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CONGRÈS DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE Chirurgie Orthopédique et Traumatologique

12-15 Novembre 2018
Palais des Congrès
Paris

Programme

jeudi 15 novembre 2018

16h00 - 17h30
salle Passy
Communications Orales :
Thématique : Epaule/Coude
Modérateur : Xavier Ohl (Reims / FRANCE), Johanne Barth (Grenoble / FRANCE)
  • Communication Orale :
    Est-ce-que l'impact des facteurs psychologiques préopératoires sur la douleur à 1 an de recul est fonction de l'articulation prothèsée? Etude prospective comparative de 3 cohortes de patients porteurs d'une prothèse totale d'épaule, de hanche ou de genou
    16h00 / 16h08
    Auteur(s) :
    • Marie Hélène Sandiford (Boulogne-Billancourt, France / FRANCE)
    • Shahnaz Klouche (Boulogne-Billancourt / FRANCE)
    • Christophe Menigaux (Boulogne-Billancourt, France / FRANCE)
    • Thomas Bauer (Boulogne / FRANCE)
    • Philippe Hardy (Boulogne-Billancourt / FRANCE)

    Abstract : Selon la littérature, le catastrophisme douloureux et la détresse psychologique préopératoires du patient sont des facteurs prédictifs de la douleur chronique postopératoire après prothèse totale de hanche (PTH) et de genou (PTG). Aucune donnée n'est disponible pour les prothèses totales d'épaule (PTE). L'objectif principal était d'évaluer la relation entre l'état psychologique préopératoire du patient et la douleur chronique à 1 an postopératoire selon l'articulation prothèsée. Une étude prospective a inclus en 2014-2015 tous les patients opérés d'une PTE, PTH ou PTG pour une arthrose dégénérative. Le critère principal d'évaluation était la corrélation à 1 an de recul entre le score préopératoire de catastrophisme douloureux (PCS) et la douleur postopératoire articulaire au repos. Les critères secondaires étaient le score de dépression (Beck-BDI ou GDS15 si plus de 75 ans), le score d'anxiété (STAI-A état et STAI-B trait), le questionnaire de douleur neuropathique (DN4) et les scores fonctionnels WOMAC et d'Oxford d'épaule (OSS) renseignés en préopératoire et à 1 an de recul. Le nombre minimal calculé de patients était de 60 par groupe de prothèses. Parmi 287 patients inclus, 266 ont été analysés, 103 PTG, 96 PTH et 67 PTE, 173 femmes et 93 hommes, moyenne d'âge 71.8+/-10.3ans. A l'inclusion, aucune différence significative n'a été retrouvée sur les facteurs psychologiques entre les 3 groupes de patients. Pour l'ensemble des patients, le PCS préopératoire était significativement corrélé à la douleur à 1 an mais plus faiblement dans le sous-groupe PTE. Le sous-groupe PTE présentait significativement moins souvent une douleur de type neuropathique à 1 an de recul (p=0,01). L'analyse multivariée a identifié comme facteurs de risque d'une douleur d'intensité supérieure à 30/100 à 1 an de recul: un score catastrophisme préopératoire supérieur à 20/52 (OR=3,5), un score anxiété-trait supérieur ou égal à 46 (OR=2.4), une douleur préopératoire supérieure ou égale à 60/100 (OR=3.2) et qui dure depuis au moins 3 ans (OR=1,8).Le dépistage préopératoire d'une vulnérabilité psychologique patente permettrait de proposer une prise en charge psychologique préopératoire adaptée et préventive. Le catastrophisme douloureux préopératoire et l'anxiété-trait sont des facteurs de risque de douleur postopératoire chronique aussi bien après une arthroplastie d'épaule que de hanche ou de genou.
  • Communication Orale :
    Intérêt de l'adjonction d'un transfert selon L'Episcopo lors de la réalisation d'une arthroplastie inversée d'épaule chez les patients présentant une perte combinée de l'élévation et de la rotation externe (CLEER)?
    16h08 / 16h16
    Auteur(s) :
    • Mikaël Chelli (Nice / FRANCE)
    • Jean-François Gonzalez (Nice / FRANCE)
    • Marc Olivier Gauci (Nice / FRANCE)
    • Luc Favard (Tours / FRANCE)
    • Gilles Walch (Lyon / FRANCE)
    • Pascal Boileau (Nice / FRANCE)

    Abstract : La perte combinée de l'élévation et de la rotation externe (CLEER) est une situation rare mais dramatique pour les patients présentant une rupture massive de coiffe, affectant sévèrement leur capacité à assumer des activités de la vie quotidienne. Notre objectif était d'évaluer l'apport sur le résultat clinique à moyen terme de l'adjonction d'un transfert musculo-tendineux du Latissimus Dorsi et du Teres Major (LDTM) lors de la réalisation d'une prothèse totale d'épaule inversée (PTEI). Nous avons identifié rétrospectivement 48 patients avec un tableau de CLEER secondaire à une rupture massive de coiffe, traités par PTEI avec ou sans transfert, et avec un recul minimal de 5 ans. En préopératoire, tous les patients présentaient un signe du clairon et du portillon. Vingt-neuf ont été traités par PTEI sans transfert (Groupe PTEI) et 19 ont eu une PTEI avec un transfert selon L'Episcopo (Groupe PTEI+LDTM).Le suivi moyen était de 8 ans (5 - 14). Le score de Constant est passé de 28 à 54 dans le groupe PTEI et de 33 à 63 dans le groupe PTEI+LDTM. Les patients bénéficiant du groupe PTEI+LDTM montraient un gain significativement plus élevé en rotation externe (+24° vs +1° ; p=0.039). Les patients ayant eu un transfert perdaient le signe du clairon dans 73% des cas (vs 27% ; p=0.008) et ne déploraient pas plus de complications ou de limitation de la rotation interne. Le score ADLER moyen post-opératoire était de 18/30 dans le groupe PTEI vs 24/30 dans le groupe PTEI+LDTM (p<0.005).L'élévation active chez les patients CLEER était restaurée après PTEI. Cependant, sans transfert associé, ces patients ne devraient pas espérer d'amélioration de la rotation externe et ont une diminution des capacités pour les activités de la vie quotidienne.L'élévation active chez les patients CLEER était restaurée après PTEI. Cependant, sans transfert associé, ces patients ne devraient pas espérer d'amélioration de la rotation externe et ont une diminution des capacités pour les activités de la vie quotidienne.
  • Communication Orale :
    Les tiges humérales courtes non cimentées sont-elles à l'origine d'un remodelage osseux inquiétant ?
    16h16 / 16h24
    Auteur(s) :
    • Florence Dauzere (Toulouse / FRANCE)
    • Marine Arboucalot (Toulouse / FRANCE)
    • Vadim Azoulay (Toulouse / FRANCE)
    • Fanny Elia (Toulouse / FRANCE)
    • Nicolas Bonnevialle (Toulouse / FRANCE)
    • Pierre Mansat (Toulouse / FRANCE)

