consultation et 47 sur dossiers. Au recul moyen de 23 mois, l'EVA était de 1.89, l'extension était déficitaire de 29°, la flexion atteignait 120°, la pronation 70°, et la supination 49°. Pour les patients revus en consultation, le recul était de 30 mois, le score MEPS de 80 points, avec des résultats satisfaisants dans 63.5% des cas. La quick-DASH atteignait 37 points et la SEV était de 60%. La perte de force de la poigne était de 28% par rapport au côté controlatéral. Les luxations trans-olécraniennes restaient les plus douloureuses avec les scores MEPS, quick-DASH et SEV les plus péjoratifs. 35 des coudes ont nécessité une reprise chirurgicale, dont 12 pour traitement initial inadapté (35%) avec instabilité persistante entraînant de moins bons résultats finaux. 97% des coudes étaient réduits de manière concentrique et une arthrose de stade 2 et 3 était retrouvée dans 23% et 3% des cas, notamment pour les terribles triades (27%), les luxations-fractures trans-olécraniennes (50%) et les reprises chirurgicales (58%).Les fractures-luxations du coude sont des traumatismes graves qui relèvent d'une prise en charge standardisée. Il est important de connaître les éléments de la stabilité du coude, faire un bilan précis des lésions, réparer de manière séquentielle les éléments de stabilité, et adapter le protocole post-opératoire pour limiter les raideurs post-opératoires et l'évolution arthrogène.
        • Communication Orale :
          Les fractures du processus coronoïdes de type 1 de Morrey doivent être toujours synthésées dans les triades terribles du coude ?
          15h12 / 15h20
          Auteur(s) :
          • Maxime Antoni (Strasbourg, France / FRANCE)
          • Kévin Andrieu (Illkirch-Graffenstaden, France / FRANCE)
          • Agathe Kling (Illkirch-Graffenstaden, France / FRANCE)
          • Xavier Clément (Illkirch-Graffenstaden, France / FRANCE)
          • Jean-François Kempf (Strasbourg / FRANCE)
          • Philippe Clavert (Strasbourg / FRANCE)

          Abstract : La prise en charge chirurgicale des triades terribles du coude inclut la réinsertion des fractures de la coronoïde, dont l'intérêt dans les types 2 et 3 de Morrey est établi. L'intérêt de la réinsertion des fractures de type 1 est discuté. Les objectifs étaient de comparer les résultats cliniques et radiographiques, la survenue de complications et de réopérations après réinsertion de la coronoïde (groupe CORO 1+) versus absence de réinsertion de la coronoïde (groupe CORO 1-), en cas de triade terrible du coude avec une fracture de la coronoïde de type 1 de Morrey. L'hypothèse était que la réinsertion des fractures de coronoïdes de type 1 de Morrey dans les triades terribles du coude permettait d'obtenir un meilleur résultat clinique et moins de complications, de réopérations et d'arthrose que l'absence de réinsertion. Tous les patients avec une triade terrible du coude, comportant une fracture de la coronoïde de type 1 de Morrey, opérés en aigu dans notre institution entre 2006 et 2017 ont été inclus rétrospectivement. 2 groupes (CORO 1+ et CORO 1-) ont été constitué et comparés sur les résultats cliniques, radiographiques et la survenue de complications. Tous les patients ont eu un examen clinique et radiographique recul minimum de 12 mois. La survenue de complications et de réopérations a été recherchée dans le dossier et les radiographies réalisées au cours du suivi ont été relues.32 patients (17 hommes / 15 femmes) d'âge moyen 50 (21-84) ans remplissant les critères d'inclusion ont été inclus rétrospectivement. Le recul moyen était de 37,7 (12-77) mois. Le groupe CORO 1+ comptait 14 patients et le groupe CORO 1- 18. Il n'y avait pas de différence concernant les critères démographiques entre les 2 groupes. Le recul était plus significativement élevé dans le groupe CORO 1- (30,0 vs 47,8 mois). Il n'y avait pas de différence statistiquement significative (p>0,05) entre les 2 groupes en considérant les amplitudes articulaires, le taux de complications, de réopérations ou le stade arthrosique au dernier recul.En comparaison avec la réinsertion des fractures de type 1 de Morrey dans les triades terribles du coude, l'absence de réinsertion n'entraînait pas plus de complications, de réopérations, d'arthrose ni un meilleur résultat clinique dans notre pratique.
        • Communication Orale :
          Ligamentoplastie de l'articulation radioulnaire proximale au petit palmaire ou au gracile : Etude de faisabilité anatomique
          15h20 / 15h28
          Auteur(s) :
          • Cyril Guetari (Le Kremlin Bicêtre / FRANCE)
          • Marc Soubeyrand (Le Kremlin Bicetre / FRANCE)