    Abstract : Actuellement, les arthroplasties de l'épaule préservent le capital osseux épiphyso-métaphysaire de l'humérus proximal, pour limiter les complications et faciliter les révisions chirurgicales. Les prothèses à tige courte non cimentées possèdent une stabilité qui repose sur un " press-fit " métaphysaire. Hypothèse: ces tiges sont à l'origine de remodelages osseux pouvant compromettre leur stabilité avec le recul.Il s'agit d'une étude rétrospective monocentrique continue menée de Janvier 2013 à Décembre 2015. 82 tiges courtes non cimentées ont été implantées, 33 prothèses inversées, et 49 prothèses anatomiques. Une analyse radiographique a été réalisée en post-opératoire immédiat et au dernier recul. Selon Denard et al., le remodelage osseux était jugé absent, minime, modéré ou important selon le nombre de modifications radiographiques observées.Au recul moyen de 31 mois (minimum 24 mois), le remodelage osseux était considéré comme absent (58.5%), minime (29.5%), et modéré (12%). Il existait des liserés autour de la tige humérale dans (16%), un amincissement cortical dans (44%), des lignes ostéocondensantes dans (27%), une ostéolyse du calcar dans (26%), et une ostéolyse des tubérosités dans (18%). Il existait une corrélation significative entre le remplissage du fût diaphysaire et métaphysaire et la survenue d'amincissement cortical (rempl Met : p<0,001; rempl Dia : p<0,001). Le sexe féminin était significativement associé à la survenue d'un amincissement cortical (p=0,04). Un remplissage plus important du fût huméral était significativement associé à la présence de lignes ostéo-condensantes (rempl Met : p=0,03; rempl Dia : p=0,03). Le niveau de remodelage était corrélé au remplissage du fût huméral métaphysaire et diaphysaire (rempl Met : p=0,04; rempl Dia : p=0,04). Une moindre épaisseur corticale diaphysaire calculée selon Tingart et al. n'était significativement pas corrélée à la présence de modifications radiographiques au dernier recul.Les tiges humérales courtes non cimentées ont été à l'origine d'un remodelage osseux dans 41.5% des cas au recul de 31 mois. Plus le remplissage métaphysaire et diaphysaire était important, plus l'amincissement cortical était fréquent, et ce d'autant plus qu'il s'agissait d'une femme. Ces remodelages font poser la question de la stabilité à long terme de ces implants.
  • Communication Orale :
    Faisabilité et acceptation des arthroplasties d'épaule en ambulatoire
    16h24 / 16h32
    Auteur(s) :
    • Caroline Cointat (Nice / FRANCE)
    • Michel Azar (Nice / FRANCE)
    • Laurie Tran (Nice / FRANCE)
    • Pascal Boileau (Nice / FRANCE)

    Abstract : Pour des raisons économiques, les chirurgiens sont encouragés à proposer des arthroplasties d'épaule en ambulatoire. L'objectif de cette étude est d'évaluer la faisabilité des arthroplasties d'épaule en ambulatoire.Etude prospective monocentrique. Les critères d'inclusion étaient : arthroplastie d'épaule primaire, score ASA 3, absence de trouble cognitif et maladie thrombo-embolique veineuse. Le critère de jugement principal était le taux de réadmission à 90 jours post-opératoires. Les critères de jugement secondaires étaient la douleur, la satisfaction de l'ambulatoire. Toutes les interventions ont été réalisées par un chirurgien sénior. Tous les patients bénéficiaient d'un cathéter péri-nerveux à base de ropivacaïne pendant 3 jours et pouvaient sortir le jour de l'intervention si le score PADSS (Post Anesthesia Discharge Scoring System) était 10. Le recul moyen était de 15,4 mois (5-24).Entre Février 2016 et Septembre 2017, 32 patients étaient éligibles à l'ambulatoire : 12 (37,5%) ont refusé, 20 patients (21 prothèses) ont accepté. L'âge moyen à l'opération était 70 ans (55-82), 4,7% de fumeurs, 52% d'hypertendus, 14% de diabétiques et l'IMC moyen était à 26 (21-32). Onze patients étaient des hommes (60%), 14 étaient ASA 2 (66%). Nous avons réalisé 9 prothèses anatomiques, 6 inversées and 6 hémi-arthroplasties. Cinq patients (24%) n'ont pas pu sortir le jour de la chirurgie (3 refus de patients and 2 asthénies). Sur les 16 arthroplasties restantes, aucune réadmission, complication ont été notées. L'EVA post-opératoire moyenne à H6 était à 1 (0-7) pour les patients réellement en ambulatoire et aucun n'a eu recours à la morphine. Tous les patients étaient satisfaits de la chirurgie et 81% étaient satisfaits par la prise en charge ambulatoire. Bien que la tendance actuelle soit au développement de la chirurgie ambulatoire, on constate un fort taux de patients refusant cette procédure (37,5%) ou réticents à sortir le jour même (15%), malgré une acceptation initiale de l'ambulatoire et bien qu'aucune raison médicale ou sociale ne les empêchaient de sortir. L'arthroplastie d'épaule en ambulatoire est réalisable en toute sécurité pour une population de patients sélectionnés. Une valorisation des actes ambulatoires et des efforts d'information et d'enseignement de la population sont souhaitables si l'on veut pouvoir augmenter ce type de prise en charge dans le futur.
  • Communication Orale :
    L'arthroplastie sphérique d'interposition en pyrocarbone d'épaule (ASIPE) : une nouvelle solution thérapeutique dans l'omarthrose du sujet jeune ?
    16h32 / 16h40
    Auteur(s) :
    • Hugo Barret (Nice / FRANCE)
    • Marc Olivier Gauci (Nice / FRANCE)
    • Tristan Langlais (Toulouse / FRANCE)
    • Pascal Boileau (Nice / FRANCE)

    Abstract : Les arthroplasties d'interposition en pyrocarbone sont efficaces dans les petites articulations grâce à leurs qualités tribologiques et leurs propriétés élastiques. L'Arthroplastie Sphérique d'Interposition en Pyrocarbone d'Epaule (ASIPE) peut apporter une solution dans le traitement de l'omarthrose du sujet jeune. L'objectif était d'évaluer les résultats des ASIPE dans notre centre. Etude monocentrique prospective menée de janvier 2010 à décembre 2015. 9 ASIPE (57 patients) étaient analysées à deux ans minimum. L'âge moyen était de 52±13 ans, le suivi moyen de 47±17 mois sans perdu de vue. Les principales étiologies étaient : 18 omarthroses primitives, 16 omarthroses post-instabilité, 16 séquelles de fractures, 3 ostéonécroses aseptiques, 2 arthrites et 4 révisions de prothèses. Notre série comportait 35 glènes de type A et 24 glènes de type B selon la classification de Walch modifiée. Tous les patients avaient une évaluation clinique, radiologique et scannographique en pré, post-opératoire immédiat et au dernier recul. L'influence du fraisage glénoïdien sur la subluxation était évaluéeLa survie de l'implant au dernier recul était de 91,2% : 79 % pour les omarthroses primitives, 94% pour les omarthroses post-instabilité et 100 % pour les séquelles de fracture. Les causes de révisions étaient 2 fractures de fatigue du trochiter et 2 glénoïdites. L'évaluation au dernier recul statistiquement significative retrouvait une élévation passée de 93±23° préopératoire à 143±25°, une rotation externe passée de 7±17° à 36±17° et une rotation interne passée de 3±2 points à 6±2 points. Le Constant et le SSV étaient significativement améliorés de respectivement +34±20 points et +43±25%. 91% des patients étaient satisfaits ou très satisfaits. Le fraisage glénoïdien réduisait significativement la subluxation postérieure. L'analyse des coupes axiales scannographiques révélait 5 subluxations antérieures (8,5%) relatives à une incompétence du sous-scapulaire. Il persistait 7 cas de subluxations postérieures (12,5%), aucun n'avait eu de fraisage glénoïdien. Dans le plan frontal, l'implant présentait une migration supérieure dans 39 cas (66%) et une érosion glénoïdienne supérieure dans 45 cas (76%). Le trochiter était aminci dans 45 cas (76%). Une densification osseuse apparaissait autour de l'implant dans 47 cas (80%). A moyen terme, l'ASIPE présente de très bons résultats cliniques et une survie acceptable. La migration supérieure de l'implant est à l'origine d'une usure glénoïdienne radiologique et l'amincissement du trochiter est responsable de fracture secondaire. L'ASIPE trouve son indication chez le sujet jeune dans les ostéonécroses et les omarthroses post instabilité à coiffe compétente.
  • Communication Orale :
    Remodelages osseux huméraux autour d'une prothèse d'épaule à tige courte sans ciment : résultats à 2 ans de recul minimal.
    16h40 / 16h48
    Auteur(s) :
    • Lisa Peduzzi (Nancy / FRANCE)
    • Thomas Goetzmann (Nancy / FRANCE)
    • Benjamin Aisene (Nancy / FRANCE)
    • François Sirveaux (Nancy / FRANCE)
    • Daniel Molé (Nancy / FRANCE)
    • Adrien Jacquot (Nancy / FRANCE)

    Abstract : Les remaniements osseux huméraux après prothèse d'épaule ont été décrit autour des tiges longues non cimentées, et sont assimilés à un mécanisme de stress-shielding. Le même type d'observation radiographique a été plus récemment rapporté autour de tiges courtes. L'une des hypothèses avancées pour expliquer ce phénomène serait un remplissage prothétique important, conduisant à un ancrage trop distal de la tige. L'objectif principal de cette étude était d'étudier les différents remodelages osseux observés autour d'une tige courte non cimentée à 2 ans de recul minimal, d'en rechercher les facteurs favorisants, et d'en évaluer les potentielles conséquences à moyen terme. Cette étude rétrospective monocentrique incluait toutes les arthroplasties d'épaule utilisant une même tige humérale courte sans ciment entre Novembre 2012 et Septembre 2015, totalisant 229 patients avec un âge moyen de 69ans à la pose. Cent quatre-vingt quatre patients (80%) ont été revus à 2 ans de recul minimal. Un examen clinique, comprenant une mesure des amplitudes et un score de Constant était également réalisé au dernier recul. Les radiographies préopératoires, postopératoires immédiates et à 2 ans ont été analysées, pour quantifier et démembrer les remodelages osseux, et rechercher leur facteurs de risque. Quatre-vingt trois (45%) patients présentaient une ostéolyse de la corticale médiale dont 11 cas (6%) d'ostéolyse de plus de 50% de l'épaisseur. Trente sept patients (20%) présentaient un amincissement de la métaphyse médiale dont 9 (4%) de plus de 50%. Dix-huit patients (9%) présentaient une ostéolyse métaphysaire latérale dont 6 (3%) de plus de 50%. L'ostéolyse corticale médiale était corrélée de manière statistiquement significative à une mauvaise qualité osseuse selon l'index de Tingart (p=0,04), au remplissage proximal de la tige (p=0,05) et à un défaut d'alignement de la tige (p=0,05). L'ostéolyse métaphysaire médiale (p<0,001) et l'ostéolyse métaphysaire latérale (p<0,01) étaient corrélées de manière statistiquement significative à un défaut d'alignement uniquement. A 2 ans de recul, il n'existait aucune conséquence des remodelages osseux sur le résultat clinique ou la stabilité radiographique de l'implant huméral.Le taux de remodelage osseux retrouvé n'est pas différent de celui rapporté dans la littérature pour des tiges longues. Ces phénomènes semblent très liés à un remplissage prothétique important et un défaut d'alignement avec la diaphyse, et peuvent donc être évités.
  • Communication Orale :
    Etude comparative entre glènes polyéthylènes à plots cimentés et glènes à plot réhabitable en arthroplastie d'épaule anatomique
    16h48 / 16h56
    Auteur(s) :
    • Pierre-Henri Flurin (Mérignac / FRANCE)
    • Richard Friedman (Charleston, Caroline Du Sud, États-Unis / USA)
    • Howard Routman (Atlantis, Floride, États-Unis / USA)
    • Thomas Wright (Gainesville, Floride, États-Unis / USA)
    • Sean Grey (Fort Collins, Colorado, États-Unis / USA)
    • Joseph Zuckerman (New York, État de New York, États-Unis / USA)
    • Christopher Roche (Gainesville, Floride, États-Unis / USA)

    Abstract : Le descellement glénoïdien demeure une complication préoccupante des prothèses totales d'épaule anatomiques (PTEA). Pour améliorer la fixation et diminuer le risque de descellement, des composants glénoïdiens à fixation hybride, constitués d'un plot central réhabitable (cage) et de plots périphériques cimentés, ont été développés. Notre étude compare les résultats cliniques et radiographiques à 2 ans de recul minimum, des glènes réhabitables par rapport à une cohorte similaire de glènes cimentées à plots en polyéthylène. Etude comparative multicentrique sur 472 patients (âge moyen 66 ans) traités pour omarthrose centrée par PTEA. 236 ont reçu une glène réhabitable (135 femmes / 101 hommes) et ont été comparés à un groupe similaire en terme de sexe et de suivi de 236 patients ayant reçu une glène cimentée. Les patients étaient évalués en préopératoire et au dernier recul de 42,8 mois en moyenne (cage : 43,1 et plots 42,5 mois) avec les scores SST, UCLA, ASES, Constant et SPADI et une radio de contrôle. Le test t de Student était utilisé pour identifier les différences significatives (p <0,05). Tous les patients ont été significativement améliorés pour la douleur et la fonction avec les deux types de glènes (p<0,0001). En pré-opératoire les deux groupes ne présentaient aucune différence pour les scores cliniques. Au dernier recul, tous les scores cliniques étaient significativement supérieurs pour les glènes réhabitables qui avaient également une meilleure élévation (p<0,0001) et rotation externe (p=0,0002). Les glènes réhabitables avaient des résultats radiographiques significativement meilleurs avec un taux (8,4% contre 35,4% p<0.001) et un grade (0,16 contre 0,65 p<0,001) de liseré glénoïdien significativement inférieurs. On rapportait 34 complications, soit un taux global de 7,2% avec 12 complications (5,1%) dont 3 descellements pour les glènes réhabitables et 22 complications (9,3%) dont 4 descellements pour les glènes à plots (p=0,075). Des résultats similaires ou supérieurs ont été observés pour les glènes réhabitables avec un recul minimum de 2 ans. Les glènes réhabitables présentaient une incidence significativement plus faible (x4,2) de liseré glénoïdien. Un suivi à plus long terme est nécessaire pour confirmer ces résultats préliminaires prometteurs.
  • Communication Orale :
    Le plan cortical externe du col de la scapula est-il une référence fiable pour le positionnement de l'implant glénoïdien ?
    16h56 / 17h04
    Auteur(s) :
    • Thomas Gregory (Paris / FRANCE)
    • Lorenzo Merlini (Bobigny, France / FRANCE)
    • Roger Emery (Londres, Royaume-Uni / ROYAUME UNI)
    • Ulrich Hansen (Londres, Royaume-Uni / ROYAUME UNI)