          Abstract : L'articulation radioulnaire proximale (RUP) peut être le siège d'instabilité si le ligament annulaire et le ligament carré sont lésés. L'objectif de ce travail est de tester la faisabilité d'une ligamentoplastie RUD visant à refaire le ligament annulaire avec une autogreffe de long palmaire (1) ou de gracilis (2).Il s'agit dune étude cadavérique. Les spécimens incompatibles avec l'étude ont été exclus. Le principe technique est de réaliser un tunnel partant du fond de l'incisure radiale de l'ulna et s'abouchant sur le versant médial de l'ulna après avoir récliné le nerf ulnaire dans sa gouttière. Les deux brins libres du transplant sont faufilés dans le tunnel tandis que sa boucle vient cravater la tête radiale. Les brins libres sont ensuite resuturés à eux-mêmes. Un protocole de mesure de l'instabilité (antérieure, latérale, postérieure) de la tête radiale (en mm) a été validé. Chaque mesure était faite dans trois positions de rotations de l'avant-bras : supination maximale, rotation neutre, pronation maximale. Chaque coude a été testé dans quatre configurations différentes : (1) ligaments annulaire et carré intacts, (2) ligaments annulaire et carré sectionnés, (3) restabilisation RUP avec long palmaire, (4) restabilisation avec tendon de gracilis. Pour chaque ligamentoplastie on mesurait les amplitudes de pronation et supination maximale. Afin de vérifier l'inocuité de la technique, une dissection des nerfs ulnaire et interosseux postérieur était réalisée. Chaque mesure était répétée par deux observateurs indépendants et la moyenne arithmétique des deux était conservée. Les différents paramètres était comparés dans les différentes configurations à l'aide d'une analyse de la variance.Quinze coudes ont été inclus. La ligamentoplastie était techniquement possible dans tous les cas avec un long plamaire et un gracile. Aucune lésion nerveuse post-opératoire n'a été identifiée. Après ligamentoplastie avec les deux transplants, aucune différence n'était retrouvée avec l'état intact, que ce soit en terme d'amplitude de pronosupination ou bien de stabilité.La technique proposée permet de restaurer une stabilité physiologique de la RUP sans limitation de la pronosupination.Cette technique doit être testée in vivo mais présente une solution potentielle pour les cas rares mais complexes d'instabilité RUP.
        14h00 - 15h30
        Amphi Havane
        Discussion de dossier : [Dossier-03] - Discussion de dossiers pédiatrie
        Thématique : Pédiatrie
        Modérateur : Antoine Hamel (Nantes / FRANCE)
        • Discussion de dossiers : Pédiatrie - Coordonnateur : Antoine Hamel (Nantes), Experts : Richard Gouron (Amiens), Marion Delpont (Montpellier)
          14h00 / 15h30
          Auteur(s) :
          • Richard Gouron (Amiens / FRANCE)
          • Marion Delpont (Montpellier / FRANCE)
        14h00 - 15h30
        salle 341
        séance professionnelle : Séance professionnelle
        Modérateur : Bernard Llagonne (Epernay / FRANCE)
        • Bilan de l'année
          14h00 / 14h30
          Auteur(s) :
          • Bernard Llagonne (Epernay / FRANCE)
          • Christophe Averous (Strasbourg / FRANCE)
        • Episode de soins
          14h30 / 15h00
          Auteur(s) :
          • Bernard Llagonne (Epernay / FRANCE)
          • Didier Ollat (Paris / FRANCE)
        • Quoi de neuf en assurances ?
          15h00 / 15h30
          Auteur(s) :
          • Patrice Papin (Villefranche Sur Saone / FRANCE)
          • Olivier Galland (Lyon / FRANCE)
        14h00 - 15h30
        salle 342
        Discussion de dossier : [Dossier-04] - Discussion de dossiers : Cheville/Pied
        Thématique : Cheville/Pied
        Modérateur : Véronique Darcel (Bordeaux / FRANCE)

        Coordonnatrice : Véronique Darcel

        Experts : Nazim Mehdi et Barbara Piclet

        • Discussion de dossiers : Cheville/pied - coordonnatrice : Véronique Darcel, Experts : Nazim Mehdi (Saint-Jean), Barbara Piclet (Marseille)
          14h00 / 15h30
          Auteur(s) :
          • Nazim Mehdi (Saint-Jean / FRANCE)
          • Barbara Piclet (Marseille / FRANCE)
        14h00 - 15h36
        salle 351
        Communications Orales :
        Thématique : Gestion des risques| Thème de l'année : La décision médicale
        Modérateur : Christian Delaunay (Longjumeau / FRANCE), Philippe Tracol (Cavaillon / FRANCE)
        • Communication Orale :
          Place de l'aspirine dans les nouvelles recommandations européennes sur la thromboprophylaxie en chirurgie prothétique de la hanche et du genou
          14h00 / 14h08
          Auteur(s) :
          • Jean-Yves Jenny (Strasbourg / FRANCE)
          • Marc Samama (Paris, France / FRANCE)