    Abstract : Plusieurs études anatomiques ont montré une grande variabilité dans l'orientation de la glène par rapport au plan de la scapula (PS), y compris dans des épaules normales (rétroversion allant de -5° à 10° selon des travaux publiés). En conséquence, lors d'une arthroplastie totale de l'épaule, la planification du positionnement de l'implant glénoïdien basée sur le PS semble insuffisamment fiable. Nous décrivons le plan cortical externe du col de la scapula (PCECS). L'hypothèse est que ce plan correspond à l'orientation de la surface glénoïdienne (SG), et pourrait être plus fiable que le PS.105 tomodensitométries (TDM) de scapulas normales ont été extraites de TDM corps entiers de patients (46 femmes, 59 hommes), âgés de 22 à 30 ans. La partie profonde de l'échancrure du nerf supra-scapulaire et la zone relativement plate sous le pied de la coracoïde étaient les repères osseux utilisés pour déterminer le PCECS. A l'aide du logiciel Osirix, des points de références (ROI) étaient placés sur les images 3D pour déterminer l'orientation (version, inclinaison, rotation de l'axe supéro-inférieure, et distance antéro-postérieure) du PCECS et du PS par rapport au plan de référence de la SG (servant de position zéro). Des tests de reproductibilité intra- et inter-observateurs étaient réalisés pour chaque mesure.La version du PCECS (1,8 +/- 1,6°) était inférieure à celle du PS (6,7 +/- 4,3°). L'inclinaison du PCECS (1,9 +/- 1,6°) était également inférieure à celle du PS (11,2 +/- 6,1°). La rotation du PCECS (1,8 +/- 1,7°) et la distance antéro-postérieure (0,3 +/- 0,3 mm) étaient aussi inférieures que celles du PS (respectivement 6,1 +/- 2,8° et 3,8 +/- 1,2 mm). L'analyse statistique de ces résultats et ceux des tests de reproductibilité montrait des valeurs de p et IC95% inférieures à 0,01 pour la plupart des mesures.L'orientation de PCECS correspond mieux à l'orientation de la surface glénoïdienne que ne le fait le plan de la scapula. De plus, les repères utilisés pour déterminer le PCECS n'étant pas affectés par l'usure glénoïdienne, le PCECS peut être utilisé avantageusement en arthroplastie totale d'épaule lors de la détermination de l'orientation pré-déformative de la glène arthrosique.Ces résultats seront complétés par une étude clinique avec utilisation d'un ancillaire spécifique.
  • Communication Orale :
    Série mono centrique de 42reprises de prothèse d'épaule pour complication mécanique : analyse des infections de découverte fortuite.
    17h04 / 17h12
    Auteur(s) :
    • Rateb Kochbati (Toulouse / )
    • Jean Kany (Toulouse / FRANCE)

    Abstract : L'infection est la 2ème cause de reprise de prothèse d'épaule après les complications mécaniques.Ellepeut se traduire par différents symptômes mais peut être de découverte fortuite lors d'une révision pour cause mécanique. Il s'agit d'une étude mono centrique rétrospective de 42 reprises de prothèse de l'épaule pour complication mécanique entre 2010 et 2015.Les indications de la première chirurgie étaient : omarthrose (36), cal vicieux (1), échec de transfert du Grand Dorsal (1), fracture (4).Il y avait 6 hémi-arthroplasties, 18 prothèses totales anatomiques, 18 prothèses totales inversées.Les critères d'inclusion pour la révision étaient : la douleur, l'instabilité, la luxation, le descellement huméral ou glénoïdien, la désinsertion du polyéthylène du metalback glénoïdien,la rupture tendineuse,Au minimum 5 prélèvements ont été réalisés avec des cultures prolongées à la recherche de germe à croissance lente. Tous les patients ont eu un remplacement prothétique partiel ou complet en 1 seul temps opératoire,associé à un traitement antibiotique à large spectre puis éventuellement adapté au germe isoléUne contamination a été retrouvée dans 11 cas soit 26,2% (moins de 3 cultures positives) ; une infection a été retrouvée dans 14 cas soit 33,3% (plus de 3 cultures positives) soit 25 patients avec cultures positives (59,5%). Aucun élément clinique, biologique ou radiographique ne laissait présager d'une infection. Il s'agissait de 18 hommes et 7 femmesavec une moyenne d'âge de 65 ans (32-84).Le score constant moyen avant la reprise était de 9,28. Proponibacteriumacnesa été trouvé dans60% (15) des cas, S. epidermidisdans 20% (5) des cas.Deux germes ou plus ont été isolés chez 76% (19) des patients. Un changement complet de la prothèse a été réalisé chez 19 patients, 6 patients ont eu un changement partiel. La durée moyenne de l'antibiothérapie était de 02 mois. Le délai moyen de suivi était de 14 mois.Le score de constant moyen après la reprise était de 44,7% avec amélioration de la douleur, des mobilités et de la force musculaire.La guérison a été obtenue chez 22 patients, 2 patients ont gardé des douleurs résiduelles.La découverte fortuite d'une infection dans les révisions de prothèse d'épaule peut survenir 1 fois sur 3. Il semble donc importantd'anticiper par un protocole multidisciplinaire (chirurgical et infectieux) contre Propionibacterium Acnes surtout chez l'homme.Le changement en un seul temps opératoire a procuré de bons résultats fonctionnels.
  • Communication Orale :
    Comparaison entre clous antérogrades et plaques verrouillées dans le traitement des fractures de l'extrémité supérieure de l'humérus (FESH). Etude randomisée au recul minimum de 24 mois
    17h12 / 17h20
    Auteur(s) :
    • Patrick Boyer (Paris / FRANCE)
    • Pauline Ledinot (Paris / FRANCE)
    • Ruben Dukan (Paris / FRANCE)
    • Marc-Antoine Rousseau (Paris / FRANCE)