          Abstract : La prévention de la thrombose postopératoire est une préoccupation constante des chirurgiens orthopédistes. Il est reconnu que le risque thrombogène est important après implantation d'une prothèse de hanche ou de genou, avec des taux de thrombose pouvant atteindre 50% sans prophylaxie ayant justifié les recommandations d'un traitement préventif systématique par anticoagulants injectables (HBPM) et plus récemment oraux (ACD), au prix potentiel de complications hémorragiques. Les travaux récents justifient de recentrer l'analyse sur les événements thromboemboliques symptomatiques et non plus sur la survenue de caillots, les caillots distaux et les caillots asymptomatiques étant potentiellement bénins. L'hypothèse de cette étude était que les publications récentes justifient d'alléger le traitement antithrombotique prophylactique classique sans augmenter le risque de d'événement thromboembolique symptomatique. La base de cette revue de la littérature était la conférence de consensus de l'American College of Chest Physicians (ACCP) de 2012. Ont été sélectionnées les publications postérieures à cette conférence, analysant l'efficacité et la sécurité de l'aspirine en comparaison des autres traitement prophylactiques. Le groupe de travail a ensuite élaboré les recommandations selon une procédure consensuelle, en répondant à trois questions : 1) l'aspirine est-elle efficace pour la prévention des thromboses ? 2) l'aspirine est-elle plus ou moins efficace que les traitements de référence pour la prévention des thromboses ? 3) l'aspirine est-elle plus ou moins dangereuse que les traitements de référence ?6 articles ont été sélectionnés, regroupant près de 50.000 interventions. L'aspirine diminue le risque d'événement thromboembolique postopératoire symptomatique par rapport au placebo. L'aspirine est aussi efficace ou peut-être un peu moins efficace que les traitements de référence dans la prévention des événements thromboemboliques symptomatiques postopératoires. L'aspirine provoque moins de complications hémorragiques graves ou mineures que les traitements de référence dans la prévention des événements thromboemboliques postopératoires. L'analyse bibliographique justifie d'utiliser préférentiellement l'aspirine en prévention des événements thromboemboliques symptomatiques après prothèse de hanche et de genou de première intention, en tout cas chez des patients avec un risque thrombogène standard. L'augmentation potentielle du risque thrombotique apparaît largement compensée par la diminution du risque de saignement. La littérature ne permet pas de transposer cette attitude n'est pas transposable aux autres interventions orthopédiques. Ces recommandations européennes doivent encore être acceptées par les sociétés nationales.
        • Communication Orale :
          Place de l'aspirine dans les nouvelles recommandations européennes sur la thromboprophylaxie en chirurgie orthopédique non prothétique avec protocoles de récupération accélérée
          14h08 / 14h16
          Auteur(s) :
          • Jean-Yves Jenny (Strasbourg / FRANCE)
          • Marc Samama (Paris, France / FRANCE)

          Abstract : La prévention de la thrombose postopératoire est une préoccupation constante des chirurgiens orthopédistes. Il est reconnu que le risque thrombogène est important après intervention orthopédique, avec des taux de thrombose pouvant atteindre 50% sans prophylaxie ayant justifié les recommandations d'un traitement préventif systématique par anticoagulants injectables (HBPM) et plus récemment oraux (ACD), au prix potentiel de complications hémorragiques. L'utilisation de plus en plus répandue des protocoles de récupération accélérée pourrait permettre de diminuer le risque thrombotique. L'hypothèse de cette étude était que les publications récentes justifient d'alléger le traitement antithrombotique prophylactique classique sans augmenter le risque de d'événement thromboembolique symptomatique. La base de cette revue de la littérature était la conférence de consensus de l'American College of Chest Physicians (ACCP) de 2012. Ont été sélectionnées les publications postérieures à cette conférence, analysant l'efficacité et la sécurité de l'aspirine en comparaison des autres traitement prophylactiques. Le groupe de travail a ensuite élaboré les recommandations selon une procédure consensuelle.La littérature justifie de stratifier la stratégie de prévention des événements thromboemboliques après chirurgie orthopédique et protocole de récupération accélérée selon deux critères : le risque lié au patient et le risque lié à l'intervention. Les interventions à haut risque retenues sont représentées par les ostéosynthèses du bassin et de la hanche, les ostéotomies du bassin, de la hanche et du genou. Les risques liés au patient retenus sont séparés en risques mineurs (âge > 60 ans, obésité morbide avec IMC > 40 kg/m², immobilisation préopératoire de plus de 4 jours, insuffisance veineuse chronique) ou majeurs (néoplasie évolutive, thrombophilie, antécédent personnel ou familial d'événement thromboembolique, grossesse ou post-partum, acte chirurgical de plus de 120 minutes). Pour une intervention à faible risque chez un patient à faible risque, aucun traitement prophylactique n'est recommandé. Pour une intervention à faible risque chez un patient à haut risque ou une intervention à haut risque chez un patient à faible risque, la prescription d'une HBPM est suggérée. Pour une intervention à haut risque chez un patient à haut risque, la prescription d'une HBPM est recommandée, sauf en cas de risque hémorragique élevé. Ces recommandations ne concernent que les patients opérés en ambulatoire ou suivant un protocole de récupération accélérée. Ces recommandations européennes doivent encore être acceptées par les sociétés nationales.
        • Communication Orale :
          Thromboprophylaxie après prothèse de hanche et de genou : l'aspirine est-elle une solution efficace et sûre ? Une étude comparative rétrospective
          14h16 / 14h24
          Auteur(s) :
          • Arnaud Fischbacher (Yverdon-Les-Bains / SUISSE)
          • Jean-François Fischer (Yverdon-Les-Bains / SUISSE)
          • Olivier Husmann (Yverdon-Les-Bains / SUISSE)
          • Alexandre Lunebourg (Yverdon-Les-Bains / SUISSE)