    Abstract : Introduction Le traitement des fractures de l'extrémité supérieure de l'humérus (FESH), qui est chirurgical quand les 2 tubérosités sont déplacées, reste très controversé. Le recours à l'arthroplastie n'est pas systématique et l'ostéosynthèse conserve une place de choix dans le traitement qu'il s'agisse de la synthèse par clou ou plaques verrouillées. L'objectif de cette étude était de comparer les résultats fonctionnels et le taux de complications entre ces 2 techniques de synthèse dans le traitement des fractures déplacées 3 et 4 fragments de tête humérale. 75 patients ont été inclus dans cet essai thérapeutique contrôlé, randomisé comparant les 2 techniques de synthèses et souffrant d'une fracture céphalotubérositaire de type 3 ou 4 selon les classifications de Neer et Duparc. Le critère de jugement principal était l'évaluation du score de Constant et Murley à 24 mois. Les objectifs secondaires étaient l'évaluation de la satisfaction du patient par le score QuickDASH à 24 mois et du taux de complications dans chaque groupe incluant les infections, les non consolidations et les ostéonécroses de la tête humérale à 24 mois. l'âge moyen était de 69 ans (+/-7). 38 patients ont reçu une plaque verrouillée et 37 ont reçu un clou antérograde. Le score moyen de Constant et Murley était de 67,6 [66,3 ; 68,9] dans le groupe clou contre 63,3 [52,4 ; 58,1] dans le groupe plaques verrouillées à 24 mois. A 24 mois le score de QuickDash était de 33,7[29,8 ; 37,6] dans le groupe clou et 33,5 [32,3; 34,6] dans le groupe plaques verrouillées. Le taux de complications étaient significativement supérieur dans le groupe plaque comparé au groupe clou (p<0,05). En particulier 2 ostéonécroses de la tête humérale étaient rapportées dans le groupe clou et 4 dans le groupe plaques.Les résultats de cette étude randomisée n'ont pas montré de résultat fonctionnel significativement différent entre les 2 groupes. Les complications dont la nécrose étaient plus fréquentes dans le groupe plaque. Ces résultats sont en faveur de la synthèse par clou plus adaptée mécaniquement à la fixation des tubérosités et aux tractions de la coiffe
  • Communication Orale :
    Technique chirurgicale pour l'arthrodèse de l'épaule dans les lésions sévères du plexus brachial.
    17h20 / 17h28
    Auteur(s) :
    • Flavio Ivalde (Buenos Aires / ARGENTINA)
    • Mariano Luna (Buenos Aires City / ARGENTINA)
    • Gustavo Nizzo (Buenos Aires City / ARGENTINA)
    • Jose Nicolas Marazita Valverde (Buenos Aires City / ARGENTINA)

    Abstract : The complete brachial plexus injuries cause loss of sensation, motor function of the upper limb leaving neuropathic pain. The shoulder functions as an anchoring of the limb for movement in 3 planes, recovering shoulder stability is one of the objectives of the treatment, there are different techniques, shoulder arthrodesis being a valid option. However, the optimal position of shoulder fixation remains controversial. The goal is to describe our experience in shoulder arthrodesis with a 4.5 mm reconstruction plate with a 30 flexion, abduction and internal rotation assembly, evaluating the degrees of abduction recovered, and reporting their complications. Descriptive, retrospective, annual cross-sectional study with 14 patients with traumatic brachial plexus palsy, men aged 25-33 years. Assembly of reconstruction plate in 30 ° internal rotation, abduction and flexion. Abduction of the shoulder was measured and complications were recorded.After 12 months, the average range of active shoulder abduction was 43 °. Complications observed. non-union 0/14, Infection 1/14, Peri implant fracture 1/14, skin complication 1/14.The optimal position of shoulder fixation remains controversial, Souza, obtained the best functional result with 35º of abduction, 30º of flexion, and 45º of internal rotation in his series. Also, Oberlin obtained in a series of 54 patients a 45º abduction and internal rotation, the reconstruction plates would be more malleable, the placement of subacromial graft, would be a factor for fixation. The frequent complication is non-union being associated with fixation with external tutor or spongy screws without graft, in our series, with the tricortical graft, we do not report pseudoarthrosis, a peri implant fracture, due to overload, an infection rate of up to 5% was reported.The position described, would allow the alignment of the scapular spine to the axial axis of the humerus. The reconstruction plates, with alternating screws, would distribute the working area of the plate itself, reducing the risk of implant fatigue. The use of tricortical and subacromial bone graft would reduce the risk of non-union. The immobilization would give rest to the soft parts, reducing the complication of wounds. Early rehabilitation would strengthen the scapular musculature as an anchorage, favoring abduction and elevation.
16h45 - 17h50
salle 351
Communications Orales :
Thématique : Recherche et SOFROT
Modérateur : Charles Henri Flouzat Lachaniette (Créteil / FRANCE), Philippe Rosset (Tours / FRANCE)
  • Communication Orale :
    Nouvelles stratégies de production de substituts cartilagineux par impression 3D pour la médecine régénérative personnalisée
    16h45 / 16h53
    Auteur(s) :
    • Christel Henrionnet (Vandœuvre-Lès-Nancy, France / FRANCE)
    • Léa Pourchet (Villeurbanne / FRANCE)
    • Paul Neybecker (Vandœuvre-Lès-Nancy, France / FRANCE)
    • Pierre Gillet (Vandœuvre-Lès-Nancy, France / FRANCE)
    • Didier Mainard (Nancy / FRANCE)
    • Christophe Marquette (Villeurbanne, France / FRANCE)
    • Astrid Pinzano (Vandoeuvre-Les-Nancy / FRANCE)

    Abstract : Actuellement, différentes options sont disponibles pour le traitement des lésions focales du cartilage mais restent dans la majorité des cas insatisfaisantes à long terme. C'est pourquoi la recherche s'oriente vers une nouvelle stratégie basée sur l'impression 3D qui s'avère une véritable révolution en médecine régénérative pour façonner des tissus bio-imprimés à partir de cellules du patient. Notre objectif a été de développer une nouvelle stratégie de traitement des lésions focales cartilagineuses par ingénierie tissulaire à l'aide d'un procédé d'impression 3D par bio-extrusion.Les substituts cartilagineux ont été produits couche par couche à l'aide d'un procédé d'impression 3D par bio-extrusion à partir d'une bio-encre à base d'alginate et de cellules souches mésenchymateuses (CSMs) issues de moelle osseuse humaine. Deux densités cellulaires ont été testées : 1 et 2 millions de cellules/ml de bio-encre. Les substituts ont été cultivés durant 28 jours dans un milieu contenant de l'ITS (condition n'induisant pas la chondrogenèse) supplémenté ou non avec du TGF-ß1 (10 ng/ml) pour induire la chondrogenèse. L'expression des gènes a été analysée afin de caractériser la différenciation chondrogénique (collagène de type 2 (COL2A1), agrécane (ACAN), SOX9, COMP); la différenciation fibrotique (versican (VCAN)); et la dérive hypertrophique ou ostéogénique (collagène de type 10 (COL10A1), RUNX2, phosphatase alcaline (ALP), ostéocalcine (BGLAP)). La qualité de la matrice extracellulaire synthétisée a été évaluée par histologie et immunohistochimie. Notre procédé d'impression 3D nous a permis d'obtenir des substituts fonctionnels. Le TGF-ß1 a induit une importante surexpression des gènes COL2A1, COL10A1, ACAN, SOX9 tandis que les marqueurs fibrotiques (VCAN) et ostéogéniques (BGLAP, RUNX2) étaient faiblement surexprimés. La meilleure induction des gènes chondrogéniques, COL2A1, ACAN, and SOX9, a été observée avec la densité cellulaire d'un million/par ml. En histologie, contrairement à la condition ITS, une synthèse matricielle riche en collagène de type II et de protéoglycannes a été visualisée et d'autant plus avec la densité cellulaire d'un million/ml au sein des substituts produits par impression 3D traités par le TGF-ß1.Les bases de production d'un substitut cartilagineux par un procédé d'impression 3D par bio-extrusion ont pu ainsi être établies. Cette technique additive s'avère une stratégie très prometteuse pour la médecine régénératrice personnalisée des tissus stratifiés tel que le cartilage. Travaux financés par la Direction Générale des Armées (N°ANR-16-ASTR-0021), la fondation de l'avenir (N°AP-RM-16-042), l'Université de Lorraine et la Région Grand-Est.
  • Communication Orale :
    Des cellules souches mésenchymateuses issues du liquide synovial et des éponges de collagène : une combinaison gagnante pour la production d'un substitut cartilagineux ?
    16h53 / 17h01
    Auteur(s) :
    • Paul Neybecker (Vandœuvre-Lès-Nancy, France / FRANCE)
    • Christel Henrionnet (Vandœuvre-Lès-Nancy, France / FRANCE)
    • Didier Mainard (Nancy / FRANCE)
    • Laurent Galois (Nancy / FRANCE)
    • Pierre Gillet (Vandœuvre-Lès-Nancy, France / FRANCE)
    • Astrid Pinzano (Vandoeuvre-Les-Nancy / FRANCE)

    Abstract : Les traitements chirurgicaux actuels des lésions focales du cartilage ne permettent pas une régénération semblable au tissu natif. Les recherches s'orientent donc vers la production d'un implant cartilagineux en combinant un biomatériau support, des cellules et des conditions environnementales. Les cellules souches mésenchymateuses issues du liquide synovial (CSMs LS), aujourd'hui peu étudiées, représentent un intérêt majeur de par leur localisation articulaire et leur facilité de prélèvement par ponction. Notre objectif était d'optimiser les conditions de cultures pour isoler les CSMs LS, de les caractériser, et d'étudier leurs potentialités chondrogéniques. Après optimisation des conditions d'ensemencement, les CSMs LS ont été caractérisées par cytométrie en flux et leurs capacités de différenciation vers les voies chondrogénique, ostéogénique et adipogénique ont été vérifiées. Les cellules ont été ensemencées dans des éponges de collagène et cultivées 28 jours dans un milieu enrichi en facteurs de croissance ou non [ITS 1%, TGF-β1 (10 ng/mL) et/ou BMP-2 (100 ng/mL)]. Différentes analyses ont été réalisées : l'activité mitochondriale, l'expression des gènes d'intérêt par RT-PCRq (chondrogénique, hypertrophique, ostéogénique et fibrotique) et la qualité de la Matrice ExtraCellulaire (MEC) synthétisée par un dosage des glycosaminoglycanes, des colorations histologiques (HES, Rouge Sirius & Bleu Alcian) et par un marquage spécifique du collagène de type 2 en immunohistochimie.Concernant la caractérisation des cellules, les CSMs LS expriment bien les marqueurs de surface des CSMs : CD90+, CD105+, CD73+, CD34- et CD45- (n=5) et possèdent les capacités de différenciation vers les voies chondrogénique, ostéogénique et adipogénique. Au sein des substituts cartilagineux produits (n=3), l'activité mitochondriale montre une bonne adaptation des cellules au biomatériau, les conditions TGF-β1 seul et TGF-β1+BMP-2 ont permis une forte induction de l'expression des gènes d'intérêt du cartilage (COL2A1, SOX9, ACAN) et une faible induction des gènes hypertrophiques et ostéogéniques (COL1A1, COL10A1, RUNX2) à J28. De même, ces conditions ont permis d'obtenir une MEC riche et dense en protéoglycannes et en collagène de type II.Les CSMs LS ont montré leur capacité à produire un substitut cartilagineux. Les expressions plus faibles des marqueurs hypertrophiques et ostéogéniques suggèrent une différenciation chondrogénique moins propice à une dérive osseuse souvent observée avec les CSMs de la moelle osseuse. Les CSMs du liquide synovial s'avère une source cellulaire prometteuse pour l'ingénierie cellulaire et tissulaire du cartilage. Ce projet a été réalisé avec le soutien financier de la Société Française de Rhumatologie (SFR).
  • Communication Orale :
    Evaluation qualitative et quantitative ex-vivo des lésions cartilagineuses de condyles fémoraux humains par tomographie à cohérence optique grand champs
    17h01 / 17h09
    Auteur(s) :
    • Regis Pailhe (Grenoble / FRANCE)
    • Cécilia Hugues (Grenoble / FRANCE)
    • Alexis Mounier (Grenoble / FRANCE)
    • Emilie Chipon (Grenoble / FRANCE)
    • Maud Medici (Grenoble / FRANCE)
    • Dominique Saragaglia (Échirolles / FRANCE)
    • Alexandre Moreau Gaudry (Grenoble / FRANCE)

    Abstract : Le but de cette étude était d'étudier la capacité de tomographie par cohérence optique plein champ (FFOCT) à évaluer qualitativement et quantitativement la dégénérescence du cartilage en utilisant l'évaluation qualitative de coupes histologiques comme référence. 33 échantillons de cartilage du genou humain de dégénérescence variable étaient inclus dans l'étude. Une coupe histologique et une image FFOCT était acquis pour chaque échantillon. La dégénérescence du cartilage était qualitativement évalué en attribuant un score OARSI à chaque coupe histologique et à l'image FFOCT. La pertinence du classement effectué a été évaluée en calculant la reproductibilité inter-observateur et le calcul de la concordance entre l'histologie et les grades FFOCT. Un algorithme quasi-automatique était développé pour caractériser quantitativement la surface du cartilage dans chaque image. La corrélation entre les résultats quantitatifs et la référence à l'histologie qualitative a été calculée. Un accord presque parfait a été obtenu à la fois pour l'intra- et inter-reproductibilité de l'histologie et du classement qualitatif FFOCT (κ ≥ 0,91). Un niveau d'accord élevé et statistiquement significatif était retrouvé entre l'histologie et les grades FFOCT (W = 0,95, p <0,05). Des corrélations fortes et statistiquement significatives ont été mesurées entre les résultats quantitatifs et les scores OARSI qualitatifs de la coupe histologique de référence (p ≥ 0,75, p <0,05). Nous avons démontré que le FFOCT est une approche alternative à l'OCT conventionnel qui est aussi bien adapté que le gold standard histologique pour l'évaluation qualitative et quantitative de la dégénérescence arthrosique du cartilage humain.
  • Communication Orale :
    Comparaison des Techniques de Conservation des Allogreffes Nerveuses avant Décellularisation
    17h09 / 17h17
    Auteur(s) :
    • Guillaume Villatte (Clermont-Ferrand, France / FRANCE)
    • Roger Erivan (Clermont-Ferrand / FRANCE)
    • Benoit Legledic (Clermont-Ferrand, France / FRANCE)
    • Stéphane Descamps (Clermont-Ferrand, France / FRANCE)
    • Stéphane Boisgard (Clermont-Ferrand / FRANCE)