          Abstract : Les patients bénéficiant d'une prothèse sont à risque d'un accident thrombo-embolique. La prise en charge des patients évolue avec des programmes de récupération rapide après chirurgie remettant en question la thromboprophylaxie. De plus en plus, l'aspirine est évoquée comme alternative. L'aspirine a déjà prouvé être un agent efficace dans la prévention thrombo-embolique avec comme avantage d'être bon marché, facile à administrer et bien tolérée. Cependant, il existe peu d'études dans la littérature comparant véritablement l'efficacité de l'aspirine à d'autres agents thromboprophylactiques. Le but de cette étude est de comparer du point de vue des complications et des coûts notre pratique actuelle, soit l'utilisation d'une héparine de bas poids moléculaire puis de l'aspirine, à celle que nous avions précédemment à savoir l'utilisation d'une héparine de bas poids moléculaire puis du rivaroxaban.Les patients ayant bénéficié d'une prothèse totale primaire de hanche ou de genou dans notre institution en 2017 ont été inclus. Les patients connus pour des antécédents thrombo-emboliques ont été exclus. La première moitié de l'année, nos patients recevaient une héparine de bas poids moléculaire pendant deux semaines puis du rivaroxaban 10mg par jour pour quatre semaines (groupe rivaroxaban). Depuis mi-2017, nous avons changé notre pratique pour une héparine de bas poids moléculaire durant l'hospitalisation suivi d'un traitement d'aspirine 100mg deux fois par jour pour deux semaines (groupe aspirine). Nous avons étudié les complications ayant eu lieu dans les 45 et 90 jours post-opératoires tels que les accidents thrombo-emboliques (thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire), les saignements (hémarthrose) et les décès.318 patients (60% hanches, 40% genoux) ont été identifiés. Il n'y avait pas de différence significative dans l'incidence d'accidents thrombo-emboliques entre le groupe traité par aspirine (2%) et celui traité par rivaroxaban (0%) (p > 0.05). De plus, l'utilisation de l'aspirine était associée à une diminution des hémarthroses (2%) comparé au rivaroxaban (7.8%) (p < 0.05) et une économie de 224 francs suisses (environ 200 euros, 80% de moins).L'aspirine semble être un agent efficace et sûr dans la prévention thrombo-embolique après prothèse de hanche et de genou. De plus, de par son faible coût, l'utilisation de l'aspirine pourrait permettre de faire des économies dans la santé.
        • Communication Orale :
          Méthode de contrôle de la fonctionnalité des conteneurs de stérilisation
          14h24 / 14h32
          Auteur(s) :
          • Lucie Decarout (Chambéry / FRANCE)
          • Christophe Lambert (Chambéry / FRANCE)
          • Eric Montbarbon (Chambéry / FRANCE)

          Abstract : Les conteneurs de stérilisation, très utilisés en orthopédie présentent parfois une rupture d'étanchéité de la jonction cuve/couvercle. Afin de s'assurer de la bonne étanchéité, le test de fuite à l'eau, ainsi décrit dans le document normatif AFNOR FD S98-053 est utilisé. La rupture d'étanchéité peut-elle provoquer une contamination du matériel lors du stockage ou du transport entre deux établissements ? Le maintien des performances de barrière filtrante est-il vérifié ? Nous utilisons 5 séries de 3 conteneurs (temoin positif sans barriere filtrante, conteneur avec barriere filtrante et test de fuite a l'eau negatif ou positif). Les conteneurs sont stérilisés après avoir placé au fond de la cuve une plaque de gélose. Dans une chambre étanche, les conteneurs sont exposés à un aérosol de Micrococcus luteus sous contrainte d'une surpression (25, 50 ou 75 mbar). Les plaques de gélose sont mises en culture pendant 5 jours à 37°C pour identification bactérienne. La méthode ANOVA (analyse de la variance) est utilisée comme test statistique.L'efficacite de la barriere filtrante est jugée par le facteur de reduction logarithmique (LRV). A 25 mbar, 74% des conteneurs présentant une fuite au test a l'eau laissent pénétrer les microorganismes malgré la présence de barrière filtrante. La surpression est identifiée comme un facteur favorisant la penetration de micro-organismes dans les conteneurs. D'autre part, les conteneurs présentant un test de fuite à l'eau positif sont significativement plus contamines que des conteneurs disposant d'une etancheite parfaite (p-valeurs < 5%). Les contrôles visuels de fonctionnalité des conteneurs sont insuffisants pour évaluer leurs performances avant réutilisation. Notre étude montre qu'une rupture d'étanchéité de la jonction ne permet pas de garantir le maintien de l'état stérile à l'intérieur de ces conteneurs dans les conditions expérimentales. Il existe une fausse sécurité des conteneurs, une fuite peut apparaître, la cuve et le couvercle peuvent se déformer à l'usage. Les conteneurs sont des produits réutilisables fragiles. L'utilisation de conteneurs défectueux et présentant notamment un test à l'eau positif pourrait compromettre la sécurité des patients. Le test de fuite a l'eau peut etre considere comme discriminant pour évaluer le maintien des performances des conteneurs. En consequence, les conteneurs positifs au test devraient être retires du circuit de retraitement et faire l'objet d'une maintenance curative.
        • Communication Orale :
          Le Test BJI Inoplex sur prélèvement sanguin améliore-t-il la décision médicale pour la prise en charge des infections péri-prothétiques chroniques ? Résultats préliminaires dans un centre CRIOAC
          14h32 / 14h40
          Auteur(s) :
          • Julien Dartus (Lille / FRANCE)
          • Sophie Putman (Lille / FRANCE)
          • Kevin Benad (Lille / FRANCE)
          • Eric Senneville (Lille / FRANCE)
          • Henri Migaud (Lille / FRANCE)
          • Marie Titecat (Lille / FRANCE)
          • Caroline Loiez (Lille, France / FRANCE)

          Abstract : La ponction et les prélèvements opératoires sont les examens de référence pour le diagnostic d'infection péri-prothétique (IPP) mais il s'agit d'examens invasifs nécessitant un prélèvement articulaire. Le BJI Inoplex (DIAXONHIT) est un test diagnostique sur prélèvement sanguin basé sur la méthode ELISA mesurant la réponse immune (présence d'IgG spécifique) de trois familles bactériennes : Staphylococcus epidermis, aureus et lugdunensis, Streptococcus B et Cutibacterium Acnes. Nous avons utilisé prospectivement ce test pendant 1 an dans un centre de référence CRIOAC pour aider à la décision médicale. Cette étude préliminaire était destinée à évaluer la valeur de ce test en situation à priori complexe.Nous l'avons appliqué chez 24 patients entre Janvier 2016 et Janvier 2017 sur des suspicions d'IPP chronique avec discordance clinique ou biologique (13 prothèses de genou et 11 prothèses de hanche). L'indication du test était posée par un opérateur référent CRIOAC. Le prélèvement standard était prélevé sur tube sec par une IDE référente avec une CRP et traité en priorité par deux microbiologistes séniors. Les 24 résultats ont été comparés aux cultures réalisées à la suite du test de détection des anticorps spécifiques. La présence d'une infection était définie selon les critères Musculo Skeletal Infection Society (MSIS).Huit patients sur 24 présentaient des critères MSIS positifs, parmi lesquels 4 patients avaient un BJI positif et 4 patients avaient un BJI négatif. Seize patients présentaient des critères MSIS négatifs parmi lesquels 9 patients avaient un BJI négatif et 7 patients avaient un BJI positif. La Valeur Prédictive Positive était de 0,36, la Valeur Prédictive Négative était de 0,69. La sensibilité était de 0,50 et la Spécificité de 0,56. Deux des onze tests BJI positifs concordaient avec des infections polymicrobiennes comprenant des bactéries explorées par le test et des bactéries non explorées, permettant la positivité du test (mais des bactéries étaient identifiées en dehors du champ d'investigation (Clostridium Striatum , Bacillus).Les résultats obtenus ne nous permettent pas d'optimiser la décision médicale dans le cadre de suspicion d'IPP chronique. Les performances du test (en particulier la VPN à 0,69) sont décevantes et ne nous permettent pas de conclure sur l'existence ou non d'une IPP. Ce test ne couvre que les germes les plus fréquents et non l'intégralité du spectre bactériologique des IPP, notamment lors d'infections polymicrobiennes
        • Communication Orale :
          Efficacité du test rapide à l'alpha-défensine (Synovasure) pour le diagnostic d'infection péri-prothétique en situation microbiologique complexe : Valeur prédictive sur 51 cas dans un centre de référence CRIOAC
          14h40 / 14h48
          Auteur(s) :
          • Benoit de Saint Vincent (Lille / FRANCE)
          • Sophie Putman (Lille / FRANCE)
          • Henri Migaud (Lille / FRANCE)
          • Caroline Loiez (Lille, France / FRANCE)
          • Julien Girard (Lille / FRANCE)
          • Gilles Pasquier (Lille / FRANCE)
          • Eric Senneville (Lille / FRANCE)

          Abstract : La ponction articulaire est l'examen de référence pour le diagnostic des infections périprothétiques (IPP) malgré des faux négatifs liés notamment à la culture difficile de certains agents infectieux. Le test de détection rapide (TDR) de l'alpha-défensine (Synovasure, Zimmer, Varsaw, USA) permet le diagnostic rapide d'IPP à partir de liquide synovial, détectant les infections à tous microorganismes (dont levures et mycobactéries) sans influence de l'antibiothérapie concomitante. Il existe peu de données en dehors des groupes concepteurs et aucune validation en France notamment dans un centre de référence où les situations microbiologiques complexes sont fréquentes. Aussi nous avons mené une étude prospective afin de déterminer en situation de diagnostic microbiologique difficile : 1) la sensibilité, la spécificité, 2) les valeurs prédictives positives (VPP) et négatives (VPN). Le TDR a été utilisé 51 fois par un observateur unique ou sous son contrôle direct chez 47 patients entre octobre 2015 et Janvier 2018 dans les situations de diagnostic microbiologique difficile (23 ponctions discordantes et 27 cultures négatives alors qu'il existait des arguments cliniques ou biologiques en faveur de l'infection, et 1 antibiothérapie en cours). Il s'agissait de 27 prothèses totales de genou, 17 prothèses totales de hanche et 3 fémurs totaux. Les résultats des 51 TDR ont été comparés aux critères du score Musculo Skeletal Infection Society (MSIS). La puissance, avec 51 cas, pour un risque alpha de 5%, avec un écart type de la VPN de 5,96% sur 14 références de la littérature, a été calculée à 94%.Les TDR étaient négatifs dans 37 cas avec culture négative du liquide articulaire (37/51 (72,5%)). Quatorze sur 51 (27,5%) TDR rapides étaient positifs avec seulement 9 cultures positives du liquide articulaire (64,3%). Onze cas étaient infectés selon les critères MSIS avec 10 TDR positifs et 1 négatifs, et 40 n'étaient pas infectés selon les critères MSIS avec 3 TDR positifs (plus un TDR positif avec une métallose découverte en per-opératoire et exclue) et 36 TDR négatifs. La VPN était de 97,3%, la VPP de 76,9%, la sensibilité de 90,9% et la spécificité de 92,3%.La VPN élevée du Synovasure permet d'envisager son utilisation dans des situations de diagnostic microbiologique complexe, apportant un nouvel outil afin de poser et surtout d'écarter un diagnostic d'infection quand celui-ci n'est pas évident, notamment dans des situations d'urgence lorsque l'équipe chirurgicale ne dispose pas d'un laboratoire microbiologique à proximité.
        • Communication Orale :
          Diagnostic échographique des phlegmons des gaines des fléchisseurs : à propos d'une série de 20 cas
          14h48 / 14h56
          Auteur(s) :
          • Guillaume Prunières (Strasbourg / FRANCE)
          • Stéphanie Gouzou (Strasbourg / FRANCE)
          • Juan-José Hidalgo-Diaz (Strasbourg / FRANCE)
          • Philippe Liverneaux (Strasbourg / FRANCE)
          • Sybille Facca (Strasbourg / FRANCE)