    Abstract : La conservation de fragments nerveux a été étudiée sur des modèles animaux mais aucune étude n'a permis de déterminer un moyen de conservation des prélèvements nerveux humain. L'objectif de ce travail est de déterminer le moyen de conservation des allogreffes nerveuses humaines qui permettra de conserver la membrane basale des cellules de Schwann et le périnèvre. 4 techniques de conservation des prélèvements nerveux ont été testées. Le groupe I correspond au groupe conservé dans une solution de RPMI 1640 stocké à 4°C. Le groupe II correspond à une conservation dans une solution de UW avec 200 000 U/L de Pénicilline G, 16 mg/L de Dexaméthasone et 40 U/L d'insuline ordinaire stocké à 4°C. Le groupe III correspond au groupe de conservation par cryocongélation dans une solution contenant 50% de sérum albumine à 4% avec 50% de solution UW. Enfin, le groupe IV correspond au groupe cryocongélé dans une solution de sérum physiologique. Pour chaque groupe 10 fragments nerveux de 20 mm ont été conservés. Afin de comparer les résultats des différentes techniques de conservation à un contrôle, un fragment du nerf a été fixé puis analysé dès J1. Pour évaluer dans le temps l'évolution de la structure nerveuse, des analyses à J1, J7, J15, M1 et M2 ont été réalisées. Les résultats montrent que la méthode de conservation utilisée dans le groupe III permet le maintien de l'intégrité de la membrane basale en révélant un signal circulaire continu et ce, quel que soit le délai de conservation. L'intensité du signal est proche du nerf contrôle peu importe le délai de conservation dans ce groupe.Notre hypothèse sur l'existence d'un moyen de conservation permettant de maintenir l'architecture a été vérifiée. Nous avons pu mettre en évidence que la conservation à -180°C après une période de vitrification de 10 min dans une solution contenant 50% de solution UW et 50% de sérum albumine à 4%, permettait de maintenir une architecture nerveuse la plus proche de la structure initiale jusqu'à 2 mois après le prélèvement. Ce travail préliminaire est la première étape dans la production d'allogreffes nerveuses décellularisées, une seconde étape serait de comparer différentes techniques de décellularisations nerveuses.
  • Communication Orale :
    Influence de l'architecture sur la résistance mécanique et les propriétés ostéoconductrices d'implant en hydroxyapatite produits par fabrication additive
    17h17 / 17h25
    Auteur(s) :
    • Simon Corsia (Paris / FRANCE)
    • Baptiste Charbonnier (Saint-Étienne, France / FRANCE)
    • Mathieu Manassero (Maisons-Alfort / FRANCE)
    • Mariane Bourguignon (Paris, France / FRANCE)
    • Gaelle Mitton (Paris, France / FRANCE)
    • Hanane El Hafci (Paris, France / FRANCE)
    • Diego Leon (Paris, France / FRANCE)
    • David Marchat (Paris, France / FRANCE)
    • Hervé Petite (Paris, France / FRANCE)
    • Esther Potier (Paris, France / FRANCE)

    Abstract : Les produits d'ingénierie tissulaire osseuse alliant implant en hydroxyapatite et cellules ostéocompétentes sont une piste de recherche pour le traitement des pertes de substance osseuse. Le transfert de masse et l'envahissement cellulaire au sein des implants sont améliorés par l'adoption d'une porosité gyroïde tri-périodique ouverte et continue. Ces implants poreux doivent cependant, être assez résistants pour permettre leur tenue en os porteur sans rupture. L'objectif était de comparer la résistance mécanique et les propriétés ostéoconductrices d'implants poreux gyroïdes en hydroxyapatite, renforcés ou non en périphérie et implantés dans un défaut osseux diaphysaire fémoral chez le rat Les implants étaient fabriqués par un procédé innovant de fabrication additive, réalisés sur la base d'images scanner de fémur de rat et d'un défaut diaphysaire de 3 mm de long, présentant une structure macroporeuse gyroïde de 430 µm de diamètre, avec ou sans renfort cortical de 200 µm d'épaisseur (porosités totales respectives de 60% et 43%). Les propriétés mécaniques des implants étaient mesurées par tests de compression à vitesse de déplacement constante (n=5/groupe). Leurs propriétés ostéoconductrices étaient évaluées après implantation dans des défauts fémoraux non-critiques de 3 mm chez des rats Lewis femelles (12-15 semaines d'âge, n=9/groupe). Un ancillaire spécifique permettait, dans le même temps opératoire, de visser une plaque d'ostéosynthèse antérolatérale sur le fémur gauche, puis d'y adapter un guide de coupe permettant de réséquer de manière standardisée 3 mm d'os diaphysaire. L'ostéoformation était mesurée par microscanner à 2, 4, 6 et 8 semaines, puis les animaux étaient sacrifiés, et leurs fémurs explantés. L'histomorphométrie complétait l'analyse de l'ostéoformation. L'analyse statistique employait un test de normalité de d'Agostino et Pearson, suivi d'un t-test. In vivo, on observait au scanner 2 implants renforcés fracturés contre 8 implants non-renforcés. In vitro, pour les groupes avec et sans renfort, les rigidités étaient respectivement mesurées à 664 et 463 MPa (p<0.0001). La mesure de l'ostéoformation n'a pas trouvé de différence significative entre les groupes sans et avec renfort à 8 semaines au scanner (respectivement 0,828 et 0,634 mm3, p=0,4024) et à l'histomorphométrie (respectivement 253 974 et 192 787 µm2, p=0,5861).L'adjonction d'un renfort périphérique aux implants poreux gyroïdes en hydroxyapatite accroît leur résistance sans altérer leur potentiel ostéoconducteur.
  • Communication Orale :
    Identification des composés ostéogèniques présents dans la nacre et leur mécanisme d'action
    17h25 / 17h33
    Auteur(s) :
    • Marthe Rousseau (Vandoeuvre-Lès-Nancy / FRANCE)
    • Ganggang Zhang (Zhengzhou / CHINA)
    • Arnaud Bianchi (Vandoeuvre-Les-Nancy / FRANCE)
    • Cédric Paris (Vandoeuvre-Les-Nancy / FRANCE)
    • Didier Mainard (Nancy / FRANCE)