          Abstract : Certains auteurs ont démontré l'intérêt de l'échographie dans le diagnostic des phlegmons des gaines des fléchisseurs. L'hypothèse principale était de démontrer que le diamètre échographique de la gaine du fléchisseur aux alentours de la poulie A2 était supérieur en présence d'un phlegmon par rapport au côté sain controlatéral. L'hypothèse secondaires était de démontrer la reproductibilité de ces mesures. Notre série comportait 20 patients opérés d'un phlegmon des gaines des fléchisseurs, incluant 12 hommes et 8 femmes. La moyenne d'âge des patients étaient de 41,7 ans. Ils ont tous bénéficié d'une échographie peropératoire.Le diamètre moyen mesuré en échographie d'une gaine digitale en regard de la poulie A2 était de 5.01 mm en section transversale, et de 5.03mm en section longitudinale sur une gaine digitale infectée contre 4.17mm dans toutes les tranches de section sur les doigts sains controlatéraux. La reproductibilité a été mesurée par un coefficient interne entre les valeurs transverses et longitudinales : la valeur de 0.910 pour les doigts infectés et la valeur de 0.928 pour les doigts contralateraux était excellente. Les hypothèses ont été vérifiées. Une augmentation >20% unilatérale du diamètre mesuré de la gaine du fléchisseur transversalement ou longitudinalement, en échographie en regard de la poulie A2, peut permettre de poser une indication opératoire de phlegmon des gaines des fléchisseurs.L'échographie en chirurgie de la main notamment dans le cadre d'une suspicion de phlegmon des gaines des fléchisseurs est un excellent outil dans la décision médicale de la prise en charge.
        • Communication Orale :
          Épidémiologie de la sinistralité dans un service hospitalo-universitaire de chirurgie orthopédique et traumatologique : étude rétrospective sur 10 ans.
          14h56 / 15h04
          Auteur(s) :
          • Charles Agout (Tours / FRANCE)
          • Philippe Rosset (Tours / FRANCE)
          • Jérome Druon (Tours, France / FRANCE)
          • Jean Brilhault (Tours / FRANCE)
          • Luc Favard (Tours / FRANCE)

          Abstract : La chirurgie orthopédique et traumatologique est la spécialité la plus fréquemment concernée par les réclamations indemnitaires au sein des spécialités chirurgicales. Peu de données existent sur le sujet en France, notamment dans un centre hospitalier universitaire. Aussi, nous avons mené une étude rétrospective afin : (1) d'identifier les caractéristiques épidémiologiques des patients réalisant une demande d'indemnisation à l'encontre d'un service universitaire de chirurgie orthopédique et traumatologique en France ; (2) de réaliser une analyse des interventions chirurgicales impliquées, des procédures juridiques utilisées et des conséquences financières. Hypothèse : Le profil épidémiologique des procédures en réparation indemnitaire en France est en accord avec les données des études européennes et américaines.Étude observationnelle, rétrospective et monocentrique incluant tous les dossiers de réparation indemnitaire clôturés entre 2007 et 2016 impliquant un service hospitalo-universitaire de chirurgie orthopédique et traumatologique. Les données épidémiologiques des patients, l'intervention chirurgicale, le type de procédure et les conséquences financières ont été analysées.Parmi 51 582 interventions chirurgicales réalisées, 71 dossiers (0,0014 %) de réclamation indemnitaire ont été analysées (soit 1/726 interventions). On retrouve une augmentation significative (p = 0,040) du nombre de dossiers sur 10 ans. Pour 36/71 (53,7 %) dossiers de demande d'indemnisation, le mode de recours était la commission de conciliation et d'indemnisation (CCI), pour 23/71 (32,8 %) le tribunal administratif et pour 12/71 (13,4 %) le recours amiable. Le principal motif de demande d'indemnisation par le patient était l'infection nosocomiale dans 36/71 (50,7 %) dossiers. Vingt-neuf plaintes (40,8 %) ont abouti à une indemnisation financière pour le patient, dont la moyenne était de 28 301 euros (2 400-299 508 euros). Les indemnisations étaient significativement plus élevées (p < 0,05) pour les dossiers concernant la chirurgie du membre inférieur que pour ceux du membre supérieur.Les demandes indemnitaires à l'encontre des chirurgiens orthopédistes sont en significative augmentation depuis plusieurs années, ces dernières sont rares mais elles représentent un coût important pour la société. Les infections nosocomiales sont la principale cause de litige dans notre spécialité.
        • Communication Orale :
          La traumatologie est-elle vraiment plus à risque de contentieux que la chirurgie réglée dans un service hospitalo-universitaire de chirurgie orthopédique et traumatologique ? Etude rétrospective sur 3 ans.
          15h04 / 15h12
          Auteur(s) :
          • Vincent Sabatier (Paris / FRANCE)
          • Frederic Khiami (Paris / FRANCE)
          • Hugues Moussellard (Paris / FRANCE)

          Abstract : La chirurgie orthopédique est la spécialité chirurgicale la plus à risque de réclamations indemnitaires. La traumatologie a mauvaise réputation auprès des chirurgiens orthopédistes et est supposée plus à risque de suites médico-légales avec la surcharge de travail que cela représente dans la gestion des dossiers. Très peu de données existent sur le sujet en France. Nous avons donc mené une étude rétrospective afin de déterminer si la traumatologie est plus à risque que la chirurgie réglée en termes de recours indemnitaire.Etude observationnelle, rétrospective et monocentrique incluant tous les dossiers de demande de réparation indemnitaire entre 2012 et 2015 concernant un service hospitalo-universitaire de chirurgie orthopédique et traumatologique. Nous avons analysé systématiquement les données épidémiologiques des patients, le type d'intervention, la nature urgente ou réglée de l'acte chirurgical, le type de procédure, les conclusions de l'expertise et les conséquences financières.Parmi 14877 interventions chirurgicales réalisées dans le service, 6065 l'ont été au bloc d'urgence (40,7% de l'activité), 8812 au bloc de chirurgie froide (59,3% de l'activité). 51 dossiers ont été traités (soit 1/292 interventions). Le mode de recours était amiable pour 19/51 (37,2%), la commission de conciliation et d'indemnisation (CCI) pour 35/51 (68,6%), en contentieux devant le Tribunal Administratif pour 7/51 (13,7%). Sur les 6065 dossiers de chirurgie urgente, 9 ont débouché sur une demande d'indemnisation (0,15%) 5 sont considérés comme clos et 4 ont abouti à une indemnisation financière pour le patient (0,066%) avec 3282 euros en moyenne (850-6731). Sur les 8812 dossiers de chirurgie réglée, 42 ont eu une demande d'indemnisation (0,48%), 24 sont considérés comme clos et 6 ont abouti à une indemnisation financière (0,068%) avec 11338 euros en moyenne (1500-22500).La traumatologie est donc moins à risque de procédure de réparation indemnitaire. Le taux global d'indemnisation est comparable à celui de la chirurgie réglée et le coût moyen par dossier est nettement inférieur. Cependant la petite taille de notre effectif et le nombre de dossiers encore en cours de traitement ne nous permet pas d'être statistiquement significatif.La sinistralité en orthopédie reste faible, mais est en constante augmentation. Des études complémentaires à plus grande échelle sont nécessaires afin de déterminer les situations les plus à risques pour pouvoir mieux les maîtriser.
        • Communication Orale :
          Impact clinique, économique et organisationnel des activités de pharmacie clinique dans un service de chirurgie orthopédique et de traumatologie
          15h12 / 15h20
          Auteur(s) :
          • Pierre Renaudin (Montpellier / FRANCE)
          • Louis Dagneaux (Montpellier / FRANCE)
          • Annabelle Coste (Montpellier / FRANCE)
          • Maxime Villiet (Montpellier / FRANCE)
          • François Canovas (Montpellier / FRANCE)

          Abstract : Les activités de pharmacie cliniques permettent d'améliorer la qualité et la sécurité des soins et ont montré leur efficacité sur la réduction du nombre d'erreurs médicamenteuses et du nombre de réadmission liés à un événements indésirables médicamenteux (EIM). Le but de l'étude était d'évaluer l'impact clinique, économique et organisationnel des services de pharmacies cliniques dans deux services de soins (service de chirurgie orthopédique et service de traumatologie). Il s'agissait d'une étude observationnelle prospective réalisée de janvier à février 2017. Toutes les interventions du pharmacien (IP) ont été documentées et l'impact clinique, économique et organisationnel, a été évaluée ainsi que la probabilité de survenue d'une EIM en l'absence d'intervention. Trois pharmaciens, un chirurgien et un anesthésiste ont évalué indépendamment les interventions et les désaccords ont été résolus par consensus. Un calcul des cout évités et du bénéfice indirect a également été réalisé. Nous avons considéré que le cout d'une EIM était de de 4 912€ et que le cout moyen du pharmacien pour l'établissement de santé était de 150 000 euros par an. Toutes les analyses ont été réalisé à l'aide du logiciel IBM SPSS 20.0. L'équipe pharmaceutique a réalisé 1014 interventions en 28 jours avec 95,3% d'acceptation par les prescripteurs. Trente-neuf interventions ont été évaluées comme ayant un impact clinique majeur (3,8%) (c'est-à-dire prévention de dommages qui causent ou prolongent un séjour à l'hôpital ou entraînent une invalidité permanente). L'impact organisationnel a été estimé favorable pour 856 (84,4%) des IP. Les coûts évités ont été estimé à 38 608 euros et le bénéfice indirects a été estimé à 26 108 euros. Le rapport coût-bénéfice de l'intervention de l'équipe pharmaceutique était de 2,1 € d'économies pour chaque euro investi.Les activités de pharmacie clinique dans un service de chirurgie orthopédique et traumatologique ont le potentiel d'améliorer les résultats pour les patients et d'éviter des coûts de soins de santé supplémentaires. De plus, la présence du pharmacien dans l'unité de soins a permis une meilleure communication entre les personnels soignants tout en améliorant l'efficience de la prise en charge médicamenteuse.D'après notre étude, il existe un bénéfice clinique, économique et logistique mesurable apporté par un pharmacien dans l'aide à la décision médicale en service.
        • Communication Orale :
          Peut-on encore publier ses résultats en France ?
          15h20 / 15h28
          Auteur(s) :
          • Christian Lutz (Strasbourg / FRANCE)