    Abstract : With many exceptional qualities (biocompatible and osteogenic), nacre or mother-of-pearl represents a natural biomaterial as a bone substitute. Nacre is capable of increasing the cell osteogenic activity, in particular the biomineralization process in bone. However, osteogenic compounds of nacre were not identified until now. Our work aims at the identification of the osteogenic compounds present in this nacre extract. We have first confirmed the osteogenic potential of a peculiar nacre extract, ESM (Ethanol Soluble Matrix), a mixture of peptides, lipids and glycans. ESM (soluble ethanol matrix) is an extract of nacre that is shown to be osteogenic. Recently we investigated the signaling pathways that are activated during this osteogenic stimulation by the help of phospho-proteome array and Western blot. From ESM, we have tried several approaches to target and identify these compounds. Thanks to the coupling of MC3T3-E1 cells and the human osteoarthritis osteoblasts, we demonstrated that the cationic part of ESM is osteogenic, without interaction with the anionic part. The peptides precipitated by TCA, present in the cationic part of ESM, are also demonstrated to be osteogenic, which have led to their partial identification by LC-MS. In parallel, we developed an in vitro screening tool for osteogenic compounds. This screening tool using a cell line is small and short (small amount of a large number of molecules and in a short time). Thanks to this modified cell line (ATDC5 with osteogenic markers of endochondral ossification), we found out that the identified peptides have an osteogenic effect. These results on active compounds in nacre and their action mechanism allow us to move farther and faster towards the complete identification of osteogenic compounds in nacre. The applications of mother-of-pearl in clinical orthopedics and against bone diseases are closer and closer.
  • Communication Orale :
    Caractérisation d'un modèle de défaut fémoral diaphysaire chez le rat pour l'évaluation de la réparation osseuse
    17h33 / 17h41
    Auteur(s) :
    • Simon Corsia (Paris / FRANCE)
    • Hanane El Hafci (Paris, France / FRANCE)
    • Mariane Bourguignon (Paris, France / FRANCE)
    • Marc Herbin (Paris, France / FRANCE)
    • Thierry Decamps (Paris, France / FRANCE)
    • Hervé Petite (Paris, France / FRANCE)
    • Esther Potier (Paris, France / FRANCE)
    • Mathieu Manassero (Maisons-Alfort / FRANCE)

    Abstract : Les modèles animaux sont couramment utilisés pour l'évaluation du potentiel de réparation osseuse de biomatériaux ou de produits d'ingénierie tissulaire. Compte-tenu des questions éthiques soulevées par leur emploi, il est nécessaire de mieux caractériser ces modèles afin d'optimiser leur utilisation. Parmi ces modèles, un défaut osseux corticospongieux diaphysaire fémoral non-comblé de 5 millimètres ou plus chez le rat constitue un modèle valable de perte de substance osseuse critique. Les objectifs de notre étude étaient d'évaluer les conséquences de pertes osseuses moins étendues, la morbidité associée à la création du défaut,) la reproductibilité de la méthode chirurgicale, et la cinétique de la formation osseuse. On étudiait des rats syngéniques Lewis femelles de 12- 15 semaines. Un ancillaire spécifique permettait dans le même temps opératoire de visser une plaque d'ostéosynthèse fémorale antérolatérale en plastique radio-transparent, puis d'y adapter un guide de coupe autorisant, de manière standardisée, une résection ostéopériostée monobloc de 2, 3, 4, ou 5 mm de long (n=3 rats/groupe), sans comblement du défaut. L'ostéoformation était mesurée longitudinalement par microscanner in vivo jusqu'au sixième mois post-opératoire, puis les animaux étaient sacrifiés, les fémurs explantés, et l'ostéoformation quantifiée en histomorphométrie. La reproductibilité de la méthode chirurgicale est en cours d'analyse à partir des scanners acquis. Pour le groupe 5 mm, la reprise fonctionnelle est en cours d'évaluation par comparaison des résultats d'analyses pré et post-opératoires de la locomotion en vidéo-cinéradiographie, et de l'activité des animaux par moniteur d'activité.Radiologiquement, une solution de continuité était toujours visible à 6 mois dans les groupes 2 et 3 mm malgré une repousse osseuse, alors que les défauts de 4 et 5 mm n'étaient pas ou peu comblés. Pour les défauts de 2 et 3 mm, la formation osseuse était la plus active les 2 premiers mois. Les premiers résultats de la cinéradiographie n'objectivaient pas de différence entre la locomotion des rats en pré- et post-opératoire (J9). Ils sont à confirmer avec l'analyse de l'activité. Une résection fémorale de 4 mm ou plus réalise un défaut osseux critique chez le rat Lewis. La procédure chirurgicale employée est reproductible et fiable, avec un suivi longitudinal de la formation osseuse possible chez le même animal. L'analyse de la reprise fonctionnelle permet, pour la première fois, de démontrer de manière quantitative la faible morbidité associée à ce modèle.
  • Communication Orale :
    Estimation des propriétés mécaniques du col fémoral ostéoporotique à partir de la surface cutanée: étude expérimentale.
    17h41 / 17h49
    Auteur(s) :
    • Jean-Charles Aurégan (Paris / FRANCE)
    • Thierry Bégué (Clamart / FRANCE)
    • Catherine Bosser (Ecully / FRANCE)
    • Morad Bensidhoum (Paris / FRANCE)
    • Thierry Hoc (Ecully / FRANCE)

    Abstract : Un défi quotidien demeure l'estimation simple et non invasive des propriétés du tissu osseux ostéoporotique pour identifier les individus à haut risque de fracture. Une approche basée sur la théorie du vieillissement croisé entre des tissus vivants consisterait à estimer les propriétés de l'os à partir de l'estimation des propriétés de la peau. L'objectif de notre étude est de déterminer le comportement mécanique de l'os à partir de données obtenues au niveau cutané.Nous avons mené une étude expérimentale auprès d'une population de sujets de plus de 50 ans hospitalisés pour une arthroplastie de la hanche après une fracture du col du fémur d'origine ostéoporotique. Quarante sujets consécutifs ont été inclus. Trois d'entre eux ont été exclus de l'analyse finale en raison de données inexploitables. Sur chaque sujet, nous avons effectué un moulage cutané estimant le relief de la peau puis récupéré la tête fémorale fracturée afin d'estimer son architecture, sa densité minérale osseuse et ses propriétés mécaniques.Nous avons inclus 17 patients dans le groupe 1 - changements cutanés minimes - et 18 patients dans le groupe 2 - changements cutanés majeurs. Nous n'avons trouvé aucune différence statistiquement significative entre les données démographiques des deux groupes. Dans le groupe 1, la DMO expérimentale moyenne était de 0,90g/cm3 (0,80 à 1,04+/-0,05), le module d'Young moyen était de 940,82MPa (278,00 à 1840,00, +/-436,57) et la limite élastique moyenne était de 13,33 MPa (6,29 à 19,66, +/-3,84). Dans le groupe 2, la DMO expérimentale moyenne était de 0,89 g/cm3 (0,83 à 1,13, +/-0,06), le module d'Young moyen était de 740,61 MPa (212,00 à 1507,00, +/-379,98) et la limite d'élasticité moyenne était de 9,36 MPa (1,27 à 15,51, +/-4,35). Nous avons trouvé une différence significative en termes de limite élastique moyenne (13,33MPa Vs 9,36MPa, p=0,0046). Nous avons trouvé une tendance à une différence entre les modules de Young entre les deux groupes (940,82MPa Vs 740,61MPa, P=0,16). Nous avons montré que le vieillissement du tissu cutané et du tissu osseux est coordonné et que l'estimation du comportement mécanique de l'os à partir d'un moulage cutané permettrait d'identifier des sujetsostéoporotiques présentant un risque plus élevé de fracture.