          Abstract : L'objectif de cette présentation est d'alerter la communauté orthopédique sur les difficultés majeures à pouvoir publier ses résultats, en particulier pour un praticien exerçant en libéral.Ce constat fait suite à une série de contraintes rencontrées lors de l'élaboration d'une étude prospective de revue de patients opérés d'une technique de ligamentoplastie du genou réalisée par l'auteur depuis plus de 15 ans et dont l'objectif principal est de déterminer le taux de re-rupture à 2 ans dans une population de sportifs pivot-contact.Les principales difficultés rencontrées ont été : - Nécessité de faire appel à une société de méthodologie spécialisée en orthopédie pour la rédaction du projet (40 pages) et le suivi de l'étude ; - Nécessité de trouver le financement pour le travail fourni par cette société (8500 euros) - Le laboratoire partenaire ayant accepté ce financement ne pouvant rétribuer directement l'auteur (loi des « compliance »), nécessité de créer une association destinée à la recherche (sollicitation de l'expert-comptable pour rédaction des statuts juridiques, création d'un compte bancaire dédié …) - Nécessité de contracter une assurance spécifique pour cette étude (la seule modification dans la prise en charge des patients étant un contrôle clinique à 1 et 2 ans post-opératoire) - Soumission à la Commission de Protection des Personnes (où aucun chirurgien ne siège dans la commission de délibération) dont la réponse est : « L'évaluation d'une technique ne peut pas reposer sur la pratique et l'expérience d'un seul chirurgien. Le CPP propose que vous réalisiez dans un premier temps une étude rétrospective pour connaître les résultats de l'expérience acquise. » Cet avis du CPP signifie qu'il n'est donc pas (plus) possible pour un praticien unique de réaliser une étude prospective pour évaluer les résultats de sa pratique chirurgicale. A l'heure du DPC et du partage d'expérience qui est un des fondements de notre pratique et de nos congrès, ceci constitue une source de découragement quant à l'investissement du praticien dans les travaux et publications scientifiques qui risquent de s'appauvrir inéluctablement.Une réflexion collective de la communauté orthopédique est nécessaire pour promouvoir la publication des résultats de notre pratique chirurgicale.
        • Communication Orale :
          Syndrome de burnout et état des lieux de la santé psychologique des chirurgiens orthopédiques français : résultat d'une enquête nationale.
          15h28 / 15h36
          Auteur(s) :
          • Grégoire Faivre (Besançon / FRANCE)
          • Hugo Kielwasser (Besançon / FRANCE)
          • Francois Loisel (Besancon / FRANCE)
          • Laurent Obert (Vesoul / FRANCE)
          • Marie Panouilleres (Besançon / FRANCE)

          Abstract : Le syndrome de burnout est une des manifestations possibles de la souffrance des soignants, qui peut notamment toucher les chirurgiens. Il associe un épuisement émotionnel (EE), une dépersonnalisation (DP) et une diminution de l'accomplissement personnel (DAP). L'objectif de cette étude était de déterminer la prévalence de ce syndrome chez les chirurgiens orthopédiques français, et d'en déterminer les facteurs de risques et protecteurs. Nous avons conduit une enquête nationale entre Février et Avril 2017, en diffusant un questionnaire numérisé par voie électronique. Le protocole de l'étude avait été validé par le CNIL et le CPP. Le syndrome de burnout était évalué par le score MBI (Maslach Burnout Inventory), et les symptômes dépressifs par le GHQ-12 (General Health Questionnaire). Des données démographiques, sur la vie de couple et liées à la pratique chirurgicale étaient également recueillies.Quatre cent quarante et un chirurgiens ont participé à l'étude. L'âge moyen était de 50 ans, et on retrouvait 93,7% d'hommes. Quatorze pour cent d'entre eux présentaient un degré élevé d'EE, 23% un degré élevé de DP, et 19% de DAP. 10,6% d'entre eux avaient un score pathologique à 2 ou 3 des sous-échelles du MBI, reflétant un burnout sévère. On retrouvait des symptômes dépressifs chez près d'un tiers des chirurgiens (29,5%). Huit pour cent des participants rapportaient des idées suicidaires au cours de la dernière année, et 17% des situations de harcèlement au travail. Après analyse statistique, les troubles dépressifs (p=0,0006), les problèmes au sein du couple (p=0,0226) et la pratique en secteur public (p=0,0002) étaient des facteurs associés au burnout. Pour 40% des répondants, la reconnaissance et la satisfaction des patients représentait l'aspect le plus satisfaisant de leur carrière, alors que la pression administrative était l'aspect le plus frustrant dans 18% des cas.Notre étude révèle des taux importants de burnout chez les chirurgiens orthopédiques français. Dans la littérature, le burnout augmente le risque d'erreurs médicales et de conduites suicidaires. Ces résultats montrent l'importance de la prise en charge et du dépistage du syndrome de burnout chez les personnels soignants.